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jeudi 28 septembre 2017

The Beguiled de Thomas Cullinan.



Bonjour à tous et à toutes,

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve une fois de plus pour parler non seulement livre mais aussi cinéma, avec une lecture réalisée dans le cadre du Challenge LEAF du Manège de Pyslook. C’est un film sorti tout récemment que je vous propose de découvrir aujourd’hui, ainsi que le roman qui l’a inspiré. Il s’agit de The Beguiled (Les proies en version française), écrit par Thomas Cullinan et réalisé par Sofia Coppola. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Le challenge LEAF :
Pour commencer cette chronique, j’avais envie de vous parler un peu du Challenge LEAF qui pourrait intéresser certains d’entre vous. Ce Challenge a été lancé il y a déjà un petit moment par Psylook du Manège de Psylook. Illimité dans le temps, ce Challenge est simple : il suffit de chroniquer des livres qui ont été adaptés en films ! Et quand on voit le nombre d’adaptations qui sortent chaque année, il y a de quoi se faire plaisir. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce Challenge ou de découvrir les livres que j’ai déjà chroniqués, je vous laisse suivre les liens ci-dessous !


Quelques mots sur Sofia Coppola et Thomas Cullinan : 
Comme notre article touche non seulement à la littérature mais aussi au cinéma, je vous propose de nous focaliser à présent sur Thomas Cullinan, l’auteur de The Beguiled, et sur Sofia Coppola, qui s’est chargée de son adaptation récente.
Thomas Cullinan est un auteur américain né dans l’Ohio en 1919. Après ses études, au cours desquelles il s’intéresse déjà à la littérature et, plus précisément, au théâtre, il mène en parallèle une carrière de scénariste pour la télévision et un travail en tant qu’auteur. The Beguiled, paru en 1966, est le premier de ses quatre romans. Il se trouve aussi être son œuvre la plus connue, notamment grâce à une adaptation au cinéma en 1971 par Don Siegel (réalisateur à la filmographie impressionnante) avec, dans le rôle de John McBurney, le célèbre Clint Eastwood. Thomas Cullinan décède en 1995.
Née en 1971, Sofia Coppola vient d’une famille où le cinéma est extrêmement important : son père n’est autre que Francis Ford Coppola, mondialement connu pour entre autres pour la trilogie Le Parrain. Elle est aussi la sœur de Roman Coppola, réalisateur et scénariste, et cousine des acteurs Jason Schwartzman et Nicolas Cage. Après un début de carrière d’actrice pas vraiment réussi, elle se tourne un temps vers la mode avant de revenir au cinéma par la réalisation. En 1999, son premier long-métrage, Virgin Suicides, la fait connaître du grand public et lui apporte une reconnaissance critique. A ce jour, elle a réalisé six films, dont Marie-Antoinette et The Beguiled, son petit dernier. Mariée, elle est aussi maman de deux enfants.

The Beguiled :
Quelques informations sur le film :
Sorti il y a quelques semaines en France, The Beguiled de Sofia Coppola est donc la seconde adaptation du roman de Thomas Cullinan. Sofia Coppola n’en est pas à son coup d’essai en matière d’adaptation, comme en témoigne par exemple son travail sur Virgin Suicides. Avec un petit budget de 10 millions de dollars (petit quand on compare aux autres productions actuelles), le tournage du film s’est déroulé pendant la fin de l’année 2016 avant d’être présenté, avec succès, au festival de Cannes. Je dis avec succès car Sofia Coppola a remporté un prix pour la réalisation du film lors du festival. Le film est porté par un casting de stars, dont certaines sont des habituées de la réalisatrice : Edwina Morrow est par exemple jouée par Kirsten Dunst, qui a déjà collaboré de nombreuses fois avec Sofia Coppola, tout comme Elle Fanning, qui interprète ici Alicia. On retrouve aussi Colin Farrell dans le rôle de John McBurney, et Nicole Kidman dans celui de Miss Martha. Je vous invite à jeter un œil ci-dessous à la bande-annonce, pour vous faire une idée de ce à quoi le film peut ressembler ! :)

L’intrigue : 
1864. Virginie. La guerre de Sécession, qui oppose les sudistes et les nordistes, fait rage près de l’école pour jeunes filles de Miss Martha. L’établissement est déserté et ne compte plus que quelques occupantes. Un jour, en allant cueillir des champignons, la jeune Amélia tombe sur John McBurney, soldat nordiste gravement blessé. Malgré leurs appréhensions, les demoiselles de l’école décident de recueillir et de soigner le soldat avant de décider quoi faire. Petit à petit, John gagne le cœur d’Edwina Morrow, mais séduit aussi une à une les autres pensionnaires… 

Un huis clos sur fond de guerre :
Le roman de Thomas Cullinan, tout comme le film, se déroule en 1864, en Virginie. Le lieu et la date de l’intrigue sont particulièrement importants car, comme on le comprend dès les premières minutes/pages de ces œuvres, la guerre est omniprésente. Quelle guerre, me demanderez-vous ? La guerre de Sécession. 
La guerre de Sécession n’est pas forcément un conflit que nous connaissons bien en France car il est vraiment spécifique aux Etats-Unis. A l’époque, le pays est loin d’être celui que nous connaissons aujourd’hui et n’est pas composé d’autant d’états. En 1861, un conflit éclate entre ce qu’on appelle l’Union, constituée d’états principalement situés dans le Nord du pays et menée par Abraham Lincoln, et les « Confederates », à savoir les états du Sud. Appelée « Civil War » là-bas, le terme « sécession » fait référence à la volonté des états confédérés de se séparer du reste du pays en raison de divergences sur la question esclavagiste. Abraham Lincoln est opposé à l’esclavage et souhaite son abolition, une décision à laquelle les états sudistes sont opposés : leur économie repose en très large partie sur cette main d’œuvre d’esclaves qui peuplent non seulement les champs mais aussi les demeures.
Lorsque le conflit démarre, les soldats sont d’abord embauchés pour de courtes périodes (quelques mois en général) car on pense que les batailles ne dureront pas. Mais comme souvent, la guerre s’éternise et se prolonge jusqu’en 1865. Elle s’achève par une victoire nordiste. 
La Virginie est un état sudiste, esclavagiste. Les pensionnaires de l’école de Miss Martha sont imprégnées par cette culture, et on retrouve aussi un personnage d’esclave, Mathilda, qui sert de cuisinière dans la maison mais se charge aussi de tout ce qui est jardin et de toutes les activités domestiques. A l’opposé, on retrouve donc John McBurney, lui un soldat de l’Union. Son arrivée risque de causer plus d’un trouble…

Ce que j’ai pensé du livre et du film :

C’est jeune adolescente que j’ai découvert le cinéma de Sofia Coppola. J’ai tout de suite adhéré à son travail et je suis devenue une fan quasi inconditionnelle (certains de ses films me parlent moins que d’autres, évidemment). J’ai donc attendu la sortie de The Beguiled avec impatience, en espérant être aussi séduite par ce long-métrage que par les autres. Il m’a aussi permis de découvrir l’existence du roman de Thomas Cullinan, que je ne connaissais pas, que je me suis offert après être allée au cinéma. Qu’ai-je donc pensé du roman et de son adaptation ? 

Commençons par le film, puisque c’est lui que j’ai vu en premier. Mon avis global sur ce long-métrage est plutôt positif, même si j’ai une ou deux petites réserves. Commençons par ce qui est selon moi le gros, gros point fort du film : le casting. J’étais déjà presque conquise avant même de voir le film car j’adore deux des acteurs présents dans le film : Kirsten Dunst, à qui j’ai consacré un cycle cinéma il y a environ un siècle, et Colin Farrell, my forever crush. Je connaissais un peu moins bien les autres acteurs, et j’ai un rapport assez compliqué à Nicole Kidman. Dans ce film, cependant, j’ai trouvé chacun des acteurs très convaincants. Ils portent tous à leur manière le film et on sent toutes les tensions, toutes les émotions avec beaucoup de force. 

Mon autre coup de cœur du film est sans nul doute le travail de Sofia Coppola. Alors on aime ou on n’aime pas, mais en ce qui me concerne, c’est une réussite. The Beguiled est un film avec une identité visuelle bien marquée : que ce soit les costumes, les décors, les couleurs, on sent que tout est soigneusement pensé et conçu. J’ai particulièrement aimé le travail sur la lumière, que ce soit celle naturelle de l’extérieur ou celle plus intimiste des petites pièces de la demeure. C’est visuellement un joli film. 

Pour ce qui est du reste, je suis en revanche un peu plus sceptique. Par reste, j’entends personnages et intrigue. J’ai mentionné le très bon travail des acteurs et je reste sur ma position : ils sont effectivement très bons. C’est plutôt dans la conception des personnages qu’il manque quelque chose : je trouve qu’ils ne sont pas assez développés et qu’on a au final assez peu d’informations les concernant et qui pourraient nous aider à comprendre davantage leurs motivations. D’un côté, ça laisse une ouverture au spectateur qui peut ainsi imaginer ce qu’il souhaite, mais je n’ai jamais été une grande fan de cette technique.

L’intrigue me donne une impression similaire car si j’ai beaucoup aimé le début, j’ai trouvé que le film souffrait ensuite de pas mal de longueurs. Je n’étais pas trop inquiète au départ car Sofia Coppola a toujours eu un côté assez contemplatif dans ses films, mais j’attendais tout de même un twist final plus « dramatique », plus intense que celui auquel on a eu droit. Je reste un peu sur ma faim, donc.

Passons au roman. Je ne connaissais pas du tout Thomas Cullinan avant de me plonger dans ce livre, et j’ai tout d’abord beaucoup aimé sa façon d’écrire. Ce n’est pas tant le style, au final assez discret, qui me plait, que son habilité à nous mettre dans la peau des personnages. Il parvient avec brio à créer des héroïnes vives, aux caractères et motivations bien définis.

Les personnages, plus nombreux que dans le film, sont aussi très différents. Ils complètent non seulement ce qu’on trouve dans le film, mais apportent aussi un éclairage qui montre ce que Sofia Coppola a pu apporter de différent à l’intrigue. J’ai particulièrement aimé le personnage d’Edwina, que je trouve très complexe. J’ai également trouvé judicieux le fait que John McBurney ne soit vu qu’à travers les yeux des jeunes filles. Cela crée une distance intéressante avec ce personnage !

Il se passe également davantage de choses dans ce livre : il y a davantage de péripéties et de sous intrigues tournant non seulement autour des relations entre John et les pensionnaires, mais aussi autour de Miss Martha. Chaque personnage a son lot de choses à cacher et/ou à régler. Il y a également des thèmes qu’on ne retrouve pas dans le film : l’esclavage, l’alcoolisme, l’argent…

Au final, si j’ai beaucoup aimé le film de Sofia Coppola, j’ai également énormément aimé le roman de Thomas Cullinan. Ils sont très intéressants pour les deux et ça me donne envie de me plonger davantage dans le travail de Thomas Cullinan. J’avais également envie de me lancer dans un Challenge personnel sur la guerre de Sécession, il y a quelques temps, et ça motive à m’y remettre ! En tout cas, si vous jetez un œil à l’un ou à l’autre, n’hésitez pas à me le faire savoir avec un petit commentaire ! J

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir avec un petit commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

mardi 24 mars 2015

Kirsten Dunst #5: Marie-Antoinette de Sofia Coppola (2006) (Bonus: Carnet Secret d'une Reine, de Benjamin Lacombe).


Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après une semaine de vacances chez mon amoureux Psychic TV, je suis de retour avec quatre chroniques à vous présenter en cette fin de Mars. Et pour commencer, j'ai choisi de poursuivre le cycle Kirsten Dunst, démarré il y a plusieurs mois, et grâce auquel je vous présente différents longs-métrages dans lesquels on retrouve la célèbre actrice. Le mois dernier, je vous ai parlé de Rencontres à Elizabethtown, un film où elle partage l'affiche avec Orlando Bloom, et aujourd'hui j'ai décidé de nous pencher sur un film que beaucoup d'entre vous attendaient: Marie-Antoinette, réalisé par Sofia Coppola et sorti en France en 2006. En espérant qu'il vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture de cet article :)

Kirsten Dunst et Sofia Coppola sur le blog:
Avant d'aller plus loin, je tiens à rappeler qu'il est possible de retrouver toutes les chroniques autour de Kirsten Dunst (pour l'instant au nombre de cinq) en suivant le libellé ci-dessous. Je ne vais également pas de présentation de Sofia Coppola dans cet article, étant donné que j'ai déjà eu l'occasion de le faire lorsque j'ai parlé de The Virgin Suicides. Je vous invite donc à (re)lire les chroniques en question si elles vous intéressent :)


La carrière de Kirsten Dunst en 2006:



Nous avons quitté Kirsten Dunst en 2005 avec la comédie romantique Elizabethtown, et nous la retrouvons une petite année plus tard en tête d'affiche de Marie-Antoinette, film historique qui présente l'histoire (romancée) de la plus célèbre reine de France. On peut le dire, Kirsten Dunst a fait, pour sa carrière, des choix éclectiques: sur le blog, je vous ai présenté jusqu'à présent un film de vampires, un blockbuster avec un superhéros, une comédie romantique, et voilà que l'on se dirige vers le monde du film historique. En 2006, Kirsten Dunst s'est déjà établie comme, étant une actrice connue et reconnue, avec une filmographie déjà impressionnante pour son jeune âge, mais la plupart des films dans lesquels on la voit à l'époque la place surtout dans des seconds rôles. Avec Marie-Antoinette, Sofia Coppola offre à son actrice fétiche un rôle de premier plan, et pas des moindres: celui de la célèbre Marie-Antoinette, dernière reine de France, une reine controversée et entrée dans l'Histoire à jamais avec la Révolution. Le tournage du film eut lieu à Versailles même, où le château fut privatisé. 

Marie-Antoinette:
Quelques informations sur le film.
Penchons nous, pour commencer, un peu sur le film. Sorti en 2006, le film est le fruit du travail de la réalisatrice Sofia Coppola, connue pour ses films comme Lost in Translation ou The Virgin Suicides. Comme mentionné plus haut, l'équipe de tournage a eu l'opportunité de s'installer dans les locaux du château en le privatisant la nuit ou les jours où il n'y avait pas de visites. En ce qui concerne les costumes, ils demandèrent un travail pharaonique qui fut récompensé de plusieurs prix. Au niveau du casting, on retrouve Kirsten Dunst dans le rôle-titre, Jason Schwartzman dans celui de Louis XVI, Jamie Dornan dans celui du comte de Fersen, Asia Argento dans celui de la comtesse du Barry... Bref, la liste est longue! Avec un budget de 40 millions de dollars, le film fut un joli succès, à la fois critique et commercial avec plus de 60 millions de dollars de recette. Marie-Antoinette a la particularité d'avoir une bande-son très rock, où on retrouve notamment The Cure ou Siouxsie and the Banshees. Je vous laisse ci-dessous la bande-annonce du film, pour vous donner un petit aperçu: 



Résumé:
A seulement 14 ans, la jeune Marie-Antoinette, fille de Marie-Thérèse, impératrice d'Autriche, doit quitter tout ce qu'elle connait: sa famille, ses proches, son pays, sa culture, et même ses chiots. Pourquoi? Pour se rendre en France afin d'épouser le petit-fils du roi Louis XV, héritier de la couronne de France. Commence pour la jeune fille une nouvelle étape dans sa vie, étape semée d'embûches où le moindre de ses faits et gestes est analysé, scruté, et critiqué. De son arrivée en France à son ascension au pouvoir, le film retrace la vie, les doutes, les fêtes, les troubles de la plus célèbre reine de France. 

Un film historique qui flirte avec la modernité: 
Des films historiques, le cinéma en regorge. Entre les biopics, les films de guerre, nombreux sont les longs-métrages autour de l'Histoire à sortir chaque année. La grande difficulté? Se démarquer. 
Dès ses premiers films, Sofia Coppola a su se créer une identité, se démarquer des réalisateurs avec un style particulier, des thèmes bien à elle, et une façon de raconter des histoires qui lui est propre. Et avec Marie-Antoinette, elle affirme une nouvelle fois son identité. 
D'un côté, le film se veut historique. Il s'agit d'un biopic (un film biographique) qui, même s'il prend quelques libertés avec les faits réels, respecte quand même dans l'ensemble son sujet initial, racontant avec brio la vie de Marie-Antoinette. Nous la suivons comme un spectateur, un confident, témoin de sa vie mais également de ses sentiments intérieurs. A travers elle, on découvre aussi une partie de l'Histoire de France, la culture de l'époque, notamment en ce qui concerne l'étiquette, qui joue un rôle si important dans l'intrigue. La mode, les occupations de la noblesse sont abordées à travers le film. 
Mais dans le même temps, Sofia Coppola jongle avec Histoire et modernité, en proposant en particulier une bande-son plutôt surprenante pour un tel film: alors qu'on s'attend à de la musique classique ou du clavecin, la réalisatrice, qui mettait déjà en avant cet aspect dans ses précédents films, crée une ambiance unique à grand coup de morceaux New Wave ou Rock. Si cette atmosphère musicale surprend à première vue, force est de constater qu'elle apporte un vrai plus au film, en lui donnait une identité très particulière. Un parti pris intéressant! 

Kirsten Dunst dans le film:
Attardons nous à présent sur Kirsten Dunst, rôle principal du film mais aussi figure centrale de ce Cycle. Dans Marie-Antoinette, elle se voit confier le premier rôle. Et dans un film historique/biographique, le premier rôle est plus que capital. Celui de Marie-Antoinette est assez complexe: c'est une figure qui captive, fascine, mais qui est également très controversée. Elle fut quand même détestée par beaucoup de son vivant, et la fin de sa vie est loin d'être enviable. Kirsten Dunst démarre le film en interprétant une Marie-Antoinette âgée de seulement 14 ans, une adolescente fraîche et innocente, un peu naïve, qui se retrouve catapultée dans un univers complètement différent de celui dans lequel elle a grandit. A travers le film, cette adolescente évolue, d'une personne au style plutôt épuré, sobre, à une personne reconnue pour son style, qui lance les modes et qui est recouverte de parures, de plumes, de bijoux, de perles. Elle s'approprie l'étiquette qu'elle ne comprend, instaure les modes, ce qui est à faire et ne pas faire, et sur la fin du film, on ressent parfaitement sa lassitude, le temps qui est passé sur elle. C'est un rôle qui est à la fois exubérant, plein de vie mais aussi de doute, de difficulté. 

Ce que j'en ai pensé:
Lorsque j'étais adolescente, j'étais déjà passionnée non seulement de lecture, mais aussi d'Histoire. J'ai eu la chance d'avoir une maman qui économisait chaque année avec soin sur son salaire pour offrir à ma petite famille des vacances où nous visitions de superbes châteaux en France, mais aussi des châteaux plus modestes, des visites qui contribuèrent à développer mon intérêt pour l'Histoire. Je me rappelle très bien être allée voir Marie-Antoinette au cinéma, à l'âge de 14 ans, un souvenir puissant qui reste encore aujourd'hui gravé dans ma mémoire. Huit ans après (oui, déjà. Ouille), j'ai revu ce film de très nombreuses fois, et il est pour moi l'un de mes films préférés, un de mes films cultes, et je me devais de le placer un jour ou l'autre sur le blog. Un coup de coeur énorme, dont je ressens encore les palpitations des années après l'avoir vu pour la première fois.



Commençons par l'histoire. Sofia Coppola a pris le parti d'évincer l'enfance de son héroïne pour se focaliser sur son arrivée en France et son évolution, à la fois en tant que femme et reine. Si vous connaissez déjà le personnage, vous n'apprendrez peut-être pas grand chose de nouveau, mais on nous propose un film avec du rythme, les événements se succèdent, alternant la rapidité et le faste des fêtes où la reine se rend, au calme plus contemplatif de ses moments de lassitude ou d'un matin qui se lève. Les grandes lignes historiques sont respectées, et au delà d'un portrait de la reine de France, la réalisatrice nous propose un portrait de femme, de mère, d'amante, un portrait passionnant et multifacettes, sans jugement, où le spectateur est laissé libre de réfléchir à ce qu'il voit.

En ce qui concerne les personnages, je les ai tous trouvés intéressants, chacun à leur façon. Les interactions entre les différents personnages sont l'une des forces du film, la façon dont tous gravitent, modèlent, envient, jalousent Marie-Antoinette reflète la difficulté à donner un visage à cet être. Est-elle si stupide que certains pensent le croire? Est-elle réellement futile? Est-elle perdue? Est-elle prisonnière? Le film est également servi par un excellent casting, qui insuffle une force à ces personnages. Kirsten Dunst s'en sort à merveilles, et j'ai un petit faible pour le jeu d'acteur de Jason Schwartzman, qui est décidément excellent dans tous les rôles où je le vois. 

A travers l'histoire de Marie-Antoinette, le film aborde de nombreuses thématiques, dont certaines sont récurrentes dans l'oeuvre de Sofia Coppola: la contemplation, notre place dans le monde ou dans un cercle défini, les apparences, le rôle de chacun, les femmes, les interdits, la transgression... Ici, plusieurs éléments sortent du lot. Tout d'abord, l'idée de l'évolution: j'ai mentionné ce sujet plus haut, lorsque l'on découvre le chemin parcouru par Marie-Antoinette depuis son arrivée en France. J'ai vraiment aimé la façon dont cette évolution est traitée à travers le film. L'étiquette et la chasse aux nouvelles activités toujours plus folles pour éviter l'ennui sont également très intéressantes, apportant un tourbillon de couleurs, vêtements, fêtes toutes plus surprenantes les unes que les autres.

Mais ce que je préfère dans le film, c'est probablement la réalisation. Tout est soigneusement travaillé, et ça se sent. Le travail des décors et des costumes est spectaculaire, il y a une profusion de détails que l'on ne repère pas toujours au premier coup d'oeil. La couleur est magnifique dans ce film, et certaines scènes sont réellement incroyables, sur tous les plans: j'ai par exemple en tête la descente des escaliers avec la musique de The Cure en fond, un moment grandiose! Le film est visuellement magnifique, musicalement génial, soigné, travaillé, superbe, bref, c'est une petite pépite visuelle. 

En bref, Marie-Antoinette est probablement le film que je préfère parmi ceux que je vous présente pour le cycle Kirsten Dunst. Je le recommande chaudement à ceux qui ne l'ont pas vu et s'intéressent non seulement à l'actrice, mais aussi à Sofia Coppola ou à Marie-Antoinette. En ce qui me concerne, c'est un film dont je ne me lasse pas!


Bonus: Carnet Secret d'une Reine de Benjamin Lacombe:
A Noël dernier, mon amoureux Psychic TV m'a offert plusieurs livres (c'est vraiment un copain fantastique), et parmi ces livres, il y avait un ouvrage que je regardais amoureusement depuis des semaines: Marie-Antoinette, Carnet Secret d'une Reine, de l'excellent Benjamin Lacombe. Benjamin Lacombe, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un illustrateur/dessinateur/artiste de grand talent, l'un des meilleurs selon moi. Après avoir illustré Blanche-Neige, les Contes Macabres de Poe à sa sauce, ou avoir décliné son univers dans moult albums magnifiques, il s'est attaqué à un projet ambitieux: réaliser un livre autour de Marie-Antoinette. 
Le livre se présente comme une biographie de la reine sous une forme assez originale, puisque Benjamin Lacombe a non seulement illustré le livre (et je reparlerai des illustrations dans quelques instants) mais il a aussi choisi de le présenter sous la forme d'un carnet que Marie-Antoinette aurait pu écrire pour raconter sa vie, une sorte de journal intime. 
J'ai déjà par le passé lu plusieurs livres autour de Marie-Antoinette (notamment l'excellente biographie par Stegan Zweig, j'ai aussi prévu de lire celle écrite par Antonia Fraser prochainement), mais celui-ci est une vraie petite pépite. Si je n'ai pas appris grand-chose concernant la vie de la reine, je salue l'originalité de livre avec sa forme de journal intime, qui permettra de découvrir son histoire d'une autre façon que sous une biographie classique. Le livre est très travaillé, et on a la sensation que la reine s'adresse à nous!



Le livre est également spectaculaire au niveau visuel. Comme toujours avec Benjamin Lacombe, nous sommes face à une oeuvre d'une très grande qualité: les illustrations sont soignées, et vraiment superbes. Elles fourmillent de détails, et le résultat est plus que spectaculaire. Je ne cesse de me pâmer devant son travail, depuis que je le suis Benjamin Lacombe ne cesse de m'émerveiller et de me surprendre. En bref, à déguster si son univers vous plait! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, et à me livrer vos impressions sur le film ou sur le livre! Les trois derniers articles du mois seront les articles du mois Shakespeare, j'ai hâte de vous les présenter! En attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee Ersatz*



mardi 30 décembre 2014

Kirsten Dunst #2: The Virgin Suicides de Sofia Coppola.

logo par Psychic TV



Hello tout le monde!

Bienvenue sur le Livroscope! Et bien ça y est, nous y voilà, le dernier article de 2014! Demain, l'année s'achèvera, et avec elle se terminera une année fructueuse mais pas toujours bien organisée de lectures et de chroniques (j'arrive quand même à 120 articles, comme prévu!). Avant de découvrir le programme que je vous prépare pour Janvier 2015, je vous propose de reprendre le nouveau cycle cinéma démarré en Octobre dernier, cycle consacré à l'actrice Kirsten Dunst. Après avoir présenté Entretien avec un vampire, dans lequel elle jouait la jeune mais néanmoins spectaculaire Claudia, j'ai choisi de vous parler aujourd'hui de The Virgin Suicides, réalisé par Sofia Coppola. Je vous souhaite une bonne lecture de cette chronique :)

Le Cycle Kirsten Dunst:
Pour rappel, j'ai démarré le cycle Kirsten Dunst en Octobre dernier. Il s'agit du troisième cycle cinéma du blog, après un premier consacré à Johnny Depp et un second au réalisateur Stanley Kubrick. J'ai choisi de me consacrer pour sept articles à Kirsten Dunst, car c'est une actrice que j'aime beaucoup, et dont j'avais envie de découvrir davantage de films. Pour retrouver les articles en question, il vous suffira de consulter le libellé Kirsten Dunst, en suivant le lien ci-dessous!



La carrière de Kirsten Dunst:



Commençons cette chronique par nous pencher un peu sur Kirsten Dunst et plus précisément sur sa carrière. Nous l'avons quittée en 1994: son rôle de Claudia dans Entretien avec un vampire a fait explosé sa carrière. Elle reçut de très nombreux prix pour sa performance, et fut même nominée aux Golden Globes. Son talent fut une nouvelle fois acclamée avec le film suivant, Little Women (les Quatre Filles du Docteur March) où elle joua aux côtés de Winona Ryder et de Christian Bale. En 1995, on la retrouve dans un film devenu culte depuis: Jumanji, avec Robin Williams, qui raconte les aventures de deux enfants confrontés à un jeu diabolique. Elle poursuit sa carrière avec plusieurs autres films, jusqu'à la sortie de The Virgin Suicides (1999 à Cannes, 2000 dans les salles de cinéma) qui contribua à asseoir sa notoriété. 


Qui est Sofia Coppola?
Intéressons nous à présent à une personne très importante pour parler du film du jour, à savoir Sofia Coppola, la réalisatrice. 
Sofia Coppola est née en 1971. Elle est la fille du réalisateur Francis Ford Coppola, connu pour sa célèbre trilogie du Parrain ou encore Dracula, et d'Eleanor Coppola, qui travaille sur des décors de films. On peut le dire, sa famille est une famille de cinéastes, entre ses frères Roman et Gian-Carlo, respectivement réalisateur, scénariste et producteur de films, et ses cousins Nicolas Cage, Jason Schwartzman, acteurs. 
Alors qu'elle n'est encore qu'un bébé, elle côtoie les caméras, puisqu'elle se retrouve à faire de petits rôles pour son père, notamment dans le Parrain ou Rumble Fish. On la retrouve aussi dans le court-métrage Frankenweenie de Tim Burton. 
Néanmoins, c'est être derrière la caméra qui l'attire le plus. Elle réalise des courts-métrages et des clips avant de s'attaquer au long format avec The Virgin Suicides en 1999. Depuis, elle a réalisé plusieurs films, dont Marie-Antoinette (dont je vous reparlerai dans quelques mois), Lost in Translation ou encore The Bling Ring.
Elle est mariée au chanteur du groupe Phoenix, Thomas Mars, avec lequel elle a deux enfants.

The Virgin Suicides:
Résumé:



Michigan, 1974. Quatre jeunes adolescents sont fascinés par leurs voisines, les cinq soeurs Lisbon: Lux, Cecilia, Mary, Therese et Bonnie, de jolies demoiselles blondes et mystérieuses. Elles sont élevées par leurs parents, réputés pour être très stricts. La fascination augmente lorsque la plus jeune, Cecilia, met fin à ses jours. Qu'est-ce qui a poussé la jeune fille à commettre cet acte? Qu'est-ce qui se cache derrière les murs des Lisbon? Dans la tête des soeurs? Une enquête sur l'histoire des cinq filles se met en place, mais que peuvent-ils vraiment trouver?


Quelques informations sur le film:
The Virgin Suicides est le premier film de Sofia Coppola. Il est sorti dans un premier temps en 1999 pour des festivals, puis dans les salles de cinéma en 2000. Il dure un peu plus d'1h30, et est basé sur le roman éponyme de Jeffrey Eugenides. Le budget fut de 6 millions, pour une recette de plus de 10 millions de dollars. Le film fut globalement apprécié par les critiques. 
Le casting est très varié. On retrouve dans les rôles des filles Kirsten Dunst (Lux), A.J Cook (Mary), Hanna R. Hall (Cecilia), Leslie Hayman (Therese) et Chelse Swain (Bonnie). Les parents sont joués par James Woods et Kathleen Turner. On a également Josh Hartnett dans le rôle de Trip Fontaine, et Giovanni Ribisi sert de narrateur.
L'autre point à mentionner sur le film: sa bande-son, devenue culte, quasiment exclusivement composée de chansons du groupe Air. 
Voici ci-dessous la bande-annonce du film, si vous souhaitez voir ce que ça donne. 



Une adaptation d'un roman de Jeffrey Eugenides:
Pour réaliser ce film, Sofia Coppola s'est basée sur un roman, à savoir The Virgin Suicides, publié en 1993, et écrit par Jeffrey Eugenides.
Jeffrey Eugenides est un auteur américain né en 1960 dans le Michigan. Il a toujours voulu être auteur. Il a publié pour l'instant trois romans, pour lesquels il fut plusieurs fois récompensé, notamment par le prix Pulitzer. Ses romans s'intitulent The Virgin Suicides, Middlesex, et The Mariage Plot, publié en 2011. Il écrit également des nouvelles.
J'ai eu l'occasion de lire le roman pour la première fois il y a quelques mois. Connaissant déjà le film, je voulais voir ce que le livre donnait, et aussi voir comment Sofia Coppola avait travaillé en terme d'adaptation. 
Globalement, j'ai vraiment beaucoup aimé le livre. J'ai aimé le style de Jeffrey Eugenides, et l'histoire est à la fois très descriptive, très oppressante, captivante... Nous sommes, comme les narrateurs, à la recherche de la vérité. Je n'avais jamais lu de romans de cet auteur auparavant, mais son style m'a séduite, et j'ai très envie de découvrir ce qu'il a pu écrire d'autres.
En ce qui concerne le côté adaptation, j'ai trouvé que Sofia Coppola était restée globalement très proche du livre, rien ne m'a choquée. J'ai apprécié le fait que la narration soit gardée, avec la voix off par Giovanni Ribisi. Un bon point! Si vous aimez le film, n'hésitez pas à vous pencher sur le roman!

Le rôle de Kirsten Dunst:
Comme Kirsten Dunst est le coeur de ce cycle cinéma, attardons nous sur son rôle. 



Kirsten Dunst interprète l'une des cinq soeurs, Lux, âgée de 14 ans au début du film. Lux n'est ni la plus âgée, ni la plus vieille, néanmoins c'est celle qui semble attirer le plus les regards. C'est d'ailleurs elle qui illustre l'affiche du film, et qui ouvre le film d'un clin d'oeil complice. Déjà dans le roman, les narrateurs s'intéressaient beaucoup à Lux en particulier, car elle était la plus charismatique des soeurs. 
Lux est une jeune fille très jolie, qui plait aux garçons. Elle est présentée comme sensuelle, sexuellement attirante également. Elle attire les garçons qui gravitent en permanence autour d'elle. On se focalise principalement sur l'un d'eux, à savoir Trip Fontaine, qui cherche à la séduire. 
Lux n'a pas grand chose à dire, puisqu'en fait l'histoire est racontée par les narrateurs, qui la contemplent surtout de loin. Ce qu'on voit, ce sont ses actes. A nous d'en déduire sa personnalité et ce qui se passe dans sa tête...

Ce que j'en ai pensé:
Bon. J'ai bien conscience que finir 2014 en vous parlant d'un film où le suicide est le thème central n'est pas forcément la façon la plus joyeuse de conclure l'année, mais je tenais à vous parler de ce film. Pourquoi? Tout simplement parce que The Virgin Suicides est l'un des films qui m'ont le plus marquée dans toute ma vie. Je l'ai vu pour la première fois alors que j'avais 16 ou 17 ans, et depuis je le regarde au moins une à deux fois par ans. Ce film est un vrai coup de coeur pour moi. Pourquoi? Je vais tenter de vous l'expliquer.

Penchons nous d'abord sur l'histoire. Ce que j'aime avec ce film, c'est que nous sommes mis, en tant que spectateurs, dans la peau des narrateurs. Eux ont déjà le recul de l'histoire, qu'ils connaissent déjà, mais ils nous invitent à la découvrir comme eux l'ont découverte à l'époque. Nous avons un regard extérieur sur ce qui se passe, nous n'en savons pas plus, nous n'en savons pas moins. Je trouve qu'aujourd'hui on a tendance à toujours tout nous expliquer, dans les films, séries, romans, et du coup avoir cette part de mystère et de questionnement me plait beaucoup. L'intrigue monte en puissance, et la fin est vraiment magistrale. Un gros plus pour l'utilisation de la voix off en narration aussi, et pour les interrogatoires avec certains personnages qui donnent l'impression de suivre avec les narrateurs le cours de leur enquête. 

Les personnages sont eux aussi très intéressants. Au final, on ne sait quasiment rien des narrateurs, si ce n'est qu'ils sont fascinés par les Lisbon, et on ne sait quasiment rien des Lisbon, si ce n'est les miettes que l'on découvre par les recherches des narrateurs. Les seuls personnages dont on connait quelque chose sont au final des personnages secondaires, comme Trip Fontaine. Le film joue beaucoup sur la question des apparences, de l'extérieur, en opposition à l'intérieur. Quand on voit la calme Cecilia, au début du film, on ne peut se douter de ce qu'elle vit intérieurement. Comme elle le dit au médecin qui s'étonne de sa présence à l'hôpital, "vous n'avez jamais été une adolescente de 13 ans". Je dois avouer être fascinée comme les narrateurs par ces filles si mystérieuses, si paisibles en apparence...

Le film aborde des thématiques variées, plutôt bien mises en valeur par la réalisation. Le suicide, évidemment, comme le titre l'indique, l'adolescence et les troubles qui y sont liés, notamment la quête d'identité et la sexualité, le rôle des parents, la religion, et encore une fois la question des apparences. On filme une banlieue aux pelouses parfaites, aux arbres soignés, aux habitants impeccables. Tout respire la tranquillité chic et sereine, presque l'ennui paisible, alors que derrière les portes on ne sait pas ce qui se passe.

La réalisation est, pour un premier film, déjà très soignée. J'ai aimé le choix des couleurs, presque atténuées, affaiblies même, et le grain un peu particulier des images. Le film dégage à la fois une douceur apaisante et une froideur terrifiante qui s'entremêlent et correspondent bien à l'ambiance de l'histoire. La bande-son est également superbe, les morceaux collent à merveille à l'atmosphère dégagée. Pourtant je ne suis pas fan du groupe Air, mais Sofia Coppola trouve toujours la musique qu'il faut à chaque instant.

Ce film est très particulier, et il peut en dérouter plus d'un, tout d'abord pour son thème (d'ailleurs, si vous êtes jeunes ou un peu impressionnables, passez votre chemin), mais aussi pour son apparente lenteur. En ce qui me concerne, c'est un incontournable, dont je ne me lasse pas. Et j'ai hâte de vous présenter une autre collaboration entre Kirsten Dunst et Sofia Coppola d'ici quelques mois...



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui et pour 2014! J'espère que cet article et cette année vous ont plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve d'ici quelques jours pour le premier article de 2015, à savoir la seconde partie de mon bilan lecture de l'année, en attendant je vous souhaite d'avance une très bonne année à tous, en espérant que tous vos voeux se réalisent!

AnGee Ersatz*



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