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vendredi 29 septembre 2017

Challenge Piece of Cake #14: The Lightning Thief, Rick Riordan.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour l’avant-dernier article du mois (avant mon tant attendu mois Halloween !), dans lequel nous allons nous pencher sur ma 14ème lecture dans le cadre du Challenge Piece of Cake lancé via le forum Whoopsy Daisy. J’ai choisi de quitter un peu le monde des classiques pour m’intéresser à un roman publié plus récemment, en 2005, et qui est le premier tome d’une saga très célèbre : il s’agit de The Lightning Thief de Rick Riordan, premier roman de la saga Percy Jackson ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite d’avance une excellente lecture ! :)

Le Challenge Piece of Cake : 
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Rick Riordan, c’est qui ?
Mais qui est Rick Riordan, le papa de Percy Jackson? Né en 1964 dans l’état du Texas, Rick Riordan est un auteur américain qui a d’abord fait des études de littératures avant de devenir enseignant. Passionnée de lecture et d’écriture, il se fait d’abord connaitre à la fin des années 1990 pour sa série d’intrigues policières Tres Navarre. Marié et papa, il se lance ensuite dans une saga orientée jeunesse : Percy Jackson, dont le premier tome paraît en 2005. Le succès est au rendez-vous, voguant sur le succès d’autres sagas comme Harry Potter. Avec cinq tomes au compteur et de nombreux romans « spin off », il s’agit de sa saga la plus populaire. Deux adaptations sont également sorties au cinéma. Rick Riordan fait aujourd’hui partie des auteurs jeunesse/YA les plus connus et continue sa carrière dans le milieu de l’écriture ! Je vous laisse ci-dessous le lien de son site internet si vous souhaitez en découvrir davantage à son sujet :)


The Lightning Thief :
Résumé :
A 12 ans, Percy Jackson est un adolescent un peu perturbé. Elevé seul par sa maman Sally, il souffre de plusieurs problèmes qui rendent son quotidien compliqué : il est dyslexique et hyperactif, incapable de rester tranquille une seconde. Son quotidien est changé lorsqu’il découvre avec stupeur que les créatures de la mythologie grecque ne sont pas que des mythes : non, elles existent pour de vrai, dans notre monde. Il découvre aussi qu’il est un demi-dieu, fils de l’un des plus puissants dieux de l’Olympe. Mais alors qu’il part à la découverte de ses racines, Percy va découvrir un monde très différent de celui qu’il connaissait jusqu’alors…

Ce que j’ai pensé du livre :

A l’époque de la publication de Percy Jackson, en 2005, j’avais 13 ans, et je correspondais parfaitement au lectorat auquel ce livre était destiné : comme Percy, j’étais une ado. Mais à l’époque, j’étais trop concentrée sur ma passion pour Harry Potter que je n’avais pas spécialement prêté attention à The Lightning Thief. Et lorsque son adaptation était sortie en 2010, je venais de rentrer en prépa, et j’étais clairement beaucoup trop occupée par les devoirs et ma liste longue comme le bras de livres à lire absolument sinon c’était l’apocalypse pour avoir le temps de m’y plonger. Ce n’est que récemment que j’ai donc eu l’occasion, enfin, de me lancer dans la lecture de ce roman. Qu’en ai-je pensé ?

Et bien avant de répondre à cette question, je dois d’abord vous avouer quelque chose : je me suis lancée dans cette lecture avec l’idée qu’elle n’allait pas être très bonne. J’étais très sceptique, je pensais que le concept de mélanger mythologie grecque et roman YA risquait d’être franchement mauvais. J’appréhendais mon entrée dans l’univers de Percy Jackson et je m’attendais donc à être fortement déçue. Au final, j’ai été plus qu’agréablement surprise par ma lecture, ce qui montre bien que parfois, la première impression n’est pas toujours bonne !

Ma première bonne surprise : les personnages. J’ai trouvé Percy très, très attachant et également très drôle. C’est un adolescent dont le caractère n’est pas unidimensionnel, ce qui nous change un peu des clichés auxquels on a souvent droit dans des romans de ce genre. Il est à la fois un garçon gentil, à problèmes, qui se cherche, qui veut faire les bons choix mais se trompe parfois. J’ai particulièrement aimé la relation très touchante qu’il a avec sa mère. Pour ce qui est des personnages secondaires, j’ai aimé Brunner/Chiron et Annabeth. J’aurais aimé voir un peu plus les dieux, mais ce sera peut-être pour les tomes à venir !



J’ai aussi bien apprécié le style de Rick Riordan. Je ne le connaissais absolument pas avant de me plonger dans ce roman, et j’ignorais tout de sa carrière. On sent non seulement que c’est quelqu’un qui a l’habitude d’écrire mais qui sait aussi raconter une histoire. Il s’adapte bien à son public et arrive surtout à vraiment donner l’impression que ses personnages sont bien réels. J’aimerais bien me pencher un peu plus sur son œuvre plus orientée adulte, en espérant être autant conquise.

L’intrigue est rondement menée. On a un bon compromis, je trouve, entre la présentation globale de l’univers très particulier de Percy Jackson (le lien avec la mythologie grecque, les personnages) et une histoire à part entière. C’est une bonne introduction à l’univers de Percy, qui laisse également une marge de progression pour la suite. Je ne me suis pas ennuyée, c’est bien rythmé et il y a de l’action. Mon seul petit bémol, c’est que certains rebondissements sont malheureusement un peu prévisibles. Mais dans l’ensemble, ça allait :)

Pour ce qui est de la partie « mythologique » de l’univers de Percy Jackson, c’est ce qui me faisait honnêtement le plus peur. Au final, même si c’est quand même un concept un peu surprenant, je trouve que Rick Riordan le maîtrise bien et exploite avec beaucoup d’ingéniosité cette culture pour en faire quelque chose d’unique. Sans être une experte de la mythologie greco-romaine, c’est tout de même quelque chose que je connais assez bien, et c’était donc sympa de retrouver références et personnages mythiques dans ce roman. Et si ça a pu faire découvrir un peu la mythologie aux lecteurs, c’est très bien !

Au final, cette première immersion dans le monde de Percy Jackson a été pour moi une réussite et une bonne surprise. Je ne m’attendais vraiment pas à apprécier autant ce livre et je pense donc me plonger dans la suite à l’occasion. Il ne s’agit pas d’une de mes priorités, mais je sais que je retrouverai Percy avec plaisir !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec beaucoup de plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

mardi 22 août 2017

Challenge Piece of Cake #13: The Princess & the Goblin de George MacDonald.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! La fin des grandes vacances approche, les cartables commencent à se remplir, mais le Livroscope n'en a pas encore terminé avec son programme d'Août! Aujourd'hui, c'est l'heure du treizième numéro du Challenge Piece of Cake lancé sur le forum Whoopsy Daisy, et c'est encore un classique qui va nous intéresser: The Princess & the Goblin, de l'écossais George MacDonald. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur George MacDonald:
Après Elizabeth Wetherell, c'est aujourd'hui George MacDonald qui nous intéresse! Né en décembre 1824, MacDonald est, comme son nom l'indique, écossais. Parmi ses centres d'intérêt, on retrouve la littérature et la religion: il effectue donc des études à Aberdeen, puis Londres avant de devenir pasteur en 1850. Si son nom est plutôt inconnu en France, George MacDonald est pourtant considéré comme un précurseur de la fantasy et de la fantasy jeunesse en Grande-Bretagne. Il est notamment connu pour The Princess & the Goblin (adapté au théâtre et en films plusieurs fois), ou encore Phantastes. On compare souvent son œuvre à celle de Lewis Carroll, le célèbre papa d'Alice in Wonderland, et ce à juste titre: les deux hommes se rencontrent en 1862 et entretiendront une relation amicale très forte. Marié et père de plusieurs enfants, George MacDonald décède en 1905.

The Princess & the Goblin:
Résumé:
Irene, petite demoiselle, est la fille d'un roi vivant près des montagnes. Elle passe ses journées à explorer le château dans lequel elle habite et ses alentours, et fait d'étranges rencontres: une ancêtre vivant dans les combles du château, ou Curdie, jeune fils de mineur, qui découvre que les gobelins préparent un bien étrange plan pour mettre la main sur la princesse... 

MacDonald et Lewis Carroll: 
J'en ai brièvement parlé un peu plus haut: il n'est pas rare de comparer l’œuvre de Lewis Carroll, connu principalement pour Alice in Wonderland et sa suite, Through the Looking Glass, à celle de notre ami du jour, George MacDonald. Et cette comparaison est tout à fait justifiée.
Les deux hommes n'ont que quelques années d'écart (MacDonald est né en 1824, Carroll en 1832) mais MacDonald eut pour son ami, rencontré au début des années 1860, un vrai rôle de mentor. Si The Princess & the Goblin, le livre auquel Alice est souvent comparé, n'est pas publié avant avant 1872, Phantastes pose déjà les bases de l'originalité de MacDonald. Ce dernier encourage Lewis Carroll à écrire, et ses enfants serviront de cobayes avant la publication d'Alice in Wonderland
Il est vrai qu'Alice et The Princess & the Goblin possèdent de nombreux points communs: une héroïne jeune, des figures adultes à la fois effrayantes et intrigantes, une frontière fine entre le réel et l'improbable... Deux lectures à découvrir ensemble, donc!

Ce que j'ai pensé du livre:
Parmi les grands classiques de la littérature jeunesse, l'un des plus connus est sans aucun doute Alice in Wonderland. Il s'agit également d'un de mes livres préférés, que je possède même plusieurs exemplaires, et que j'ai déjà eu l'occasion de présenter plus d'une fois sur le blog. Alors lorsque je suis tombée sur The Princess & the Goblin et que j'ai vu qu'on le comparait souvent à Alice, j'ai été très intriguée. Ni une, ni deux, je me suis plongée dans ce livre, que j'ai dans l'ensemble plutôt bien aimé. 

Parmi les points positifs que j'ai relevés pendant ma lecture, il y a tout d'abord le style. George MacDonald a une plume fluide, qui se lit très bien et qui, surtout, vieillit plutôt bien. C'est un classique assez abordable (un bon point pour ceux qui cherchent un classique jeunesse accessible à lire). J'ai également apprécié l'utilisation fréquente de la première personne qui crée une proximité intéressante avec le lecteur. 

Toujours dans cette idée, le vocabulaire est également plutôt accessible en anglais, parfait pour ceux qui se lancent dans la lecture en VO. Il y a aussi une abondance de dialogues, ça tranche avec l'image des pavés descriptifs interminables qu'on a parfois des classiques.

Ensuite, le livre m'évoque effectivement Alice in Wonderland, en raison de traits similaires que j'ai mentionnés un peu plus haut, mais aussi, de façon plus générale, les contes classiques que j'affectionne tant. Cela faisait longtemps que je n'en avais pas lu et j'ai vraiment apprécié me plonger dans ce livre pour cette raison. Si vous aimez Alice ou les contes, je vous le recommande donc! 

The Princess & the Goblin est une histoire distrayante et qui se lit très vite, grâce notamment à des chapitres assez courts. On ne trouve pas le temps long et j'ai suivi avec plaisir les aventures d'Irene et de Curdie. Je pense que George MacDonald aurait pu aller plus loin dans la création de personnages fantasy et que l'intrigue aurait pu être plus développée, mais ce n'est qu'un petit bémol.

Pour ce qui est des personnages, j'ai trouvé Irene plutôt sympathique: c'est une petite héroïne assez mignonne à suivre, notamment dans ses interactions avec les autres personnages. Elle m'a effectivement fait penser à Alice par certaines de ses réactions. J'ai aussi bien aimé Curdie, même s'il est un peu moins présent que sa camarade. 

Dans l'ensemble, j'ai donc passé un très bon moment avec ce roman et je suis contente d'avoir pu découvrir George MacDonald. Si vous aimez Alice in Wonderland, je ne peux que vous recommander cet ouvrage qui risque fortement de vous plaire! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez pris du plaisir à lire cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec bonheur! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 13 août 2017

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Piece of Cake #11: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour la dernière chronique du mois! Nous y voilà, Juillet touche à sa fin et pour le conclure en beauté, j'ai décidé de me pencher sur une lecture jeunesse pour le Challenge Piece of Cake. Après trois numéros sur la sagaHis Dark Materials de Philip Pullman, j'ai choisi de retourner vers un classique de la littérature britannique: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur Kenneth Grahame:
Quoi de mieux pour démarrer cette petite chronique qu'une présentation de notre auteur du jour, Kenneth Grahame? Né en 1859 à Édimbourg, Kenneth Grahame ne connait pas vraiment une enfance heureuse: sa mère décède lorsqu'il a seulement 5 ans et son père, qui souffrait apparemment de gros problèmes d'alcoolisme, ne pouvait s'occuper de lui et de ses frères et soeurs. Il est donc placé chez sa grand-mère qui élèvera les enfants. A l'école, Kenneth se démarque par son intelligence et il aurait pu poursuivre de brillantes études à Oxford si cela avait été financièrement possible. A la place, il part travailler à la Bank of England, où il fera une belle carrière. En parallèle, il aime écrire, notamment des histoires pour enfants: son fils Alastair (seul héritier de son mariage en 1899) l'inspire pour inventer des intrigues mettant en scène animaux et créatures fantastiques. Il est principalement connu pour The Wind in the Willows, dont nous parlerons aujourd'hui, mais aussi pour The Reluctant Dragon. Les deux histoires ont été adaptées par Disney en films d'animation. Son fils décède en 1920 et, douze ans plus tard, il s'éteindra à son tour. Ses ouvrages sont aujourd'hui considérés comme des classiques de la littérature britannique jeunesse.

The Wind in the Willows:
Publié en 1908, The Wind in the Willows (Le vent dans les saules en version française) raconte l'histoire d'une troupe de petits animaux et leur vie dans la nature: on retrouve par exemple monsieur Taupe, l'ami de monsieur Rat, le baron Têtard ou encore le Blaireau. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant humour, situations cocasses et chamboulements de tous poils dans leur univers forestier...



Des héros animaliers:
Axé sur la jeunesse, The Wind in the Willows nous présente une série de personnages animaliers, doués de parole et qui représentent chacun un type de caractère bien particulier.
Parmi nos différents héros, nous retrouvons par exemple la Taupe (Mole, en version originale): la Taupe se distingue des autres par son côté peu aventureux au début du roman. Elle passe principalement son temps à l'intérieur de sa maison, avant de finalement se rendre à l'extérieur pour y découvrir le monde. A l'inverse, le Rat, avec lequel la Taupe se lie rapidement d'amitié, est plus extraverti, sociable. Tout l'opposé du Blaireau au caractère un peu renfermé et à l'attitude de râleur. On peut aussi citer le fameux "Toad" (ou Crapaud), toujours là pour faire les 400 coups et se retrouver dans de drôles de situations!

Ce que j'ai pensé du livre:
Après m'être penchée sur les trois tomes de His Dark Materials, je cherchais une lecture un peu différente pour poursuivre mon Challenge Piece of Cake. J'ai remarqué depuis que je me suis lancée dans ce Challenge que la littérature jeunesse classique me plaisait beaucoup, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me lancer dans un livre très connu mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir: The Wind in the Willows. Au final, après ma lecture, je dois avouer que ce livre me laisse une impression un peu... mitigée. 

Il y a pas mal de choses très positives dans ce livre. Tout d'abord, je trouve le style de Kenneth Grahame plutôt sympathique et accessible: pour un classique, il est vraiment abordable (je l'ai lu en version originale) et se lit vite. Parfait si les classiques VO vous font un peu peur! Ses descriptions permettent de bien visualiser ses personnages et l'intrigue, et il sait raconter une histoire. Un bon point. 

Pour ce qui est des personnages, ils sont dans l'ensemble très attachants. Ils ont chacun leur petit caractère, leur personnalité qui font qu'ils se démarquent des autres. J'ai particulièrement aimé le Crapaud et le Rat, qui sont les deux héros les plus dynamiques et sympathiques du roman à mes yeux. Les relations entre les personnages constituent l'un des points forts du livre.

Les aventures vécues par les petits héros sont somme toutes assez sympathiques. Il y a pas mal de petites aventures et le roman fonctionne principalement sur un schéma "un chapitre: une histoire". Parfait pour les petits lecteurs qui pourront achever sans trop de problèmes leur lecture, ou pour les parents qui font la lecture à voix haute! 

Du positif donc, mais je dois avouer que j'ai eu un peu du mal à apprécier ce roman. Non pas parce qu'il est mauvais ou mal écrit, loin de là, mais tout simplement parce que je pense que je suis vraiment trop loin du public cible, à savoir les enfants et surtout les jeunes enfants. Autant j'arrive à apprécier des livres écrits pour les lecteurs à partir de 9-10 ans, autant j'ai plus de mal à lire un ouvrage qui vise les lecteurs plus petits. Il m'est donc difficile de dire que j'ai aimé ce roman.

Par contre, je pense que c'est une lecture sympathique pour des enfants qui découvrent la lecture ou pour des parents qui veulent passer un bon moment avec leur progéniture. C'est exactement le genre de livre que j'aurais pu lire à ma soeur lorsqu'elle était plus petite. Donc si vous cherchez un livre à lire en famille, il peut vous plaire! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour les premiers articles du mois d'août, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Piece of Cake #10: The Amber Spyglass de Philip Pullman




Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro du Challenge Piece of Cake, dans lequel je vous propose de conclure notre parcours sur la trilogie A la croisée des mondes (His Dark Materials) de Philip Pullman. Après Northern Lights et The Subtle Knife, c'est cette fois The Amber Spyglass qui nous intéresse. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Philip Pullman, c'est qui?
Vous le savez, sur le Livroscope, on aime bien commencer nos chroniques en parlant un peu des auteurs dont nous mettons les livres en valeur. Cependant, Philip Pullman commence à être bien connu sur site, puisque je lui ai déjà consacré plusieurs chroniques (pour les deux premiers tomes deHis Dark Materials). Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je préfère donc vous laisser suivre le lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus à son sujet! :)




The Amber Spyglass:
Résumé:
C'est avec une Lyra retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, que démarre The Amber Spyglass. Maintenue dans un sommeil profond, la jeune fille rêve de Roger, son ami, qui lui demande de lui venir en aide. Pendant ce temps Will cherche sans relâche Lyra, armé de son poignard capable de fendre les voiles entre les mondes. Et lorsqu'il la retrouve, c'est une nouvelle quête qui attend nos deux jeunes héros: une quête qui les mènera vers un monde encore plus mystérieux et dangereux que ceux qu'ils ont explorés jusqu'alors, le monde des morts... 

Ce que j'ai pensé du roman:
En écrivant cette chronique sur The Amber Spyglass, je ressens une sensation un peu étrange, comme si je tournais la page d'un gros Challenge. Pourtant, il ne s'agissait que d'une trilogie, assez rapide à lire quand on est bien motivé comme moi. Mais je me rends compte que ça me manquait, sur le blog, une présentation de His Dark Materials. J'ai maintenant l'impression de combler un petit vide, d'avoir rempli un de mes objectifs. Alors, que dire de ce dernier tome de  His Dark Materials?

The Amber Spyglass constitue une très bonne conclusion de l'ensemble de la saga. En effet, Philip Pullman prend le temps de nouer chacun des fils de son histoire, de tout boucler, de façon à ce qu'il ne reste plus aucun trou dans son intrigue. On ne se sent pas sur notre faim en terminant le roman: on est triste de quitter nos héros, mais la frustration n'est pas là. C'est une fin bien... finie ^^.
Ce que j'apprécie particulièrement avec ce roman, c'est qu'on y retrouve tout ce qui faisait la force des deux premiers tomes. On y retrouve (presque) tous les personnages cultes de Philip Pullman, qu'il s'agisse de Iorek, Lord Asriel ou même des personnages un peu plus secondaires, comme Roger, le petit compagnon de Lyra dans Northern Lights. Cela permet, comme je l'ai dit un peu plus haut, de clore toutes les sous intrigues, mais aussi de garder une cohérence avec le reste de la saga.


Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai un peu eu du mal, contrairement aux deux tomes précédents, à entrer dans l'histoire. Il m'a fallu m'accrocher un peu pour voir où Philip Pullman voulait en venir, mais je n'ai pas été déçue de ma persévérance car j'ai ensuite été captivée par les aventures de Lyra et Will, et surtout par leurs voyages d'un monde à l'autre, dans des contrées très réussies. Il se passe pas mal de choses, et j'ai eu du mal à lâcher mon livre!
J'ai particulièrement apprécié toute la partie se déroulant dans le monde des morts. Les descriptions sont très réussies et il y a une atmosphère vraiment unique qui se dégage de cet endroit. C'est une métaphore assez intéressante du passage à l'âge adulte, avec les daemons qui doivent rester en arrière, symbole de l'enfance qu'on doit laisser derrière soi. Le livre aborde d'ailleurs bien cette idée que les jeunes héros se transforment et cessent d'être des enfants, tout comme les lecteurs de The Amber Spyglass.

J'en profite aussi pour souligner le travail de Philip Pullman, que j'apprécie énormément. Je pense qu'on sous-estime même un peu son oeuvre et qu'il mériterait d'être encore plus connu. Ses histoires sont à la fois originales, riches et bien écrites, His Dark Materials en étant une excellente démonstration.

Je suis contente d'avoir enfin eu l'occasion de vous parler de cette trilogie sur le blog et j'envisage de vous proposer des chroniques sur d'autres romans de l'auteur, comme les Sally Lockhart, que j'apprécie beaucoup. En tout cas, je vous encourage vivement à vous plonger dans sa bibliographie! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui et pour cette trilogie, que j'ai pris grand plaisir à vous présenter! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je vous réponds toujours avec grand plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

mercredi 28 juin 2017

Piece of Cake #9: The Subtle Knife de Philip Pullman.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour poursuivre notre découverte de la trilogie jeunesse His Dark Materials de Philip Pullman. Après vous avoir présenté Northern Lights et le film qui l'accompagne, il est temps de nous attarder sur sa suite: The Subtle Knife. Quelles aventures attendent Lyra et son daemon Pan? Quel est le poignard qui donne son titre au roman? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Philip Pullman, c'est qui? 
Vous le savez si vous suivez un peu mon blog, j'ai pour habitude de démarrer mes chroniques par une présentation des auteurs du jour. Dans le cas de Philip Pullman, cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de lui lors de ma chronique sur Northern Lights, il y a tout juste quelques jours. Alors pour éviter de me répéter, je vous invite à relire l'article en question en suivant le lien ci-dessous!


The Subtle Knife:
Résumé:
Lyra a suivi Lord Asriel dans le passage qu'il a ouvert et elle se retrouve dans un monde inconnu, Cittàgaze. Dans ce monde, il n'y a presque pas d'adultes, car ceux qui passent la puberté se retrouvent attaqués par d'étranges entités appelées Spectres. Elle rencontre William Parry, 12 ans, à la recherche de son père. Ensemble, les deux enfants vont se prêter main forte et tenter d'allier l'aléthiomètre de Lyra et le poignard subtil, un poignard capable de percer le voile entre les mondes...

Will, un nouveau personnage: 
Le premier tome de His Dark Materials se focalisait sur le personnage de Lyra, une jeune fille au tempérament bien trempé, débordant de curiosité. On la suit dans son cheminement entre l'innocence de l'enfance et les révélations causées par une maturité qu'elle gagne petit à petit. Cette fois, même si Lyra reste très importante dans le récit, The Subtle Knife est aussi l'occasion d'introduire un nouveau personnage: Will Parry.
Will vient de notre monde et a grandi de façon un peu particulière: il ne connait pas son père, et sa mère a développé avec les années une maladie l'handicapant fortement. Alors que des hommes à la recherche de son père se mettent à apparaître, Will décide de partir à la recherche de celui-ci pour tenter de comprendre un peu qui il est et ce qu'il se passe. 
Sa rencontre avec Lyra chamboule encore un peu plus son existence. Ensemble, les deux enfants réalisent qu'il existe une multitude de mondes très différents les uns des autres et qu'ils ne sont pas à l'abri du danger. 

Aléthiomètre et poignard:
Lors de ma précédente chronique sur His Dark Materials, je vous avais rapidement parlé du fameux "compas" que Lyra possède, l'aléthiomètre (du grec signifiant "vérité"), et dont elle se sert pour poser des questions auxquelles il lui serait autrement difficile d'avoir des réponses. Cette fois, nous découvrons le poignard subtil, étrange objet qui donne son nom au roman dans la version originale (en VF, le livre s'intitule La tour des anges). 
Le poignard subtil est, comme son nom l'indique, un poignard. Mais pas n'importe quel poignard: un poignard aux capacités extraordinaires, qui ne peut appartenir qu'à une personne à chaque fois. Ici, c'est Will qui se retrouve en possession de l'arme, de façon inattendue. Ce poignard, à manier avec la plus grande des précautions, permet à celui qui le porte de tout couper, de tout transpercer. Rien ne lui résiste, pas même la frontière entre les mondes. Autant le dire: c'est un objet redouté et redoutable...

Ce que j'ai pensé du livre:
Si je garde un souvenir très précis de ma première lecture de Northern Lights et de l'univers très vif de Philip Pullman, je me souvenais un peu moins bien de The Subtle Knife, que je n'avais relu depuis des années. J'étais donc impatiente de retrouver Lyra et Will, avec presque le regard de quelqu'un qui découvre le livre pour la première fois. Une suite réussie et à la fois très différente de son prédécesseur.

J'avais adoré l'intrigue de Northern Lights et on est une fois de plus servi ici, avec une histoire riche en émotions, palpitante et avec beaucoup d'action. La rencontre entre Will et Lyra et la découverte d'un nouveau monde sont deux éléments qui permettent de donner beaucoup de souffle à l'intrigue et qui nous tiennent en haleine. Pas une seule seconde d'ennui à l'horizon! 

En parlant de Will, c'est un personnage que j'apprécie beaucoup et je suis heureuse de le retrouver dans ce second tome. Je le préférais et le préfère toujours nettement à Lyra et j'aime son côté mature et protecteur. L'amitié qui lie rapidement les deux héros est très touchante et fonctionne très bien. J'ai aussi beaucoup aimé les Spectres, des entités qui intriguent...

Si certains thèmes majeurs de His Dark Materials étaient déjà abordés dans Northern Lights, The Subtle Knife renforce le poids de certains d'entre eux: c'est le cas par exemple du passage à l'âge adulte, de l'innocence de l'enfance, très bien représenté par la présence justement des Spectres, qui attaquent les adultes. La religion joue également un rôle plus important encore. La filiation est capitale: Lyra, qui a découvert la véritable identité de ses parents, ou Will, à la recherche de son père, le montrent bien. 

A noter le style toujours soigné et fluide de Philip Pullman: il sait installer une ambiance, mettre en place une tension et raconter une histoire avec beaucoup de talent. Je risque encore de répéter ce point lors de ma troisième et dernière chronique à venir sur His Dark Materials!

En bref, The Subtle Knife est une suite réussie et maîtrisée à la hauteur du premier tome. Je me suis beaucoup amusée avec la lecture de ce roman et j'ai déjà hâte de vous présenter The Amber Spyglass! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que ce second article sur His Dark Materials vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec beaucoup de plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

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