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lundi 28 mai 2018

Matched trilogy d'Ally Condie.



Bonjour à tous et à toutes ! 

J’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler non pas d’un, ni même de deux, mais bien de trois livres ! En effet, j’ai, ces derniers mois, lu une trilogie à côté de laquelle j’étais complétement passée à sa parution : la trilogie Matched d’Ally Condie, traduite en française sous les titres Promise, Insoumise et Conquise. Cette trilogie, qui fait partie du genre Young Adult, est sortie alors que ce dernier était extrêmement populaire, avec les succès mondiaux de Hunger Games ou encore Divergent. C’est en me promenant dans les rayons de ma bibliothèque que je suis tombée sur ces trois tomes dont les couvertures m’ont intriguée. Et j’ai donc eu envie de partager avec vous mes impressions sur cette trilogie. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Qui est Ally Condie ?
Avant de nous plonger dans la trilogie Matched en elle-même, je vous propose de nous pencher un instant sur son autrice, Ally Condie ! Sur internet, j’ai pu apprendre quelques petites choses à son sujet. Ally Condie est une autrice américaine, née dans l’Utah, un état de l’ouest notamment connu pour sa capitale (Salt Lake City) et sa nature faite de canyons à couper le souffle. Comme beaucoup d’auteurs aujourd’hui, c’est d’abord en tant qu’English teacher (l’équivalent de nos profs de français) qu’elle démarre sa carrière. Mais, passionnée par l’écriture, elle ne résiste pas longtemps à l’idée de partager ses histoires : en 2006 parait son premier roman, le premier tome de la trilogie Yearbook. Après plusieurs ouvrages, c’est avec Matched (traduit en français sous le titre de Promise) qu’elle se fait réellement connaître : paru en 2010, ce roman connait une grande popularité et devient rapidement un bestseller, tout comme Crossed (Insoumise) et Reached (Conquise), ses successeurs. Ce succès s’étend en dehors des frontières américaines avec des traductions dans de nombreuses langues. Un projet de film est même lancé (Disney ayant acheté les droits du roman) mais pour l’instant rien n’a véritablement abouti. Depuis le succès de sa trilogie Matched, Ally Condie poursuit sa carrière d’écriture, avec une nouvelle série prévue pour l’automne 2018.
Si vous avez envie d’en apprendre davantage sur cette autrice ou de découvrir un peu plus son univers, je vous invite à visiter son site internet, en lien ci-dessous !


Matched :
Résumé :
A 17 ans, Cassia a l’habitude que toute sa vie soit régie par la Société. Depuis sa naissance, c’est la Société qui s’occupe de son éducation, de sa nourriture, de ce qu’elle peut faire ou ne pas faire. La Société gère la vie et même la mort de tous ses citoyens. Et Cassia s’apprête à vivre l’un des grands événements de sa vie : le buffet de couplage, au cours duquel la Société lui annoncera avec quel garçon il lui faudra passer sa vie. Heureusement pour elle, c’est Xander, son voisin et ami depuis toujours, qui est choisi pour être son compagnon. Par rapport à d’autres jeunes filles et garçons qui se retrouvent couplés à de parfaits étrangers, Cassia se sent chanceuse. Jusqu’à ce que Cassia noue une relation fusionnelle avec Ky, classé Aberration par la Société et donc exclu du couplage. Elle ne peut alors s’empêcher de se poser mille et une questions : et si Ky était celui avec lequel elle devait être, et non pas Xander ? Et si la Société ne fonctionnait pas correctement ? Et si les règles n’avaient aucun sens ?  

Présentation de la trilogie :
Afin de ne pas vous spoiler toute la trilogie, j’ai choisi de vous résumer uniquement le début du premier tome, Matched, traduit en français sous le titre de Promise. Cependant, voici une présentation un peu plus vaste (mais toujours sans spoiler) de l’univers de la série d’Ally Condie. 
C’est donc en 2010, 2011 et 2012 que sont sortis les trois tomes de la trilogie : Matched, Crossed et Reached, traduits respectivement en français sous les titres de Promise, Insoumise et Conquise. C’est la célèbre maison d’édition Gallimard Jeunesse qui s’est occupée en France de la parution des trois volumes. 



L’histoire de Matched se déroule dans un monde futuriste : nous n’avons pas d’indications précises sur quand et où se déroule l’intrigue, mais on peut supposer qu’il s’agit probablement des Etats-Unis dans un futur ni trop proche, ni trop lointain. Après l’effondrement de notre monde actuel, la Société a été mise en place afin d’assurer le bon fonctionnement de la vie de ses citoyens. Constituée d’un ensemble de règles strictes, la Société gère le moindre aspect de la vie personnelle et commune des habitants : par exemple, elle se charge du décès de chaque personne, à l’âge de 80 ans. L’éducation, les loisirs, la nourriture sont également pris en charge directement par la Société pour assurer un développement optimum de tout le monde. Mais est-ce qu’un tel contrôle peut vraiment permettre le bonheur ?
Les trois couvertures, que ce soit pour l’édition originale ou pour l’édition française, nous montrent une jeune femme (Cassia) d’abord prisonnière d’une bulle verte, puis sortant d’une autre bulle bleue pour enfin se tenir droite dans une bulle rouge. Ces trois couleurs n’ont pas été choisies au hasard : elles font écho à trois pilules transportées en permanence par les membres de la Société. Mais à quoi servent-elles ? Je vous laisserai le découvrir par vous-même !

Cassia, Ky & Xander :
Comme dans de nombreuses trilogies ou sagas relevant du genre Young Adult, Matched met en avant une héroïne, Cassia, qui se retrouve rapidement en proie à un autre élément commun du genre, presque cliché : le triangle amoureux.
Matched, le roman, s’ouvre pas les préparatifs pour le fameux buffet de couplage. Préparatifs qui consistent notamment dans le choix d’une robe. Le buffet permet aux filles et aux garçons de découvrir la personnage avec laquelle la Société a décidé de les coupler. Il peut s’agir d’une personne qu’ils connaissent mais aussi, dans la plupart des gars, de quelqu’un qui vit à l’autre bout de la région. C’est donc un moment particulièrement important et stressant dans la vie des adolescents, qui se suivra d’une période de rencards gérés par la Société, une fois de plus. 
Pour Cassia, le couplage se passe plutôt bien : c’est Xander, son ami de toujours, qui lui est attribué. Les deux se connaissent depuis longtemps, et semblent avoir l’un pour l’autre une affection plus qu’amicale. Xander est un garçon sérieux qui parait être le produit parfait de la Société, respectant bien les règles et les consignes de celle-ci.
Mais alors que Cassia participe à un club de randonnée, elle se rapproche de Ky : garçon plus discret voir taciturne, passionnée par l’écriture et la poésie, il se tient à l’écart des autres. Non seulement parce que c’est son caractère, mais également à cause de son statut d’aberration, hérité de ses parents, qui l’empêche de faire partie pleinement de la Société… Lequel de ces deux garçons parviendra à faire chavirer le cœur de Cassia ? La Société peut-elle vraiment dicter l’amour ?

Ce que j’ai pensé de cette trilogie :
Il y a quelques années, lorsque les romans Young Adult (ou YA) sont devenus un véritable phénomène de librairie, j’étais moi-même une « jeune adulte ». Je correspondais bien au public cible de ces duologies, trilogies et compagnie, et pourtant j’ai au final assez peu lu de YA. A l’exception des grosses licences (Hunger Games, Divergent), je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me pencher davantage sur ce phénomène, étant plongée la tête la première dans mes études qui me demandaient un tout autre genre de lecture. Maintenant que j’en ai fini avec les dissertations, les mémoires et autres partiels (depuis presque trois ans maintenant), j’ai pu varier un peu mes lectures et donc découvrir des titres à côté desquels j’étais complétement passée. La trilogie Matched en est un bon exemple. Mais qu’en ai-je pensé ? 

Au cours de la lecture d’une trilogie, on passe souvent par de nombreux états : il y a des choses qu’on aime, d’autres qu’on déteste, notre avis sur les personnages ou l’intrigue évolue… Et c’est tout à fait ce qu’il s’est passé pour moi pendant ma plongée dans l’univers d’Ally Condie. Matched est une trilogie qui comprend beaucoup de bonnes choses, des choses que j’ai trouvées agaçantes, du bien et du moins bien. Alors faisons un peu le tri dans tout cela !

Commençons par l’univers général de Matched. Que ce soit pour Hunger Games ou Divergent, deux des trilogies phares de la YA, l’univers constitue un élément extrêmement important et il est capital que le lecteur puisse bien s’y immerger. Ici, Ally Condie nous propose une société (nommée sobrement Société : et je ne pense pas que ce soit par facilité, mais justement pour créer un décalage avec le monde extérieur considéré comme non civilisé et sauvage, à l’inverse de la Société régie par des règles strictes) où tout, de la naissance à la mort, est contrôlé par un organisme supérieur. J’ai trouvé le principe plutôt intéressant, une bonne base pour un roman : l’idée d’un monde où tout est géré de A à Z, même les rapports amoureux ou notre décès, tout ce qui à priori échappe à notre pouvoir. Le premier tome présente vraiment bien cet univers avec des exemples très concrets (le banquet de couplage, les sélections/tris, le décès d’un personnage…). C’est une entrée en matière pertinente et réussie selon moi. 

En général, pour nous montrer que cet univers initial, que le héros/l’héroïne a toujours connu, est en fait bourré de défauts, il faut nous présenter un monde extérieur qui soit en conflit avec ce monde initial. C’est par exemple le cas dans une autre saga, Le labyrinthe, où Thomas et ses camarades découvrent qu’il existe un monde bien différent en dehors des murs du labyrinthe. Dans Matched, on nous introduit ce monde et la pensée alternative à la Société dans le second tome et malheureusement je n’ai pas été franchement emballée par ce que nous proposait l’autrice. J’ai eu du mal à trouver pour le Pilote et ses comparses le même intérêt que pour la Société, qui me paraissait plus précise et définie. Les enjeux ne sont peut-être pas assez poussés ou visibles. C’était un peu dommage. 

Autre point important de ce genre de roman : les personnages. Au début, je ne vous cache pas que j’ai un peu (beaucoup) grincé des dents en réalisant qu’on aurait droit au oh combien célèbre triangle amoureux : c’est vraiment un élément d’intrigue que je trouve ennuyant, même en resituant le roman dans la période de sa parution. Et c’est vrai que pour moi, ce triangle amoureux fait partie des points faibles non seulement de Matched mais de la trilogie en général. Car il n’y a pas véritablement de questionnement à avoir sur qui Cassia choisira, sa décision est très claire.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié les personnages principaux, à savoir Cassia, Ky et Xander. Au-delà du triangle amoureux, j’ai trouvé chacun des personnages attachant et intéressant. Cassia, par exemple, est une héroïne discrète, qui se laisse guider par ses sentiments : elle est proche de sa famille, un trait dans lequel je me reconnais, et elle fait preuve de détermination pour obtenir ce qu’elle veut. Xander, que je trouvais assez insipide dans le premier tome, se révèle bien plus passionnant à mesure qu’on le découvre : il n’est pas juste là pour justifier le triangle amoureux mais joue bel et bien un véritable rôle, heureusement ! Pour ce qui est de Ky, il incarne le stéréotype du garçon ténébreux et mystérieux, un caractère justifié par son passé familial trouble. Malgré ce côté un peu cliché, Ky est tout de même un héros auquel on s’attache et bien plus ambivalent, se posant beaucoup de questions. Un trio que j’ai apprécié suivre, donc !

Avant de me plonger dans Matched, je ne connaissais pas du tout Ally Condie. Cette lecture était pour moi l’occasion de la découvrir. Sans parler tout de suite de son style, j’ai trouvé positive sa démarche de créer un club d’écriture à destination des ados, club par lequel ils sont mis en relation avec des auteurs leur donnant des conseils. C’est un projet super ! Pour ce qui est de sa plume, maintenant, je n’ai rien à redire là-dessus: la trilogie est bien écrite dans l’ensemble et prend le parti de se concentrer non pas sur un seul personnage comme c’est souvent le cas, mais de nous faire découvrir les points de vue non seulement de Cassia mais aussi de Ky et Xander. C’est une idée assez sympa, avec des chapitres courts qui nous donne l’impression que l’intrigue avance assez vite. 

Pour conclure sur cet avis, voilà donc ce que je retiens de Matched : des personnages attachants et pas agaçants, un univers avec beaucoup de potentiel, une intrigue assez bien rythmée et un style plutôt agréable. Ces aspects positifs sont à nuancer par contre par des éléments d’intrigue qui manquent d’originalité, malheureusement, et le sentiment que certaines sous intrigues sont rapidement balayées sous le tapis une fois qu’on est passé à autre chose.

J’étais donc assez contente de découvrir l’univers de la trilogie Matched que j’ai dans l’ensemble beaucoup aimé. Cependant, je tiens à souligner le fait que cette trilogie a beaucoup de points communs avec beaucoup d’autres romans YA et que si vous en lisez régulièrement, vous risquez d’être un peu lassés… Mais n’hésitez pas à lui donner une chance, on ne sait jamais ! :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très rapidement pour un nouvel article dans un genre très différent, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee

mardi 31 octobre 2017

Livroscope's Villains #9: Disney Descendants de Kenny Ortega (2015).



Bonjour à tous et à toutes ! 
Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous passez une bonne journée ! On se retrouve aujourd’hui pour la neuvième des dix étapes de mon mois Halloween : pour cette nouvelle édition du Hello Halloween, j’ai décidé de me focaliser sur les méchants, les villains, les êtres machiavéliques. Des personnages pareils, on en retrouve notamment dans l’univers enchanteur des films Disney. Si on pense à Aladdin, Snow White ou encore Sleeping Beauty, on pense aussi, inévitablement, à Jafar, la Evil Queen et Maleficent. Et si ces personnages avaient des enfants ? C’est cette idée que le téléfilm Disney Descendants, sorti en 2015, nous propose d’explorer : je vous invite à le découvrir dans cette chronique. En espérant qu’elle vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)
 
Livroscope’s Villains :Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !
 
Livroscope – Halloween.

Les articles Disney :Sur le Livroscope, j’aime bien vous parler de mes passions. La lecture est la plus présente (heureusement, c’est un blog littéraire !), tout comme d’autres de mes centres d’intérêt : le cinéma, les séries ou encore Disney. Grande fan de la souris et de ses amis depuis l’enfance, j’aime vous raconter mes excursions à Disneyland Paris ou vous présenter des films Disney. Il existe donc sur le blog un libellé rassemblant toutes mes chroniques à ce sujet, que je vous laisse consulter via le lien ci-dessous si jamais vous en voulez encore ! 
 
Livroscope – Disney. 

Descendants (2015) :Quelques informations sur le téléfilm :Disney, ce n’est pas que des films sur grands écrans ou des séries du type Hannah Montana. Non, Disney, c’est aussi des téléfilms, dont certains connaissent un immense succès. L’exemple le plus célèbre, et qui parlera sans doute à tout le monde, c’est High School Musical. Ce téléfilm mettant en scène un groupe de lycéens musiciens et sportifs a été un tel phénomène qu’il s’est vu décliné en deux suites, dont une conclusion au cinéma. En 2015, Disney sort un nouveau hit télévisuel : Disney Descendants, réalisé par Kenny Ortega. Né en 1950, Kenny Ortega officie non seulement au cinéma (avec Hocus Pocus ou Dirty Dancing, par exemple) mais aussi à la télévision : c’est d’ailleurs lui qui s’est chargé de la réalisation d’High School Musical. On comprend mieux pourquoi Disney a voulu lui confier ce projet ! 
Tout comme High School Musical, Descendants est un film de type comédie musicale, c’est-à-dire comprenant des numéros chantés par les acteurs. Le film, qui a été entouré d’une grosse campagne marketing, s’accompagne notamment de la publication de romans (dont un par Melissa de la Cruz). Le casting est principalement composé de jeunes acteurs : Dove Cameron, devenue une vraie star depuis la sortie de ce téléfilm, joue Mal ; Sofia Carson joue Evie, Mitchell Hope interprète Ben, tandis que Cameron Boyce joue Carlos. Mais on peut noter également la présence d’acteurs plus célèbres, comme Kristin Chenoweth (Pushing Daisies) qui campe une incroyable Maléfique.
Le téléfilm fut un énorme succès, ce qui a conduit non seulement à la production de séries dérivées, mais aussi à la réalisation d’un second opus sorti cette année. Celui-ci a rencontré un succès similaire à son prédécesseur et on peut donc s’attendre à un troisième volet… En attendant, je vous invite à visionner quelques images de Descendants pour voir ce que ça donne !
 



Résumé :Après leur mariage, Belle et Adam (anciennement la Bête) ont décidé de fonder le royaume d’Auradon, rassemblant toutes les communautés pour créer une grande puissance dont ils ont banni tous les êtres maléfiques. Jafar, Cruella, Maléfique ou encore la Evil Queen sont tenus à l’écart, sur une île nommée Isle of the Lost. Ils y vivent avec leur progéniture, espérant un jour reprendre la place dont ils ont été déchus. Maléfique, surtout, est prête à tout pour retrouver sa grandeur passée. Un jour, Ben, le fils de Belle, décide de faire venir quatre enfants de l’île à Auradon, dans l’espoir de nouer avec eux des liens et de rétablir une sorte de paix. Mal, fille de Maléfique, Jay, fils de Jafar, Carlos, fils de Cruella et Evie, fille de la Evil Queen, sont choisis pour s’y rendre. Mal est déterminée à saisir cette opportunité pour aider sa mère à se libérer de sa prison. Mais arrivée sur place, ses sentiments risquent de changer…

Don’t you wanna be finger licking evil to the bone ?
Même si les univers Disney sont variés, avec des influences venues du monde entier et des éléments qui permettent de les distinguer, ils suivent presque tous la même logique : une intrigue basée sur une formule vieille comme le monde, à savoir « les gentils contre les méchants ». Et les films Disney regorgent de méchants, tout aussi cultes que les héros qu’ils affrontent : Maléfique, Jafar, Cruella et Evil Queen sont ceux que l’on retrouve par exemple dans Descendants. Mais le focus n’est pas sur eux. Non, ici on s’intéresse à leurs enfants.
Descendants explore une question assez connue : si nos parents sont mauvais, le sommes-nous aussi ? Mal, Jay, Carlos et Evie ont été élevés dans cette idée qu’ils doivent faire le mal, ils ont grandi accompagnés de figures maléfiques, tenus à l’écart du reste du monde comme leurs parents. Leurs repères sont foncièrement mauvais. Et leurs parents veulent qu’ils soient mauvais, comme en témoigne la chanson Evil like me, interprétée par Maléfique à sa fille.
L’idée d’ouvrir les portes d’Auradon aux enfants des méchants vient de Ben, qui pense que la méchanceté n’est pas héréditaire. Et c’est la grande question que nos « héros » devront se poser dans ce téléfilm : veulent-ils suivre la voie de leurs parents, ou au contraire se faire leur propre chemin ?
 
Ce que j’ai pensé de ce téléfilm:Je suis sûre qu’à force de lire mes chroniques sur Disney, vous pensez qu’à chaque fois qu’un film sort, je suis la première à le regarder. Surtout si on y trouve des méchants, ma grande passion. Et pourtant, lorsque Descendants a fait son apparition sur le petit écran, je n’étais pas vraiment motivée à l’idée de le regarder. Déjà à cause de l’énooooorme pub qui a été faite autour de ce téléfilm (oui, c’est cocasse : être agacée par du marketing Disney…), mais aussi parce que j’étais très sceptique vis-à-vis du concept : les enfants des méchants, ça me paraissait être juste une tentative de servir la même sauce mais diluée pour tenter d’attirer un public plus jeune. Autant le dire, lorsque j’ai eu l’occasion de me mettre devant, je ne partais pas confiante. Pour au final être plutôt agréablement surprise…


J’aime faire dans le paradoxe : quand j’avais vu les premières affiches du téléfilm, je n’avais pas pu m’empêcher de trouver les costumes un peu too much, voire même un peu cheap pour certains. Je trouvais l’identité visuelle un peu ridicule et je pensais que c’est ce que j’allais le moins aimer dans ce film. ERREUR, c’est un de mes éléments préférés au final. J’ai trouvé le film vraiment très joli visuellement : j’ai accroché à cet univers très coloré et dynamique. Les décors sont jolis, les costumes sont soignés et bourrés de petits détails. C’est un monde qu’on aurait envie de visiter et qui est très réussi en terme de production design.
 
Pour les fans de Disney, c’est d’autant plus intéressant car il y a énormément de références aux films originaux : c’est vraiment amusant de retrouver des personnages qu’on aime (même si certains ont un peu pris cher, il faut être honnête…) et de voir ce qu’ils sont devenus dans cet univers-là. Kenny Ortega utilise habilement ces références et livre un film bien filmé, bien soigné, qui fait le job. Rien à redire là-dessus !
 
L’intrigue, quant à elle, n’est honnêtement pas le truc le plus original de ce téléfilm. Le point de départ, en revanche, est plutôt sympa et bien exploité : j’ai toujours voulu savoir ce que ça donnerait si les univers Disney étaient rassemblés, et le résultat est ici réussi. Nous suivons les aventures de Mal et ses amis, et l’histoire se destine très visiblement à un public plutôt jeune (pré-ados et adolescents) qui se reconnaitront dans les thématiques assez universelles abordées dans le film : la quête d’identité, les relations familiales parfois compliquées, les amitiés avec les copains…
 
Si l’histoire ne transpire pas l’originalité, elle est tout de même bien racontée : le film dure environ deux heures, deux heures menées tambour battant et au cours desquelles ils se passent toujours quelque chose. Je ne me suis pas ennuyée, c’est dynamique, c’est catchy, entraînant… La fin est une bonne conclusion qui laisse aussi le champ ouvert à une potentielle suite (une bonne idée puisqu’effectivement, il y a eu une suite). Le rythme est en grande partie donné par les numéros musicaux. Kenny Ortega est un pro de ce genre de scènes, ne serait-ce que grâce à High School Musical : les chorégraphies sont bien gérées et les chansons sont typiques des productions Disney : on a envie de taper dans les mains, elles restent bien en tête. De vraies petites réussites ! 
Pour ce qui est du casting, j’ai globalement bien aimé les acteurs principaux et en particulier Dove Cameron et Sofia Carson : elles sont très charismatiques et je comprends que les ados en soient fans ! Elles ont une forte présence à l’écran en plus de savoir bien chanter, jouer et danser. Grosse surprise aussi pour Kristin Chenoweth, que j’adore. A mes yeux elle est trop peu présente au cinéma et à la télévision. Elle joue ici une Maléfique absolument jouissive, un vrai bonheur !
 
Au final, j’ai donc passé un bon moment avec Descendants. C’est clairement un téléfilm qui s’adresse aux jeunes et aux fans de Disney mais qui remplit très bien son rôle. C’était une bonne surprise et je vais prochainement visionner sa suite, en espérant être autant conquise ! En tout cas, si vous cherchez un film familial pour Halloween, n’hésitez pas à y jeter un œil !
 
Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour le dernier article Halloween de l’année, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)
 
AnGee.

jeudi 5 octobre 2017

Livroscope's Villains #2: A Series of Unfortunate Events (Netflix).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope et je suis heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour une nouvelle chronique Halloween ! Il y a quelques jours nous nous sommes penchés sur un méchant iconique de la littérature, le Professeur Moriarty, némésis de notre bon vieux Sherlock Holmes. Pour ce nouvel article, j’ai cette fois eu envie de me pencher sur un autre personnage que je considère comme étant tout aussi diabolique : le terrible Comte Olaf, qui rend très compliquée la vie des trois orphelins Baudelaire de la saga A Series of Unfortunate Events de Lemony Snicket. J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de cette saga dans une chronique consacrée à son adaptation en film, et c’est son adaptation plus récente par Netflix que je vous propose de découvrir à présent. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Le mois Halloween spécial Méchants :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


A Series of Unfortunate Events :
Quelques informations sur la série :
Dans une précédente chronique Halloween, il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion de vous parler de la saga A Series of Unfortunate Events (traduite en français sous le titre des Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire) et surtout de son adaptation en film, il y a quelques années, avec au casting le célèbre Jim Carrey. Pour rappel, A Series of Unfortunate Events est une saga jeunesse écrite par Lemony Snicket (nom de plume de Daniel Handler). Elle comprend treize tomes et raconte les histoires de Violet, Klaus et Sunny Baudelaire, trois enfants qui se retrouvent à devoir échafauder des plans ingénieux pour échapper aux griffes du Comte Olaf et de ses sbires, déterminés à mettre la main sur l’héritage juteux des orphelins.
Le projet de proposer une nouvelle adaptation, cette fois sous la forme de série pour la plateforme Netflix, remonte à 2014, avec un casting finalisé entre 2015 et 2016. La série repose sur Neil Patrick Harris, le célèbre Barney de How I Met Your Mother, qui utilise ici non seulement son don pour la comédie mais aussi ses capacités de chanteur et de danseur dans le rôle du sinistre Comte Olaf. Les trois orphelins sont joués par Malina Weissman (Violet) qu’on a pu voir dans la série Supergirl, Louis Hynes (Klaus) et Presley Smith (Sunny). Ils sont accompagnés à l’écran par K. Todd Freeman, plus connu pour son travail sur les planches et qui interprète ici le banquier Poe. 
Cette première saison comporte huit épisodes et adapte les quatre premiers romans de la série (nous en reparlerons plus loin). Grâce succès critique et public rencontré par cette adaptation, deux autres saisons sont prévues afin de terminer l’intégralité de la saga : la seconde arrivera dans quelques mois, début 2018, tandis que la troisième et dernière saison devrait être diffusée courant 2019.

Je vous invite ci-dessous à jeter un œil à la bande-annonce, pour que vous puissiez vous faire un avis!



Que voit-on dans cette première saison ?
Comme je l’ai mentionné un peu plus, A Series of Unfortunate Events comprend treize tomes en tout. Cette première saison nous propose de découvrir les autre premiers romans à travers huit épisodes (soit deux épisodes pour un roman). Pour ceux qui aimeraient éviter les spoilers tant sur la série que sur la saga, je vous conseille de passer à la partie suivante !

Tout d’abord, il y a The Bad Beginning : le premier roman au titre tragique sert d’ouverture à la série. Violet, Klaus et Sunny sont trois enfants heureux vivant avec des parents très affectueux. Violet se distingue par sa grande ingéniosité qui lui permet de créer à peu près n’importe quoi à partir de pas grand-chose : c’est un peu une sorte de MacGyver. Klaus est un amoureux des livres, doté d’une grande mémoire. Il sait quasiment tout sur tout. Enfin Sunny, la petite dernière de la famille, possède une dentition acérée qui s’avère être bien plus utile qu’on pourrait le croire… Alors que les trois enfants passent la journée à la plage, leurs parents meurent dans un terrible incendie. Ils sont alors envoyés chez le Comte Olaf, un soit disant membre de la famille, dont les intentions se révèlent bien mauvaises : il ne veut qu’une chose, récupérer la fortune des Baudelaire.
Dans le second tome, The Reptile Room, les trois enfants, qui ont échappé au plan machiavélique du conte Olaf, sont envoyés chez le Docteur Montgomery Montgomery, spécialiste des reptiles. Un tuteur formidable avec lesquels les enfants s’entendent bien, jusqu’à l’arrivée d’un bien étrange assistant qui n’est pas sans leur rappeler Olaf…
Ce sont ensuite The Wide Window et The Miserable Mill qui font l’objet d’une adaptation. The Wide Window se déroule dans le climat glauque et froid du Lake Lachrymose, où les enfants vivent auprès de la tante Joséphine, dont la particularité est d’avoir peur d’absolument tout. Enfin, pour conclure cette saison, c’est en travailleurs dans une scierie aux nombreux secrets que nous retrouverons les Baudelaire. Et, comme à chaque fois, le comte Olaf n’est jamais loin…

Ce que j’en ai pensé :
Dans ma chronique passée sur l’adaptation de A Series of Unfortunate Events, je m’étale en long en large et en travers sur le fait que c’est l’une de mes sagas préférées, qu’elle est super et que je l’adore. Je pense bien évidemment toujours cela aujourd’hui. Alors lorsque la première saison est arrivée sur Netflix, je me suis jetée dessus presque immédiatement et je l’ai dévorée en quelques jours. J’étais un peu stressée et j’en attendais beaucoup. Au final, je fais partie de ceux qui ont absolument adoré cette adaptation. Je n’attends qu’une chose : la saison 2.

Je me dois de commencer par souligner le travail fou qui a été fait par les équipes en charge de la décoration, du maquillage et des costumes. Tout, absolument tout, est magnifique et soigné. J’en avais des frissons tant je trouvais les décors superbes (en particulier dans The Reptile Room et The Wide Window : c’est juste splendide). L’univers déjà très visuel de Lemony Snicket voit son identité sublimée par tout ce travail. C’est comme ça que j’imaginais le monde des orphelins Baudelaire plus jeune, et c’est donc formidable de le voir si bien représenté.

Le casting est selon moi très bon. Commençons par les acteurs enfants : il est difficile de se prononcer sur l’acting d’un bébé, évidemment, mais pour ce qui est de Malina et Louis, je trouve qu’ils s’en sortent très bien. J’avais déjà vu Malina dans Supergirl et c’était un plaisir de la retrouver ici. De très bons Klaus et Violet en somme. Pour ce qui est de Neil Patrick Harris… Je le trouve formidable. Je sais que beaucoup regrettent Jim Carrey, qui jouait Olaf dans le film, mais j’avais été assez mitigée par sa performance que je trouvais justement trop « Jim Carrey » (dans le sens où il ne jouait pas vraiment un personnage, mais son rôle). NPH est génial dans ce rôle, il est drôle, machiavélique, il chante, il danse, il n’arrête pas une seconde. Un vrai plaisir d’entendre sa voix au générique. Un parfait comte Olaf pour moi !

Gros coup de cœur aussi pour la réalisation. Ce point accompagne celui mentionné plus haut sur la production des costumes et des décors : les épisodes sont joliment et soigneusement réalisés. Je n’ai pas pu m’empêcher, à plusieurs reprises, de penser à Wes Anderson en regardant cette série ! Il y a beaucoup de choses qui font penser à son travail dans les cadrages ou certains choix de réalisation. Etant fan de Wes Anderson, je n’ai pu qu’apprécier !

L’histoire des quatre premiers tomes de la saga est bien respectée dans son ensemble. On retrouve le caractère si particulier des différents personnages et ce qui fait leur originalité (ils sont, comme je l’ai dit plus haut, sublimés par le jeu des acteurs), ainsi que les nombreuses péripéties des romans. On ne s’ennuie pas, et je trouve que c’est une bonne idée d’avoir découpé les romans en deux épisodes : ça permet de proposer une adaptation fidèle et de ne pas couper trop d’éléments de l’intrigue. Un très bon point quand on est comme moi, c’est-à-dire à grincer des dents dès qu’il manque quelque chose ! J’ai donc hâte de voir comment sera adapté la suite.

J’ai aussi adoré le fait que la narration soit incluse dans les épisodes. Les romans de Lemony Snicket se caractérisent en partie par leur narrateur cynique et légèrement déprimant. Avoir gardé cet élément me fait très plaisir, surtout que Patrick Warburton, principalement connu pour sa carrière dans le doublage, joue à merveille ce narrateur si particulier.

Au final, j’ai été absolument conquise par cette adaptation de A Series of Unfortunate Events. J’ai déjà hâte de découvrir la suite en espérant qu’elle soit à la hauteur. Mes deux romans de la série (The Ersatz Elevator et The Austere Academy) n’ont pas encore été adaptés, alors je les attends avec énormément d’impatience. Je recommande cette série non seulement aux de la saga de Lemony Snicket, qui, je l’espère, l’apprécieront autant que moi, mais aussi à celles et ceux qui aiment les intrigues loufoques, les personnages décalés et les univers à part. Un énorme coup de cœur pour moi !  

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! J’aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de cette première saison ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

vendredi 29 septembre 2017

Challenge Piece of Cake #14: The Lightning Thief, Rick Riordan.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour l’avant-dernier article du mois (avant mon tant attendu mois Halloween !), dans lequel nous allons nous pencher sur ma 14ème lecture dans le cadre du Challenge Piece of Cake lancé via le forum Whoopsy Daisy. J’ai choisi de quitter un peu le monde des classiques pour m’intéresser à un roman publié plus récemment, en 2005, et qui est le premier tome d’une saga très célèbre : il s’agit de The Lightning Thief de Rick Riordan, premier roman de la saga Percy Jackson ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite d’avance une excellente lecture ! :)

Le Challenge Piece of Cake : 
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Rick Riordan, c’est qui ?
Mais qui est Rick Riordan, le papa de Percy Jackson? Né en 1964 dans l’état du Texas, Rick Riordan est un auteur américain qui a d’abord fait des études de littératures avant de devenir enseignant. Passionnée de lecture et d’écriture, il se fait d’abord connaitre à la fin des années 1990 pour sa série d’intrigues policières Tres Navarre. Marié et papa, il se lance ensuite dans une saga orientée jeunesse : Percy Jackson, dont le premier tome paraît en 2005. Le succès est au rendez-vous, voguant sur le succès d’autres sagas comme Harry Potter. Avec cinq tomes au compteur et de nombreux romans « spin off », il s’agit de sa saga la plus populaire. Deux adaptations sont également sorties au cinéma. Rick Riordan fait aujourd’hui partie des auteurs jeunesse/YA les plus connus et continue sa carrière dans le milieu de l’écriture ! Je vous laisse ci-dessous le lien de son site internet si vous souhaitez en découvrir davantage à son sujet :)


The Lightning Thief :
Résumé :
A 12 ans, Percy Jackson est un adolescent un peu perturbé. Elevé seul par sa maman Sally, il souffre de plusieurs problèmes qui rendent son quotidien compliqué : il est dyslexique et hyperactif, incapable de rester tranquille une seconde. Son quotidien est changé lorsqu’il découvre avec stupeur que les créatures de la mythologie grecque ne sont pas que des mythes : non, elles existent pour de vrai, dans notre monde. Il découvre aussi qu’il est un demi-dieu, fils de l’un des plus puissants dieux de l’Olympe. Mais alors qu’il part à la découverte de ses racines, Percy va découvrir un monde très différent de celui qu’il connaissait jusqu’alors…

Ce que j’ai pensé du livre :

A l’époque de la publication de Percy Jackson, en 2005, j’avais 13 ans, et je correspondais parfaitement au lectorat auquel ce livre était destiné : comme Percy, j’étais une ado. Mais à l’époque, j’étais trop concentrée sur ma passion pour Harry Potter que je n’avais pas spécialement prêté attention à The Lightning Thief. Et lorsque son adaptation était sortie en 2010, je venais de rentrer en prépa, et j’étais clairement beaucoup trop occupée par les devoirs et ma liste longue comme le bras de livres à lire absolument sinon c’était l’apocalypse pour avoir le temps de m’y plonger. Ce n’est que récemment que j’ai donc eu l’occasion, enfin, de me lancer dans la lecture de ce roman. Qu’en ai-je pensé ?

Et bien avant de répondre à cette question, je dois d’abord vous avouer quelque chose : je me suis lancée dans cette lecture avec l’idée qu’elle n’allait pas être très bonne. J’étais très sceptique, je pensais que le concept de mélanger mythologie grecque et roman YA risquait d’être franchement mauvais. J’appréhendais mon entrée dans l’univers de Percy Jackson et je m’attendais donc à être fortement déçue. Au final, j’ai été plus qu’agréablement surprise par ma lecture, ce qui montre bien que parfois, la première impression n’est pas toujours bonne !

Ma première bonne surprise : les personnages. J’ai trouvé Percy très, très attachant et également très drôle. C’est un adolescent dont le caractère n’est pas unidimensionnel, ce qui nous change un peu des clichés auxquels on a souvent droit dans des romans de ce genre. Il est à la fois un garçon gentil, à problèmes, qui se cherche, qui veut faire les bons choix mais se trompe parfois. J’ai particulièrement aimé la relation très touchante qu’il a avec sa mère. Pour ce qui est des personnages secondaires, j’ai aimé Brunner/Chiron et Annabeth. J’aurais aimé voir un peu plus les dieux, mais ce sera peut-être pour les tomes à venir !



J’ai aussi bien apprécié le style de Rick Riordan. Je ne le connaissais absolument pas avant de me plonger dans ce roman, et j’ignorais tout de sa carrière. On sent non seulement que c’est quelqu’un qui a l’habitude d’écrire mais qui sait aussi raconter une histoire. Il s’adapte bien à son public et arrive surtout à vraiment donner l’impression que ses personnages sont bien réels. J’aimerais bien me pencher un peu plus sur son œuvre plus orientée adulte, en espérant être autant conquise.

L’intrigue est rondement menée. On a un bon compromis, je trouve, entre la présentation globale de l’univers très particulier de Percy Jackson (le lien avec la mythologie grecque, les personnages) et une histoire à part entière. C’est une bonne introduction à l’univers de Percy, qui laisse également une marge de progression pour la suite. Je ne me suis pas ennuyée, c’est bien rythmé et il y a de l’action. Mon seul petit bémol, c’est que certains rebondissements sont malheureusement un peu prévisibles. Mais dans l’ensemble, ça allait :)

Pour ce qui est de la partie « mythologique » de l’univers de Percy Jackson, c’est ce qui me faisait honnêtement le plus peur. Au final, même si c’est quand même un concept un peu surprenant, je trouve que Rick Riordan le maîtrise bien et exploite avec beaucoup d’ingéniosité cette culture pour en faire quelque chose d’unique. Sans être une experte de la mythologie greco-romaine, c’est tout de même quelque chose que je connais assez bien, et c’était donc sympa de retrouver références et personnages mythiques dans ce roman. Et si ça a pu faire découvrir un peu la mythologie aux lecteurs, c’est très bien !

Au final, cette première immersion dans le monde de Percy Jackson a été pour moi une réussite et une bonne surprise. Je ne m’attendais vraiment pas à apprécier autant ce livre et je pense donc me plonger dans la suite à l’occasion. Il ne s’agit pas d’une de mes priorités, mais je sais que je retrouverai Percy avec plaisir !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec beaucoup de plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 13 août 2017

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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