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samedi 30 janvier 2016

Dossiers Inexpliqués tome 2, de Joslan F. Keller.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour la dernière chronique de ce premier mois de l'année 2016, et pour clore Janvier en beauté, je vous propose de découvrir un livre que j'ai reçu grâce à un partenariat organisé par Livraddict. Ce livre, c'est le second tome des Dossiers Inexpliqués de Joslan F. Keller. Après un premier tome dans lequel il abordait des cas non élucidés, des mystères et de l'étrange, l'auteur rempile avec un second livre comprenant quinze nouveaux cas défiant la logique. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Dossiers Inexpliqués et Joslan F. Keller:
Normalement, je commence toujours mes chroniques par une petite présentation de l'auteur. Néanmoins, dans le cas de Joslan F. Keller, j'ai déjà eu l'occasion de le présenter lorsque j'avais parlé du premier tome des Dossiers Inexpliqués, paru en 2014. Je vais donc éviter de me répéter, et je vous conseille à la place d'aller faire un petit tour sur la chronique en question, que vous trouverez en lien ci-dessous!


Dossiers Inexpliqués, tome 2:
Quatrième de couverture:
Un avion de ligne malaisien qui disparait sans laisser la moindre trace avec 239 passagers à bord... Une inconnue découverte morte dans des circonstances étonnantes en Norvège... Un vieux château d'Auvergne hanté par une dame blanche nébuleuse... Un pionnier oublié du cinéma qui monte dans un train et se volatilise à jamais... Un objet aérien inconnu qui perturbe tous les radars de l'aéroport d'Orly... Un homme capable de léviter et de faire pleuvoir à volonté à l'intérieur d'une maison... Un fauteuil maudit qui cause la mort de tous ceux qui osent s'y asseoir... Ce tome 2 des Dossiers Inexpliqués raconte quinze nouvelles histoires incroyables... et pourtant parfaitement authentiques. Ce ne sont ni des légendes, ni des rumeurs mais bien des affaires réelles, très documentées, qui n'ont à ce jour toujours pas trouvé d'explication.

Petite présentation du recueil en détails:
La quatrième de couverture le montre bien: ce second tome des Dossiers Inexpliqués aborde des histoires mettant à mal notre conception du réel et la logique. 
Ce recueil comprend quinze histoires, quinze cas extraordinaires, divisés en plusieurs catégories. 
La première partie s'intitule "Disparitions incroyables". On y retrouve quatre cas issues de plusieurs époques. Tout d'abord, Joslan F. Keller évoque longuement la disparition du vol 370 de la Malaysia Airlines, une affaire qui a secoué le monde entier début Mars 2014: à bord de cet avion, 239 passagers dont on aura plus jamais aucune nouvelle... La seconde histoire racontée démarre il y a vingt ans, au Canada: "Les garçons disparus de Pickering" nous présente la disparition de six adolescents et l'enquête difficile qui suivit, une disparition encore inexpliquée aujourd'hui. Dans le troisième chapitre, "L'inexplicable affaire Le Prince", nous remontons encore dans le temps, jusqu'à la fin du 19ème siècle: Augustin Le Prince, un pionnier méconnu du cinéma, s'évanouit lors d'un trajet en train, une disparition aussi surprenante qu'inexplicable. Pour finir cette première partie, "La disparition de Frederik Valentich" nous entraine en 1978, pour découvrir l'histoire de la disparition d'un jeune pilote lors d'un trajet sans histoire, et qui nourrit des théories d'enlèvement par des extraterrestres. 
Ensuite, Joslan F. Keller se penche sur un sujet très intéressant, celui des "Personnages mystérieux". Et il commence fort, avec l'histoire de Donnie Decker, "Escroc ou vrai possédé", un personnage qui n'est pas sans rappeler celui de Carrie, inventée par Stephen King: Donnie Decker aurait été capable, dans les années 80, de faire pleuvoir à l'intérieur des maisons, et même de flotter au dessus du sol! La seconde affaire se déroule elle aussi dans la seconde moitié du 20ème siècle, en Norvège: "L'inconnue de la vallée d'Isdalen" s'interroge sur la découverte d'un cadavre qui ne sera jamais identifié, malgré les enquêtes et plusieurs théories. Puis nous remontons une fois de plus le temps pour découvrir "L'étrange pouvoir d'Etienne Bottineau", un homme qui a vécu à la fin du 18ème siècle, et qui était apparement capable de prédire l'arrivée de bateaux des jours et des jours à l'avance.
Après les disparitions, nous voilà à découvrir des apparitions! La troisième partie s'intitule en effet "Troublantes apparitions". Deux cas sont présentés ici: tout d'abord, celui de "L'OVNI d'Orly", qui plaira aux amateurs de théories extraterrestres. La seconde, "La dame blanche du château de Veauce", évoque une curieuse légende qui prendrait place dans un château français. 
L'avant-dernière partie, nommée "Lieux étranges", met à l'honneur, comme son nom l'indique, des lieux mystérieux. On commence avec "L'énigme du Parmelan", racontant l'histoire d'une colline en Savoie. Les amateurs de Shining et autres hôtels étranges s'intéresseront à "Une mort impensable au Cecil Hotel", qui présente la mort plus qu'incroyable d'une jeune femme dans un hôtel à l'étrange réputation. Cette partie s'achève avec l'histoire de "L'introuvable cité de Dieu provençale", une cité qui intrigue depuis des années et des années.
La dernière partie du livre s'intéresse aux "Objets énigmatiques". Et on commence par une relique mondialement connue, celle du "Manteau miraculeux de Notre-Dame de Guadalupe", au Mexique. Ensuite, c'est une chaise qui nous intéresse: la "Chaise maudite de Thomas Busby": en 1702, Thomas Busby tua son beau-père, qui s'était assis sur sa chaise préférée; depuis la chaise est maudite... Le recueil se conclut sur une histoire que certains connaissent probablement déjà puisqu'elle a été adaptée au cinéma: il s'agit du cas d'"Annabelle, la poupée de la terreur". 

Ce que j'en ai pensé:
Lorsque j'avais lu le premier tome des Dossiers Inexpliqués, j'avais beaucoup aimé découvrir les différentes histoires proposées par Joslan F. Keller. J'étais donc ravie de recevoir grâce à Livraddict le second tome de ces Dossiers, afin de découvrir quinze nouveaux cas étranges et complexes. Qu'ai-je donc pensé ce second tome? Et bien je l'ai beaucoup aimé, je crois même que je l'ai préféré au premier!



La première chose que j'apprécie dans ce second tome, c'est la grande variété des cas proposés. Joslan F. Keller nous propose quinze histoires très différentes les unes des autres. Certaines remontent assez loin dans le temps, tandis que d'autres sont plus proches de nous. Certains cas sont très connus, comme celui du vol 370 ou de la poupée Annabelle, tandis que certains étaient pour moi de véritables découvertes. J'ai aimé aussi la variété géographique des cas: partout dans le monde, il se passe des choses qui chamboulent la logique! Cette variété est l'un des grands points forts du recueil.

Ensuite, je dois souligner le travail de recherches de Joslan F. Keller. Chaque cas est soigneusement fouillé, on sent qu'il y a eu pas mal de recherches en amont pour préparer ce livre. Non seulement il détaille avec beaucoup de détails le déroulement de chaque cas et de chaque enquête, mais il aborde plusieurs hypothèses à chaque fois. Au lecteur de décider ce qui lui semble le plus probable!

En parlant de ce travail en amont, j'ai trouvé que c'était une bonne idée d'avoir les sources à chaque fin de chapitre. C'est quelque chose que j'avais déjà beaucoup aimé dans le premier tome, et c'était judicieux de les retrouver à nouveau: si un cas vous intéresse, vous pouvez continuer à l'explorer!

Sur les quinze cas présentés, certains me plaisent plus que d'autres. J'ai par exemple été assez frappée par l'histoire de Donnie Decker, que je ne connaissais pas: c'est une histoire qui fait froid dans le dos et assez impressionnante! La chaise de Thomas Busby a un petit côté légende flippante que j'ai appréciée aussi. Le cas du Cecil Hotel me rappelle un peu Shining!

Joslan F. Keller a un style vraiment plaisant, qui se lit de façon très agréable. Le découpage en chapitre est pratique: je lisais chaque soir un ou deux cas, et j'ai pu intercaler cette lecture entre deux romans, parfait!

Mon seul petit bémol, c'est l'absence de photos, cartes ou illustrations. J'ai beaucoup de plaisir à découvrir chacune des histoires, mais je pense que quelques photos seraient une valeur ajoutée agréable!

En bref, si vous aimez les histoires étranges, les cas non résolus, les mystères, ce livre est fait pour vous! De plus, vous pouvez très bien le lire sans avoir lu le premier tome. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

lundi 18 janvier 2016

Noctambulant de Will Black Mind.



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! Je suis AnGee et je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour une nouvelle chronique, qui va mettre à l'honneur un genre assez peu exploité sur le blog, à savoir la poésie! En effet, il est assez rare que je chronique de la poésie. Plus jeune, j'en lisais beaucoup, mais il est vrai que je me suis davantage tournée vers les romans ces dernières années. C'est grâce à Will Black Mind, que j'ai déjà présenté sur le blog, que je peux vous parler aujourd'hui de poésie: il m'a très gentiment proposé de découvrir son recueil Noctambulant, publié chez Parfum de Nuit, que je vous propose à votre tour de découvrir! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Will Black Mind, c'est qui?
Histoire de commencer en douceur, il me faut vous parler de Will Black Mind, l'auteur de ce recueil. Etant donné que ce n'est pas la première fois que je traite de l'un de ses livres sur le blog, je vais éviter de me répéter et plutôt vous rediriger les précédentes chroniques publiées à son sujet: j'ai en effet parlé de son livre A la rencontre des gothiques, co-écrit avec Chris Vilhelm, ainsi que son livre On a marché sur le crâne, mêlant textes poétiques et photographies. C'est un auteur qui a plusieurs cordes à son arc, et que je vous propose de découvrir davantage en cliquant sur le lien ci-dessous! 


Noctambulant:
Quatrième de couverture:
Le Noctambulant de Will Black Mind dérive pari les vivants et les autres, tapis dans l'ombre, parmi eux et pourtant lointain, il observe, il décrit, vibre et tremble, dans une longue errance, souffre, cherche, et surtout ressent, avec acuité, toute la noirceur du monde, cette symphonie amère. Noctambulant retrace la course d'un soleil noir, de l'aube blême au crépuscule, de promesses toujours grinçantes en manques irremplaçables en passant par les inévitables blessures du quotidien, le froid de la solitude, les petites et les grandes défaites, les rencontres fulgurantes, où la chaleur d'aimer se confond avec celle du sang qui coule, les réflexions résolues, optimistes ou désabusées.

Un recueil qui nous emmène aux quatre coins de la poésie:
Lors de ma dernière chronique consacrée à Will Black Mind, je vous avais parlé de son livre On a marché sur le crâne, où la poésie était déjà à l'honneur. Dans Noctambulant, c'est pas moins d'une quarantaine de textes qui attendent le lecteur, et ce qui est intéressant, c'est que l'auteur exploite la poésie sous de nombreuses formes.
Certains poèmes sont très courts, de quelques lignes seulement, tandis que pour d'autres (comme "Des nuées"), il laisse sa plume divaguer sur davantage de longueur, nous proposant alors des textes plus longs. Mais quelque soit la longueur du texte, ils se rejoignent tous grâce à la plume travaillée de l'auteur.
Will Black Mind expérimente avec chacun de ses textes: il nous propose notamment pas mal de prose, utilise des constructions à base de strophes, et s'inspire aussi des mythes et légendes nordiques, avec par exemple des références à Thor.
Le tour s'accompagne, comme pour On a marché sur le crâne, de plusieurs photos illustrant les différentes parties du recueil.

Petite présentation des différentes parties:
Le recueil Noctambulant est composé de plusieurs parties, que je vous propose de découvrir un peu plus en détails à présent. 
Tout d'abord, il s'ouvre avec "Dead lyrics of the sins", une ouverte faite de textes plutôt sombres et mélancoliques, mais également influencés pour certains par la culture nordique. C'est par exemple le cas de Ragnarök, qui correspond en gros à la fin du monde dans la mythologie nordique. J'ai aussi retenu de cette première partie les textes "Ester" et surtout "Le scribe". 



Ensuite, nous découvrons "Noctophile", une partie dont j'aime bien le nom, qui exprime s'ailleurs assez bien le contenu des textes que l'on y trouve. La nuit et les ombres sont au coeur de cette seconde partie. On retrouve une certaine noirceur comme fil rouge. Un poème à retenir: "Fils de la nuit". 
La troisième partie s'intitule "A la recherche de l'ange". On y retrouve des textes un peu plus romantiques, les sentiments sont plus présents et un peu moins sombres. Deux textes semblent formés un diptyque grâce à leur ouverture similaire et leur positionnement côte à côte: il s'agit de "Poussière d'ange" (que j'ai particulièrement aimé) et "The One". 
L'avant-dernière catégorie, c'est "Observations et prescriptions", un nom assez intriguant. Cette partie est un peu plus courte que les autres et comprend trois poèmes, dont "Lycéenes". 
Pour finir, nous avons "Noirceurs volatiles", qui évoque une fois de plus ce fil rouge de la noirceur et des ombres. La nuit est encore un peu présentes. On retrouve notamment dans cette partie le long poème en prose "Des nuées". 

Ce que j'en ai pensé:
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, la poésie est un genre dont je parle assez peu sur le blog, pour la bonne et simple raison que je n'en lis plus autant qu'avant. Néanmoins, j'ai été ravie de pouvoir découvrir un peu plus la plume de Will Black Mind (et je l'en remercie) en lisant Noctambulant. Que dire de ce recueil? Et bien j'ai passé un bon moment de lecture avec Noctambulant, une plongée dans la poésie comme je n'en avais pas fait depuis longtemps.

Tout d'abord, j'ai lu ce livre en prenant mon temps. Il était sur ma table de nuit pendant tout le début de ce mois de Janvier, et chaque soir j'en lisais quelques extraits. C'est, personnellement, la façon dont j'aime lire de la poésie: en lisant quelques vers ici et là, en prenant le temps de bien les ingérer et de les digérer, en réfléchissant pendant et après ma lecture. Ici, avec une quarantaine de textes, j'ai eu de quoi faire!

Une fois de plus, j'ai été séduite par la plume de Will Black Mind. J'avais déjà apprécié ce point dans ma lecture d'On a marché sur le crâne. Je trouve en particulier qu'il a un vocabulaire assez recherché, ce qui est appréciable dans un monde où j'ai l'impression de lire sans cesse les mêmes mots. J'ai également aimé le fait qu'il explore différentes formes de poésie, tout en gardant dans ses thématiques et dans son style un fil rouge. 

En parlant de thématiques, j'ai aimé la façon dont l'auteur explore les différents thèmes: il parle de sentiments, des ombres, de la souffrance, et exploite, comme je l'ai mentionné, la mythologie nordique comme inspiration. 

J'ai aussi apprécié les différentes photographies qui accompagnaient les textes. J'avais déjà apprécié ce point dans On a marché sur le crâne, et je trouve que les photographies présentes dans celui-ci sont belles aussi, et j'ai trouvé qu'elles accompagnent bien les différents textes.

En bref, Noctambulant a été pour moi une belle lecture. J'apprécie relire de la poésie de temps en temps, et ce recueil était parfait pour cela!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

samedi 9 janvier 2016

Log Horizon, tome 1, de Mamare Tono et Kazuhiro Hara (Livraddict).



Bonjour à tous et à toutes! 

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! La dernière fois, nous avons parlé du film Pulp Fiction de Quentin Tarantino, et aujourd'hui je vous propose de découvrir un univers bien différent, un univers entre littérature, Japon et jeu vidéo. Le livre dont nous allons parler est un livre que j'ai reçu grâce à un partenariat Livraddict (merci à la team de leur confiance!), et il est publié aux éditions Ofelbe, que l'on voit de plus en plus sur les blogs et les réseaux sociaux. Je vous propose donc de découvrir ensemble Log Horizon, de Mamare Tono et Kazuhiro Hara. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Les éditions Ofelbe, c'est quoi?
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, le livre que nous allons découvrir ensemble aujourd'hui est publié aux éditions Ofelbe. Il me semblait donc important de parler un peu de ces éditions. Il s'agit d'une maison d'édition assez récente, spécialisée dans un domaine particulier: les Light Novels. Il s'agit d'un type de roman qui nous vient tout droit du Japon, et qui est encore assez peu connu en France. D'après le site d'Ofelbe, les Light Novels sont d'abord publiés un peu comme des mangas, de façon sérialisée dans des magazines spécialisés avant d'être compilés. Pour l'instant, Ofelbe propose à ses lecteurs de découvrir trois sagas: Sword Art Online, une saga très connue qui a été adaptée en mangas et en anime et dont le troisième tome sortira d'ici quelques semaines en France; Spice & Wolf, dont deux tomes sont sortis en France; et enfin Log Horizon, dont nous allons parler aujourd'hui. 
Si vous avez envie d'en savoir plus sur cette maison d'édition et ses publications, je vous conseille d'aller faire un tour sur leur site! 


Log Horizon:
Quatrième de couverture:
Elder Tale est le MMORPG qui rassemble le plus grand nombre de joueurs sur le net, mais lors de la sortie de sa douzième extension, tous ceux qui s'étaient connectés se retrouvent prisonniers du jeu, dont 30 000 rien qu'au Japon. Ignorant comment ils sont arrivés là et s'ils pourront en sortir un jour, beaucoup perdent la volonté d'avancer. Mais Shiroe, un des joueurs les plus connus et les plus respectés du jeu, refuse d'abandonner. Aidé de ses fidèles compagnons Akatsuki et Naotsugu, il va tenter de convaincre les "Aventuriers" de ne pas se laisser abattre et de bâtir une nouvelle société dans ce monde virtuel qui est maintenant le leur...

Quand le jeu rejoint la réalité:
Parler de jeu vidéo au cinéma, dans les séries ou dans les livres, c'est quelque chose qui se fait assez souvent. Karim Debbache, par exemple, présentait dans son émission Crossed des films adaptés de jeux ou en rapport avec le monde du jeu vidéo. La web-série Noob et les livres qui en sont tirés sont aussi inspirés de l'univers des MMORPG. 
Dans Log Horizon, le jeu vidéo (et plus particulièrement les MMORPG) est très important. C'est le point de départ de notre roman: en lançant la 12ème extension d'Elder Tale, les joueurs se retrouvent enfermés dans le jeu. 



Le roman joue donc sur les différences entre la réalité et le monde du jeu: nos personnages doivent s'adapter à leur nouvel environnement. La dangerosité du monde d'Elder Tale, avec ses créatures et certains de ses aventuriers prêt à tout pour récupérer de l'argent ou exploiter les autres, est un élément à prendre en compte. Shiroe et ses amis vont devoir apprendre à gérer. 
Les système de guildes, d'argent, de PV et de magie sont également à prendre en compte. 

Ce que j'ai pensé du livre:
J'ai découvert les éditions Ofelbe en me baladant sur les blogs, il y a quelques mois, lorsque les premiers tomes de Sword Art Online et Spice & Wolf étaient sortis. Ma connaissance de la littérature japonaise étant loin d'être très étendue (des mangas et quelques auteurs contemporains), j'ai été intriguée par ce format de Light Novels et par les couvertures colorées de ces livres. J'ai donc été ravie d'être choisie par Livraddict pour découvrir Log Horizon, dont le résumé m'intéressait: sans être une experte dans ce domaine, j'ai joué à plusieurs MMORPG étant plus jeune, et j'étais curieuse à l'idée de découvrir l'histoire de Shiroe et de ses amis. Que dire de ma lecture de Log Horizon? Et bien ce livre n'est ni un coup de coeur, ni une déception: c'est une lecture sympathique sur laquelle j'ai quelques bémols. 

Commençons par l'intrigue. Je pense que c'est ce que j'ai préféré dans ce livre. J'ai tout d'abord apprécié le fait de démarrer de façon assez directe: nous sommes plongés tout de suite dans le monde d'Elder Tale, et nous découvrons en même temps que les personnages ce qui s'est passé. C'est une introduction assez réussie. Ensuite, le livre est assez long, et il se passe pas mal de choses: la plupart du temps, on ne s'ennuie pas, il y a beaucoup d'action, et on avance beaucoup dans ce premier tome, qui se finit d'ailleurs avec un petit suspens qui donne envie de découvrir la suite. Néanmoins, j'ai précisé "la plupart du temps", car j'ai trouvé qu'il y a quand même des longueurs de temps en temps qui cassent un peu le rythme de l'intrigue.

Ensuite, j'ai beaucoup apprécié le travail plutôt "visuel" autour du livre: je trouve que c'est déjà un livre assez chouette, qui contraste avec ceux que j'ai habituellement dans ma bibliothèque. En plus de ça, chaque chapitre s'ouvre avec une petite fiche pour présenter les différents personnages, et j'ai apprécié les différentes illustrations, vraiment très belles. Je ne connaissais pas les Light Novels avant de lire ce livre, et j'ai aimé découvrir ça! 



Pour ce qui est des personnages, je suis aussi un peu mitigée. Dans l'ensemble, j'ai apprécié la plupart des personnages, et j'aime les relations qu'ils ont les uns avec les autres: on sent qu'il y a un peu de conflits, de complexité, ce qui peut être intéressant dans les tomes à venir. Mon personnage préféré est Shiroe, pour son côté mature et réfléchi, son côté leader et un peu calculateur. C'est un personnage assez difficile à cerner je trouve! En revanche, là où je suis un peu moins convaincue, c'est pour ce qui est de certains personnages secondaires, que je trouve caricaturaux ou dont les réactions me paraissent pas vraiment naturelles: les blagues sur les petites culottes ou sur les seins de certains personnages semblent vraiment forcées et encore une fois pas très naturelles.

En revanche, j'ai été séduite par l'effort de la part de l'auteur de vraiment travailler sur l'adaptation des personnages dans leur nouveau monde. Il y a beaucoup de parallèles entre leurs habitudes de jeu et ce qu'ils doivent faire pour s'adapter à ce nouveau monde: les différences de tailles, de vision, de transport, de nourriture... Il y a beaucoup de bonnes idées, assez bien exploitées, qui montrent qu'il y a eu une recherche à ce niveau. 

Je tiens à mentionner un dernier petit point, qui sera pour certains un bon point mais qui pour moi était quand même un peu gênant pendant ma lecture: l'auteur explique régulièrement des éléments en rapport avec le monde du MMORPG. Par exemple, il explique ce qu'est un PNJ, les systèmes de combat, les guildes... Je pense que c'est un bon point lorsqu'on est pas familier avec cet univers, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé que c'était parfois un peu redondant ou que ça cassait le rythme de l'action. Peut-être qu'il aurait été plus judicieux de mettre ces explications en notes de bas de page, plutôt qu'en plein milieu de l'action!

En bref, Log Horizon a été pour moi une lecture divertissante, une bonne introduction aux Light Novels. J'ai aimé l'originalité de l'histoire, de l'univers et des personnages, et malgré les petits bémols que j'ai soulignés, je pense que le livre plaira aux amateurs du genre! Je pense fortement lire le tome 2 à sa sortie.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 2 janvier 2016

Les indociles de Murielle Magellan.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à passer une nouvelle année pleine de lectures! Pour démarrer cette année en beauté, je vous propose de découvrir un livre qui va sortir d'ici quelques jours, à savoir Les indociles de Murielle Magellan, publié aux éditions Juilliard. J'ai reçu ce livre via un partenariat, mais comme vous le savez, les partenariats chez moi sont rares et toujours honnêtes! J'ai été intriguée par la quatrième de couverture, qui évoque notamment Les Liaisons Dangereuses, un de mes livres préférés. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Murielle Magellan, qui est-ce?
Entrons dans le vif du sujet, avec une petite présentation de notre auteure du jour, j'ai nommé Murielle Magellan! Murielle Magellan est née en 1967, à Limoges. Sa formation est plutôt originale et éclectique, puisque Murielle Magellan est à la fois dramaturge, scénariste et auteure, expérimentant  différentes sortes d'écriture. Elle a notamment travaillé sur la série Petits meurtres en famille, ou pour le cinéma sur des films comme Ange et Gabrielle, sortis récemment. C'est dans les années 2000 qu'elle commence à publier des romans: le premier, Le lendemain Gabrielle est sorti en 2007. Les indociles, son quatrième roman, est l'une des sorties de ce mois de Janvier.

Les indociles:
Résumé:
Olympe travaille dans le monde de l'art, un milieu difficile et capricieux mais où elle s'est forgée une carrière solide et une réputation qui fait que rien ne lui résiste. Mais elle ne rencontre pas le succès que dans sa vie professionnelle: en effet, Olympe est une séductrice, la séduction fait partie de son fonctionnement. Ce qu'elle veut, elle l'obtient, elle veut jouir de chaque opportunité qui se présente et rien ni personne ne lui résiste. Jusqu'au jour où elle rencontre Paul Anger, un homme sans histoire: marié, père de famille rangé, cet homme à priori banal va réveiller en Olympe des sentiments nouveaux...



A la rencontre d'Olympe:
Le roman de Murielle Magellan se focalise sur un personnage, celui d'Olympe. Etant donné que c'est autour d'elle que tourne l'histoire, je me suis dit que c'était une bonne idée de la présenter un peu plus en détails. 
Olympe est une femme mûre qui travaille dans le monde de l'art: elle déniche des artistes prometteurs, organise des expositions, tient une galerie, et avec les années et les relations elle est devenue une personnalité incontournable dans son domaine. Elle est présentée comme une personnalité forte, qui sait ce qu'elle veut, et qui n'hésite pas à prendre des risques si elle pense que les conséquences peuvent en valoir la peine. 
L'auteure nous présente également une autre facette de la personnalité d'Olympe, à savoir son pouvoir de séduction et son envie de séduire. Sur la quatrième de couverture, elle est comparée à deux oeuvres assez emblématiques lorsque l'on pense au thème de la séduction: le personnage de Don Juan et Les Liaisons Dangereuses. Et c'est vrai que c'est un peu ça. Je reviendrai plus loin sur les parallèles entre Les indociles et Les Liaisons Dangereuses, mais je peux néanmoins vous confirmer le fait qu'Olympe est une sorte de Don Juan au féminin, allant de conquête en conquête, satisfaisant son plaisir au gré de ses envies. 

Un livre qui rappelle Les Liaisons Dangereuses:
Comme je viens de le mentionner, la quatrième de couverture du livre évoque un classique de la littérature française: Les Liaisons Dangereuses. Certains d'entre vous ont probablement étudié le livre en cours, et je sais que beaucoup de gens ne l'aiment pas en raison du caractère un peu particulier du style épistolaire. Mais en ce qui me concerne, j'ai toujours adoré ce livre et ses personnages, que je trouve absolument fascinants. J'adore aussi les différents adaptations du livre, au point que je pense sérieusement vous faire un cycle cinéma dessus à l'occasion. 
Il est vrai que dans Les indociles, on retrouve des éléments inspirés des Liaisons Dangereuses: le personnage d'Olympe ressemble à un Valmont au féminin, et l'intrigue suit un peu les rebondissements du classique (un personnage séducteur, une rencontre qui chamboule tout, un petit jeune qui évoque un peu Danceny...). Si vous aimez ce classique, celui-ci risque donc de vous intéresser!

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous suivez le blog depuis quelques temps, vous savez probablement que je n'accepte que rarement des partenariats, tout d'abord parce que les partenariats sont souvent synonymes de contraintes et aussi parce que mes goûts sont assez spécifiques (des classiques, principalement). Néanmoins, lorsqu'on m'a proposé de lire Les indociles, j'ai accepté, attirée par la référence aux Liaisons Dangereuses, l'un de mes livres préférés. C'était aussi l'occasion de découvrir Murielle Magellan, que je ne connaissais pas encore. Que dire alors des Indociles? Et bien si ce livre n'est pas un coup de coeur, il s'agit néanmoins d'une lecture que j'ai beaucoup aimée.

J'aimerais démarrer en mentionnant un point qui va peut-être paraître insignifiant ou pas très important à certains, mais qui me tient à coeur: j'ai aimé le fait que Murielle Magellan ne porte pas de jugement sur son héroïne, elle reste neutre vis-à-vis de son comportement. Cette distance laisse le lecteur libre de découvrir Olympe telle qu'elle est, et dans un monde où les hommes séducteurs sont des Don Juan et les femmes séductrices sont quant à elles insultées de tous les noms, j'ai trouvé ça assez chouette de ne pas avoir un jugement immédiat du personnage. 

En parlant de personnages, j'ai trouvé ceux du roman assez intéressants. J'ai aimé suivre l'histoire d'Olympe, son évolution et surtout la relation qu'elle entretient avec les différents personnages. Paul est aussi un personnage intéressant, qui parait assez lisse en apparence, mais dont on découvre assez rapidement qu'il a plus de profondeur, que sa petite vie ne le satisfait pas tant que ça. Ils forment un duo que j'ai aimé suivre et découvrir. Je tiens aussi à mentionner Claude Solal, le peintre qui joue un rôle très important dans le livre, et qui m'a plu.

Le parallèle avec Les Liaisons Dangereuses est assez bien utilisé. On sent effectivement l'influence du livre sans que les références y soient trop appuyées ou trop lourdes, et si vous avez lu le livre vous les trouverez sans problème. J'ai assez bien aimé cet hommage!

Le livre se lit assez vite, et le style de Murielle Magellan est assez plaisant. J'ai bien aimé sa façon d'utiliser des phrases un peu concises, qui vont droit au but, on ne fait pas de détours inutiles, tout en proposant quelque chose d'assez travaillé. J'en profite pour préciser que certains passages (les scènes de sexe) ne sont peu être pas appropriés si vous êtes jeunes ou un peu sensibles.

Ce qui fait que ce livre n'est pas un coup de coeur, c'est que je suis tout de même restée un peu sur ma faim: j'aurais aimé que l'intrigue prenne un peu plus son temps sur la fin, car j'ai trouvé que c'était un peu rushé. Il me manquait aussi un petit quelque chose pour faire de ce livre un gros coup de coeur, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment avec Les indociles et Murielle Magellan.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette première chronique de 2016 vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

lundi 2 novembre 2015

Brooklyn Paradis, Saison 1: Dumbo sur canapé de Chris Simon.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous avez tous passé un bon Halloween! Octobre est fini, et avec lui le mois consacré à Halloween. Vous avez été nombreux à venir découvrir et commenter les différentes chroniques de ce mois spécial, et je vous en remercie! D'ailleurs, vous l'aurez peut-être remarqué, j'ai manqué un peu de temps pour faire mes dix chroniques mensuelles. Pour rattraper ce petit retard vous aurez donc non pas dix mais onze chroniques en Novembre! Et commençons tout de suite avec la première chronique du mois, consacrée à un livre que j'ai reçu grâce à un partenariat organisé par Livraddict. Ce livre, c'est Brooklyn Paradis de Chris Simon. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Chris Simon, c'est qui? 
Pour commencer, il me semble important de parler un peu de notre auteure du jour, Chris Simon! D'après ce que j'ai pu trouver via son site internet et le site de La Bourdonnaye, qui édite Brooklyn Paradis, Chris Simon est d'origine franco-américaine. Elle s'est lancée dans l'auto-publication en 2011  et poursuit depuis son parcours dans le monde de l'écriture. Elle a publié plusieurs livres, dont Lacan et la boîte de mouchoirs et Brooklyn Paradis dont nous allons parler aujourd'hui. Si vous avez envie d'en savoir plus sur son travail, je vous recommande d'aller faire un petit tour sur son site internet, très fourni et très bien construit! 


Brooklyn Paradis, Saison 1: Dumbo sur canapé:
Résumé: 
Que veut-elle de plus, Courtney Burden, elle qui a déjà tout: un riche et beau mari, Jeb; deux enfants splendides, Cameron et Sawyer; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre? Alors on pose la question, que veut-elle de plus, cette femme qui nage en plein American Dream? Réponse: un canapé. Un canapé pourri. Et abandonné au bord d'une route paumée. A-t-elle un problème? Est-elle cinglée? Non, c'est juste une chineuse compulsive qui retape et revend à prix d'or des objets en fin de carrière auxquels elle redonne une nouvelle vie dans les superbes lofts de ses clients hipsters. Sauf que là, le canapé n'était pas vraiment abandonné. Et qu'il appartient à des gars pas très cool. Mais vraiment pas cool du tout. Et que ces gars pas cool vont essayer de récupérer leur bien. Et que Courtney, elle, risque fort de perdre tous les siens, de biens. Du paradis à l'enfer, finalement, il n'y a qu'un pas. Celui qui coûte. 
Cocaïne, gangsters, argent et sexe: les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d'humour aussi... pour sauver les meubles. 


Saison? Pourquoi pas tome?
En lisant le titre de cette chronique, vous vous êtes probablement demandé si j'allais vous parler d'une série télévisée et non pas d'un livre. Car "saison" est un terme associé davantage aux séries télévisées qu'au monde littéraire. 
Mais ce premier volume de Brooklyn Paradis est bien appelé une saison et non pas "tome 1", justement en référence aux séries télévisées. Car Brooklyn Paradis est l'une des différentes publications de la maison d'édition La Bourdonnaye pour leur collection Pulp. Cette collection rappelle la tradition des pulps américains, qui ont connu leur heure de gloire au début du 20ème siècle. Ces pulps ont fait connaître des personnages cultes comme Conan le Barbare dans le monde entier. 
La collection Pulp de La Bourdonnaye propose plusieurs titres publiés sous forme d'épisodes, tout d'abord en format numérique: les lecteurs découvrent donc à intervalles réguliers un nouvel épisode (six en tout) des aventures des personnages qu'ils suivent. Chaque saison est donc composée de six épisodes, d'abord proposés en numérique, puis sous forme d'intégrales numériques et papier. De nombreux titres existent dans cette collection: Brooklyn Paradis, dont je vous parle aujourd'hui; Marvin; La vallée au crâne... 
Si vous voulez en savoir plus sur cette collection, je vous conseille d'aller jeter un oeil au site de La Bourdonnaye. 

Une chineuse haut de gamme VS des gangsters bien énervés:
L'un des éléments les plus importants de Brooklyn Paradis, c'est la rencontre entre deux mondes qui n'ont à priori rien à voir l'un avec l'autre. Mais qui vont être réunis par l'objet le plus inattendu du monde: un canapé.
Tout d'abord, vous avez la famille Burden, une famille stéréotypée qui fait penser aux familles glamour des séries télévisées américaines: ils sont riches, ils sont beaux, ils connaissent un succès fou, bref, c'est un peu Amour, Gloire et Beauté.
De l'autre, nous avons deux petites frappes qui doivent livrer un énorme stock de cocaïne caché dans le fameux canapé. Donc lorsque Courtney embarque ce précieux meuble, forcément, ça va chauffer...

Ce que j'ai pensé du livre:
Livraddict (tout comme Babelio) propose chaque semaine des partenariats à ces membres, pour découvrir des livres très variés et assez différents les uns des autres. En ce qui me concerne, j'ai été attirée par Brooklyn Paradis tout d'abord pour son concept: j'aimais l'idée d'une publication fonctionnant comme une série télévisée, et j'étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner. J'étais donc ravie d'être sélectionnée par Livraddict (que je remercie) pour pouvoir découvrir ce livre. Qu'ai-je donc pensé de Brooklyn Paradis, Saison 1? Et bien c'est une lecture qui, si elle n'a pas été un coup de coeur, m'a beaucoup plu!

La première chose que j'ai aimée, c'est l'histoire. J'ai tout d'abord trouvé l'idée de départ assez drôle et cocasse (une chineuse qui tombe sur un bien étrange canapé) et à partir de ce point de départ Chris Simon nous propose une histoire très divertissante. Il se passe sans cesse quelque chose de nouveau. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, et j'ai beaucoup aimé l'intrigue: il y a des rebondissements, du suspens... Le livre est assez court et il n'y a pas de temps mort du tout. Le découpage en épisodes est assez intéressant, car ça vous permet de faire une pause et de reprendre votre lecture plus tard sans être perdu.



Mon autre gros point positif, c'est la façon d'écrire de Chris Simon, que je découvre avec ce livre. Humour et descriptions efficaces sont les deux éléments que je retiens de son style: on se représente extrêmement bien ce qu'elle décrit, ce qui accentue un peu le côté série télévisée (j'avais presque l'impression de voir en même temps que je lisais, ce que j'ai apprécié), et j'ai aimé son ton un peu décalé. 

Je voulais également vous parler du concept que j'ai vraiment bien aimé. Je trouve que c'est une chouette idée de proposer une publication en épisodes, et c'est plutôt bien présenté (chaque épisode commence avec un rappel de ce qu'il s'est passé la fois précédente, façon Previously on...). Dans une intégrale, on perd un peu le côté "attente" de l'épisode suivant, puisqu'on a déjà tout, mais comme je l'ai mentionné plus haut, ça peut vous permettre de faire une pause et de reprendre votre lecture un peu plus tard.

Mon seul petit bémol concerne les personnages: j'aurais aimé qu'ils soient un peu plus développés, un peu plus fouillés. Je les ai bien aimés (notamment Sawyer et Cameron), mais c'est vrai qu'ils étaient un petit peu trop stéréotypés à mon goût.

Dans tous les cas, j'ai passé un bon moment avec Brooklyn Paradis, Saison 1. C'était une lecture un peu différente de ce qu'on peut trouver habituellement et j'ai été séduite par le concept. Je ne lis rien en numérique en ce qui me concerne, mais si c'est votre cas, l'idée vous plaira peut-être aussi sous ce format là!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, j'y réponds toujours avec plaisir. On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.

vendredi 2 octobre 2015

Hello Halloween #1: On a marché sur le crâne de Will Black Mind, Sonia Ligorred et Jean Blasco.



Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, c'est avec un bonheur tout particulier que je vous retrouve: en effet, en ce mois d'Octobre va avoir lieu l'un des rendez-vous annuels du blog, à savoir le mois Hello Halloween! Pour la quatrième année consécutive, je vous ai concocté un petit planning 100% Halloween, à base de crânes, créatures effrayantes et autres monstres. Pour commencer, j'ai l'honneur de vous présenter un livre très particulier, qui allie photographies et textes poétiques. Ce livre, c'est On a marché sur le crâne de Will Black Mind. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Hello Halloween sur le Livroscope:
Pour commencer cette chronique, je tenais à vous expliquer un peu en quoi consiste ce rendez-vous Hello Halloween. Depuis la création du blog, j'ai décidé de de consacrer chaque mois d'Octobre à une petite sélection de livres, films, séries ou événements autour de ce qui fait peur, des créatures de la nuit, des ambiances glauques et sombres. Cette année, je vous ai concocté un petit planning à base de vampires, de Luciférines, et de zombies. J'espère que ça vous plaira! Si vous voulez voir mes précédentes chroniques autour d'Halloween, je vous laisse suivre le lien ci-dessous!


Will Black Mind, vous le connaissez déjà:
Si vous connaissez déjà un peu le blog, le nom de notre auteur du jour, Will Black Mind, ne vous est peut-être pas inconnu. En effet, nous avons déjà eu l'occasion de le croiser lorsque je vous avais présenté la première publication des Luciférines, à savoir l'essai A la rencontre des gothiques. Ce livre, coécrit avec Chris Vilhelm, présentait de façon très accessible l'univers des gothiques, avec de très nombreuses références notamment pour ce qui du monde musical. 
Pour cet ouvrage, il s'est entouré de Sonia Ligorred et de Jean Blasco, dont les photos accompagnent ses textes. 
Si vous avez envie d'en savoir plus sur Will Black Mind, je vous conseille de faire un petit tour sur ma chronique d'A la rencontre des gothiques, en lien ci-dessous.


On a marché sur le crâne:
Quatrième de couverture:
"On a marché sur le crâne" est le résultat croisé d'un reportage photo réalisé au Musée Testut Latarjet d'anatomie et d'histoire naturelle médicale de Lyon par Jean Blasco et Sonia Ligorred associé aux textes de Will Black Mind, poète et auteur originaire d'Epinal, venu illustrer les images, joli paradoxe pour un spinalien, avec ses textes sombres et profonds, à la fois frappés du sceau de l'imaginaire, de l'observation clinique et concrète des situations, de l'exaltation des sentiments humains, de la mort et du monde d'aujourd'hui.
Le noir et blanc interpelle par sa sobriété, creuse les ombres et invite au recueillement, à l'observation silencieuse, et à une certaine forme de gravité. Loin de toute fascination morbide, c'est avec l'esprit naturaliste du XIXème siècle, que l'ouvrage a été conçu, autour de cette boîte de Pandore, ouverte à tous les vents, qui fascinera tant les poètes, artistes et autres philosophes au cours des âges. De Shakespeare à Holbein, en passant par Andy Warhol, des Jivaros à la phrénologie, notre architecture primitive a toujours été source de fascination, d'études, de superstitions diverses, et de créations artistiques.
L'hommage qui lui est rendu ici, se veut un regard contemporain et une porte ouverte sur l'introspection et la réflexion métaphysique, mais aussi sur l'esthétisme de l'objet en tant que tel, ainsi qu'à la symbolique qui lui est associé. 


Le crâne, un objet scientifique, criminel et artistique:
Comme vous l'aurez compris au titre, On a marché sur le crâne est un recueil de textes et de photographies tournant autour d'un objet très particulier: le crâne. Le crâne a une place assez particulière dans notre environnement: c'est à la fois quelque chose qui fait peur, qui a un aspect effrayant voire démoniaque (par exemple, dans Ghost Rider, le héros fait un pacte avec un démon et se retrouve avec un crâne à la place de la tête), mais c'est aussi un élément qu'on retrouve dans le monde de l'art et de la science.
Commençons par l'art. Il me serait compliqué de vous recenser toutes les utilisations du crâne en peinture, sculpture, cinéma, littérature et autres formes d'art, car la liste serait infinie, cependant voici quelques références importantes. En littérature, le crâne le plus célèbre est sans doute celui que tient Hamlet dans son célèbre monologue "To be or not to be", immortalisé par de nombreux acteurs, comme Laurence Olivier. En peinture, le crâne a une symbolique particulière dans les tableaux qu'on appelle les vanités, rappelant la vacuité de l'existence. Au cinéma, les squelettes sont souvent associés avec l'idée de la mort, ou de l'immortalité, avec des squelettes qui reviennent à la vie oui qui hantent les films d'horreur.
En science, le crâne a aussi son rôle à jouer. Aujourd'hui, comme on le voit dans des séries du type Bones, le squelette humain et notamment le crâne sont particulièrement pour ce qui est de découvrir la ou les causes d'un décès, mais aussi pour apprendre des tas de choses sur la personne à qui ce crâne appartient: son origine, sa qualité de vie, la période à laquelle il vivait... Ces éléments ont par exemple servi à identifier le squelette de Richard III récemment. Mais le crâne était aussi l'outil majeur d'une théorie scientifique du 19ème siècle, la phrénologie (j'étais contente de voir que le livre en parlait, car j'ai travaillé dessus pour mon mémoire), qui consistait à découper le crâne en différentes parties, chacune correspondant à une aptitude ou à un trait de caractère. Le livre contient plusieurs photographies de crânes phrénologiques.
Ces crânes phrénologiques ont notamment eu une résonance particulière au 19ème siècle (et là encore j'ai travaillé là-dessus pour mon mémoire) sur les théories concernant le "criminal man" ou criminel type, des théories qui cherchaient à démontrer l'existence d'un profil reconnaissable de criminel.
Dans On a marché sur le crâne, les mondes de l'art, de la science mais aussi du crime se rejoignent un un seul recueil. 

Une alliance de photographie et de poésie:
On a marché sur le crâne est donc un recueil mêlant photographies et textes poétiques. Les photographies, en noir et blanc, ont été réalisées au musée Testut-Latarjet, situé dans le huitième arrondissement de Lyon. Ce musée est spécialisé en anatomie et contient une collection de crânes et squelettes. Cette collection a servi à de sujet pour les photographies, où les détails apparaissent dans des teintes de blanc, gris, noir. On retrouve des photos de crânes phrénologiques, ou accompagnés de détails expliquant les causes de la mort ou l'identité de son propriétaire. 
A côté de ces photographies réalisées par Sonia Ligorred et Jean Blasco, Will Black Mind nous propose des textes poétiques inspirés par l'univers du crâne, avec des références à certains crânes exposés. On peut noter la richesse des thèmes et des variations poétiques: certains textes sont plus tragiques, d'autres tendent vers l'humour. Il s'inspire notamment de l'histoire et de la science (j'ai mentionné les crânes phrénologiques à plusieurs reprises, mais on peut aussi mentionner la peste noire), ou de la société, par exemple dans un texte sur la violence conjugale. Les textes montrent la richesse de ce que peut inspirer le crâne comme sujets!

Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque j'avais présenté A la rencontre des gothiques, j'avais eu la chance de téléphoner à Chris Vilhelm pour lui poser quelques questions sur le livre, un entretien passionnant. Aussi lorsque Will Black Mind m'a fait la proposition de découvrir un peu plus son univers, j'ai été très intriguée. Le crâne est un objet que je trouve assez fascinant: je me souviens avoir par exemple étudié les crânes de Salvador Dali ou les vanités en cours, et j'ai aussi été marquée par le monologue du crâne dans Hamlet, ma pièce de Shakespeare préférée. 

On a marché sur le crâne est un recueil que j'ai trouvé très original et qui dépoussière la représentation du crâne. Le premier élément que j'ai aimé est l'alliance entre les textes et les photographies. Je ne suis pas du tout une experte en photographie (je m'y connais un poil plus en peinture, et encore) mais j'ai beaucoup aimé l'utilisation du noir et blanc qui donne des photos nuancées, faites d'ombres et de lumières. Ce noir et blanc me rappelle un peu les contrastes qu'on retrouve sur certaines vanités. Je les ai trouvées très belles, même si je dois tout de même soulever le fait que certaines peuvent surprendre voire "choquer" en raison du sujet assez particulier. 

Les textes de Will Black Mind m'ont permis de le découvrir dans un registre différent de celui d'A la rencontre des gothiques, qui était un essai. J'ai beaucoup aimé le fait qu'il arrive à parler d'une grande variété de thèmes différents et à jongler avec différents styles d'écriture. C'est encore une fois une démarche originale et qui me plait beaucoup. On sent qu'il a été inspiré par l'histoire culturelle du crâne pour ses textes. J'ai particulièrement apprécié Mortelle Equité, un texte sur la guillotine, Des ruines de mon corps, mais surtout L'homme à la tête de corbeau, qui fait référence au curieux masque porté par les médecins pendant la période de la peste noire. 

Le gros point fort du recueil est de partir du crâne et d'arriver à montrer une large étendue de ce que cet élément peut représenter. Nous avons non seulement la collision de deux arts, la photographie et l'écriture, mais aussi des rappels à d'autres domaines où le crâne est important: la science, qu'elle soit médicale ou sociale, la société et notre rapport à la mort, l'Histoire avec un grand H... Le crâne est un objet qui fascine, et cette fascination ne s'arrête à aucune frontière, à aucun domaine, et est universelle.



Cette universalité du thème du crâne est d'ailleurs bien représentée dans le cadavre exquis qui clôture le livre: le texte est coécrit par Will Black Mind et Sonia Ligorred, l'auteur et la photographe, en deux langues, et montre bien toute la créativité que le crâne peut inspirer.

En bref, si le crâne vous fascine, si vous aimez l'alliance entre photographie et écriture et que vous cherchez un livre qui combine ces deux points, On a marché sur le crâne est fait pour vous!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette première chronique du mois Halloween vous a plu! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, j'y réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour une prochaine chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 19 mai 2015

(LC/Partenariat Livraddict) Essais Choisis de Virginia Woolf.



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine. Aujourd'hui on se retrouve pour un article un peu particulier, puisqu'il s'agit d'une lecture qui est à la fois une Lecture Commune et un partenariat auquel j'ai participé via Livraddict. Cette lecture est un recueil d'essais de Virginia Woolf, publié chez Folio. Je connais principalement Virginia Woolf pour ses oeuvres de fiction, comme Mrs Dalloway ou The Waves, et du coup j'avais très envie de découvrir son travail sous un jour différent. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Merci à la team Livraddict et aux éditions Folio!

La lecture commune et partenariat:
Avant d'entrer dans le vif du sujet, petit point concernant cet article. Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, j'ai lu les Essais Choisis de Virginia Woolf dans le cadre d'un partenariat organisé par le site Livraddict, qui en propose très régulièrement à ses membres. Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur les modalités pour participer à ces partenariats, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera au site de Livraddict:


Cette lecture est également une Lecture Commune faite avec deux autres blogueuses, à savoir tachas de Marmelade de Livres et CharlotteBokeuse. J'ai pris beaucoup de plaisir à faire cette lecture avec elles, et je vous laisse ici les liens pour découvrir ce qu'elles en pensent:


Virginia Woolf, c'est qui?
Entrons dans le vif du sujet avec notre auteure du jour, Virginia Woolf! J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de Virginia Woolf sur le blog à plusieurs reprises, pour parler de Mrs Dalloway mais aussi lors de l'un des numéros du Cinq Classiques sur. Pour ceux que ça intéresse, j'avais également réalisé une petite vidéo sur cette auteure il y a quelques mois, que vous pouvez retrouver ci-dessous, avec le lien vers mes précédentes chroniques sur Virginia Woolf!




Essais Choisis:
Quatrième de couverture:
Outre la grande romancière qu'on connait, Virginia Woolf fut aussi une formidable essayiste. Comptes rendus, essais esthétiques, pièces plus expérimentales ou plus personnelles: ces textes nous dévoile le dialogue ininterrompu de Woolf avec la littérature - celle de ses contemporains comme celle des classiques. On découvrira aussi une femme engagée - pour la cause des femmes, pour le monde ouvrier, contre la guerre. L'essai est pour Woolf un lieu de confrontation avec la tradition littéraire, la culture mais aussi la société. Elle y affute ses arguments, peaufine son style, travaille sa voix. Inlassablement, Woolf réinvente les possibles de l'écriture.


Petite présentation du recueil:
Comme il est mentionné dans la quatrième de couverture, l'oeuvre de Virginia Woolf est assez dense, entre ses romans et ses essais. Ici, ce sont ces derniers qui nous intéressent. Dans la préface, rédigée par Catherine Bernard, la traductrice, on nous explique qu'il a fallu faire un choix parmi la large production d'essais de Woolf et également les classer.
Les différents essais de ce livre sont répartis en quatre catégories. Tout d'abord, la catégorie "La lectrice" est une catégorie tournant autour de la littérature, et plus particulièrement autour des expériences de lecture de Woolf elle-même. Les essais de cette première catégorie portent principalement sur des auteurs bien précis, et surtout sur des auteurs considérés comme "classiques": on peut mentionner par exemple Montaigne, Jane Austen ou les Soeurs Brontë. Certains essais sont plus thématiques, plus généraux, comme celui sur la littérature russe. Dans ces essais, Virginia Woolf s'intéresse au statut des classiques et au travail de l'écrivain, au procédé d'écriture.
La seconde partie s'intitule "Formes de la modernité". Les essais ici se focalisent toujours sur la littérature et l'écriture, à la différence que c'est surtout l'histoire et l'évolution de la littérature qui sont le centre du propos de Woolf. Elle s'intéresse notamment à la fiction moderne et aux difficultés rencontrées par les auteurs de son temps. Elle traite également du développement de certaines formes d'écriture, comme l'essai ou la biographie, ainsi que le statut d'autres formes d'art, tel la musique ou le cinéma, tout nouveau à l'époque.
"Expérience et écriture", troisième partie de ce recueil, rassemble des textes un peu plus expérimentaux. Plusieurs d'entre eux sont des récits de voyage, ou plus précisément des réflexions sur le voyage, mais on y trouve également "De la maladie", qui traite de notre vision du monde lorsque nous sommes malades.
Enfin le lecteur découvre la dernière partie du recueil, "Dire son temps". Les différents essais de cette dernière partie nous présentent une partie du monde dans lequel Woolf vivait, un monde en guerre et en mutation sociale. Les essais parlent par exemple du monde ouvrier, mais aussi de la guerre et de la place des femmes.
Pour conclure, le recueil se termine par des annexes, comprenant une chronologie de la vie de l'auteure, une bibliographie sélective, ainsi que des très nombreuses notes sur les différents essais.

Ce que j'en ai pensé:
L'un des essais porte par exemple sur Jane Austen.
Virginia Woolf est une figure très connue de la littérature britannique, mais pendant longtemps, ma connaissance de cette auteure se limitait principalement à l'histoire (tragique) de sa vie, et à ses oeuvres de fiction, comme The Waves et Mrs Dalloway. Je savais qu'elle avait écrit de très nombreux essais, mais n'avais pas encore eu l'occasion de m'y mettre sérieusement. J'étais donc assez curieuse et impatiente de me plonger dans ces Essais Choisis, d'autant plus que j'essaie de lire davantage d'essais ces derniers temps. Alors, qu'a donné ma lecture de ces essais de Virginia Woolf? Et bien j'ai beaucoup aimé découvrir ce recueil, qui a été pour moi une lecture passionnante. 

Le premier point que je souhaite aborder concerne le choix des essais. On nous précise dans la préface que Virginia Woolf a écrit énormément d'essais au cours de sa vie, et qu'il a donc fallu faire un choix pour sélectionner et organiser les essais. Ce que j'ai apprécié, c'est que ce recueil est à la fois cohérent et varié: cohérent, car on retrouve en fils rouges des thèmes comme la lecture, l'écriture, le passage d'une génération classique à une nouvelle génération, qui nous guident et nous donnent l'impression qu'on va dans une direction bien précise. Mais le recueil est aussi varié, car les essais portent sur une multitude de sujets: des auteurs, le voyage, la maladie, la guerre... J'ai aimé le choix des thématiques, et en particulier celui de l'écriture et de la lecture. La première partie, "La lectrice", est d'ailleurs ma préférée et m'a donné envie de me (re)lire certains des auteurs présentés. 

J'ai donc apprécié le choix des essais et des thématiques, mais j'ai aussi apprécié découvrir Virginia Woolf sous un jour un peu différent. Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, je connaissais surtout ses oeuvres de fiction, qui ne sont pas forcément évidentes à aborder. Cependant j'ai été agréablement surprise de voir à quel point la lecture de ces essais était fluide, les pages se tournaient seules. Travaillé, efficace et sobre, le style de Woolf nous entraîne dans les pensées de l'auteure, et nous fait découvrir ses points de vue, ses questionnements et opinions. C'était mon petit plaisir de fin de journée de pouvoir me poser avec ce livre et de lire quelques essais. Les Essais Choisis me donnent envie de poursuivre encore ma découverte de Woolf et de son oeuvre avec, prochainement je pense, d'autres essais et également Orlando.

Enfin, je tenais à mentionner le travail soigné de l'édition et également de Catherine Bernard, qui s'est occupée de la préface et de la traduction. Habituellement, je suis plutôt du genre à zapper les préfaces, mais ici j'ai tenu à la lire pour voir où je mettais les pieds, et si jamais vous décidez de vous plonger dans ce livre, je vous recommande la lecture de cette préface, qui donne quelques informations sur Virginia Woolf mais qui nous détaille aussi quelques pistes pour notre lecture, entre le choix des essais et les thématiques abordées. A noter que le livre contient également une chronologie, une bibliographie sélective, ainsi qu'un épais dossier de notes sur les essais, qui viennent compléter la lecture. 

En bref, j'ai été agréablement surprise par cette lecture, qui a été pour moi un bon moment. Si vous souhaitez découvrir Virginia Woolf mais que ses romans vous font encore un peu peur, je vous conseille de commencer par ces essais, assez accessibles et vraiment passionnants. En ce qui me concerne, j'ai hâte de me plonger dans d'autres écrits de cette auteure!

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir et à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds avec plaisir. On se retrouve d'ici quelques jours avec un article Vadrouille très spécial, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.


Si vous avez aimé...

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