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dimanche 18 mars 2018

Voldemort: Origins of the Heir (fanfilm).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour un article qui fera plaisir aux fans du sorcier à lunettes : nous allons en effet nous replonger le temps d’un article dans le monde enchanteur crée par J.K Rowling pour découvrir un film qui a beaucoup fait parler de lui au début de cette année. Ce film (ou plutôt fanfilm même) n’est autre que le long-métrage Voldemort : Origins of the Heir, disponible depuis le début du mois de Janvier sur YouTube. Projet monté et réalisé par un groupe de fan d’Harry Potter, il a rapidement dépassé la barre des 10 millions de vues. Je n’ai donc pas pu m’empêcher d’aller y jeter un œil par moi-même afin de voir ce qu’il pouvait donner ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Harry Potter sur le Livroscope :
Lorsque je commence habituellement mes chroniques, j’aime présenter un peu les auteurs et/ou les sagas dont il est question. Mais Harry Potter a très souvent eu l’occasion d’être à l’honneur sur le blog : grande fan de J.K Rowling, j’ai en effet plus d’une fois parlé d’Harry, de Ron et d’Hermione. Jim Kay, l’illustrateur de cette nouvelle édition, a également fait quelques apparitions dans de précédentes chroniques. Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je vais donc vous laisser suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques si vous souhaitez avoir un peu plus d’informations au sujet de la saga !


Voldemort : Origins of the Heir :
Quelques mots sur le projet:
Penchons-nous à présent un peu plus sur Voldemort : Origins of the Heir. Sorti il y a quelques mois, ce long-métrage d’une heure est un projet remontant à 2016 : TryangleFilms, la compagnie de production derrière le film, avait annoncé sa volonté de réaliser un fanfilm basé sur l’univers d’Harry Potter et consacré, plus précisément à Voldemort, le méchant emblématique de la saga.
Mais c’est quoi un fanfilm ? La réponse se trouve déjà dans le nom : il s’agit tout simplement d’un film fait par et pour les fans d’un univers bien précis. Vous avez déjà sûrement tous entendu parler des fanfictions, textes fleurissant depuis de nombreuses années sur internet et sur des sites comme Wattpad. Et bien un fanfilm fonctionne sur le même principe.
Afin de financer ce projet conséquent, Gianmaria Pezzato et Stefano Prestia, les créateurs de TryangleFilms, ont opté pour un système de financement de plus en plus en vogue, à savoir le crownfunding, en passant par la plateforme Kickstarter. Cependant, le film a failli ne pas voir le jour car Warner, qui possède les droits d’Harry Potter, n’était pas très chaud à l’idée qu’un film inspiré de la saga puisse sortir. Un accord a finalement été conclu : TryangleFilms a pu réaliser le film, à la condition de ne pas tirer directement profit de sa diffusion. 
Voldemort : Origins of the Heir est la première production de la compagnie TryangleFilms. Le film, qui dure tout juste une heure, a été réalisé par Gianmaria Pezzato, qui s’est également chargé du scénario et des effets spéciaux. Son acolyte, Stefano Prestia, l’a quant à lui produit.
Pour ce qui est du casting, les acteurs sont pour la plupart italiens et ont ensuite été doublés en anglais. Stefano Rossi interprète Tom Riddle, alias Voldemort. Le personnage de Grisha McLaggen, héritière de Gryffondor, est joué par deux actrices : Aurora Moroni pour les flashbacks à Poudlard, et Maddalena Orcali pour la version plus âgée. Lazarus Smith et Wiglaf Sigurdsson, les descendants de Poufsouffle et Serdaigle, sont eux joués par Andrea Bonfanti et Andrea Deanisi. Enfin, le personnage du General Makarov est interprété par Alessio Dalla Costa. 
Je vous laisse ci-dessous le lien pour découvrir par vous-même ce long-métrage si jamais il vous intéresse !



Résumé :
Grisha McLaggen, une Auror britannique, est arrêtée en Europe de l’Est alors qu’elle tentait de dérober au général Makarov un journal ayant appartenu à Tom Riddle, un de ses anciens camarades de classe. Alors qu’elle se fait interroger par le général Makarov sur les raisons de sa présence si loin de l’Angleterre et sur ses motivations pour récupérer ce journal intime, elle décide de lui raconter son histoire et de lui dévoiler son lien avec Tom Riddle. Grisha n’est autre que l’héritière de la maison Gryffondor. Avec Tom, héritier de Serpentard, Lazarus, héritier de Poufsouffle et Wiglaf, celui de Serdaigle, ils formaient un quatuor lié par l’envie de changer les choses. Jusqu’au moment où Tom a commencé à pencher vers une sombre voie…

Une production qui se focalise sur Voldemort :
Avec sept tomes, plusieurs romans dérivés, une nouvelle saga en préparation au cinéma (Fantastic Beasts), une pièce de théâtre, un site dédié & more, Harry Potter est sans aucun doute l’une des séries les plus riches en terme de personnages et d’univers. Ce n’est donc pas une surprise de voir très, très régulièrement J.K Rowling enrichir son univers avec des articles postés sur Pottermore sur les différents objets, lieux, créatures et sortilèges qui peuplent le monde magique d’Harry Potter. Et ce n’est pas une surprise non plus de constater que les fanfictions inspirées par le sorcier et ses amis sont incroyablement nombreuses.
Parmi les thèmes qui fascinent beaucoup les fans, on retrouve notamment le groupe d’amis formés par Sirius Black, James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrew. Nombreux sont les fans qui espèrent par exemple un projet (officiel ou non) sur les Maraudeurs. Severus Rogue, à la fois aimé et détesté, fascine aussi énormément, notamment dans sa relation à Lily Potter.

Voldemort, l’ennemi mortel d’Harry, n’est pas en reste, loin de là. Son passé est longuement exploité à travers les différents tomes de la saga, dès Harry Potter & la chambre des secrets, où on découvre qu’il était l’héritier de Serpentard. La quête des Horcruxes permet à Harry d’en apprendre plus sur la vie complexe de cet homme terrifiant. Mais malgré les nombreuses informations qu’on a à son sujet, il continue d’intriguer et d’inspirer.
Voldemort : Origins of the Heir utilise les textes de base de J.K Rowling mais extrapole aussi en apportant sa propre version de l’adolescence de Tom Riddle. Ici, Tom n’est pas le seul héritier des quatre fondateurs de Gryffondor à étudier, non : il fait partie d’un quatuor dont le secret est bien gardé. Dans ce groupe, la dynamique est fondée sur une rivalité amicale et une petite tension amoureuse : Lazarus Smith veut se marier avec Grisha McLaggen, qui elle n’a d’yeux que pour Tom (aaah, le fameux Gryffondor/Serpentard). Wiglaf a quant à lui le statut de chef du groupe, ce qui crée bien évidemment des conflits avec Tom, dont l’égo ne supporte visiblement pas d’être le numéro deux…

Ce que j’ai pensé de ce film :
Même si j’ai écrit quelques fanfictions par le passé (principalement sur Buffy et principalement des daubes), je suis loin, très loin d’être une experte dans ce domaine. J’ai lu très peu de fanfictions et vu très peu de fanfilms, malgré le fait que je trouve ces concepts très intéressants. Cependant, en entendant beaucoup, beaucoup parler de Voldemort : Origins of the Heir dans les heures suivant sa sortie, j’ai décidé de me pencher dessus et de voir ce qu’il pouvait donner. Le projet me paraissait très ambitieux et prometteur, et c’est donc le cœur plein d’espoir que je me suis lancée dans le visionnage de ce long métrage d’une heure. Au final, que dire de Voldemort : Origins of the Heir ? Et bien il y a du très bon, du bon, et du clairement moins bon. 

En commençant ce fanfilm, j’avais un peu peur de tomber sur un truc mal fait, cheap et fait avec trois bouts de ficelle. Voilà où se situe la première bonne surprise de Voldemort : Origins of the Heir. Le film est loin d’être un truc tout cheap, on sent que beaucoup de soin a été apporté à la réalisation de ce film, notamment pour le côté « visuel ». Les costumes et décors sont particulièrement réussis : les tenues n’ont rien à envier à celles des films originaux, et comme le nombre de lieux d’action a été réduit au strict minimum, la réalisation a pu s’appliquer. Rien que pour ça, le film mérite d’être salué.

Toujours dans le visuel, j’ai également trouvé les effets spéciaux relativement bien faits. Alors, c’est sûr, dans une grande production hollywoodienne au budget bien supérieur, la qualité aurait été encore meilleure, mais pour un premier film et pour le budget disponible, ils sont de bonne qualité. Je ne vais donc pas cracher dessus. Mon seul bémol concerne le look de l’héritier de Serdaigle : je n’ai pas vraiment compris pour l’avoir maquillé ainsi, ce n’est que plus tard dans le film que nous comprenons qu’il a des origines vikings. Mais comme ce n’est pas très clair au début et que les personnages de la saga Harry Potter en général ne se distinguent pas vraiment de la sorte, j’avoue avoir été un peu perturbée.

J’ai vu pas mal d’avis très positifs chez les fans de la saga pour ce qui touchait à l’univers global de ce fanfilm. On sent vraiment une volonté de respecter l’univers de départ, et le film fourmille de petites références à la saga originale. Des petits clins d’œil comme par exemple les duels de magie, l’utilisation d’une photo qui bouge comme dans les films, des petits détails par-ci, par-là… Ce soin du détail est, personnellement, un élément que j’ai trouvé appréciable.

Passons à présent aux acteurs. Là aussi, j’ai été dans l’ensemble plutôt surprise, et dans le bon sens, par la qualité globale du jeu. On sent bien que les acteurs ne sont pas forcément professionnels, mais encore une fois, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une production réalisée par des amateurs (et je dis ça sans aucune connotation négative). Certains des acteurs s’en sortent très bien, par exemple Stefano Rossi. Il interprète Tom Riddle et, au-delà de son physique qui correspond tout à fait selon moi à l’image de ce personnage, il l’interprète avec succès. J’ai aussi apprécié la fraîcheur d’Andrea Bonfanti, l’acteur jouant Lazarus Smith. J’espère qu’ils auront l’occasion de poursuivre une jolie carrière dans ce monde !

Pour ce qui est de l’histoire, c’est peut-être là que je suis le moins enthousiaste. Alors attention, je ne trouve pas l’intrigue de Origins of the Heir mauvaise ou ratée, mais je trouve que ce n’est clairement pas le point fort de ce fanfilm. Comme il y a tout de même du positif, je vais d’abord vous en parler : premièrement, j’ai aimé le fait que le film propose une narration par un personnage qui n’est pas directement Voldemort/Tom Jedusor. En utilisant un autre personnage pour raconter l’intrigue (à travers un interrogatoire, une idée que je trouve également plutôt bonne, car elle permet de justifier les flashbacks, et elle est plutôt bien exploitée), nous gardons une distance par rapport à ce seigneur du mal. A travers la saga, J.K Rowling a réussi, surtout dans les derniers romans, à créer le parfait dosage d’antipathie et de sympathie pour Voldemort en nous révélant son enfance, tragique, et ses choix, dévastateurs. J’avais peur que cet équilibre soit modifié par une présentation trop sympathique de Voldemort, mais au final le film respecte assez bien tout ça. Un bon point pour moi.

Au début du fanfilm, j’étais très emballée par la perspective de découvrir les différents héritiers de Poudlard. Après tout, si Serpentard avait en Tom Riddle un héritier, pourquoi pas les autres ? Cependant, je me suis vite rendue compte que cette proposition se trouvait vite limitée. On nous dit dans l’histoire que les héritiers de Poudlard travaillent ensemble depuis des générations et des générations, qu’ils sont liés les uns aux autres mais que leur existence est un secret absolu pour le reste du monde. J’ai trouvé que c’était un peu bancal car pas suffisamment exploité, voir même un peu cliché. A quoi travaillent-ils ? A part faire des duels qui tournent vite au concours de Kikcékalaplugross entre Tom et Wiglaf, on ne les voit pas faire grand-chose. 

C’est également selon moi un peu gros cette idée que l’existence des héritiers soit inconnue du reste du monde… Je ne pourrais pas expliquer complétement pourquoi, mais ça me parait bizarre que personne ne sache rien… Et je trouve aussi dommage que le film joue aussi sur cette classique opposition Gryffondor/Serpentard. Ça aurait été bien de sortir justement de ce cadre un peu attendu et déjà exploité un milliard de fois.

Pour conclure sur l’histoire, je la trouve tout de même dans l’ensemble divertissante et bien menée. Le film dure une heure et le temps est bien géré, de façon à ce qu’on ne s’ennuie pas. Il y a de l’action, avec notamment une scène de combat au début de film qui est assez bien réussie. La fin me laisse un peu plus perplexe, sa conclusion me paraissant un peu « rushée ». J’aurais aimé que la fin soit davantage développée !

Au final, j’ai tout de même bien apprécié ce fanfilm. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une première réalisation d’une toute nouvelle société de production, et que les moyens sont loin d’être ceux des gros studios. Je salue donc les efforts apportés à ce projet et je vous encourage à y jeter un œil sir Voldemort vous intéresse !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article, un peu différent de ce que je propose habituellement, vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très rapidement pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 7 janvier 2018

Harry Potter & le prisonnier d'Azkaban (version illustrée par Jim Kay).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Laissez-moi commencer cet article en vous souhaitant une excellente année 2018, pleine de bonheur, de bons moments et de belles lectures ! Vous avez été nombreux à me suivre en 2017 et je vous remercie pour votre soutien qui me touche beaucoup ! J’espère que les mois à venir nous réserveront encore de belles découvertures littéraires ensemble. Et pour commencer, j’ai décidé de démarrer l’année avec le monde enchanteur d’Harry Potter de J.K Rowling : pour Noël, j’ai reçu le troisième tome des aventures du sorcier à lunettes illustré par Jim Kay et je n’ai pas attendu longtemps avant de me plonger dedans… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Petite information avant de commencer cet article : j’ai décidé de me récréer un compte Goodreads, l’ancien étant resté à l’abandon trop longtemps… Si vous souhaitez m’y ajouter et discuter lecture, n’hésitez pas à suivre me chercher (mon pseudo : thatmostpeculiarmademoiselle) !

Harry Potter sur le Livroscope :
Lorsque je commence habituellement mes chroniques, j’aime présenter un peu les auteurs et/ou les sagas dont il est question. Mais Harry Potter a très souvent eu l’occasion d’être à l’honneur sur le blog : en grande fan de J.K Rowling, j’ai en effet plus d’une fois parlé d’Harry, de Ron et d’Hermione. Jim Kay, l’illustrateur de cette nouvelle édition, a également fait quelques apparitions dans de précédentes chroniques. Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je vais donc vous laisser suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques si vous souhaitez avoir un peu plus d’informations au sujet de la saga !


Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban :
Résumé :
Après un été un peu compliqué, Harry Potter rentre en troisième année à Poudlard. Une année placée sous le signe du changement : notre jeune héros se lance dans de nouvelles matières à l’école ! Mais la sérénité est loin d’être au rendez-vous car Sirius Black, un dangereux criminel, s’est échappé d’Azkaban, la prison des sorciers. Ancien fidèle de Voldemort, il serait déterminé à retrouver Harry et à lui mettre la main dessus. Poudlard est placée sous la surveillance des Détraqueurs (des créatures terrifiantes) et l’année d’Harry sera loin, très loin d’être reposante…



Le travail de Jim Kay sur ce troisième volet :
Etant donné que j’ai déjà eu l’occasion de me pencher longuement sur Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban ainsi que sur son adaptation en film lors d’une précédente chronique, je ne vais pas m’étendre trop sur le livre et plutôt m’intéresser au travail réalisé par Jim Kay pour cette version illustrée.
Après deux premiers tomes sublimes, j’attendais beaucoup pour cette suite, déjà parce qu’il s’agit de l’un de mes romans préférés de la saga, mais aussi et surtout parce que c’est un tome où J.K Rowling introduit énormément de choses visuellement très intéressantes et qu’il me pressait de voir. 
On peut citer déjà, dans le « matériel », le Magicobus, bus magique (comme le dessin animé) qui se déplace à une allure folle, et qui sert de couverture pour ce troisième tome. De nouveaux personnages, comme la folle Mrs Trelawney ou Lupin et Black, font aussi leur apparition : j’ai d’ailleurs adoré l’illustration réalisée pour la prof de divination, très réussie !
Mais ce sont surtout les créatures magiques qui sont mises à l’honneur par Jim Kay : Lupin fait étudier plus d’une espèce étrange à ses élèves (comme les Strangulots) mais avec Hagrid en prof de Soins aux créatures magiques, on retrouve les incontournables hippogriffes. A noter encore les Détraqueurs, avec de sublimes illustrations de Patronus…
Voici quelques images de ce troisième tome pour vous montrer plus en détail le travail de Jim Kay !

Ce que j’ai pensé du livre :
Cette première chronique de 2018, placée sous le signe des sorciers de J.K Rowling, est plutôt courte en comparaison de ce que j’ai l’habitude d’écrire, non pas parce que j’ai décidé d’être moins bavarde cette année mais surtout parce que, comme j’ai déjà eu l’occasion de parler abondamment du roman lors d’une précédente chronique, j’ai choisi de ne pas trop me répéter et de ne pas trop revenir sur ce que j’ai déjà dit. Déjà séduite par le roman de J.K Rowling à la base, j’espérais qu’il sera sublimé par le travail de Jim Kay, et c’est sans surprise le cas. Ce livre est une vrai petite merveille.

Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban est considéré comme beaucoup comme un premier tournant dans la saga Harry Potter, ou du moins comme une amorce du grand chamboulement qu’est Harry Potter & la coupe de feu. Un tournant tout d’abord car Harry, Ron et Hermione quittent visiblement le monde l’enfance pour devenir des adolescents, ce qui s’en ressent au niveau de leur caractère et des thèmes abordés par J.K Rowling : ils se chamaillent bien plus, s’affirment davantage face aux professeurs… Ce passage à l’adolescence est souligné par la modification de leur éducation, avec des matières supplémentaires ajoutées à leur cursus.

C’est également un tournant en raison de l’apparition de personnages dont le rôle sera capital pour les tomes à venir : je pense bien sûr à Remus Lupin, Sirius Black et Peter Pettigrew. La fin du roman lance le début d’une série d’événements très importants pour la suite, c’est une intrigue charnière pour la saga. L’ambiance est plus sombre et ne cessera de le devenir.

Pour ce troisième tome, Jim Kay réalise un travail vraiment sublime. J’ai tout d’abord apprécié le fait qu’il prenne en compte ce changement de ton et d’ambiance dans ses illustrations. J’aime beaucoup son utilisation différentes des couleurs, par exemple. Déjà vives dans les deux précédents tomes, elles n’ont pourtant pas le même rôle ici : en effet, les couleurs vives et lumineuses dans les deux premiers romans servaient à souligner le côté enchanteur de l’univers d’Harry. Ici, les couleurs restent éclatantes mais entourées d’ombres, avec des fonds foncés, voir noirs. C’est une atmosphère plus inquiétante et mystérieuse qui ressort de ce troisième tome.

Le côté inquiétant est renforcé par quelques bonnes idées au niveau des illustrations : par exemple, le « Sinistros », dont le corps immense apparait sur plusieurs pages, ses membres enserrant le texte comme pour rappeler l’angoisse qu’il fait naître chez Harry. Jim Kay joue beaucoup sur la fluidité des capes des Détraqueurs pour dévoiler un peu les créatures, suffisamment pour nous montrer comme elles sont horribles, sans en faire trop. J’ai beaucoup aimé aussi l’illustration où les personnages rencontrent les Détraqueurs dans le train : plutôt que de mettre en avant la créature elle-même, c’est plutôt la réaction des personnages que l’on aperçoit.



Jim Kay se fait plaisir en dépeignant avec beaucoup de détails les autres créatures de ce roman : les hippogriffes ont droit par exemple à une superbe double page très colorée, que je trouve être vraiment l’une des plus belles de cette version illustrée. J’étais aussi contente de voir le Chevalier du Catogan, probablement le personnage le plus fou de ce troisième opus, avoir son heure de gloire.

Vous l’aurez compris, Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban illustré par Jim Kay est une vraie petite pépite que les fans seront ravis d’avoir dans leur bibliothèque. C’est un livre superbe : je le trouve même plus beau que ses deux prédécesseurs ! Et je n’ai qu’un hâte : que le quatrième tome sorte !

Et voilà, c’est tout pour cette première chronique de 2018, j’espère qu’elle vous plait ! N’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous, lisez beaucoup et bonne année ! :)

AnGee.

samedi 17 juin 2017

PotterOscope: Harry Potter & The Cursed Child.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un tout nouvel article qui sera consacré à notre sorcier à lunettes préféré: Harry Potter! Pour ce PotterOscope, j'ai décidé de m'attarder enfin sur la pièce Harry Potter & The Cursed Child, "suite" des aventures d'Harry, Ron et Hermione qui a fait grand bruit depuis sa sortie. Et en plus, j'ai une Potterhead à vous faire découvrir! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le PotterOscope, c'est quoi?
Si vous tombez sur le blog pour la première fois ou que vous découvrez le PotterOscope, laissez-moi vous donner quelques informations sur ce rendez-vous, que j’ai mis en place il y a quelque temps sur le blog. Grande passionnée d’Harry Potter, j’ai décidé de consacrer un peu de place chaque mois à cette saga qui a bercé mon enfance. Le principe est simple : à chaque numéro du PotterOscope, je vous propose de découvrir une œuvre (livre, film, série) ou un événement (une exposition, par exemple) en rapport avec le monde magique de J.K Rowling. Et pour rendre cette chronique encore un peu plus sympa, j’y ajoute aussi une présentation d’un Potterhead. Si vous souhaitez être interviewé et participer à un prochain PotterOscope, n’hésitez pas à me contacter soit par commentaire, soit par mail à livroscope@gmail.com. Je vous laisse ci-dessous un lien vers les précédentes éditions ! :)


Harry Potter & The Cursed Child:
Présentation du projet:
Vous serez sans aucun doute très nombreux à avoir entendu parler de The Cursed Child, pièce de théâtre dont la sortie en 2016 a fait grand bruit. Penchons nous avec un peu plus de détails sur les origines de ce projet.
En 2007, le 21 juillet, sort le dernier roman de la saga Harry Potter de J.K Rowling, Harry Potter & The Deathly Hallows, traduit en français sous le titre de Harry Potter & les reliques de la mort. Une parution qui fait pleurer aussi bien de bonheur (c'est cool de retrouver notre sorcier à lunettes préférés) que de tristesse, car c'est la fin d'un cycle. Dix ans plus tard, J.K Rowling a toujours la classe et a installé sa réputation avec d'autres romans comme les enquêtes de Cormoran Strike, tout en continuant à alimenter l'univers de son héros avec Pottermore, Fantastic Beasts... 
Dès la sortie du livre, J.K Rowling le dit haut et fort: pas question pour elle de sortir un tome 8 ou de reprendre la saga. Ce qui est fini est fini. Mais continuer à développer l'univers des sorciers sous d'autres formes, pourquoi pas.
C'est en 2012 que naît le projet de réaliser une pièce de théâtre inspirée par Harry Potter. Une idée plutôt originale car "rendre" la magie sur une scène est un challenge différent du cinéma où les effets spéciaux actuels permettent de faire des tas de choses. Au départ, le projet est une sorte de "prequel" devant s'intéresser à l'enfance d'Harry chez les Dursley, montrant les débuts des pouvoirs du jeune sorcier et sa relation compliquée avec sa famille. Au final, l'idée évolue en "sequel" se déroulant 19 ans après la fin d'Harry Potter. C'est la progéniture d'Harry, Ron, Drago et Hermione qui sera au centre de l'intrigue.
L'histoire est de J.K Rowling, avec la complicité de Jack Thorne et John Tiffany. Jack Thorne, dramaturge britannique né en 1978, se charge de la mise en scène. Jeremy Chernick et Jamie Harrison travaillent sur les effets spéciaux et les illusions avec un but précis en tête: rendre la magie aussi "magique" que possible. Les premières "previews" de la pièce se font en juin 2016 avant la sortie officielle le 30 juillet, au Palace Theatre de Londres. En plus des représentations, la pièce est également publiée pour que les fans du monde entier puissent en profiter.
Evidemment, comme tout ce qui porte le nom d'Harry Potter, la pièce est un immense succès, si bien qu'il faut s'y prendre tôt pour réserver des places. La pièce s'exportera aussi à New York en 2018, au Lyric Thatre. 
Je vous invite à consulter le site internet de la pièce pour plus d'informations!

Harry Potter & The Cursed Child - le site internet.
Quatrième de couverture:
Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Ce que j'ai pensé du livre:
Je pense que l'existence de ce rendez-vous ainsi que les multiples autres articles déjà consacrés à J.K Rowling et Harry Potter suffisent à montrer que je suis depuis longtemps une grande fan du héros à lunettes. Alors vous imaginez bien que lorsque j'ai appris la sortie d'une pièce de théâtre inspirée par la saga, j'étais très impatiente de pouvoir la découvrir. A défaut de la voir en vrai (impossible de faire une réservation lorsque j'habitais en Angleterre), je me suis rabattue sur la version papier, avec l'espoir d'être aussi emballée que l'étaient de nombreux lecteurs. Mais au final, non.

Je risque de me prendre des pierres avec cet article et j'en ai bien conscience. Moi-même je n'aime pas qu'on critique Harry Potter, alors croyez-moi, ça me fait mal de devoir le faire aujourd'hui. Mais je dois bien le dire, cette lecture a été une véritable déception. J'étais déjà un peu dépitée d'avoir une "suite" au lieu d'un prequel, car je m'intéresse plus à l'enfance d'Harry et à l'univers pré-Harry qu'à ce qu'il se passe après, mais ça c'est un détail.

J'ai plusieurs problèmes avec cette pièce. D'abord, l'intrigue: elle est basée sur une idée de voyages dans le temps, ce que je trouve sympa, mais j'avoue avoir été vite perdue au cours de ma lecture entre les différentes allées et venues des personnages. En plus de ça, j'ai trouvé les retournements de situations très prévisibles, loin de la "finesse" à laquelle J.K Rowling nous avait habituée. La fin, en particulier, me laisse bien déçue...

Nos héros sont aussi bien ennuyants. Je n'ai malheureusement pas réussi à m'attacher à Albus comme je m'étais accrochée à Harry, Ron et Hermione. J'ai trouvé son attitude vraiment agaçante, il est toujours à se plaindre, à geindre... Et pour ce qui est de nos anciens héros, ils ont pris un sacré coup! Surtout Ron: il est ici dépeint comme une espèce de gros lourd... Pourquoi? 

Mais mon plus gros problème, sans aucun doute, c'est que les enjeux de la pièce sont des choses qu'on a déjà résolues dans la saga, et même dans le dernier chapitre de The Deathly Hallows. Pourquoi revenir sur la rivalité Serpentard/Gryffondor? Pourquoi faire à nouveau passer Dumbledore pour un méchant qui a profité de Harry? Etait-ce vraiment la peine de resoulever ses problèmes déjà résolus? 

Alors oui, je ne doute pas que la pièce doit être belle à voir et j'aimerais bien la voir pour de vrai, mais d'un autre côté j'ai été assez  déçue par ce script que j'ai trouvé plat, prenant des points de la saga pour les transformer en plus gros clichés... Un sequel dont je me serais bien passée... 

Questionnaire:
Ce mois-ci, c'est Céline, alias la capitaine de Tribulations Littéraires, qui a gentiment accepté de répondre à mes questions pour le Potterhead du mois! Merci infiniment à elle d'avoir pris le temps de le compléter et pour rappel vous pouvez vous aussi figurer dans un prochain numéro du PotterOscope en m'envoyant un petit mail à livroscope@gmail.com! :)

Fiche d’identité :
Prénom ou pseudo : Céline (Cbookspassion sur Twitter)

Âge : 22

Site internet, page Facebook ou Instagram : tribulationlitteraires.com

La maison à laquelle tu appartiens : Serpentard


Ton Patronus : Ibizian Hound


Harry Potter et toi :
Comment as-tu découvert Harry Potter ? En allant voir le deuxième film au cinéma en famille

Ton personnage préféré ? Rogue

Ton livre préféré ? Les reliques de la mort

Ton moment préféré dans la saga ? Sérieux !? Bon, je dirais sûrement la bataille finale, j'ai toujours eu un faible pour les batailles finales 

Une citation que tu apprécies dans la saga : « On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière” (Dumbledore, Harry Potter & le prisonnier d'Azkaban)



As-tu une collection en rapport avec Harry Potter ? Cf la photo du coup :p. 

Si tu pouvais posséder un objet tiré de l’univers, que choisirais-tu ? La cape d'invisibilité !

Sorting Hat/Choixpeau (des questions avec deux choix, merci d’en choisir un) :
Fred ou George ? Fred

Pré-au-Lard ou Chemin de Traverse ? Chemin de Traverse

Rogue ou McGonagall ? ROOOOOOGUE

La cape d’invisibilité ou le Polynectar ? Cape d'invisibilité

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

dimanche 14 mai 2017

PotterOscope: Fangirl de Rainbow Rowell.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler ensemble d'un livre que j'ai lu récemment et dont je me suis dit qu'il irait très bien dans un article PotterOscope, mon rendez-vous autour du célèbre sorcier à lunettes de J.K Rowling. Ce livre, c'est le roman Fangirl de Rainbow Rowell, dont vous aurez déjà entendu parler si vous suivez un peu la blogosphère française. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le PotterOscope :
Si vous tombez sur le blog pour la première fois ou que vous découvrez le PotterOscope, laissez-moi vous donner quelques informations sur ce rendez-vous, que j’ai mis en place il y a quelque temps sur le blog. Grande passionnée d’Harry Potter, j’ai décidé de consacrer un peu de place chaque mois à cette saga qui a bercé mon enfance. Le principe est simple : à chaque numéro du PotterOscope, je vous propose de découvrir une œuvre (livre, film, série) ou un événement (une exposition, par exemple) en rapport avec le monde magique de J.K Rowling. Et pour rendre cette chronique encore un peu plus sympa, j’y ajoute aussi une présentation d’un Potterhead. Si vous souhaitez être interviewé et participer à un prochain PotterOscope, n’hésitez pas à me contacter soit par commentaire, soit par mail à livroscope@gmail.com. Je vous laisse ci-dessous un lien vers les précédentes éditions ! :)


Rainbow Rowell, c'est qui?
Aujourd'hui, nous nous intéressons au roman Fangirl, dont l'auteure n'est autre que Rainbow Rowell, un nom qui évoquera certainement des choses à certains d'entre vous. Née en 1973, Rainbow Rowell a d'abord longtemps travaillé dans la presse avant de s'orienter vers le monde publicitaire. Elle écrit de la fiction à côté de son travail et publie son premier roman en 2011. Mais c'est en 2013 qu'elle connait un succès foudroyant avec la sortie de deux romans Young Adult: Eleanor & Park et Fangirl. Rowell, qui vit dans le Nebraska avec son mari et ses deux enfants, a depuis publié d'autres histoires. Si vous souhaitez en savoir plus à son sujet, je vous invite à suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera à son site internet!


Fangirl:
Résumé:
Cath et Wren sont jumelles et rentrent à la fac. Pour la première fois de leur vie, les deux jeunes filles vont vivre séparées, car Wren a envie de découvrir cet univers seule, de son côté. Cath atterrit donc dans une chambre avec une collocataire un peu folle, Reagan, toujours flanquée de Levi. Pour survivre au monde impitoyable de la fac, Cath peut heureusement compter sur son héros de toujours: Simon Snow, personnage phare d'une série de romans se déroulant dans un monde magique. Elle ne se contente pas de lire ses aventures et de connaître les films sur le bout des doigts. Non, Cath écrit aussi depuis de nombreuses années des fanfictions, dont celle en cours, Carry On, rencontre un véritable succès sur la toile... Arrivera-t'elle à tout concilier? Parviendra-t'elle à se faire au monde universitaire?  

Quel rapport avec Harry Potter?
Mais AnGee, quel rapport entre Fangirl et Harry Potter? Vous vous posez peut-être cette question. Et même si vous ne vous la posez pas, et bien je vais y répondre quand même. 
J'ai choisi de vous présenter Fangirl dans le cadre du PotterOscope tout simplement parce que le personnage de Simon Snow, si important dans la vie de Cath, n'est autre qu'un héros dérivé d'Harry Potter. On retrouve en effet entre la saga de J.K Rowling et celle fictionnelle présentée dans Fangirl plusieurs points communs. Tout d'abord, le nom de l'auteure de Simon Snow évoque un peu celui de J.K Rowling: Gemma T. Leslie, avec ces deux prénoms. Ensuite, Simon Snow est dérivé sur plusieurs tomes, huit au total, et raconte l'histoire d'un héros magicien avec ses copains magiciens, alors qu'il doit affronter une terrible force obscure, le tout en étudiant dans une école de magie. Est-ce que ça vous rappelle quelque chose? 
On retrouve de nouvelles ressemblances entre les deux sagas dans le fait que les deux se sont retrouvées adaptées au cinéma, et ont donné naissance à une flopée d'objets dérivés. Et aussi, n'oublions pas cette ressemblance capitale: la Fanfiction!

Ce que j'ai pensé de Fangirl:
Comme beaucoup de gens, j'ai entendu parler de Rainbow Rowell pour la première fois à la sortie d'Eleanor & Park, un roman qui a fait beaucoup de bruits et dont tout le monde et son chien a parlé. Néanmoins, je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire, mais je m'étais promis de découvrir le monde de Rainbow Rowell dès que possible. En tombant récemment sur Fangirl, autre livre dont on a énormément parlé, dans un vide-grenier pour trois euros, je me suis dit que c'était l'opportunité parfaite pour enfin m'y mettre. Après tout, avec un livre aussi populaire, je ne risquais pas grand chose, hein? Oh boy. 

J'ai donc une bonne et une mauvaise nouvelles à vous annoncer. Commençons par la mauvaise: je n'ai pas aimé du tout, mais alors PAS DU TOUT, Fangirl. Et bonne nouvelle: je vais vous expliquer pourquoi, dans l'espoir de ne pas me prendre des cailloux et des retours de flamme. 

Penchons nous d'abord sur le style de Rainbow Rowell. Si globalement, c'est plutôt fluide et que ça se lit assez bien, j'ai tout de même eu énormément de mal à accrocher à sa façon d'écrire et ce pour deux raisons. Tout d'abord, je ne suis pas sûre que le choix de la troisième personne soit vraiment judicieux pour ce genre d'histoire: je pense que la première personne nous aurait permis de nous sentir plus proches de Cath et de ses problèmes. La troisième personne crée ici une distance avec cette héroïne que je trouve un peu dommage. C'est un point assez secondaire, je vous l'accorde, et qui a surtout à voir avec le feeling personnel. En revanche, un truc que j'ai réellement trouvé ennuyant, c'est le fait que tout est écrit de la même façon. Je m'explique: nous avons 1) l'intrigue par Rainbow Rowell racontant la vie de Cath. Cette intrigue est entrecoupée de passages 2) de Simon Snow par Gemma T. Leslie, 3) fanfictions diverses par Cath, 4) fancfictions diverses par Cath ET sa soeur jumelle. Pourtant, ces quatre éléments sont écrit exactement de la même façon, sans changement de style. Je n'ai pas l'impression que Rainbow Rowell a cherché à créer une identité d'auteur à Gemma ni à Cath...

En parlant des personnages, j'ai été très agacée par leur côté très unidimensionnel. On peut presque tous les résumer à une phrase ou un trait de caractère. Wren: soeur jumelle de Cath, qui sort trop en soirée. Reagan: colocataire blasée de Cath. Nick: obsédé par l'écriture. Voilà, en gros. Le seul que j'ai trouvé un temps soit peu intéressant, c'est Levi, dont le côté foufou et dévoué me plait beaucoup. Il met un peu de piment dans l'intrigue, et heureusement! Pour ce qui est de Cath, je pensais que ce serait le personnage que j'apprécierais le plus, car j'ai des tas de points communs avec elle (un côté fangirl indéniable, une passion pour l'écriture, un sens prononcé de la famille...) mais au final je me suis sentie à des années lumières de cette jeune fille.

Maintenant, l'intrigue. Commençons par un point positif: j'ai plutôt bien accroché avec le début, très dynamique, qui met dans l'ambiance. J'avais très envie de suivre Wren et sa soeur à l'université. Un bon point donc. Mais (comme vous vous en doutez, il y a un "mais") j'ai malheureusement vite décroché. Qu'est-ce que ça patine... Le rythme est très bancal et l'intrigue est construite de façon étrange. Le début est assez intense car il se passe des tas de choses, Rainbow Rowell met en place des tas de sous intrigues: Wren et sa soeur séparées, Reagan et Levi, la colocation, Carry On, le cours avec Nick, les dates à la bibliothèque, le père des jumelles, la mère des jumelles... Et puis Rainbow Rowell se met à mettre de côté des choses pour les ressortir de façon un peu surprenante, d'un coup, comme d'un chapeau magique. Nick, par exemple, est capital au début du livre. Puis magie! Il disparait pendant 100, 150 pages, pour surgir à nouveau alors qu'on avait complètement oublié son existence.

D'autres points de l'intrigue me paraissent d'ailleurs très mal exploités, si ce n'est pas inutiles. Le meilleur exemple est pour moi la relation entre la mère de Cath et Wren et celles-ci. On sent que Cath a très mal vécu le départ de sa mère et que c'est pour elle un enjeu important. Tout ça pour qu'elles se retrouvent face à face dans la scène la moins intense de l'histoire de l'humanité... 

Enfin, je souhaite finir cet avis on ne peut plus négatif par quelque chose que j'ai trouvé très dérangeant pendant ma lecture: deux petites remarques, probablement pensées sur le ton de la rigolade par les personnages, sur le viol. Il me semble que c'est à la page 64 de l'édition grand format de chez Milady. Cath commence par dire que "les violeurs ne s'en prennent pas aux filles qui ont l'air sûre d'elles" (c'est quoi cette théorie???), suivie de Reagan qui lui répond "Si tu te fais violer, ce sera de ma faute et je n'ai pas le temps pour la culpabilité aujourd'hui". J'ai bugué sur chacune de ces phrases pendant au moins dix minutes. Déjà parce que le viol, ça ne me fait pas rire, et qu'en plus de ça c'est le truc le plus "insensible" envers les victimes de viol que j'ai pu lire depuis longtemps. Je ne comprends vraiment pas. On me dira peut-être que je m'offusque de rien, mais franchement, j'ai été très choquée par ce passage. 

En bref, j'ai été vraiment déçue par ma lecture de Fangirl. Je ne pense pas lire Eleanor & Park du coup, de peur d'être également dépitée par ce roman. Néanmoins, comme toujours, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé un roman que vous ne l'aimerez pas non plus: Fangirl a été énormément plébiscité, alors qui sait, peut-être que vous l'apprécierez également!

Le Potterhead du mois:
Et oui, c'est de retour: le Potterhead du mois! Après quelques mois de pause je relance le questionnaire. Et j'ai décidé de m'y coller, et oui, pour ce mois-ci. J'ai rédigé le questionnaire mais je n'ai jamais répondu, même dans ma tête, à certaines des questions. Je rappelle que vous pouvez également participer en m'envoyant un petit message sur ma page Facebook ou par mail (livroscope@gmail.com). 

Fiche d’identité :
Prénom ou pseudo : AnGee.

Âge : 24, bientôt 25!

Site internet, page Facebook ou Instagram : Vous connaissez le blog, puisque vous êtes dessus, la page Facebook est listée ci-dessous, et pour celles et ceux qui voudraient me retrouver sur Instagram, il vous suffit de chercher thatgirlreadingbooks! :)

La maison à laquelle tu appartiens : Plus petite j'étais attirée par les Gryffondor, parce que je trouvais que c'était la classe. Mais chaque quizz, dont celui de Pottermore, me place chez les Serdaigle. Et au final c'est une maison qui me va très bien et dont je suis fière!

Ton Patronus : GRANDE SURPRISE pour ceux qui me connaissent: le chat ^^.

Harry Potter et toi :
Comment as-tu découvert Harry Potter ? J'ai découvert Harry Potter quasiment au tout début, lorsque le second tome venait de paraître. On commençait à beaucoup en parler en France et on me l'avait conseillé à la bibliothèque. Cependant, comme je suis une grosse tête de mule, j'avais d'abord refusé de le lire. Et c'est lorsque j'ai tanné ma mère pour avoir un sac Harry Potter pour la rentrée, alors que je n'avais même pas voulu ouvrir un roman, que je m'y suis mise pour de bon!

Ton personnage préféré ? Très difficile de choisir un personnage en particulier. J'ai un top cinq qui fluctue assez régulièrement, avec McGonagall, Hermione, Drago, Sirius et Remus. 

Ton livre préféré ? Alors là, en revanche, choix facile: Le prisonnier d'Azkaban! C'est le roman pour moi qui amorce vraiment la seconde partie de la saga. On y retrouve des éléments capitaux pour la suite, et surtout c'est le tome où on découvre Remus et Sirius!

Ton moment préféré dans la saga ? Je pensais qu'il serait difficile d'en choisir un en particulier tellement j'ai aimé de choses mais le premier moment auquel j'ai pensé, c'est lorsqu'Hagrid annonce à Harry qu'il est un sorcier. C'est purement magique, c'est là que tout change!

Une citation que tu apprécies dans la saga :
J’aurais pensé que j’aurais du mal à en choisir une, mais en fait ma citation préférée me vient tout de suite en tête :
"Is it true that you shouted at Professor Umbridge?"
"Yes," said Harry.
"You called her a liar?"
"Yes."
"You told her He Who Must Not Be Named is back?"
"Yes."
Professor McGonagall sat down behind her desk, frowning at Harry. Then she said, "Have a biscuit, Potter."

As-tu une collection en rapport avec Harry Potter ?
Je possède une assez jolie collection d’objets en lien avec Harry Potter. En plus des DVDs et des livres en français et en anglais, j’ai aussi les autres livres de J.K Rowling autour de la saga, des figurines Funko Pops, de nombreux posters et également pas mal de coupures de presse. J’achète assez souvent des objets en rapport avec Harry Potter. Mes derniers achats en date : un super tote bag et un badge Luna Lovegood de chez Mab Alouette, une boutique que je vous recommande chaudement !

Si tu pouvais posséder un objet tiré de l’univers, que choisirais-tu ?
C’est une question difficile car l’univers d’Harry Potter compte énormément d’objets géniaux. Je pense en premier lieu à la Pensine, car je suis souvent vite débordée par mes idées et la Pensine me permettrait de me vider un peu la tête parfois !

Sorting Hat/Choixpeau
Fred ou George ?
Je suis vraiment fan des jumeaux et de leur sens de l’humour. Néanmoins, en raison de ce qu’il se passe dans le dernier tome, que je ne vais pas vous spoiler, je vais choisir George.

Pré-au-Lard ou Chemin de Traverse ?
Huuum, difficile, car les deux me font rêver. Je choisis cependant Pré-au-Lard simplement à cause d’Honeydukes : j’ai toujours rêvé d’y aller et je suis sûre que j’y passerais un temps fou si c’était possible !

Rogue ou McGonagall ?
Moi je suis Team McGonagall. C’est vraiment le professeur qui a le plus de classe selon moi, et je suis fan de ses répliques. De plus, je pense que Maggie Smith était la personne parfaite pour l’incarner au cinéma.



La cape d’invisibilité ou le Polynectar ?
Je pense que je choisirais la cape d’invisibilité pour pouvoir disparaître dès que j’en ai envie. J’ai souvent tendance à être mal à l’aise en société, donc je suis sûre que cet object me serait particulièrement utile !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.


Si vous avez aimé...

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