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lundi 28 mai 2018

Motor Crush, tome 1 de Babs Tarr, Cameron Stewart & Brenden Fletcher.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Au menu du jour : du comics, de la moto, et une héroïne super badass ! Un programme qui fait envie, pas vrai ? Je vous propose en effet de nous pencher sur le premier volume de Motor Crush, fruit de la collaboration entre Cameron Stewart, Babs Tarr et Brenden Fletcher, qui avaient déjà travaillé ensemble sur le projet de la Batgirl de Burnside. Un premier tome proposant des courses poursuites en moto, beaucoup d’action, le tout sur les illustrations colorées de Babs Tarr. Ai-je été séduite ? C’est ce que je vous propose de voir dans cette chronique ! En espérant qu’elle vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Cameron Stewart, Babs Tarr et Brenden Fletcher, une équipe qu’on connait :
Si vous suivez un peu le blog avec régularité, les noms de Cameron Stewart, Babs Tarr et Brenden Fletcher ne vous sont pas complétement inconnus. Et pour cause : j’ai déjà eu l’occasion de parler de ce trio lors de précédents articles qui portaient eux aussi sur des comics, à savoir les deux premiers volumes de la trilogie Batgirl of Burnside. Après avoir collaboré ensemble sur ce projet consacré à l’une des héroïnes les plus connues de l’univers DC Comics, ils se sont lancés dans le projet Motor Crush. S’ils signent le scénario tous les trois, le travail visuel est quant à lui le résultat du labeur de Babs Tarr et Cameron Stewart. La sortie du second tome de Motor Crush est prévue pour Mai 2018 !

Motor Crush, Vol 1 :
Résumé :
Existe-t’il quelqu’un de plus téméraire que Domino Swift ? Malgré son jeune âge, cette demoiselle n’a peur de rien et cumule deux visages tout aussi excitant et dangereux l’un que l’autre. Le jour, sous l’écurie de son père, elle s’entraîne sans relâche pour des compétitions intenses de moto, un milieu elle commence à percer. Et la nuit, elle enfourche sa moto pour un autre genre de compétition : des courses illégales où le prix à gagner n’est autre que du crush, une sorte de carburant super efficace mais aussi super interdit. Mais elle ne s’en sert pas pour améliorer les performances de son véhicule, non : Domino a besoin du crush pour se soigner…  Arrivera-t’elle à cumuler ses deux vies ? Et qui est cette étrange silhouette masquée qui la pousse à fouiller dans son passé ?

Compétitrice de jour…
Vous l’aurez compris dès le titre : Motor Crush nous entraîne dans le monde badass et intense de la course de moto. Un univers avec lequel je ne suis absolument pas familière (à vrai dire, je n’y connais absolument rien à tout ce qui touche les trucs avec des moteurs, des roues, des jantes et compagnie : pour moi, une voiture c’est une voiture, une moto c’est une moto, un quad un quad… Vous l’aurez compris : je suis une vraie ignorante dans ce domaine !).
Ce premier tome se focalise, au final, assez peu sur les courses classiques de moto, ce sont davantage les courses nocturnes pour le crush qui sont mises en avant, mais nous apprenons tout de même quelques éléments intéressants. Domino a découvert le monde de la moto grâce à son père, Sullivan Swift, surnommé Sully. Cet ancien motard a lui aussi longtemps concouru dans des courses professionnels, atteignant un très haut niveau. Mais il lui a fallu quitter ce monde suite à un accident au cours duquel il a perdu une de ses jambes. Reconverti en coach pour sa fille, il lui donne toutes les ficelles pour tenter de réussir à son tour dans ce milieu difficile.
Nous sommes également introduits au personnage de Lola, ancienne petite amie de Domino. Après leur rupture, Lola a repris un commerce mais s’est rapidement retrouvée criblée de dettes. Elle accepte au final de revenir travailler pour Domino et son père : car Lola est aussi et surtout une mécanicienne hors pair, capable de faire de vrais petits miracles…

…Comme de nuit :
Pas de repos pour la moto de Domino : la nuit, elle l’enfourche à nouveau pour des courses qui n’ont pas grand-chose à voir avec celles, légales, qu’elle a l’habitude de faire. Dans ces courses endiablés s’affrontent des personnages sans pitié, aux looks repérables des centaines de mètres à la ronde. Ils appartiennent à des gangs ou organisations criminelles et n’ont tous qu’un seul but : mettre la main sur une belle quantité de crush.
Le crush se présente dans de sortes de gélules, un liquide rose fluorescent. Mais ne vous fiez pas à sa couleur néon : le crush est un produit dangereux. Utilisé principalement pour booster les capacités des véhicules, cette « drogue » présente des dangers vitaux pour les êtres humains. Sauf pour Domino.
Pour obtenir quelques pilules de crush, les participants sont prêts à tout, tous les coups sont permis : battes de base ball, queues de poisson dangereuses, attaques sournoises… Il n’y a aucune règle !

Ce que j’ai pensé de ce premier volume :
Malgré un avis plutôt mitigé après ma lecture des deux premiers tomes de la trilogie Batgirl of Burnside (un premier tome que j’ai adoré, un second qui est moins réussi selon moi : le troisième arrivera peut-être à m’apporter un avis définitif), j’avais tout de même très envie de retrouver l’univers coloré, girly et badass de Babs Tarr et ses acolytes. J’ai un peu suivi les parutions des différents épisodes de Motor Crush via Instagram et internet en général, et lorsque j’ai pu me procurer le volume complet, j’ai décidé de m’y plonger. J’espérais être conquise par Domino Swift et au final, même si cette lecture n’a pas non plus été un coup de cœur massif, j’en ressors plutôt très contente.

Commençons par l’intrigue. Très honnêtement, j’ai trouvé qu’il s’agissait sans aucun doute du point faible de Motor Crush car elle ne présente pas une grande originalité, si ce n’est dans l’univers où elle se déroule (mais j’en reparlerai plus loin). Ce premier tome reste très introductif et suit une structure très standard pour nous faire découvrir Domino et son histoire. Alors attention : l’intrigue n’est pas mauvaise ou bancale, juste très lisse. Ça manque un peu de surprise à mon goût et j’espérais quelque chose de plus surprenant. Je ne me suis pas ennuyée parce qu’il y a plusieurs scènes d’action assez intéressantes et un background plutôt réussi, mais je n’ai pas non plus été chamboulée par l’histoire. Cependant, le tome se termine sur un bon cliffhanger qui laisse présager d’une suite peut-être un peu plus enlevée. A voir, donc !

Pour ce qui est des personnages, je suis beaucoup plus positive : c’est un élément que j’avais déjà noté dans le premier tome de Batgirl de Burnside et que je suis heureuse de retrouver ici, à savoir la diversité des personnages. L’héroïne défie déjà les standards classiques en représentant plusieurs communautés en étant une femme noire et lesbienne. Ce n’est pas souvent que nous avons droit à des personnages principaux qui s’éloignent ainsi des « clichés », et personnellement, j’adore ! On a aussi droit à un personnage handicapé, à savoir son père adoptif. J’aime la diversité et c’est ici très réussi.

Domino est une héroïne qui combine à le fois un caractère plutôt renfermé (elle a du mal à s’ouvrir à son entourage) et une grande détermination. Elle sait ce qu’elle veut et elle est prête à tout pour y parvenir. Elle est aussi très loyale à ses proches et veut les protéger. J’attends d’en découvrir davantage à son sujet, mas j’ai déjà un très bon feeling avec ce personnage attachant. J’ai également beaucoup aimé la relation très affectueuse qu’elle a avec son père ; on sent qu’ils sont très proches l’un de l’autre ! Sully est un personnage qu’on voit peu mais lui aussi vraiment sympathique.

Ma palme reste quand même Lola, qui est sans aucun doute le personnage que je préfère dans ce volume. J’espère sincèrement qu’on pourra la voir davantage dans les épisodes à venir car j’ai énormément aimé la découvrir. Elle est girly tout en transpirant la badasserie, et elle parvient petit à petit à briser les barrières de Domino. Leur relation risque de jouer un rôle important dans la suite, et je suis déjà impatiente de voir le résultat.

L’autre gros point fort de Motor Crush réside donc dans l’univers qu’on y découvre. Nous sommes dans un futur certes « futuristiques » : on retrouve des motos qui peuvent être modifiées grâce à un carburant ultra moderne, la technologie est bien plus poussée que celle que nous avons actuellement (Domino est par exemple suivie par une sorte de webcam volante connectée en permanence à internet : Google Home, c’est un peu pourri à côté). Mais ça reste un futur imaginable et plutôt crédible, avec aussi un petit côté retro, par exemple dans le look des gangs s’affrontant pour le crush. J’ai aimé ce savant mélange de présent, passé et futur.

Le visuel est également au rendez-vous. Je crois l’avoir dit plus d’une fois, mais je bave toujours devant le travail de Babs Tarr. Et on peut le dire, elle et Cameron Stewart ne nous déçoivent pas avec ce premier tome qui mêle une atmosphère parfois sombre avec des couleurs ultra néon. Les couleurs sont intenses, les personnages ont leur propre identité visuelle, l’ensemble est très homogène… Je suis vraiment séduite, c’est un comics que j’ai trouvé très beau en le feuilletant et encore plus beau en le lisant.

Pour conclure, j’ai donc plutôt bien aimé ma première incursion dans l’univers de Motor Crush, et je suis bien décidée à découvrir, lorsque le second volume sortira, la suite des aventures de Lola et de Domino. Si vous cherchez un comics avec un univers assez badass, je vous le recommande !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que vous avez aimé cette petite chronique haute en couleurs (laissez-moi un petit commentaire avec vos impressions !), en tout cas j’ai beaucoup apprécié vous présenter ce premier tome de Motor Crush et je suis impatiente pour la sortie du tome 2 ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 18 mars 2018

Coup de projecteur sur Edith Wharton.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article ! Aujourd’hui, on se retrouve pour une chronique un peu différente des classiques reviews de livres que vous avez l’habitude de trouver sur ma chaîne. En effet, j’ai eu envie de vous proposer un article un peu plus complet sur une autrice que j’apprécié énormément et dont je découvre l’œuvre depuis plusieurs années : Edith Wharton. En commençant mon blog en 2012 (le coup de vieux bonjouuuur), j’écrivais des articles « à thème » où je me focalisais sur un sujet plutôt que sur une œuvre, et j’ai un peu envie de vous proposer à nouveau cela dans les mois à venir. Pour cette première tentative, nous allons donc nous pencher sur Edith Wharton, romancière (entre autres) américaine dont les romans sont aujourd’hui considérés comme des classiques. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

(Un petit mot rapide pour vous donner des nouvelles: vous l'aurez constaté, je n'ai pas été présente ces derniers temps, en raison d'une fracture de la main qui m'a bien immobilisée... Mais je vais tout faire pour rattraper mon retard en matière de chroniques!)

Les coups de projecteur :
Quand j’ai créé mon blog en 2012, je ne savais pas encore exactement ce que je voulais faire avec. Je savais que je voulais parler de littérature mais je n’avais pas vraiment choisi la forme qu’allait prendre mes articles et, pendant un moment, ils se sont beaucoup portés non par sur des livres en particulier mais sur des thématiques plus vastes, comme les pirates ou Blanche-Neige. J’ai ensuite adopté un format plus classique d’un article sur un livre. Cependant, j’ai depuis quelques temps envie de travailler autrement sur mon blog et c’est ainsi que j’ai eu l’idée de faire ces coups de projecteur. Le principe sera simple : à travers un article, je vous présenterai un auteur ou un thème qui me parait intéressant, au feeling. Et aujourd’hui, pour commencer, j’ai choisi Edith Wharton ! J’espère que ce principe vous plaira !

Edith Wharton :
Quelques mots sur sa vie :
Plongeons à présent dans le vif du sujet : Edith Wharton ! Il y a tant de choses à dire à son sujet que je vous propose de commencer d’abord par un petit point sur sa vie avant de nous pencher sur son œuvre en elle-même.
De son nom de jeune fille Edith Newbold Jones, elle est la troisième enfant et seule fille d’un couple américain de la bonne société fortunée. Elle naît en 1862 à New York et y passe ses premières années : cette ville et le cadre social dans lesquels elle évolue seront d’ailleurs souvent représentés dans son œuvre. Mais son univers ne se confine pas à cette grande ville, bien au contraire. Dès l’enfance, elle découvre l’Europe à travers les voyages familiaux. Edith Wharton visitera des pays comme l’Angleterre, l’Italie mais surtout la France, où elle reviendra très souvent et où elle achètera une demeure.
Dès qu’elle parvient à déchiffrer ses premiers mots, elle devient une férue de lecture et dévorera avec passion livre sur livre. Elle se prendra aussi très tôt au jeu de l’écriture, rédigeant, adolescente, ses premiers poèmes. Pourtant, ses élans d’écriture sont vite freinés par sa famille pour qui cette occupation n’est pas digne de son statut de jeune femme de la haute société.
L’année 1885 marque un tournant dans sa vie : elle épouse Edward Wharton, un homme plus âgé qu’elle (comme c’était très souvent le cas à l’époque) mais avec lequel elle partage une passion certaine pour les voyages. Leur vie de couple ne tardera pas à être mise à mal par les problèmes d’Edward : souffrant d’une forme assez forte de dépression, il choisira de vivre reclus, cessant les voyages. Edith ne se laisse pas abattre et se consacre à l’écriture, publiant à 40 ans passés son premier roman. Très prolifique, son rythme d’écriture ne freine pas dans les années qui suivent. Elle démarre aussi dans la seconde moitié des années 1900 une relation extraconjugale avec un journaliste, Morton Fullerton, relation qui restera secrète pendant de nombreuses années, puis divorce en 1913 de son mari Edward, dont l’état mental ne cesse d’empirer.
L’écriture apporte à Edith un succès critique et financier certain : que ce soit des romans, des nouvelles ou même des livres de décoration d’intérieur (son autre grande passion), elle n’arrête pas d’écrire et ses livres se vendent très bien. Elle accomplit un exploit en devant, grâce à The Age of Innocence, la première femme à obtenir le célèbre prix Pulitzer. Elle fréquente de nombreux auteurs de son temps et sera d’ailleurs particulièrement amie avec Henry James, dont l’œuvre comprend des thématiques similaires à celle d’Edith. 
Elle décède d’une crise cardiaque en France en 1937 et reste aujourd’hui considérée comme une autrice culte et classique de la littérature américaine.

Les grands thèmes de son œuvre :
Avec à son actif une très longue bibliographie comprenant aussi bien de la fiction que des essais, des poèmes et des romans, Edith Wharton a pu aborder au cours de sa carrière d’écrivaine de nombreux sujets. Cependant (et même si je suis loin, très loin d’avoir lu toute son œuvre), certains éléments se dégagent comme étant des thèmes de prédilection qui lui sont chers. Je vous invite à présent à en découvrir quelques-uns.

Parmi les sujets qui reviennent souvent chez Edith Wharton, on retrouve une certaine opposition entre l’Europe et les Etats-Unis. Et par Etats-Unis, j’entends la côté est du pays, symbolisée par New York. Edith Wharton connait bien son sujet : issue de la haute classe new-yorkaise, elle grandit dans une famille privilégiée et voyagera beaucoup en Europe, passant chaque année plusieurs mois en France et en Angleterre. Ce qui est intéressant, c’est la représentation assez polarisée qui est faite de ces deux univers. Nombreux ont été les Européens à partir pour les jeunes Etats-Unis dans l’espoir d’y trouver une vie différente voire meilleure et de se libérer de la rigide Europe. Et pourtant, cette image se retrouve inversée ici : New York et la bonne société qui s’y trouvent sont souvent dépeints chez Edith Wharton comme un monde très codifié, où le qu’en dira-t’on prime sur le reste. A l’inverse, l’Europe et le voyage apparaissent comme un échappatoire à cet univers et ses héros s’y réfugient avec l’espoir de tourner le dos à tout cela. 
Les romans d’Edith Wharton se démarquent aussi par l’utilisation fréquente d’héroïnes féminines justement prisonnières de ces codes new yorkais. Ces femmes n’aspirent qu’à la liberté et au choix mais elles se retrouvent souvent coincées par ce que l’on attend d’elles. Tout tentative de dévier du chemin qui a été tracé pour elles est punie par une sorte d’excommunication sociale : plus d’invitations dans les soirées mondaines, un rejet visible de ce qu’elles sont, des commérages nuisant encore plus à leur réputation.
Ce qui les coince le plus souvent, c’est la question du mariage, question on ne peut plus épineuse. Que ce soit les personnages féminins ou masculins d’Edith Wharton, ses héros se retrouvent régulièrement dans des mariages qu’on peut qualifier de malheureux, car régis par ce qu’on attend de leur statut plutôt que par ce qu’ils ont choisi. La question du divorce est fréquente, liée au sort des héroïnes : divorcer est une terrible rupture familiale, sociale, mais aussi parfois financière face à laquelle il faut pouvoir assurer…

Quelques livres d’Edith Wharton :
Si elle a publié son premier roman à 40 ans, la bibliographie d’Edith Wharton n’en reste pas moins très impressionnante. Depuis que je l’ai découverte il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de lire plusieurs de ses œuvres mais je reste encore loin, très loin d’avoir tout lu. Voici cependant quelques livres que je vous conseille si vous souhaitez découvrir Edith Wharton.
-The Age of Innocence : Commençons par le roman le plus célèbre d’Edith Wharton, celui qui lui a permis d’obtenir le prix Pulitzer en 1921. Ce roman raconte l’histoire de Newland Archer, avocat prometteur de bonne famille, qui doit épouser la jeune, jolie et fraîche May Welland. Tout va bien dans le meilleur des mondes lorsqu’il rencontre une parente de sa fiancée, la comtesse Olenska, qui revient tout juste d’Europe. Cette femme séduisante fait jaser tout autour d’elle car elle a choisi de se séparer de son époux. Newland va se retrouver en proie à l’hésitation, sous le charme de la belle comtesse… Un roman absolument passionnant, dépeignant avec beaucoup de justesse l’étroitesse de la pensée de la haute société new yorkaise. Avec ses personnages mémorables, The Age of Innocence offre au lecteur une plongée dans un autre temps. A noter aussi qu’il a été adapté au cinéma par Martin Scorcese avec un casting élégant composé entre autres de Daniel Day Lewis, Michelle Pfeiffer et Winona Ryder.
-Summer : Publié en 1917, Summer nous présente une héroïne, Charity, au destin difficile. Alors âgée de 18 ans, la jeune fille rencontre Lucius Harney, un architecte dont elle tombe vite amoureuse, au grand dam de Mr. Royall, son protecteur qui veut l’épouser. Les problèmes s’enchaînent lorsque Lucius doit quitter Charity pour en épouser une autre alors que Charity se retrouve enceinte, une situation terrible pour une femme à l’époque. Dans ce roman, Edith Wharton explore la complexité des rapports amoureux et humains comme elle sait si bien le faire. 
-The House of Mirth: Retournons dans la bonne société new-yorkaise avec un autre roman très connu d’Edith Wharton: The House of Mirth, traduit en français sous le titre de Chez les heureux du monde, se focalise à nouveau sur un personnage principal féminin. Lili Bart vient d’une très bonne famille mais n’a pas d’argent pour vivre, ayant notamment contracté des dettes de jeu. Elle recherche activement un époux qui pourra subvenir à ses besoins, une mission bien plus ardue qu’il n’y parait. Un livre montrant la grande précarité dans laquelle les femmes pouvaient se trouver si elles ne pouvaient pas compter sur le soutien financier d’un homme, ainsi que les dangers de l’addiction…
-Ethan Frome: Tout comme The Age of Innocence, Ethan Frome fait partie des romans les plus connus d’Edith Wharton. C’est également l’un de ses plus surprenants en raison du cadre dans lequel il se déroule : cette fois, adieu les soirées mondaines de New York, et bonjour la campagne ! Un milieu très différent de celui auquel nous sommes habitués chez Wharton mettant en scène un personnage tout aussi différent. Ethan Frome, un homme pauvre et boiteux, un handicap qui le pousse à être confronté encore plus durement aux difficultés de la vie et de l’amour.
-The Gods arrive: Pour terminer cette sélection, j’ai eu envie de me pencher rapidement sur un roman que j’ai eu l’occasion de lire récemment, The Gods arrive. Suite de Sur les rives de l’Hudson (que pour le coup je n’ai pas eu l’opportunité de lire pour le moment, mais ça ne m’a pas dérangée dans ma découverte de celui-ci), nous y découvrons Vance, jeune auteur à succès, et Halo, sa maîtresse mariée qui décide de tout quitter pour le suivre en Europe. J’ai pu lire des critiques assez déçues sur ce livre ; en ce qui me concerne, je l’ai beaucoup aimé et je trouve qu’on y voit tous les grands thèmes chers à Wharton, comme le mariage, la question sociale, le couple, mais aussi la littérature et l’écriture… Une belle découverte pour moi !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère sincèrement que cette chronique un peu différente de celles que j’écris habituellement vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Je ne sais pas encore sur quoi mon prochain coup de projecteur portera, donc si jamais vous avez des suggestions ou des envies, je suis preneuse ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 21 janvier 2018

Mary and Maria by Mary Wollstonecraft & Mathilda by Mary Shelley.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique, placée aujourd’hui sous le signe (des gémeaux, aha la bonne blague, qu’est-ce qu’on rigole ici) de la famille. En effet, nous allons parler aujourd’hui de deux femmes passionnantes : Mary Shelley, connue pour avoir écrit l’un des classiques les plus célèbres du monde (Frankenstein), et Mary Wollstonecraft, sa mère, également autrice. J’ai récemment reçu pour le Secret Santa de Whoopsy Daisy un recueil compilant deux courtes œuvres de Mary Wollstonecraft, ainsi qu’un des écrits de sa fille. Passionnée par Mary Shelley, j’avais hâte de me plonger dans ce livre. Alors aujourd’hui, les femmes seront à l’honneur, avec Mary, Maria et Mathilda. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Mary Shelley et sa mère :
Comme toujours, je vous propose de démarrer cette chronique par une petite présentation de nos deux autrices du jour. Ou plutôt de l’une d’entre elles : Mary Wollstonecraft. J’ai déjà eu l’occasion de parler plus d’une fois de Mary lors de précédents articles, mais jamais de sa mère. En préparant cette chronique et pendant ma lecture, j’ai découvert des choses passionnantes à son sujet. Je tenais donc à vous la présenter un peu plus longuement.
Mary Wollstonecraft est née en 1759, dans une famille qu’on peut qualifier d’aisée mais pas d’heureuse. En effet, son enfance sera marquée par les fréquents accès de colère de son père, un homme porté sur la boisson, et le désamour de sa mère qui s’intéressera plutôt à son frère. L’affection de Mary se tourne donc vers ses camarades féminines : plusieurs amitiés marqueront sa vie, la plus importante d’entre elles étant sans aucun doute celle qu’elle entretiendra pendant plusieurs années avec Fanny Blood. Une amitié pas vraiment placée sous le signe du bonheur non plus, Fanny mourant tragiquement en couches au Portugal.
Mary voyagera aussi en France, où elle sera inspirée par l’esprit de la révolution française. Contrairement à ce que dictait la bienséance de l’époque, elle n’hésite pas à avoir des rapports amoureux avec des hommes sans se marier, surtout des artistes et penseurs. Sa première relation marquante sera avec Imlay, dont elle aura une fille, Fanny. Une relation qui se termine mal : Imlay l’abandonne et Mary tentera alors, par deux fois, de mettre fin à ses jours. En 1797, elle se marie avec Wollstonecraft alors qu’elle à nouveau enceinte, cette fois de la future Mary Shelley. Qui ne la connaîtra jamais, car Mary Wollstonecraft décède quelques jours plus tard des suites de son accouchement.
De Mary, on retient plusieurs travaux : principalement Vindication of the rights of women, dans lequel elle défend le droit des femmes d’accéder à une éducation égale à celle des hommes ; mais aussi des œuvres de fiction inspirées en partie de sa vie personnelle, comme Mary & Maria que je vous propose de découvrir aujourd’hui !

Mary & Maria de Mary Wollstonecraft :
Résumé:
Il est temps de nous intéresser à présent aux œuvres de Mary Wollstonecraft présentes dans ce recueil. Tout d’abord, nous avons Mary : même s’il s’agit d’une œuvre de fiction, elle est lourdement inspirée par la vie personnelle de Mary Wollstonecraft. Le titre lui-même suffit à évoquer l’autrice. Nous y suivons la vie de Mary, une jeune femme au destin plutôt malheureux. Grandissant dans une famille où l’amour n’est pas, entourée d’une mère absente et d’un père alcoolique, dilapidant l’argent à tout va. Elle trouve du réconfort dans son amitié avec Ann, une voisine, en laquelle elle trouve toute l’affection dont elle avait besoin. Les deux amies, pleines d’espoir, entreprennent un voyage au Portugal pour tenter d’améliorer la faible santé d’Ann…
C’est une autre histoire de femme blessée que nous retrouvons dans Maria. Egalement intitulé The Wrongs of Woman, ce livre se focalise sur le personnage de Maria, une jeune femme de bonne éducation enfermée dans un asile par son époux. Une situation rendue plus dure encore par le fait que sa fille, encore un nourrisson, lui a été enlevée et qu’elle ne peut avoir aucun contact avec le monde extérieur. Petit à petit, le lecteur découvre les raisons derrière l’internement injuste de Maria ainsi que son histoire tragique.

Mathilda de Mary Shelley:
Résumé:
Pour conclure ce recueil, nous avons donc Mathilda de Mary Shelley. Une histoire qui n’aborde pas des thèmes très drôles puisqu’on y parle entre autres d’inceste et de suicide. L’enfance de Mathilda ressemble, par certains aspects, à celle de Mary Shelley : elle n’a pas la chance de connaître sa mère, morte après sa naissance. Son père quitte alors le pays et laisse l’enfant à la charge d’une tante qui ne se caractérise pas par son amabilité. Tout change lorsque le père de Mathilda revient enfin, des années plus tard : devenue une jeune femme, elle apprend petit à petit à connaître son père et une forte relation s’établit rapidement entre eux. Jusqu’au jour où, sans raison, le père de Mathilda s’enferme dans une humeur sombre qu’elle ne comprend pas…

Des thèmes communs entre mère et fille :
A travers les trois histoires de ce recueil, le lecteur découvre ou redécouvre les plumes de Mary Shelley (2) et de sa mère, Mary Wollstonecraft (1). Et même si Mary 2 n’a pas connu Mary 1 en raison du décès de cette dernière, elle a grandi avec, partout autour d’elle, l’influence de sa mère. Elle allait même avec Percy Shelley sur la tombe de Mary 1 pour des rendez-vous à l’abri du regard désapprobateur de son père. Même si elle a été élevée par son père et sa nouvelle épouse, il est clair que l’absence de Mary 1 jouait un rôle important sur Mary 2. 
Dans ces trois œuvres, on retrouve donc des thèmes communs entre la mère et la fille. Le premier, et le plus évident, est sans aucun doute l’utilisation pour personnage principal d’une femme. Mary, Mathilda, Maria, trois œuvres qui dépeignent la vie de femmes. Mais pas de n’importe quelle femme, non : de femmes dont la vie est caractérisée par le malheur. Ce malheur est familial : Mary grandit dans une famille sans amour ; Mathilda entretient une relation complexe avec son père, qui la plonge tour à tour dans la plus grande peine ou la plus grande joie ; et Maria souffre de l’absence de sa fille dans l’asile où son mari la retient.
Ces trois femmes possèdent des profils assez similaires : elles viennent toutes de familles plutôt aisées et jouissent d’une bonne éducation pour l’époque. Que ce soit pour Mary ou Mathilda, une première personne est employée, un choix intéressant dans la façon de raconter l’intrigue. 
Les différentes œuvres évoquent toutes des événements tragiques : emprisonnement, décès, pensées suicidaires, amitiés tragiques, maltraitance, bref, rien de très joyeux. Une lecture à ne pas faire quand vous avez un petit coup de mou !

Ce que j’ai pensé de cet ouvrage :
Il y a longtemps que je voulais me plonger encore davantage dans l’œuvre de Mary Shelley. Séduite par ses œuvres et intriguée par sa vie, j’avais demandé, dans ma liste de livres pour le Secret Santa Whoopsy Daisy 2017, ce recueil pour découvrir un peu plus son travail mais aussi pour en apprendre davantage sur sa mère, Mary Wollstonecraft, donc j’ai été très heureuse de recevoir cet ouvrage qui faisait partie de ma WL depuis un bon moment. Au final, que dire de ma lecture ? Et bien j’ai trouvé ce recueil absolument passionnant, une lecture très prenante et qui possède de nombreuses qualités… Voyons ensemble lesquelles !

Avant même de me pencher sur les qualités des œuvres proposées dans ce recueil, je tenais à mentionner la présence d’une introduction réussie : composée d’une biographie détaillée pour chacune des autrices, elle nous propose également une première approche thématique de ce qu’on peut retrouver dans les différentes histoires. Je suis habituellement du genre à passer rapidement sur ce genre d’éléments car ça ne me passionne pas toujours, cependant j’ai été ici agréablement surprise. Non seulement j’ai appris beaucoup de choses sur Mary Wollstonecraft (pas autant sur sa fille, que je connaissais déjà bien) mais en plus cette introduction apporte des éléments qui nous sont bien utiles pour notre lecture. Un bon point, une première bonne approche !

Avec deux œuvres sur trois, Mary Wollstonecraft inaugure le recueil. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre : je la connaissais de réputation et de nom. Mes cours à la fac sur Mary Shelley commençaient souvent par une présentation de sa mère, mais je n’avais jamais eu l’opportunité de me pencher sur son œuvre. Je savais qu’elle était célèbre plutôt pour des essais ou des traités et je me demandais donc ce que pouvait bien donner son travail de fiction. Au final, j’ai été agréablement surprise et par Mary et par Maria, deux histoires que j’ai trouvées absolument passionnante.

J’ai tout d’abord énormément aimé le style d’écriture de Mary Wollstonecraft. Contrairement à ce qu’on peut imaginer lorsqu’on pense à « classiques du 18ème siècle », c’est long d’être incompréhensible ou ardu. Au contraire, j’ai trouvé ces deux textes plutôt faciles à lire : j’ai déjà lu des choses beaucoup plus prises de tête dans ma vie ! Le style est fluide, c’est élégant et bien écrit : Mary Wollstonecraft parvient à garder son lecteur passionné du début à la fin du récit. Elle emploie la première personne, fait des récits enchâssés, réussit ses dialogues… Rien à redire.

Les intrigues de Mary et Maria sont très prenantes. On sent clairement l’influence de sa vie personnelle sur la première : même si elle est qualifiée de fiction, cette histoire s’inspire clairement d’événements qui lui sont vraiment arrivés, au point qu’on se demande même s’il s’agit d’une fiction ou d’une autobiographie… J’ai aimé cette histoire pour sa force, mais comme je voyais où tout cela allait aboutir, je n’ai pas été très surprise par le déroulement de l’intrigue. En revanche, j’ai été absolument captivée par Maria. C’est une histoire absolument violente et un peu difficile à lire même en raison des sujets qu’elle aborde, mais passionnante. J’ai trouvé cette œuvre incroyable du début jusqu’à la fin. Un coup de cœur pour cette femme au destin injuste. 

Passons à présent à Mary Shelley. C’est une chose d’adorer Frankenstein, mais une autre d’aimer ses autres œuvres. J’espérais ne pas être déçue et la bonne surprise était là : j’ai énormément aimé ma lecture de Mathilda. Là encore, les thèmes sont durs, mais on y retrouve la plume de Mary Shelley. J’aime toujours autant sa façon d’écrire, et surtout de décrire les sentiments humains. Ses héros et héroïnes sont toujours en proie à des tempêtes d’émotions assez intenses, très «romantiques » dans le sens littéraire du thème. Là aussi on peut se poser la question du rapport avec la vraie vie de Mary Shelley car on trouve des points communs à l’œuvre et sa vie personnelle (décès de la mère, éducation par une autre femme, relation au père). Une œuvre prenante !

Pour conclure, j’ai donc énormément aimé ce recueil. Il a été pour moi l’occasion de découvrir, avec succès, Mary Wollstonecraft mais aussi de passer un peu de temps avec Mary Shelley. Je recommande la lecture de cet ouvrage à toutes celles et à tous ceux qui s’intéressent à Mary Shelley et à sa mère. En revanche, soyez prévenus : ce ne sont pas des lectures faciles en raison des thèmes lourds abordés, donc prévoyez peut-être un roman plus doux à côté !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette petite chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

The Disaster Artist de Greg Sister & Tom Bissell.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Aujourd’hui on se retrouve pour un article qui combine deux de mes passions : le cinéma et la littérature ! Il y a quelques années (en 2012, pour être précise), j’ai découvert le film The Room, incroyable nanar devenu absolument culte depuis sa sortie en 2003. Et comme beaucoup, je me suis intéressée à l’histoire de ce film improbable. Alors que le film The Disaster Artist, récompensé récemment aux Golden Globes (au passage : si les accusations d’agressions sexuelles à l’encontre de James Franco se révèlent vraies, ce type est un immonde connard), devrait sortir en mars 2018 chez nous, j’ai eu envie de me plonger d’abord dans le livre éponyme co-écrit par Greg Sestero et Tom Bissell. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

The Room, un film so bad it’s good :
Avant de parler plus en détails de The Disaster Artist, je vous propose de nous pencher d’abord sur The Room, film de 2003. The Room est le bébé de Tommy Wiseau, un homme à l’histoire mystérieuse et plutôt riche, dont on connait au final très peu de choses. Après des années à tenter de percer sans succès dans le monde du cinéma, il décide de réaliser son film. Il écrit, produit, réalise et joue même dans The Room, entraînant avec lui son meilleur ami, Greg Sestero, une équipe technique et un casting qui se demanderont plus d’une fois ce qu’ils sont venus faire là. 
The Room raconte l’histoire de Johnny (Tommy Wiseau), banquier de San Francisco à la vie paisible. Alors qu’il doit prochainement épouser Lisa (Juliette Danielle), celle-ci se met à le tromper avec Mark (Greg Sestero) qui n’est autre que le meilleur ami de Johnny. Une histoire de triangle amoureux plutôt banale, comme on en voit dans tous les films du monde. Mais là où The Room devient incroyable, c’est dans ce qu’il est : les acteurs (Tommy en tête) sont le plus souvent à côté de la plaque, probablement parce que les dialogues tiennent à peine debout ; la réalisation ne fait aucun sens, les effets spéciaux sont terrifiants de nullité, et le montage nous laisse parfois béat tellement certaines scènes ne servent à rien.
Depuis sa sortie en 2003, The Room a acquis un statut de film culte, notamment grâce aux reviews sur internet, mais aussi grâce à un cercle de spectateurs fans de la première heure qui ont contribué à faire connaître le film. Suite à la publication de The Disaster Artist, plusieurs projets en rapport avec The Room ont pu se mettre en place : la réalisation d’un film The Disaster Artist mais aussi d’un autre long-métrage, Best F(r)iends, avec Tommy Wiseau et Greg Sestero.
Je vous laisse ci-dessous quelques images de The Room pour que vous puissiez avoir une idée de ce à quoi le film ressemble !



Greg Sestero et Tom Bissell, qui sont-ils ?
The Disaster Artist est un livre paru en 2013 et co-écrit par Greg Sestero et Tom Bissell.
Né en 1978, Greg Sestero a par sa mère des origines européennes (siciliennes et françaises). Il grandit en Californie et tombe rapidement amoureux du cinéma : Greg le sait, il veut devenir acteur. Malgré le peu de soutien de sa mère, qui aimerait qu’il se concentre sur des professions plus accessibles, il se lance à l’adolescence dans le mannequinat puis fait ses premiers pas en tant que figurant dans des séries et films. Il décroche plusieurs petits rôles et enchaîne les auditions, tout en prenant des cours de théâtre et de comédie. C’est ainsi qu’il rencontre en 1998 Tommy Wiseau : malgré les mystères qui entourent cet homme énigmatique, ils deviennent rapidement amis. Tommy loue même un appartement à Greg à Los Angeles afin qu’il puisse plus facilement faire ses auditions. Mais la réalité rattrape Greg et il commence alors à travailler dans la vente, sans abandonner ses rêves de cinéma. Il se retrouve malgré lui attiré dans le projet The Room de Tommy, un tournage épuisant soldé par un échec incroyable.
Tom Bissell, quant à lui, est né dans le Michigan  en 1974. Il y a fait ses études et s’est ensuite tourné vers le journalisme. Tom Bissell a plusieurs cordes à son arc, puisqu’il est aussi bien journaliste cinéma que politique. Il a aussi couvert des opérations militaires américaines. C’est probablement son expertise dans le milieu cinématographique ainsi que l’article qu’il avait écrit sur The Room qui ont fait qu’il s’est retrouvé sur le projet d’écriture de The Disaster Artist.
Après sa parution, le livre a été nominé dans plusieurs prix et connait, avec la sortie du film qui s’en inspire, un renouveau commercial.

The Disaster Artist:
Résumé:
2003. Sur quelques écrans de salles de Los Angeles sort le film The Room de Tommy Wiseau. Les premières séances suffisent à enterrer le film comme une catastrophe cinématographique. Un échec à la fois critique et commercial pour ce film au budget de 6 millions de dollars (une énorme somme !) mais qui deviendra avec les années un long-métrage culte. Greg Sestero nous propose de faire un voyage dans le passé, à la découverte des origines de The Room, en deux temps : d’un côté nous suivons les débuts de l’amitié étrange qui lie le jeune Greg Sestero et le surprenant Tommy Wiseau, entre passion, incompréhension et influence ; et de l’autre nous avons le récit du processus hallucinant de tournage d’un des longs-métrages les plus improbables de l’histoire du cinéma. Un livre sur l’amitié, la passion, témoignage de première main d’un naufrage cinématographique.

Greg et Tommy à l’assaut d’Hollywood:
The Disaster Artist est un livre conçu de la manière suivante : un chapitre porte sur le tournage de The Room, le suivant se focalise sur l’histoire entre Greg et Tommy, puis encore un chapitre sur The Room et ainsi de suite. Si le tournage de The Room est aujourd'hui assez connu, le reste de l'histoire ne l'est pas autant.
Nous suivons donc le jeune Greg Sestero dès son adolescence, alors qu’il commence à se passionner pour le cinéma. Il est déterminé à percer dans ce milieu, et ce coûte que coûte. Il nous raconte alors ses différentes expériences dans le mannequinat, ses castings, les quelques tournages auxquels il participe et comment ses espoirs sont tantôt au plus bas, tantôt ravivés.
En 1998, alors qu’il prend depuis quelques temps des cours de comédie à San Francisco, il rencontre Tommy Wiseau, un drôle d’oiseau : peu importe la scène qu’il interprète, il se distingue par son interprétation loufoque et incompréhensible. Greg ressent pour cet étrange personne une forte attraction et les deux hommes deviennent alors, malgré leurs caractères différents, de vrais amis. Ils ont le même rêve : percer à Hollywood et dans l’industrie du cinéma. Mais malgré tout, l’attitude de Tommy, qui se comporte parfois de façon oppressante et possessive avec son ami, complique parfois leurs rapports…

Ce que j’ai pensé du livre :
Après avoir découvert The Room en 2012, j’ai vu et revu ce film de très nombreuses fois. Il est, à mes yeux, terriblement drôle et je ris toujours autant lorsque je le regarde. Alors forcément, j’étais très excitée à l’idée de savoir que Greg Sestero, accompagné de Tom Bissell, avait écrit un livre pour parler de son expérience sur le tournage de ce film. Je tenais donc absolument à le lire avant de voir (peut-être) The Disaster Artist au cinéma. Allais-je apprendre de nouvelles choses sur The Room ? Mon avis sur ce film allait-il changer ? J’attendais beaucoup de ma lecture. Au final, j’ai passé un super moment avec ce livre, probablement l’un de mes coups de cœur de ce début d’années 2018.

Je ne vous cache pas qu’en commençant ma lecture de The Disaster Artist, j’étais un peu perplexe. En effet, je me suis vite rendue compte que le livre suivant un découpage qu’habituellement je n’aime pas beaucoup : la fameuse alternance de chapitre. C’est-à-dire qu’un chapitre est consacré à la tentative de Greg Sestero de devenir un acteur, le chapitre suivant porte sur le tournage de The Room, un sur Greg, un sur The Room et ainsi de suite. En général, je ne suis pas fan de ce procédé parce qu’on se retrouve souvent avec un livre avec des chapitres forts et des chapitres moins intéressants, créant un effet un peu bancal pendant la lecture. Au final, ici, on échappe à ce problème, car je me suis autant intéressée à l’histoire de Greg à l’assaut d’Hollywood qu’au déroulé catastrophique du tournage de The Room. 



La lecture de The Disaster Artist est donc très homogène. Les chapitres portant sur l’histoire de Greg et son amitié avec Tommy sont aussi importants que le reste car ils nous donnent un vrai background pour mieux comprendre ce duo si mal assorti. J’ai trouvé absolument passionnant leur rencontre, l’arrivée de Greg à Los Angeles et la façon dont leur passion pour le cinéma (et notamment James Dean) les unit.

Si ces chapitres sont aussi intéressants, c’est probablement en raison de de la personnalité de Greg Sestero. Dans le livre, il apparait comme une personne très gentille, très loyale, prête à tout pour aider son ami mais aussi pour vivre sa passion. C’est quelqu’un pour qui j’ai énormément de sympathie : il suffit de le voir en interview pour se rendre compte de sa simplicité et de sa gentillesse. C’est quelqu’un qui a vraiment l’air sympa, et ça transpire dans son livre. Il a aussi beaucoup d’humour et n’hésite pas à faire des petites remarques qui piquent quand il faut. Il a toujours un mot gentil pour ses collègues de The Room, et j’ai trouvé son personnage attachant dans le livre, on a plaisir à le suivre du début à la fin.

Tommy Wiseau, quant à lui, est fidèle à ce que j’imaginais de lui. C’est quelqu’un qui est sur sa propre planète et qui est très mystérieux. Le livre nous donne quelques pistes pour tenter de voir plus clairement qui il est et d’où il vient, mais tout cela est à prendre avec des pincettes : Tommy Wiseau n’a jamais donné la même version ou les mêmes informations concernant sa vie. Il reste donc un vrai mystère. Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce livre, c’est le côté ambivalent de Tommy Wiseau. D’un côté, il se montre possessif voir tyrannique avec son entourage : le tournage de The Room en est un bon témoignage. Mais d’un autre côté, il apparait aussi comme quelqu’un de très seul, qui semble ne pas avoir les mêmes repères que les autres, voire un peu en souffrance. Qui est le vrai Tommy ? On ne le saura probablement jamais.

Passons au sujet qui m’intriguait le plus en commençant ma lecture : le tournage de The Room. J’avais déjà vu des interviews dans lesquelles les acteurs racontaient les changements de casting à la dernière minute, les démissions des équipes techniques… Et bien lire The Disaster Artist m’a montré que le tournage avait été encore plus hallucinant que ce que j’avais imaginé. Le premier acteur censé joué Mark viré au dernier moment n’importe comment, les salaires qui ne tombent pas, le matériel qui n’a aucun sens, le budget ridicule alloué aux costumes, les shoots et reshoots, Tommy arrivant plusieurs heures en retard par jour, ses volontés de réalisation qui n’avaient ni queue ni tête… C’est purement impressionnant. Dès le début du tournage, ça sentait la catastrophe.

En plus de nous parler de choses très passionnantes, The Room est un livre qui possède de nombreux qualités. Déjà, je le trouve très bien écrit. Je ne sais pas exactement dans quelles proportions Greg et Tom Bissell sont responsables du produit fini, mais dans tous les cas c’est un livre qui se lit très bien, avec une plume très agréable à lire. Il y a beaucoup d’humour dans ce livre, et du coup ça donne quelque chose de très divertissant et drôle. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’étais même un peu triste de ne pas avoir quelques chapitres supplémentaires !

En bref, j’ai été séduite par ma lecture de The Disaster Artist. Je suis vraiment contente d’avoir pu lire ce livre, encore plus passionnant que ce que j’imaginais. Si The Room vous intéresse, je vous le recommande fortement !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique mi-cinéma mi-littérature vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

mercredi 10 janvier 2018

Victorian Bakers (BBC).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler non pas de littérature mais d’Histoire : vous le savez peut-être déjà si vous êtes familiers avec le blog, mais ma période historique préférée est l’ère victorienne. Après l’avoir longtemps étudié à la fac, je continue encore à me pencher régulièrement dessus et à faire des recherches sur de nombreux thèmes concernant cette époque. Depuis plusieurs années, la BBC réalise des documentaires autour de cette période sur différentes thématiques : j’ai déjà eu l’occasion de vous parler de Victorian Farm et de Victorian Pharmacy, deux séries mettant en scène des historiens et professionnels dans la peau de victoriens. Cette fois, c’est Victorian Bakers qui nous intéresse ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Victorian Bakers :
Présentation du documentaire:
Plongeons nous dans le monde des Victorian Bakers avec, pour commencer, une petite présentation de l’émission. Comme c’était déjà le cas pour Victorian Farm et Victorian Pharmacy, il s’agit d’une mini-série documentaire réalisée et diffusée par la BBC. Cette édition comprend quatre épisodes (trois normaux et un épisode spécial Noël, que malheureusement je n’ai pas vu) qui dure environ une heure chacun. Pour animer l’émission, nous retrouvons une équipe de six personnes, composée de deux historiens (Annie Gray et Alex Langlands, qui a déjà participé aux précédents programmes de la BBC sur les Victoriens) et de quatre professionnels de la boulangerie/pâtisserie : John Swift, dont la famille travaille dans la boulangerie depuis cinq générations ; John Foster, industriel ; Harpreet Baura, pâtissière ; et Duncan Glendinning, artisan boulanger.
Le documentaire se découpe de la façon suivante : chaque épisode se focalise, chronologiquement, sur une période du règne de Victoria. A chaque époque est liée une version du métier, comme je vous l’expliquerai plus loin.
A travers ces trois épisodes (plus l’épisode de Noël) sont explorés les défis et challenges que devaient relever les victoriens ainsi que l’évolution du métier de boulanger du début à la fin du règne de Victoria.

La boulangerie à l’ère victorienne :
En 63 ans (la durée du règne de Victoria), l’Angleterre a drastiquement changé. D’un pays principalement rural, elle est devenue une puissance mondiale où la population (qui a énormément augmenté) vit majoritairement dans les villes. L’import de marchandises du monde entier ainsi que son pouvoir colonial font de l’Angleterre une forte économique et politique. Autant le dire, la vie des victoriens n’a pas cessé d’évoluer en plus de soixante ans.

Le premier épisode se focalise sur le milieu rural, campagnard des années 1830s/1840s, représentatif de l’Angleterre de l’époque : en effet, bien avant d’envahir les villes, la population était plutôt concentrée dans les campagnes. On trouvait en général un seul office de baker pour toute une population, ce qui évitait la concurrence : cette occupation prenait de plus tellement de temps dans une journée qu’une production maison était compliquée. Les bakers avaient donc toujours de la clientèle et du travail. La même famille travaillait à la préparation du pain : plusieurs mains étaient nécessaires pour mélanger la pâte, préparée dans un grand baquet, puis pour peser les pains avant de les enfourner dans un fourneau qu’il fallait au préalable allumer. La journée ne s’arrêtait pas à ce long travail épuisant car il fallait aussi parcourir de nombreux kilomètres pour aller apporter le pain aux clients et habitants de la région.

Les années 1870s, sujet du second épisode, sont marquées par un premier changement drastique : on passe de la campagne à la ville. Les industries se multiplient à une vitesse folle et il faut pouvoir nourrir tous les travailleurs. Si le processus de préparation du pain n’a en soi pas vraiment changé, les conditions de vie et de travail des bakers sont quant à elles bien moins enviables : souvent relégués dans des caves sans lumière ni aération, ils travaillent pour un salaire de misère. La pâte est également souvent modifiée pour couper les coûts, en remplaçant par exemple une partie de la farine par de la craie.

Heureusement, les années 1900s sont le symbole de temps meilleurs pour les bakers : ils quittent les ateliers sombres et sales des industries pour établir de véritables boutiques et devenir de vrais commerçants. Ils portent des uniformes, composent des vitrines et surtout diversifient grandement leur production pour pouvoir assurer face à la concurrence et attirer les clients fortunés. Gâteaux, pâtisseries, chocolats et tartes aux fruits font leur apparition.

De production familiale et rurale à véritable business aidé par la mécanisation, Victorian Bakers nous montre les incroyables changements de l’un des métiers les plus nécessaires du pays.



Quand la cuisine reflète les conditions sociales :
A travers ses différents épisodes, Victorian Bakers ne se contente pas de nous présenter l’évolution d’un corps de métier : le documentaire s’intéresse aussi grandement à la société qui l’accompagne. Et à travers le portrait des bakers de l’époque, on découvre aussi les conditions sociales parfois terribles de ce temps.
Reprenons l’ordre chronologique des épisodes : à la campagne, la population rencontrait plusieurs défis aux conséquences parfois vitales. La famine rodait souvent et s’abattait sur les familles dès que les récoltes étaient mauvaises. Le pain était la source majeure de calories à l’époque et donc consommé en grande quantité. Pour pouvoir tout de même se nourrir lorsque les finances étaient au plus bas, on s’orientait sur des pains moins chers ou parfois même la nourriture donnée aux poules, le « chicken feed ». 

La précarité devient encore plus problématique avec l’implantation rapide des industries et le développement des villes. Si le travail était déjà difficile à la campagne, les bakers bénéficiaient quand même d’une vie plus saine, avec la possibilité d’avoir le grand air et de produire des compléments utiles pour leur survie (du petit bétail par exemple). Dans les villes, rien de tout ça n’est possible : les bakers, principalement des hommes, travaillent dans des caves qui deviennent de vraies fournaises, transpirant tellement dans la pâte que cela pose des questions d’hygiène pour le consommateur. Les maladies se propagent et avec la dureté des conditions de travail, leur espérance de vie est faible. Les industriels, pour économiser les coûts, n’hésitent pas à exploiter leur main d’œuvre. Tout est insalubre et dangereux. 

Si les bakers appartenaient à la plus basses couches de la main d’œuvre industrielle, parmi les moins payés, ils parviennent à atteindre un tout autre statut au tournant du siècle. En ouvrant leurs propres échoppes, ils deviennent de véritables commerçants de la classe moyenne. Un changement de statut qui s’accompagne d’une apparence bien plus élégante, avec des tenues professionnelles et bien plus hygiéniques. L’activité est facilitée par la mécanisation et diversifiée par des pâtisseries aussi élégantes que « kitsch » à nos yeux. Plus rien à voir avec le pain simple et à but purement nourrissant des débuts…

Ce que j’ai pensé du reportage :
Après avoir adoré le livre de Ruth Goodman, How to be a Victorian, et vu les séries Victorian Pharmacy et Victorian Farm (également des petits coups de cœur), je n’ai pas hésité très longtemps avant de regarder Victorian Bakers. Si le sujet ne parait pas forcément très palpitant à première vue, j’étais sûre que la qualité serait au rendez-vous et que, contrairement aux apparences, j’apprendrais énormément de choses. Trois épisodes plus tard, je peux le dire : j’ai beaucoup aimé Victorian Bakers, un digne successeur de Victorian Pharmacy et Victorian Farm !

Dans cette édition, j’ai particulièrement aimé le casting. Je dois dire que j’étais un peu déçue de ne pas retrouver Ruth Goodman, dont l’humour et la bonne humeur me font toujours beaucoup sourire, mais l’équipe de ce documentaire est tout aussi sympathique. Ce que je trouve réussi, c’est d’avoir pu rassembler des profils différents, ce qui permet d’avoir plusieurs expertises et points de vue. Les historiens, comme ils le disent souvent, apportent les livres et leurs connaissances, tandis que les boulangers utilisent leur savoir et leurs compétences pour faire revivre un morceau d’Histoire.



Cette équipe est donc très dynamique et joue vraiment le jeu : on voit les boulangers travailler d’arrache-pied et se mettre autant que possible dans les conditions de l’époque. Ils malaxent, piétinent, pèsent, coupent, découpent sans répit. On sent aussi que l’expérience est à la fois passionnante et éprouvante pour eux, qu’ils apprennent beaucoup de choses tout en découvrant de nouvelles facettes de leur métier. Pour eux, qui conçoivent du pain tous les jours, c’est une vraie découverte.

Pour ce qui est du spectateur, nous apprenons également énormément avec ce programme. On ne se contente pas de simplement regarder des gens faire une pâte à pain. A travers la réalisation des fournées, nous découvrons les multiples facettes du métier de boulanger, l’évolution qu’a pu connaître cette profession en 60 ans, et aussi, tout simplement, comment est fabriqué le pain. J’ai par exemple trouver le processus pour prélever le « yeast » de la bière vraiment intéressant, c’est quelque chose que je ne connaissais absolument pas. On en apprend aussi sur les coutumes alimentaires de l’époque : le troisième épisode intéressera particulièrement les fans de pâtisseries, avec des préparations victoriennes bien différentes de ce que nous pouvons trouver aujourd’hui en rayon.

Tout l’aspect social qui se cache derrière que je trouve palpitant. Je l’ai déjà dit, mais je suis vraiment passionnée par cette période, et tout ce qu’on peut apprendre dans ces documentaires est le bienvenu. Il est facile de se figurer une version fausse de l’époque victorienne avec des femmes en belles robes et des messieurs au visage austère, parce que c’est ce qu’on nous montre le plus souvent. Cependant, l’ère victorienne est aussi marquée par une population très précaire, une explosion de la criminalité et des conditions de vie terriblement lugubres. 

Pouvoir découvrir un morceau d’Histoire avec un morceau de pain, c’est une idée que j’ai trouvée intéressante. Le pari est réussi pour la BBC qui nous propose une fois de plus un documentaire passionnant et prenant, loin d’être ennuyant. Une petite pépite que je recommande à celles et ceux qui aiment l’Histoire de la cuisine ou l’époque victorienne !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette incursion dans le monde des Victoriens vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

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