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dimanche 31 décembre 2017

BTVS: La trilogie de la porte interdite de Christopher Golden & Nancy Holder.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Je vous propose aujourd’hui de retrouver notre chasseuse de vampires préférée, à savoir la célèbre Buffy Summers, héroïne de la série culte Buffy contre les vampires, pour découvrir l’une de ses aventures littéraires. Lors d’une vente de livres d’occasion, j’ai déniché les trois tomes d’une trilogie intitulée La trilogie de la porte interdite, co-écrite par Christopher Golden et Nancy Holder, deux auteurs que nous avons souvent eu l’occasion de voir sur le blog pour des romans mettant en scène Buffy et ses amis. Intriguée par cette aventure en trois volets, je me suis donc plongée dedans, curieuse de voir ce qu’elle allait donner… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Buffy sur le Livroscope :
Je l’ai mentionné plus haut, ce n’est pas la première fois que Buffy est à l’honneur sur le blog : j’ai en effet souvent consacré des articles à la jeune tueuse de vampires, que ce soit pour des mois Halloween ou des Challenges autour des vampires. Et il se trouve aussi que j’ai déjà eu l’occasion de parler de Nancy Holder et de Christopher Golden, qui ont écrit plusieurs romans tirés de l’univers de Buffy, parfois à quatre mains comme c’est encore le cas ici. Je vais donc éviter de me répéter, et je vous invite à la place à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera à mes précédents articles sur Buffy !


La trilogie de la porte interdite :
Résumé :
Alors que des événements surnaturels ne cessent de se multiplier, Buffy et ses amis se retrouvent à devoir mener une mission hautement périlleuse : retrouver le fils du Gardien d’une dernière étrange demeure où sont confinées des créatures toutes plus affreuses les unes que les autres afin qu’il puisse succéder à son père. Sur leur route, nos héros vont aller de péril en péril. Giles va se retrouver piégé suite à sa rencontre avec une séduisante étrangère, Buffy, Angel & Oz traverseront d’étranges routes en dehors du temps et de l’espace, Willow déploiera toutes ses connaissances dans le domaine de la magie… Mais parviendront-ils à sauver le monde du chaos ? Et qui sont les Fils de l’entropie, cette étrange secte qui cherche à tout prix à leur mettre des bâtons dans les roues ? Quel but poursuivent-ils ? 

Ce que j’ai pensé de cette trilogie :
S’il y a bien quelque chose que j’ai appris à force de lire des romans Buffy, c’est que la qualité varie grandement d’un titre à l’autre. C’est un point que j’ai souvent soulevé dans mes chroniques sur ce blog et qui me permet aussi de poursuivre ma lecture de ces romans, car je sais que si l’un d’eux n’est pas super, le suivant sera peut-être meilleur. J’ai déjà eu l’occasion de me pencher sur Nancy Holder et Christopher Golden, qui comptent parmi les auteurs les plus présents de ces romans Buffy, et j’ai déjà eu de bonnes et moins bonnes expériences avec leurs livres. L’idée de découvrir une trilogie m’intriguait. Au final, je dois dire que ma lecture me laisse une impression très mitigée, voir un peu négative.

Mon premier problème avec cette trilogie, c’est qu’il s’agit, déjà, d’une trilogie. Alors attention, je n’ai absolument rien contre les duologies, trilogies et sagas en tout genre, bien au contraire. Ce que je veux dire ici, c’est qu’il ne me semble pas forcément très pertinent d’avoir une telle intrigue (pourtant intéressante dans son point de départ, mais je reviendrai là-dessus plus loin) étendue sur trois romans de 300 pages chacun. Très honnêtement, j’ai souvent eu l’impression que les auteurs cherchaient à étirer leur histoire autant que possible pour rajouter des pages pour arriver à faire une trilogie. Il y a tant de scènes qui sont tirées jusqu’à la corde, de répétitions et de superflus qu’on s’ennuie très souvent et qu’on ne voit pas le bout de l’histoire. Un roman de 400 pages aurait suffi pour raconter toute cette histoire.

Passons à l’intrigue, donc. Très sincèrement, je ne sais pas vraiment par où commencer tellement j’ai de choses à dire là-dessus. On va commencer par le positif : je trouve qu’il y a quelques bonnes idées dans l’intrigue proposée par Christopher Golden et Nancy Holder. Tout d’abord, j’ai apprécié l’idée d’un gardien dont le pouvoir se transmet de père en fils, avec cette idée de surveiller les forces du mal à travers une maison dont l’idée est là aussi bien pensée et originale. Je ressens la même chose pour les routes qui permettent à Buffy de voyager beaucoup, beaucoup plus vite d’un lieu à l’autre. Ce sont de bons éléments qui collent bien à l’univers de Buffy et qui, s’ils étaient apparus dans la série télévisée, n’auraient pas été incongrus, bien au contraire. Un bon point que je tenais donc à soulever ! 

Mais une fois mis de côté ces éléments, j’ai eu énormément de mal à accrocher avec l’ensemble de l’intrigue, qui souffre de plusieurs problèmes. Il y a premièrement des longueurs interminables dans ces romans… Des longueurs causées par deux choses : les répétitions de scènes (une scène sur les routes, c’est bien, deux ça passe, au bout de la quinzième, c’est un peu lourd), et les monologues intérieurs des personnages qui ne servent absolument à rien. Je passe mon temps, lorsqu’on me dit que Buffy est une série un peu bêbête pour adolescents en pleine crise d’hormones, à expliquer que non, Buffy c’est bien plus que ça, mais ces romans cassent tous mes efforts. Cordelia qui chouine dès qu’Alex lui dit un truc, Willow et Oz qui se roulent pelle sur pelle dès qu’ils sont dans la même pièce (alors qu’ils ne font absolument pas ça dans la série)… J’avais l’impression d’être dans Hélène & les garçons…

Ces romans sont également terriblement fouillis. Il y a trop, beaucoup trop de choses dans tout ça. Un gardien dans une maison avec des fantômes et pleins de créatures surnaturelles, des scènes sur des routes fantômes, un road trip en Europe, Oz qui se transforme en loup-garou, des dizaines de flashbacks, Giles qui se fait agresser, la mère de Buffy qui se fait enlever… Le tout raconté de façon peu harmonieuse (on n’arrête pas de passer d’un personnage à l’autre sans vraie raison ou sans vrai but, on n’y comprend rien) si bien qu’on a l’étrange impression qu’en même temps il ne se passe absolument rien tout en se passant trop de choses en même temps. En fait, on nous balance tellement de sous intrigues qu’on ne s’y retrouve tout simplement plus.

En plus de tout cela, j’ai l’impression que les auteurs ont cherché à mettre un maximum de références à la série pour faire plaisir aux fans. Une intention sympathique, mais pas forcément réussie car à force d’essayer de caser un maximum de personnages, on se retrouve avec des personnages qui ne servent clairement à rien, si ce n’est à faire une petite apparition en mode « coucou, c’est moi ! » . En plus du Scooby-Gang et des personnages secondaires crées par les auteurs, on a aussi droit à une visite de Spike et Drusilla, d’Ethan et même d’Amy. Oui oui, tout ce petit monde. Au cas où, hein, on sait jamais.

Pour ce qui est des personnages, donc, je suis un peu plus positive : si je n’ai pas trouvé pertinent d’entre mettre un milliard, j’ai trouvé que Buffy était particulièrement mise en avant dans cette trilogie, pour mon plus grand plaisir, tout comme les relations qu’elle entretient avec les autres personnages (en particulier avec Joyce, sa mère, et Angel). J’ai aimé qu’Oz soit un peu plus présent aussi, lui qui est habituellement relégué au plan de petit ami de Willow. Les liens entre les personnages sont bien exploités, il y a de bonnes choses. Un bon petit point.

Au final, j’ai été assez déçue par ma lecture de la Trilogie de la porte interdite de Christopher Golden et Nancy Holder. J’en suis sortie vraiment épuisée tellement c’était long et interminable… Quel dommage avec un point de départ aussi intéressant ! Mais comme toujours, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé ce livre qu’il ne vous plaira pas :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette petite chronique pleine de monstres et d’action vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir avec un petit commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

mercredi 29 novembre 2017

Wonder Woman: Warbringer.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On continue notre parcours mensuel à la découverte des femmes fortes avec une héroïne que tout le monde connait et qui a beaucoup fait parler d’elle ces derniers mois grâce à la sortie d’un des cartons cinématographiques de l’année et d’un second film il y a quelques jours. Mais qui parlons-nous ? Et bien tout simplement de Diana Prince, connue surtout sous le pseudonyme de Wonder Woman, héroïne DC inspirée par la mythologie grecque. Pour renforcer la sortie des films, DC a non seulement proposé de nouvelles séries de comics (les Rebirth) mais a aussi lancé une série de romans inspirés des héros les plus célèbres de son univers. Et pour commencer, Wonder Woman : Warbringer, écrit par Leigh Bardugo. J’ai longtemps hésité avant de me plonger dans ce roman et j’ai eu envie de vous en parler. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Wonder Woman sur le Livroscope :
Comme beaucoup de gens de mon âge, je suis fan des super héros et super héroïnes depuis l’enfance. J’ai grandi avec les dessins animés Batman, Superman et la Justice League (entre autres) et j’ai toujours énormément apprécié le personnage de Wonder Woman, au point que je la considère comme l’une de mes héroïnes favorites, toutes catégories confondues. Si j’ai au final assez peu parlé d’elle sur le blog, elle a néanmoins fait son apparition dans quelques chroniques, que je vous invite à découvrir ou re-découvrir en suivant le lien ci-dessous ! 


Qui est Leigh Bardugo ?
Mais qui est Leigh Bardugo, autrice de Wonder Woman: Warbringer? Née en 1975, cette américaine née à Jérusalem est diplômée de la célèbre université Yale. De belles études qui lui ont permis de notamment travailler dans le domaine journalistique, même si c’est aujourd’hui pour son œuvre de fiction qu’elle est la plus connue. Elle s’est d’abord fait connaitre au début des années 2010 avec Shadow & Bone, premier tome d’une trilogie à succès, avant de gagner encore plus de popularité avec Six of Crows, une duologie dont vous avez certainement entendu parler. Wonder Woman : Warbringer est sa contribution à la nouvelle série de romans de DC Comics, dont il s’agit de plus de la première parution. A noter pour ceux qui s’intéressent à Wonder Woman que Leigh Bardugo se cache également derrière un essai publié dans Last night a Superhero saved my life. Je vous laisse en lien ci-dessous son site internet.


Wonder Woman : Warbringer :
Résumé :
Amazone née de la volonté de sa mère Hyppolita, Diana grandit sur l’île de Themyscira, à l’écart du monde des hommes. Elle ne rêve que d’une chose : prouver sa valeur auprès de ses sœurs amazones. Un jour, elle sauve de la noyade Alia, une jeune fille orpheline héritière d’une grande compagnie scientifique. Mais Alia n’est pas une simple humaine : non, Alia est une Warbringer, descendante d’Hélène de Troie, dont le pouvoir, s’il arrive à maturation, apportera chaos sur le monde. Diana décide d’entreprendre avec elle un pèlerinage jusqu’en Grèce pour tenter de sauver l’humanité et ses sœurs Amazones. Mais y parviendra-t’elle ? Sa force sera-t’elle suffisante pour empêcher la destruction du monde ?

Une amazone pour défendre les hommes :
Si Batman vient de Gotham et Superman de Krypton, Diana alias Wonder Woman a une origine encore bien différente. Car Diana est une amazone. Les amazones, guerrières de la mythologie grecque se démarquant par leur courage et leur force au combat, ont inspiré cette héroïne qui allie force, courage et compassion. Après les conflits, les amazones se sont retrouvées à sur l’île de Themyscira, une île isolée du reste du monde où elles seules vivent. La seule volonté d’Hyppolita, reine des amazones, a été d’obtenir un enfant, Diana, faite d’argile et de la force de l’île. Seule amazone « née », elle se démarque de ses sœurs et cherche à prouver sa valeur.
Diana est intelligente, forte, courageuse et bonne. Sans y avoir mis les pieds, elle connait beaucoup le monde des hommes par ses lectures et ses leçons.
Alors lorsqu’elle se retrouve face au choix de secourir ou non Alia, puis de l’emmener jusqu’en Grèce, Diana n’hésite pas une seule seconde… Mais il lui faudra garder les secrets de ses pouvoirs et de son île !

Ce que j’ai pensé du livre :
Si vous saviez comme le succès de Wonder Woman au cinéma m’a fait plaisir ! Après plusieurs films DC ou moyens ou vraiment pas terribles, voir un film autour de Wonder Woman marcher et plaire, ça met du baume au cœur. Alors, évidemment, ce succès s’accompagne d’une pléiade de merchandising, comics et autres moyens de tirer un peu sur la licence. Ce n’est donc pas vraiment une surprise de voir que le premier tome des romans consacrés aux héros DC la met en scène. J’ai d’abord beaucoup hésité à m’acheter le livre car je n’étais pas sûre de ce que ça pouvait donner mais j’ai fini par craquer. Au final, mon avis est plutôt… Méh ?

Comme il y a un peu à boire et à manger dans chacun des points que je m’apprête à mentionner, je vais éviter la pourtant simple et traditionnelle découpe en « points positifs » et « négatifs » pour essayer plutôt de me concentrer sur chacun des différents aspects de ce roman. Et pour commencer je tiens à me pencher un peu sur le style de Warbringer. Avant de me plonger dans ce roman, je n’avais jamais rien lu de Leigh Bardugo. Je sais qu’il s’agit d’une autrice très populaire ces dernières années et si son travail m’intriguait je n’avais cependant pas encore eu l’occasion de m’y intéresser de plus près. Dans l’ensemble, j’ai trouvé le roman assez bien écrit, notamment pour ce qui est des scènes d’action. Elle parvient bien à retranscrire la tension et la vitesse de ce qu’il se passe et à nous garder en haleine jusqu’au bout. C’est un livre très dynamique (mais j’en reparlerai plus loin). Elle a une plume bien rythmée, agréable à lire.

Par contre, je suis un peu plus sceptique pour ce qui est des dialogues. J’ai trouvé que la majorité de ces dialogues sonnait creuse et traitait de trucs triviaux absolument pas intéressants, typiquement des trucs d’adolescents. Ils n’avaient parfois rien à voir avec ce qu’il était en train de se passer, au point que ça me sortait un peu du récit. C’est dommage, et j’ai pu voir d’autres avis sur internet qui pensaient à peu près la même chose que moi, ce qui me rassure. 

Pour ce qui est des personnages, je suis là aussi un peu mitigée. Le bon point : deux héroïnes principales fortes et intéressantes. Diana et Alia forment un bon duo, qui se complètent bien. J’aurais aimé qu’un roman Wonder Woman se focalise plus sur le personnage de Diana, mais j’ai trouvé Alia plutôt attachante, avec suffisamment de dimension et de profondeur pour qu’on s’y intéresse. Les personnages secondaires sont en revanche moins réussis : s’ils sont intéressants en soin par leur diversité et leur personnalité, j’ai trouvé cependant qu’ils n’apportaient rien à l’histoire à part un côté comic relief pas forcément judicieux. Je ne parlerai pas non plus de l’identité du méchant de l’histoire, que j’ai trouvée assez décevante…

Wonder Woman : Warbringer nous entraine dans une intrigue entre le monde des Amazones et le nôtre, pour sauver les deux. L’histoire possède, comme je l’ai mentionné plus haut, un très bon rythme et une assez bonne dose de suspense qui font qu’on arrive au bout du livre sans effort. On est tenu en haleine de façon plutôt réussi. La majorité de l’intrigue est donc dynamique et il y a de bons retournements de situation. Je ne me suis pas ennuyée et c’est une bonne chose. J’ai cependant deux petits bémols à émettre sur l’intrigue.

Le premier, c’est que certains retournements de situation ou événements sont un peu trop gros pour fonctionner. Ce n’est rien de très grave, mais ça m’est arrivé de me dire « mais oui, bien sûr »  de façon sarcastique plusieurs fois pendant ma lecture. Le début du roman est un bon exemple : je trouve ça tellement gros que Alia, qui se trouve être COMME PAR HASARD une Warbringer, se crashe COMME PAR HASARD juste à côté de l’Île de Diana et que cette dernière COMME PAR HASARD soit celle qui lui tombe dessus et que COMME PAR HASARD absolument personne d’autre ne se rende compte de sa présence. C’est un peu too much. Mon second problème est le choix d’avoir placé l’intrigue à notre époque. Dans l’absolu, pourquoi pas, mais j’aurais préféré un roman mettant en scène Diana, comme dans le film, un peu plus tôt dans notre histoire. C’est évidemment une question de goût et même si je ne suis pas fan de ce choix, je reconnais que l’autrice amène plutôt bien l’idée.

Au final, je ressors assez mitigée de Wonder Woman : Warbringer. C’est un roman qui possède plusieurs grosses qualités comme le style ou ses héroïnes principales mais qui sont malmenées par des points moins réussis, l’intrigue en tête. Je pense tout de même lire les romans à venir de cette collection pour voir ce qu’ils pourront donner et je vous conseille d’y jeter tout de même un œil : ce n’est pas parce qu’un livre ne me plait pas que ce sera aussi le cas pour vous ! :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique, bien qu’en demie teinte, vous plait et vous aura fait passer un bon moment. N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, c’est toujours avec plaisir que je vous réponds. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

samedi 4 novembre 2017

La rentrée littéraire de PriceMinister: David Bowie n'est pas mort de Sonia David.


Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Nous voilà en Novembre, Noël et la fin de l’année sont presque là, mais avant cela il nous reste beaucoup de choses à découvrir ! Et pour commencer ce nouveau mois en beauté, quoi de mieux qu’un rendez-vous très attendu : celui de la rentrée littéraire organisé par PriceMinister ? Une fois de plus, j’ai eu la chance de participer à cet événement que j’aime beaucoup et qui permet de découvrir les romans de la très célèbre rentrée littéraire française. En ce qui me concerne, j’ai pu recevoir un livre qui m’intriguait beaucoup : David Bowie n’est pas mort de Sonia David. Pourquoi m’intriguait-il ? Car il se trouve que j’ai baigné dès ma naissance dans l’univers de cet artiste complet et qui a su marqué plusieurs générations. Qu’ai-je pensé de ce livre ? Je vous laisse découvrir mon avis avec cette chronique, en espérant qu’elle vous plaise ! :)

La rentrée littéraire de PriceMinister :
Depuis plusieurs années maintenant, le site PriceMinister organise régulièrement des événements littéraires. La Rentrée Littéraire en est un, et chaque année une grande liste de livres est proposée. Le but est simple: en échange d'un livre de la rentrée littéraire, il faut proposer une chronique. Si pendant longtemps seuls les blogs étaient autorisés, il est désormais possible de présenter le livre sur d'autres plateformes, comme les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube...). Ayant déjà eu l'occasion de participer au cours des années précédentes, je vous invite à suivre les liens ci-dessous: mes précédentes chroniques et le site de PriceMinister.


Qui est Sonia David ?
Démarrons cette chronique dans les formes, avec une présentation de Sonia David. Je dois avouer avoir été bien en peine pour trouver des informations la concernant, car même en utilisant son véritable nom, Sonia Rachline, je ne suis tombée que sur quelques éléments, à savoir qu’elle travaille aussi dans le journalisme, avec une spécialisation dans les magazines de mode type Vogue. David Bowie est son second roman : le premier, nommé Les petits succès sont un désastre, est sorti en 2012. En dehors de ça, je n’ai pas trouvé grand-chose d’autre à son sujet… 

David Bowie n’est pas mort :
Résumé :
Anne, Emilie et Hélène sont trois sœurs proches en âge mais pas forcément dans la vie. Elles ont cependant un point commun, malgré des trajectoires divergentes : celui d’éprouver un fort ressentiment à l’égard de leur mère, la critiquant souvent. Lorsque celle-ci décède, les trois sœurs se retrouvent à devoir gérer un enterrement et tous les à-côtés auxquels on ne pense pas forcément. Quelques mois plus tard, c’est au tour de leur père, avec lequel elles entretiennent une relation encore différente, de mourir. Entre leurs deux parents, c’est le célèbre David Bowie qui s’éteint. Trois décès, trois réflexions sur la mort et le deuil. Voilà ce que nous propose de découvrir Sonia David dans son second roman.

Ce que j’ai pensé du livre :
Si vous êtes des habitués du blog (bonjour à vous ! Et même bonjour à ceux qui découvriraient le Livroscope par hasard, j’espère que ça va !), vous connaissez mes chroniques qui sont parfois à rallonge. C’est un truc qu’on me reproche parfois mais que personnellement j’aime bien, parce que j’aime parler en long, en large et en travers de littérature. Cependant, cette fois, j’ai préféré ne pas trop m’étendre avant de vous donner mon avis, tout simplement parce que je n’avais déjà pas grand-chose à raconter mais aussi parce que je voulais surtout me concentrer là-dessus. En choisissant David Bowie n’est pas mort dans la belle sélection proposée par PriceMinister, j’avoue que j’en attendais beaucoup. Principalement parce que je suis une grande fan de David Bowie (mon prénom/pseudo vient de là, pour commencer) et que donc voir son nom dans un titre de roman, forcément, ça m’intrigue. Mais au final j’ai été pas mal déçue par ma lecture, même si j’en retire quelques points positifs.

J’ai un peu du mal à organiser mes pensées en écrivant cette chronique car il y a tellement de points qui m’ennuient que je ne sais pas par où commencer. Tout d’abord, j’ai énormément, énormément eu de mal avec l’héroïne de ce roman, Hélène. Je n’ai absolument pas réussi à ressentir un attachement quelconque pour ce personnage qui est vraiment à des années lumières de moi et je l’ai de surcroit trouvée extrêmement irritante. Sa façon de parler de ses sœurs et plus encore de sa mère m’agace profondément. Personne ne semble trouver grâce à ses yeux et elle ne peut s’empêcher de critiquer tout le monde pour tout. Difficile de l’apprécier en ce qui me concerne, donc.

J’ai été particulièrement frappée par la façon dont elle parlait de sa mère. Elle la qualifie de « connasse », lui voue un mépris visible et en même temps une sorte de fascination. Elle la critique, s’en moque. Si l’héroïne était une adolescente en plein conflit familial, je ne dis pas, mais là c’est une femme d’une cinquantaine d’année. Je comprends qu’on puisse ne pas aimer ses parents voire les détester mais sa réaction me parait tellement infantile que je ne la trouve pas crédible une seconde. C’est bien dommage…

Point positif cependant : le style de Sonia David. Le livre a vraiment sa patte personnelle, son style bien particulier. Je n’ai pas lu son premier roman et je la découvre ainsi avec ce livre. Contrairement à beaucoup de journalistes qui s’improvisent auteurs de fiction et qui gardent cependant un plume trop journalistique, on ne retrouve pas cet aspect là chez elle et c’est tant mieux. Le livre est plutôt bien écrit : on a l’impression de suivre le flot de pensées d’Hélène, comme elles viennent, ce qui fait que parfois on saute un peu du coq à l’âne, mais c’est une idée que je trouve intéressante. A creuser, donc !

L’intrigue me séduit moins cependant. J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs, voire qu’il ne se passait tout simplement pas grand-chose. Je n’ai rien contre les romans plus « contemplatifs », mais là c’est définitivement trop plat pour moi. Le livre n’est pas très long (moins de 200 pages) mais j’ai tout de même eu du mal à rester accrochée tant ça traînait. J’ai poursuivi ma lecture parce que je me demandais quand et comment David Bowie allait intervenir, et oh boy…

Et c’est là qu’est mon véritable problème avec ce livre : l’utilisation qui est faite de David Bowie. Si vous surfez un peu sur YouTube, vous connaissez sûrement cette fameuse mode du « clickbait » qui a explosé depuis plusieurs mois. Cette pratique est simple : on utilise un titre accrocheur pour faire cliquer les gens sur la vidéo, et le contenu n’a souvent pas ou rien à voir avec le titre. C’est exactement ce à quoi ce livre me fait penser. Les 140 premières pages du livres (qui en fait 170 environ) ne font pas mention du chanteur, qui n’apparait que dans les dernières pages. Et là ce n’est pas même un hommage ou une comparaison véritable avec le décès des parents d’Hélène. Non c’est « tiens, j’aimais bien David Bowie quand j’étais jeune, il est mort entre mes parents ». Voilà. Point. Ce chapitre consacré à Bowie sort de nulle part, comme un cheveu au milieu de la soupe.

Et personnellement, ça m’agace fortement. J’ai l’impression de m’être un peu fait avoir avec ce livre. Alors oui, évidemment, je ne m’attendais pas à un hommage larmoyant au chanteur sur 500 pages, mais mince, 30 pages rapides expéditives à la fin d’un roman qui n’en parle absolument pas… A part pour surfer sur la vague Bowie qui fonctionne bien depuis son décès, je ne comprends pas.

Au final, j’ai donc été déçue par ce roman qui ne correspondait pas du tout à ce que j’espérais. J’ai pu lire quelques avis similaires au mien sur Babelio ou d’autres sites de lecteurs. En fait, si vous lisez ce livre à cause ou pour Bowie, vous risquez d’être vous aussi désappointés. En revanche, si vous aimez les histoires de famille, je pense que vous serez, comme d’autres l’ont été, séduits par ce roman. Dans tous les cas, je vous invite donc à vous faire votre propre avis !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette petite chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Si jamais vous avez participé à cette rentrée littéraire de PriceMinister, parlez-moi du livre que vous avez lu ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 13 août 2017

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 17 juin 2017

PotterOscope: Harry Potter & The Cursed Child.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un tout nouvel article qui sera consacré à notre sorcier à lunettes préféré: Harry Potter! Pour ce PotterOscope, j'ai décidé de m'attarder enfin sur la pièce Harry Potter & The Cursed Child, "suite" des aventures d'Harry, Ron et Hermione qui a fait grand bruit depuis sa sortie. Et en plus, j'ai une Potterhead à vous faire découvrir! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le PotterOscope, c'est quoi?
Si vous tombez sur le blog pour la première fois ou que vous découvrez le PotterOscope, laissez-moi vous donner quelques informations sur ce rendez-vous, que j’ai mis en place il y a quelque temps sur le blog. Grande passionnée d’Harry Potter, j’ai décidé de consacrer un peu de place chaque mois à cette saga qui a bercé mon enfance. Le principe est simple : à chaque numéro du PotterOscope, je vous propose de découvrir une œuvre (livre, film, série) ou un événement (une exposition, par exemple) en rapport avec le monde magique de J.K Rowling. Et pour rendre cette chronique encore un peu plus sympa, j’y ajoute aussi une présentation d’un Potterhead. Si vous souhaitez être interviewé et participer à un prochain PotterOscope, n’hésitez pas à me contacter soit par commentaire, soit par mail à livroscope@gmail.com. Je vous laisse ci-dessous un lien vers les précédentes éditions ! :)


Harry Potter & The Cursed Child:
Présentation du projet:
Vous serez sans aucun doute très nombreux à avoir entendu parler de The Cursed Child, pièce de théâtre dont la sortie en 2016 a fait grand bruit. Penchons nous avec un peu plus de détails sur les origines de ce projet.
En 2007, le 21 juillet, sort le dernier roman de la saga Harry Potter de J.K Rowling, Harry Potter & The Deathly Hallows, traduit en français sous le titre de Harry Potter & les reliques de la mort. Une parution qui fait pleurer aussi bien de bonheur (c'est cool de retrouver notre sorcier à lunettes préférés) que de tristesse, car c'est la fin d'un cycle. Dix ans plus tard, J.K Rowling a toujours la classe et a installé sa réputation avec d'autres romans comme les enquêtes de Cormoran Strike, tout en continuant à alimenter l'univers de son héros avec Pottermore, Fantastic Beasts... 
Dès la sortie du livre, J.K Rowling le dit haut et fort: pas question pour elle de sortir un tome 8 ou de reprendre la saga. Ce qui est fini est fini. Mais continuer à développer l'univers des sorciers sous d'autres formes, pourquoi pas.
C'est en 2012 que naît le projet de réaliser une pièce de théâtre inspirée par Harry Potter. Une idée plutôt originale car "rendre" la magie sur une scène est un challenge différent du cinéma où les effets spéciaux actuels permettent de faire des tas de choses. Au départ, le projet est une sorte de "prequel" devant s'intéresser à l'enfance d'Harry chez les Dursley, montrant les débuts des pouvoirs du jeune sorcier et sa relation compliquée avec sa famille. Au final, l'idée évolue en "sequel" se déroulant 19 ans après la fin d'Harry Potter. C'est la progéniture d'Harry, Ron, Drago et Hermione qui sera au centre de l'intrigue.
L'histoire est de J.K Rowling, avec la complicité de Jack Thorne et John Tiffany. Jack Thorne, dramaturge britannique né en 1978, se charge de la mise en scène. Jeremy Chernick et Jamie Harrison travaillent sur les effets spéciaux et les illusions avec un but précis en tête: rendre la magie aussi "magique" que possible. Les premières "previews" de la pièce se font en juin 2016 avant la sortie officielle le 30 juillet, au Palace Theatre de Londres. En plus des représentations, la pièce est également publiée pour que les fans du monde entier puissent en profiter.
Evidemment, comme tout ce qui porte le nom d'Harry Potter, la pièce est un immense succès, si bien qu'il faut s'y prendre tôt pour réserver des places. La pièce s'exportera aussi à New York en 2018, au Lyric Thatre. 
Je vous invite à consulter le site internet de la pièce pour plus d'informations!

Harry Potter & The Cursed Child - le site internet.
Quatrième de couverture:
Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Ce que j'ai pensé du livre:
Je pense que l'existence de ce rendez-vous ainsi que les multiples autres articles déjà consacrés à J.K Rowling et Harry Potter suffisent à montrer que je suis depuis longtemps une grande fan du héros à lunettes. Alors vous imaginez bien que lorsque j'ai appris la sortie d'une pièce de théâtre inspirée par la saga, j'étais très impatiente de pouvoir la découvrir. A défaut de la voir en vrai (impossible de faire une réservation lorsque j'habitais en Angleterre), je me suis rabattue sur la version papier, avec l'espoir d'être aussi emballée que l'étaient de nombreux lecteurs. Mais au final, non.

Je risque de me prendre des pierres avec cet article et j'en ai bien conscience. Moi-même je n'aime pas qu'on critique Harry Potter, alors croyez-moi, ça me fait mal de devoir le faire aujourd'hui. Mais je dois bien le dire, cette lecture a été une véritable déception. J'étais déjà un peu dépitée d'avoir une "suite" au lieu d'un prequel, car je m'intéresse plus à l'enfance d'Harry et à l'univers pré-Harry qu'à ce qu'il se passe après, mais ça c'est un détail.

J'ai plusieurs problèmes avec cette pièce. D'abord, l'intrigue: elle est basée sur une idée de voyages dans le temps, ce que je trouve sympa, mais j'avoue avoir été vite perdue au cours de ma lecture entre les différentes allées et venues des personnages. En plus de ça, j'ai trouvé les retournements de situations très prévisibles, loin de la "finesse" à laquelle J.K Rowling nous avait habituée. La fin, en particulier, me laisse bien déçue...

Nos héros sont aussi bien ennuyants. Je n'ai malheureusement pas réussi à m'attacher à Albus comme je m'étais accrochée à Harry, Ron et Hermione. J'ai trouvé son attitude vraiment agaçante, il est toujours à se plaindre, à geindre... Et pour ce qui est de nos anciens héros, ils ont pris un sacré coup! Surtout Ron: il est ici dépeint comme une espèce de gros lourd... Pourquoi? 

Mais mon plus gros problème, sans aucun doute, c'est que les enjeux de la pièce sont des choses qu'on a déjà résolues dans la saga, et même dans le dernier chapitre de The Deathly Hallows. Pourquoi revenir sur la rivalité Serpentard/Gryffondor? Pourquoi faire à nouveau passer Dumbledore pour un méchant qui a profité de Harry? Etait-ce vraiment la peine de resoulever ses problèmes déjà résolus? 

Alors oui, je ne doute pas que la pièce doit être belle à voir et j'aimerais bien la voir pour de vrai, mais d'un autre côté j'ai été assez  déçue par ce script que j'ai trouvé plat, prenant des points de la saga pour les transformer en plus gros clichés... Un sequel dont je me serais bien passée... 

Questionnaire:
Ce mois-ci, c'est Céline, alias la capitaine de Tribulations Littéraires, qui a gentiment accepté de répondre à mes questions pour le Potterhead du mois! Merci infiniment à elle d'avoir pris le temps de le compléter et pour rappel vous pouvez vous aussi figurer dans un prochain numéro du PotterOscope en m'envoyant un petit mail à livroscope@gmail.com! :)

Fiche d’identité :
Prénom ou pseudo : Céline (Cbookspassion sur Twitter)

Âge : 22

Site internet, page Facebook ou Instagram : tribulationlitteraires.com

La maison à laquelle tu appartiens : Serpentard


Ton Patronus : Ibizian Hound


Harry Potter et toi :
Comment as-tu découvert Harry Potter ? En allant voir le deuxième film au cinéma en famille

Ton personnage préféré ? Rogue

Ton livre préféré ? Les reliques de la mort

Ton moment préféré dans la saga ? Sérieux !? Bon, je dirais sûrement la bataille finale, j'ai toujours eu un faible pour les batailles finales 

Une citation que tu apprécies dans la saga : « On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière” (Dumbledore, Harry Potter & le prisonnier d'Azkaban)



As-tu une collection en rapport avec Harry Potter ? Cf la photo du coup :p. 

Si tu pouvais posséder un objet tiré de l’univers, que choisirais-tu ? La cape d'invisibilité !

Sorting Hat/Choixpeau (des questions avec deux choix, merci d’en choisir un) :
Fred ou George ? Fred

Pré-au-Lard ou Chemin de Traverse ? Chemin de Traverse

Rogue ou McGonagall ? ROOOOOOGUE

La cape d’invisibilité ou le Polynectar ? Cape d'invisibilité

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

vendredi 26 mai 2017

La Communauté du Sud #10: Une mort certaine, Charlaine Harris.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! La fin du mois approche et mes chroniques sont un peu en retard (on ne change pas une équipe qui gagne) mais as usual j’arriverai à être dans les temps ! On se retrouve aujourd’hui pour une petite excursion du côté de nos chers amis vampires de Shreveport. Vous l’aurez compris, nous partons rendre visite à Sookie, Eric, Bill et compagnie avec le dixième tome de la saga La Communauté du Sud de Charlaine Harris. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)
Charlaine Harris, c’est qui, c’est quoi ?
Vous le savez si vous connaissez un petit peu le blog, j’ai pour habitude de toujours commencer mes chroniques par une présentation de l’auteur du jour. Cependant, Charlaine Harris est loin d’être une inconnue sur le blog puisque j’ai déjà eu l’occasion de présenter non seulement les neuf premiers tomes de La Communauté du Sud mais également certains autres de ses romans. Je vais donc éviter de me répéter et vous inviter à la place à suivre le lien ci-dessous pour retrouver mes précédents articles à son sujet !


La Communauté du Sud, tome 10 : Une mort certaine.
Résumé :
Après ses mésaventures avec les faés, Sookie a bien du mal à se remettre non seulement de ses blessures physiques, mais aussi de ses peines intérieures. Heureusement, elle peut compter sur son vampire de petit ami, Eric, pour la soutenir. Mais entre l’arrivée de Claude, son cousin, celle d’Hunter, le fils de sa défunte cousine Hadley et des problèmes avec les loups garous, elle n’en a pas fini avec les galères...

La famille au cœur de ce dixième tome :
C’est donc la dixième fois que nous retrouvons Sookie Stackhouse, la jolie serveuse du Merlotte, pour une aventure pleine de créatures surnaturelles. J’ai déjà eu l’occasion, dans mes précédents articles de vous parler en long en large et en travers des vampires, loups garous, faés et autres métamorphes qui peuplent l’univers de Charlaine Harris. Mais aujourd’hui, c’est un autre sujet qui prédomine : la famille.
Les premiers tomes nous présentaient un cercle familial assez réduit, autour de Sookie : ses parents sont morts depuis son enfance, et sa grand-mère, dont elle était très proche, disparaît rapidement dans une mort des plus violentes dans le premier roman. Ne reste plus alors que Jason, le frère un peu stupide de Sookie. Et même avec ce dernier membre de sa famille proche, les relations sont loin d’être simples : il n’est pas rare que Sookie se dispute avec Jason, un personnage qui fait souvent preuve d’égoïsme et qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.


Pourtant, les derniers tomes de la saga apportaient à notre héroïne une découverte des plus bouleversantes : sa famille est loin d’être aussi restreinte qu’elle le pensait, puisque tout un pan de son héritage (faé) lui était caché. Elle découvre alors d’autres membres de sa famille, et c’est très bien illustré dans ce tome.
Sookie partage en effet désormais sa maison avec Claude, un cousin faé, chaud comme la braise et danseur dans un night club. Elle ne l’avait jamais vraiment côtoyé jusqu’alors et apprend petit à petit à le connaître.

Elle fait également plus ample connaissance avec Hunter, le fils d’Hadley, sa cousine décédée quelques tomes plus tôt et qui était « l’humaine » de l’ancienne reine de Louisiane. Hunter est un petit garçon particulier car, comme Sookie, il possède la capacité de lire les pensées des gens. C’est une relation très intéressante qui s’installe entre eux puisque Sookie va devoir tenter de faire comprendre au petit garçon que son don peut être non seulement un don mais aussi une malédiction.
On retrouvera également les autres faés de la famille, mais c’est surtout Jason qui se montrera particulièrement présent dans ce roman, aidant sa sœur à régler des problèmes avec les loups garous de la meute d’Alcide. Un tome résolument porté sur la famille, donc !

Vampires et créateurs :
Une mort certaine se penche également à nouveau sur un thème déjà évoqué dans les tomes précédents : les vampires et leur créateur. Nous avions déjà aperçu Lorena, créatrice de Bill avec laquelle il entretenait une relation des plus... compliquées et dont le fantôme continue de planer au-dessus de l’ex amant de Sookie, mais c’est cette fois le créateur d’Eric qui fait son apparition.
Orcella, vampire très âgé (empire romain, apparemment) a donné « naissance » à Eric avant d’entretenir une relation complexe avec lui, entre pouvoir, domination et rapports sexuels. Il arrive à Shreveport accompagné d’un autre vampire qu’il a crée, Alexeï, dont l’identité véritable troublera profondément Sookie...

Ce que j’ai pensé du livre :
Un rapide petit tour sur mes anciennes chroniques autour de La Communauté du Sud vous le montrera : mes avis sur les aventures de Sookie varient souvent entre des coups de cœur et des déceptions. J’espérais passer avec Une mort certaine un aussi bon moment qu’avec Bel et bien mort, son prédécesseur, mais je dois bien avouer que malheureusement ce roman me laisse un arrière-goût plutôt... mitigé.

Histoire de vous montrer que tout n’est pas à jeter dans ce roman, commençons par quelques points positifs. Et pour commencer, nous avons les personnages. J’ai beaucoup aimé l’attitude de Sookie dans ce roman. Elle me paraît bien plus mature par rapport aux premiers tomes, et j’ai énormément apprécié les passages la mettant en scène avec Hunter. C’est très intéressant de la voir interagir avec une autre personne possédant des pouvoirs similaires aux siens, et de surcroit un enfant.

Je suis également emballée par le personnage de Jason qui fait lui aussi preuve d’une maturité assez nouvelle dans ce roman. Je dois l’avouer, j’adore le côté complétement débile de Jason, surtout dans la série, mais ça fait plaisir de le voir ainsi.

Toujours dans le positif, la relation entre Bill et Sookie amorce un virage qui me plait, celui d’un apaisement après des ruptures compliquées et des sentiments très forts. Quant à la relation Sookie/Eric, elle est assez absente de ce roman. J’espère qu’elle sera davantage exploitée dans le suivant !

Maintenant, attardons nous sur mes problèmes avec ce livre... Déjà : mais qu’est-ce qu’on se fait chier ! Excusez mon langage, mais je me suis profondément ennuyée pendant ma lecture de ce roman. J’ai tout simplement eu l’impression que Charlaine Harris nous proposait un simple « filler » et qu’elle ne savait pas vraiment quoi nous raconter.

C’est mon deuxième problème : ça va dans tous les sens et surtout ça ne va pas bien loin. On a environ 120000 débuts d’intrigue : Hunter, le créateur d’Eric, les loups garous, les manifestants... Tout ça pour un développement des plus expéditifs. J’ai particulièrement été déçue de la façon dont ce pauvre Alexeï est expédié... Il méritait une storyline plus approfondie.

En parlant d’Alexeï... Mais c’est quoi ce créateur pourri pour Eric ? Lorena était angoissante, flippante, et a sérieusement mis le bazar dans la vie de Sookie et Bill. Celui d’Eric, quant à lui, a le charisme d’un vieux chamallow ramolli au soleil. Crédibilité zéro. Godric, créateur d’Eric dans la série, avait beaucoup plus de classe...

En bref, j’ai été très déçue par ma lecture d’Une mort certaine, un roman qui manque beaucoup de souffle et qui donne vraiment l’impression de n’être qu’un filler. Je ne suis tout de même pas très loin de la fin de la saga et je sais que les bonnes surprises existent chez Charlaine Harris, alors je poursuivrai avec le prochain tome.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que cette chronique vous plait ! N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, on se retrouve très vite pour un nouvel article et en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.


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