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lundi 28 mai 2018

Matched trilogy d'Ally Condie.



Bonjour à tous et à toutes ! 

J’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler non pas d’un, ni même de deux, mais bien de trois livres ! En effet, j’ai, ces derniers mois, lu une trilogie à côté de laquelle j’étais complétement passée à sa parution : la trilogie Matched d’Ally Condie, traduite en française sous les titres Promise, Insoumise et Conquise. Cette trilogie, qui fait partie du genre Young Adult, est sortie alors que ce dernier était extrêmement populaire, avec les succès mondiaux de Hunger Games ou encore Divergent. C’est en me promenant dans les rayons de ma bibliothèque que je suis tombée sur ces trois tomes dont les couvertures m’ont intriguée. Et j’ai donc eu envie de partager avec vous mes impressions sur cette trilogie. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Qui est Ally Condie ?
Avant de nous plonger dans la trilogie Matched en elle-même, je vous propose de nous pencher un instant sur son autrice, Ally Condie ! Sur internet, j’ai pu apprendre quelques petites choses à son sujet. Ally Condie est une autrice américaine, née dans l’Utah, un état de l’ouest notamment connu pour sa capitale (Salt Lake City) et sa nature faite de canyons à couper le souffle. Comme beaucoup d’auteurs aujourd’hui, c’est d’abord en tant qu’English teacher (l’équivalent de nos profs de français) qu’elle démarre sa carrière. Mais, passionnée par l’écriture, elle ne résiste pas longtemps à l’idée de partager ses histoires : en 2006 parait son premier roman, le premier tome de la trilogie Yearbook. Après plusieurs ouvrages, c’est avec Matched (traduit en français sous le titre de Promise) qu’elle se fait réellement connaître : paru en 2010, ce roman connait une grande popularité et devient rapidement un bestseller, tout comme Crossed (Insoumise) et Reached (Conquise), ses successeurs. Ce succès s’étend en dehors des frontières américaines avec des traductions dans de nombreuses langues. Un projet de film est même lancé (Disney ayant acheté les droits du roman) mais pour l’instant rien n’a véritablement abouti. Depuis le succès de sa trilogie Matched, Ally Condie poursuit sa carrière d’écriture, avec une nouvelle série prévue pour l’automne 2018.
Si vous avez envie d’en apprendre davantage sur cette autrice ou de découvrir un peu plus son univers, je vous invite à visiter son site internet, en lien ci-dessous !


Matched :
Résumé :
A 17 ans, Cassia a l’habitude que toute sa vie soit régie par la Société. Depuis sa naissance, c’est la Société qui s’occupe de son éducation, de sa nourriture, de ce qu’elle peut faire ou ne pas faire. La Société gère la vie et même la mort de tous ses citoyens. Et Cassia s’apprête à vivre l’un des grands événements de sa vie : le buffet de couplage, au cours duquel la Société lui annoncera avec quel garçon il lui faudra passer sa vie. Heureusement pour elle, c’est Xander, son voisin et ami depuis toujours, qui est choisi pour être son compagnon. Par rapport à d’autres jeunes filles et garçons qui se retrouvent couplés à de parfaits étrangers, Cassia se sent chanceuse. Jusqu’à ce que Cassia noue une relation fusionnelle avec Ky, classé Aberration par la Société et donc exclu du couplage. Elle ne peut alors s’empêcher de se poser mille et une questions : et si Ky était celui avec lequel elle devait être, et non pas Xander ? Et si la Société ne fonctionnait pas correctement ? Et si les règles n’avaient aucun sens ?  

Présentation de la trilogie :
Afin de ne pas vous spoiler toute la trilogie, j’ai choisi de vous résumer uniquement le début du premier tome, Matched, traduit en français sous le titre de Promise. Cependant, voici une présentation un peu plus vaste (mais toujours sans spoiler) de l’univers de la série d’Ally Condie. 
C’est donc en 2010, 2011 et 2012 que sont sortis les trois tomes de la trilogie : Matched, Crossed et Reached, traduits respectivement en français sous les titres de Promise, Insoumise et Conquise. C’est la célèbre maison d’édition Gallimard Jeunesse qui s’est occupée en France de la parution des trois volumes. 



L’histoire de Matched se déroule dans un monde futuriste : nous n’avons pas d’indications précises sur quand et où se déroule l’intrigue, mais on peut supposer qu’il s’agit probablement des Etats-Unis dans un futur ni trop proche, ni trop lointain. Après l’effondrement de notre monde actuel, la Société a été mise en place afin d’assurer le bon fonctionnement de la vie de ses citoyens. Constituée d’un ensemble de règles strictes, la Société gère le moindre aspect de la vie personnelle et commune des habitants : par exemple, elle se charge du décès de chaque personne, à l’âge de 80 ans. L’éducation, les loisirs, la nourriture sont également pris en charge directement par la Société pour assurer un développement optimum de tout le monde. Mais est-ce qu’un tel contrôle peut vraiment permettre le bonheur ?
Les trois couvertures, que ce soit pour l’édition originale ou pour l’édition française, nous montrent une jeune femme (Cassia) d’abord prisonnière d’une bulle verte, puis sortant d’une autre bulle bleue pour enfin se tenir droite dans une bulle rouge. Ces trois couleurs n’ont pas été choisies au hasard : elles font écho à trois pilules transportées en permanence par les membres de la Société. Mais à quoi servent-elles ? Je vous laisserai le découvrir par vous-même !

Cassia, Ky & Xander :
Comme dans de nombreuses trilogies ou sagas relevant du genre Young Adult, Matched met en avant une héroïne, Cassia, qui se retrouve rapidement en proie à un autre élément commun du genre, presque cliché : le triangle amoureux.
Matched, le roman, s’ouvre pas les préparatifs pour le fameux buffet de couplage. Préparatifs qui consistent notamment dans le choix d’une robe. Le buffet permet aux filles et aux garçons de découvrir la personnage avec laquelle la Société a décidé de les coupler. Il peut s’agir d’une personne qu’ils connaissent mais aussi, dans la plupart des gars, de quelqu’un qui vit à l’autre bout de la région. C’est donc un moment particulièrement important et stressant dans la vie des adolescents, qui se suivra d’une période de rencards gérés par la Société, une fois de plus. 
Pour Cassia, le couplage se passe plutôt bien : c’est Xander, son ami de toujours, qui lui est attribué. Les deux se connaissent depuis longtemps, et semblent avoir l’un pour l’autre une affection plus qu’amicale. Xander est un garçon sérieux qui parait être le produit parfait de la Société, respectant bien les règles et les consignes de celle-ci.
Mais alors que Cassia participe à un club de randonnée, elle se rapproche de Ky : garçon plus discret voir taciturne, passionnée par l’écriture et la poésie, il se tient à l’écart des autres. Non seulement parce que c’est son caractère, mais également à cause de son statut d’aberration, hérité de ses parents, qui l’empêche de faire partie pleinement de la Société… Lequel de ces deux garçons parviendra à faire chavirer le cœur de Cassia ? La Société peut-elle vraiment dicter l’amour ?

Ce que j’ai pensé de cette trilogie :
Il y a quelques années, lorsque les romans Young Adult (ou YA) sont devenus un véritable phénomène de librairie, j’étais moi-même une « jeune adulte ». Je correspondais bien au public cible de ces duologies, trilogies et compagnie, et pourtant j’ai au final assez peu lu de YA. A l’exception des grosses licences (Hunger Games, Divergent), je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me pencher davantage sur ce phénomène, étant plongée la tête la première dans mes études qui me demandaient un tout autre genre de lecture. Maintenant que j’en ai fini avec les dissertations, les mémoires et autres partiels (depuis presque trois ans maintenant), j’ai pu varier un peu mes lectures et donc découvrir des titres à côté desquels j’étais complétement passée. La trilogie Matched en est un bon exemple. Mais qu’en ai-je pensé ? 

Au cours de la lecture d’une trilogie, on passe souvent par de nombreux états : il y a des choses qu’on aime, d’autres qu’on déteste, notre avis sur les personnages ou l’intrigue évolue… Et c’est tout à fait ce qu’il s’est passé pour moi pendant ma plongée dans l’univers d’Ally Condie. Matched est une trilogie qui comprend beaucoup de bonnes choses, des choses que j’ai trouvées agaçantes, du bien et du moins bien. Alors faisons un peu le tri dans tout cela !

Commençons par l’univers général de Matched. Que ce soit pour Hunger Games ou Divergent, deux des trilogies phares de la YA, l’univers constitue un élément extrêmement important et il est capital que le lecteur puisse bien s’y immerger. Ici, Ally Condie nous propose une société (nommée sobrement Société : et je ne pense pas que ce soit par facilité, mais justement pour créer un décalage avec le monde extérieur considéré comme non civilisé et sauvage, à l’inverse de la Société régie par des règles strictes) où tout, de la naissance à la mort, est contrôlé par un organisme supérieur. J’ai trouvé le principe plutôt intéressant, une bonne base pour un roman : l’idée d’un monde où tout est géré de A à Z, même les rapports amoureux ou notre décès, tout ce qui à priori échappe à notre pouvoir. Le premier tome présente vraiment bien cet univers avec des exemples très concrets (le banquet de couplage, les sélections/tris, le décès d’un personnage…). C’est une entrée en matière pertinente et réussie selon moi. 

En général, pour nous montrer que cet univers initial, que le héros/l’héroïne a toujours connu, est en fait bourré de défauts, il faut nous présenter un monde extérieur qui soit en conflit avec ce monde initial. C’est par exemple le cas dans une autre saga, Le labyrinthe, où Thomas et ses camarades découvrent qu’il existe un monde bien différent en dehors des murs du labyrinthe. Dans Matched, on nous introduit ce monde et la pensée alternative à la Société dans le second tome et malheureusement je n’ai pas été franchement emballée par ce que nous proposait l’autrice. J’ai eu du mal à trouver pour le Pilote et ses comparses le même intérêt que pour la Société, qui me paraissait plus précise et définie. Les enjeux ne sont peut-être pas assez poussés ou visibles. C’était un peu dommage. 

Autre point important de ce genre de roman : les personnages. Au début, je ne vous cache pas que j’ai un peu (beaucoup) grincé des dents en réalisant qu’on aurait droit au oh combien célèbre triangle amoureux : c’est vraiment un élément d’intrigue que je trouve ennuyant, même en resituant le roman dans la période de sa parution. Et c’est vrai que pour moi, ce triangle amoureux fait partie des points faibles non seulement de Matched mais de la trilogie en général. Car il n’y a pas véritablement de questionnement à avoir sur qui Cassia choisira, sa décision est très claire.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié les personnages principaux, à savoir Cassia, Ky et Xander. Au-delà du triangle amoureux, j’ai trouvé chacun des personnages attachant et intéressant. Cassia, par exemple, est une héroïne discrète, qui se laisse guider par ses sentiments : elle est proche de sa famille, un trait dans lequel je me reconnais, et elle fait preuve de détermination pour obtenir ce qu’elle veut. Xander, que je trouvais assez insipide dans le premier tome, se révèle bien plus passionnant à mesure qu’on le découvre : il n’est pas juste là pour justifier le triangle amoureux mais joue bel et bien un véritable rôle, heureusement ! Pour ce qui est de Ky, il incarne le stéréotype du garçon ténébreux et mystérieux, un caractère justifié par son passé familial trouble. Malgré ce côté un peu cliché, Ky est tout de même un héros auquel on s’attache et bien plus ambivalent, se posant beaucoup de questions. Un trio que j’ai apprécié suivre, donc !

Avant de me plonger dans Matched, je ne connaissais pas du tout Ally Condie. Cette lecture était pour moi l’occasion de la découvrir. Sans parler tout de suite de son style, j’ai trouvé positive sa démarche de créer un club d’écriture à destination des ados, club par lequel ils sont mis en relation avec des auteurs leur donnant des conseils. C’est un projet super ! Pour ce qui est de sa plume, maintenant, je n’ai rien à redire là-dessus: la trilogie est bien écrite dans l’ensemble et prend le parti de se concentrer non pas sur un seul personnage comme c’est souvent le cas, mais de nous faire découvrir les points de vue non seulement de Cassia mais aussi de Ky et Xander. C’est une idée assez sympa, avec des chapitres courts qui nous donne l’impression que l’intrigue avance assez vite. 

Pour conclure sur cet avis, voilà donc ce que je retiens de Matched : des personnages attachants et pas agaçants, un univers avec beaucoup de potentiel, une intrigue assez bien rythmée et un style plutôt agréable. Ces aspects positifs sont à nuancer par contre par des éléments d’intrigue qui manquent d’originalité, malheureusement, et le sentiment que certaines sous intrigues sont rapidement balayées sous le tapis une fois qu’on est passé à autre chose.

J’étais donc assez contente de découvrir l’univers de la trilogie Matched que j’ai dans l’ensemble beaucoup aimé. Cependant, je tiens à souligner le fait que cette trilogie a beaucoup de points communs avec beaucoup d’autres romans YA et que si vous en lisez régulièrement, vous risquez d’être un peu lassés… Mais n’hésitez pas à lui donner une chance, on ne sait jamais ! :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très rapidement pour un nouvel article dans un genre très différent, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee

dimanche 7 janvier 2018

Harry Potter & le prisonnier d'Azkaban (version illustrée par Jim Kay).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Laissez-moi commencer cet article en vous souhaitant une excellente année 2018, pleine de bonheur, de bons moments et de belles lectures ! Vous avez été nombreux à me suivre en 2017 et je vous remercie pour votre soutien qui me touche beaucoup ! J’espère que les mois à venir nous réserveront encore de belles découvertures littéraires ensemble. Et pour commencer, j’ai décidé de démarrer l’année avec le monde enchanteur d’Harry Potter de J.K Rowling : pour Noël, j’ai reçu le troisième tome des aventures du sorcier à lunettes illustré par Jim Kay et je n’ai pas attendu longtemps avant de me plonger dedans… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Petite information avant de commencer cet article : j’ai décidé de me récréer un compte Goodreads, l’ancien étant resté à l’abandon trop longtemps… Si vous souhaitez m’y ajouter et discuter lecture, n’hésitez pas à suivre me chercher (mon pseudo : thatmostpeculiarmademoiselle) !

Harry Potter sur le Livroscope :
Lorsque je commence habituellement mes chroniques, j’aime présenter un peu les auteurs et/ou les sagas dont il est question. Mais Harry Potter a très souvent eu l’occasion d’être à l’honneur sur le blog : en grande fan de J.K Rowling, j’ai en effet plus d’une fois parlé d’Harry, de Ron et d’Hermione. Jim Kay, l’illustrateur de cette nouvelle édition, a également fait quelques apparitions dans de précédentes chroniques. Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je vais donc vous laisser suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques si vous souhaitez avoir un peu plus d’informations au sujet de la saga !


Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban :
Résumé :
Après un été un peu compliqué, Harry Potter rentre en troisième année à Poudlard. Une année placée sous le signe du changement : notre jeune héros se lance dans de nouvelles matières à l’école ! Mais la sérénité est loin d’être au rendez-vous car Sirius Black, un dangereux criminel, s’est échappé d’Azkaban, la prison des sorciers. Ancien fidèle de Voldemort, il serait déterminé à retrouver Harry et à lui mettre la main dessus. Poudlard est placée sous la surveillance des Détraqueurs (des créatures terrifiantes) et l’année d’Harry sera loin, très loin d’être reposante…



Le travail de Jim Kay sur ce troisième volet :
Etant donné que j’ai déjà eu l’occasion de me pencher longuement sur Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban ainsi que sur son adaptation en film lors d’une précédente chronique, je ne vais pas m’étendre trop sur le livre et plutôt m’intéresser au travail réalisé par Jim Kay pour cette version illustrée.
Après deux premiers tomes sublimes, j’attendais beaucoup pour cette suite, déjà parce qu’il s’agit de l’un de mes romans préférés de la saga, mais aussi et surtout parce que c’est un tome où J.K Rowling introduit énormément de choses visuellement très intéressantes et qu’il me pressait de voir. 
On peut citer déjà, dans le « matériel », le Magicobus, bus magique (comme le dessin animé) qui se déplace à une allure folle, et qui sert de couverture pour ce troisième tome. De nouveaux personnages, comme la folle Mrs Trelawney ou Lupin et Black, font aussi leur apparition : j’ai d’ailleurs adoré l’illustration réalisée pour la prof de divination, très réussie !
Mais ce sont surtout les créatures magiques qui sont mises à l’honneur par Jim Kay : Lupin fait étudier plus d’une espèce étrange à ses élèves (comme les Strangulots) mais avec Hagrid en prof de Soins aux créatures magiques, on retrouve les incontournables hippogriffes. A noter encore les Détraqueurs, avec de sublimes illustrations de Patronus…
Voici quelques images de ce troisième tome pour vous montrer plus en détail le travail de Jim Kay !

Ce que j’ai pensé du livre :
Cette première chronique de 2018, placée sous le signe des sorciers de J.K Rowling, est plutôt courte en comparaison de ce que j’ai l’habitude d’écrire, non pas parce que j’ai décidé d’être moins bavarde cette année mais surtout parce que, comme j’ai déjà eu l’occasion de parler abondamment du roman lors d’une précédente chronique, j’ai choisi de ne pas trop me répéter et de ne pas trop revenir sur ce que j’ai déjà dit. Déjà séduite par le roman de J.K Rowling à la base, j’espérais qu’il sera sublimé par le travail de Jim Kay, et c’est sans surprise le cas. Ce livre est une vrai petite merveille.

Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban est considéré comme beaucoup comme un premier tournant dans la saga Harry Potter, ou du moins comme une amorce du grand chamboulement qu’est Harry Potter & la coupe de feu. Un tournant tout d’abord car Harry, Ron et Hermione quittent visiblement le monde l’enfance pour devenir des adolescents, ce qui s’en ressent au niveau de leur caractère et des thèmes abordés par J.K Rowling : ils se chamaillent bien plus, s’affirment davantage face aux professeurs… Ce passage à l’adolescence est souligné par la modification de leur éducation, avec des matières supplémentaires ajoutées à leur cursus.

C’est également un tournant en raison de l’apparition de personnages dont le rôle sera capital pour les tomes à venir : je pense bien sûr à Remus Lupin, Sirius Black et Peter Pettigrew. La fin du roman lance le début d’une série d’événements très importants pour la suite, c’est une intrigue charnière pour la saga. L’ambiance est plus sombre et ne cessera de le devenir.

Pour ce troisième tome, Jim Kay réalise un travail vraiment sublime. J’ai tout d’abord apprécié le fait qu’il prenne en compte ce changement de ton et d’ambiance dans ses illustrations. J’aime beaucoup son utilisation différentes des couleurs, par exemple. Déjà vives dans les deux précédents tomes, elles n’ont pourtant pas le même rôle ici : en effet, les couleurs vives et lumineuses dans les deux premiers romans servaient à souligner le côté enchanteur de l’univers d’Harry. Ici, les couleurs restent éclatantes mais entourées d’ombres, avec des fonds foncés, voir noirs. C’est une atmosphère plus inquiétante et mystérieuse qui ressort de ce troisième tome.

Le côté inquiétant est renforcé par quelques bonnes idées au niveau des illustrations : par exemple, le « Sinistros », dont le corps immense apparait sur plusieurs pages, ses membres enserrant le texte comme pour rappeler l’angoisse qu’il fait naître chez Harry. Jim Kay joue beaucoup sur la fluidité des capes des Détraqueurs pour dévoiler un peu les créatures, suffisamment pour nous montrer comme elles sont horribles, sans en faire trop. J’ai beaucoup aimé aussi l’illustration où les personnages rencontrent les Détraqueurs dans le train : plutôt que de mettre en avant la créature elle-même, c’est plutôt la réaction des personnages que l’on aperçoit.



Jim Kay se fait plaisir en dépeignant avec beaucoup de détails les autres créatures de ce roman : les hippogriffes ont droit par exemple à une superbe double page très colorée, que je trouve être vraiment l’une des plus belles de cette version illustrée. J’étais aussi contente de voir le Chevalier du Catogan, probablement le personnage le plus fou de ce troisième opus, avoir son heure de gloire.

Vous l’aurez compris, Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban illustré par Jim Kay est une vraie petite pépite que les fans seront ravis d’avoir dans leur bibliothèque. C’est un livre superbe : je le trouve même plus beau que ses deux prédécesseurs ! Et je n’ai qu’un hâte : que le quatrième tome sorte !

Et voilà, c’est tout pour cette première chronique de 2018, j’espère qu’elle vous plait ! N’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous, lisez beaucoup et bonne année ! :)

AnGee.

lundi 30 octobre 2017

Livroscope's Villains #6: Le prix du sang de Tanya Huff.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article Halloween ! Maintenant que j’en ai fini pour de bon avec Pennywise et ses machinations, j’ai décidé de me pencher sur un autre type de monstres, tout aussi effrayant : les vampires. Si vous connaissez le blog, vous connaissez aussi ma passion pour ces créatures nocturnes déclinées de mille façons. Je vous parle souvent de Buffy, True Blood et autres univers remplis de dents pointus et de buveurs de sang. Aujourd’hui, j’ai eu envie de me lancer dans une série que je ne connaissais que très peu ( et de nom seulement) : les Blood Books de Tanya Huff, mettant en scène l’intrépide Vicki Nelson. C’est le premier tome, Le prix du sang, que je vous invite à découvrir dans cette chronique. En espérant qu’elle vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Livroscope’s Villains, le rendez-vous Halloween :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Les vampires du Livroscope :
Vous aimez les vampires ? Et bien ça tombe bien, moi aussi ! Depuis plusieurs années je me passionne pour ces créatures qui font peur, qui fascinent et qui furent très, très à la mode il y a quelques années (la hype est un peu retombée, me semble-t-il).  Comme les vampires + moi = amour, j’ai souvent consacré des chroniques à des livres ou films les mettant en scène. Si vous avez envie de découvrir tous ces articles, j’ai créé un libellé uniquement pour ça ! Je vous laisse le raccourci en lien ci-dessous si jamais vous avez envie de plus de vampires !


Qui est Tanya Huff ?
Penchons-nous à présent sur notre autrice du jour : Tanya Huff ! Tanya Huff est une autrice canadienne née en 1957. Elle grandit entre Toronto et Ontario, se passionnant dès le plus jeune âge pour l’écriture. Son imagination débordante la pousse non seulement à coucher sur le papier ses histoires, mais aussi à poursuivre des études dans ce domaine. Tanya Huff travaille tout en menant en parallèle une carrière d’autrice. Sa bibliographie impressionnante montre qu’elle aime toucher à plusieurs genres (le policier, le surnaturel), même si la fantasy urbaine reste son genre de prédilection. Elle est connue pour plusieurs de ses sagas, dont Blood Books (cinq romans et un recueil de nouvelles) est la plus célèbre. Cette dernière a même été adaptée à la télévision (la série Blood Ties, 22 épisodes, avec Christina Cox et Kyle Schmid au casting). Tanya Huff continue toujours d’écrire.

Le prix du sang :
Résumé :
Pendant plusieurs années, Vicki Nelson a brillé dans la police canadienne. Etats de service impeccables, missions réussies haut la main, elle a gravi les échelons avec témérité et méthode. Pourtant, elle a été obligée de quitter son métier qu’elle adorait : de gros problèmes de vue l’handicapaient. Elle n’avait pas le choix : partir ou se retrouver au placard. Devenue détective privée, Vicki se retrouve au cœur d’une enquête sur une série de meurtres extrêmement dérangeants : plusieurs personnes sont en effet retrouvées vidées de leur sang. Aidée de son ancien amant et collègue Mike Celluci et de l’étrange romancier Henry Fitzroy, Vicki tente de comprendre et de découvrir qui se cache derrière ces morts atroces. Qui… Ou plutôt quoi ?

Petite présentation des personnages :
A travers cinq romans, Tanya Huff nous raconte l’histoire de Vicki Nelson, ex policière reconvertie en détective spécialisée dans le surnaturel. Comme nous serons amenés à côtoyer souvent les héros de cette série, je trouvais important de vous les présenter un peu plus en détails.

Commençons par Vicki, notre héroïne. Vicki est présentée comme une jeune femme blonde, assez sportive mais qui adore les cookies et les gâteaux apéritifs. Elle a passé de longues années dans la police et adorait son métier : il est souvent dit qu’elle était particulièrement douée dans ce qu’elle faisait et qu’elle se distinguait par son intuition et sa méthode. Cependant, sa vue s’est mise à décliner de façon dramatique. Quasiment aveugle la nuit, elle est obligée de porter des lunettes et peine à voir normalement. Autant le dire, sa carrière dans la police s’en est donc retrouvée fortement compromise. Soit on la plaçait sur un poste beaucoup moins intéressant et dans lequel elle se serait mortellement ennuyée, soit elle quittait la police. Ce qu’elle a décidé de faire. Mais elle n’a pas quitté le milieu de l’enquête pour autant : reconvertie en détective privée, elle doit se faire la main. Mais elle ne cesse de penser à la police…

Son ancien collègue, Mike Celluci, a eu du mal à accepter son départ. Non seulement parce qu’il trouvait qu’elle était une policière exceptionnelle, mais aussi parce que les deux anciens collègues entretenaient des relations plus personnelles. D’abord amis pendant plusieurs années, ils furent également amants pendant quatre ans. La flamme n’est d’ailleurs pas complètement éteinte entre eux. Mike est le policier chargé de l’enquête pour résoudre la violente série de meurtres à laquelle Vicki se retrouve elle aussi mêlée. Arriveront-ils à passer au-dessus de leurs problèmes pour le bien de l’enquête ?

Le troisième et dernier personnage important de ce roman, et que l’on retrouvera apparemment dans les tomes à venir, c’est Henry Fitzroy. Jeune romancier au physique agréable, c’est un séducteur né. Mais Henry n’est pas qu’un simple écrivain. Non, c’est également un vampire, dont l’origine (que je ne vais pas vous dévoiler) remontre à loin, très loin. Il a traversé les siècles sans que son identité ne soit compromise. Cependant, l’arrivée d’une créature meurtrière dans sa ville risque de mettre en danger toute la communauté surnaturelle dont il fait partie. Il n’a alors qu’un seul but : mettre la main sur celui qui perpètre ces crimes horribles.

Ce que j’ai pensé du livre :
C’est en me rendant récemment à la Foire du livre de Belfort (incontournable pour les amateurs de livres d’occasion : je pourrais dépenser tout mon salaire là-bas si je n’avais pas un loyer à payer) que je suis tombée sur le premier tome des aventures de Vicki Nelson. Jusqu’alors, je n’avais quasiment jamais entendu parler de cette saga, si ce n’est pour son adaptation en série télévisée, que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir. Intriguée par le résumé et encouragée par le bas prix du livre, j’ai décidé d’y jeter un œil. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’attendais absolument rien de ce roman. Et j’ai finalement été plaisamment surprise par ma lecture.

Première surprise : le style. Je ne connaissais pas du tout Tanya Huff avant de me plonger dans ce livre et je ne savais donc pas à quoi m’attendre. Au final, j’ai trouvé ce roman bien écrit. Le style est fluide, clair, ça se lit très bien et Tanya Huff sait créer du suspens pour son lecteur. J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir sa plume et je pense donc me pencher sur ses autres romans (de la saga Blood Books ou ses autres écrits) pour l’y retrouver !

Mon gros, gros coup de cœur du roman, c’est le personnage de Vicki. J’ai vraiment adoré cette héroïne et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que je la trouve très forte : elle a un petit côté badass que j’apprécie énormément, elle réfléchit beaucoup et n’a pas peur de mettre les deux pieds dans le danger. Mais elle est aussi loin d’être agaçante comme peuvent l’être les héroïnes habituelles de ce genre de roman. Son intérêt premier n’est pas ni le sexe ni ses boyfriends, mais bien le fait de résoudre son enquête. D’ailleurs, j’ai également aimé le fait que Tanya Huff se focalise sur les qualités de son héroïne plutôt que sur son physique ou sur ses relations sexuelles avec les personnages masculins du roman. C’est agréable et ça change !

Pour ce qui est des autres personnages, j’ai plutôt bien aimé Henry, ne serait-ce que pour son origine que j’ai trouvée… originale, du coup. C’est un personnage qui est aussi assez différent des vampires classiques, dans le sens où il ne se la joue pas mystérieux ou torturé. Ses rapports avec Vicki sont intéressants et je suis curieuse de voir ce que ça va donner à l’avenir ! Mike, quant à lui, est beaucoup plus secondaires, si bien que je n’ai pas vraiment d’avis sur ce personnage pour l’instant.

Que dire de l’intrigue ? Ce n’est pas l’histoire la plus originale que j’ai lue dans ma vie, mais elle est cependant divertissante et captivante. Comme je l’ai dit plus haut, Tanya Huff parvient à apporter de la tension et du suspens à son histoire, si bien que je ne me suis pas ennuyée du tout. Il y a pas mal de rebondissements et à certains moments, on se demande ce qu’il va se passer ! Je pense que c’est l’intrigue parfaite pour poser les bases de son univers et ça me donne vraiment envie de pousser un peu plus loin pour voir comment les choses évolueront !

Après ma lecture du Prix du sang, j’avais l’impression que le côté surnaturel était au final assez peu présent, mais en y réfléchissant bien je me suis rendue compte qu’on avait pas mal de choses entre les vampires, les démons, la magie… Il y a de la matière pour la suite ! 

Au final, j’ai été plutôt séduite par ce premier tome des Blood Books et j’espère me procurer rapidement la suite pour pouvoir la découvrir ! Je ressors contente de cette lecture, qui m’a fait du bien après deux gros pavés et qui me donne envie de retourner un peu plus à mes amis les vampires, délaissés dernièrement. En tout cas si vous cherchez une saga vampirique à lire, jetez-y un œil !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Je vous retrouve très vite pour un autre article Halloween qui (petit spoiler) portera aussi sur les vampires. En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 3 septembre 2017

Claymore, tome 4 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après un troisième tome riche en informations et introduisant le personnage de Teresa (qui, je le sens, va être ma nouvelle obsession pendant un moment), il est temps de nous pencher aujourd'hui sur le quatrième volet des aventures des Claymores, intitulé en français Le stigmate de la mort. Un titre qui promet de l'action et de la tension! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Claymore, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 4: Le stigmate de la mort:
Résumé:
Contre toute attente, Teresa, la plus puissante des Claymores, s'est prise d'affection pour Clare, une petite orpheline rejetée par son village après l'attaque d'un Yoma. Alors qu'elles sont attaquées par un groupe de brigands, pour protéger l'enfant, Teresa transgresse l'une des règles les plus importantes des Claymores: celle de ne pas tuer un humain. La sentence est irrévocable: elle doit être mise à mort par ses compagnes Claymores... Parviendront-elles à retrouver Teresa? Cette dernière fera-t'elle le poids? Quelles conséquences pour Clare? 

Un groupe avec des règles précises:
Après avoir vu au final assez peu de Claymores, à l'exception de Clare et de Teresa, ce nouveau tome est l'occasion d'en sortir tout un groupe. Je reviendrai un peu plus loin sur ces nouveaux personnages, mais je souhaitais tout d'abord m'intéresser de plus près aux règles qui régissent la vie des Claymores.
Dans le premier tome, déjà, on découvrait avec Clare et Raki plusieurs choses importantes: chaque Claymore est désignée par un symbole particulier, un motif que l'on retrouve sur sa tenue. Le pouvoir des Claymores est en partie Yoma, et elles peuvent utiliser cette force pour vaincre les créatures. Cependant, au bout d'un moment, le côté Yoma prend le dessus sur l'humain, et pour éviter de sévir, elles doivent donc être éliminées.
C'est une autre règle qui est ici mise en avant: celle de ne pas s'attaquer aux humains. Les Claymores ne peuvent tuer que les Yoma: si elles s'en prennent à un humain et le tuent, les conséquences sont tragiques. En effet, il faut procéder immédiatement à la mise à mort de la Claymore coupable...

De nouveaux personnages:
Suite à l'affront de Teresa, l'ordre des Claymores décide de dépêcher une équipe pour la mettre hors d'état de nuire, c'est à dire pour la tuer. Considérée comme la numéro un, Teresa est particulièrement difficile à vaincre, et c'est donc non pas une ni même deux Claymores qui sont envoyées pour tenter d'en finir avec elle, mais bien quatre.
On retrouve donc Irene, la numéro 3 de l'ordre, Sophia et Noel, mais surtout Priscilla, qui semble être la plus intéressante. En effet, malgré son jeune âge et son arrivée récente chez les Claymores, Priscilla apparait comme extrêmement puissante: elle est capable de décimer à elle seule des dizaines et des dizaines de Yoma, sans trop d'efforts, au point d'être déjà classée numéro 2. Une force qui détonne avec son attitude un peu enfantine. Mais son pouvoir suffira-t'il à vaincre Teresa?

Ce que j'ai pensé de ce tome:
Si vous avez lu ma précédente chronique sur la saga Claymore, vous vous souvenez sans doute que je me suis extasiée sur Teresa, mon personnage chouchou pour l'instant, parce qu'elle est trop classe et trop forte et trop badass et compagnie. J'étais donc impatiente de me plonger dans Le stigmate de la mort pour voir si j'allais continuer mon fangirlage. Et je peux vous le dire: oui, j'ai fangirlé. Mais alors bien comme il faut.

J'étais déjà ravie de découvrir de nouvelles Claymores. Même si, par rapport à Clare et Teresa, elles apparaissent comme un peu plus secondaires, j'ai trouvé ça intéressant d'élargir un peu notre vision de ce groupe: jusqu'à présent, on ne voyait les Claymores agir qu'en solitaire, sans synergie. C'était donc une bonne idée d'en présenter davantage ici. Priscilla me parait particulièrement intéressante.

Ensuite, j'ai trouvé le dessin de Nirohiro Yagi un peu plus fourni: on sent que dessiner les Claymores lui plait plus que de s'occuper des villageois, et on se retrouve donc avec des personnages féminins aux visages et expressions assez détaillés. C'est un élément que je tenais à mentionner, car j'ai trouvé ce tome plus beau esthétiquement que les précédents.

Toujours dans le positif, je me dois de mentionner l'intrigue: il se passe beaucoup de choses, les scènes d'action s'enchaînent à toute vitesse et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Depuis le premier tome, on garde un fort dynamisme, et il n'y a pas de temps morts. Un bon équilibre entre action et intrigue est respecté, rien à redire là-dessus!



J'ai aussi aimé l'idée qu'on se penche un peu plus sur l'organisation des Claymores, avec les rangs (même si, je l'espère, ce sera plus détaillé par la suite). On ressent bien une sorte de pression sur elles avec ce système de règles: elles ne discutent pas les ordres et font ce qu'on leur dit. Je ne sais pas si nous serons amenés à voir les hautes sphères des Claymores, mais ça m'intéresseraient. 

Bon, sinon, comme ça fait longtemps: Teresa. On en parle de Teresa? Elle est vraiment incroyablement classe. J'adore sa façon de se battre, son léger phlegme pendant la bagarre, sa force qui transpire dans toutes les cases où on la voit. C'est indéniablement mon personnage préféré, je comprends qu'elle soit la numéro 1!

Vous l'aurez compris: je suis toujours sous le charme de Claymore. Moi qui rechignais à lire des manga ces derniers temps, je me retrouve enfin à en dévorer une saga. Je ne sais pas ce que les tomes à venir nous réservent, mais pour l'instant c'est coup de coeur sur coup de coeur!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me fais toujours un plaisir de vous répondre! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Piece of Cake #10: The Amber Spyglass de Philip Pullman




Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro du Challenge Piece of Cake, dans lequel je vous propose de conclure notre parcours sur la trilogie A la croisée des mondes (His Dark Materials) de Philip Pullman. Après Northern Lights et The Subtle Knife, c'est cette fois The Amber Spyglass qui nous intéresse. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Philip Pullman, c'est qui?
Vous le savez, sur le Livroscope, on aime bien commencer nos chroniques en parlant un peu des auteurs dont nous mettons les livres en valeur. Cependant, Philip Pullman commence à être bien connu sur site, puisque je lui ai déjà consacré plusieurs chroniques (pour les deux premiers tomes deHis Dark Materials). Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je préfère donc vous laisser suivre le lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus à son sujet! :)




The Amber Spyglass:
Résumé:
C'est avec une Lyra retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, que démarre The Amber Spyglass. Maintenue dans un sommeil profond, la jeune fille rêve de Roger, son ami, qui lui demande de lui venir en aide. Pendant ce temps Will cherche sans relâche Lyra, armé de son poignard capable de fendre les voiles entre les mondes. Et lorsqu'il la retrouve, c'est une nouvelle quête qui attend nos deux jeunes héros: une quête qui les mènera vers un monde encore plus mystérieux et dangereux que ceux qu'ils ont explorés jusqu'alors, le monde des morts... 

Ce que j'ai pensé du roman:
En écrivant cette chronique sur The Amber Spyglass, je ressens une sensation un peu étrange, comme si je tournais la page d'un gros Challenge. Pourtant, il ne s'agissait que d'une trilogie, assez rapide à lire quand on est bien motivé comme moi. Mais je me rends compte que ça me manquait, sur le blog, une présentation de His Dark Materials. J'ai maintenant l'impression de combler un petit vide, d'avoir rempli un de mes objectifs. Alors, que dire de ce dernier tome de  His Dark Materials?

The Amber Spyglass constitue une très bonne conclusion de l'ensemble de la saga. En effet, Philip Pullman prend le temps de nouer chacun des fils de son histoire, de tout boucler, de façon à ce qu'il ne reste plus aucun trou dans son intrigue. On ne se sent pas sur notre faim en terminant le roman: on est triste de quitter nos héros, mais la frustration n'est pas là. C'est une fin bien... finie ^^.
Ce que j'apprécie particulièrement avec ce roman, c'est qu'on y retrouve tout ce qui faisait la force des deux premiers tomes. On y retrouve (presque) tous les personnages cultes de Philip Pullman, qu'il s'agisse de Iorek, Lord Asriel ou même des personnages un peu plus secondaires, comme Roger, le petit compagnon de Lyra dans Northern Lights. Cela permet, comme je l'ai dit un peu plus haut, de clore toutes les sous intrigues, mais aussi de garder une cohérence avec le reste de la saga.


Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai un peu eu du mal, contrairement aux deux tomes précédents, à entrer dans l'histoire. Il m'a fallu m'accrocher un peu pour voir où Philip Pullman voulait en venir, mais je n'ai pas été déçue de ma persévérance car j'ai ensuite été captivée par les aventures de Lyra et Will, et surtout par leurs voyages d'un monde à l'autre, dans des contrées très réussies. Il se passe pas mal de choses, et j'ai eu du mal à lâcher mon livre!
J'ai particulièrement apprécié toute la partie se déroulant dans le monde des morts. Les descriptions sont très réussies et il y a une atmosphère vraiment unique qui se dégage de cet endroit. C'est une métaphore assez intéressante du passage à l'âge adulte, avec les daemons qui doivent rester en arrière, symbole de l'enfance qu'on doit laisser derrière soi. Le livre aborde d'ailleurs bien cette idée que les jeunes héros se transforment et cessent d'être des enfants, tout comme les lecteurs de The Amber Spyglass.

J'en profite aussi pour souligner le travail de Philip Pullman, que j'apprécie énormément. Je pense qu'on sous-estime même un peu son oeuvre et qu'il mériterait d'être encore plus connu. Ses histoires sont à la fois originales, riches et bien écrites, His Dark Materials en étant une excellente démonstration.

Je suis contente d'avoir enfin eu l'occasion de vous parler de cette trilogie sur le blog et j'envisage de vous proposer des chroniques sur d'autres romans de l'auteur, comme les Sally Lockhart, que j'apprécie beaucoup. En tout cas, je vous encourage vivement à vous plonger dans sa bibliographie! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui et pour cette trilogie, que j'ai pris grand plaisir à vous présenter! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je vous réponds toujours avec grand plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

vendredi 26 mai 2017

La Communauté du Sud #10: Une mort certaine, Charlaine Harris.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! La fin du mois approche et mes chroniques sont un peu en retard (on ne change pas une équipe qui gagne) mais as usual j’arriverai à être dans les temps ! On se retrouve aujourd’hui pour une petite excursion du côté de nos chers amis vampires de Shreveport. Vous l’aurez compris, nous partons rendre visite à Sookie, Eric, Bill et compagnie avec le dixième tome de la saga La Communauté du Sud de Charlaine Harris. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)
Charlaine Harris, c’est qui, c’est quoi ?
Vous le savez si vous connaissez un petit peu le blog, j’ai pour habitude de toujours commencer mes chroniques par une présentation de l’auteur du jour. Cependant, Charlaine Harris est loin d’être une inconnue sur le blog puisque j’ai déjà eu l’occasion de présenter non seulement les neuf premiers tomes de La Communauté du Sud mais également certains autres de ses romans. Je vais donc éviter de me répéter et vous inviter à la place à suivre le lien ci-dessous pour retrouver mes précédents articles à son sujet !


La Communauté du Sud, tome 10 : Une mort certaine.
Résumé :
Après ses mésaventures avec les faés, Sookie a bien du mal à se remettre non seulement de ses blessures physiques, mais aussi de ses peines intérieures. Heureusement, elle peut compter sur son vampire de petit ami, Eric, pour la soutenir. Mais entre l’arrivée de Claude, son cousin, celle d’Hunter, le fils de sa défunte cousine Hadley et des problèmes avec les loups garous, elle n’en a pas fini avec les galères...

La famille au cœur de ce dixième tome :
C’est donc la dixième fois que nous retrouvons Sookie Stackhouse, la jolie serveuse du Merlotte, pour une aventure pleine de créatures surnaturelles. J’ai déjà eu l’occasion, dans mes précédents articles de vous parler en long en large et en travers des vampires, loups garous, faés et autres métamorphes qui peuplent l’univers de Charlaine Harris. Mais aujourd’hui, c’est un autre sujet qui prédomine : la famille.
Les premiers tomes nous présentaient un cercle familial assez réduit, autour de Sookie : ses parents sont morts depuis son enfance, et sa grand-mère, dont elle était très proche, disparaît rapidement dans une mort des plus violentes dans le premier roman. Ne reste plus alors que Jason, le frère un peu stupide de Sookie. Et même avec ce dernier membre de sa famille proche, les relations sont loin d’être simples : il n’est pas rare que Sookie se dispute avec Jason, un personnage qui fait souvent preuve d’égoïsme et qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.


Pourtant, les derniers tomes de la saga apportaient à notre héroïne une découverte des plus bouleversantes : sa famille est loin d’être aussi restreinte qu’elle le pensait, puisque tout un pan de son héritage (faé) lui était caché. Elle découvre alors d’autres membres de sa famille, et c’est très bien illustré dans ce tome.
Sookie partage en effet désormais sa maison avec Claude, un cousin faé, chaud comme la braise et danseur dans un night club. Elle ne l’avait jamais vraiment côtoyé jusqu’alors et apprend petit à petit à le connaître.

Elle fait également plus ample connaissance avec Hunter, le fils d’Hadley, sa cousine décédée quelques tomes plus tôt et qui était « l’humaine » de l’ancienne reine de Louisiane. Hunter est un petit garçon particulier car, comme Sookie, il possède la capacité de lire les pensées des gens. C’est une relation très intéressante qui s’installe entre eux puisque Sookie va devoir tenter de faire comprendre au petit garçon que son don peut être non seulement un don mais aussi une malédiction.
On retrouvera également les autres faés de la famille, mais c’est surtout Jason qui se montrera particulièrement présent dans ce roman, aidant sa sœur à régler des problèmes avec les loups garous de la meute d’Alcide. Un tome résolument porté sur la famille, donc !

Vampires et créateurs :
Une mort certaine se penche également à nouveau sur un thème déjà évoqué dans les tomes précédents : les vampires et leur créateur. Nous avions déjà aperçu Lorena, créatrice de Bill avec laquelle il entretenait une relation des plus... compliquées et dont le fantôme continue de planer au-dessus de l’ex amant de Sookie, mais c’est cette fois le créateur d’Eric qui fait son apparition.
Orcella, vampire très âgé (empire romain, apparemment) a donné « naissance » à Eric avant d’entretenir une relation complexe avec lui, entre pouvoir, domination et rapports sexuels. Il arrive à Shreveport accompagné d’un autre vampire qu’il a crée, Alexeï, dont l’identité véritable troublera profondément Sookie...

Ce que j’ai pensé du livre :
Un rapide petit tour sur mes anciennes chroniques autour de La Communauté du Sud vous le montrera : mes avis sur les aventures de Sookie varient souvent entre des coups de cœur et des déceptions. J’espérais passer avec Une mort certaine un aussi bon moment qu’avec Bel et bien mort, son prédécesseur, mais je dois bien avouer que malheureusement ce roman me laisse un arrière-goût plutôt... mitigé.

Histoire de vous montrer que tout n’est pas à jeter dans ce roman, commençons par quelques points positifs. Et pour commencer, nous avons les personnages. J’ai beaucoup aimé l’attitude de Sookie dans ce roman. Elle me paraît bien plus mature par rapport aux premiers tomes, et j’ai énormément apprécié les passages la mettant en scène avec Hunter. C’est très intéressant de la voir interagir avec une autre personne possédant des pouvoirs similaires aux siens, et de surcroit un enfant.

Je suis également emballée par le personnage de Jason qui fait lui aussi preuve d’une maturité assez nouvelle dans ce roman. Je dois l’avouer, j’adore le côté complétement débile de Jason, surtout dans la série, mais ça fait plaisir de le voir ainsi.

Toujours dans le positif, la relation entre Bill et Sookie amorce un virage qui me plait, celui d’un apaisement après des ruptures compliquées et des sentiments très forts. Quant à la relation Sookie/Eric, elle est assez absente de ce roman. J’espère qu’elle sera davantage exploitée dans le suivant !

Maintenant, attardons nous sur mes problèmes avec ce livre... Déjà : mais qu’est-ce qu’on se fait chier ! Excusez mon langage, mais je me suis profondément ennuyée pendant ma lecture de ce roman. J’ai tout simplement eu l’impression que Charlaine Harris nous proposait un simple « filler » et qu’elle ne savait pas vraiment quoi nous raconter.

C’est mon deuxième problème : ça va dans tous les sens et surtout ça ne va pas bien loin. On a environ 120000 débuts d’intrigue : Hunter, le créateur d’Eric, les loups garous, les manifestants... Tout ça pour un développement des plus expéditifs. J’ai particulièrement été déçue de la façon dont ce pauvre Alexeï est expédié... Il méritait une storyline plus approfondie.

En parlant d’Alexeï... Mais c’est quoi ce créateur pourri pour Eric ? Lorena était angoissante, flippante, et a sérieusement mis le bazar dans la vie de Sookie et Bill. Celui d’Eric, quant à lui, a le charisme d’un vieux chamallow ramolli au soleil. Crédibilité zéro. Godric, créateur d’Eric dans la série, avait beaucoup plus de classe...

En bref, j’ai été très déçue par ma lecture d’Une mort certaine, un roman qui manque beaucoup de souffle et qui donne vraiment l’impression de n’être qu’un filler. Je ne suis tout de même pas très loin de la fin de la saga et je sais que les bonnes surprises existent chez Charlaine Harris, alors je poursuivrai avec le prochain tome.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que cette chronique vous plait ! N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, on se retrouve très vite pour un nouvel article et en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.


Si vous avez aimé...

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