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mardi 22 août 2017

Challenge Piece of Cake #13: The Princess & the Goblin de George MacDonald.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! La fin des grandes vacances approche, les cartables commencent à se remplir, mais le Livroscope n'en a pas encore terminé avec son programme d'Août! Aujourd'hui, c'est l'heure du treizième numéro du Challenge Piece of Cake lancé sur le forum Whoopsy Daisy, et c'est encore un classique qui va nous intéresser: The Princess & the Goblin, de l'écossais George MacDonald. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur George MacDonald:
Après Elizabeth Wetherell, c'est aujourd'hui George MacDonald qui nous intéresse! Né en décembre 1824, MacDonald est, comme son nom l'indique, écossais. Parmi ses centres d'intérêt, on retrouve la littérature et la religion: il effectue donc des études à Aberdeen, puis Londres avant de devenir pasteur en 1850. Si son nom est plutôt inconnu en France, George MacDonald est pourtant considéré comme un précurseur de la fantasy et de la fantasy jeunesse en Grande-Bretagne. Il est notamment connu pour The Princess & the Goblin (adapté au théâtre et en films plusieurs fois), ou encore Phantastes. On compare souvent son œuvre à celle de Lewis Carroll, le célèbre papa d'Alice in Wonderland, et ce à juste titre: les deux hommes se rencontrent en 1862 et entretiendront une relation amicale très forte. Marié et père de plusieurs enfants, George MacDonald décède en 1905.

The Princess & the Goblin:
Résumé:
Irene, petite demoiselle, est la fille d'un roi vivant près des montagnes. Elle passe ses journées à explorer le château dans lequel elle habite et ses alentours, et fait d'étranges rencontres: une ancêtre vivant dans les combles du château, ou Curdie, jeune fils de mineur, qui découvre que les gobelins préparent un bien étrange plan pour mettre la main sur la princesse... 

MacDonald et Lewis Carroll: 
J'en ai brièvement parlé un peu plus haut: il n'est pas rare de comparer l’œuvre de Lewis Carroll, connu principalement pour Alice in Wonderland et sa suite, Through the Looking Glass, à celle de notre ami du jour, George MacDonald. Et cette comparaison est tout à fait justifiée.
Les deux hommes n'ont que quelques années d'écart (MacDonald est né en 1824, Carroll en 1832) mais MacDonald eut pour son ami, rencontré au début des années 1860, un vrai rôle de mentor. Si The Princess & the Goblin, le livre auquel Alice est souvent comparé, n'est pas publié avant avant 1872, Phantastes pose déjà les bases de l'originalité de MacDonald. Ce dernier encourage Lewis Carroll à écrire, et ses enfants serviront de cobayes avant la publication d'Alice in Wonderland. 
Il est vrai qu'Alice et The Princess & the Goblin possèdent de nombreux points communs: une héroïne jeune, des figures adultes à la fois effrayantes et intrigantes, une frontière fine entre le réel et l'improbable... Deux lectures à découvrir ensemble, donc!

Ce que j'ai pensé du livre:
Parmi les grands classiques de la littérature jeunesse, l'un des plus connus est sans aucun doute Alice in Wonderland. Il s'agit également d'un de mes livres préférés, que je possède même plusieurs exemplaires, et que j'ai déjà eu l'occasion de présenter plus d'une fois sur le blog. Alors lorsque je suis tombée sur The Princess & the Goblin et que j'ai vu qu'on le comparait souvent à Alice, j'ai été très intriguée. Ni une, ni deux, je me suis plongée dans ce livre, que j'ai dans l'ensemble plutôt bien aimé. 

Parmi les points positifs que j'ai relevés pendant ma lecture, il y a tout d'abord le style. George MacDonald a une plume fluide, qui se lit très bien et qui, surtout, vieillit plutôt bien. C'est un classique assez abordable (un bon point pour ceux qui cherchent un classique jeunesse accessible à lire). J'ai également apprécié l'utilisation fréquente de la première personne qui crée une proximité intéressante avec le lecteur. 

Toujours dans cette idée, le vocabulaire est également plutôt accessible en anglais, parfait pour ceux qui se lancent dans la lecture en VO. Il y a aussi une abondance de dialogues, ça tranche avec l'image des pavés descriptifs interminables qu'on a parfois des classiques.

Ensuite, le livre m'évoque effectivement Alice in Wonderland, en raison de traits similaires que j'ai mentionnés un peu plus haut, mais aussi, de façon plus générale, les contes classiques que j'affectionne tant. Cela faisait longtemps que je n'en avais pas lu et j'ai vraiment apprécié me plonger dans ce livre pour cette raison. Si vous aimez Alice ou les contes, je vous le recommande donc! 

The Princess & the Goblin est une histoire distrayante et qui se lit très vite, grâce notamment à des chapitres assez courts. On ne trouve pas le temps long et j'ai suivi avec plaisir les aventures d'Irene et de Curdie. Je pense que George MacDonald aurait pu aller plus loin dans la création de personnages fantasy et que l'intrigue aurait pu être plus développée, mais ce n'est qu'un petit bémol.

Pour ce qui est des personnages, j'ai trouvé Irene plutôt sympathique: c'est une petite héroïne assez mignonne à suivre, notamment dans ses interactions avec les autres personnages. Elle m'a effectivement fait penser à Alice par certaines de ses réactions. J'ai aussi bien aimé Curdie, même s'il est un peu moins présent que sa camarade. 

Dans l'ensemble, j'ai donc passé un très bon moment avec ce roman et je suis contente d'avoir pu découvrir George MacDonald. Si vous aimez Alice in Wonderland, je ne peux que vous recommander cet ouvrage qui risque fortement de vous plaire! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez pris du plaisir à lire cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec bonheur! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Piece of Cake #11: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour la dernière chronique du mois! Nous y voilà, Juillet touche à sa fin et pour le conclure en beauté, j'ai décidé de me pencher sur une lecture jeunesse pour le Challenge Piece of Cake. Après trois numéros sur la sagaHis Dark Materials de Philip Pullman, j'ai choisi de retourner vers un classique de la littérature britannique: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur Kenneth Grahame:
Quoi de mieux pour démarrer cette petite chronique qu'une présentation de notre auteur du jour, Kenneth Grahame? Né en 1859 à Édimbourg, Kenneth Grahame ne connait pas vraiment une enfance heureuse: sa mère décède lorsqu'il a seulement 5 ans et son père, qui souffrait apparemment de gros problèmes d'alcoolisme, ne pouvait s'occuper de lui et de ses frères et soeurs. Il est donc placé chez sa grand-mère qui élèvera les enfants. A l'école, Kenneth se démarque par son intelligence et il aurait pu poursuivre de brillantes études à Oxford si cela avait été financièrement possible. A la place, il part travailler à la Bank of England, où il fera une belle carrière. En parallèle, il aime écrire, notamment des histoires pour enfants: son fils Alastair (seul héritier de son mariage en 1899) l'inspire pour inventer des intrigues mettant en scène animaux et créatures fantastiques. Il est principalement connu pour The Wind in the Willows, dont nous parlerons aujourd'hui, mais aussi pour The Reluctant Dragon. Les deux histoires ont été adaptées par Disney en films d'animation. Son fils décède en 1920 et, douze ans plus tard, il s'éteindra à son tour. Ses ouvrages sont aujourd'hui considérés comme des classiques de la littérature britannique jeunesse.

The Wind in the Willows:
Publié en 1908, The Wind in the Willows (Le vent dans les saules en version française) raconte l'histoire d'une troupe de petits animaux et leur vie dans la nature: on retrouve par exemple monsieur Taupe, l'ami de monsieur Rat, le baron Têtard ou encore le Blaireau. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant humour, situations cocasses et chamboulements de tous poils dans leur univers forestier...



Des héros animaliers:
Axé sur la jeunesse, The Wind in the Willows nous présente une série de personnages animaliers, doués de parole et qui représentent chacun un type de caractère bien particulier.
Parmi nos différents héros, nous retrouvons par exemple la Taupe (Mole, en version originale): la Taupe se distingue des autres par son côté peu aventureux au début du roman. Elle passe principalement son temps à l'intérieur de sa maison, avant de finalement se rendre à l'extérieur pour y découvrir le monde. A l'inverse, le Rat, avec lequel la Taupe se lie rapidement d'amitié, est plus extraverti, sociable. Tout l'opposé du Blaireau au caractère un peu renfermé et à l'attitude de râleur. On peut aussi citer le fameux "Toad" (ou Crapaud), toujours là pour faire les 400 coups et se retrouver dans de drôles de situations!

Ce que j'ai pensé du livre:
Après m'être penchée sur les trois tomes de His Dark Materials, je cherchais une lecture un peu différente pour poursuivre mon Challenge Piece of Cake. J'ai remarqué depuis que je me suis lancée dans ce Challenge que la littérature jeunesse classique me plaisait beaucoup, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me lancer dans un livre très connu mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir: The Wind in the Willows. Au final, après ma lecture, je dois avouer que ce livre me laisse une impression un peu... mitigée. 

Il y a pas mal de choses très positives dans ce livre. Tout d'abord, je trouve le style de Kenneth Grahame plutôt sympathique et accessible: pour un classique, il est vraiment abordable (je l'ai lu en version originale) et se lit vite. Parfait si les classiques VO vous font un peu peur! Ses descriptions permettent de bien visualiser ses personnages et l'intrigue, et il sait raconter une histoire. Un bon point. 

Pour ce qui est des personnages, ils sont dans l'ensemble très attachants. Ils ont chacun leur petit caractère, leur personnalité qui font qu'ils se démarquent des autres. J'ai particulièrement aimé le Crapaud et le Rat, qui sont les deux héros les plus dynamiques et sympathiques du roman à mes yeux. Les relations entre les personnages constituent l'un des points forts du livre.

Les aventures vécues par les petits héros sont somme toutes assez sympathiques. Il y a pas mal de petites aventures et le roman fonctionne principalement sur un schéma "un chapitre: une histoire". Parfait pour les petits lecteurs qui pourront achever sans trop de problèmes leur lecture, ou pour les parents qui font la lecture à voix haute! 

Du positif donc, mais je dois avouer que j'ai eu un peu du mal à apprécier ce roman. Non pas parce qu'il est mauvais ou mal écrit, loin de là, mais tout simplement parce que je pense que je suis vraiment trop loin du public cible, à savoir les enfants et surtout les jeunes enfants. Autant j'arrive à apprécier des livres écrits pour les lecteurs à partir de 9-10 ans, autant j'ai plus de mal à lire un ouvrage qui vise les lecteurs plus petits. Il m'est donc difficile de dire que j'ai aimé ce roman.

Par contre, je pense que c'est une lecture sympathique pour des enfants qui découvrent la lecture ou pour des parents qui veulent passer un bon moment avec leur progéniture. C'est exactement le genre de livre que j'aurais pu lire à ma soeur lorsqu'elle était plus petite. Donc si vous cherchez un livre à lire en famille, il peut vous plaire! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour les premiers articles du mois d'août, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 26 mars 2016

221B, The British Detectives Challenge: Agatha Raisin and the Quiche of Death by M.C Beaton.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Après l’affrontement musclé entre Batman et Superman proposé par Psychic TV il y a quelques jours, je vous propose de nous plonger dans un univers totalement différent, celui des détectives britanniques. Comme vous le savez probablement si vous suivez le blog, j’ai décidé de me lancer il y a quelques temps dans le Challenge 221B : The British Detectives Challenge, un Challenge que j’ai découvert grâce à Whoopsy Daisy. Le mois dernier, j’ai mis à l’honneur Sherlock Holmes, et aujourd’hui j’ai eu envie de découvrir un personnage dont on parle souvent sur Whoopsy Daisy : Agatha Raisin ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! 

Le Challenge 221B :
Pour commencer cette chronique, il me faut dire quelques mots sur le Challenge 221B : The British Detectives Challenge. Il s’agit donc d’un Challenge lancé via le forum Whoopsy Daisy, que je recommande à tous les amateurs du monde anglo-saxon. Le but est simple : mettre à l’honneur des détectives de fiction britanniques, que ce soit à travers des films, des livres, ou encore des séries. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques sur ce Challenge ou de découvrir Whoopsy Daisy, je vous laisse suivre les liens ci-dessous !


M.C Beaton, c’est qui ?
Derrière le personnage d’Agatha Raisin se cache sa créatrice, M.C Beaton, que je vous propose de découvrir à présent. M.C Beaton est l’un des noms de plume de Marion Chesney, née en 1936 à Glasgow en Ecosse. Âgée de 80 ans, Marion Chesney a toujours été passionnée par la littérature et l’écriture. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est extrêmement prolifique ! En effet, sa bibliographie est impressionnante : Marion Chesney est surtout connue pour ses sagas policières, comme Agatha Raisin (qui compte près de 30 romans), les Edwardian Murder Mystery, ou la série Hamish Macbeth (là aussi, on recense plus de 30 romans). En plus de romans policiers, Marion Chesney a aussi écrit des romances. Si vous avez envie d’en savoir plus sur son univers, je vous laisse faire un tour sur son site internet !


Agatha Raisin and the Quiche of Death :
Résumé :
Après une brillante carrière dans les relations publiques, Agatha Raisin a décidé de prendre une retraite anticipée et de réaliser son rêve de toujours : s’installer dans un petit coin de campagne, les Cotswold. Mais alors qu’elle s’attend à y trouver la paix, le calme et une vie paisible, elle se retrouve confrontée à un accueil plutôt froid de la part des habitants. Elle décide alors de participer au concours local de la meilleure quiche, en espérant ainsi s’intégrer à la communauté. Mais lorsque le juge meurt subitement après avoir goûté la quiche qu’elle avait achetée, Agatha se retrouve malgré elle la tête dans les problèmes…



Une intrigue originale :
Après vous avoir présenté deux univers plutôt « sérieux » (la saga Thomas Pitt d’Anne Perry et Sherlock Holmes), j’ai eu envie de me tourner vers quelque chose d’un peu plus loufoque. Et en voyant le titre de ce premier tome d’Agatha Raisin (the Quiche of Death : la quiche de la mort), je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Et il faut bien le dire, le synopsis de ce livre fait un peu penser à un épisode de Barnaby : un petit village avec des personnages hauts en couleur, des commérages entre voisins et surtout une mort un peu improbable. Tué par une quiche, voilà quelque chose qui n’arrive pas tous les jours !
Dès la quatrième de couverture, on comprend que M.C Beaton va nous entraîner dans un monde un peu loufoque, mais où le danger reste présent, une impression qui se confirme dès les premières pages!

Un petit village, beaucoup de secrets:
L’intrigue du livre se déroule dans les Costwold, un milieu que M.C Beaton connait très bien puisqu’elle y vit depuis de nombreuses années. Les Costwold sont décrit comme étant un environnement très rural, où tout le monde connait tout le monde, avec de charmants cottages et des traditions un peu campagnardes.
A la lecture du livre, les Cotswold m’ont surtout fait penser aux petits villages dans lesquels Barnaby (si vous me connaissez un peu, vous connaissez ma grande passion pour l’inspecteur Barnaby) enquête.
Agatha arrive dans un univers qu’on croirait être d’un calme à tout épreuve : les maisons sont jolis, les gens plutôt accueillants (mais pas trop quand même), il y a un pasteur et des petites compétitions. Mais sous cet aspect lisse et brillant se cache une montagne de commérages et de secrets. Lorsque notre héroïne décide d’enquêter un peu sur la mort mystérieuse du juge de la compétition, elle découvre que tout le monde a des secrets, plus ou moins reluisants…

Ce que j’ai pensé du livre :
Depuis que je me suis inscrite sur le forum Whoopsy Daisy, en plus d’avoir rencontré des personnes passionnantes, j’ai aussi découvert un grand nombre de références littéraires. Et Agatha Raisin en fait partie : je ne connaissais absolument pas cet univers avant de venir sur le forum, et histoire de ne pas mourir idiote, j’ai décidé de me pencher sur les aventures de cette héroïne un peu particulière. Ce Challenge était l’occasion parfaite pour cela ! Que dire donc de ma lecture de The Quiche of Death ? Et bien j’ai passé un très bon moment de lecture avec Agatha Raisin et M.C Beaton, et le livre est même pour moi un petit coup de cœur.

Mon premier coup de cœur va sans aucun doute aux personnages de ce livre, qui sont vraiment hauts en couleur. Agatha est un personnage que l’on découvre petit à petit, mais qui est attachante dès le début grâce à son caractère. Sa ténacité qui vire parfois à l’acharnement, ses tentatives pour manipuler ceux qui l’entourent, voilà des choses qui me plaisent dans ce personnage. Mais les personnages secondaires sont tout aussi intéressants : Bill Wong, Roy, les voisins d’Agatha… M.C Beaton les a tous réussis ! Gros point positif pour les personnages !

Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’ambiance particulière de ce livre. On sent que l’auteure connait bien l’univers qu’elle dépeint, et pendant la lecture on a presque l’impression de sillonner les routes avec Agatha. Mais au-delà de ça, c’est surtout le côté « Barnaby » qui me plait énormément. Je l’ai mentionné plusieurs fois dans cette chronique, mais j’adore l’association enquête + petit village, donc si vous aimez aussi les trucs comme la série L’inspecteur Barnaby, vous allez vous régaler avec ce livre.

En ce qui concerne l’intrigue, là aussi je suis séduite, même si c’est là-dessus que je mettrais un petit bémol. Je ne me suis pas du tout ennuyée en lisant ce livre, que j’ai trouvé très distrayant et très rythmé. La petite enquête d’Agatha se suit avec plaisir, et le seul petit truc que je reproche au livre, c’est le fait que le dénouement est quand même un peu prévisible : je l’ai vu venir très vite, et je n’étais donc pas très surprise en terminant le roman.

Dans l’ensemble, The Quiche of Death a été pour moi une lecture rafraichissante, qui fait du bien et que j’ai vraiment beaucoup aimée. Je la recommande particulièrement aux amateurs de petits villages anglais et d’enquêtes à la Barnaby. J’ai désormais très envie de lire la suite et aussi de voir l’adaptation !

Et voilà c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que cette chronique vous plait ! N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup !

AnGee.


mardi 16 février 2016

Ecosse #6: Mary Stuart, la reine aux trois couronnes de Luc Mary.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, on se retrouve pour la dernière chronique pour la deuxième édition du Challenge Ecosse organisé par Gilwen. Il y a quelques temps, je vous proposais de découvrir Highland Fling de Nancy Mitford, et pour conclure ma participation au Challenge, j'ai décidé de me pencher sur une figure de l'Histoire non seulement écossaise mais aussi européenne: Mary Stuart. Je vous propose de la découvrir un peu plus grâce à la biographie La reine aux trois couronnes de Luc Mary. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture!

Le Challenge Ecosse:
Commençons par une petite présentation du Challenge Ecosse! Il s'agit d'un challenge lancé par Gilwen via Livraddict et qui en est déjà à sa deuxième édition. Le but est simple: il faut présenter différents livres, mais aussi films ou séries ayant un rapport avec l'Ecosse. Il peut s'agir d'auteurs écossais, d'une intrigue se déroulant en partie en Ecosse, ou encore de personnages écossais. Gilwen propose également plusieurs paliers: avec ce livre, je totalise 8 points, ce qui fait de moi un Pourfendeur d'Haggis Sauvage! Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce Challenge ou de relire mes précédentes chroniques, je vous laisse suivre les liens-ci dessous.



Luc Mary, c'est qui?
Penchons nous à présent sur l'auteur de notre livre du jour: Luc Mary! Luc Mary est né en 1959 à Paris. Il se démarque tout d'abord pour son travail sur le thème de la fin du monde, mais il est surtout connu pour ses livres historiques: depuis le début des années 2000, il publie très régulièrement des livres consacrés à des figures historiques ou à des événements importants de l'Histoire. Raspoutine, Hannibal ou encore Jeanne d'Arc ont par exemple eu droit à un ouvrage. Aujourd'hui, nous allons nous pencher plus particulièrement sur la biographie qu'il consacre à Mary Stuart, La reine aux trois couronnes.

Mary Stuart, la reine aux trois couronnes:
Quatrième de couverture:

Victime ou coupable, celle qui fut reine d'Écosse a toujours clamé son innocence. Décapitée à 44 ans après des années d'emprisonnement imposées par sa cousine Elizabeth Ière, elle devint martyre de la foi au lendemain de son exécution, le 8 février 1587. Sa fin héroïque l'a transformé en mythe.

De la couronne de France abandonnée à la couronne d'Angleterre convoitée en passant par la couronne d'Écosse confisquée, l'histoire de Mary Stuart est celle d'une reine catholique déchue, emprisonnée et exécutée en terre étrangère. Son destin brasse aussi près d'un demi-siècle de confrontations dynastiques, de soulèvements nationalistes et de conflits religieux en Europe.
À défaut d'avoir réellement régné, Mary est l'enjeu d'un triple duel opposant les catholiques aux protestants, les Stuart aux Tudor et les Anglais aux Espagnols... Reine à l'âge de 9 mois, veuve du roi Louis XII à 18 ans, elle regagne son pays après treize mois d'absence pour être ensuite accusée du meurtre de son mari Henri Darnley, d'adultère avec le comte Bothwell et d'idolâtrie par ses opposants protestants. Pour couronner le tout, après avoir franchi la frontière anglaise en catimini, la reine déchue d'Écosse est retenue prisonnière dans plusieurs châteaux puis jugée et accusée de trahison par celle qu'elle vénère et dont elle convoite la couronne.
Femme de paradoxes et de contrastes, elle soulève les passions et les questions depuis quatre siècles. A-t-elle voulu attenter aux jours d'Elizabeth Ière et favoriser un débarquement espagnol ? Aujourd'hui encore, le mystère perdure.



L'histoire passionnante d'une reine au destin unique:

Aujourd'hui, lorsqu'on pense aux Tudors et à leur histoire, certains personnages se démarquent des autres et semblent exercer une fascination plus forte que d'autres: Henry VIII, Elizabeth Ière et Anne Boleyn, par exemple, apparaissent comme les plus connus et des oeuvres comme la série The Tudors ou livres de Philippa Gregory en témoignent. Mais le personnage de Mary Stuart intrigue aussi. L'histoire de cette femme est celle d'un destin unique: comme le raconte Luc Mary dans cette biographie, Mary Stuart a été avant même sa naissance le sujet de conflits et de convoitises politiques, non seulement de la part de l'Angleterre qui cherchait à asseoir sa suprématie sur l'Ecosse, mais aussi d'autres pays européens. Et de sa naissance jusqu'à sa mort, la vie de Mary sera définie par la politique et les complots. La religion, l'amour et le pouvoir jouèrent aussi un rôle capital dans l'histoire de sa vie, tout comme sa relation avec Elizabeth Ière...

Elizabeth et Mary:
La biographie de Luc Mary aborde également un sujet important, à côté duquel il est difficile de passer lorsqu'on s'intéresse à la vie de Mary Stuart. Ce sujet, c'est la relation complexe qu'elle entretient avec Elizabeth Ière. De la même famille, elles n'ont que quelques années d'écart, mais une vie très différente l'une de l'autre: Elizabeth passe les premières années de sa vie à être vue comme illégitime, batarde après l'exécution de sa mère et elle devra à plusieurs reprises assurer sa position sur le trône; Mary, quant à elle, est soutenue par sa mère, Marie de Guise. Elizabeth est anglicane; Mary est catholique. Elizabeth est surnommée "la reine vierge", tandis que Mary est connue pour ses deux mariages (dont l'un qui la mettra sur le trône de France) et ses amours controversées avec Bothwell, son amant qui causera (en partie) sa perte. Des personnalités différentes, mais qui correspondront pendant des années et qui entretiennent une relation très floue.

Ce que j'ai pensé du livre:
Il y a environ trois ans (oui déjà), je vous avais déjà présenté une biographe de Mary Stuart, celle de Stefan Zweig, que j'avais beaucoup aimée. J'étais donc curieuse de découvrir une autre biographie sur ce personnage historique, d'autant plus que j'avais vraiment envie d'aborder un peu l'Histoire écossaise pour ce Challenge. Qu'ai-je donc pensé de ce livre? Et bien j'ai beaucoup aimé La reine aux trois couronnes, une bonne biographie si vous souhaitez découvrir ce personnage.

Luc Mary nous propose un livre riche en détails et très intéressant. On sent dès les premières pages qu'il connait très bien son sujet et qu'il a fait de nombreuses recherches en amont, un bon point! J'ai appris énormément de choses sur Mary Stuart, les événements de sa vie sont toujours présentés avec beaucoup de détails. On peut peut-être se sentir un peu submergé au début par le nombre de personnages, d'informations ou de dates, mais on s'y habitue vite. Mon seul petit bémol: j'aurais aimé que Luc Mary s'attarde un peu plus sur les dernières années de la vie de Mary Stuart, mais ce n'est rien de grave.

Toujours dans cette idée de détails, j'ai apprécié de retrouver non seulement une bibliographie (chose assez commune dans les biographies) mais aussi plusieurs reproductions de tableaux et images, ce qu'on ne retrouvait pas chez Stefan Zweig. Cela peut paraitre un détail, mais c'est un point que j'ai apprécié.

Luc Mary nous présente avec soin des thèmes majeurs de la vie de Mary Stuart: sa relation à la France, à la religion, au pouvoir, mais aussi celles (plus complexes) qu'elle entretient avec la couronne d'Ecosse qu'elle ne veut pas vraiment, car elle convoite celle d'Angleterre, et avec Elizabeth Ière. C'est un morceau capital de l'Histoire de l'Ecosse mais aussi de la Grande-Bretagne telle que nous la connaissons aujourd'hui qu'il nous propose de découvrir.

Enfin, je tiens à mentionner un point que j'ai particulièrement aimé: le style de Luc Mary, qui est vraiment agréable. C'est un livre que j'ai trouvé très plaisant à lire, il sait rendre son sujet intéressant et palpitant. C'est un bon point, car les biographies sont parfois un peu indigestes!

Pour conclure, je sais que certains vont me demander quel livre choisir entre la biographie de Luc Mary et celle de Stefan Zweig: si vous ne connaissez pas ou peu Mary Stuart, La reine aux trois couronnes est une introduction complète et fouillée à ce personnage. En revanche, celle de Stefan Zweig est peut-être un peu plus dense, et s'adresse à un public peut-être un peu plus familier avec l'histoire de Mary Stuart ou qui a l'habitude des livres d'Histoire.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. J'ai pris beaucoup de plaisir à participer à ce Challenge et je remercie encore Gilwen pour l'organisation. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! 

AnGee.

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mardi 8 décembre 2015

Challenge Ecosse #5: Highland Fling de Nancy Mitford.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, on se retrouve pour une cinquième lecture dans le cadre du Challenge Ecosse, langé par Gilwen via Livraddict. La dernière fois, je vous avais présenté un classique d'Arthur Conan Doyle, à savoir Le chien des Baskerville d'Arthur Conan Doyle. Cette fois, j'ai choisi de vous parler d'un livre sorti au début des années 1930: Highland Fling, de Nancy Mitford, une auteure que je ne connaissais pas encore. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Ecosse:
Pour commencer, je tenais à dire un petit mot sur le Challenge Ecosse, organisé par Gilwen via Livraddict. Il s'agit de la seconde édition de ce Challenge, qui se tiendra jusqu'à 1er Mars 2016. Le but est simple: mettre l'Ecosse à l'honneur! Gilwen nous propose de parler non seulement d'auteurs écossais, mais aussi de livres qui se déroulent en Ecosse ou avec des personnages écossais. Il est également possible de parler de séries ou de films en rapport avec l'Ecosse. Plusieurs rangs sont proposés. Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce Challenge, ou de (re)lire mes précédentes chroniques, je vous laisse suivre les liens ci-dessous!


Nancy Mitford, qui est-ce?
Penchons nous à présent sur notre auteure du jour: Nancy Mitford! Née en 1904 à Londres, elle est l'aînée de six filles et elle grandit dans une famille d'aristocrates. Elle fréquente les Bright Young People (dont je parlerai plus tard) et connait un certain succès mondain pendant l'entre-deux-guerres. Elle publie son premier roman Highland Fling en 1931, et en publiera plusieurs autres jusqu'en 1962. Elle écrit également des biographies de grands personnages historiques. Elle est considérée par beaucoup comme une auteure importante du début du 20ème siècle. L'amour dans un climat froid et A la poursuite de l'amour sont deux de ses livres les plus connus. Elle décède en 1973, à Versailles, où elle a emménagé quelques années auparavant.



Highland Fling:
Résumé:



Sorti en 1931, ce roman se déroule dans l'entre-deux-guerres. Nous y suivons quatre personnages de jeunes aisés, cyniques, artistes et nonchalants. Tout d'abord Sally et Walter, un jeune couple marié qui connait des problèmes financiers récurrents car ils n'ont pas vraiment le sens des économies. Ensuite, Albert Gates, qui habite entre Londres et Paris, et qui veut devenir un artiste reconnu, inspiré par l'abstrait, qui méprise la guerre et est passionné par la culture de l'ère victorienne. Enfin, nous avons Jane Dacre, une jeune femme rêveuse. Tous les quatre se retrouvent en Ecosse, dans une superbe demeure familiale. C'est là qu'une passion nait entre Albert et Jane...


Les Bright Young Things:
Comme je l'ai mentionné en parlant de Nancy Mitford, elle a fait partie d'un groupe surnommé les Bright Young Things ou Bright Young People, dont on retrouve l'influence dans les personnages de Highland Fling. 
Les Bright  Young Things sont un groupe de l'entre-deux-guerres, principalement composé de jeunes de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie. Organiser des fêtes est leur occupation principale: avec eux, adieu la morosité de la guerre! Ils sont connus pour leurs frasques largement relayées par les journaux de l'époque.
Les Bright Young Things, leurs fêtes et leurs scandales ont inspiré Nancy Mitford dans Highland Fling pour ses personnages de Sally, Walter, Jane, et surtout pour celui d'Albert. C'est une génération dépeinte comme assez insouciante, hédoniste et soucieuse de rompre avec les traditions de leurs parents ou grands-parents.
Mais Nancy Mitford n'est pas la seule à avoir été inspirée par ce groupe. Beaucoup d'autres auteurs se sont inspirés de ces jeunes gens pour des livres, ou même pour des films: Stephen Fry, personnalité très connue, a réalisé en 2003 un film nommé Bright Young Things, qui raconte l'histoire de ce groupe.

L'Ecosse dans tout ça?
Comme le titre du roman l'indique, une partie de l'intrigue se déroule en Ecosse. Sally et Walter sont invités à passer quelques semaines dans le château écossais de la famille de Sally, et ils en profitent pour inviter leurs amis Jane et Alfred.
A travers le livre, l'Ecosse apparait comme un élément important, un moyen de créer une atmosphère très spéciale au roman. On retrouve des éléments qui évoquent l'Ecosse: tout d'abord, une histoire de fantôme, basée sur une légende impliquant des kilts et des combats de clans. L'un des personnages est aussi un expert de l'histoire locale, et donne moult détails sur les bâtiments, les demeures...
Nos personnages vont également assister à des Highland games, une compétition de jeux très populaires en Ecosse et qui mettent en avant les habilités physiques des participants. 



Ce que j'ai pensé du livre:
Alors que je cherchais à la bibliothèque un livre pouvant convenir au Challenge Ecosse, je suis tombée par hasard sur ce roman de Nancy Mitford: Highland Fling. Intriguée par le titre et par la couverture, mais aussi par le nom de l'auteure (que je connaissais mais n'avais encore jamais lue), je me suis décidée à le lire. Qu'ai-je donc pensé d'Highland Fling? Et bien j'ai globalement bien aimé ce roman, même si je suis restée un peu sur ma faim. 

Commençons par l'intrigue. Je dois avouer avoir lu le livre assez vite, non seulement parce qu'il est court, mais aussi parce que j'ai été assez rapidement prise par l'histoire. C'est agréable à lire, ça suit bien, et j'ai bien aimé le style fluide et un peu cynique de Nancy Mitford. Je ne me suis pas ennuyée et j'ai aimé découvrir les frasques et aventures des différents personnages. Néanmoins, j'ai trouvé la fin un peu brutale, un peu brève, et j'ai eu l'impression de me retrouver face à une histoire qui n'est pas achevée.

Pour ce qui est des personnages, je pense que c'est le point fort du livre. Ils sont vraiment intéressants, drôles et cocasses. On sent très bien le décalage qui existe entre les Bright Young Things et les générations précédentes: les conflits sont assez fréquents dans le livre, notamment sur la question de la guerre. J'ai particulièrement aimé le personnage d'Alfred, en décalage avec le reste des personnages, et que j'ai trouvé assez drôle. Cependant, je trouve ça dommage que les personnages soient un peu trop unidimensionnels, du coup leurs réactions sont un peu trop prévisibles. J'ai également trouvé Jane assez agaçante.

Le roman aborde quelques thèmes que j'ai trouvés intéressants, comme justement le traitement de la guerre, le conflit entre générations, et l'art. Mais encore une fois, ça aurait pu être poussé un peu plus loin!

On sent que ce roman était le tout premier de Nancy Mitford: il y a beaucoup de bonnes idées et une choses prometteuses, mais elles ne sont pas exploitées à fond, ce qui me laisse un peu sur ma faim. Malgré cela, j'ai bien aimé ce roman et j'ai aimé découvrir Nancy Mitford. Je pense lire un autre de ses romans à l'occasion! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, on se retrouve très vite pour un nouvel article. En attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

mardi 20 octobre 2015

Hello Halloween #6: The Hound of the Baskervilles, d'Arthur Conan Doyle (Challenge Ecosse #4).



Hello tout le monde!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! Je suis AnGee, et j'espère que vous allez bien! On se retrouve une fois de plus sur le blog pour une nouvelle chronique, la sixième de notre mois à thème spécial Halloween. La dernière fois, nous sommes allés découvrir quelques classiques à lire en ce mois bourré de sorcières, fantômes et autres vampires. Aujourd'hui, c'est encore une fois un classique que je vous propose de découvrir, mais cette fois dans le cadre du Challenge Ecosse de Gilwen. Ce classique n'est autre que The Hound of the Baskervilles (traduit en français sous le titre du Chien des Baskerville) par Arthur Conan Doyle, l'une des nombreuses aventures du célèbre Sherlock Holmes. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Ecosse et Hello Halloween:
Pour commencer cette chronique, un petit mot s'impose sur le Challenge Ecosse et sur le mois Hello Halloween. Tout d'abord, le Challenge Ecosse est un Challenge organisé par Gilwen via Livraddict. Il s'agit de la seconde édition de ce Challenge qui porte sur l'Ecosse: les participants sont invités à lire des livres par des auteurs écossais, qui se passent en Ecosse ou sur l'Ecosse. Il y a plusieurs paliers qui fonctionnent avec un système de points. Il se déroulera jusqu'au 1er Mars 2016!
Pour ce qui est du mois Hello Halloween, il s'agit d'un mois à thème que j'organise tous les ans sur le blog en Octobre pour fêter Halloween, ma fête préférée.
Si vous voulez (re)lire mes précédentes chroniques pour Halloween ou pour le Challenge Ecosse, je vous laisse suivre les liens ci-dessous! :)


Arthur Conan Doyle, c'est qui?
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que je commence habituellement mes chroniques par une présentation de l'auteur du jour. Dans le cas d'Arthur Conan Doyle, il s'agit d'un auteur que j'ai présenté à plusieurs reprises sur le blog et notamment pour le Challenge Ecosse, puisque ma première lecture du Challenge était Le monde perdu. Je vais donc éviter de me répéter et à la place je vous laisse en lien ci-dessous mes précédentes chroniques autour d'Arthur Conan Doyle, que vous pouvez aller consulter si besoin. 


The Hound of the Baskervilles:
Résumé:
A Baker Street, Sherlock Holmes et John Watson reçoivent la visite du docteur Mortimer, venu du Dartmoor pour leur demander leur aide sur une mystérieuse affaire. En effet, depuis plusieurs générations, la famille Baskerville est comme maudite, ses membres décédant dans des conditions plus étranges les unes que les autres. Une légende raconte que la famille serait poursuivie par un chien surnaturel qui aurait tué Hugo Baskerville, l'un des ancêtres qui s'est illustré par sa brutalité et sa cruauté. Alors qu'un nouvel héritier s'apprête à s'installer dans la demeure de Baskerville, Mortimer demande à Holmes et Watson d'enquêter sur cette mystérieuse légende... 

Un des quatre romans Sherlock Holmes:
The Hound of the Baskervilles est sans aucun doute l'une des histoires les plus célèbres de Sherlock Holmes. Et ce roman a une histoire assez particulière, que je tenais à vous partager dans cette chronique.
Tout d'abord, il s'agit de l'un des quatre romans autour de Sherlock Holmes publiés par Doyle. Il existe en tout soixante aventures de Sherlock Holmes, et seulement quatre d'entre elles sont des romans. Les autres sont toutes des nouvelles. Arthur Conan Doyle, contrairement à beaucoup d'autres auteurs de l'époque, a fait le choix des nouvelles plutôt que des romans, pour raconter les aventures de son personnage. C'est un choix judicieux, puisqu'à l'époque, une grande majorité de la publication littéraire se faisait d'abord dans des journaux et des magazines (The Strand dans le cas de Sherlock Holmes). Beaucoup d'auteurs publiaient donc leurs romans sous forme d'épisodes, que l'on suivait d'un numéro à l'autre. Problème: si vous ratiez un épisode, vous risquiez fortement d'être perdus. Doyle choisit donc la nouvelle, ce qui permettait d'avoir une histoire complète à chaque numéro. Ce choix de publication joua beaucoup dans la popularité du héros. 
Ensuite, The Hound of the Baskervilles est un roman qui était extrêmement attendu lors de sa sortie. En effet, quelques années auparavant, Arthur Conan Doyle avait pris une décision qui secoua le lectorat victorien: il tua Sherlock Holmes dans The Final Problem. Il n'en pouvait plus d'être écrasé par le poids de son héros, d'une popularité sans précédent, qui l'étouffait et étouffait aussi le reste de sa production littéraire (il faut savoir que Doyle considérait les aventures de Sherlock Holmes comme son travail le moins abouti, ou du moins le moins prestigieux. C'est assez drôle quand on voit aujourd'hui que c'est ce qui reste de son oeuvre). Pendant plusieurs années donc, les lecteurs durent vivre dans un monde sans Sherlock Holmes, et Doyle fut harcelé pour le faire revenir à la vie. En 1902, il publie donc The Hound of the Baskervilles qui signe le retour de Holmes. Retour, ou presque, puisque l'aventure se déroule dans le passé, avant la mort de Holmes. Mais Doyle finira par craquer quelques mois plus tard et fera revenir son personnage pour de bon. 



Enfin, je tenais à mentionner le fait que cette histoire mêle surnaturel et logique. Sherlock Holmes est connu pour sa logique implacable, son raisonnement et son système de déduction. Ici, on retrouve cependant une touche de surnaturel avec le mythe du Black Dog (dont je reparlerai un peu plus loin). Ce n'est pas un fait isolé chez Doyle, qui utilise aussi par exemple le vampire. Ce qui est intéressant, c'est que Arthur Conan Doyle nous présente un héros d'une logique à toute épreuve, mais que lui-même adorait le spiritisme et croyait en l'existence de créatures surnaturelles. Paradoxal, n'est-ce pas? :)

La légende du Black Dog:
Pour conclure cette chronique, parlons un peu du chien, qui est le noeud de ce roman. Toute l'intrigue évolue autour de ce chien mystérieux, énorme et terrifiant, qui nous est présenté en premier dans la légende d'Hugo Baskerville. Le choix de faire de chien une légende est assez intéressant, puisque Doyle s'inspire lui-même d'une légende du folklore britannique: la légende du Black Dog. 
Ce chien, qui prend des formes et des noms différents selon les régions, a une signification plutôt néfaste. En effet, on l'associe quasiment toujours à un présage de mort ou de malheur. Quiconque verrait le Black Dog serait condamné à mourir très prochainement. 
Le chien noir est un animal souvent associé à la mort. Déjà dans la mythologie grecque, on retrouve le chien Cerbère, chien à trois têtes qui garde la porte des enfers. En Grande-Bretagne, le Black Dog se retrouve un peu partout, et est même utilisé en littérature. Nous avons ici l'exemple du Chien des Baskerville, mais les amoureux d'Harry Potter se rappelleront surement du fait que, dans le troisième tome des aventures du sorcier, le chien noir (qui est en fait Sirius Black) est lui aussi associé à un présage de mort. Il est d'ailleurs surnommé le Sinistros. 

Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque je prépare mes plannings pour le mois Halloween (des mois à l'avance. Oui, j'ai vraiment un problème avec Halloween), j'essaie de mettre des livres que j'ai envie de découvrir, mais aussi de rendre hommage aux oeuvres qui ont bercé mon enfance. Par exemple, l'an passé, j'avais parlé de la saga des Orphelins Baudelaire, qui reste pour moi un chef d'oeuvre absolu. On peut être surpris de voir que j'ai choisi d'inclure Sherlock Holmes dans ce programme Halloween. Si les aventures d'Holmes sont pleines de suspens et de tension, elles ne sont pas en général très effrayantes. Mais The Hound of the Baskervilles a une place très spéciale pour moi: non seulement c'est la première aventure de Sherlock Holmes que j'ai découverte, à l'âge de 8 ans, mais c'est aussi le premier livre qui m'a vraiment fait peur.



Je me souviens de ma première lecture (en version française). J'avais emprunté le livre à la bibliothèque après avoir vu une adaptation de Sherlock Holmes à la télévision, et j'avais dévoré le livre. J'avais été terrifiée par la description du chien dévorant la gorge d'Hugo Baskerville, et j'avais affreusement mal dormi pendant les quinze jours suivants. Un souvenir vivace qui a fait de ce livre un de mes préférés.

The Hound of the Baskervilles est un grand roman, une aventure sans égale dans les histoires d'Arthur Conan Doyle. C'est un roman où la tension règne, du début à la fin. Je ne m'ennuie jamais en lisant ce livre, grâce aux nombreux rebondissements et aux retournements de situation bien maîtrisés par Arthur Conan Doyle. Il y a quelques longueurs, mais ce défaut est vite oublié tant le reste de l'intrigue est formidable. 

On retrouve les personnages qu'on aime tant. Sherlock et Watson forment un duo toujours aussi dynamique, et j'ai beaucoup aimé le personnage du Docteur Mortimer qui est une bonne addition à l'équipe. J'ai aimé le fait que Holmes confie des responsabilités à Watson au début, ça donne une autre dimension à l'intrigue. Je précise aussi que vous pouvez tout à faire lire ce roman même si vous n'avez pas lu les autres aventures de Sherlock Holmes.

Le livre est aussi intéressant pour son exploration du folklore anglais. L'utilisation de légendes et du surnaturel donnent une ambiance très particulière au livre, qui plaira aux amateurs du genre! 

En bref The Hound of the Baskervilles est un classique incontournable que je recommande à tous ceux qui souhaiteraient découvrir Sherlock Holmes.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

Si vous avez aimé...

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