mardi 22 août 2017

Challenge Piece of Cake #13: The Princess & the Goblin de George MacDonald.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! La fin des grandes vacances approche, les cartables commencent à se remplir, mais le Livroscope n'en a pas encore terminé avec son programme d'Août! Aujourd'hui, c'est l'heure du treizième numéro du Challenge Piece of Cake lancé sur le forum Whoopsy Daisy, et c'est encore un classique qui va nous intéresser: The Princess & the Goblin, de l'écossais George MacDonald. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur George MacDonald:
Après Elizabeth Wetherell, c'est aujourd'hui George MacDonald qui nous intéresse! Né en décembre 1824, MacDonald est, comme son nom l'indique, écossais. Parmi ses centres d'intérêt, on retrouve la littérature et la religion: il effectue donc des études à Aberdeen, puis Londres avant de devenir pasteur en 1850. Si son nom est plutôt inconnu en France, George MacDonald est pourtant considéré comme un précurseur de la fantasy et de la fantasy jeunesse en Grande-Bretagne. Il est notamment connu pour The Princess & the Goblin (adapté au théâtre et en films plusieurs fois), ou encore Phantastes. On compare souvent son œuvre à celle de Lewis Carroll, le célèbre papa d'Alice in Wonderland, et ce à juste titre: les deux hommes se rencontrent en 1862 et entretiendront une relation amicale très forte. Marié et père de plusieurs enfants, George MacDonald décède en 1905.

The Princess & the Goblin:
Résumé:
Irene, petite demoiselle, est la fille d'un roi vivant près des montagnes. Elle passe ses journées à explorer le château dans lequel elle habite et ses alentours, et fait d'étranges rencontres: une ancêtre vivant dans les combles du château, ou Curdie, jeune fils de mineur, qui découvre que les gobelins préparent un bien étrange plan pour mettre la main sur la princesse... 

MacDonald et Lewis Carroll: 
J'en ai brièvement parlé un peu plus haut: il n'est pas rare de comparer l’œuvre de Lewis Carroll, connu principalement pour Alice in Wonderland et sa suite, Through the Looking Glass, à celle de notre ami du jour, George MacDonald. Et cette comparaison est tout à fait justifiée.
Les deux hommes n'ont que quelques années d'écart (MacDonald est né en 1824, Carroll en 1832) mais MacDonald eut pour son ami, rencontré au début des années 1860, un vrai rôle de mentor. Si The Princess & the Goblin, le livre auquel Alice est souvent comparé, n'est pas publié avant avant 1872, Phantastes pose déjà les bases de l'originalité de MacDonald. Ce dernier encourage Lewis Carroll à écrire, et ses enfants serviront de cobayes avant la publication d'Alice in Wonderland
Il est vrai qu'Alice et The Princess & the Goblin possèdent de nombreux points communs: une héroïne jeune, des figures adultes à la fois effrayantes et intrigantes, une frontière fine entre le réel et l'improbable... Deux lectures à découvrir ensemble, donc!

Ce que j'ai pensé du livre:
Parmi les grands classiques de la littérature jeunesse, l'un des plus connus est sans aucun doute Alice in Wonderland. Il s'agit également d'un de mes livres préférés, que je possède même plusieurs exemplaires, et que j'ai déjà eu l'occasion de présenter plus d'une fois sur le blog. Alors lorsque je suis tombée sur The Princess & the Goblin et que j'ai vu qu'on le comparait souvent à Alice, j'ai été très intriguée. Ni une, ni deux, je me suis plongée dans ce livre, que j'ai dans l'ensemble plutôt bien aimé. 

Parmi les points positifs que j'ai relevés pendant ma lecture, il y a tout d'abord le style. George MacDonald a une plume fluide, qui se lit très bien et qui, surtout, vieillit plutôt bien. C'est un classique assez abordable (un bon point pour ceux qui cherchent un classique jeunesse accessible à lire). J'ai également apprécié l'utilisation fréquente de la première personne qui crée une proximité intéressante avec le lecteur. 

Toujours dans cette idée, le vocabulaire est également plutôt accessible en anglais, parfait pour ceux qui se lancent dans la lecture en VO. Il y a aussi une abondance de dialogues, ça tranche avec l'image des pavés descriptifs interminables qu'on a parfois des classiques.

Ensuite, le livre m'évoque effectivement Alice in Wonderland, en raison de traits similaires que j'ai mentionnés un peu plus haut, mais aussi, de façon plus générale, les contes classiques que j'affectionne tant. Cela faisait longtemps que je n'en avais pas lu et j'ai vraiment apprécié me plonger dans ce livre pour cette raison. Si vous aimez Alice ou les contes, je vous le recommande donc! 

The Princess & the Goblin est une histoire distrayante et qui se lit très vite, grâce notamment à des chapitres assez courts. On ne trouve pas le temps long et j'ai suivi avec plaisir les aventures d'Irene et de Curdie. Je pense que George MacDonald aurait pu aller plus loin dans la création de personnages fantasy et que l'intrigue aurait pu être plus développée, mais ce n'est qu'un petit bémol.

Pour ce qui est des personnages, j'ai trouvé Irene plutôt sympathique: c'est une petite héroïne assez mignonne à suivre, notamment dans ses interactions avec les autres personnages. Elle m'a effectivement fait penser à Alice par certaines de ses réactions. J'ai aussi bien aimé Curdie, même s'il est un peu moins présent que sa camarade. 

Dans l'ensemble, j'ai donc passé un très bon moment avec ce roman et je suis contente d'avoir pu découvrir George MacDonald. Si vous aimez Alice in Wonderland, je ne peux que vous recommander cet ouvrage qui risque fortement de vous plaire! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez pris du plaisir à lire cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec bonheur! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Claymore, tome 3 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Je vous propose de retrouver aujourd'hui notre guerrière préférée (après Buffy, évidemment), à savoir Clare de la série Claymore. Nous l'avions quittée en bien mauvaise posture, face à un Yoma sévissant dans une ville sainte, en partie démunie de ses pouvoirs et de sa force. Face à un tel cliffhanger, j'étais donc impatiente de me plonger dans ce troisième tome, que je vous propose de découvrir ici. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Claymore, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 3: Thérèse la souriante:
Résumé:
Dans ce troisième tome, Norihiro Yagi nous propose d'abord de découvrir la fin du combat de Clare avec le Yoma dans la ville sainte de Ranova. Un combat acharné qui la pousse au bout de ses limites. Dans un second temps, on découvre également Teresa (Thérèse en français), une autre Claymore particulièrement coriace, à la force impressionnante, et dont l'histoire est intimement liée à celle de Clare...

On découvre une nouvelle Claymore:
Dans les deux premiers tomes de la série, l'intrigue se focalisait autour de Clare, une Claymore se distinguant par son visage fermé, ses enchaînements de missions et son côté très taciturne. Comme l'indique le titre français de ce nouvel opus, une nouvelle Claymore fait son apparition: Teresa (comme je les lis en anglais, je garderai les noms anglais pour mes chroniques). Teresa et Clare partagent beaucoup de choses: une armure similaire, un même aspect physique fin et élancé, une grande force au combat... A priori, à l'exception de la longueur des cheveux, que Teresa porte très longs, rien ne semble les distinguer. 
Et pourtant, il suffit de regarder le visage de Teresa pour se rendre compte d'à quel point elle est différente de Clare: beaucoup plus causante, et même violente, que ce soit avec les Yoma ou les humains, son visage affiche un sourire léger, un peu satisfait, qui lui vaut son surnom. Une attitude qui tranche avec celle de Clare, mais qui cache aussi bien des secrets. 

Le passé de Clare:
Comme on le comprend bien vite, cette présentation de Teresa sert surtout à faire un flashback sur l'enfance de Clare. Jusqu'à maintenant, Clare est un personnage assez énigmatique, dont on connait l'histoire que par des petits morceaux lancés ici et là à Raki. On sait qu'elle a été chassée de son village car elle a été approchée par un Yoma, les habitants craignant la contamination, par exemple. Mais ce qui la caractérise caractérise aussi toutes les autres Claymore.
Avec Teresa, on découvre alors ce qui est arrivé à Clare, et pour éviter de vous spoiler trop de choses, je vous invite à lire ce troisième tome par vous même!

Ce que j'ai pensé de ce tome:
En terminant le second tome, j'étais pressée de me jeter sur celui-ci: le cliffhanger me tenait en haleine. J'appréhendais cependant de me retrouver face à une longue succession de quêtes toutes semblables (une ville, un Yoma), mais Norihiro Yagi a su me surprendre avec la deuxième moitié de son histoire. Un tome assez différent des deux précédents, mais que j'ai beaucoup aimé. 

Parmi les nombreux points positifs que j'ai relevés pendant ma lecture, on trouve beaucoup de choses liés au flashback de Clare. Pourtant, j'ai tout de même beaucoup apprécié la première partie de l'intrigue qui se concentre sur la fin du combat entre Clare et le Yoma: c'est dynamique, il y a une vraie tension, et tout se résout de façon intéressante. 

La relation Raki et Clare est encore davantage exploitée, on sent que le garçon est vraiment très attaché à la Claymore, ce qui apporte un plus à l'histoire. Cette relation contrebalance aussi l'attitude des autres personnages face à Clare, et je suis impatiente de voir son évolution à l'avenir. 

C'est surtout la seconde partie de ce tome que je préfère, et pour une raison majeure: Teresa. Il y a de fortes chances pour que ce personnage soit mon préféré de la série, sauf si elle connait un développement pourri dans les tomes à venir. J'ai vraiment eu un coup de cœur pour elle, immédiatement. Elle est forte, combattive, elle envoie. J'ai vraiment adoré la découvrir.

Au début, j'ai été assez déroutée par le changement soudain de lieu/personnages, car ce n'est pas explicitement indiqué qu'il s'agit d'un flashback, mais j'ai trouvé que ça donnait justement plus de force à ce qu'on découvre en avançant dans notre lecture.

Ce flashback est l'occasion d'en apprendre plus non seulement sur les Claymore, mais aussi sur Clare: plusieurs parallèles sont faits entre la façon de travailler de Clare et celle de Teresa, mais aussi par rapport à la relation que Clare a avec Raki et celle qu'elle a pu avoir avec Teresa. J'espère que d'autres flashbacks étendront ce développement à dans les tomes suivants.

En bref, je suis vraiment séduite par ce troisième tome de Claymore, mon tome préféré jusqu'à présent. Teresa est un personnage que je trouve super, et je suis toujours aussi emballée par la perspective de poursuivre la saga! Un petit coup de coeur, donc :).

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 20 août 2017

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party #8: Young Romantics de Daisy Hay.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui après un long week-end pour nous pencher sur le huitième numéro du Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, challenge personnel sur lequel je travaille depuis le début de l'année. Après vous avoir présenté le maître de cérémonie le mois dernier, j'ai cette fois décidé de m'intéresser à une de mes invitées préférées de ce repas surprenant: Mary Shelley, qui se cache derrière le célèbre Frankenstein. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tenais à vous donner quelques informations sur le Challenge Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party, petit défi que je me suis lancée pour cette année 2017. Basée sur la série éponyme sortie en 2016, le but de ce défi est de présenter chacun des auteurs apparaissant dans les épisodes crées par Shipwrecked, groupe d’acteurs lancé par Sinead et Sean Persaud, frère et sœur connus sur YouTube pour The Tell-Tale Vlog ou encore une autre websérie, Kissing in the Rain. Pour ceux qui ne connaitraient pas, Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party raconte l’histoire de la petite fête organisée par Edgar Allan Poe pour ses copains auteurs (dont Oscar Wilde ou encore George Eliot font partie) et qui tourne à la catastrophe. Je vous invite à regarder le premier épisode, posté juste en dessous !



Daisy Hay, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, penchons nous un peu sur notre autrice du jour, Daisy Hay! J'ai trouvé assez peu d'informations la concernant: Daisy Hay a fait ses études à Cambridge et York, et s'est spécialisée en littérature du 18ème et 19ème siècles. Son champ d'expertise touche aussi l'histoire et la politique de l'époque et elle enseigne depuis 2013 à l'université d'Exeter. Elle a publié deux livres: Young Romantics, the Shelleys, Byron & Other Tangled Lives en 2010, et Mr. & Mrs. Disraeli en 2015. Elle a reçu plusieurs prix pour son travail et est considérée comme une pointure dans son domaine. 

Young Romantics:
Quatrième de couverture:
Young Romantics tells the story of the interlinked lives of the young English Romantic poets from an entirely fresh perspective—celebrating their extreme youth and outsize yearning for friendship as well as their individuality and political radicalism.

 The book focuses on the network of writers and readers who gathered around Percy Bysshe Shelley and the campaigning journalist Leigh Hunt. They included Lord Byron, John Keats, and Mary Shelley, as well as a host of fascinating lesser-known figures: Mary Shelley’s stepsister and Byron’s mistress, Claire Clairmont; Hunt’s botanist sister-in-law, Elizabeth Kent; the musician Vincent Novello; the painters Benjamin Haydon and Joseph Severn; and writers such as Charles and Mary Lamb, Thomas Love Peacock, and William Hazlitt. They were characterized by talent, idealism, and youthful ardor, and these qualities shaped and informed their politically oppositional stances—as did their chaotic family arrangements, which often left the young women, despite their talents, facing the consequences of the men’s philosophies.

In Young Romantics, Daisy Hay follows the group’s exploits, from its inception in Hunt’s prison cell in 1813 to its disintegration after Shelley’s premature death in 1822. It is an enthralling tale of love, betrayal, sacrifice, and friendship, all of which were played out against a background of political turbulence and intense literary creativity.


Mary et Percy, une histoire passionnée et tourmentée:
Parmi les différents personnages que nous découvrons dans cette biographie de groupe, il y a évidemment les Shelley. Comme Mary est celle qui m'intéresse le plus pour ce Challenge (et en général aussi), je trouvais intéressant de me pencher un instant sur ce qu'on nous dit d'elle dans Young Romantics.
La jeunesse de Mary n'est pas des plus simples: sa mère, Mary Wollstonecraft, considérée comme une pionnière du féminisme, meurt en la mettant au monde. Elle grandit dans une famille recomposée, entre les premiers enfants de son père, le penseur Godwin, une demi-sœur du côté de sa mère, et encore de nouveaux enfants. 
Elle rencontre Percy Bysshe Shelley, de cinq ans son ainé, alors qu'elle est adolescente. Lui, marié et père de famille, s'éprend de la jeune fille et délaisse femme et enfants pour fuir avec Mary et sa demi-sœur Claire sur le continent. Un curieux ménage (quels étaient les liens exacts entre Claire et Percy?) auquel s'ajoute Lord Byron, qui commencera une relation extraconjugale avec Claire. 
L'histoire de Mary et Percy est à la fois passionnée et différente des normes de l'époque. Plusieurs enfants naîtront de leur union mais un seul, Percy Florence Shelley, survivra, sans connaître son père, mort noyé en 1822...

Byron, Hunt et les autres: 
Alors évidemment, Young Romantics ne parle pas uniquement des Shelley. D'autres personnalités sont abordées dans cet ouvrage, à commencer par Claire, demi-soeur de Mary, qui vécut quasiment toute sa vie avec le couple. Si elle n'a pas eu de carrière littéraire, le rôle qu'elle joua dans la vie personnelle du couple est important. 
Claire était également liée à Lord Byron: poète, noble et scandaleux, Byron a multiplié les liaisons amoureuses et est connu pour abandonner ses conquêtes aussi rapidement qu'il les séduit. Ensemble, ils auront un enfant, Allegra, mais leur relation se montrera très compliquée.
Leigh Hunt, quant à lui, était également poète. On le connait également pour sa participation à de nombreux journaux aux prises politiques assez marquées. S'il fut proche de Byron, c'est surtout son amitié avec Shelley qui eut une importance sur sa vie. Hunt était également ami avec le célèbre Keats, qu'il présenta à ses deux autres compères. Un cercle littéraire et cultivé, flirtant avec le scandale.

Ce que j'ai pensé du livre:
Ceux qui me connaissent peuvent vous le confirmer: Frankenstein est mon roman préféré parmi tous mes romans préférés du monde. J'ai découvert ce livre à l'adolescence et j'ai toujours été fascinée par son intrigue, ses personnages, ainsi que tout ce qui l'entoure. J'ai vu un grand, grand nombre d'adaptations et je peux réciter par cœur des citations longues comme le bras tirées du livre. J'avais repéré Young Romantics à sa sortie, en 2015, et j'avais très envie de m'y plonger. Alors lorsque j'ai pu mettre la main dessus, je n'ai pas hésité. 

Au début de ma lecture, j'ai été assez déstabilisée: je m'attendais, comme le titre complet du livre l'indique, à découvrir Byron et ses copains les Shelley. Pourtant, Daisy Hay commence par se pencher sur Leigh Hunt, que je connaissais extrêmement mal, avant d'ensuite s'intéresser à ces trois figures de tête. Mais passée cette petite surprise, j'ai énormément apprécié ma lecture de Young Romantics. 

Tout d'abord, j'ai trouvé le style de Daisy Hay extrêmement plaisant. Lorsqu'on lit une biographie ou un livre d'histoire, le style est parfois si dense et si lourd que la lecture, même si le sujet est passionnant, peut devenir une vraie corvée. Ici, cet écueil est évité grâce à un style très agréable à lire, travaillé et surtout très fluide. C'est vraiment un gros point fort que je tenais à soulever.

Toujours dans le positif, j'ai le sentiment, après ma lecture, d'avoir appris énormément de choses concernant les Shelley et leur cercle. Si je connaissais plutôt bien la carrière littéraire de Mary et son enfance, j'ignorais en revanche beaucoup d'éléments sur son poète de mari et sur leur vie personnelle. On sent que Daisy Hay maîtrise son sujet et c'est tout bonnement passionnant à suivre. 

Non seulement j'ai appris beaucoup de choses sur les Shelley et sur Byron, mais ce livre a aussi été l'occasion pour moi de découvrir des personnages que je connaissais peu ou pas: par exemple, la famille Hunt me semble particulièrement intéressante, et pourtant je n'en avais presque jamais entendu parler. J'ai aussi envie de pousser plus loin mes recherches sur Byron. Une bonne chose!

A noter que le livre est très complet: il contient de nombreuses illustrations représentant les différents individus présents dans l'ouvrage, ainsi qu'une impressionnante bibliographie qui, si vous le souhaitez, vous donnera de nouvelles pistes à explorer pour la suite.

Seuls petits "bémols" à souligner: le livre n'est pour l'instant pas disponible en version française, seule la version originale existe. Ensuite, si vous ne connaissez pas trop l'Histoire de l'époque, vous risquez à quelques moments d'être un peu perdus car Daisy Hay fait parfois référence à des événements particuliers ou des personnages célèbres qui ne sont pas forcément très connus en France. Mais en dehors de ça, je ne peux que vous recommander cet ouvrage!

Au final, j'ai beaucoup aimé cette lecture passionnante et je suis heureuse d'avoir enfin pu me plonger dedans! Si vous vous intéressez à Mary Shelley ou aux poètes du début du 19ème siècle, je vous encourage vivement à vous procurer Young Romantics!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

dimanche 13 août 2017

Claymore, tome 2 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Aujourd'hui, on se retrouve pour poursuivre ensemble notre découverte de la saga Claymore, une série de manga dans laquelle je me suis récemment lancée. Après avoir beaucoup aimé le premier tome des aventures de Clare, je n'ai pas hésité longtemps avant de me plonger dans Les ténèbres de la terre sainte. Ai-je toujours autant aimé l'univers de Norihiro Yagi? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Claymore, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 2: Les ténèbres de la terre sainte.
Résumé:
Toujours accompagnée de Raki, Clare arrive à Ravona, une ville sainte où les Claymores et Yoma sont interdits, avec la mission de trouver l'une de ses créatures qui sévit au coeur d'une cathédrale. Une tâche qui s'annonce compliquée: pour survivre à Ranova, Clare doit dissimuler sa propre nature, ce qui diminue l'efficacité de ses pouvoirs. Parviendra-t'elle à découvrir où se cache le Yoma? Se fera-t'elle prendre? Arrivera-t'elle à vaincre la créature et l'environnement hostile dans lequel elle se trouve?


Dissimulation:
Contrairement aux villages où Clare se rend la plupart du temps pour effectuer ses missions, Ravona a un statut un peu particulier. En effet, il s'agit d'une ville "sainte", religieuse, où la présence des Yoma est strictement interdite. Par extension, comme elles sont mi-Yoma, mi-humaines, les Claymore ne sont pas vraiment les bienvenues non plus (mais j'en reparlerai un peu plus loin).
Afin de pouvoir tout de même effectuer sa mission dans de bonnes conditions, Clare va donc devoir dissimuler sa véritable nature. Le point le plus important: ses yeux, argentés, signe distinctif des Claymores. Grâce à de petites pilules, elle parvient à faire disparaitre, temporairement, les traits physiques les plus révélateurs de son identité. 
Comme Raki le découvre également avec surprise, Clare est également très douée pour changer son attitude en fonction de la situation. Elle qui se montre habituellement taciturne et froide, qui discute peu, se transforme en jeune fille avenante avec les villageois. Un don d'actrice nécessaire, et qu'elle a appris comme les autres Claymore. 
Il ne reste plus qu'une chose à cacher: son épée... 

Le statut des Claymore:
Cette intrigue en terre sainte s'avère particulièrement intéressante pour nous lecteurs, car c'est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur le statut des Claymores.
Comme je l'avais mentionné dans ma précédente chronique, les Claymores sont des créatures mi-femmes, mi-Yoma, dotées donc des avantages (et inconvénients) des deux: elles sont rapides, fortes, et capables de repérer les Yoma, chose que ne peuvent faire les humains normaux. 
Cependant, même si leur rôle est très important (elles protègent et sauvent des populations, ce n'est pas rien), on ne peut pas vraiment dire qu'elles soient les bienvenues là où elles vont. Les villageois les regardent au mieux avec une fascination prudente, au pire avec un dégoût profond. Elles se retrouvent parfois rejetées avec force, et si on est content d'être débarrassé des Yoma, on l'est presque autant lorsqu'elles s'en vont. 
A Ranova, ce rejet des Claymore est encore plus marqué: terre sainte, elles y sont interdites en raison de leur statut de demi-monstres. Mais sont-elles aussi monstrueuses qu'on le pense?

Ce que j'ai pensé de ce tome:
Et bien, qu'est-ce que j'étais impatiente de me replonger dans Claymore! Le premier tome avait réussi à me séduire et j'étais curieuse de découvrir la suite des aventures de Clare, en espérant être toujours aussi emballée. Surtout que dernièrement, j'avais bien du mal à lire des manga sans être vite lassée. Et heureusement, il semble que ce ne sera pas encore tout de suite que je lâcherai Claymore.

Tout d'abord, j'ai beaucoup, beaucoup l'intrigue de ce second tome. Au lieu de plusieurs petites aventures comme dans le premier, Norihiro Yagi établit cette fois une intrigue un peu plus longue et que j'ai trouvée assez prenante. Il y a de l'action, on ne s'ennuie pas, du suspens tout le long et encore plus à la fin grâce à un cliffhanger assez bien réussi. Un bon point, donc.

Ensuite, j'ai aimé voir Clare davantage en action. Elle reste encore un personnage très énigmatique et effacée, mais on apprend un peu plus de choses à son sujet. Elle me plait beaucoup et sa détermination est sans aucun doute ce qui me plait le plus chez elle. J'espère en apprendre encore plus sur elle dans les tomes à venir.

Ce tome est aussi l'occasion de développer un peu le background autour des Claymores: comment elles sont considérées, leur statut, les villes saintes... C'est vraiment intéressant. Je fais partie de ces gens qui apprécient quand il y a un fort background dans les histoires, et pour l'instant ce que j'aperçois de l'univers de Claymore me plait beaucoup.

Pour en revenir aux personnages, je dois dire que j'aime plutôt bien Raki. J'ai du genre à être vite agacée par les side-kicks, mais ce garçon est plutôt touchant, surtout dans sa façon de considérer Clare. Sa fascination pour elle fait écho à la mienne. Je me demande s'il jouera un rôle un peu plus actif dans les tomes à venir, ou si au contraire il gardera un peu ce statut de spectateur.

J'avais mentionné lors de ma précédente chronique le fait que je n'avais pas grand chose à dire sur le style de Norihiro Yagi, car sa façon de dessiner me plaisait, mais sans plus. Ici, j'ai du bon et du moins bon à relever: je trouve que les personnages principaux sont beaucoup plus expressifs, il insiste beaucoup sur les visages de Clare et de Raki. Un peu plus de détails, c'est appréciable. En revanche, les personnages secondaires, comme les gardes ou les religieux, ont un peu tous tendance à avoir la même tête... On se demande parfois qui est qui!

Mais à l'exception de ce petit point négatif, je suis toujours très emballée par ma lecture de Claymore. Je compte toujours poursuivre en espérant ne pas être déçue! En tout cas, soyez en sûrs, je vous en parlerai sur le Livroscope!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette nouvelle petite chronique manga vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 9 août 2017

Claymore, tome 1, de Norihiro Yagi.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un type de livres que je n'avais pas présenté depuis longtemps sur le blog: un manga. Après une grosse overdose de manga il y a quelques années, j'ai décidé récemment de m'y remettre doucement en me penchant sur une série qui m'intriguait depuis quelques mois: Claymore, 27 tomes au compteur, de Norihiro Yagi. Mon objectif: lire et vous présenter chacun des tomes de cette saga, et on démarre de suite avec le premier. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :) 

Norihiro Yagi et Claymore, petite présentation:
Commençons cette chronique par une petite présentation de la saga qui va nous accompagner dans les mois à venir: Claymore. Claymore est donc une série de manga (27 volumes au total), publiée entre 2001 et 2014. Son créateur est Norihiro Yagi, mangaka né en 1968 dans la province d'Okinawa. Ce japonais a fait ses premières armes avec deux séries, Undeadman et Angel Densetsu (cette seconde était apparemment particulièrement populaire au Japon) avant de se lancer dans Claymore. La série fut publiée dans le magazine Shonen Jump puis dans Jump Square, tandis qu'on peut la trouver en France chez Glénat. Une adaptation anime existe également. Au cours des mois à venir, j'essaierai de vous présenter un ou deux tomes par mois, alors vous risquez de revoir souvent les Claymore! :)


Claymore, tome 1:
Résumé:
Dans un petit village, les habitants sont décimés par un Yoma, une créature capable de prendre une apparence humaine et qui se nourrit d'eux. Leur seul espoir: la venue de Clare, mi-humaine mi-Yoma, qui fait partie de celles qu'on appelle les Claymore, des guerrières sans pitié. Raki, un jeune garçon dont les parents ont été tués par le Yoma, se prend de fascination pour cette étrange demoiselle...

Les Claymore et les Yoma:
Dans ce premier tome (intitulé en français La tueuse aux yeux d'argent), l'intrigue sert surtout à poser une introduction des Claymore et des Yoma, que nous serons amenés à suivre à travers les différents tomes. Il me semblait donc judicieux de vous en parler un peu davantage.
Commençons par les Yoma: les Yoma sont des créatures qui se nourrissent des humains et sont capables de prendre la forme de leurs victimes. Un atout indispensable pour se fondre parmi eux. Ils sont indétectables des hommes, ce qui les rend encore plus dangereux.
Pour tenter de vaincre ces Yoma ont été créées les Claymore, même si elles ne se donnent pas ce nom. Il s'agit de créatures mi-femmes (les femmes supportent mieux la transformation que les hommes), mi-Yoma, possédant une grande rapidité et une partie des pouvoirs des Yoma. Elles sont capables de les détecter à l'odeur. On reconnait les Claymore à leur tenue de guerrière et à l'épée qu'elles transportent, ainsi qu'à leurs yeux argentés. Nous suivrons Clare, une Claymore déterminée et qui enchaîne les missions sans répit.

Ce que j'ai pensé de ce premier tome:
Si j'avais un peu entendu parler de Claymore lorsque j'étais plus jeune, ce n'est qu'il y a quelques mois que j'ai vraiment commencé à m'y intéresser, grâce à mon compagnon, grand fan de cette série. J'ai donc décidé de profiter de son intégrale Claymore pour m'y mettre enfin, en me plongeant dans le premier tome, La tueuse aux yeux d'argent, en espérant aussi surmonter l'overdose de manga qui me poursuit depuis plusieurs longs mois.

Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié ma lecture de ce premier tome de Claymore. J'ai passé un bon moment avec ce manga et j'ai relevé plusieurs points positifs, que je vous propose de détailler un peu plus ici.

Tout d'abord, ce tome est une bonne introduction à l'univers que nous allons découvrir. A la fin de notre lecture, on sait déjà pas mal de choses à son sujet et sur son fonctionnement: ce que sont les Yoma et leur façon de procéder, comment combattent les Claymore, ce qu'elles sont... Des bases nécessaires et solides pour la suite de la saga. Je ne doute pas que les choses seront plus détaillées en avançant dans les tomes, mais l'introduction est réussie.

Il y a également un bon compromis entre présentation de l'univers et action. Norihigo Yagi nous plonge directement dans l'intrigue en nous plaçant dans un village attaqué par un Yoma et secouru pour Clare, la Claymore. J'ai terminé le livre en ayant la sensation d'avoir assisté à beaucoup d'événements: je ne me suis pas ennuyée et je n'avais qu'une envie: retrouver Clare et Raki très vite!

En parlant des personnages, j'ai hâte de les découvrir davantage. Clare m'intrigue beaucoup: pour l'instant, elle reste très mystérieuse. On la voit sous son jour de Claymore, une représentation de ce qu'elles sont, et j'espère qu'on la découvrira plus en tant que personnage unique dans les tomes à venir. Raki promet d'être un sidekick sympathique, sa fascination pour Clare est touchante. Je pense que leur relation risque d'être intéressante, en fonction de son évolution!

Visuellement, je n'ai pas spécialement grand chose à dire sur ce manga. Le travail de Yagi est fluide et harmonieux, les scènes d'action sont particulièrement soignées, mais ce n'est pas le manga le plus détaillé que j'ai lu de ma vie. Évidemment, ça risque d'évoluer avec les tomes à venir!

En bref, ce premier tome de Claymore m'a séduite et je suis motivée à lire rapidement la suite. J'ai déjà hâte de vous en parler (sans doute très prochainement!) sur le blog, et je suis un peu réconciliée avec les mangas!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 5 août 2017

The Handmaid's Tale de Margaret Atwood.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Avant de nous pencher sur notre sujet du jour, je tenais à vous remercier d'avoir été une fois de plus si nombreux à visiter le blog en Juillet. Malgré les vacances d'été et le beau temps, vous avez répondu présents. Une fidélité que je tiens à récompenser, comme le montre le concours organisé dans l'onglet "Concours des cinq ans" du blog (n'hésitez pas à participer!). Pour commencer ce mois d'août en beauté, je vous propose de nous intéresser à un roman dont on parle beaucoup en ce moment: The Handmaid's Tale, ou La servante écarlate en version française, de Margaret Atwood. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Quelques mots sur Margaret Atwood:
Avant d'aborder plus en détails l'univers unique de The Handmaid's Tale, je vous propose de nous intéresser à son autrice, Margaret Atwood. Née en 1939 à Ottawa, au Canada, elle est très attachée à son pays où elle grandit, étudie et vit encore aujourd'hui. C'est dès l'enfance qu'elle se passionne pour l'écriture, avec la certitude inébranlable qu'elle veut en vivre. Après ses études à l'université de Toronto, elle exercera le métier de prof ici et là, pendant quelques années, mais l'écriture reste toujours sa principale occupation. Après un premier roman publié à la fin des années 1960, elle ne cesse de publier: à ce jour, sa bibliographie compte plus de quarante romans, une large collection de poésie, mais également de nombreux essais. Son travail a été plus d'une fois récompensé par de prestigieux prix, comme le Booker Prize qu'elle a obtenu cinq fois. Margaret Atwood est considérée comme l'un des écrivains les plus célèbres du Canada et du vingtième siècle, avec des romans comme The Edible Woman ou Surfacing. Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour découvrir le site internet de l'autrice!



The Handmaid's Tale: 

Résumé:
Suite à une révolution qui a bouleversé la société en profondeur, les Etats-Unis n'existent plus. A la place, il y a Gilead, un monde où les femmes ne travaillent plus, n'ont plus de droits. Elles sont réparties en trois groupes: les épouses qui gèrent le foyer, les "Martha" chargées des activités domestiques comme la cuisine ou le ménage, et les servantes, vêtues de rouge. Ces dernières, dont Offred, la narratrice, fait partie, n'ont qu'un but. Celui de servir à la procréation, pour le développement des générations futures... 


Quelle place pour la femme?
Etant donné que la place de la femme est l'un des thèmes majeurs (si ce n'est LE thème principal) de The Handmaid's Tale, il me semblait important de vous en parler un peu plus en détails.
A travers le récit d'Offred, nous découvrons un aperçu de ce qu'était la société avant la révolution, une société assez similaire à la notre et qui ressemble aux Etats-Unis à l'époque de la rédaction du roman. Les mœurs sont plutôt libres, les femmes travaillent, ont de l'argent, vivent globalement comme elles l'entendent.



Rien à voir avec Gilead, où leurs moindres faits et gestes sont contrôlés. Les femmes n'ont plus de compte en banque, ne travaillent plus et sont divisées en plusieurs catégories: les "Wives" ou épouses légitimes, vêtues de bleu, qui évoquent un peu les matrones victoriennes chargées d'organiser des thés avec leurs amies et de la bonne tenue de la maison. Les "Martha", en vert, sont les femmes plus âgées, qui ne peuvent plus procréer, et qui sont affectées aux tâches domestiques: elles cuisinent, nettoient, balaient... Enfin, on trouve les "Handmaids", symbolisées par la couleur rouge: rouges de la tête aux pieds, leur corps sert à la procréation. Tout ce qu'elles font est contrôlé: elles n'ont pas le droit de parler aux autres, doivent garder une attitude pleine d'humilité. Les "Aunts", qui évoquent des nonnes sévères, leur forment, leur apprennent leur rôle. Elles n'ont qu'un but: mettre au monde des enfants...


L'adaptation en série:
Si vous surfez souvent sur la blogosphère ou sur Booktube, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques mois The Handmaid's Tale est un livre plutôt en vogue. Et ce renouveau de popularité peut s'expliquer en partie par une récente adaptation du roman en série télévisée. Au printemps, le service de streaming Hulu (qui fonctionne un peu comme Netflix) proposait au public de découvrir l'histoire d'Offred à travers une série de 10 épisodes. Le casting était on ne peut plus alléchant: Offred est jouée par Elisabeth Moss, qui a vu sa carrière décoller grâce à la série Mad Men. On retrouve aussi Joseph Fiennes (mon crush de Shakespeare in Love) ou encore Alexis Bledel de Gilmore Girls. 
Le succès de The Handmaid's Tale a été vif, avec énormément de critiques positives sur cette adaptation. Une seconde saison, prévue pour 2018, est déjà prévue. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore eu l'occasion de voir cette série, j'attendais d'avoir lu le livre pour m'y mettre. Mais c'est sans aucun doute l'une de mes priorités pour les semaines à venir! 


Ce que j'ai pensé du livre:
C'est lorsque j'étais étudiante en troisième année de licence LCE que j'ai découvert Margaret Atwood. Elle faisait partie des auteurs à étudier pour le cours de littérature nord-américaine et, on peut le dire, cette première rencontre ne s'était pas très bien passée. J'avais eu énormément de mal à accrocher avec le roman à analyser, Surfacing, et malgré mon envie de lire The Handmaid's Tale dont on m'avait énormément parlé, la perspective d'une nouvelle déception m'en a longtemps tenue à l'écart. J'ai décidé de franchir enfin le cap cette année pour regarder ensuite son adaptation en série. Et j'en suis heureuse car j'ai adoré ce roman. 

The Handmaid's Tale n'a pas été pour moi une lecture facile. Non pas à cause du style de Margaret Atwood (sur lequel je reviendrai plus tard), mais à cause de l'univers et des thèmes abordés. C'est un livre "pesant", terrifiant même, qui nous met face à une version alternative de notre monde angoissante. J'ai souvent vu ce livre qualifié de "dystopie", dans le sens où on y présente l'inverse d'un monde utopique, c'est exactement ça. Avec un côté que j'ai trouvé très réaliste. 

C'était pour moi une lecture si prenante et passionnante que j'ai bien eu mal à lâcher le livre, mais aussi à passer à autre chose par la suite, ce qui est plutôt rare quand on me connait. Il m'a fallu plusieurs jours pour digérer ce roman, et je pense que ce sera la même chose lorsque je commencerai à regarder la série.

L'intrigue est absolument captivante. C'est l'un des gros points forts du livre. Au final, il y a assez peu d'actions: on se contente de suivre Offred dans ses activités quotidiennes, de découvrir sa vie de servante. Mais c'est justement ce côté un peu "contemplatif" que je trouve particulièrement réussi. The Handmaid's Tale prouve qu'un livre n'a pas besoin de dix mille retournements de situation pour être un page-turner. 

Le gros point fort vient de la narration. On alterne entre des passages au présent, racontant ce que Offred endure au quotidien. Elle parle de sa vie de tous les jours, les courses, les regards, ce qu'elle doit et ne doit pas faire, et des passages au passé. Le passé proche, où elle a appris à devenir une servante, et le passé un peu plus lointain, avant Gilead. On découvre petit à petit l'histoire d'Offred, ce qui a conduit à la révolte... 

Autant je n'avais pas accroché avec le style de Margaret Atwood dans Surfacing, autant j'ai été ici séduite par sa façon de raconter les choses. C'est suffisamment détaillé pour qu'on ne soit pas sur notre faim, mais il y a en même temps un côté presque "pudique" donné à la narration d'Offred, qui ne s'attarde pas sur certains détails de sa vie passé ou présente, comme pour les préserver ou éviter de trop y penser. C'est raconté avec justesse, un résultat poignant.

Pour ce qui est des personnages, on les découvre davantage pour leur fonction que leur personnalité. On sait qui tient quel rôle, mais on sait au final assez peu de choses personnelles sur chacun d'entre eux. Comme si la révolution avait effacé leur identité pour leur en donner une nouvelle, plus caricaturale. Grâce à ça, Offred apparait comme une femme assez universelle, représentant tout le monde et personne à la fois.

The Handmaid's Tale est un livre bouleversant comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. J'ai été passionnée de la première à la dernière page par ma lecture et ne peux que la recommander fortement. Un énorme coup de coeur, une lecture dont je me souviendrai longtemps. Je suis désormais impatiente de voir la série. 


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup :)



AnGee.

Si vous avez aimé...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...