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dimanche 4 décembre 2016

La passe-miroir, tome 1: Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un article! Comme vous l'avez peut-être déjà remarqué aux températures bien froides, aux couleurs rouges dont se parent les rues et les guirlandes qui ont submergé les magasins, Noel approche et de nombreux blogs proposent Challenges et rendez-vous en tout genre pour fêter ça. En ce qui me concerne, j'ai encore du mal à me remettre d'Halloween, donc je vais lever un peu le pied pour Noel. Néanmoins, j'ai lu il y a quelques jours un roman qui colle parfaitement à cette saison hivernale et je n'ai pas hésité longtemps avant de vous le présenter. Ce roman, c'est le premier tome de La passe-miroir, intitulé Les fiancés de l'hiver. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Christelle Dabos, c'est qui?
Avant de nous pencher sur notre livre du jour, je vous propose de nous attarder un peu sur Christelle Dabos, son auteure. Née en 1980, Christelle Dabos est une auteure française dont la vocation première fut d'être bibliothécaire mais sa vie prend un autre tournant lorsqu'elle tombe malade. Elle se lance alors dans l'écriture, et Les fiancés de l'hiver, son premier roman et premier tome de la saga La passe-miroir, a été publié en 2013. Il rencontra un grand succès, tant auprès des lecteurs que des critiques et il remporta plusieurs prix dont le grand prix du premier roman jeunesse de Gallimard ou le prix Elbakin. Sa suite, Les disparus du ClaireLune, a été publié il y a quelques mois. Deux autres tomes sont déjà prévus. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Christelle Dabos, je vous invite à visiter son site internet. 


Les fiancés de l'hiver:
Résumé:
Sur l'arche d'Anima, Ophélie vit une existence plus que paisible. Dirigeant un musée, elle possède un don incroyable. En effet, Ophélie est une liseuse: en touchant des objets, elle est capable d'en lire le passé. Ophélie a aussi la capacité de voyager à travers les miroirs. Mais cette vie sereine est chamboulée lorsqu'elle se retrouve fiancée à Thorn, du clan des Dragons. Elle doit quitter tout ce qu'elle connait pour se rendre au Pôle, où elle se rend rapidement compte que sa vie est menacée à chaque instant. Intrigue de cour, tensions familiales, parviendra-t'elle à en sortir indemne?

Ophélie et Thorn:
Avec ce premier tome de La passe-miroir, Christelle Dabos nous fait découvrir les héros qui nous accompagneront avec chacun des romans. Et les deux personnages les plus importants sont indéniablement Ophélie et Thorn, que je vous propose de découvrir un peu plus.
Ophélie, pour commencer, est notre héroïne, celle que nous suivons à travers l'intrigue. C'est une jeune femme présentée comme étant assez discrète, voire timide même. Ophélie semble apprécier davantage la compagnie des objets, ceux de son musée ou sa fidèle écharpe, que celle des membres de sa famille. Ophélie est une liseuse, capable de découvrir l'histoire des objets en les touchant, une capacité incroyable et qui attise la curiosité. Mais malgré la discrétion qui la distingue, elle est aussi très forte et déterminée, refusant de se laisser faire, une ténacité qui peut se révéler aussi bien un atout qu'un problème.
Thorn, quant à lui, vient du Pôle. C'est d'abord son physique impressionnant, tout en hauteur et longueur, qui intrigue sa jeune fiancée. De plus, Thorn est caractérisé par son attitude extrêmement glaciale non seulement envers Ophélie mais aussi envers ses proches. Il est sec, peu porté sur la conversation, et préfère éviter autant que possible les contacts. Une attitude qui laisse Ophélie perplexe...

Un univers très particulier:
Comme vous l'aurez peut-être ressenti en lisant le résumé du livre, Les fiancés de l'hiver se déroule dans un univers très particulier, unique, construit par Christelle Dabos pour servir de cadre à son intrigue. Je pourrais vous faire une liste assez longue de tout ce qu'on y trouve, mais non seulement cela prendrait mille ans et je suis certaine que je ne le ferais pas aussi bien que Christelle Dabos. Je vais donc me contenter de vous mentionner quelques points assez intéressants.
Tout d'abord, nous avons bien évidemment les capacités uniques d'Ophélie. La jeune femme possède plusieurs talents. Le premier, et celui qui donne son nom à la saga, est celui de pouvoir traverser les miroirs. Cela lui permet de voyager d'une pièce à l'autre, entre différents lieux, la seule contrainte étant que ces lieux soient géographiquement assez proches l'un de l'autre. Cela lui permet aussi d'écouter ou de regarder des choses, comme une espionne.
Son autre talent est celui que j'ai mentionné plus haut à plusieurs reprises: celui de lire les objets. Avec ses mains gantés pour ne pas créer d'interférences, elle découvre le passé des objets qu'elle touche. 
La famille de Thorn n'est pas exempte de pouvoirs non plus. Très vite, Ophélie se rend compte que sa future belle-famille, aussi compliquée soit-elle, possède des dons incroyables de manipulations mentales. Autant dire que le mariage promet d'être explosif!

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis un bon moment maintenant, Les fiancés de l'hiver font régulièrement leur apparition sur Booktube ou la blogosphère. C'est un roman qui rencontre énormément de succès, et le tome 2 semble recevoir un accueil tout aussi chaleureux. En ce qui me concerne, je fais partie des gens qui sont toujours un peu sceptiques lorsqu'un livre marche aussi bien, j'ai toujours peur des effets de mode et d'être déçue. Néanmoins, après avoir reçu ce roman dans ma Kube il y a quelques mois, je me suis décidée à le lire au coeur de l'hiver pour voir ce qu'il pouvait bien donner. Et j'ai dévoré ce premier tome de La passe-miroir. J'ai eu pour ce livre un gros coup de coeur et son succès est pleinement mérité.

Dès les premières pages, j'ai été aspirée, telle Ophélie par son miroir, dans l'univers unique et incroyable de Christelle Dabos. L'originalité du livre est indéniablement l'un des (nombreux) points forts de ce roman. Le monde qu'elle y décrit est fouillé, passionnant et détaillé. Je m'y imaginais sans aucun problème et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter en terminant le roman. J'ai particulièrement aimé le concept des liseurs, qui me parle beaucoup.

En plus de son imagination, j'ai été charmée par le style de Christelle Dabos. J'ai passé un excellent moment avec sa plume qui est à la fois fluide et très poétique. Sa façon d'écrire va parfaitement bien à l'univers qu'elle dépeint et c'est vraiment un régal à lire. Je pense que je relirai sans hésitation Les fiancés de l'hiver ne serait-ce que pour retrouver son style.

L'intrigue est tout simplement captivante. Les 500 et quelques pages (en format poche) de ce roman passent à toute allure et on ne s'ennuie pas à un seul instant. Les intrigues de cour, politiques, familiales, les découvertes, les manipulations, les retournements de situation... C'est un livre extrêmement divertissant et dont la conclusion ne donne qu'une envie: me jeter sur le tome deux dès que possible!

J'ai également énormément apprécié les personnages et en particulier Ophélie, à laquelle je me suis beaucoup attachée. Je trouve qu'elle a beaucoup de qualités intéressantes, et qui me plaisent particulièrement. J'ai aimé cet étrange mélange de timidité, de détermination et de force que l'on retrouve chez elle. Sa relation avec Thorn promet une évolution qui risque d'être palpitante et j'ai aussi trouvé ce personnage intriguant. J'ai hâte de le découvrir davantage dans le tome suivant! 

En bref, Les fiancés de l'hiver a été pour moi une formidable lecture pour achever le mois de Novembre. Une véritable petite pépite qui m'a fait découvrir une auteure très prometteuse. Je comprends tout à fait le succès rencontré par ce roman, amplement mérité selon moi. Un gros, gros coup de coeur donc!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir et aussi à me partager vos impressions sur Les fiancés de l'hiver si vous avez eu l'occasion de le lire. On se retrouve très rapidement pour un nouvel article, en attendant, comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 16 avril 2015

Masse Critique Babelio: Snow Queen de Michael Cunningham.



Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui, c'est Vendredi, et je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien, et que l'approche du week-end vous réjouit. Je suis ravie de vous retrouver pour une toute nouvelle chronique. Après la Lecture Commune sur L'île des oubliés, je vous propose aujourd'hui de découvrir une nouvelle lecture que j'ai lue récemment grâce à l'une des Masses Critiques spéciales organisées par le site Babelio, dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog. Ce livre, paru il y a quelques semaines chez Belfond, s'intitule Snow Queen, et il a été écrit par le célèbre auteur américain Michael Cunningham, que je connaissais déjà pour The Hours, une réécriture très originale de Mrs Dalloway de Virginia Woolf. En vous souhaitant une bonne lecture, j'espère que cet article vous plaira :) 

La Masse Critique de Babelio, c'est quoi?
Avant de vous présenter Michael Cunningham et Snow Queen, je tenais à vous dire quelques mots sur la Masse Critique. Régulièrement (environ une fois par mois), le site communautaire Babelio propose à ses membres de recevoir un livre en échange d'une critique à poster sur leur site. Avoir un blog n'est pas une nécessité, il suffit de poster son avis directement sur la fiche du livre en question. De temps en temps, le site organise également des Masses Critiques spéciales, où seul un livre est proposé. C'était par exemple le cas pour Snow Queen. Si vous souhaitez découvrir Babelio ou le fonctionnement de la Masse Critique, je vous laisse suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera vers le site!


Quelques mots sur Michael Cunningham:
Entrons à présent dans le vif du sujet, avec une petite présentation de notre auteur du jour, Michael Cunningham. Né en 1952 à Cincinnati, dans l'Ohio, il grandit en Californie, il fait ensuite ses études à l'université Stanford, près de San Francisco, puis à l'université de l'Iowa, en se spécialisant dans la littérature. Il devient professeur, et publie ses premiers travaux dans différents magazines. Après avoir publié plusieurs romans et nouvelles, c'est en 1998 qu'il connait son premier grand succès avec The Hours, roman ré-écrivant le classique culte Mrs Dalloway de Virginia Woolf. Avec ce roman, qui fut ensuite adapté au cinéma avec Nicole Kidman et Meryl Streep, il remporte le prix Pulitzer. Depuis, il continue d'écrire. Il vit depuis plusieurs années avec son compagnon et milite contre le Sida. Je vous laisse ci-dessous le lien vers son site personnel, sur lequel vous pourrez découvrir davantage d'informations sur son travail. 


Snow Queen:
Résumé:
2004. C'est l'hiver à New York. Barrett vient une fois de plus de se faire plaquer via un simple SMS. Alors qu'il est complètement dérouté, il aperçoit une lumière étincelante qui le chamboule profondément. 
De retour chez lui, il retrouve son frère aîné, Tyler, un musicien drogué qui peine à gagner sa vie, et la fiancée de se dernier, Beth. Beth est atteinte d'un cancer qui l'affaiblit grandement et la tue à petit feu. Beth et Tyler ont prévu de se marier d'ici quelques mois.
Par la suite, le roman suit l'avancée de la vie de ses deux frères très liés l'un à l'autre... 

La relation entre deux frères:
Déjà avec The Hours, Michael Cunningham a montré son talent pour présenter plusieurs personnages, leur psychologie, leurs attentes, leur passé et leur présent. Ici, il s'attache à développer la relation entre deux frères.
D'un côté, nous avons Barrett, qui ouvre le livre. Barrett est présenté comme un homme extrêmement intelligent et cultivé, assez charismatique, et qui a un certain succès auprès des hommes. Un succès limité dans le temps, car il passe de relation en relation, à son grand désespoir. L'autre problème de Barrett, c'est que malgré ses capacités et ses études, il a du mal à trouver ce qu'il veut faire et qui il est réellement.

Tyler est l'aîné de Barrett. Physiquement, il est assez différent de son cadet, mais Michael Cunningham précise qu'il est tout de même possible de voir la ressemblance entre les deux. Tyler est musicien, il joue de la guitare, mais a du mal à percer dans ce milieu assez fermé. Lorsque le roman commence, il est d'ailleurs en pleine création artistique: il essaie de composer une chanson pour son mariage avec Beth, sa petite amie de longue date. Il est très investi dans sa relation à la jeune femme, notamment depuis que son cancer s'est déclaré, un cancer qui a chamboulé leur quotidien et leur relation. Tyler a également un penchant pour la drogue. 
Tyler et Barrett ont perdu leur mère assez tôt, alors qu'ils étaient encore des enfants, et se sont forgés depuis une relation très forte. Ils vivent ensemble, même si Beth est installée avec Tyler et partagent tout. 
Les autres personnages présentés sont tous des proches des deux frères: nous avons par exemple Beth, ou Liz, une de leurs amies, ou encore Andrew. Ils sont tous présentés dans leur relation avec les deux frères ou sous le spectre de ce qu'ils pensent de leurs amis.

Une apparition qui hante les pages:
Snow Queen. Voilà un titre assez mystérieux, et qui peut évoquer tout un tas de choses. Pour ouvrir son roman, Michael Cunningham cite d'ailleurs un extrait du conte la Reine des Neiges d'Andersen. En réalité, Snow Queen fait écho à l'apparition très particulière que Barrett, l'un de nos héros, découvre complètement par hasard. Une lumière éclatante, vraiment particulière, dont la fugacité le chamboule des pieds à la tête. 
Cette lumière, si elle n'apparait qu'une seule fois, pendant un très court instant, laisse une trace durable dans la vie de Barrett. A plusieurs reprises à travers le livre, à travers les années, on peut constater que Barrett pense encore très souvent à cette expérience unique, qu'il essaie de faire partager et de faire comprendre à ses proches. 
L'apparition (mais je peux me montrer) me fait fortement penser à la notion d'épiphanie que l'on retrouve notamment dans les écrits de James Joyce, comme dans les nouvelles Dubliners. L'épiphanie, terme à forte connotation religieuse, est pour lui un moment très particulier, provoqué par un objet, une vision, bref un moment où l'individu a une prise de conscience extrêmement forte qui change sa perception du monde ou de lui-même. Quelque part, on retrouve un peu cette thématique ici, puisque la vision de cette lumière provoque chez Barrett de nombreux questionnements...

Ce que j'en ai pensé:
C'est l'année dernière que j'ai eu l'occasion de découvrir pour la première fois Michael Cunningham, grâce à l'un de mes cours, consacré aux romans Mrs Dalloway et The Hours. Un cours que j'avais beaucoup aimé, tout comme The Hours, que j'ai trouvé spectaculaire tant au niveau de l'écriture, que de l'histoire et de la ré-écriture de l'oeuvre originale. Du coup, j'étais vraiment contente à l'idée de lire un autre roman de Michael Cunningham, histoire de voir si j'allais également apprécier ce nouveau roman. Et si Snow Queen n'a pas été un coup de coeur pour moi, j'ai été charmée par cette lecture assez particulière et que je n'oublierai pas de sitôt.

Commençons par l'intrigue. Je dois avouer qu'elle est assez surprenante, non pas dans ce que l'auteur raconte mais plutôt dans la façon dont il a choisi de la raconter. En effet, nous sautons d'événements en événements, qui se déroulent à plusieurs mois, voire même plusieurs années d'intervalles. Nous commençons en 2004, puis nous arrivons en 2006, avant d'arriver en 2008. A chaque fois, on se concentre sur une seule journée, sur quelques heures, mais à travers ce temps très court, on s'aperçoit que tout nous est dit, que quelques instants suffisent à beaucoup nous en apprendre sur les protagonistes. 

En parlant de ces protagonistes, j'ai beaucoup aimé Barrett et Tyler. Ils ont une personnalité qui me plait beaucoup, et j'ai aimé les suivre ainsi que leurs amis. J'ai particulièrement apprécié la relation qui les unit, une relation fraternelle très forte. Je trouve que Michael Cunningham est vraiment doué pour créer des personnages réalistes et intéressants. 

Le roman aborde plusieurs thématiques, dont fait partie la relation fraternelle, et la famille en général. On retrouve également en filigrane la politique, puisque certains des moments choisis se déroulent lors des élections de 2004 et de 2008. L'amour et l'amitié sont abordés, à travers la façon dont les relations des différents personnages évoluent à travers le roman. Ce que j'ai personnellement préféré dans le livre, c'est le développement du thème de la création artistique, à travers le personnage de Tyler, musicien, qui cherche les bons mots, la bonne partition pour réaliser un véritable chef d'oeuvre. 

Pour terminer, je tenais à parler de ce qui est selon moi le gros point fort du livre: le style de l'auteur. J'avais déjà adoré cet aspect dans The Hours, et j'étais vraiment heureuse de retrouver la plume de Michael Cunningham une fois de plus. Son style est très fluide, il a une écriture que je trouve très poétique et très travaillé, qui convient parfaitement à l'histoire qu'il nous raconte. Les chapitres sont courts, et j'ai vraiment eu la sensation de lire quelque chose de beau. A noter cependant quelques couacs dans la traduction (passer de Big Betty à Grosse Betty, par exemple).



En bref, la lecture de Snow Queen a été pour moi très agréable, et j'ai passé un bon moment avec ce livre qui me donne envie de poursuivre ma découverte de Michael Cunningham. Néanmoins il me manquait quand même ce petit quelque chose qui aurait transformé ce livre en coup de coeur.

Si jamais Michael Cunningham vous intéresse, je vous recommande fortement The Hours en premier lieu, ainsi que son adaptation cinématographique. Sur cette note, il est temps d'achever cette petite chronique! J'espère qu'elle vous a plu, si c'est le cas n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee Ersatz*


dimanche 30 décembre 2012

Un mois, Un thème #3: le poème.




Bonjour à tous et à toutes!

Nous voilà proche de la fin de l'année, mais ce n'est pas une raison pour chômer! Et pour cela, voici la dernière partie du rendez-vous Un mois, Un thème consacré à la neige. Après la citation et l'oeuvre d'art, je vous présente aujourd'hui un poème de Victor Hugo, tiré des Contemplations; baptisé tout simplement "Il fait froid", je trouve qu'il correspond bien au thème:




Il fait froid

L'hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée... 
Ferme ta porte à l'aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l'homme plein d'envie ;
Doute du prêtre et de l'autel ;
Mais crois à l'amour, ô ma vie !

Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l'amour, tison du foyer !
A l'amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d'inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

La haine, c'est l'hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !

Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !



Et voilà, j'espère que ce petit rendez-vous vous a plu! Personnellement, j'ai adoré y participer, et je pense renouveler l'expérience prochainement!

On se retrouve bientôt!

AnGee Ersatz*

vendredi 28 décembre 2012

Review: Les Cinq Légendes, de Peter Ramsey.



Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui, pour changer un peu de mes articles littéraires, voici une petite "review" du film les Cinq Légendes. Je suis allée voir le film cet après-midi avec ma soeur, Audrey, âgée de 9 ans, et nous avons toutes les deux adoré! Nous avons donc décidé de vous faire un petit article pour vous donner notre avis...

(Audrey et moi au cinéma!)


Rise Of The Guardians, le nouveau chef d'oeuvre de chez DreamWorks.





DreamWorks est un studio d'animation bien connu. Né à la fin des années 1990, avec le film Fourmiz, il s'est imposé comme une figure majeure dans le monde du cinéma, concurrençant même Disney, en proposant plusieurs franchises comme Madagascar, Kung Fu Panda, ou encore Shrek. Pour cette fin d'année, DreamWorks proposait son nouveau film: Rise Of Guardians, en français les Cinq Légendes. Ce film a beaucoup intrigué les critiques, en raison des images assez spectaculaires diffusées bien avant sa sortie. En France, le film a déjà attiré presque deux millions de spectateurs, et aux Etats-Unis le coût de sa production a été très largement amorti. Un beau succès pour un "film de Noel" assez particulier...



L'histoire, petit résumé:


(Jack Frost, le héros du film)


Depuis toujours notre monde est habité par des esprits, des esprits qui possèdent des capacités hors du commun, et qui amènent joie et bonheur aux enfants: parmi eux, on retrouve le Père Noel, la Fée des Dents, le Lapin de Pâques ou encore le Marchand de Sable, appelés aussi les Gardiens. Mais certains esprits sont invisibles aux yeux des enfants, malgré leurs pouvoirs: c'est le cas de Jack Frost, le héros du film, qui fait naître la neige et la glace pour de beaux hivers. Mais les croyances des enfants sont en danger: le Croque-Mitaine, lassé d'être dans l'ombre, est bien décidé à apporter sur terre la peur et les cauchemars. Les Gardiens se rassemblent pour battre cette menace, et la Lune, pour leur venir en aide, nomme un nouveau gardien, un gardien un peu inattendu: Jack Frost... Ensemble, ils devront coopérer pour vaincre Pitch, le Croque-Mitaine, et sauver les croyances des enfants.
















Des images à couper le souffle:




Pour moi, la grande force du film, ce n'est pas tant son histoire (pourtant bien réussie, qui nous replonge en enfance en trois secondes), mais les images: les Cinq Légendes est une vraie claque visuelle. On sent qu'un grand soin a été apporté à l'animation, à commencer par les personnages: chacun d'entre eux a une vraie personnalité, un vrai caractère, qui se reflète dans leur costume, dans leur présentation. J'ai particulièrement adoré Jack Frost et le Marchant de Sable, des personnages époustouflants!


Les paysages aussi sont magnifiques: rien n'a été laissé au hasard. Tout, de la neige à la nuit, est réussi. J'en ai plusieurs fois lâché mon pop-corn!

On peut se rendre un peu compte de cette beauté sur les affiches ou les trailers, mais si vous pouvez foncer au cinéma, allez-y!

Mon avis:




Les Cinq Légendes est un très beau film, qui a le mérite de dépoussiérer le classique film de Noel où le Père Noel se fait enlever, ou autres. Il nous fait replonger en enfance de façon très efficace, avec une belle histoire, qui se suit sans problème. Le film exploite assez bien la 3D, et propose des images magnifiques. C'est le genre de films dont j'attends le dvd avec impatience! Bref, allez-y!



L'avis d'Audrey:

J'ai bien aimé, j'ai adoré le Marchand de Sable et Jack Frost. L'histoire m'a vraiment plu, car il y avait de l'aventure, de l'humour, des émotions... Le film est super bien fait! J'espère qu'il y aura une suite, j'en serai très heureuse! Je le conseille à tous!


Et vous, qu'avez-vous vu dernièrement? Avez-vous vu les Cinq Légendes? J'espère que mon avis vous aura donné envie de le découvrir!

A bientôt!

AnGee Ersatz*

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jeudi 20 décembre 2012

Un mois, un thème, #2: l'Oeuvre d'Art.



Bonjour les Livroscopiens!

Le temps des cadeaux approche, mais en attendant, voici la deuxième partie du rendez-vous Un Mois, Un Thème organisé par Emma Dorian via Livraddict. Souvenez-vous: il y a 10 jours, j'ai présenté une citation sur le thème de la neige, tirée de l'oeuvre de Shakespeare. Pour cette nouvelle étape, il me faut vous présenter une oeuvre d'art.

Le choix n'était pas évident: le thème étant la neige, j'avais le choix entre de très nombreux tableaux, mais je n'étais pas inspirée. Après réflexion, je me suis dit que ce qui représentait le mieux la neige, c'était bien entendu les sculptures de glace!



Petite, j'ai fait un tas de bonhommes de neige avec mon frère, toute fière lorsqu'on arrivait à en faire plusieurs en une après-midi, avec leurs yeux faits de cailloux. Mais le bonhomme de neige n'est que la première ébauche de la sculpture de glace!

Très régulièrement, des concours sont organisés aux quatre coins du monde, et les participants s'inspirent de grands monuments, d'histoires, ou de scènes du quotidien pour réaliser des sculptures époustouflantes, mais aussi éphémères. C'est toute la beauté de ces oeuvres d'art si particulières!

Voici quelques photos, trouvées sur le net, de quelques unes de ces sculptures!





































Et pour finir, on n'oubliera pas la superbe version cinématographique dans Edward aux Mains d'Argent, de Tim Burton, dans laquelle le héros réalise de superbes sculptures...








Portez vous bien, et surtout, faîtes des beaux bonhommes de neige!!


AnGee Ersatz*

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lundi 10 décembre 2012

"Un mois, un thème" d'Emma Dorian: la Neige.





Bonjour les Livroscopiens!

Comme je vous l'avais annoncé sur Facebook, je participe pour ce mois de Décembre à un petit rendez-vous organisé par Emma Dorian, sur Livraddict et sur son blog. Ce rendez-vous, en trois temps, doit vous présenter une citation, une oeuvre d'art et une poésie autour d'un thème. Le thème du mois de Décembre est la Neige, et je vous retrouve aujourd'hui pour la première partie du rendez-vous: la citation!

Ma citation est la suivante:

"Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie."


Il s'agit d'une citation tirée de la pièce Hamlet de Shakespeare. Pour moi, cette citation, en plus d'être très belle, représente parfaitement l'image que je me fais de la neige: la neige est d'une pureté incroyable, par sa blancheur, et pendant l'hiver, l'un de mes bonheurs ultimes est de marcher dans une neige qui vient de tomber et que personne n'a encore "souillé" de ses pas. Cette citation a pour but de montrer que la calomnie, les racontars sont le lot de tous, et que même les plus innocents et purs ne peuvent y échapper. J'aime beaucoup la comparaison utilisée avec la neige et la glace, la meilleure façon de parler selon moi de l'innocence humaine.

Voilà, un petit article, n'hésitez pas à partager vos propres citations en commentaires! La prochaine étape du rendez-vous, c'est le 20 décembre!

Portez vous bien!

AnGee Ersatz*

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Si vous avez aimé...

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