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mardi 28 février 2017

DisneyOscope #13: 101 Dalmatians (1961).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Et voilà, un nouveau mois s'achève et avec lui voici le dernier article du mois. Après avoir découvert un joli roman jeunesse hier, j'ai décidé de vous proposer une petite plongée dans l'univers Disney avec un nouveau numéro du DisneyOscope. La visite de l'exposition Disney à Art Ludique m'a donné envie de revoir un film que je n'avais pas vu depuis longtemps: 101 Dalmatiens (ou 101 Dalmatians en version originale). En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le DisneyOscope:
Pour celles et ceux qui découvriraient le blog pour la première fois ou qui ne connaissent pas le DisneyOscope, commençons par une petite présentation de ce rendez-vous. Je suis une fana de Disney depuis que je suis toute petite, et comme j’aime me lancer dans des défis impossibles, j’ai décidé de vous présenter chaque mois un film Disney. Et pour ne pas perdre de vue le côté littéraire de ce blog, j’ajoute à chaque présentation de film une petite chronique d’un livre qui a un lien plus ou moins proche avec l’oeuvre Disney. Il peut s’agir de l’oeuvre qui a servi de support d’adaptation, ou d’un livre qui partage des thèmes similaires. Cependant, ce mois-ci j'ai fait l'impasse sur le livre! Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques Disney, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


101 Dalmatians:
Résumé:
Roger, musicien, vit à Londres avec son chien Pongo, un dalmatien qui se désole de la situation de célibataire endurci de son maître. Lorsqu'il aperçoit dans la rue la jolie Perdita et sa maîtresse Anita, il décide d'intervenir et de provoquer une rencontre qui se transforme en belle histoire d'amour. Mais lorsque Perdita met au monde quinze petits dalmatiens, la maisonnée est secouée par la terrible Cruella De Vil, ancienne camarade d'école d'Anita, passionnée par la fourrure, qui n'a plus qu'un objectif: mettre la main sur les petits chiots...

Quelques informations sur le film:
Sorti en 1961, Les 101 Dalmatiens est un film Disney basé sur le roman éponyme publié en 1956 et écrit par Dodie Smith, auteure britannique notamment connue pour I Capture the Castle. Peu après la parution du livre, les droits d'adaptation sont acquis par Walt Disney qui se lance dans la production du film. Les animateurs travaillèrent avec de vrais dalmatiens pour capturer aussi bien que possible le style particulier de ces animaux. Le film est connu pour son utilisation du Xerox, un appareil photo permettant d'améliorer le processus d'animation en transférant des images, ce qui fut particulièrement pratique pour les nombreuses taches recouvrant les dalmatiens.
Au niveau du doublage, on retrouve le célèbre Rod Taylor, acteur australien très connu décédé en 2015, qui prête sa voix à Pongo. Cate Bauer, dont la carrière fut beaucoup plus courte, interprète Perdita, Ben Wright, bien connu dans le monde du double, joue Roger, et Berry Lou Gerson est l'emblématique Cruella. Comme l'intrigue se déroule à Londres, un effort a été fait pour caster des acteurs britanniques afin de garder l'accent anglais. 
Le film fut un énorme succès commercial, rapportant plus de deux millions de dollars pour un budget de 4 millions. J'ai pu lire que ce gros succès avait apparemment tiré les studios Disney d'une situation financière rendue compliquée par la sortie en demi-teinte de Sleeping Beauty, ce que j'ignorais. 
Je vous laisse ci-dessous un petit aperçu de ce dessin animé pour que vous puissiez vous faire un avis! 



Cruella, une Villain emblématique de Disney:
Je ne pouvais pas faire une chronique sur les 101 Dalmatiens sans parler un peu de Cruella De Vil, LE personnage le plus célèbre du film! Cruella compte parmi les méchants (ou "villains") phare de l'univers Disney.
Ancienne camarade d'Anita, Cruella porte un nom qui fait office de jeu de mot: De Vil renvoie évidemment au mot anglais "devil", qui a une connotation extrêmement négative, renvoyant au diable, au mal. Sa silhouette est reconnaissable entre toutes: Cruella est un personnage tout en longueur, avec de longs membres, très, très fine, avec un visage émaciée. Elle est sans cesse recouverte d'épaisses fourrures et associée à un long fume cigarettes. 
Je vous laisse ci-dessous quelques photos prises à l'exposition Disney à Art Ludique et à Disneyland lors de la célébration des méchants à Halloween!



Ce que j'ai pensé du film:
On divise souvent les films Disney en plusieurs catégories: les films avec des princesses, les adaptations de contes ou encore les films avec des animaux. Je dois avouer que pendant longtemps, ma préfère allait aux adaptations de contes, comme Peter Pan ou Alice au pays des merveilles, ainsi qu'à quelques films de princesse. Néanmoins, depuis que je me suis lancée dans ce petit projet de DisneyOscope, je redécouvre des films que je n'avais pas vus depuis très longtemps et que je me prends à adorer. C'est le cas des 101 Dalmatiens, que je n'avais pas regardé depuis de très nombreuses années et que j'ai adoré revoir.

Ce que j'ai tout d'abord aimé dans ce film, c'est qu'on ne voit pas le temps passer. Comme beaucoup de Disney "classiques", Les 101 Dalmatiens dure à peine plus d'une heure, ce qui est parfait pour les enfants ou quand on a envie d'une petite dose de feel-good. En plus de cela, le film est divertissant et très bien rythmé. Il y a pas mal de scènes que je qualifierais d'action à défaut d'un meilleur adjectif, comme lorsque Pongo fonce au parc ou les courses poursuites avec Cruella. 

Ce dernier commentaire est lié à l'animation, qui est vraiment réussie dans ce film. Les chiens sont très dynamiques et les animateurs sont parvenus à créer des identités particulières à chacun des chiots les plus importants. J'ai particulièrement aimé les expressions très humaines des chiens, ainsi que les silhouettes des personnages humains. Cruella en est le meilleur exemple: il est si facile de la reconnaitre!

L'histoire est vraiment sympa et, si on se penche dessus, elle comprend des thèmes et des passages tout de même assez violents: à part le personnage de Cruella qui est évidemment la cruauté incarnée, ses acolytes se montrent aussi très affreux, entrant avec violence au domicile de Roger et d'Anita. C'est un film un peu plus profond qu'il n'y parait!

J'ai aussi beaucoup aimé la chanson principale du film. Il y a peu de chansons dans les 101 Dalmatiens comparé à d'autres films Disney, mais Cruella De Vil rentre vite dans la tête et il est difficile de ne pas se retrouver à la chantonner toute la journée! 

En bref, j'ai été vraiment heureuse de revoir Les 101 Dalmatiens, un film que je n'avais pas vu depuis très longtemps. Un vrai petit boost au moral! J'ai aussi très envie de lire le roman, dont j'ignorais l'existence!

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui et pour ce mois de Février! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 21 avril 2016

DisneyOscope #4: Le roi lion (1994) (+ Hamlet de Shakespeare).


Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Aujourd’hui et après un mois d’absence, je vous propose de découvrir un nouvel article pour le DisneyOscope, mon petit rendez-vous pour vous parler des films Disney ! La dernière fois, nous avions parlé de Peter Pan, et j’ai à nouveau eu envie de vous parler d’un film qui a fortement marqué mon enfance : Le roi lion, sorti en 1994. Et comme à chaque fois, j’en profiterai pour vous parler aussi littérature, avec (comme nous sommes en plein mois Shakespeare) Hamlet ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Disney et le Livroscope :
Depuis les débuts du blog il y a maintenant quatre ans, l’univers de Disney est fréquemment à l’honneur, que ce soit avec des articles sur les contes, des visites aux parcs, ou des chroniques de films. Etant une grande fan de l’univers Disney, j’ai eu envie de vous présenter plus régulièrement des films, avec le DisneyOscope. Mais pour ne pas perdre la dimension littéraire de ce blog, j’essaie à chaque fois de trouver un livre à vous présenter en parallèle : il peut s’agir du livre qui a servi comme support d’adaptation, ou d’un livre qui aborde des thèmes similaires. Si vous avez envie d’en savoir plus sur cette thématique, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous !


Le roi lion :
Résumé :

Dans la savane africaine, les animaux cohabitent dans la paix et l’harmonie grâce à Mufasa, le roi lion. Lui et la reine Sarabi viennent juste d’accueillir leur premier enfant, nommé Simba. En grandissant, Simba devient un jeune lionceau fougueux qui a du mal à respecter les règles et qui n’écoute pas beaucoup Zazu, le conseiller du roi. En constatant l’indiscipline de son neveu, Scar, le frère de Mufasa qui a toujours rêvé de monter sur le trône, imagine un plan diabolique qui se termine par la mort de Mufasa. Rongé par la culpabilité, Simba s’enfuit et rencontre Timon et Pumbaa, un suricate et un phacochère, auprès desquels il va grandir et tenter d’oublier son passé. Un passé qui finira quand même par le rattraper…

Quelques informations sur le film :
Sorti en 1994, Le roi lion est indéniablement l’un des films les plus connus des studios Disney, qui fut un succès aussi bien critique que financier.
Le roi lion est un film important dans l’histoire des studios Disney : il s’agit en effet du premier film d’animation Disney à avoir sa propre histoire originale, c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’une adaptation d’une œuvre existante. On peut cependant y noter de nombreuses influences, comme celle de la Bible, d’Hamlet de Shakespeare (dont nous parlerons plus loin) ainsi que celle du Roi Léo, un manga japonais qui fut adapté en série animée. Il est le fruit de plusieurs années de travail des studios, et notamment de Roger Allers, qui a aussi travaillé sur de nombreux autres films Disney (comme La petite sirène), Rob Minkoff, Irene Mecchi (Hercule, Rebelle, Le bossu de Notre-Dame…), ou encore Jonathan Roberts. Les studios Disney planchaient aussi à l’époque sur un autre film : Pocahontas, sorti en 1995.
Durant environ 1h30, le film propose un casting prestigieux pour le doublage : Matthew Broderick, LA star des années 80-90, prête sa voix à Simba adulte, James Earl Jones interprète Mufasa, Jeremy Irons fait Scar. On retrouve aussi Rowan Atkinson, Whoopi Goldberg ou encore Moira Kelly. En France, on a droit à Jean Reno (Mufasa) et Jean Piat, mémorable Scar.
Le film fut un énorme succès, rapportant plus de 987 millions de dollars pour un budget de 45 millions. Il est encore à ce jour l’un des plus gros succès non seulement des studios Disney mais aussi du cinéma en général. Le roi lion eut droit à plusieurs suites et séries dérivées (comme la série Timon et Pumbaa).
Autre élément à ne pas oublier : la bande-originale du film, très populaire. Le roi lion comprend de nombreuses chansons, comme la célèbre Hakuna Matata, que je vous propose d’écouter ci-dessous.



Ce que je pense du film :
Lorsque le film est sorti en 1994, je venais d’avoir deux ans. Je fais donc pleinement partie de la génération qui a grandi avec Aladdin (qui est sorti en 1992) et avec Le roi lion. Mon frère et moi avons probablement regardé ces deux films des centaines de fois, usant les cassettes sur le magnétoscope familial (et oui, les jeunes). Je pense donc être tout à fait lucide en disant que Le roi lion est l’un des films qui ont forgé mes goûts, et il compte encore aujourd’hui parmi mes films préférés.

Tout pour moi dans ce film est une réussite. L’intrigue, en premier lieu, est géniale : du début à la fin, il se passe beaucoup de choses. On ne s’ennuie pas un instant, et le film contient son lot d’humour, de moments dramatiques et de chansons devenues cultes. Il y a du suspens, du drame, de la tension, et jusqu’à la fin on reste accroché devant l’écran. La mort de Mufasa est une image si marquante que lorsque je regarde le film aujourd’hui, j’appréhende ce moment.

Les personnages sont aussi extrêmement réussis, avec des relations palpitantes les uns avec les autres. Je les trouve tous marquants et intéressants. Scar est un méchant emblématique, à la fois inquiétant, séduisant et charismatique ; Simba est touchant et sa culpabilité nous émeut. Mention spéciale à Timon et Pumbaa, mes personnages préférés (surtout Timon, dont la mauvaise foi n’a d’égale que son incroyable classe).



La réalisation est aussi très soignée : les détails sont nombreux et je trouve l’animation des animaux vraiment frappante, notamment pour les visages. Les couleurs sont vives, les personnages fluides. La scène où Timon, Pumbaa et Simba marchent ensemble est l’une de mes préférées !

Je sais que beaucoup sont agacés par la musique dans les films Disney, mais pour Le roi lion, on a droit qu’à des super chansons. La bande-originale est GENIALE, les paroles tuent (« Rebelle et lion font Rébellion », je pense que ce sera mon épitaphe), les musiques collent à merveille avec l’ambiance du film. Il y en suffisamment pour être content, et pas trop pour ne pas être soulé.

Pour finir, je trouve que c’est un film qui ne prend pas les enfants pour des idiots : là où beaucoup de films pour enfants jouent la carte de la facilité, Le roi lion va plus loin que ça. Il aborde des thématiques variées et pas toujours faciles, comme la mort, la vengeance, la soif de pouvoir, la culpabilité, le mensonge… Et c’est quelque chose que j’apprécie.

En bref, Le roi lion est un film que j’aime énormément et que je ne peux que conseiller, aux enfants et aux adultes !


Hamlet de Shakespeare :
Quel rapport entre Hamlet et Le roi lion ?
Comme je vous l’avais annoncé un peu plus haut, j’ai eu envie de relier mon visionnage du Roi lion avec une pièce culte de Shakespeare : Hamlet. Ayant déjà parlé d’Hamlet sur le blog, je vais éviter de vous en reparler trop longuement (lien ici pour ceux que ça intéresse), mais je vais plutôt me concentrer sur les liens entre Hamlet et Le roi lion.
Si l’on associe souvent ces deux œuvres, c’est parce qu’il y a effectivement des ressemblances entre les deux. Plusieurs points dans l’intrigue du Roi lion évoquent en effet Hamlet. Dans les deux œuvres, nous avons un héritier (Simba/Hamlet) qui se fait usurper son titre par un oncle (Scar/Claudius). Cet oncle a récupéré le trône par le meurtre du roi légitime (Mufasa/le père d’Hamlet), meurtre qui passe pour un accident ou une mort accidentelle. On retrouve aussi dans les deux œuvres des personnages aux fonctions similaires : la mère (Sarabi/Gertrude), l’intérêt amoureux (Nala/Ophelia), les sidekicks (Timon et Pumbaa/Rosencrantz et Guildenstern). En plus des personnages, les deux œuvres partagent des thématiques similaires : le pouvoir, la mort, un fantôme qui rend visite au héros, une certaine culpabilité…



Cependant, peut-on affirmer que Le roi lion est une adaptation d’Hamlet ? Et bien pas vraiment, car l’intrigue du Roi lion s’éloigne dans sa fin de celle d’Hamlet, proposant quelque chose de plus optimiste et de moins dramatique. Le destin des personnages est aussi très différent, et certains éléments importants d’Hamlet ne sont pas utilisés ici, comme le thème de la folie ou de la vengeance. Simba est plus dans une quête de rétablissement de la vérité que dans une volonté de se venger (du moins c’est comme ça que je le perçois).

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.


vendredi 5 septembre 2014

Challenge Tous Risques #1: De l'eau pour les éléphants, de Sara Gruen.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! C'est avec un grand plaisir que je vous retrouve aujourd'hui pour une toute nouvelle chronique, par laquelle je vais inaugurer un Challenge tout beau tout neuf auquel je me suis inscrite récemment. Depuis quelques temps, je n'avais pas eu l'occasion de m'inscrire à de nouveaux challenges, tout simplement parce que j'ai déjà bien du mal à gérer ceux auxquels je participe ainsi que mes défis personnels, mais un nouveau challenge a su attirer mon attention: il s'agit du Challenge Tous Risques, que je vais vous présenter d'ici quelques instants. Et pour ma première participation à ce Challenge, j'ai lu un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, à savoir De l'eau pour les éléphants, de Sara Gruen! Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :).


Le Challenge Tous Risques, qu'est-ce que c'est?
Histoire de commencer cet article dans les formes, je vous propose de tout d'abord découvrir un peu plus en détails ce qu'est ce fameux Challenge Tous Risques.
Ce Challenge a été crée par la talentueuse blogueuse Aaliz (dont je vous conseille fortement le blog: elle a des lectures très enrichissantes et présente des livres qu'on ne voit pas partout) il y a quelques semaines. Le but de ce Challenge est de sortir un peu de notre zone de confort et de prendre un risque littéraire. En effet, avec ce Challenge, les participants doivent à chaque session (qui dure environ un trimestre) trouver en bibliothèque ou en librairie un livre d'un auteur qu'ils ne connaissement pas encore. Personnellement, j'ai remarqué que j'ai tendance à me diriger souvent vers les mêmes auteurs ou du moins des auteurs que je connais déjà, ce qui laisse peu de place aux découvertes. Du coup ce Challenge est l'opportunité de découvrir des auteurs nouveaux et de faire peut-être de bonnes découvertes!

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce Challenge, je vous conseille de suivre le lien suivant qui vous permettra de découvrir les modalités et chroniques des autres participants!


Qui est Sara Gruen?
Il est à présent temps de nous pencher sur le roman du jour, De l'eau pour les éléphants, et pour commencer en beauté je vous propose de découvrir d'un peu plus près son auteur, à savoir Sara Gruen!
Née en 1969 à Vancouver, elle grandit au Canada entre l'Ontario et Ottawa. Après des études en littératures, elle déménagea aux Etats-Unis. Peu de temps après, elle commence à écrire des oeuvres de fiction où les animaux, dont elle est une vraie passionnée, tiennent un rôle très important.
Elle a pour l'instant publié quatre romans: les deux premiers, La Leçon d'équitation et Parcours sans faute, tournent autour de l'univers de l'équitation. Le dernier date de 2010 et s'intitule La maison des singes. Le plus connu est De l'eau pour les éléphants, sorti en 2006.
Si vous voulez en savoir plus sur elle, je vous laisse découvrir son site internet ci-dessous!




De l'eau pour les éléphants:
Résumé:
De l'eau pour les éléphants nous transporte dans les Etats-Unis des années 1930, en pleine période de la prohibition. Jacob Jankowski est un jeune homme qui étudie pour devenir vétérinaire. Mais juste avant de passer son examen final, il apprend la mort subite de ses parents: complètement désorienté, Jacob se retrouve par hasard dans le train d'un cirque ambulant, le cirque des Frères Benzini, également appelé "Le plus grand spectacle du monde". Grâce à ses connaissances vétérinaires, il parvient à se faire embaucher, et plonge alors dans un univers à part: celui du cirque. Entre découvertes spectaculaires, désillusions et coup de coeur naissant, Jacob va aller d'expérience en expérience...

Bienvenue dans le monde du cirque!
Comme je l'ai mentionné plus haut, Sara Gruen est une vraie passionnée des animaux, qu'elle met à l'honneur dans ses différents romans. Dans De l'eau pour les éléphants, c'est encore une fois le cas puisqu'elle nous emmène dans un univers où les animaux sont très importants: le cirque!



La majeure partie de l'intrigue se déroule dans le cirque des Frères Benzini où notre héros, Jacob, atterrit un peu par hasard. Les animaux sont au coeur du roman, comme le montre tout d'abord le titre, mais aussi la fonction que Jacob occupe au sein du cirque: il devient en effet le vétérinaire du cirque, soignant les animaux et gérant les problèmes de santé de chacun d'eux. Dans un cirque, les animaux sont très importants puisqu'ils constituent l'un des attraits pour le public: il y a les animaux d'espèces rares, ou encore les spectaculaires numéros de dressage. Dans De l'eau pour les éléphants, nous avons droit aux deux. L'éléphant Rosie est acheté en raison de sa rareté, tandis que Marlène assure des numéros de dressage exceptionnels que beaucoup admirent.

Mais le cirque, ce n'est pas uniquement des animaux, et c'est ce que le roman nous montre. Jacob, en travaillant chez les Frères Benzini, rencontre des clowns, des danseuses orientales, la femme la plus grosse du monde... Des numéros exotiques et spectaculaires! C'est également l'occasion de découvrir les coulisses, beaucoup moins glorieuses que le glamour et les paillettes du show: il y aussi ceux qui s'occupent de la sécurité, du montage du chapiteau, et c'est un monde où alcool, crasse, et violence se mêlent...

A noter que dans le roman, on trouve régulièrement des photos en noir et blanc de cirque d'époque!

Jacob et Marlène:
De l'eau pour les éléphants n'est uniquement un livre sur le cirque ou sur les animaux, c'est aussi un roman qui nous raconte une histoire d'amour. Jacob, comme il le répète souvent au début du roman, est un jeune homme qui n'a pas franchement une grande expérience des femmes: il est vierge, et contrairement à certains de ses camarades de classe il a décidé de ne pas recourir aux services d'une prostituée. 



Lorsqu'il arrive dans le cirque, son attention est directement attirée par une femme en particulier: la belle Marlène, une blonde jeune femme spécialisée dans le dressage de chevaux. Elle y est très attachée, et partage donc avec Jacob un fort amour des animaux. Les deux personnages nouent une forte relation, mais très vite un obstacle de taille se dresse entre eux. Cet obstacle, c'est le mari de Marlène, August, également membre du cirque. Marlène a quitté sa famille pour lui, et August semble très amoureux d'elle. Il est également très jaloux, et a un caractère loin d'être simple à vivre, comme Jacob va le découvrir en le côtoyant... 


L'adaptation cinématographique:



Après la publication du livre en 2006 et le succès qu'il rencontra, il fut décidé de l'adapter en film. C'est en 2011 qu'il sortit sur les écrans. Il fut réalisé par Francis Lawrence, qui s'occupe actuellement de la réalisation de la saga Hunger Games. D'une durée de deux heures, il fut tourné entre Mai et Août 2010. Il connut un joli succès en salles, rapportant plus de 115 millions de dollars pour un budget initial de 38 millions. Il fut nominé plusieurs fois dans des cérémonies de prix, notamment aux People's Choice Awards où il reçut le prix du meilleur film dramatique. 
Au niveau du casting, on retrouve Robert Pattinson dans le rôle de Jacob. Reese Witherspoon interprète Marlène, et Christoph Waltz joue August. 

N'ayant pas vu l'adaptation pour l'instant, je ne peux pas vous donner un avis dessus. Néanmoins, je vous laisse tout de même avec la bande-annonce!



Ce que j'ai pensé du livre:
En m'inscrivant au Challenge d'Aaliz, j'étais extrêmement motivée à l'idée de découvrir de nouveaux auteurs (j'ai toujours cette motivation, je vous rassure!). Mais lorsqu'est venu le moment, à la bibliothèque, de choisir un auteur que je n'avais encore jamais lu, j'ai réalisé que j'allais avoir du mal à choisir: même si j'avais décidé de me focaliser sur les romans, il y avait tout de même un paquet d'auteurs, de livres, et je ne savais pas par quel bout commencer. Du coup j'ai utilisé une technique ancestrale: j'ai fermé les yeux, et j'ai pris à tâtons le premier livre que mes doigts ont rencontré. Ce livre, c'était De l'eau pour les éléphants, et ça tombait bien, parce que j'en avais beaucoup entendu parler. Bilan d'après lecture? Et bien malheureusement ce fut une lecture en demi-teinte pour moi...


Commençons par les points positifs. Le premier concerne l'originalité du livre, et plus particulièrement le choix de placer l'intrigue dans un cirque: personnellement, j'ai toujours été fascinée par le cirque(même si, je l'admets, c'est plus pour le côté "glauque", à la American Horror Story. Je me prépare mentalement à pleurer de peur dans quelques semaines), du coup la perspective de lire un roman se déroulant dans ce milieu me tentait beaucoup. Sara Gruen parvient à brosser un portrait du cirque qui n'est ni tout blanc, ni tout noir, et j'ai trouvé ça réussi. Petit plus à noter pour les photos!

Ensuite, j'ai dans l'ensemble apprécié les personnages que Sara Gruen nous présente. Par exemple, j'ai vraiment adoré Jacob, le héros, que j'ai trouvé à la fois très touchant et humain. Il a une volonté d'aider ceux qui l'entourent, humains ou animaux. C'est un héros qui me plait beaucoup! Marlène aussi est touchante en raison de son histoire et de ce qu'elle traverse, et j'ai trouvé que les personnages étaient tous hauts en couleur et intéressants. Encore un bon point donc!

Là où le livre n'a pas su me convaincre par contre, c'est dans son histoire et dans sa narration. J'ai vraiment trouvé que le livre était long, malgré un début prometteur. J'ai honnêtement eu du mal à m'accrocher, et j'ai parfois songé à laisser tomber le roman... Il y a des rebondissements et des passages intéressants, mais aussi beaucoup de longueurs à mes yeux. Par exemple, j'ai eu du mal à m'intéresser aux passages consacrés à Jacob-vieux (je n'ai pas mentionné ça plus haut, mais la narration se découpe entre des passages dans le cirque avec Jacob lorsqu'il est jeune, et d'autres dans la maison de retraite où il vit, alors qu'il est vieux): ils cassaient le rythme de l'intrigue et n'apportaient pas grand chose selon moi... 

Du coup, c'est vraiment péniblement que je suis parvenue à la fin. Je me suis vraiment accrochée jusqu'au bout, et du coup je ressors de De l'eau pour les éléphants avec une impression mitigée. Je suis contente de l'avoir lu, parce qu'il me tentait depuis longtemps, mais malgré quelques points intéressants je reste un peu déçue. Dommage! 

J'attends donc avec impatience le prochain "round" du Challenge Tous Risques, pour découvrir une fois de plus un nouvel auteur! Cette première expérience était très intéressante, surtout pour le moment du choix. N'hésitez pas à aller vous inscrire au Challenge, en attendant le prochain round on se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique! Prenez soin de vous ;)

AnGee Ersatz*



samedi 7 juin 2014

Baby Challenge #10: Fruits Basket (tome 1) de Natsuki Takaya.




Hello à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous avez passé une bonne semaine! On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle chronique, placée sous le signe du manga. Nous allons en effet poursuivre notre parcours à la découverte des titres du Baby Challenge Manga de Livraddict, avec au menu une dixième lecture (yes! J'arrive enfin à la moitié de l'objectif de vingt! Danse de la joie.). Il s'agit du premier tome du célèbre manga Fruits Basket, de Natsuki Takaya. Je l'ai lu il y a déjà pas mal de temps, mais je repoussais sans cesse la chronique au profit d'autres titres comme Paradise Kiss. Néanmoins, je devais bien m'y mettre un jour, et j'ai décidé d'enfin m'y atteler. Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaira :)

Le Baby Challenge sur le Livroscope:
Depuis plusieurs mois, le Baby Challenge Manga est devenu l'une des chroniques vedettes du Livroscope. Du coup, afin de vous permettre de retrouver plus facilement les précédents articles, j'ai crée un libellé au nom du Challenge, que je vous laisse suivre ci-dessous si vous souhaitez voir ce que j'ai déjà chroniqué par le passé! :)



Quelques mots sur Natsuki Takaya:
Commençons tout d'abord par quelques mots sur notre mangaka du jour, à savoir Natsuki Takaya!

Née en 1973 à  Shizuoka, de son vrai nom Naka Hataka, elle se passionne pour le dessin et pour le manga dès son plus jeune âge, et son travail lui permet d'être publié à l'âge de 18 ans seulement, dans le magazine Hana to Yume, qui privilégie les shojos. Après plusieurs histoires, elle se fait connaitre d'un plus grand public à la fin des années 1990 avec sa série la plus connue, à savoir Fruits Basket. Le manga devient très populaire, notamment à l'étranger. Natsuki Takaya a ensuite travaillé sur Twinkle Stars (en Japonais Hushi wa Utau), et elle s'occupe actuellement du manga Liselotte to Majo no Mori, démarré en 1998.

Fruits Basket:
Informations sur la saga:
Entrons à présent dans le vif du sujet et penchons nous d'un peu plus près sur la série Fruits Basket. Prépublié dans le magazine Hana to Yume mi-1998, le manga est ensuite publié chez Hakusensha. En France, c'est chez Delcourt que vous pouvez retrouver les 23 volumes de la série: car oui, elle s'étale sur 23 tomes, dont le dernier est sorti en 2006 au Japon (2007 en France). Une fois de plus, ce manga a aussi fait l'objet d'une adaptation en anime, avec 26 épisodes diffusés en 2001. J'ai aussi vu qu'il y avait même eu une adaptation au théâtre en 2009!
Au niveau des goodies, là encore il y a du choix: entre les dvds et livres dérivés (artbooks), vous pouvez également trouver du porte-clé, de la peluche, et encore beaucoup d'autres choses!


Résumé du premier tome:



Tohru est une lycéenne plutôt mignonne, mais qui se retrouve en grande difficulté après le décès de sa mère. Forcée à vivre dans une tente, elle tente de ne rien laisser paraître à l'école près de ses amis. Cependant un de ses camarades, Yuki Soma découvre sa condition, et lui propose de l'héberger. Elle découvre alors la famille de Yuki, mais surtout leur lourd secret: en effet, ils sont maudits et chacun d'entre eux représente l'un des signes du zodiaques chinois. A certains moments, ils se retrouvent transformés en animaux! C'est une nouvelle vie pleine de surprises qui attend Tohru!


Une héroïne en difficulté:
Le début du manga nous entraîne à la découverte de Tohru, notre héroïne. Et si l'intrigue privilégie un ton plutôt humoristique, on peut néanmoins remarquer que ce démarrage tire plutôt sur la tragédie. Car c'est une jeune orpheline que l'on nous présente, contrainte de vivre de façon précaire. Elle avait déjà perdu son père lorsqu'elle était petite, et sa mère vient de décéder dans un tragique accident de voiture. Accueillie un temps dans de la famille, elle se retrouve contrainte à vivre seule dans une tente, avec des moyens très rudimentaires. Elle travaille même en dehors des cours pour avoir un peu d'argent. Elle ne veut pas qu'on la prenne en pitié et personne ne se doute de sa situation, tant sa joie de vivre est débordante. On peut le dire, elle force le respect! 
Tohru est une demoiselle extrêmement joyeuse, de bonne humeur à chaque instant, et même lorsqu'elle devrait se rouler en boule et hurler, elle reste souriante et motivée. A son arrivée chez les Soma, elle se montre également très serviable et excellente cuisinière. En bref, elle déborde d'énergie, cette petite!


Des personnifications du zodiaque chinois:



L'élément central de Fruits Basket, c'est l'astrologie, et plus particulièrement le zodiaque chinois. Bon, je suis loin d'être une experte dans ce domaine, mais voici cependant quelques informations. 

Le zodiaque chinois est composé de douze signes, correspondant chacun à une année, et représenté par un animal différent: on a le tigre, le rat, le dragon, et beaucoup d'autres! A savoir que les années du calendrier chinois ne commencent pas au même moment que les années classiques, mais plutôt vers Février. 

Dans Fruits Basket, le zodiaque chinois est très important: les différents personnages que Tohru rencontre dans l'entourage de Yuki sont des personnifications des animaux du zodiaque. Non seulement ils ont des traits de caractères propres à ses animaux (timidité, énergie, tendance à la colère...), mais ils sont aussi capables de se transformer en ces animaux à certains moments. 

On y découvre aussi une légende autour de l'absence du chat dans l'astrologie chinoise. Cela serait dû à la fourberie du rat, qui aurait joué un sale tour au chat en mentant sur la date où les animaux devaient être transformés en signe du zodiaque. Ce serait depuis ce jour que le chat et le rat seraient devenus des ennemis. Dans le manga, c'est Yuki qui se retrouve à être le rat, et Kyô le chat. Autant vous dire que les échanges entre les deux sont... intenses!

Mon avis sur ce premier tome:
Lorsque j'ai commencé à lire des mangas à l'adolescence, j'ai souvent entendu parler de Fruits Basket. C'était un peu LE manga que toutes mes copines lisaient, mais je n'ai jamais vraiment l'occasion de m'y mettre. Du coup, lorsque j'ai vu qu'il faisait partie de la liste du Baby Challenge, j'étais plutôt contente de pouvoir découvrir cette série! J'ai donc foncé dessus en trouvant le premier tome en bibliothèque mais.... je dois dire que je suis plutôt déçue. En effet, je n'ai pas accroché autant que je le voulais à ce premier tome. Pourtant, ça partait plutôt bien! 

Cet avis va donc être divisé entre les points que j'ai aimés et ceux que j'ai moins appréciés. Commençons par le positif. Tout d'abord, j'ai été agréablement surprise par l'héroïne, Tohru. Habituellement, j'ai plutôt du mal avec les héroïnes de shojos, que j'ai tendance à trouver agaçante, mais là j'ai trouvé son énergie débordante plaisante, et j'ai particulièrement aimé le contraste entre sa gentillesse, sa bonne humeur et son histoire assez triste qui rend le personnage plus intéressant. Son côté "je veux m'en sortir toute seule" force le respect, une chouette volonté! Ensuite, l'autre point que j'ai trouvé sympa, c'est l'idée d'utiliser le zodiaque chinois comme moteur de l'histoire. Personnellement, encore une fois, ce n'est pas un univers que je connais très bien, mais justement, j'ai trouvé original et ça m'a permis de découvrir quelques petites choses! Un bon point donc :)

Le problème, c'est que j'ai malheureusement trouvé que l'histoire tournait vite en rond. Une fois que Tohru arrive chez Yuki et qu'elle découvre l'intrigue avec le zodiaque, le reste se résume à l'introduction de nouveaux personnages, tour à tour et de façon assez répétitive. On a un personnage, et un autre, et encore un autre. Je n'ai pas eu le sentiment qu'il se passait vraiment quelque chose, et une fois le tome terminé, je n'ai pas eu l'envie de me jeter sur la suite: à part une potentielle love-story qui se profile au loin (franchement, une troupe de vikings défonçant une porte avec un bélier en fer forgé a davantage de subtilité).

En parlant des personnages, j'ai beaucoup moins aimé les personnages secondaires que Tohru, encore une fois parce que je les ai trouvés répétitifs. Je sais qu'ils sont supposés représenter des animaux et des caractéristiques particulières, mais de là à m'ennuyer en un tome... Le meilleur exemple pour moi est Kagura. Elle est la personnification du sanglier, ce que je trouvais plutôt intéressant, mais... la seule chose qu'elle fait, c'est de se chamailler avec son amoureux. Et c'est tout. C'est un peu limité, non?

Du coup, malgré mon enthousiasme de départ, je ne pense pas lire les tomes suivants. Je n'ai pas été emballée comme je l'espérais, et je n'ai pas été convaincue. Dommage :/

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve d'ici quelques jours pour un nouvel article, qui portera sur un recueil très particulier que je suis impatiente de vous présenter...  Prenez soin de vous et à très vite! :)

AnGee Ersatz*




vendredi 21 février 2014

Baby Challenge #6: Le Chien Gardien d'Etoiles de Takashi Murakami.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis ravie de vous retrouver, chers lecteurs et chères lectrices en cette fin de semaine pour un nouvel article! Aujourd'hui, je vous propose de continuer l'un des rendez-vous du blog, à savoir le Baby Challenge Manga, organisé par Livraddict! Au début du mois, je vous présentais un manga touchant et plein de vie baptisé Une Sacrée Mamie, et j'ai décidé de rester dans cette lignée pour le manga du jour, répondant au doux nom du Chien Gardien d'Etoiles. Edité en France chez Sarbacane, il est l'oeuvre de Takashi Murakami. Entrons sans plus attendre dans le vif du sujet: bonne lecture à tous! :) 

Takashi Murakami, qui est-ce?
Commençons par une petite présentation de notre auteur du jour, Takashi Murakami! Je vous avoue que j'ai eu un peu du mal à trouver des informations le concernant, non pas parce qu'il y en a peu, mais parce que Takashi Murakami est également le nom d'un artiste japonais très connu pour son univers coloré et festif.

Le Takashi Murakami mangaka, celui qui nous intéresse, est né en 1965, à Osaka (j'ai l'impression que tous les auteurs japonais dont je parle sont nés à Osaka). Il commence sa carrière dans les années 80 en travaillant pour le magazine Young Jump (au Japon, les mangas publiés par épisode dans des grandes revues, comme Shonen Jump). Grâce à ses mangas, comme Paji, il se fait rapidement connaitre. Il se lance en 2009 dans la rédaction du Chien Gardien d'Etoiles. 

Si vous avez envie d'en savoir plus sur Takashi Murakami, je vous conseille de vous rendre sur le site Manga-News, très bien fichu!



Le Chien Gardien d'Etoiles:
Résumé:
Au Japon Happy est un mignon petit chien tout ce qu'il y a de plus heureux: adopté par une famille, il noue très vite une forte relation avec le père, qu'il baptise Papa, et avec lequel il effectue tous les jours une balade. Cependant, pour Papa, la vie bascule: il tombe très malade, perd son emploi, et se fait quitter. Complètement démuni, il décide de ne pas se laisser abattre et se lance dans un road trip, direction le Sud, avec pour seul toit sa voiture et pour seul compagnon le fidèle Happy, qui restera avec lui quoi qu'il arrive...



Le chien, meilleur ami de l'homme:
Comme vous l'aurez compris avec le titre et le résumé, le Chien Gardien d'Etoiles a pour coeur le relation homme-chien. Le chien est très souvent décrit comme le meilleur ami de l'homme, et beaucoup de livres célèbrent cet animal, l'un des plus connus étant Croc-Blanc de Jack London. Happy est adopté par une famille composée de la petite fille, de la mère et du père; et si il s'entend bien avec tout le monde grâce à son bon caractère, c'est cependant avec Papa qu'il noue la relation la plus forte à travers le rite de la promenade quotidienne. Pendant ces quelques instants ensemble, Papa se confie, raconte ses galères, ses doutes. Et lorsqu'il se retrouve seul, Papa trouve du réconfort dans ce petit chien plein de vie et qui, surtout ne le juge pas, ne l'abandonne pas.

Ce qui est également intéressant, ce que la quasi-totalité de l'histoire est vue à travers les yeux de Happy. On ressent donc ses émotions débordantes envers ceux qui l'entoure, mais surtout on voit les événements à travers les yeux innocents et un peu perdus de ce chien: il ne comprend pas la notion de la maladie, de pauvreté, de mort... Tout ce qui se passe prend une dimension encore plus puissante grâce au regard d'Happy, car d'un côté nous comprenons les difficultés de Papa, et de l'autre nous sommes touchés par les réactions de notre petit héros.

Un manga de société:
Au-delà d'une histoire d'amitié, le manga traite aussi de problèmes de société, et plus particulièrement de la chute vers la pauvreté et l'exclusion sociale. Au départ, le Papa a une vie tout à fait banale, une famille, un travail, sans non plus être extrêmement riche ou socialement élevé. On peut tous s'identifier à lui, ce qui rend sa chute d'autant plus impressionnante. Le manga nous montre que rien n'est jamais acquis face aux accidents de la vie. On suit donc le parcours d'un homme qui perd tout, de sa maison jusqu'à son identité même, ne devenant plus que l'homme au chien... 



Mon avis sur ce manga:
Je pense l'avoir dit plusieurs fois depuis le début du Challenge, mais ce dernier est pour moi l'occasion d'élargir mes connaissances manga, jusqu'à présent restreintes aux shonen plein de bagarres et de testostérone. Après avoir lu et adoré Une Sacrée Mamie au début du mois, j'ai eu envie de découvrir un autre manga que je ne connaissais pas. Et j'ai craqué pour le Chien Gardien d'Etoiles, avec sa si jolie couverture (le petit chien troooop mignon dans un superbe champ de tournesols d'un jaune pétant). Le bilan?

Et bien j'ai été profondément émue par ce manga. Commençons par l'histoire: au final, elle est assez simple, avec un nombre de personnages limité, mais c'est cette simplicité qui rend les émotions encore plus fortes. C'est un manga très, très touchant, l'émotion grandit page après page, on passe de moments de joie, de bonheur, à des phases plus tristes. J'étais vraiment captivé: habituellement je lis mes mangas par petites tranches, quelques pages par-ci, quelques pages par-là, quand j'ai besoin de faire une pause. Mais là, c'était impossible: j'avais envie de lire la suite, et je me suis retrouvée à dévorer le livre d'une traite! En le terminant, j'étais en larmes.


Je me suis beaucoup attachée aux personnages grâce à leur naturel et leur fraicheur, leur sincérité. J'ai trouvé le point de vue adopté très intéressant, Happy est un très joli personnage, tout comme Papa. Leur relation sert de voûte à l'intrigue, et là encore elle est très forte et touchante, d'une fidélité sans faille. 

Quant à l'aspect visuel, j'ai également apprécié le travail de Takashi Murakami: il est parvenu à rendre son chien très expressif (ce qui n'est pas forcément évident), les dessins sont jolis et il a de belles idées de mise en scène. Le format est aussi assez différent des mangas dont j'ai l'habitude, il a davantage la taille d'un album, ce qui n'est pas désagréable.

En bref, le Chien Gardien d'Etoiles est un manga plein de vie et d'émotions que je vous conseille si vous recherchez ce genre d'histoires. A savoir qu'il existe également un tome deux, paru il y a peu de temps en France (même si je dois avouer que je vois mal comment étirer l'histoire). Par contre, il faut vraiment être dans le bon "mood" pour le lire: je venais de terminer un autre livre très émouvant et un peu déprimant (The Hours de Michael Cunningham) donc je me sentais un peu mal après ^^.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique consacrée à East Of Eden de John Steinbeck. En attendant, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je me fais un plaisir d'y répondre. Prenez soin de vous, 

AnGee Ersatz*

Si vous avez aimé...

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