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dimanche 16 juillet 2017

Philoséries: Buffy, tueuse de vampires (collectif).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous passez un bon week-end! Un long week-end attend la plupart d'entre nous, mais hors de question de chômer en ce qui me concerne: on se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article, un peu particulier puisque nous parlerons (entre autres!) d'un sujet assez peu abordé sur ce blog, à savoir la philosophie. Grâce à la Grosse Op de Bragelonne/Milady (des centaines de titres proposés en numérique à 0.99 euros), j'ai pu me plonger dans un livre qui me faisait de l'oeil depuis longtemps: Philoséries: Buffy, tueuse de vampires, un recueil d'essais philosophiques autour de ma série préférée... En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le projet Philoséries:
Démarrons cette chronique avec une petite présentation de ce qu'est Philoséries. Philoséries est un projet de colloque lancé en 2009 par Sylvie Allouche et Sandra Laugier, toutes deux sorties de l'ENS et travaillant sur la philosophie. Parmi de nombreuses thématiques, elles s'intéressent toutes les deux à la pop culture et aux séries: il leur est donc venu l'idée de créer un rendez-vous pour parler séries et philosophie. Depuis 2009, plusieurs colloques ont été organisés, avec de nombreuses séries présentées. Il s'agit principalement de séries SF/fantastiques, comme Buffy, Dollhouse ou encore Firefly, toutes créées par Joss Whedon, ou la célèbre série Lost. Bragelonne, célèbre maison d'édition SF/Fantasy et fantastique, a publié les essais du colloque sur Buffy dans le livre Philoséries: Buffy, tueuse de vampires, l'objet de notre chronique du jour. Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour en apprendre un peu plus sur le projet Philoséries!


2009, le colloque Buffy, tueuse de vampires:
C'est en 2009 qu'a eu lieu la première édition du Philoséries, dont le thème fut Buffy contre les vampires. C'est à l'occasion de la Journée d'études internationale que les spectateurs furent invités à se rassembler à la Cité internationale universitaire de Paris, située dans le 14ème arrondissement, pour suivre ce colloque un peu particulier.
Mais qu'est-ce qu'un colloque, me direz-vous? Un colloque est tout simplement un moment de réflexion, d'études, de discussion, autour d'un même sujet. Il peut se tenir sur une journée comme sur une semaine, les interlocuteurs y sont en général nombreux, tout comme les activités, qui vont de la conférence à la discussion, en passant parfois par des ateliers.
Pour ce colloque, les conférences, avec de nombreux intervenants (dont par exemple Tristan Garcia, que certains connaîtront sans doute pour ses romans, mais qui est également connu dans la sphère de la philo), mais aussi des tables rondes avaient été organisées. Je vous laisse le planning de ce colloque en lien ci-dessous pour que vous puissiez vous faire une petite idée du programme!

Ce qu'on trouve dans ce recueil et quelques thèmes majeurs:
Dans Philoséries: Buffy, tueuse de vampires, on retrouve donc un compte-rendu détaillé de cette journée de colloque. Plusieurs conférences sont retranscrites et, sur environ 200 pages, le lecteur peut découvrir ces interventions mettant toutes en valeur l'univers de Buffy. 
Certains thèmes se démarquent indéniablement du reste: l'adolescence et le passage à l'âge adulte, par exemple, apparaissent comme les sujet phares de ce colloque. Parmi les différents essais présents dans l'ouvrage, ceux qui en traitent sont par exemple celui de Barbara Olszewska "Les adolescents meurent à 18 ans: Buffy et le rite de passage à l'âge adulte", qui se focalise sur l'épisode "Sans défense", dans lequel Buffy se voit retirer ses pouvoirs pour tenter de vaincre un puissant ennemi afin de prouver ses capacités de tueuse. Tristan Garcia parle de la série comme un "fait adolescent total", et Thierry Jandrok analyse les personnages adolescents de la série, leurs combats, ce qui les dirigent.
Autre épisode mis à l'honneur: le célèbre "Hush", qui laisse les personnages sans voix, face aux Gentlemen, des monstres visuellement impressionnants. Jocelyn Benoist se sert de cet épisode comme point de départ pour son essai, dans lequel elle aborde la question du silence et du dialogue dans l'univers de Buffy, des non-dits et du secret.



Enfin, on peut aussi citer la question de la sexualité avec l'essai de Pascale Molinier, qui se penche sur ce sujet au combien complexe!

Ce que j'ai pensé de ce livre:
J'en ai déjà parlé plus d'une fois sur ce blog, mais Buffy est sans aucun doute l'une de mes séries préférées, si ce n'est MA série préférée tout court. J'ai déjà vu chaque épisode des dizaines de fois et si on me lance, je peux parler pendant des heures de mes personnages préférés, des différents méchants ou encore des meilleurs moments de la série. Le livre Philoséries m'intéressait donc au plus haut point, mais le prix un peu prohibitif (32 euros... Outch) ne cessait de repousser à plus tard la lecture de ce livre. Alors lorsque la Grosse Op m'a permis de l'acquérir pour moins d'un euro, j'ai décidé de m'y plonger. 

Avant de vraiment me pencher sur ce livre en particulier, je tenais à mentionner le fait que je trouve le principe de mêler philosophie et éléments de pop culture vraiment génial. C'est non seulement un moyen d'aborder des séries ou des films sous un jour différent, avec un regard autre que celui de spectateur, mais c'est également une façon de découvrir un peu la philosophie. Une démarche intéressante et qui, je l'espère, continuera d'être poursuivie.

Ma grosse crainte en démarrant ce livre était de ne rien comprendre: si je suis calée en ce qui concerne Buffy, je suis en revanche terriblement nulle pour tout ce qui touche la philosophie. Heureusement, j'ai trouvé que l'ensemble était plutôt accessible. Il y a des références à de nombreux philosophes ou concepts, mais c'est en général assez bien expliqué (et de façon concises). Je n'ai pas tout compris, pour être honnête, cependant j'étais loin d'être perdue. Une bonne chose!

Ce que j'ai préféré dans ce livre, c'est de voir la série prise au sérieux. J'ai remarqué que beaucoup de gens, lorsque je dis adorer Buffy, ont tendance à rigoler, gentiment ou de façon un peu moqueuse. Pour beaucoup, Buffy reste une série où une blondinette tue des vampires, avec des effets spéciaux un peu ringards. Pourtant, et c'est ce que montre ce recueil, il y a de nombreux enjeux importants, des thématiques qui en font bien plus qu'une série de seconde zone. Voir Buffy exploitée de cette façon fait plaisir à voir!

Toujours dans le positif, les essais sont plutôt bien écrits, avec un style fluide qui est probablement dû au fait qu'il s'agissait de textes écrits pour un colloque et donc lus à voix haute/récités. J'ai particulièrement aimé ceux d'Anne Besson, Jocelyn Benoist et de Tristan Garcia (je connaissais ce dernier pour ses romans, c'était l'occasion de le découvrir sous un autre jour!).

Passons aux thèmes abordés dans ce livre: j'en ai présentés quelques-uns plus haut, et je dois dire que le choix des thèmes est probablement mon gros bémol du livre. La majeure partie des essais tourne autour des même sujets: l'adolescence, le passage à l'âge adulte... C'est évidemment un élément clé de Buffy, mais je pense que la série est bien plus riche. J'aurais aimé que la sexualité soit davantage exploitée, ou par exemple le thème de la famille, les métaphores représentées par les personnages surnaturels... Ou même des essais consacrés spécifiquement à un personnage, comme Angel, dont le double visage est intéressant. 

Au final, je suis heureuse d'avoir pu lire ce livre qui me tentait depuis longtemps. Je l'ai trouvé très intéressant avec une démarche originale, et j'espère que d'autres livres similaires sortiront. J'espère aussi que plus de ressources sur Buffy seront disponibles dans les années à venir et que d'autres aspects de la série seront étudiés!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article un peu différent de d'habitude vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 1 novembre 2016

Rentrée Littéraire PriceMinister: Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Halloween est définitivement terminé, et j'ai déjà hâte d'être à l'an prochain pour une nouvelle édition! Je tiens à vous remercier d'avoir été si nombreux à venir cette année, c'est génial! Pour commencer ce mois de Novembre, je vous propose une petite chronique réalisée dans le cadre de la Rentrée Littéraire de Price Minister. Grâce à l'opération, j'ai reçu le roman Les mots entre mes mains, que je vous invite à découvrir aujourd'hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

La Rentrée Littéraire de PriceMinister:
Depuis plusieurs années maintenant, le site PriceMinister organise régulièrement des événements littéraires. La Rentrée Littéraire en est un, et chaque année une grande liste de livres est proposée. Le but est simple: en échange d'un livre de la rentrée littéraire, il faut proposer une chronique. Si pendant longtemps seuls les blogs étaient autorisés, il est désormais possible de présenter le livre sur d'autres plateformes, comme les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube...). Ayant déjà eu l'occasion de participer au cours des années précédentes, je vous invite à suivre les liens ci-dessous: mes précédentes chroniques et le site de PriceMinister.


Guinevere Glasfurd:
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteure du jour, Guinevere Glasfurd. Je n'ai pas, pour être honnête, trouvé beaucoup d'informations la concernant. Guinevere Gaslfurd vit en Angleterre, près de Cambridge. Les mots entre les mains est son tout premier roman. Il a d'abord été publié au Royaume-Uni au début de l'année, et vient d'être traduit en français. Il est publié chez Prélude et fait partie des livres de la Rentrée Littéraire. Si vous avez envie d'en savoir plus sur son travail, je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour visiter son site internet.


Les mots entre mes mains:
Quatrième de couverture:
Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.


Quelques informations sur Descartes:
Etant donné que le livre s'intéresse au personnage de René Descartes, il me semblait important de vous donner quelques éléments le concernant. Né en France en 1596, René Descartes est connu pour un philosophe, mathématicien et scientifique. Certains d'entre vous le connaissent pour l'avoir un peu étudié au lycée. Il a beaucoup voyagé en Europe, notamment en Suède, au Danemark et en Allemagne. René Descartes est principalement connu pour Le Discours de la Méthode, célèbre pour son "je pense donc je suis", la métaphysique,... Helena (ou Hélène), l'héroïne du roman, a aussi bel et bien existé: René Descartes a eu une relation avec elle et un enfant, né en 1635. Mais gardez bien à l'esprit que si ces personnages ont réellement existé, le roman reste tout de même une oeuvre de fiction!

Ce que j'ai pensé du livre:
C'est avec impatience, lorsque l'été se termine, que j'attends chaque année le rendez-vous désormais incontournable de la Rentrée Littéraire de PriceMinister. J'étais encore plus impatiente cette année car de nombreux livres me faisaient de l'oeil, et Les mots entre mes mains faisait indéniablement partie de mon top. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert ce roman, une très belle lecture que je vous recommande.

J'ai été vraiment charmée par l'intrigue de ce roman, une intrigue que j'ai eue du mal à lâcher. Le roman nous propose de découvrir un récit passionnant et prenant, un récit sur l'indépendance, l'espoir, l'envie, l'amour, les sentiments face à la raison. J'ai dévoré ce livre en deux jours, le retrouvant avec bonheur après le travail.

Pour un premier roman, je trouve l'écriture de Guinevere Glasfurd déjà très travaillée et plaisante. Elle sait mener son récit et a crée une héroïne très touchante (je reviendrai là-dessus plus loin). J'ai vraiment pris un grand plaisir à lire ce roman ne serait-ce que pour son écriture, et j'espère vraiment qu'elle poursuivra une carrière dans l'écriture!

En parlant des personnages, donc, j'ai énormément apprécié Helena. Elle est très, très attachante et j'ai adoré la suivre. J'aime beaucoup la relation qu'elle entretient avec les autres personnages, en particulier Francine et son amie Betje, mais sa relation la plus intéressante selon moi est celle qu'elle a avec l'écriture. Elle se montre si passionnée par l'apprentissage et par la pratique de l'écriture! C'en est très touchant. 

Ce livre m'a aussi un peu réconciliée avec Descartes. Comme beaucoup, je l'ai étudié au lycée pour le bac de philo, et c'est vrai que ce n'est pas un personnage que j'adore. En général, j'ai énormément de mal avec la philosophie, en premier lieu parce que je n'y comprends rien. Mais ce livre, même s'il s'agit de fiction, montre Descartes sous un jour un peu plus humain et moins impénétrable. Je ne connaissais absolument pas cet aspect de sa vie et ça me donne envie de me pencher un peu plus dessus.

Au final, Les mots entre mes mains est un petit coup de coeur pour moi, une belle découverte de cette rentrée littéraire qui fait du bien et qui promet une carrière intéressante pour Guinevere Glasfurd. Si vous avez l'occasion de le lire, je vous le conseille!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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