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vendredi 24 février 2017

Melanie Martinez's Cry-Baby #2: La colline aux esclaves de Kathleen Grissom.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour le second numéro de mon Challenge personnel et littéraire inspiré par la chanteuse Melanie Martinez et son album Cry Baby. Après m'être penchée sur la chanson éponyme le mois dernier, c'est cette fois le morceau Dollhouse qui nous intéressera. Pour illustrer cette chanson sur les secrets de famille et les non-dits, j'ai choisi de m'attaquer à un roman qui me tentait depuis longtemps: La colline aux esclaves de Kathleen Grissom. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Cry Baby:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Baby, m'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Ce mois-ci, c'est donc la seconde chanson de l'album Cry Baby qui nous intéresse. Elle se nomme Dollhouse et elle s'accompagne d'un clip mettant en scène le personnage de Cry Baby et sa famille dans une maison de poupée. Le thème de la chanson est simple: les apparences sont trompeuses. Là où on s'imagine trouver une famille unie et heureuse se cache en réalité une vie rythmée par les mensonges et les secrets. Cry Baby doit vivre avec son père qui trompe sa mère alcoolique, un frère qui se drogue, alors que tout le monde s'imagine qu'ils sont les plus heureux du monde. J'ai donc décidé de trouver un livre inspiré par le thème de la chanson! Je vous laisse ci-dessous le clip de Dollhouse pour que vous puissiez vous faire un avis dessus et vous mettre dans l'ambiance! :)


Kathleen Grissom, c'est qui?
A présent, penchons nous un peu sur Kathleen Grissom, notre auteure du jour! Je dois avouer ne pas avoir trouvé beaucoup d'informations sur Kathleen Grissom, mais après avoir fait un petit tour sur son site internet, voici ce que j'ai trouvé: Kathleen Grissom est née au Canada, où elle a grandi. Elle a par la suite déménagé avec son mari en Virginie. Ce déménagement l'a poussée à s'intéresser à l'Histoire locale et plus particulièrement à l'histoire de l'esclavage. Elle a donc décidé d'y consacrer un livre, un roman, nommé The Kitchen House et traduit en français sous le titre de La colline aux esclaves. Un second roman, Glory over Everything, est sorti il y a quelques années. Je vous laisse ci-dessous le lien vers son site internet, n'hésitez pas à y jeter un oeil!

Kathleen Grissom - le site.

La colline aux esclaves:
Quatrième de couverture:
À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.
La maison aux secrets:
Dans La colline aux esclaves, nous découvrons l'histoire de la jeune Lavinia. Elle n'est qu'une petite fille lorsqu'elle arrive dans une plantation de Virginie, confiée aux bons soins d'une des familles d'esclaves travaillant sur place. Elle grandit dans cette famille, participant elle aussi aux activités de la plantation. Alors que les années passent et qu'elle devient une jeune adulte, sa couleur de peau la différencie doucement mais sûrement du reste des esclaves: elle se voit attribuer une bonne éducation et des opportunités uniques, que les autres n'ont pas en raison de leur origine.
La plantation est surtout un lieu bourré de secrets, tous plus lourds les uns que les autres. Aussi bien entre les esclaves qu'au sein de la famille de propriétaires, tout le monde cherche à cacher des choses. 
C'est pour cela que j'ai choisi ce roman pour illustrer Dollhouse, j'y ai retrouvé des éléments similaires à ceux de la chanson. On retrouve des thèmes proches: l'addiction, les secrets de famille, le malheur... 

Ce que j'ai pensé du livre:
J'ai découvert La colline aux esclaves il y a déjà plusieurs années, lors de sa sortie en grand format aux éditions Charleston. De nombreuses amies blogueuses à moi en avaient parlé et, intriguée, je l'avais noté dans ma WL. Néanmoins, j'ai attendu sa sortie en poche pour me lancer dedans, curieuse de découvrir ce chef d'œuvre dont on m'a tant parlé... Et au final, je dois avouer que je suis assez déçue par ma lecture de La colline aux esclaves. J'ai d'ailleurs eu bien du mal à terminer cette chronique! Je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Commençons par l'intrigue avec en premier lieu un compliment pour le travail visible de recherches effectué par Kathleen Grissom. Je trouve qu'elle retranscrit très bien l'ambiance particulière d'une plantation, et que l'ensemble est globalement réaliste. Il est expliqué sur son site internet qu'elle a fait un sacré travail en amont de l'écriture de son livre, et ça se ressent. Un bon point donc! Malheureusement, malgré la qualité de l'ambiance et des descriptions, j'ai trouvé l'intrigue de plus en plus longuette alors que le livre avançait. Il s'agit déjà d'un petit pavé, mais les longueurs rendent la lecture n'aident pas.

En plus de ça, j'ai trouvé que certains points de l'intrigue étaient vraiment gros et pas franchement crédibles. J'ai du mal à croire que personne ne se doute de certains éléments, ou que certaines choses soient si bien "cachées". Soit les personnages font preuve d'une grande naïveté ou stupidité, soit il y a un autre problème!

Parlons-en des personnages. Mon dieu, je n'ai pas arrêté d'être agacée par les personnages de ce roman. Je crois que je ne suis pas arrivée à aligner dix pages sans soupirer ou grogner parce qu'un personnage faisait quelque chose de stupide ou d'énervant. La palme va sans aucun doute pour moi à Lavinia, que je ne suis pas arrivée du tout à prendre en pitié. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit si naïve! Ses actions me rendaient dingues et je ne suis pas parvenue à la comprendre. Je vous jure, j'étais incroyablement agacée tout au long de ma lecture.



Par contre j'ai plutôt bien aimé le système de narration. Passer d'un personnage à l'autre est une façon assez dynamique de raconter l'histoire et c'est plutôt bien maîtrisé par Kathleen Grissom. Je n'ai donc rien à redire à ce niveau-là!

En bref, comme vous l'aurez compris, j'ai énormément eu de mal au cours de ma lecture de La colline aux esclaves. J'ai senti que l'auteure essayait de s'inspirer un peu de classiques comme Gone with the wind, mais en ce qui me concerne ça n'a pas été une réussite. Néanmoins, je tiens à préciser que beaucoup de lecteurs et lectrices ont adoré ce roman. Ce n'est pas parce que pour moi ça n'a pas été le cas que vous ne l'aimerez pas! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

La page Facebook.

jeudi 5 mai 2016

Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet.


 


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un livre sorti tout récemment chez une maison d'édition que j'aime beaucoup: Charleston! Il y a quelques semaines, Charleston a publié le roman Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet que j'ai eu la chance de gagner lors d'un concours. J'étais donc super excitée à l'idée de découvrir ce roman, qui promettait d'être drôle, avec une héroïne haute en couleur. Je n'ai donc pas mis longtemps avant de me plonger dans Tout est sous contrôle, que je vous propose de découvrir dans la suite de cette chronique! En espérant que cette chronique vous plait, je vous souhaite une bonne lecture :).

Sophie Henrionnet, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, il me faut vous parler de notre auteure du jour: Sophie Henrionnet! A 36 ans, Sophie Henrionnet est maman de quatre enfants mais aussi de plusieurs romans. Elle a arrêté sa profession de dentiste pour se consacrer à l'écriture. Depuis son premier roman, Drôle de Karma, publié en 2014, elle s'est montrée plutôt prolifique avec deux autres romans, le livre M comme Maman a bien mérité un petit Mojito, ainsi qu'un livre jeunesse. Si vous avez envie d'en savoir un peu plus sur Sophie Henrionnet, je vous conseille d'aller faire un petit tour sur son site internet, ainsi que sur son blog, Sixinthecity!


Tout est sous contrôle:
Quatrième de couverture:
Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu'à moitié, une fille de 12 ans bien plus mature qu'elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l'appelle chaton. Lorsqu'elle perd son job, elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques aux assurances de l'embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l'équipe de détectives à une condition : elle ne devra s'occuper que des affaires les plus simples. Bien entendu, Olympe n'est pas assez raisonnable pour respecter les consignes et l'appel des commissions versées à chaque résolution d'affaires est trop fort pour qu'elle garde ses fesses confortablement posées sur le siège de sa voiture... Mais que va-t-il se passer quand les cadavres commencent à s'accumuler et que l'on cherche à l'éliminer à son tour ?

De photographe à détective:
Olympe McQueen, notre héroïne, approche de la quarantaine et se retrouve malgré elle à changer de vie du jour au lendemain. Un matin, alors que cette photographe culinaire s'apprêtait à partir au travail, elle se décide à sauver la vie d'un homme qui cherchait à se suicider. Mais sa bonne action se retourne contre elle: elle finit dans la Seine, couverte de vase, et elle perd son travail. Heureusement, elle parvient à convaincre son meilleur ami, Hugo, de l'embaucher pour des filatures. 
Mais Olympe comprend vite que le fantasme d'être détective est très différent de la réalité. Elle qui s'imaginait poursuivre des criminels se retrouve à attendre des heures dans une voiture, à guetter de potentiels fraudeurs de la sécurité sociale. Sauf qu'Olympe a un problème: la patience ce n'est pas, mais alors PAS DU TOUT, son truc. 

La vraie Barbara Cartland.
Des personnages déjantés:
L'autre point fort du livre, ce sont les personnages. Sophie Henrionnet nous propose une intrigue bourrée de personnages hauts en couleur, hilarants. Olympe est déjà à elle seule une héroïne qui attire les situations improbables et cocasses, et dont le quotidien ressemble parfois à un film de Pierre Richard. Mais si Olympe vous fait déjà sourire, attendez de voir son entourage...
En plus de ses amies à son image, la famille d'Olympe se montre absolument unique: une mère qui passe son temps à comparer Olympe et sa soeur mais se défend de faire du favoritisme, un père passionné de bridge (ou de backgammon, on s'y perd), un grand-père qui terrifie la maison de retraite, une soeur qui passe ses week-ends en compétition de danse de salon, une fille plus mature qu'elle... Et surtout, SURTOUT, le personnage que j'ai préféré dans tout le livre: la grand-mère d'Olympe, surnommée Barbara Cartland. C'est une femme à la repartie plus cinglante qu'un coup de fouet, qui fait tourner son monde en bourrique et qui m'a personnellement fait mourir de rire à plusieurs reprises! 

Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque j'ai reçu dans ma boîte aux lettres Tout est sous contrôle suite au concours organisé par Charleston, j'étais très heureuse à l'idée de pouvoir découvrir ce roman. Lorsque le printemps arrive, j'aime particulièrement me plonger dans des histoires mêlant humour, personnages mémorables et plume agréable. J'espérais trouver tout cela dans Tout est sous contrôle, et je n'ai donc pas mis longtemps avant de me plonger dedans. J'ai ouvert le livre... J'ai adoré!

Tout est sous contrôle est mon coup de coeur de ce printemps. J'ai passé un excellent moment avec ce livre, qui me donne envie de découvrir un peu plus l'univers de Sophie Henrionnet. La couverture et le résumé promettaient un livre bourré d'humour, de personnages délirants et d'action, et Tout est sous contrôle tient pleinement ses promesses.

Mon gros, gros coup de coeur du livre: les personnages. On pourra leur reprocher d'être un poil stéréotypés ou trop caricaturaux, mais c'est ce qui fait, selon moi, leur charme. Olympe, pour commencer, est une héroïne que j'ai trouvée très attachante et que j'ai aimée suivre à travers les pages. En plus de cette héroïne, Sophie Henrionnet a crée une famille complètement décalée, complètement loufoque (mais dont certains membres me rappellent quand même des gens de mon entourage. Dois-je m'inquiéter?). J'ai explosé plusieurs fois de rire en lisant les échanges des uns avec les autres! Mention spéciale pour Barbara Cartland, qui mérite un livre pour elle toute seule. 

J'ai aussi beaucoup aimé l'intrigue. Je m'attendais à une enquête, mais celle-ci fait au final partie d'un ensemble de différentes petites intrigues: nouveau travail, nouveau voisin, retrouvailles avec une connaissance de collège, enquête, gestion de sa famille, un meilleur ami qui cache des secrets... Il se passe pas mal de choses et on ne s'ennuie pas. La fin laisse présager d'une suite, ce qui me fait plaisir! J'aurais préféré que l'aspect "enquête" soit plus poussé, mais c'est un détail.

Le style de l'auteure me plait aussi beaucoup. Je ne connaissais pas Sophie Henrionnet avant de me plonger dans ce livre, et j'ai découvert avec Tout est sous contrôle son style. Et j'ai vraiment beaucoup aimé sa façon d'écrire, il y a beaucoup d'humour, c'est très fluide est vraiment agréable. J'ai du coup très envie de découvrir ses autres romans, car là je suis déjà convaincue!

A noter aussi pour celles et ceux qui apprécient ce genre de petites surprises: une nouvelle est également offerte à la fin du livre! N'aimant pas le numérique, je n'ai pas eu l'occasion de me pencher là-dessus, mais je tenais à le mentionner!

En bref, je recommande Tout est sous contrôle à celles et ceux qui cherchent une lecture rafraichissante pour les mois à venir. C'est un livre qui fait du bien et avec lequel j'ai passé un très bon moment!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

Si vous avez aimé...

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