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lundi 30 octobre 2017

Livroscope's Villains #8: Petite sélection Jack the Ripper.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article Halloween dans lequel je vous propose quelque chose d’un peu différent. Jusqu’à présent, je vous ai parlé uniquement de fictions, de personnages imaginaires et d’univers plus ou moins fantasy. Aujourd’hui, j’ai envie de m’attaquer à une figure historique et effrayante : Jack the Ripper, connu en français sous le nom de Jack l’Eventreur. Ce terrible serial killer qui a sévi en 1888 à Whitechapel reste encore à ce jour l’un des mystères les plus intriguants de l’histoire. Lorsque j’avais travaillé sur mon mémoire consacré entre autres à la criminalité victorienne, je m’étais rendue compte que l’affaire de Jack l’Eventreur avait et continue toujours de nourrir l’imagination d’auteurs et artistes. Films, séries, romans et autres supports de fiction : des dizaines et des dizaines d’œuvres sont consacrées ou parlent de Jack l’Eventreur. Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ce cas et aimeraient voir comment cette histoire a pu inspirer divers artistes, je vous invite à poursuivre votre lecture :)

Livroscope’s Villains :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Jack the Ripper, c’est qui ? C’est quoi ?
Même si vous n’êtes pas experts en histoire victorienne, je suis sûre que le nom de Jack the Ripper éveille en vous de nombreuses images. Il s’agit d’une des affaires non résolues les plus célèbres de l’histoire, et encore aujourd’hui on tente de la résoudre et de découvrir l’identité se cachant derrière ce surnom. Je ne vais pas vous détailler tout le déroulé de ce cas, mais voici les informations les plus importantes : en 1888, plusieurs prostituées travaillant dans le quartier plutôt mal famé de Whitechapel sont assassinées en l’espace de quelques semaines. Des meurtres d’une violence incroyables, accompagnées de mutilations effrayantes et sans précédent. Le presse s’empare du phénomène, on cherche désespérément l’identité de l’homme commettant ces actes horribles. De nombreux suspects sont évoqués, mais jamais l’affaire ne sera résolue. Jack l’Eventreur est aujourd’hui un personnage qui a franchi la frontière entre le réel et la fiction, nourrissant nombre de romans et films. Si vous souhaitez en savoir plus sur Jack l’Eventreur, je vous invite à regarder la vidéo de Linksthesun à ce sujet. Elle date un peu mais elle résume bien les faits (attention, à réserver à un public averti).

Petite sélection :
Si on se penche sur les œuvres avec Jack l’Eventreur, il est difficile de ne garder que quelques films ou livres à son sujet tellement ils sont nombreux. Pour ma sélection, j’ai privilégié deux critères : tout d’abord, la facilité pour trouver les œuvres en question. Certaines nouvelles ou histoires le mettant en scène sont très vieilles (la fascination pour ce serial killer remonte à la fin du 19ème siècle) et ne sont donc pas forcément simples à trouver. Ensuite, j’ai essayé de vous proposer un peu de tout : du roman, du cinéma, du manga, de la série… Histoire de varier un peu les supports ! N’hésitez pas à me laisser d’autres suggestions dans les commentaires, et j’en profite aussi pour préciser que cet article n’a aucunement pour but de « glorifier » Jack l’Eventreur, dont les actes sont absolument horribles, mais de plutôt s’intéresser à la façon dont il est représenté dans la fiction.

Anno Dracula :
Pour démarrer ce petit pêle-mêle, j’ai choisi de vous parler d’un de mes romans préférés : le premier tome de la saga Anno Dracula de Kim Newman. J’y avais déjà consacré une chronique, mais pour ceux qui n’auraient pas envie ou le temps de la lire, voici l’intrigue : en 1888, les vampires vivent au grand jour et Dracula est très proche de la reine Victoria. L’histoire mélange de nombreux univers fictifs et réels, vampires et personnalités historiques sur fond d’enquête policière. En effet, une série de crimes affreux sur des prostituées terrifie la population londonienne. Qui se cache derrière tout ça ?
Je recommande ce roman non seulement en raison de la richesse de l’imaginaire de Kim Newman conjuguée à sa plume fantastique, mais aussi pour la façon très habile qu’il a de conjuguer fictif et Histoire avec un grand H. Si vous connaissez les faits autour de Jack l’Eventreur, sa façon de réinterpréter les faits est vraiment intéressante.
A conseiller aux fans : du 19ème siècle, des petits pavés, des mélanges surprenants.

Black Butler :
Passons maintenant à un autre univers que j’aime beaucoup: les manga. Et oui, même le Japon est intrigué par Jack l’Eventreur, comme le montre le second tome du très célèbre manga Black Butler. Cette série, très populaire, raconte les histoires de Ciel Phantomhive, noble orphelin britannique toujours flanqué de Sebastian, son étrange majordome. Ensemble, ils travaillent à résoudre des problèmes que la reine Victoria ne souhaite pas voir ébruités. Dans le second volet de ses aventures, donc, Ciel se retrouve à devoir enquêter sur une série de meurtres de prostituées. En plus du très beau travail visuel de Yana Toboso, le mangaka de Black Butler, c’est l’originalité de l’identité du tueur qui rend ce manga particulièrement intéressant. Et si vous n’avez pas envie de vous lancer dans une série de manga à rallonge, il ne s’agit que du second tome, vous pouvez vous arrêter ensuite si vous le souhaitez ! Mais il faut le savoir, cet univers risque de vous captiver…
A conseiller aux fans : de manga et d’ambiance noire.

From Hell :
Nous allons à présent combiner deux supports différents pour notre troisième choix : le cinéma et les comics. Dans une précédente chronique, je vous avais parlé du film From Hell, sorti en 2001, réalisé par les frères Hughes et qui mettait notamment en scène Johnny Depp. Ce film est basé sur un comics du célèbre Alan Moore, connu aussi pour Watchmen. C’est donc les deux que je vous conseille. C’est un angle plus réalise qui nous est cette fois proposé, si on compare à Black Butler et Anno Dracula : on retrouve Abberline, véritable inspecteur de Scotland Yard qui fut chargé d’enquêter sur les crimes. L’intrigue se focalise aussi sur certaines théories véritables évoquées à l’époque et bien après les meurtres pour tenter de trouver l’identité de Jack l’Eventreur. Deux œuvres intéressantes et que je vous conseille !
A conseiller aux fans : de l’univers sombre d’Alan Moore, de Johnny Depp et de films à suspens.

Whitechapel :
Ne laissons pas les séries télévisées de côté ! Ces dernières années, deux d’entre elles ont proposé des intrigues tournant autour de Jack l’Eventreur : Ripper Street (rien que le nom suffit à faire comprendre quel sera le sujet), que je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de voir, et Whitechapel. Whitechapel, série en quatre saisons par la chaîne britannique ITV, se déroule dans le quartier du même nom : Joseph Chandler, joué par Rupert Penry-Jones, se retrouve à rejoindre la branche de Scotland Yard qui y est située. Avec une équipe pas forcément ravie de travailler avec lui, il va devoir tenter de résoudre une bien mystérieuse affaire. En effet, quelqu’un s’amuse à reproduire les meurtres de Jack l’Eventreur… Une version moderne, avec un très bon casting et très prenante. 
A conseiller aux fans : de Sherlock, de séries britanniques et de séries policières.



Sherlock Holmes en veux-tu, en voilà :
Il me paraissait compliqué de ne pas évoquer dans cet article cette grande figure littéraire qu’est Sherlock Holmes : très populaire à la période des crimes de Jack l’Eventreur, il a su traverser les décennies en se modernisant et en inspirant sans cesse de nouvelles générations. Ce n’est donc pas une grande surprise que de retrouver une GROSSE quantité d’œuvres associant les deux personnages. Sherlock représentant le meilleur détective au monde, qui de mieux placé pour découvrir l’identité de Jack l’Eventreur ? Jeu (Mr. Jack), film (Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur) ou encore roman (Duel en enfer), il y a du choix ! Je vous invite donc à farfouiller pour trouver ce qui vous plaira le plus !
A conseiller aux fans : du célèbre détective d’Arthur Conan Doyle.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique un peu particulière vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee. 

mardi 3 octobre 2017

Livroscope's Villains #1: Moriarty de Kim Newman.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Vous savez ce qui me rend heureuse ? Le fait que nous sommes enfin en Octobre et que nous allons donc pouvoir nous attaquer à ce que je préfère dans l’année : le mois Halloween ! Pour cette nouvelle édition, j’ai choisi de me focaliser sur un thème en particulier (un peu comme j’ai déjà pu le faire par le passé avec des numéros sur les vampires ou les sorcières). Et le thème de cette année sera les méchants, ou « villains » en anglais. Pendant un mois, nous nous pencherons sur le mal, la méchanceté, ceux qui conçoivent des plans machiavéliques grâce à leur intelligence sans pareille. Pour commencer, quoi de mieux qu’un méchant iconique : le célèbre Professeur Moriarty, ennemi juré de notre cher Sherlock Holmes ? J’ai récemment lu le roman Moriarty de Kim Newman, que je vous propose de découvrir aujourd’hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Le Livroscope’s Villains, rendez-vous Halloween !
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Kim Newman, c’est qui ?
Vous le savez sûrement si vous avez l’habitude de suivre mes chroniques, j’aime commencer mes articles en présentant les auteurs du jour. Cependant, dans le cas de Kim Newman, nous ne sommes pas face à un inconnu mais bien à quelqu’un que nous connaissons déjà. En effet, j’ai déjà eu l’occasion de parler de lui lors d’un challenge portant sur les vampires auquel j’avais participé il y a quelques années : j’avais lu son célèbre roman Anno Dracula, un de mes coups de cœur encore à ce jour. Je vais donc éviter de me répéter et, à la place, je vous invite à aller consulter l’article que je lui avais consacré en suivant le lien ci-dessous !


Moriarty :
Résumé :
De retour de l’étranger après une périlleuse mission de chasse au cours de laquelle il a failli perdre la vie, le colonel Sebastian Moran tente de reprendre du poil de la bête à Londres. Une vieille connaissance le met en contact avec le tristement célèbre Professeur James Moriarty. Moriarty contrôle toute la puissante industrie du crime dans la capitale et ses environs et se distingue par son esprit incroyablement génial et calculateur. Terriblement intelligent, il va faire de Moran son bras droit. Ce dernier livre ici le récit de nombreuses aventures au cours desquelles il a assisté le professeur : vengeance, profit, ou juste pour prouver son génie, toutes les opportunités sont bonnes pour Moriarty…

Ce que j’ai pensé du livre :
A la sortie de Moriarty en librairies, j’étais très excitée à l’idée de me plonger dans ce roman et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord car, comme vous le savez, je suis une vraie fan de Sherlock Holmes. Tout ce qui touche donc à l’univers du héros d’Arthur Conan Doyle attire mon attention et il fréquent que je me lance dans la lecture de pastiches, hommages et autres livres à son sujet. Ensuite, j’ai avec les années développé une admiration pour Kim Newman, dont j’adore le style et l’imagination. La combinaison des deux me paraissait donc très prometteuse ! Alors lorsque j’ai pu enfin mettre la main sur le livre, je me suis embarquée confiante dans l’aventure pour un résultat… mitigé.

Tout n’est pas à jeter dans ce livre, je tiens à le préciser tout de suite. On y retrouve d’abord la célèbre imagination de Kim Newman, que j’appréciais déjà dans sa saga Anno Dracula. Même en partant de quelque chose de très connu (Dracula ou ici Sherlock Holmes), il parvient à réinventer tout un univers original et délirant. Ce n’est pas de la réécriture dans le sens classique du terme : s’il y a énormément d’influences holmésiennes dans ce roman, il va cependant plus loin et propose donc un Moriarty sauce Newman. 

Les amateurs de Sherlock Holmes se feront une joie de relever les multiples références à l’univers d’Arthur Conan Doyle. Titres des intrigues, personnages présents, éléments des histoires… Tout y passe ! Alors si vous êtes un fan du détective, ce livre risque de fortement vous intéresser, ne serait-ce que pour figurer dans votre collection ! Malheureusement pour moi, ces deux éléments n’ont pas été suffisants pour moi pour faire de cette lecture un vrai bon moment.

En lisant les premières pages, j’ai tout de suite senti que j’allais avoir un problème majeur pendant ma lecture : le style. Pourtant, comme je l’ai déjà dit, j’adore Kim Newman, je trouve qu’il écrit très bien et qu’il sait raconter des histoires parfaitement bien. Cependant, ici, les intrigues sont racontées par Sebastian Moran, présenté comme l’acolyte de Moriarty. Et pour donner vie à son narrateur, Newman utilise un ton et un vocabulaire assez particulier que je trouve trop décalé. On peut aimer, bien évidemment, mais dans mon cas j’ai été plus déroutée qu’autre chose, et pas dans le bon sens du terme. J’ai eu énormément de mal à accrocher au livre en partie à cause de cela.

J’ai aussi eu beaucoup de mal avec des éléments que j’ai trouvés plutôt « discordants » par rapport au caractère de Moriarty. Dans l’ensemble, j’ai assez bien aimé le personnage et sa façon de concevoir des plans, le fait qu’il soit très minutieux et aille toujours plus loin, mais j’ai été assez étonnée par certains points qui détonnent de l’image que j’avais de lui. Par exemple, le fait que Moriarty gère un réseau de prostitution ne me choque pas spécialement, c’est cohérent avec l’idée qu’il gère le crime londonien sous tous ses angles. En revanche, le fait que l’entrée de son bureau soit un bordel ou que des demoiselles viennent lui apporter du thé à poil, ça me parait trop… Too much. J’en sortais presque de l’intrigue tellement je trouvais ça trop gros.

En parlant des personnages, dieu que je n’ai pas aimé Sebastian Moran… Je l’ai trouvé ennuyant au possible. C’est un personnage très redondant, qu’on peut résumer à deux mots : la chasse. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où la chasse est mentionnée. Là où Watson servait principalement à sublimer le personnage de Holmes en nous narrant ses histoires, Moran est ici tellement présent que Moriarty passe souvent au second plan. Ce qui est dommage : si je lis Moriarty, c’est pour y trouver, justement, Moriarty… 

Le livre contient de nombreuses histoires, qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Il y a à boire et à manger. Certaines intrigues sont plutôt originales, comme lorsque Moriarty cherche à se venger de l’un de ses anciens disciples en lui faisant croire à l’existence de la vie sur Mars, ou celle mettant en scène la célèbre Irène Adler. Je pense qu’il s’agit de mes deux intrigues préférées, avec peut-être la « parodie » du chien des Baskervilles. En revanche, j’ai eu du mal avec les autres histoires, que je trouvais principalement longues et mal rythmées. Prendre une nouvelle de dix ou quinze pages et la transformer en une histoire de cinquante, ça implique de modifier et rajouter pas mal de choses, et j’ai malheureusement trouvé que ce n’était pas toujours réussi.

Au final, j’ai été assez déçue par ma lecture de Moriarty. Je m’attendais à quelque chose de très différent et aussi de nettement meilleur de la part de Kim Newman. Je suis assez sévère avec le livre, mais je le répète : tout n’est pas à jeter dans ce roman, il y a tout de même des points intéressants et de bonnes idées. Et ce n’est pas parce qu’il m’a déplu qu’il ne faut pas le lire : il risque de peut-être vous séduire plus que moi ! :)

Et voilà, c’est tout pour ce premier numéro du Livroscope’s Villains ! J’espère que cette thématique d’Octobre vous plaira et que vous avez apprécié cette chronique, n’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

samedi 26 août 2017

The Sherlockian de Graham Moore.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous parler d'un de mes amis de longue date mais qui n'avait pas fait d'apparition sur le blog depuis un petit moment: Sherlock Holmes! Le héros de mon mémoire de recherche a récemment été le centre de l'une de mes lectures, que j'ai eu envie de vous présenter. Il s'agit du roman The Sherlockian, traduit en français sous le titre de 221B Baker Street. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Sherlock Holmes, le chouchou du village:
Aaaaah, Sherlock Holmes. Le héros le plus connu du monde, le détective le plus célèbre de la planète. Ici, sur le Livroscope, on le connait bien: déjà parce que, comme mentionné plus haut, c'était mon sujet de mémoire (j'ai donc passé un an et demi avec lui tous les jours), mais surtout parce que j'ai souvent parlé de lui ici. Je ne vais donc pas vous refaire l'historique de son papa, Arthur Conan Doyle, ni vous re-expliquer qui il est, mais je vous laisse plutôt suivre le lien ci-dessous qui vous mènera à toutes mes précédentes chroniques le concernant!


Mais qui est Graham Moore?
The Sherlockian, traduit en français sous le titre plutôt générique de 221B Baker Street, est le premier roman de Graham Moore, paru en 2010. Né à Chicago, Graham Moore possède plusieurs cordes à son arc: il est écrivain, tout d'abord. Après son premier ouvrage, traduit dans de nombreuses langues, il a sorti un second roman, intitulé The Last Days of Night et paru en 2016: ce livre qui met en scène le célèbre Thomas Edison est apparemment en cours d'adaptation pour le cinéma. Et, en parlant de cinéma, c'est aussi en tant que scénariste que Graham Moore se fait connaitre: son travail sur le scénario du film The Imitation Game, nommé dans de nombreuses cérémonies, lui a permis de se faire un nom dans le milieu et de remporter plusieurs prix. Je vous invite à découvrir son site internet, en lien ci-dessous.


The Sherlockian:
Résumé:
1900. Depuis plusieurs années, Arthur Conan Doyle, célèbre auteur écossais, vit libéré du poids écrasant qu'était Sherlock Holmes, sa créature. On lui en parle toujours, on lui demande sans cesse de le ramener à la vie, mais Arthur tient bon. Un jour, un colis piégé envoyé chez lui le pousse à se rendre à Londres et à endosser le costume du détective pour tenter d'éclaircir une sordide histoire de meurtre...
A notre époque, Harold White vient d'être accepté parmi l'un des plus prestigieux clubs de fans de Sherlock Holmes. Une prouesse dont il n'est pas peu fier, surtout que le premier rassemblement auquel il assiste en qualité de membre est un événement: Alex Cale, un autre membre du club, aurait découvert un journal d'Arthur Conan Doyle, datant de 1900, et porté disparu depuis des années! Mais Alex Cale est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, sans journal. Harold se retrouve alors à enquêter sur la mort de son collègue. Qui pouvait bien lui en vouloir? Et où est passé ce journal?

Mais qui tue les demoiselles?
Vous l'aurez compris avec le résumé, 221B Baker Street nous propose de découvrir non pas une, mais bien deux intrigues. Une se déroulant à notre époque, et une seconde, démarrant en 1900.
Voilà plusieurs années qu'Arthur Conan Doyle, au grand dam de ses lecteurs, a décidé de se débarrasser de Sherlock Holmes, son célèbre détective, extrêmement populaire. L'ancien médecin écossais devenu auteur n'en pouvait plus de lui et a décidé de le faire mourir dans des chutes suisses. Pourtant, malgré une mort littéraire datant de plusieurs années, on ne cesse de lui rappeler l'existence de ce bon vieux Sherlock. Les éditeurs sont prêts à lui payer une fortune pour le ramener à la vie, les lecteurs ne cessent de lui demander de le faire revenir. 
Quand il se retrouve, un peu malgré lui, à enquêter sur la mort d'une jeune demoiselle, Arthur doit endosser le costume du détective. On ne le sait pas forcément aujourd'hui, mais Arthur Conan Doyle a véritablement mené de vraies enquêtes de son vivant. Dans cette fiction, c'est la disparition et la mort de jeunes femmes liées aux suffragettes qu'il va tenter d'éclaircir. Qui peut bien en vouloir à ces filles? 

A la recherche du journal perdu:
Une partie de l'intrigue se déroule au présent, pour suivre Harold White. Harold est un jeune homme extrêmement intelligent, qui possède un don particulier: il est capable de lire à une vitesse folle et, surtout, de retenir tout ce qu'il lit. Un don particulièrement utile pour son admission au club des amateurs de Sherlock Holmes.
Tout comme Arthur Conan Doyle, Harold se retrouve à devoir enquêter sur une mort très suspecte, celle d'Alex Cale, qui prétend avoir trouvé un journal perdu du célèbre auteur. Harold sera aidé dans sa mission par Sarah, une journaliste, qui fait un peu l'effet d'un Watson racontant les exploits de son ami Holmes. Entre vol pour Londres, fouilles et recherche d'indices, l'apprenti détective a du pain sur la planche!



Ce que j'ai pensé du livre:
C'est un peu par hasard que je suis tombée sur ce roman de Graham Moore, alors que je jetais un œil dans une boîte à livres pas très loin de chez moi.Vous l'aurez deviné: ma passion pour Sherlock Holmes m'a poussée à prendre ce livre, que j'ai lu quelques jours plus tard. J'étais curieuse de voir ce que ce j'allais en penser, les avis sur internet allant de la bonne surprise à la grosse déception. Au final, j'ai plutôt bien aimé ce livre, mais j'ai tout de même quelques petits bémols à soulever. 

Pour faire simple, commençons par l'intrigue, ou plutôt les intrigues. Graham Moore a choisi de nous proposer une histoire au présent entrecoupée de passages se déroulant en 1900, nous donnant ainsi deux intrigues pour le prix d'une. En général, je ne suis pas vraiment fan de ce procédé qui consiste à alterner passé et présent, mais dans le cas de ce roman, j'ai trouvé que ça passait plutôt bien. Ce n'est pas d'une originalité folle, mais c'est plutôt bien maîtrisé. 

Parmi ces deux intrigues, j'ai très nettement préféré celle mettant en scène Arthur Conan Doyle: l'enquête y est plus intéressante, selon moi. Il s'y passe plus de choses, il y a plus d'action, et elle évoque un peu les aventures de Sherlock Holmes: c'est une enquête à l'ancienne, sans ADN ni technologie moderne. 

L'enquête du présent n'est pas inintéressante non plus. A vrai dire, je l'aimais beaucoup en commençant ma lecture, mais je me suis un peu lassée en enchaînant les chapitres: ça se met à patiner au bout d'un moment, et l'espèce de course-poursuite ne m'a pas tenue en haleine bien longtemps. 

Je note ce même contraste pour ce qui est des personnages: j'ai beaucoup aimé suivre Arthur Conan Doyle dans son enquête, surtout pour l'équipe qu'il forme avec... Bram Stoker, autre auteur que j'aime énormément. C'est un duo endiablé et qui fonctionne bien ensemble. Un bon point. A l'inverse, le duo Sarah/Harold n'est pas aussi vif. C'est un peu dommage.

Pour ce qui est du style, j'ai plutôt bien aimé la façon d'écrire de Graham Moore. Ce n'est pas révolutionnaire, mais en revanche il arrive à créer des atmosphères réalistes et convaincantes. On se voit déambuler avec Arthur Conan Doyle, ou fouiller des bureaux avec Harold. J'aimerais bien lire son second roman pour voir si sa plume a évolué! 

Si, dans l'ensemble, j'ai donc beaucoup aimé ce livre, je dois avouer avoir été assez déçue par la fin. On nous fait tout un foin de ce fameux journal pendant 350 pages, et je m'attendais donc à plus. Par rapport à l'intrigue endiablée, cette fin me parait très fade, comme si Graham Moore n'avait pas vraiment su comment terminer son roman.

Malgré quelques bémols, j'ai tout de même trouvé cette lecture plutôt sympathique et je ne regrette pas ma découverte. Je pense me procurer prochainement The Last Days of Night pour voir ce qu'il donne, et j'invite les fans de Sherlock Holmes à jeter un oeil à ce roman!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 31 janvier 2017

DisneyOcope #12: The Great Mouse Detective (1986) + The Man with the Twisted Lip.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique, la dernière de ce mois de Janvier. Aujourd’hui je vous propose de retrouver un nouveau numéro du DisneyOscope, le douzième (et oui, déjà!). Après quelques numéros un peu différents de d’habitude, j’ai décidé de revenir à la forme plus classique en vous présentant un film et un livre. Et le film du jour est sorti en 1986. Il s’agit de The Great Mouse Detective, traduit en français sous le titre Basil, Détective Privé. Et forcément, comme on parle de détective, j’ai choisi de vous parler d’une aventure de Sherlock Holmes. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le DisneyOscope:
Pour celles et ceux qui découvriraient le blog pour la première fois ou qui ne connaissent pas le DisneyOscope, commençons par une petite présentation de ce rendez-vous. Je suis une fana de Disney depuis que je suis toute petite, et comme j’aime me lancer dans des défis impossibles, j’ai décidé de vous présenter chaque mois un film Disney. Et pour ne pas perdre de vue le côté littéraire de ce blog, j’ajoute à chaque présentation de film une petite chronique d’un livre qui a un lien plus ou moins proche avec l’oeuvre Disney. Il peut s’agir de l’oeuvre qui a servi de support d’adaptation, ou d’un livre qui partage des thèmes similaires. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques Disney, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


The Great Mouse Detective:
Résumé:
1897. Hiram Flaversham, fabricant de jouet, vit heureux avec sa fille Olivia jusqu’au jour où il se fait kidnapper par une chauve-souris avec une jambe de bois. Désespérée, Olivia se met en quête de Basil, détective de Baker Street, avec l’aide du docteur David Q. Dawson. C’est en comprenant que cette chauve-souris est le bras droit de Ratigan, son ennemi juré, que Basil accepte de se charger de l’affaire. Pourquoi Ratigan a-t’il fait kidnapper Hiram Flaversham? Quel plan machiavélique est-il en train de concocter? Basil arrivera-t’il à le démasquer à temps?

Quelques informations sur le film:
Sorti en 1986, The Great Mouse Detective, connu en français sous le titre de Basil, détective privé, est un projet remontant aux années 1970. Alors que le film Bernard et Bianca (The Rescuers en version originale) est en développement, l’idée germe dans les cerveaux des studios Disney de réaliser une version animalière des aventures de Sherlock Holmes. Ron Clements, né en 1953 et qui a travaillé sur plusieurs autres films comme Moana ou Aladdin, se retrouve en charge du projet. Il y travaille avec un de ses acolytes, John Musker. Le film est principalement connu pour son casting, avec des doubleurs de prestige: Barrie Ingham de la Royal Shakespeare Company et du Royal National Theatre, prête sa voix au personnage de Basil. Val Bettin, un incontournable chez Disney, interprète quant à lui son compagnon le docteur Dawson. Mais c’est surtout la présence du célèbre Vincent Price en tant que Ratigan qui fait la force du film. Le film dure un peu plus d’une heure, et fut un petit succès commercial, rapportant 39 millions de dollars pour un budget de 14 millions. Je vous laisse ici quelques images du film!




Les parallèles avec Sherlock Holmes:
Ne vous laissez pas avoir par le titre du film qui n’évoque à priori pas spécialement Sherlock Holmes: The Great Mouse Detective s’inspire directement des aventures du célèbre détective inventé par Arthur Conan Doyle, et le film est donc bourré de références à l’oeuvre originale.
C’est le cas pour ce qui concerne les personnages. Basil porte le peignoir avec lequel on associe toujours le détective, et joue, tout comme lui, du violon. Il vit à Baker Street, et le nom de son acolyte, David Q. Dawson, évoque très clairement celui de John H. Watson, représenté lui petit et bedonnant, avec une moustache, tout comme dans les adaptations de Sherlock Holmes. Ratigan, quant à lui, évoque Moriarty, l’ennemi de Holmes, et il est même aussi appelé “Napoléon du crime”.
Plusieurs scènes sont d’ailleurs directement inspirées des aventures originales de Sherlock Holmes: le dialogue lorsque Basil explique à Dawson comment il a compris qu’il revenait d’Afghanistan est une copie de la rencontre entre Holmes et Watson, par exemple.
Parmi les autres références, Watson et Holmes eux-mêmes sont aussi présents, en ombre chinoise, à plusieurs moments dans le film.
Je pourrais encore vous citer de nombreux autres éléments, mais je préfère vous inviter à voir le film par vous-mêmes pour les découvrir!

Ce que j’ai pensé du film:
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je n’ai vu Basil, détective privé que quelques fois lorsque j’étais très jeune, et pourtant j’en garde un souvenir très vivace. J’ai été particulièrement marquée par la figure absolument incroyable de Ratigan, avec sa silhouette et son visage mémorables. Je pense même que le film a probablement joué un rôle non négligeable dans ma passion actuelle pour Sherlock Holmes, mais c’est la première fois depuis des années et des années que je le revois, pour cet article.

Après avoir revu The Great Mouse Detective, je ne comprends pas que ce film ne soit pas plus connu et apprécié aujourd’hui. C’est pour moi un de ces Disney un peu mal aimés, que les gens ont oubliés après la vague des chefs d’oeuvre des années 90. Mais personnellement, j’ai passé un excellent moment devant ce film, que j’ai tout bonnement adoré.

Commençons par le premier bon point: on ne voit pas le temps passer devant ce film. Le fait qu’il soit assez court (un peu plus d’une heure seulement) y est pour quelque chose, mais c’est surtout le rythme dynamique qui fait de ce film un moment très divertissant. Il y a de nombreux rebondissements, l’intrigue est rondement menée et on ne s’ennuie pas un instant!

En parlant de l’intrigue, je la trouve particulièrement réussie. Avec une oeuvre comme Sherlock Holmes comme inspiration, comment ne pas avoir un super film? L’histoire est maîtrisée du début à la fin, et même si je la connaissais déjà et que je me doutais de comment ça allait finir, je trouve que pour un public jeune c’est une écrite de qualité.

L’autre point fort du film réside dans les personnages. Basil est celui qui a le plus de facettes: il est à la fois agaçant, attachant, un peu égocentrique, très intelligent et toujours un peu foufou. J’aime la relation qui s’installe rapidement entre lui et Dawson. Mais mon personnage préféré reste sans nul doute Ratigan.

Car Ratigan, comme je l’ai mentionné plus haut, est doublé par Vincent Price. Et Vincent Price, je l’aime depuis toujours. Rien qu’avec sa voix, ce grand monsieur vous installe une ambiance, vous transporte, parvient à créer un personnage unique. Il sait effrayer comme flirter avec l’émotion. C’est un vrai plaisir de l’entendre dans ce film.

A mentionner aussi le travail d’animation soigné. J’aime particulièrement les choix de couleurs qui créent un vrai univers particulier. Le design des personnages me plait beaucoup aussi, tout comme leurs expressions faciales.

Pour conclure, je tiens à dire que ce film sera un régal à regarder pour tous les fans de Sherlock Holmes. Je l’ai abordé plus haut mais The Great Mouse Detective est bourré de références à l’oeuvre d’Arthur Conan Doyle, un joli hommage jouissif à regarder. En bref, un coup de coeur pour moi!

The Man with the Twisted Lip:
Résumé:
Lorsqu’une amie de sa femme vient lui demander de l’aide pour résoudre la mystérieuse disparition de son époux, le docteur Watson sait tout de suite vers qui se tourner: Sherlock Holmes, son ami détective. Mr. Neville St-Clair, homme respectable, a disparu. Et ce qui rend cette disparition encore plus étrange, c’est que sa femme est persuadée de l’avoir aperçu à l’étage d’un tripot pas très recommandable…Meurtre? Kidnapping? Vol? Qu’est-il vraiment arrivé à Neville St-Clair?

Ce que j’ai pensé de cette nouvelle:
Voilà longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de vous présenter une aventures de Sherlock Holmes! Pourtant, j’ai toujours comme projet de vous chroniquer toutes ses multiples enquêtes, ce que je vais essayer de faire de temps en temps. Un article comme celui-là est une bonne occasion de relire l’oeuvre de Conan Doyle, dont The Man with the Twisted Lip, une de mes aventures préférées du célèbre détective.

Publiée en 1891, elle fait partie des premières nouvelles publiées par Arthur Conan Doyle, connues sous le nom de The Adventures of Sherlock Holmes. Je crois que cette collection est sans nulle doute ma préférée et The Man with the Twisted Lip fait selon moi partie des plus marquantes, tout d’abord parce que je la trouve très divertissante: il y a pas mal de rebondissements, c’est très rythmé, on ne s’ennuie pas et la fin est très réussie. Un régal!

Cela est dû en partie au style d’Arthur Conan Doyle, qui maîtrise parfaitement son histoire. Il mène le lecteur habilement jusqu’au dénouement et nous propose un récit mettant en valeur son héros. Les descriptions sont particulièrement réussies, brossant un tableau aussi complet que possible.

C’est aussi l’une des nouvelles où le génie de Sherlock est le plus visible. Comme dans chacune de ses aventures, en particulier les premières, il fait preuve d’une ingéniosité qui laisse tout le monde pantois, à commencer par ce pauvre Watson, mais aussi le lecteur. J’ai particulièrement aimé le dénouement!

Je n’ai pas grand chose à ajouter à mon avis sur cette courte mais passionnante nouvelle. J’ai pris grand plaisir à retrouver mon héros préféré!

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette chronique vous plaît, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.



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