Affichage des articles dont le libellé est Stephen King. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stephen King. Afficher tous les articles

jeudi 30 novembre 2017

Charlie de Stephen King.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article ! Novembre s’achève, le froid est bel et bien. Chez certains d’entre vous, il neige déjà et les températures glaciales poussent au port de bonnets, gants et autres écharpes. Alors pour terminer le mois en beauté, je vous propose de faire monter le thermomètre de quelques degrés bienvenus avec le maitre du suspense, Stephen King. Je suis récemment tombée sur l’un de ses romans, Charlie, mettant en scène une petite fille capable de démarrer des feux impressionnants grâce à la simple force de son imagination… En espérant que cette chronique vous réchauffe un peu et vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Coucou, Stephen King !
Si vous connaissez un peu le blog, vous n’êtes pas sans savoir que je commence normalement toujours mes articles par une présentation des auteurs. Mais Stephen King n’est pas n’importe quel auteur. Non, c’est un monsieur que nous avons eu l’occasion de rencontrer de nombreuses fois au cours des pérégrinations du Livroscope : Carrie, IT ou encore Shining ont fait l’objet de chroniques sur le blog. C’est donc, en quelque sorte, un habitué des lieux. Je vais donc éviter de vous assommer en vous reparlant encore de sa vie et de son œuvre et, à la place, je vous invite à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux précédentes chroniques à son sujet !


Charlie :
Résumé :
Etudiant, Andy McGee participe, pour une petite somme d’argent, à un test gouvernemental secret pour évaluer les effets d’une drogue similaire à la LSD. Un test au cours duquel il rencontre Vicki, qu’il épousera peu après. Les deux amoureux ont gardé d’étranges séquelles de leur test : Andy, en particulier, est capable d’utiliser un pouvoir de persuasion assez incroyable qui lui permet entre autres de gagner sa vie. Mais lorsque Charlie, la petite fille du couple, se met à manifester un pouvoir de pyrokinésie (la capacité d’allumer des feux avec l’esprit), ils se retrouvent traqués par la Boîte, une branche secrète du gouvernement, prête à tout pour mettre la main sur l’enfant. Andy parviendra-t’il à sauver Charlie ?

Pour les fans de Stranger Things:
Comme à peu près tout le monde et son chien, je suis devenue, après le visionnage de Stranger Things, une grande fan de cette série Netflix, au point de préparer en ce moment une grosse série d’articles à ce sujet sur le blog (mais c’est encore en développement, donc chut !). Et pendant ma lecture de Charlie, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver, entre ce roman et la série, de nombreuses similitudes qui me poussent à penser qu’il plaira aux fans d’Eleven, Mike, Steve et les autres.
Sorti en 1980, Charlie (dont le titre original est Firestarter) a peut-être inspiré en partie Stranger Things : un simple visionnage de la série suffit à montrer l’influence que l’œuvre de Stephen King dans son ensemble a pu avoir sur celle-ci. Voici les différents éléments qui me laissent penser cela.
Tout d’abord, le personnage de Charlie me fait beaucoup penser à Eleven. Malgré leur différence d’âge (Charlie est bien plus jeune qu’Eleven), elles partagent pas mal de choses : ce sont des enfants à part, capables d’utiliser leur esprit pour accomplir des choses extraordinaires. Une capacité qui résulte dans les deux cas de manipulations menées par des branches secrètes du gouvernement américain. Elles sont plutôt solitaires, et sont très proches des figures paternelles qui les entourent (Andy dans le cas de Charlie, Jim dans celui d’Eleven). 
En parlant de Jim et Andy, Andy cherche à tout prix à protéger sa fille, comme Jim peut le faire avec Eleven, même si évidemment les circonstances ne sont pas les mêmes.
Plusieurs points de l’intrigue, notamment les tests en laboratoire, m’ont aussi beaucoup fait penser à Stranger Things.
En bref, si vous aimez Stranger Things et que vous cherchez un livre qui s’en rapproche, jetez un œil à Charlie !

Ce que j’ai pensé du livre :
Il y a un mois, pour mon gros cycle annuel sur Halloween, je vous avais parlé du célèbre roman IT de Stephen King, qui a connu un nouveau regain de popularité (si c’était possible) avec l’énorme succès de son adaptation cinématographique. Ma lecture des deux énormes pavés s’était terminée sur une note assez positive, même s’il ne s’agissait pas de mon King préféré. C’est un peu comme ça entre lui et moi : des fois, j’adore. Et des fois, j’adore moins. En tombant sur Charlie dans une boîte à livres (God bless the boites à livres), j’ai été attirée par le synopsis et je me suis vite plongée dans ce roman… Que j’ai adoré, du début à la fin.

Tout, il y a absolument tout ce que j’aime chez Stephen King dans ce roman (pour info, il s’agit d’ailleurs de l’un de ses premiers romans). Une intrigue super, des personnages au top, un très bon rythme… Voyons tout cela en détails.

Le rythme, tout d’abord : quelle réussite ! Charlie est un roman que j’ai trouvé absolument prenant au point d’avoir un mal fou à le lâcher. Stephen King a pour moi, parfois, un petit défaut qui est de faire des détours interminables dans certains de ses romans, cassant parfois le rythme de l’action, mais ici, aucun problème pour moi. Il y a un très bon équilibre entre l’action et les scènes plus « contemplatives » qui servent principalement de flashbacks ou pour étoffer les relations entre les personnages. Rien n’est superflu ici. J’ai particulièrement aimé les scènes de course-poursuite dans le premier tiers du roman, elles sont très dynamiques ! A noter aussi la bonne utilisation d’un début in medias res qui nous plonge tout de suite dans l’univers de Charlie.

Ce rythme intense s’accompagne d’une intrigue passionnante. Charlie est typiquement ce qu’on appelle un « page turner », un livre qu’on ne peut pas lâcher et dont on tourne les pages à toute vitesse. Le point de départ est déjà très bon et très bien développé. Ce que j’apprécie, c’est qu’on ne sait jamais vraiment comment les choses vont se produire. Si certains événements tombent un peu sous le sens, d’autres nous surprennent grâce à l’intelligence de Stephen King qui a choisi pour personnage principal une petite fille. Son caractère et ses pouvoirs la rendent extrêmement imprévisibles, ce qui fait que le lecteur ne sait jamais à quoi s’attendre. J’ai particulièrement aimé le début et le dernier quart du livre, les plus réussis selon moi. La fin me plait beaucoup aussi.

Parlons à présent des personnages de ce roman. Et commençons par Charlie. Alors Charlie n’est pas une petite fille comme les autres : elle n’est d’ailleurs pas très « réaliste », et pas seulement à cause de ses pouvoirs, mais aussi parce que sa façon de parler, son comportement évoquent une maturité qu’on ne retrouve pas chez les enfants de son âge. Mais justement, Charlie n’est pas une petite fille normale. Stephen King parvient à créer autour de son personnage tant de réactions différentes ! On est tour à tour touché, ému, intrigué, surpris ou même encore terrifié face à Charlie et ce qu’elle sait faire. Personnellement je m’y suis attachée, tout comme au personnage d’Andy. C’est un héros avec plusieurs dimensions et que j’ai aimé suivre. C’est drôle car en général chez King je n’aime pas ou les enfants, ou les adultes. 

Charlie s’inscrit dans la lignée des romans mettant en scène des enfants avec des dons chez Stephen King. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est quelque chose que je fais inconsciemment ou non, mais j’ai tendance à toujours choisir ce genre de romans chez lui. On peut parler de Shining, Carrie, The Dark Tower ou même dans un sens de IT. Alors si c’est une thématique que vous aimez chez Stephen King, je vous invite à y jeter un œil !

J’ai mentionné plus haut le fait que ce roman m’a fait beaucoup penser à Stranger Things, un point que je réitère ici et qui participe à mon appréciation du livre. J’adore cette série et j’ai adoré Charlie. Je ne peux que vous recommander cette lecture !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’ai pris beaucoup de plaisir à vous accompagner tout au long de ce mois de Novembre et j’ai déjà hâte de vous retrouver pour un nouvel article ! J’espère que celui-ci vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire : j’aime vous répondre ! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant commet toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

lundi 23 octobre 2017

Livroscope's Villains #5: IT, livre 2 de Stephen King.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Alors oui, je suis très, très en retard ce mois-ci mais rassurez-vous, je devrais arriver à tenir le rythme et mon planning ! J’ai seulement été très prise par la lecture de IT (je ne pensais pas que ça me prendrait autant de temps, pour être honnête) dont je vous propose de découvrir à présent le second tome. Nous avions quitté nos héros alors qu’ils se préparaient à tenter de détruire l’entité qui pourrit la vie des habitants de Derry depuis des centaines d’années. Vont-ils arriver à retrouver leurs souvenirs ? Sortiront-ils indemnes de ce nouvel affrontement ? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Livroscope’s Villains :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Stephen King, c’est qui ?
Si vous connaissez le blog, vous êtes sûrement familiers avec le fonctionnement de mes articles : j’aime les commencer en vous présentant les auteurs avant de vous parler de leur livre. Dans le cas de Stephen King, cependant, nous sommes face à quelqu’un dont j’ai déjà eu l’occasion de parler lors de précédentes chroniques. Pour une ancienne édition de mon mois Halloween, j’avais en effet lu un de ses romans les plus connus, Carrie, dont je vous avais parlé sur ce blog. Je vais donc éviter de me répéter et, à la place, je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour en découvrir plus sur le célèbre monsieur King !


IT, tome 2 :
Résumé :
Nous voilà de retour à Derry. Ben, Bill, Bev, Mike, Eddie et Richie se sont rassemblés pour tenter de vaincre, pour de bon cette fois, « ça ». Pennywise, le clown assassin, n’est pas très heureux à l’idée de voir le Club des Ratés se réunir pour comploter sa chute. Il est déterminé à mettre fin à leur petit manège. Et tandis que nos héros se remémorent les événements de leur enfance, Henry Bowers, enfermé dans un asile pendant de longues années, s’enfuit avec un seul objectif : retourner dans sa ville natale pour se venger de ceux qu’il tient pour responsable de son enfermement…

Ce que j’ai pensé de ce second tome :
Si vous allez faire un petit tour en librairie et que vous jetez un œil aux deux tomes de IT, vous vous rendrez compte qu’il s’agit de deux jolis petits pavés. J’ai l’habitude des livres énormes et je pensais donc n’en faire qu’une bouchée, mais j’étais à des années lumières de me douter du temps qu’il me faudrait pour arriver à bout de Pennywise et de ses frasques. J’avais plutôt bien aimé le premier volume et étais donc curieuse de me plonger dans la suite pour découvrir ce qu’il allait se passer. Au final, j’ai passé un bon moment avec ce roman, que j’ai même préféré au premier tome… Voici pourquoi.



Lors de ma chronique sur la première partie, j’avais mentionné le fait que je n’avais pas trouvé l’intrigue particulièrement effrayante. J’avais aussi souligné le fait que, connaissant un peu Stephen King, cela laissait présager d’une suite plus explosive. Et effectivement, c’est bel et bien le cas. Si je ne me suis pas non plus retrouvée avec une chair de poule sans pareille, j’ai cependant trouvé ce second tome bien plus angoissant et inquiétant. Les manifestations de Pennywise se font plus nombreuses et plus pressantes, plus impressionnantes aussi. On s’oriente vers un final très intense ! De nombreuses peurs sont exploitées.

Le facteur « flippette » vient aussi du personnage d’Henry Bowers, ainsi que de Patrick (ce dernier est moins présent, mais les passages le concernant sont parmi les plus glauques du roman). Henry est terrifiant et rend presque malade tant son comportement est dérangé et malsain. Ses apparitions dans le roman créent une grande tension tant pour les personnages que pour le lecteur. C’est un personnage véritablement écœurant et qui montre bien à quel point les menaces à Derry sont multiples.

Pour ce qui est des autres personnages, j’étais contente de les retrouver dans cette suite. A mesure que les souvenirs leur reviennent, nous en apprenons davantage sur eux. J’aime toujours beaucoup Richie et Ben, et comme je l’avais déjà dit pour le premier tome, Bill m’agace assez lourdement. Je suis cependant assez mitigée sur certains passages vers la fin (notamment sur ce qu’il se passe entre Bev et les garçons : difficile de vous donner des détails sans vous spoiler) qui ne me paraissent pas franchement nécessaires, mais dans l’ensemble je n’ai rien à redire.

J’avais également beaucoup parlé du système de narration que j’appréciais beaucoup dans le premier tome. C’est également ici le cas, avec une narration très dynamique : on alterne entre des phases au « présent » et au passé, avec des transitions bien gérées et fluides. Il ne faut cependant pas s’y perdre car parfois c’est si subtil qu’on ne réalise pas tout de suite qu’on a changé d’époque. En tout cas je trouve que c’est une façon très intéressante de proposer ce récit et je pense que ça joue beaucoup dans mon appréciation du roman. Un très bon point, donc !



Mon seul petit bémol, c’est la fin. Je m’attendais à un truc plus spectaculaire et plus effrayant, et j’ai aussi trouvé que l’explication derrière l’existe de IT était beaucoup trop tirée par les cheveux. Néanmoins, je me demande comment ce sera présenté dans le film à venir…

Au final, j’ai beaucoup aimé terminer IT. Ce n’est pas mon Stephen King préféré ni le roman le plus effrayant que j’ai lu dans ma vie, mais il témoigne d’une imagination unique et passionnante. C’était un livre qui me faisait envie depuis longtemps et je suis ravie d’avoir pu m’y mettre enfin !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette conclusion sur IT vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

lundi 16 octobre 2017

Livroscope's Villains #4: IT, tome 1 de Stephen King (+film de 2017).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique placée sous le signe de la peur ! Pour notre nouvelle chronique consacrée aux Villains, je vous invite à nous pencher sur un clown terrifiant que l’on a vu absolument partout ces dernières semaines : Pennywise, du film IT, inspiré des romans éponymes de Stephen King. IT a été (et est toujours) un énorme carton au cinéma et je suis non seulement allée voir le film mais j’ai aussi décidé de me plonger dans les deux tomes du roman. Pour commencer, je vous propose de découvrir le premier d’entre eux, ainsi que mon avis sur le film. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Livroscope’s Villains :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Stephen King, c’est qui ?
Si vous connaissez le blog, vous êtes sûrement familiers avec le fonctionnement de mes articles : j’aime les commencer en vous présentant les auteurs avant de vous parler de leur livre. Dans le cas de Stephen King, cependant, nous sommes face à quelqu’un dont j’ai déjà eu l’occasion de parler lors de précédentes chroniques. Pour une ancienne édition de mon mois Halloween, j’avais en effet lu un de ses romans les plus connus, Carrie, dont je vous avais parlé sur ce blog. Je vais donc éviter de me répéter et, à la place, je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour en découvrir plus sur le célèbre monsieur King !

IT, book 1 :
Résumé :
1958. La petite ville de Derry est sujette à une impressionnante vague de disparitions et décès, touchant notamment les enfants. Beverly, Stan, Bill, Richie, Mike et Eddie, jeunes adolescents, expérimentent d'étranges phénomènes (hallucinations terrifiantes) et parviennent à se débarrasser de "Ça", la créature responsable de tous ces événements. 27 ans plus tard, alors qu'ils ont tous grandi et évolué, ils se retrouvent à revenir à Derry, la menace frappant à nouveau... 

Welcome to Derry !
L'intrigue de IT se déroule en très grande partie à Derry. Derry est en apparence une petite ville américaine tout ce qu'il y a de plus banale. Des petits quartiers, des magasins, une école... Et pourtant,  Derry est loin d'être une ville sereine. Tous les 27 ans, une étrange vague de violence s'abat sur la population. Disparitions, meurtres et agressions s'enchaînent pendant des mois. Les principaux concernés: les enfants. 
Et même entre ces cycles, la violence sévit à Derry. Comment expliquer cela? Qui se cache derrière tout cela? Aucune enquête ne semble jamais pouvoir aboutir, les témoignages parlent tous d'un étrange clown apparaissant sur les scènes de crime. Mais comment un clown pourrait commettre tout cela? 



Ce que j’ai pensé de ce premier tome :
C'est après être allée au cinéma voir la nouvelle adaptation de IT que j'ai décidé de me plonger dans les romans de Stephen King. Les 800 pages du premier tome ne m'ont pas fait peur et je me suis jetée dans les aventures du Club des ratés avec beaucoup d'intérêt. Au final, j'ai plutôt bien aimé ce premier tome, même s'il ne s'agit pas de mon Stephen King préféré.

Je suis loin d'être une experte de Stephen King, n'ayant lu qu'une dizaine de ses romans (sachant qu'il en a pondu environ un milliard) mais j'ai toujours, en général, beaucoup aimé la façon dont il raconte ses histoires.
C'est aussi ici le cas avec une narration que j'ai trouvée intéressante: nous enchainons plusieurs points de vue à travers les différents personnages adultes, qui se souviennent d'épisodes de leur enfance. C'est un moyen réussi de justifier leurs retrouvailles tout en revenant sur les événements traumatisants de l'année 1958. Ainsi, il se passe pas mal de choses, et ça prépare la suite de l'intrigue.

J'ai cependant un petit problème à soulever vis à vis de la narration: j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs. Comme je l'ai mentionné plus haut, le livre fait environ 800 pages (en poche), ce qui est déjà pas mal long même si on a l'habitude des pavés comme moi. J'ai eu le sentiment que l'intrigue partait parfois dans des sous histoires pleines de détails dont on n'a pas vraiment besoin, qu'on se perdait dans des éléments pas forcément judicieux. Un peu comme si, pour aller d'un point A à un point B, on faisait tout un tas de petits détours. J'ai tout de même terminé le livre et j'ai apprécié dans l'ensemble l'histoire, mais ces longueurs me pesaient un peu.

Pour ce qui est des personnages, Stephen King parvient à nous proposer plusieurs personnages principaux et à trouver un équilibre avec chacun d'eux. J'ai la sensation qu'ils sont vraiment tous sur le même pied, qu'ils ont tous leur importance et j'ai beaucoup aimé retrouver chacun d'entre eux à travers les pages. J'ai particulièrement aimé Richie et Beverly, ainsi que Ben. En revanche, j'ai un peu moins accroché à Bill (j'ai été assez surprise d'ailleurs, je m'attendais à ce qu'il soit mon personnage favori).

Il y a non seulement un équilibre dans leur temps de narration (on passa régulièrement d'un personnage à l'autre) mais il y a aussi un bon équilibre entre ce qu'ils sont individuellement et leur façon de fonctionner en tant que groupe. Je pense que ce sera davantage exploré dans le tome suivant, et j'ai hâte de voir ce que ça donnera!

Concernant l'intrigue, à l'exception des longueurs mentionnées plus haut, je ne me suis globalement pas ennuyée. Il se passe énormément de choses dans ce livre, que ce soit en 1958 ou 27 ans plus tard, lorsque nous retrouvons le Club des Ratés. Beaucoup d'événements surprenants, variés, qui font de Derry un endroit bien inquiétant.

Cependant, je n'ai pas franchement eu très peur pendant ma lecture. Je m'attendais à avoir un peu la chair de poule, comme cela m'arrive souvent en lisant du Stephen King et pourtant je n'ai pas été globalement choquée. Peut-être parce que j'avais déjà vu le téléfilm et l'adaptation récente et que du coup une partie de l'effet de surprise n'était plus là. J'ai surtout ressenti une impression de malaise face à ce qu'il se passait. Mais comme Stephen King est doué pour les retournements de situation, le tome 2 risque peut-être de me surprendre! Ce tome sert peut-être à "builder" l'inquiétude pour ce qui reste à venir...

Au final j'ai plutôt bien aimé ce premier tome. Ce n'était pas un coup de coeur pour moi, mais j'étais ravie de retrouver la plume de Stephen King que j'aime beaucoup et j'ai hâte de me plonger dans la suite pour voir ce qu'il va se passer à Derry. En tout cas, je vous en reparle très très vite!

Quelques informations sur le film :
C'est en 1986 que Stephen King publie IT. Comme énormément de romans de l'auteur, l'oeuvre fait rapidement l'objet d'une adaptation, un téléfilm en deux parties diffusé en 1990 et devenu culte grâce à la présence de Tim Curry dans le rôle de Pennywise. 
Stephen King n'a jamais quitté la télévision ou le cinéma mais il fait depuis quelques années un retour assez fracassant sur nos écrans: Under the Dome, Carrie, ou plus récemment The Dark Tower, il est sur tous les fronts. 
Proposer une nouvelle adaptation de IT n'a pas été un projet facile, bien au contraire. L'idée de faire revivre le terrible clown Pennywise remonte à 2009 et plusieurs réalisateurs se succéderont. C'est au final l'argentin Andy Muschietti, déjà connu dans le milieu du film-qui-fait-peur pour Mama, qui se sera choisi pour réaliser IT. 
Autre grosse difficulté pour le film: caster Pennywise. De nombreux acteurs passent des castings, et c'est au final Bill Skarsgard, d'Hemlock Grove, qui est choisi. Pour le reste du casting, on retrouve Jaden Lieberher dans le rôle de Bill, Wyatt Oleff dans celui de Stan, Jeremy Ray Taylor dans celui de Ben, Sophia Lillis dans celui de Beverly, Finn Wolfhard dans celui de Richie, Chosen Jacobs dans celui de Mike et Jack Dylan Grazer dans celui d'Eddie. 
Le film est déjà un énooooorme carton non seulement aux Etats-Unis mais aussi dans le monde entier, et une suite est prévue pour 2019. 
Je vous laisse regarder la bande-annonce pour voir ce que ça donne!



Mon avis sur le long-métrage :
S'il y a bien un film dont tout le monde et son chien ont entendu parler cette année, c'est IT! Sorti dans les salles obscures en Septembre, le film a bénéficié d'une promo assez monstrueuse et s'est rapidement transformé en énorme carton. En ce qui me concerne, j'avais très, très envie de voir ce film, malgré ma peur des clowns (impossible pour moi de m'approcher d'un cirque, c'est beaucoup trop d'angoisse). Alors lorsque j'ai pu aller le voir, je n'ai pas hésité... Et j'ai été assez déçue. Mais avant de me jeter des pierres, laissez-moi vous expliquer pourquoi

Il suffit de regarder les premières minutes de IT pour se rendre compte que le film a été pensé et réalisé avec énormément de soin. C'est loin, très loin d'être un film bâclé, bien au contraire. J'ai aimé énormément d'aspects de ce long-métrage et je tiens à en parler avant de me pencher sur ce que je n'ai pas apprécié.

Le casting est déjà, dans son ensemble, très bon. J'ai en général du mal à regarder des films avec des jeunes acteurs car parfois leur jeu manque de crédibilité mais ici nous avons droit à de jeunes acteurs prometteurs et plutôt talentueux. Mes coups de coeur: Jack Dylan Grazer, qui joue Eddie, Sophia Lillis et bien sûr Fini Wolfhard de Stranger Things (une série qui mériterait son article sur le blog, à l'occasion). Quant à Bill Skarsgard, il est vraiment super. Je ne suis absolument pas objective en ce qui le concerne, mais je trouve formidable. Il est investi dans son rôle et il aurait mérité bien plus de temps à l'écran.

J'apprécie également l'effort très visible qui a été fait pour créer une vraie identité et une ambiance particulière au film. La réalisation est soignée, avec des plans judicieusement cadrés. On utilise les couleurs, l'environnement (l'eau, la forêt) et les espaces clos avec intelligence pour créer une identité assez forte. C'est montré notamment dans le nombre de références faites non seulement au roman mais aussi à l'oeuvre de Stephen King en général.  Le film est visuellement beau, et c'est un bon point.

J'en arrive à présent à un premier point qui me laisse une impression mitigée. L'intrigue. Maintenant que j'ai lu le premier tome, je peux vous dire que ce qu'il se passe dans le film est globalement assez fidèle au roman, avec tout de même des changements et des scènes coupées (ce qui est normal: adapter un livre de 800 pages de façon fidèle relève du défi). Il se passe pas mal de choses mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver le film assez ennuyant et longuet par moment. Il y avait pas mal de scènes que je trouvais ou superflues ou beaucoup trop longues.

Et ce que je trouve le plus décevant dans le film, c'est que je n'ai absolument pas eu peur du tout. Et pourtant, je suis une grosse chochotte. Les trailers m'avaient terrifiée et je ne peux pas m'empêcher de ressentir un fort malaise quand je suis à proximité de clowns. Et pourtant, IT ne m'a pas fait peur une seule fois. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela: déjà, le fait que je me trouvais dans une salle pleine à craquer avec en majeure partie des ados bruyants qui discutaient ou envoyaient des SMS. Pour se mettre dans l'ambiance, c'est moyen. Ensuite, le film joue pas mal sur la fameuse technique du jumpscare, très à la mode ces dernières années et qui ne marche pas très bien sur moi.

Deux autres points peuvent expliquer mon manque de réaction face au film: contrairement au livre, où adultes se mêlent aux enfants, le film se concentre vraiment sur les jeunes ados avec lesquels j'ai eu du mal à m'identifier. La scène finale m'a fait penser à un épisode de Scooby-Doo... Enfin, j'ai trouvé qu'il y avait un vrai problème avec le clown: on voit tout de suite qu'il est méchant. Comparé au clown du téléfilm, qui ressemble à un clown qu'on pourrait voir dans n'importe quel cirque, celui-ci est tellement travaillé dans son costume et son maquillage qu'on comprend immédiatement qu'il est méchant. Je trouve que ça enlève une grosse partie de la tension qu'on pourrait ressentir.

IT est un film bien fait et bien réalisé avec un beau casting, mais qui n'a pas réussi à me provoquer le sentiment de peur que j'attendais. J'en suis sortie un peu déçue. Je sais que beaucoup de monde a adoré ce film, donc ne vous fiez pas forcément à mon avis et n'hésitez pas à aller le voir par vous même :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Mais je n’en ai pas fini avec IT, j’ai bien l’intention de vous présenter prochainement le second tome, toujours pour ce mois Villains. J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me fais toujours un plaisir de vous répondre. On se retrouve très vite avec un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

vendredi 26 décembre 2014

Bilan de l'année 2014 #1: Janvier à Juin!




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous allez bien et que vous avez passé un bon Noël. Aujourd'hui, on se retrouve sur le blog pour un article un peu spécial, puisqu'il va s'agir de la première partie de mon bilan lecture de l'année 2014! Je n'ai pas pour habitude de faire des bilans mensuels ou hebdomadaires de mes lectures, mais je tenais tout de même à faire un petit récapitulatif de cette année de lecture, pour vous partager mes coups de coeur mais aussi mes déceptions. Je ne présente pas tout ce que je lis sur le blog, c'est donc l'occasion de vous faire découvrir d'autres petites choses que je n'ai pas pu vous présenter ces derniers mois. Commençons avec mes lectures de Janvier à Juin! Bonne lecture à tous! :)

Petite note: si vous souhaitez voir ce que je lis, je vous conseille de suivre ma page Facebook. Chaque mois, je crée un album où je poste les couvertures de mes lectures au fur et à mesure! :) 
Petite note (bis): j'ai choisi un seul coup de coeur par catégorie et par mois, afin de ne pas trop m'éparpiller!


Janvier 2014:
Nombre de livres lus: 21, dont onze romans, quatre mangas/BD/comics, deux recueils, et quatre livres "autre". 
Coup de coeur roman: Mon coup de coeur de ce premier mois de 2014 a été, sans aucun doute, Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. J'ai été très émue par ce livre assez court, bourré d'émotions. La narration est particulièrement intéressante, en plus. 
Coup de coeur BD/comics/manga: Confessions d'une glitter addict, de Diglee. Cette BD est un concentré d'humour, c'est une lecture rafraichissante. J'aime beaucoup le style de Diglee en plus :).
Coup de coeur autre catégorie: Pas de coup de coeur pour cette catégorie.
Mes déceptions: Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, que j'ai trouvé un peu brouillon. J'en attendais beaucoup plus.




Février 2014:
Nombre de livres lus: 16 livres lus, dont dix romans, trois BD/comics/mangas, et trois lectures "autre". 
Coup de coeur roman: Après avoir un peu hésité car j'ai lu plein de super trucs en Février, j'ai finalement décidé de choisir The Shining de Stephen King, que j'ai adoré savourer. Une super lecture,  inquiétante et rondement menée. 
Coup de coeur BD/comics/manga: xxxHOLiC de CLAMP. J'adorais les CLAMP petite pour Sakura Card Captor, et l'univers de xxxHOLiC est très sympa aussi!
Coup de coeur autre catégorie: Stanley Kubrick de Paul Duncan, un chouette livre pour découvrir l'oeuvre du réalisateur. Ce livre m'a aidée à préparer le cycle Kubrick, et j'ai adoré le lire. 
Mes déceptions: Pas de déception notable en Février.




Mars 2014:
Nombre de livres lus: 27, dont quatorze romans, onze BD/comics/mangas, un recueil et un essai. 
Coup de coeur roman: Une lecture improbable, surprenante et borderline, avec Psycho Killer du papa du Bourbon Kid. C'est jouissif, hilarant, bref, un vrai régal à lire et à relire. J'aime le Bourbon Kid et son oeuvre, c'est tout simplement excellent!
Coup de coeur BD/comics/manga: Difficile de choisir entre l'excellent Charly 9 de Richard Guérineau et Paradise Kiss d'Ai Yazawa. Je vais néanmoins choisir ce dernier, un manga en cinq tomes, aux dessins spectaculairement détaillés, à l'histoire chargée en émotions... J'ai été chamboulée par cette lecture. 
Coup de coeur autre catégorie: A la rencontre des Gothiques, un essai très documenté pour présenter la communauté gothique, en s'éloignant des clichés véhiculés sur ce mouvement. Enormément de références dans ce livre, tant au niveau musical que cinématographique.
Mes déceptions: Docteur Sleep de Stephen King, ce qui est d'autant plus paradoxal que The Shining est mon coup de coeur de Février... Mais cette suite s'est avérée décevante, trop longue, étrangement rythmée... Bref, pas trop convaincue...


Avril 2014:
Nombre de livres lus: 18, dont douze romans, trois BD/comics/mangas, et trois lectures "autre". 
Coup de coeur roman: J'ai hésité pendant le premier tome de Divergent de Veronica Roth et Le Grand Coeur de Jean-Christophe Rufin, mais j'ai décidé de désigner ce dernier comme Coup de Coeur d'Avril! Une superbe lecture grâce à Clélia (coeur coeur coeur), j'ai dévoré ce livre passionnant, écrit avec finesse, qui nous entraîne à la découverte de Jacques Coeur. C'était tout bonnement une lecture fascinante et que je ne regrette absolument pas.
Coup de coeur BD/comics/manga: Polina de Bastien Vivès, une BD autour de la danse et de la relation particulière entre une jeune danseuse, Polina et son mentor. Un dessin particulier, une histoire savamment racontée... Une belle découverte.
Coup de coeur autre catégorie: Divergent: Official Movie Companion. Et oui, j'arrive quand même à caser Divergent, avec le livre des coulisses du film! Un joli livre pour découvrir la conception des costumes, des décors,... Beaucoup d'illustrations et de photos, parfait pour se replonger dans l'univers du film!
Mes déceptions: La Boutique de la Seconde Chance de Michael Zadoorian. Un roman que je trouvais un peu trop prévisible à mon goût, malgré un début prometteur...


Mai 2014:
Nombre de livres lus: 22, dont onze romans, cinq BD/comics/mangas, deux recueils, et quatre lectures "autre".  
Coup de coeur roman: Difficile de choisir un livre en particulier ce mois-ci, ayant eu plusieurs bonnes surprises, mais mon choix se porte sur Les Vacances d'Hercule Poirot, d'Agatha Christie. Je suis vraiment fan de la plume de cette auteure qui sait manier le suspens et l'humour à merveille. Un régal de lecture!
Coup de coeur BD/comics/manga: Ma plus chouette lecture du mois dans ce domaine est sans nul doute Coeur de Pierre de Séverine Gauthier et Jérémie Almanza. Une histoire pleine d'émotions, joliment illustrée, que j'ai adorée découvrir. 
Coup de coeur autre catégorie: Inside HBO's Game of Thrones, de Bryan Cogman. Un superbe livre racontant la création et les dessous de la célèbre série Game of Thrones dont je suis très fan. De très belles photos et beaucoup d'explications, une mise en page soignée... Rien à redire!
Mes déceptions: One Piece (tome 1) de Eiichiro Oda. J'en attendais beaucoup plus, étant donné la réputation de cette série. 

Juin 2014:
Nombre de livres lus: 17, dont neuf romans, six comics/BD/mangas, et deux recueils/nouvelles. 
Coup de coeur roman: Allegiant (Divergent, tome 3) de Veronica Roth. Cette trilogie a dans son ensemble été un gros coup de coeur, mais ce troisième tome a été une grosse surprise, pour sa fin inattendue et dont je ne me suis pas encore remise! Veronica Roth a su éviter, selon moi, les pièges du genre comme le triangle amoureux, et nous propose une fin assez spectaculaire... La classe!
Coup de coeur BD/comics/manga: Monster (tome 1 et 2) de Naoki Urasawa. Un manga dont j'avais beaucoup entendu parler et qui est vraiment prenant! Ce manga raconte comment un choix éthique peut chambouler toute une vie. C'est passionnant, bien rythmé, plein de suspens, bref, une très bonne lecture. 
Coup de coeur autre catégorie: Doctor Who: Eleven Doctors, Eleven Stories (collectif). Un recueil de petites histoires autour des onze premières incarnations du Docteur, qui se lit vite, qui se lit bien, bref, rien à redire!
Mes déceptions: Pas de déceptions notables en Juin. 

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette première partie du Bilan vous a plu, n'hésitez pas à le faire savoir en commentaire, ainsi qu'à me laisser vos bilans si vous en avez faits! La seconde partie du Bilan arrivera début Janvier, en attendant d'autres articles arriveront très vite sur le blog. Prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*



samedi 4 octobre 2014

Hello Halloween #2: Carrie de Stephen King.



Bonjour bonjour, lecteurs Livroscopiens!

J'espère que vous allez bien et que votre week-end commence bien! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour le second article de notre mois Halloween! Après un petit détour au Salon du Vampire, je vous propose de nous pencher sur un auteur extrêmement culte, considéré comme l'un des rois de la flippe en littérature: Stephen King! J'ai commencé à me plonger dans son oeuvre assez tardivement, et j'ai lu seulement quelques-uns de ses romans. Pour cette nouvelle édition d'Halloween sur le blog, j'ai décidé de me plonger dans l'un de ses livres les plus connus, adapté plusieurs fois au cinéma: Carrie. Je sais que pour beaucoup, il n'est pas considéré comme un livre extrêmement terrifiant, mais en ce qui me concerne, j'ai longtemps eu une peur irrépressible du sang, un élément important de Carrie. Je vous souhaite une excellente lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :)


Stephen King, c'est qui? 
Commençons, si vous le voulez bien, par nous pencher un peu sur notre auteur du jour, le célèbre Stephen King! Depuis des années, il cartonne en librairies, et certains de ses livres sont devenus cultes. Je l'ai déjà présenté à plusieurs reprises sur le blog, puisque j'ai présenté Shining, ou encore Doctor Sleep. Si vous avez envie d'en savoir plus sur lui et sur ses romans, je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux différents articles à son sujet!



Carrie:
Résumé:
L'histoire se déroule à la fin des années 70. Carrie White est une adolescente qui va au lycée, comme beaucoup d'autres jeunes filles, mais sa vie est loin d'être banale. En effet, elle est élevée par une mère célibataire du nom de Margaret, fanatique religieuse qui cherche à l'empêcher d'avoir de contacts avec le monde extérieur et qui se montre très violente parfois. Cependant, les souffrances de Carrie ne s'arrêtent pas à la sphère familiale: la jeune fille est également le souffre-douleur de ses camarades d'école qui sont capables d'une grande cruauté. C'est une adolescente qui souffre, qui voudrait être comme les autres, perdue face à l'adolescence et la violence. Mais Carrie a aussi des pouvoirs psychiques qui pourraient lui venir en aide...

Une relation mère-fille compliquée:
Jusqu'à présent, je n'ai pas lu que quelques romans de Stephen King, mais dans ceux que j'ai lus (Under The Dome ou Shining, par exemple) j'ai pu constater qu'il y avait des points communs: une impression de huis clos, et une importance particulière accordée aux relations familiales. C'est également le cas dans Carrie
Dans Carrie, on retrouve ces deux éléments, liés de façon étroite, puisque le huis clos dans lequel Carrie est enfermée, c'est celui que la maison familiale. Comme le montre l'histoire ainsi que les témoignages qui en font partie, Carrie a été depuis toujours une petite fille isolée, confinée dans la maison où elle vit seule avec sa mère. Elle n'a pas connue son père, décédé avant sa naissance, et sa mère fait tout pour éviter le moindre contact avec l'extérieur: Carrie est obligée d'aller à l'école, évidemment, mais à part cela sa mère lui interdit la moindre sortie. 
En raison de ce confinement, Carrie entretient avec sa mère une relation très particulière. Le lecteur comprend dès les premières pages que Margaret White est un personnage assez particulier: cette femme est une fanatique religieuse, qui semble consacrer toute sa vie à sa foi, et qui porte sur le monde un regard chargé de haine. Pour elle, le monde regorge de tentations, les autres adolescents sont de très mauvais exemples et elle voit le mal partout. Chaque fois que Carrie agit contre sa volonté ou rapporte le mal dans la maison, elle réagit de façon extrêmement violente, hurlant et insultant sa fille de tous les noms possibles. 



Et l'une des sources de perversion pour Margaret, si ce n'est LA source, c'est le sexe. L'acte sexuel est pour elle un acte dégradant, sale, contre nature. Les changements du corps qui arrivent obligatoirement à l'adolescence sont décrits comme des témoins de la perversion, les seins, les règles reflètent une personnalité tentatrice. Le roman s'ouvre d'ailleurs sur une Carrie horrifiée qui a pour la première fois ses règles, dont elle ignorait l'existence...
Le résultat, c'est que Carrie a une relation très compliquée avec sa mère, une relation à base de domination, de foi fanatique, et de volonté d'émancipation de la part de Carrie. 


L'univers impitoyable de l'école:
J'ai mentionné plus haut le côté "huis clos" du livre, puisque le personnage de Carrie passe la plus grande partie de sa vie confinée chez elle. Néanmoins, il y a un autre lieu où elle peut se rendre: l'école. Mais l'école est également pour elle un lieu de souffrance, puisqu'elle est l'objet de moqueries et d'actes cruels de la part de ses camarades, notamment de la part des autres filles.
Le roman s'ouvre à l'école, après un cours de sport, et tout de suite on comprend qu'il y a un vrai décalage entre Carrie et ses camarades de classe. Elles semblent toutes être plus proches de l'âge adulte que de l'enfance, contrairement à Carrie, avec des atouts féminins développés, une attitude et une connaissance des relations amoureuses plus développées. 
A l'inverse, Carrie est le vilain petit canard, avec un visage et un corps pas très gracieux, une démarche un peu lourde, et elle inspire au mieux de la pitié, et au pire une haine qui se retranscrit en acte assez cruel, comme au début du roman. 
Ces deux attitudes envers Carrie sont représentées par deux personnages différents. D'un côté, nous avons Chris Hargensen: Chris est le stéréotype de la fille à papa qui n'a pas l'habitude qu'on lui dise non et qui se comporte comme si le monde lui appartenait et fonctionnait selon ses règles. Elle traite Carrie comme une inférieure et ne supporte pas d'être remise en cause. De l'autre, il y a Sue Snell. Sue est au départ une ami de Chris mais son attitude finit par évoluer et elle se rend compte de la cruauté des actes de Chris. Elle prend Carrie en pitié et cherche à s'amender. 
On peut également noter la présence de Mme Desjardin, la professeur de sport, qui est la première à vraiment s'inquiéter pour notre héroïne...

Les adaptations de Carrie:
Grâce à ses univers très particuliers et sa popularité, Stephen King est l'un des auteurs les plus adaptés au cinéma et à la télévision, et ce depuis les premières années de sa carrière. Carrie a eu droit, depuis sa publication en 1974, a plusieurs adaptations. 



La toute première (et également la plus connue) a été réalisée assez rapidement après la sortie du livre, en 1976. Il s'agit du film de Brian de Palma, réalisateur extrêmement célèbre pour son travail sur Scarface ou les Incorruptibles. Au casting, on retrouve dans le rôle titre Sissy Spacek; Piper Laurie interprète Margaret, Amy Irving joue Sue Snell, et John Travolta, encore peu connu à l'époque, joue Billy Nolan. Le film fut un vrai succès commercial, rapportant près de 34 millions pour un budget inférieur à 2 millions, mais aussi critique. Je vous laisse ici la bande-annonce du film.



Après des adaptations au théâtre et à la télévision, Carrie revient au cinéma en 2013, avec un remake signé Kimberly Peirce. Les rôles principaux sont tenus par Chloë Moretz et Julianne Moore. Le film se veut inscrit dans un univers plus moderne que le livre, se déroulant dans les années 70: l'introduction de la technologie et des téléphones portables est par exemple mise en avant. Comme son prédécesseur, le film fut un succès commercial (84 millions de dollars de recettes pour un budget de 30 millions) mais les critiques furent plus mitigées. Voici la bande-annonce de ce cru 2013.



N'ayant pas encore eu l'occasion de voir les films, je ne peux malheureusement pas vous donner mon avis personnel dessus. Si vous les avez vus, n'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire!

Ce que j'ai pensé du livre:
Stephen King et moi, c'est une histoire assez récente. Même si je connaissais depuis longtemps la réputation du maître (ma mère est très fan de Stephen King), j'ai longtemps hésité à me plonger dans son oeuvre, car je la trouvais si conséquente que je ne savais pas par où commencer (et aussi parce que j'ai tendance à être une trouillarde parfois). Depuis deux ans maintenant, je me suis attaquée à Stephen King, j'ai lu cinq de ses livres, et je dois dire que mes impressions varient du coup de coeur à la grosse déception. J'ai emprunté Carrie car il me tentait depuis longtemps: je connaissais son histoire, ses thématiques (la religion, la télékinésie, l'adolescence) m'intriguaient... Et après ma lecture, je dois dire que ce livre me réconcilie un peu plus avec Stephen King, car j'ai adoré Carrie!



Commençons par l'histoire. Je connaissais l'histoire dans son ensemble, pour en avoir beaucoup entendu parler, donc je n'ai pas eu de grosses surprises. L'histoire est bien racontée, il se passe pas mal de choses et le livre est assez court: Carrie se lit très vite, et on a l'impression que les événements s'enchaînent à une vitesse folle! Je n'ai pas réussi à lâcher le livre et l'ai dévoré en quelques heures, une nuit sous mon plaid, bref, le bonheur. J'ai souvent reproché à Stephen King de parfois faire des longueurs dans ses romans, mais ici ce n'est pas le cas. A noter aussi l'idée d'utiliser des sortes de témoignages sous la forme d'extraits d'articles de journaux ou d'interviews, idée qui donne un côté un peu plus réaliste à l'histoire. J'ai aimé la montée en puissance des événements avec le final explosif.

En ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup aimé l'héroïne, Carrie. Je la trouve assez touchante, mais en ce fait c'est surtout l'attitude que les autres personnages ont envers elle qui la rend touchante. On la prend en pitié, on la plaint, on souffre pour elle aussi. Sue m'a aussi beaucoup plu, et j'ai trouvé Margaret, la mère de Carrie, absolument terrifiante. Dans l'ensemble, les personnages sont assez extrêmes (la mère fanatique religieuse, Carrie la victime aux pouvoirs psychiques, Chris la vipère insupportable) et ça contribue à l'intérêt de l'histoire.

Ensuite, j'aime chez Stephen King le fait qu'il développe toujours différentes thématiques autour d'une seule histoire. Même si Carrie est un roman assez court, on trouve énormément de thématiques abordées: j'ai mentionné plus haut la relation mère-fille, la sexualité, le harcèlement scolaire, la religion, mais on peut aussi citer la question de la normalité, du surnaturel, du sang, de la vengeance... 



Maintenant en ce qui concerne le côté "effrayant" du livre, je confirme: Carrie n'est pas le livre le plus terrifiant du monde, mais il est cependant violent et choquant, notamment au niveau émotionnel. Ce que Carrie vit est traumatisant, que ce soit auprès de sa mère ou à l'école. Toute personne qui aura vécu quelque chose de similaire ou d'approchant comprendra sa souffrance. Le final est également assez terrifiant, d'un certain point de vue!

Au final, Carrie m'a fait passer un excellent moment de lecture. Je n'ai pas réussi à en décrocher, et ce livre me donne envie de poursuivre ma découverte de Stephen King. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cet article vous a plu! N'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, et aussi à me laisser vos avis sur le livre ou les films, je me fais un plaisir de lire vos commentaires! On se retrouve d'ici quelques jours, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



Si vous avez aimé...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...