Affichage des articles dont le libellé est Science-Fiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Science-Fiction. Afficher tous les articles

jeudi 31 août 2017

Robots, Tech & Stuff #6: Valerian de Luc Besson.


Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Et voilà, ça y est, Août touche à sa fin, la rentrée approche à très grands pas. Et pour conclure ce mois en beauté, je vous propose de nous pencher sur le sixième film de mon petit cycle cinéma consacré à la science-fiction. Après un petit tour dans le passé avec le célèbre film Men in Black, c'est aujourd'hui un film très récent qui nous intéresse: Valerian & la cité des mille planètes du (lui aussi) très célèbre Luc Besson. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur Luc Besson:
Pour démarrer cette chronique, penchons-nous un peu sur Luc Besson, réalisateur de Valerian. Né en 1959, Luc Besson est un cinéaste français multi-casquette: il est à la fois réalisateur, scénariste, producteur, ou encore écrivain (et parfois, ça lui arrive de dormir aussi). Il démarre sa carrière en travaillant sur plusieurs films en France et à l'étranger avant de se lancer dans la réalisation. Son film Le grand bleu, inspiré en partie par sa passion pour la plongée sous-marine, le fait connaître du grand public: c'est un succès incroyable, qui se poursuivra pour le reste des années 1990. Ses films suivants (LeonNikita, ou encore Le cinquième élément) contribuent à asseoir sa réputation, tant en France qu'aux Etats-Unis. Après un passage par le cinéma d'animation jeunesse avec la trilogie Arthur & les Minimoys (un univers comprenant également trois romans), il connait à nouveau un immense succès avec LucyValerian, son dernier film en date, vient de sortir. Côté vie privée, Luc Besson a été marié à plusieurs reprises, notamment avec des actrices et cinéastes (Maïwenn, Mila Jovovich), et il vit à présent avec Virginie Silla, productrice, avec laquelle il a trois enfants. Luc Besson est également connu pour la Cité du Cinéma, qui a ouverte en 2012, un lieu servant à la fois de site de tournage, de production, de post-production ou encore d'école. 

Valerian:
Quelques informations sur le film:
Intéressons-nous de plus près à l'univers de Valerian.  Valerian & la cité des milles planètes est un film réalisé donc par Luc Besson et adapté d'une série de bandes dessinées par Jean-Claude Mézières et Pierre Christin. Cette BD a vu le jour à la fin des années 1960 et compte actuellement une vingtaine de tomes. Le film s'inspirerait de plusieurs volumes pour ses personnages, son intrigue et son univers. Le casting est éclectique, comprenant autant des acteurs qui ont déjà une belle carrière derrière eux que des vedettes montantes. Les rôles principaux de Laureline et Valerian sont tenus respectivement par Cara Delevingne, mannequin reconvertie dans le cinéma, et Dane DeHaan, connu pour son travail dans le cinéma plutôt indépendant ou pour avoir joué Harry Osborn dans The Amazing Spider-Man. On retrouve également des acteurs plus célèbres, comme Clive Owen, Ethan Hawke ou même notre Alain Chabat national. La touche glamour du film est apportée par Rihanna, interprétant une alien métamorphe et actrice sur les bords. Le budget de Valerian est énorme pour le cinéma français: 200 millions de dollars environ, sans compter les importants frais marketing et communication. Vous l'aurez sûrement vu dans la presse, le film a été un four aux Etats-Unis et un joli succès en France, mais il compte actuellement sur le marché asiatique pour se rentabiliser. Je vous laisse regarder la bande-annonce si dessous pour avoir un aperçu du film!



Résumé:
2740. Valerian et Laureline sont les meilleurs agents spatio-temporels en action. Ils accomplissent toutes sortes de missions hautement dangereuses et risquées, traversant les galaxies d'un bout à l'autre. On leur demande d'intervenir sur Alpha, une immense station spatiale composée de milliers d'espèces différentes et qui se targue d'être un modèle de civilisation sans égale. Le commandeur Fillitt a détecté d'étranges radiations qui laissent supposer que la station risquerait d'être victime d'une terrible attaque. Valerian et sa partenaire se lancent alors dans une enquête qui révélera bien des secrets...

Valerian & Laureline:
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, Valerian & la cité des milles planètes est tiré d'une bande-dessinée française (et oui!) née dans les années 1960. Publiée chez Dargaud et dans le magazine Pilote, un journal extrêmement populaire chez les amateurs de BD et qui a disparu en 1989. Elle met en scène les aventures spatiales de Valerian et Laureline, mêlant enquête, science-fiction et espionnage. Un peu comme si James Bond rencontrait Kirk de Star Trek.
Le côté science-fiction est évidemment très présent dans le film et ce dès les premières minutes, avec le montage montrant le développement de la station Alpha. Cette station sera explorée longuement par nos héros et nous en découvrirons de nombreuses facettes. Le film démarre également par une longue course-poursuite dans Big Market, un énorme marché géant où on trouve de tout et où il faut s'équiper de lunettes spéciales pour voir les échoppes et les vendeurs. 
Pour ce qui est de l'enquête, nos héros vont suivre le déroulement globalement assez standard de n'importe quelle mission similaire: interrogatoire, rassemblement de preuves, mission d'infiltration... Tout y passe!

Ce que j'ai pensé du film:
Possédant une carte UGC illimitée, je me rends très souvent au cinéma. J'ai donc souvent eu l'occasion de voir des bandes-annonces pour Valerian et je dois avouer avoir été immédiatement intéressée par le film, dont les images me paraissaient vraiment magnifiques. Je suis donc allée le voir à sa sortie, un peu refroidie tout de même par les critiques américaines qui descendaient copieusement le long-métrage. Au final, que dire de Valerian? Et bien que même si ce n'était pas le film du siècle, c'était quand même pas trop mal non plus. Voyons tout cela plus en détails.

Commençons par le casting. Selon moi, c'est le gros problème du film, et c'est un élément qui revient souvent dans les chroniques presse et spectateurs comme point négatif. Je ne trouve pas, malheureusement, le casting très bon. J'ai trouvé que le duo principal manquait profondément d'alchimie: c'est difficile de croire qu'une relation quelconque existe entre eux. Dane DeHaan, que je ne connaissais pas avant ce film, joue avec une conviction proche du néant. Cara Delevingne, que je n'avais déjà pas aimée dans Suicide Squad, est là aussi terriblement fade. Clive Owen est tellement caricatural que c'en est ridicule.

La seule bonne petite surprise du casting est, à mes yeux, Rihanna. Je ne suis pas spécialement fan d'elle et je n'attendais pas grand chose de sa prestation, mais je l'ai trouvée assez rafraichissante. Son personnage était sympathique et attachante, et elle s'en sort plutôt bien. Ce n'est pas la meilleure actrice du monde, mais sa présence est appréciable.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai assez bien aimé l'histoire racontée par Luc Besson. Ce n'est pas d'une grande originalité, il faut le reconnaitre: on voit arriver les retournements de situation, c'est un petit peu prévisible... Mais c'est bien raconté, ça tient la route. Il y a de l'action, ça bouge beaucoup, c'est rythmé, un bon plus.

La sous-intrigue amoureuse est cependant pour moi vraiment de trop. Je pense que ça rejoint mon point précédent sur le manque d'alchimie entre les acteurs principaux. On peine à s'y intéresser et c'est too much pour être crédible une seconde.

Le gros, gros point fort du film réside selon moi dans son univers. Luc Besson avait déjà montré avec par exemple Arthur & les Minimoys qu'il pouvait créer un monde complexe et bien organisé, et c'est une fois de plus réussi ici. C'est un monde chargé, cohérent, avec de nombreux détails et vraiment fascinant. Tant d'espèces, de lieux... 

C'est visuellement magnifique aussi: les animations et les effets spéciaux sont très réussis. J'ai trouvé le film superbe à regarder, tant pour la fluidité que l'originalité. Les couleurs sont belles, et la réalisation met bien en valeur tout cela. Je pense en particulier à plusieurs scènes d'action très rythmées et harmonieuses. Mention spéciale aussi aux character designs, vraiment superbes.

Pour résumer, j'ai passé un assez bon moment devant Valerian. C'est un film divertissant avec un bel univers et beaucoup d'action. Certes, il y a quelques défauts, mais je trouve le backlash reçu par le film et Luc Besson un peu injuste. Il y a franchement des films bien pires que ça qui sortent toutes les semaines. Dans tous les cas, je vous invite à vous faire un avis par vous-même! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très, très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #5: Men in Black de Barry Sonnenfeld (1997).



Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro de mon cycle cinéma consacré à la Science-Fiction. Après un mois placé sous le signe de Tom Cruise qui passe une sale journée en boucle, je propose cette fois de partir à la découverte d'un classique de la fin des années 1990 qui mêle extra-terrestres, costumes noirs et humour: Men in Black, réalisé par Barry Sonnenfeld. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Men in Black:
Quelques informations sur le film:
Avant de nous pencher plus en détails sur l'intrigue du film, commençons d'abord par une petite présentation de Men in Black! Sorti en 1997, le film est une adaptation de comics assez peu connus en France. Il a été réalisé par Barry Sonnenfeld: si ce nom en lui même ne vous dit rien, il se cache pourtant derrière des films comme La famille Addams et sa suite (Les valeurs de la famille Addams) ou, plus récemment, la série Netflix A Series of Unfortunate Events. Le film met en scène un duo désormais culte: Kay joué par Tommy Lee Jones (vu dans environ un milliard de films, dont Lincoln et Jason Bourne) et Jay, alias Will Smith, au top du top de sa carrière. On retrouve aussi Rip Torn dans le rôle de Zed. Avec un budget de 90 millions de dollars, Men in Black fut un ENORME succès au box office, récoltant près de 600 millions de dollars de recettes. Un succès porté aussi par la bande-originale composée par Danny Elfman (le copain de Tim Burton) et surtout la chanson éponyme de Will Smith. Deux suites racontant de nouvelles aventures de Kay et Jay verront le jour par la suite. Je vous laisse ci-dessous le fameux clip de Will Smith, histoire de danser un peu sur le Livroscope!




 Résumé:
James Edwards travaille pour la police de New York. Un job qui, comme on peut l'imaginer, ne manque pas de piquant. Ses journées sont loin d'être ennuyantes, mais sa vie bascule lorsqu'il se retrouve nez à nez avec une créature on ne peut plus étrange. Grâce à K (Kay), il découvre l'existence des Men in Black, des hommes dont le travail est de s'occuper de la cohabitation entre les humains et les extra-terrestres et surtout de faire en sorte que les premiers oublient l'existence des seconds. Le jeune homme rejoint cette équipe d'agents on ne peut plus particuliers, prenant son rôle d'agent J très au sérieux...

Ce que j'ai pensé du film:
Aaaaah, Men in Black! Voilà un film culte qui, vingt ans après sa sortie, reste toujours aussi populaire! Entre ses deux suites, sa musique catchy, ses citations célèbres, le film qui a contribué à faire décoller la carrière de Will Smith me paraissait comme un incontournable pour ce cycle cinéma autour de la SF. Car SF ne veut pas forcément dire que l'humour est à bannir, loin de là, et c'est pour cela que j'ai eu envie de me replonger dans cet univers à la fois loufoque et tout à fait cohérent.

Revoir Men in Black, maintenant que j'ai 25 ans, c'est un peu comme faire une plongée dans mon enfance. Je suis née au tout début des années 90, et les Men in Black ont sans aucun doute bercé mes cinq ans. Entre la chanson de Will Smith et la flopée de merchandising qui a suivi la sortie du film, il est indéniable de dire que les hommes en noir ont marqué la décennie.


Alors, vingt ans plus tard, revoir le film m'a fait vraiment très plaisir. Et ce pour plusieurs raisons: tout d'abord, Men in Black est un film très divertissant, qui prend le temps de poser son ambiance. Après une première scène qui pose très bien les bases du film (l'humour, les extra-terrestres, les Men in Black), nous découvrons davantage de choses, en même temps que Jay.
Le film propose un juste équilibre entre humour, action et développement d'univers. On n'est pas dans de la parodie mais vraiment dans une comédie SF, avec son identité bien marquée. Et c'est ce que j'apprécie beaucoup dans son film: son esthétique. Les costumes noirs, sobres, les lunettes, qui se détachent du fond blanc des bâtiments du MIB, l'argenté de la technologie... 

Il y a une vraie richesse aussi en ce qui concerne les extra-terrestres: les espèces sont très nombreuses, leurs capacités aussi. Le film vaut le coup d'être vu ne serait-ce que pour l'important "bestiaire" qu'on y retrouve. 

L'intrigue, sans toute assez classique, tient la route et est menée intelligemment par la réalisation de Barry Sonnenfeld. Je ne me suis pas ennuyée, et j'ai particulièrement apprécié les scènes d'action que j'ai trouvées assez bien gérées. On notera tout de même des effets spéciaux qui vieillissent assez mal mais qui étaient à la pointe de la technologie de l'époque. Personnellement, j'arrive à faire abstraction de ce genre de détails, mais je préfère le mentionner au cas où les effets moches vous piquent les yeux.
Je trouve que les acteurs sont également très bons. Alors je sais qu'avec Will Smith, ça passe ou ça casse, et que beaucoup ont du mal avec cet acteur et ses petites manières. Personnellement, j'adore (presque tout le temps) Will Smith, et ce depuis le Prince de Bel-Air. Je trouve qu'il forme un très bon duo avec Tommy Lee Jones, on sent une vraie alchimie entre eux. Un bon point qui contribue à la réussite du film.
En bref, j'ai adoré revoir ce film, un vrai feel good SF pour moi. Je ne peux que vous le recommander si vous cherchez un film sympa à voir et que vous n'avez pas encore eu l'occasion de le regarder! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez apprécié cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

dimanche 25 juin 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #4: Edge of Tomorrow (2014).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons en cette fin de week-end pour parler ensemble d'un film que j'ai récemment vu pour mon cycle cinéma autour de la science-fiction. Ce film, c'est Edge of Tomorrow et sorti en 2014, dans lequel on retrouve le célèbre Tom Cruise, que nous avions déjà croisé le mois passé pour Minority Report. J'espère que cette nouvelle chronique vous plaira et je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Edge of Tomorrow:
Quelques informations sur le film:
Démarrons cette présentation de Edge of Tomorrow par quelques informations basiques sur le film. Edge of Tomorrow, sorti dans les salles en 2014, est une adaptation du light novel (format de romans nés au Japon et qui se destine surtout à des lecteurs adolescents/jeunes adultes et qui se popularise depuis quelques années en France) All You Need is Kill de Hiroshi Sakurazaka, dont c'est l'oeuvre la plus connue. C'est peu après la parution de la version traduite aux Etats-Unis qu'un projet de film se met en place. Il est réalisé par Doug Liman, un américain dont le nom ne vous évoque peut-être rien mais qui se cache derrière plusieurs films d'action célèbres comme Mr & Mrs Smiths, les Jason Bourne ou, plus récemment, le film The Wall. Le casting est alléchant: on retrouve Tom Cruise dans le rôle principal, celui de Bill Cage; l'actrice Emily Blunt (qui tourne actuellement un nouveau Mary Poppins) dans celui de Rita, Noah Taylor ou encore Bill Paxton. Le film a été un joli succès au box-office, rapportant plus de 350 millions de dollars pour un budget de 178 millions. Une suite est actuellement en préparation, avec le même casting. Je vous laisse découvrir ci-dessous la bande-annonce de Edge of Tomorrow.


Résumé:
2020. Depuis cinq ans, la terre est envahie par d'étranges aliens, les "mimics", qui se propagent sur terre et tuent ceux qu'ils croisent sur leur passage. Après des années à lutter en vain contre ces créatures, la United Defense Force vient de remporter une première victoire inespérée, à Verdun, grâce à Rita Vrataski. Une nouvelle offensive est prévue et Bill Cage, qui n'a pourtant aucune expérience des combats, est envoyé sur le front. La journée se déroule dans un chaos absolu, les mimics tuant soldat après soldat. Mais alors que Bill meurt juste après être parvenu à tuer l'une des créatures, il se réveille brutalement. Il réalise alors qu'il vit le même jour, encore et encore... 

Des aliens étranges...
Edge of Tomorrow nous propose de découvrir d'étranges aliens portant le nom de "mimics". Ces aliens possèdent une apparence particulière: ils évoquent à la fois la nature, avec des corps aux membres longs et tortueux semblables à des branches d'arbres, mais ils ont aussi un côté bien plus métallique, de par leur couleur notamment. Les mimics sont rapides, meurtriers et imprévisibles. Ils s'organisent en une hiérarchie très simple à comprendre: les mimics de base, qui forment le gros de leur peuple, et dont le rôle majeur consiste à tuer tout ce qui bouge. Au dessus de ces éléments communs, on retrouve des alphas: bien plus rares, ces alphas sont plus dangereux et ils sont mentalement liés au big boss, le mimic omega, qui gère toutes les stratégies de combat. Lorsqu'un alpha meurt, cela relance systématiquement le jour pour reprendre à zéro et employer une nouvelle technique pour tenter d'asseoir leur domination sur le monde. 

...Une journée qui recommence:
Normalement, la capacité de recommencer une journée encore et encore est réservée aux mimics. Pourtant, Bill Cage, après sa première virée sur le front, se retrouve capable de recommencer à volonté le jour de l'offensive. C'est très simple: à chaque fois qu'il meurt, tout repart de zéro. Une situation, on n'en doute pas, extrêmement perturbante pour notre héros qui ne comprend tout d'abord pas ce qu'il lui arrive. Jusqu'à ce qu'il s'allie avec Rita, celle qui a changé le cours de la guerre à Verdun. Car elle aussi a vécu une situation similaire. Ensemble, ils vont joindre leur force pour utiliser ce pouvoir dans un but bien précis: faire reculer les mimics pour de bon.

Ce que j'ai pensé du film:
Comme j'aime plutôt Tom Cruise et la science-fiction, j'avais beaucoup hésité à aller voir Edge of Tomorrow en salle lors de sa sortie. Malheureusement, je n'avais pas trouvé le temps d'y aller mais je l'avais noté dans ma tête au cas où. Ce cycle de cinéma SF était donc l'occasion parfaite de vous en parler, et c'est donc avec curiosité que je me suis penchée sur ce film, dont j'ai souvent entendu beaucoup de bien. Au final, après avoir regardé Edge of Tomorrow, je dois dire que j'ai passé un assez bon moment, malgré quelques bémols.



Commençons par le positif, et je pense que Doug Liman est un point que je me dois de mentionner. J'ai trouvé la réalisation plutôt pas mal sur ce film, avec notamment des scènes d'action bien maîtrisée et un montage très accrocheur, qui donne beaucoup de rythme à l'intrigue. Pour avoir vu quelques films de Doug Liman, je sais que c'est un réalisateur qui connait bien le domaine de l'action et ça s'en ressent dans le film, qu'on ne voit pas passer. 

Toujours dans les points positifs, le casting est plutôt très bon dans l'ensemble. J'aime bien Tom Cruise, il sait proposer un juste milieu entre action et acting, et c'est le cas avec son personnage de Bill Cage. Il parvient à donner à ce héros dont le principal rôle est de tuer des méchants un peu plus de profondeur. J'ai aussi beaucoup aimé la prestation d'Emily Blunt, très badass en Rita. J'ai envie de la voir dans plus de rôles de ce genre! Par contre, j'ai été assez étonnée par l'accent britannique de certains acteurs, que j'ai trouvé à la limite de l'exagération, surtout après les avoir entendus en interview. Mais c'est vraiment pas un point capital!

L'intrigue, quant à elle, est bien gérée. Le principe du "jour sans fin" est un élément qu'on a déjà vu et revu dans pas mal de films, principalement de SF, pourtant Edge of Tomorrow arrive à raconter sa version du jour qui se répète avec une touche d'originalité, de façon à ce qu'on ne s'ennuie pas. Cependant, je dois avouer que si j'ai beaucoup aimé les trois quarts du film, les dix dernières minutes et en particulier le dénouement me laissent un peu sur ma faim. J'aurais préféré une fin différente, plus proche de celle du livre original.

En parlant du livre, je n'ai pas eu l'occasion de le lire, mais je souhaite le faire prochainement. Ce que j'ai pu en lire sur internet m'intrigue beaucoup, surtout cette fameuse fin. Je dois d'ailleurs préciser que dans les bémols que je tiens à soulever sur ce film, l'américanisation du héros m'agace un peu. C'est un problème qui s'est récemment reproduit avec Ghost in the Shell, où l'héroïne est interprétée par Scarlett Johansson, que j'adore, tout comme Tom Cruise. C'est dommage de ne pas employer des acteurs asiatiques ou d'origines asiatiques.

Pour ce qui est de la SF, j'ai trouvé qu'il y avait de bonnes idées, comme le design des armures des soldats et leurs capacités, très intéressantes, le principe du jour sans fin déjà mentionné plus haut, ainsi que l'aspect des "mimics", vraiment original. Par contre, je trouve dommage que nous n'ayons pas plus de détails sur ces créatures. Il est vrai que moins on sait, plus ça peut faire peur, mais ici je trouve qu'on n'en connait vraiment pas grand chose. J'aurais aimé plus d'informations sur ces personnages!

Au final, Edge of Tomorrow est un film que j'ai trouvé divertissant, avec de bonnes idées et une réalisation intéressante. Ce n'est pas mon film préféré du genre mais il a le mérite de me donner envie de me pencher sur All You Need is Kill. Si j'ai l'occasion de le lire, je vous en parlerai! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, ainsi qu'à me laisser vos suggestions pour de prochains films à présenter. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 16 mai 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #3: Minority Report de Steven Spielberg (2002).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après vous avoir présenté une grosse déception il y a quelques jours, j'ai décidé de nous changer les idées avec un petit film pour notre cycle Robots, Tech & Stuff. Le mois dernier, je vous avais parlé de Signs, sorti en 2002, et, coïncidence, le film que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui date également de 2002. Il s'agit de Minority Report, film réalisé par Steven Spielberg et dans lequel on retrouve le célèbre Tom Cruise. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Steven Spielberg, c'est qui?
Minority Report, le film qui nous intéresse aujourd'hui, a été réalisé par le célèbre Steven Spielberg. Le réalisateur, qui a fêté ses 70 ans il y a quelques mois, est né en 1946 dans l'Ohio. Il se passionne depuis toujours pour le cinéma et fait ses premiers pas de réalisateur avec la caméra familial. En parlant de famille, il sera très profondément marqué par le divorce de ses parents, et le thème de la famille et notamment de la paternité reviendra par la suite très souvent dans ses oeuvres. Steven Spielberg est connu pour avoir travaillé sur des films extrêmement cultes du cinéma des années 80 et 90 et on le considère, avec George Lucas, comme l'un des pères du blockbuster. On le retrouve par exemple à la réalisation de films comme Jurassic ParkHook ou encore Indiana Jones, mais aussi sur des projets comme La Liste de Schindler, qui montre qu'il a plus d'une corde à son arc. Il s'est fait plus discret ses dernières années mais continue de travailler sur des projets comme, récemment, l'adaptation du Bon Gros Géant de Roald Dahl.

Minority Report:
Résumé:
2054. Washington. Le taux de criminalité de la ville est incroyablement bas et ce grâce à PreCrime, la police chargée de capturer les criminels avant qu'ils ne puissent passer à l'acte. C'est grâce à des prémonitions données par des "precogs" que ces crimes peuvent être empêchés. John Anderton, chef de l'unité, est un de ses meilleurs agents. Mais sa vie bascule lorsqu'une prémonition le concernant apparait: dans 36, il va tuer un homme qu'il ne connait pas. John décide de s'enfuir avec l'une des precogs, Agatha, pour tenter d'échapper à ses collègues et de découvrir comment empêcher cet événement... 

Quelques informations sur le film:
En 1990 sort sur grand écran le film Total Recall, avec Arnold Schwarzenegger et adapté d'une histoire de Philip K. Dick, célèbre auteur de Science-Fiction né en 1928 et mort en 1982. Le film connait un beau succès au box-office et un projet de suite voit rapidement le jour avec l'idée d'adapter Minority Report, autre nouvelle de l'auteur. Cependant, les années passent et le film reste à l'état d'embryon. Steven Spielberg et Tom Cruise, qui souhaitent travailler ensemble, récupèrent le projet qu'ils décident de remanier pour ne pas en faire une suite de Total Recall, mais il est encore un peu retardé en raison des calendriers de chacun. Au final le tournage démarre enfin en Mars 2001 et s'achève quelques mois plus tard. Comme le film se passe dans un futur assez proche, un effort tout particulier a été réalisé pour proposer un futur aussi réaliste que possible, afin de le rendre crédible pour le spectateur.
Le casting est tenu par Tom Cruise dans le rôle de John Anderton. Il est accompagné de Colin Farrell dans celui de Danny Witwer, chargé de retrouver Anderton. Samantha Morton, connue pour Elizabeth: The Golden Age, joue l'une des precogs, Agatha. 
Non seulement grâce à la présence de Spielberg à la réalisation et de Tom Cruise (alors au top du top de sa popularité) mais aussi grâce à son histoire, le film devient rapidement un joli succès au box office, rapportant près de 360 millions de dollars pour un budget de 100 millions. Ce succès se confirme ensuite par les ventes de DVD: à l'époque, le DVD est très à la mode, et les ventes de Minority Report sur ce format confirme son statut de film à succès. Il sera également nominé et récompensé à plusieurs reprises lors de cérémonies et festivals de cinéma. 
Je vous laisse quelques images ci-dessous pour que vous puissiez vous rendre compte de ce à quoi le film ressemble!



Empêcher le crime, une obsession du futur... Et du passé:
Les premières minutes du film suffisent à nous faire comprendre immédiatement l'un des enjeux les plus importants de l'intrigue: la détection du crime.
Si faire baisser le taux de criminalité est une priorité de beaucoup de pays aujourd'hui, la Science-Fiction regorge aussi d'exemples où cette thématique est priorité. Il n'est pas rare que des livres ou films de SF se déroulent dans un univers lié de près ou de loin avec la police. Citons quelques exemples: Blade Runner, film sorti en 1982, se penche sur un ancien policier qui chasse des androïdes. D'ailleurs, Blade Runner n'est autre qu'une adaptation assez libre d'un des livres les plus connus de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, dont l'intrigue est similaire. Ghost in the Shell, manga et films, s'intéressent à une héroïne travaillant dans la police. Minority Report est donc un autre exemple de cet intérêt de la SF pour le crime, et ici plus particulièrement de sa prévention: grâce aux prémonitions, on peut empêcher le crime avant qu'il soit commis, une méthode révolutionnaire.
Mais si parvenir à empêcher le crime est effectivement révolutionnaire, l'idée ne l'est cependant pas tellement. En remontant un peu l'histoire, on se rend en effet compte que certains penseurs et scientifiques essayaient de trouver un moyen de prévoir le crime. Un bon exemple de ça, c'est Cesare Lombroso, un italien né en 1839 qui développe l'hypothèse que les traits du visage contiendraient des indicateurs montrant si une personne peut être un criminel ou non. Les tatouages sont aussi pour lui un signe. D'autres théories, comme la phrénologie de l'autrichien Gall et popularisée ensuite en Angleterre par George Combe, cherchent au début du 19ème siècle à trouver dans la forme du crâne des indicateurs liés au vol, au meurtre ou autres tendances criminelles...Comme quoi le crime est une affaire de passé, de présent et de futur!

Ce que j'ai pensé du film:
Minority Report est sorti en 2002, alors que je n'avais que 10 ans. Je ne suis pas allée voir le film au cinéma mais je me souviens en revanche de son succès. Beaucoup de médias parlaient du film et il marchait très bien. C'est quelques années plus tard que j'ai pu le regarder, en DVD, sans grande conviction d'abord (j'ai eu une phase où je n'aimais pas trop Tom Cruise et à l'époque je n'étais pas spécialement fan de Science-Fiction. Comme quoi, tout arrive) puis j'ai été comme happée par l'intrigue. Aujourd'hui, je pense sincèrement que Minority Report a été  LE film qui m'a fait aimer la SF.



La grande force du film est pour moi son intrigue absolument prenante et captivante. Le film dure un peu plus de deux heures et ce sont deux heures qu'on ne voit absolument pas passer. Que ce soit lors de mon premier visionnage ou lorsque j'ai revu le film par la suite, il m'a été impossible de m'ennuyer! Il y a beaucoup d'action, beaucoup de rythme, un mélange équilibré entre course poursuite et intrigue... Bref, rien à redire.

Je suis également très sensible à l'univers de Philip K.Dick. J'ai bien conscience qu'il s'agit d'une adaptation assez lâche de son histoire, tout comme Blade Runner l'est de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, mais j'ai toujours été attirée par ses oeuvres et il est sans conteste l'un de mes auteurs préférés du genre. Voir son travail à l'écran me fait toujours plaisir.

Les personnages ont un côté un peu clichés et on identifie vite qui va jouer quel rôle dans l'intrigue. Néanmoins, malgré un aspect légèrement caricatural, les acteurs parviennent à livrer des performances solides et qui contribuent à faire tenir le film debout. Tom Cruise est un acteur que j'aime toujours beaucoup dans ses films d'action car on sent qu'il est à fond, et c'est le cas ici. Colin Farrell est top mais c'est normal, c'est Colin. Les seconds rôles sont aussi très bons.

J'ai mentionné plus haut que le film cherchait à proposer une vision du futur assez réaliste et ça s'en ressent vraiment dans le résultat final. Le monde futuriste que Spielberg nous fait voir me parait crédible, on se dit qu'un truc pareil peut exister un jour. Il y a des gadgets, des machins qui clignotent et des trucs qui font dire "wooow la classe", mais ça ne me parait pas impossible à créer un jour. J'aime aussi l'esthétique assez "bleutée" de Minority Report, ça donne une identité très visible au film.

Vous l'aurez compris, Minority Report est un film que j'aime énormément. J'ai eu l'occasion de le revoir plusieurs fois et je le recommande souvent lorsqu'on me demande un film sympa à regarder. C'est avec Minority Report que je suis vraiment tombée dans la SF et que j'ai pu découvrir tout un tas d'auteurs qui comptent aujourd'hui parmi mes préférés, Philip K. Dick en tête. Alors si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas à y jeter un oeil!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 30 avril 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #2: Signs de M. Night Shyamalan (2002).




Bonjour tout le monde!

Comment allez-vous? Je suis AnGee du Livroscope et je suis ravie de vous accueillir aujourd'hui sur le blog pour le dernier article de ce mois d'Avril. Pour conclure ce doux mois printanier, je vous propose de nous pencher ensemble sur le second film que j'ai regardé pour mon Cycle cinéma personnel autour de la Science-Fiction. Après avoir beaucoup hésité quand au film à regarder, j'ai décidé de me lancer dans un film dont on m'a énormément parlé (plutôt en mal qu'en bien): Signs de M. Night Shyamalan, sorti en 2002. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Parlons un peu de M. Night Shyamalan:
Mais qui est M. Night Shyamalan? Né en 1970 en Inde, Manoj Nelliyattu Shyamalan passera son enfance aux Etats-Unis, en Pennsylvanie. Il fait des études à la Tisch School of the Arts, à New York, un établissement connu pour avoir formé de nombreux acteurs et réalisateurs, comme Martin Scorsese ou Woody Allen. Ses études témoignent de sa passion pour le cinéma et c'est vers la réalisation qu'il se tourne dès le début des années 1990. Après deux films passés plutôt inaperçus, Shyamalan (qui a changé son nom en M. Night en lançant sa carrière) explose avec Sixième Sens, film mettant en scène Bruce Willis. Le film est un énorme succès commercial et propulse le réalisateur au statut de star. Son film suivant, Incassable, toujours avec Bruce Willis, le conforte dans cette position, tout comme Signes. Rien ne semble pouvoir l'arrêter jusqu'à l'échec critique puis commercial de ses films suivants, notamment The Last Airbender et surtout After Earth. Cependant, après quelques années de passage à vide, il semble à nouveau reprendre la voie du succès: son dernier film en date, Split avec James McAvoy, fut un gros succès en salles et une suite serait déjà en préparation.

Signs:
Quelques informations sur le film:
Sorti en 2002, Signs est le cinquième film réalisé par M. Night Shyamalan. Mais il ne se contente pas de le réaliser, puisqu'on le retrouve aussi à la production et à l'écriture du film, ainsi que dans un des seconds rôles (et oui, ce type est multitâche). Le casting est mené par Mel Gibson, acteur extrêmement en vogue dans les années 80 et 90 et qui a décidé de travailler davantage sur des projets plus personnels depuis le début des années 2000. Il interprète Graham Hess, le héros principal du film. Joaquin Phoenix, acteur qui tourne aussi bien dans des blockbusters que dans des films un peu plus confidentiels, joue son frère, Merrill. Les enfants de Graham, Morgan et Bo, sont campés par Rory Culkin (le frère de Macaulay himself) et Abigail Breslin, connue pour Little Miss Sunshine ou, plus récemment, la série Scream Queens. Avec un budget de 72 millions de dollars, le film fut un gros succès commercial, rapportant plus de 400 millions de dollars. Si les critiques furent plutôt positives à l'époque, le film est souvent critiqué sur internet ces dernières années, notamment par le Nostalgia Critic. Je vous laisse ci-dessous la bande-annonce du film!


Résumé:
Prêtre désabusé après la mort de sa femme, Graham Hess vit dans sa ferme avec Merrill, son frère ancienne star du baseball, et ses deux enfants, Morgan et Bo, une petite fille aux habitudes bien particulières. La vie de la famille est soudainement chamboulée lorsque d'étranges crop circles apparaissent dans les champs de la ferme. Et lorsqu'ils comprennent que ce n'est pas un canular mais bien le signe d'une invasion extra-terrestre, les Hess vont devoir être plus soudés que jamais...

Crop circle et foi:
Dans Signs, deux mondes assez distincts se croisent: celui de la religion et celui des extraterrestres. Commençons par la religion: Graham Hess a longtemps été pasteur, un titre sous lequel tout le monde le connait. Mais la mort de sa femme, particulièrement violente, a complètement chamboulé sa façon de percevoir le monde et de percevoir la religion, au point qu'il a décidé de s'en détacher. Il refuse qu'on lui rappelle ses anciennes croyances et il a banni de sa maison les prières et ce qui les accompagne. 
Le film traite également bien évidemment des extraterrestres, avec l'apparition, dès les premières minutes, des fameux crop circles. Ces formes géométriques, souvent circulaires, qui apparaissent de façon inexpliquées dans les champs sont souvent associées à des thèses d'invasion extraterrestre même s'il s'agit pour la plupart du temps de canulars orchestrés par quelques plaisantins. 
Au final, aussi différents qu'ils soient, ces deux thèmes s'entrecroisent et se retrouvent. En effet, nos héros se retrouvent confrontés au fait de croire à des êtres surnaturels, à quelque chose qui semblait impossible. En lisant un livre, qui fait office de bible sur les extraterrestres, Bo et Morgan énoncent toute une liste de possibilités concernant ces êtres. Le pasteur retrouvera-t'il le chemin de Dieu?

Ce que j'ai pensé du film:
Signs, c'est un film avec lequel j'ai une relation un peu particulière. En effet, avant de me lancer dans la rédaction de cette chronique, je l'avais vu sans l'avoir vu. Regardant des types comme Karim Debbache ou le Nostalgia Critic, j'avais déjà vu des vidéos sur ce film et j'en connaissais l'histoire et les reproches qu'on pouvait lui faire. Mais j'ai décidé de le regarder enfin par moi-même, pour voir si j'allais l'apprécier ou au contraire le détester. Au final, je dois avouer être assez mitigée par ce film, que je trouve assez particulier.

Démarrons par l'histoire. Alors oui, je n'ai pas vraiment été surprise car je la connaissais déjà en raison des critiques que j'en avais vues, donc je m'attendais déjà aux retournements de situation ou au dénouement. Néanmoins, j'ai plutôt apprécié l'ensemble de l'intrigue, assez divertissante et plutôt bien construite. En revanche, comme beaucoup, j'ai trouvé que la fin comportait de nombreuses incohérences et des trucs un stupides. Dommage, car j'ai plutôt bien aimé le reste!

Pour ce qui est des personnages, j'ai, à ma grande surprise, beaucoup aimé les enfants, surtout Morgan. Les différents membres de la famille fonctionnent bien ensemble et les caractères s'équilibrent bien. J'ai entendu pas mal de critiques concernant le côté assez apathique des acteurs mais personnellement j'ai assez bien aimé ce côté un peu "ahuri" que Mel Gibson et Joaquin Phoenix ont. Et les enfants jouent plutôt bien, surtout Rory Culkin.

Le côté SF est principalement porté par les extraterrestres. Ils sont quasiment absents pendant tout le film, tenus à l'écart et apparaissant par des sons, des bruits, des ombres avant d'être vraiment visibles. A vrai dire, je préfère mille fois quand on ne les voit pas, car ils créent une atmosphère de tension, de stress très efficace. Par contre, une fois qu'on les voit, et bien ils sont plutôt décevants...

J'ai assez bien aimé les différents thèmes du film, notamment le parallèle entre religion et événements extraterrestre. L'histoire de Graham est intéressante, bien menée, le background assez bien géré. C'est intéressant de voir comment un homme peut passer d'un extrême à l'autre et comment les événements de notre vie peuvent jouer un rôle important sur notre façon de percevoir les choses. 

Au final, Signs est loin d'avoir été la déception à laquelle je m'attendais. Au contraire, j'ai trouvé la première heure très divertissante, très agréable et ce n'est que les quinze dernières minutes qui me laissent un peu mitigée, comme beaucoup. Je suis contente d'avoir vu ce film pour de bon!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 8 mars 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #1: Terminator de James Cameron (1984).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons aujourd'hui aujourd'hui pour lancer ensemble le nouveau cycle cinéma du blog. Après avoir clôturé un cycle basé sur la découverte, j'ai cette fois sélectionné un thème qui me tentait depuis longtemps: la science-fiction! A travers sept chroniques et sept films, nous explorerons un peu ensemble la science-fiction au cinéma. Et pour commencer, j'ai choisi de me pencher sur un classique des années 80, le célèbre Terminator de James Cameron! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Terminator:
Résumé:
1984. Sarah Connor est une jeune femme à la vie des plus banales. Elle vit avec Ginger, sa colocataire, et gagne tant bien que mal sa vie grâce à son travail de serveuse. Bref, en apparence, rien ne laisse présager que Sarah soit une personne au destin unique. C'est alors que toutes les Sarah Connor des environs se font tuer, les unes après les autres. C'est en rencontrant Reese, un homme envoyé du futur, qu'elle découvre que sa vie est en danger: elle est traquée par un Terminator, un robot venu lui aussi du futur, qui a pour mission de l'exterminer...

Quelques informations sur le film:
Il est à présent temps de nous pencher avec un peu plus de détails sur notre film du jour. Sorti en 1984, Terminator est un film réalisé par James Cameron, célèbre cinéaste canadien notamment connu pour Titanic, Point Break ou encore Avatar. Il s'est également occupé du scénario du film, dont le tournage démarra au début de l'année 1984. Dans les trois rôles principaux, on retrouve tout d'abord Arnold Schwarzenegger, en train d'établir sa réputation de star d'action, dans le rôle du Terminator. Michael Biehn, qui a depuis joué dans pas mal de films de genres, interprète Kyle Reese, et Linda Hamilton (qui fait apparemment beaucoup de doublages) joue la désormais célèbre Sarah Connor. Contre toute attente, le film fut un énorme succès commercial, engrangeant près de 80 millions de dollars de recettes pour un budget dérisoire de 6,4 millions. Ce succès permit non seulement d'établir la carrière d'Arnold mais lança aussi la production de plusieurs suites (Terminator 2, 3, Terminator Salvation ou plus récemment Terminator Genisys) qui connurent plus ou moins de succès. Si vous avez envie de voir à quoi ressemble Terminator, je vous invite à regarder quelques images ci-dessous!



Entre science-fiction et course-poursuite:
Considéré aujourd'hui comme un classique du cinéma d'action des années 1980, Terminator est un film qui en a inspiré des dizaines d'autres après lui. Il mêle habilement plusieurs genres, entre science-fiction, action et course-poursuite.
Etant donné que la SF est le coeur de ce cycle cinéma, il est important d'y consacrer quelques lignes. L'élément principal de SF que l'on retrouve dans le film est présent dès le titre: le Terminator, ou le T-800, joué par Arnold Schwarzenegger tout en muscles et en visage crispé. Le Terminator est un cyborg crée dans le futur, au coeur du 21ème siècle, et dont l'apparence est celle d'un homme. Et s'il est certes d'une taille impressionnante avec des muscles saillants, cet homme est à priori fait comme tout le monde puisqu'il parle, bouge et même saigne. Et pourtant, sous une couche de peau se cache la structure du cyborg, que nous avons le loisir de découvrir à plusieurs reprises dans le film.
La SF est également présente dans l'évocation du futur, raconté par Kyle Reese, venu sauver Sarah Connor. Il lui parle d'un futur dangereux, en guerre, qui le font passer pour un fou aux yeux des autorités. La SF est souvent liée à cette représentation d'un monde en conflit où la violence est omniprésente et où la technologie participe à cette violence.
Le film se construit également comme une course-poursuite haletante entre le duo formé par Kyle Reese (et son célèbre "Follow me if you wanna live") et Sarah Connor et de l'autre côté le Terminator, qui ne reculera devant rien pour atteindre son objectif... La jeune femme parviendra t'elle à échapper à un destin funeste?

Ce que j'ai pensé du film:
Lorsque j'ai décidé de me lancer dans un cycle cinéma autour de la science-fiction, mon objectif était non seulement de regarder des films que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir, mais aussi de vous parler de longs-métrages que j'aime beaucoup et que je voulais vous recommander. Terminator tombe dans cette seconde catégorie: même si le cinéma d'action n'est pas mon genre de prédilection, j'ai grandi avec un papa fan d'acteurs comme Schwarzy, et certains de leurs films font donc partie de mes films préférés. Et Terminator en est un très bon exemple.

Commençons par un point essentiel: l'histoire. Terminator possède une intrigue assez simple et facile à résumer: un robot du futur est envoyé pour tuer une femme afin d'empêcher un événement de se produire. Un autre personnage du futur est là quant à lui pour essayer de la protéger. C'est simple mais très efficace. Le film ne se perd pas dans des détours inutiles et parvient tout de même à proposer quelques rebondissements réussis. On ne s'ennuie pas et c'est très divertissant.

Cela tient en grande partie à la réalisation et au montage qui tiennent en haleine. J'ai vu qu'une grande partie du film a été tournée de nuit, ce qui donne un rendu assez sombre et angoissant, propice au sentiment d'angoisse de Sarah Connor. Les scènes d'action sont dynamiques, bref, je n'ai rien à redire sur ce point!

Le film est également très connu pour ses personnages devenus cultes, dont Sarah Connor. J'aime beaucoup le personnage de Sarah car elle connait une sacrée évolution entre le début et la fin du film. Même si elle parvient à gérer, tant bien que mal, sa vie, elle manque de confiance en elle lorsque l'intrigue démarre. Elle s'affirme progressivement alors que l'intrigue avance jusqu'à devenir forte et badass dans les derniers instants du film. Elle forme un duo intéressant avec Kyle, que j'aime bien également. Enfin, comment ne pas parler du Terminator? On peut critiquer le jeu d'acteur d'Arnold Schwarzenegger dans pas mal de films, mais ici le rôle lui va très bien: le Terminator nécessite une absence d'expression, une froideur et un charisme qu'il parvient à rendre très bien.

Pour conclure, je ne pouvais pas passer à côté de l'aspect absolument culte de ce film ainsi que de ses suites. "Sarah Connor", "I'll be back", "Follow me if you wanna live" ou encore "Hasta la vista baby" (dans Terminator 2) sont autant de citations devenues cultes et que tout le monde connait même sans avoir vu le film. Alors si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir Terminator, je vous encourage à le faire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...