lundi 21 avril 2014

Stanley Kubrick #1: Spartacus (1960).




Bonjour à tous et à toutes !

J’espère que vous allez bien et que vous avez tous passé un bon week-end ! De mon côté, je suis actuellement en vacances avec ma petite famille, mais rassurez-vous, je ne vous ai pas oubliés ! En effet, je vous ai préparé pour cette semaine deux chroniques qui, espérons-le, vous plairont. Et pour démarrer en beauté, je vous propose de lancer officiellement le nouveau cycle cinéma du Livroscope : le mois dernier, j’ai terminé celui consacré à l’acteur Johnny Depp, et j’ai tellement aimé vous préparer des articles sur le septième art que j’ai décidé de me lancer dans un autre défi, celui de vous présenter sept films du célèbre réalisateur Stanley Kubrick ! Allonsy sans plus tarder, je vous souhaite une très bonne lecture de cet article :)


Petite photo prise pendant la préparation du cycle!
Pourquoi un cycle sur Stanley Kubrick ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à vous expliquer avec un peu plus de détails pourquoi j’ai choisi de traiter de Stanley Kubrick pour ce nouveau cycle.

Tout d’abord, après avoir travaillé sur un acteur (Johnny Depp), j’ai pensé à choisir une actrice (Kate Winslet, par exemple, ou Kirsten Dunst, que j’adore), ou alors à concocter une liste de films autour d’une thématique (les adaptations, les films d’animations), mais je n’arrêtais pas de changer d’avis : il faut dire que travailler sur le cinéma offre des milliers de possibilités !

Puis, la solution m’est venue plutôt simplement au moment où je ne m'y attendais pas : en faisant une petite liste des films que j’avais envie de voir (parce que oui, je fais ça), j’ai réalisé que plusieurs d’entre eux étaient des films réalisés par Stanley Kubrick. J’ai découvert le réalisateur lorsque j’avais 16 ans, avec A Clockwork Orange, et j’avais eu depuis le temps de voir d’autres de ses films, comme Lolita, ou The Shining. C’était donc l’occasion idéale de combler mes lacunes !
Je vous laisse ci-dessous la liste finale du cycle, j’espère qu’elle vous plaira (à savoir : j’ai déjà présenté il y a quelques mois The Shining à l’occasion d’une LC sur le roman éponyme, voici le lien) :

1) Spartacus – Avril 2014.
2) Lolita – Mai 2014.
3) Dr Strangelove – Juin 2014.
4) 2001 : A Space Odyssey – Juillet 2014.
5) A Clockwork Orange – Août 2014.
6) Full Metal Jacket – Septembre 2014.
7) Eyes Wide Shut – Octobre 2014.



Stanley Kubrick, c'est qui?
Comme nous allons passer un petit moment avec l’ami Stanley (sept mois, c’est pas rien quand même !), je vous propose de démarrer par quelques mots le concernant. Evidemment, je ne suis pas biographe, donc je vais m’en tenir à des généralités, apprises sur le net ou dans le livre Stanley Kubrick par Paul Duncan, que j’ai trouvé très sympa.

Stanley Kubrick est né en 1928 à New York. Très jeune, il se désintéresse de l’école, préférant se consacrer à ses passions héritées de sa famille, à savoir la photographie et les échecs. La photographie devient centrale dans sa vie, et son talent le fait remarquer rapidement : il vend ses premiers clichés à l’âge de 16 ans, et il se lance dans la réalisation de photos-récits (une histoire racontée grâce à une succession de photos. Cette pratique, que vous connaissez peut-être sous le nom de « roman photo » s’est un peu perdue de nos jours). Il décide ensuite de se tourner vers le cinéma et la réalisation, en commençant par des courts-métrages documentaires, notamment sur la boxe (une autre de ses passions). C’est en 1953 qu’il réalise son premier film, intitulé Fear and Desire, qu’il a auto-financé, puis il sort en 1954 Killer’s Kiss. Le succès public n’est pas au rendez-vous, mais les critiques lui reconnaissent un certain talent qui l’encourage à poursuivre. Il réalise ensuite The Killing, qui marche bien en salles, puis Paths of Glory (connu en français sous le titre les Sentiers de la Gloire) grâce auquel il rencontre Kirk Douglas, avec lequel il travaillera en 1960 sur Spartacus dont nous allons parler aujourd’hui. En 1962, Kubrick propose l’adaptation considérée scandaleuse du non-moins scandaleux roman Lolita de Vladimir Nabokov, puis Doctor Strangelove. Suite à ce film, il passe au cinéma couleur et déménage en Angleterre. Il réalise deux de ses films les plus connus, 2001 : A Space Odyssey, et A Clockwork Orange, avant de s’atteler à une nouvelle adaptation, Barry Lyndon (film pour lequel tout a été tourné avec des bougies pour rendre l’éclairage aussi proche de celui de l’époque de l’histoire. Classe.). Il se fait un peu plus rare au cinéma pour ses trois films suivants, The Shining (dont j’ai déjà parlé sur le blog), Full Metal Jacket, et enfin Eyes Wide Shut, sorti en 1999, année de sa mort. A noter que Stanley Kubrick avait également lancé au cours de sa carrière une multitude de projets qu’il ne parvint pas à faire aboutir, notamment un biopic sur Napoléon, ou A.I que Steven Spielberg, dont il fut l’ami, réalisera plus tard.
En ce qui concerne sa vie privée, il se maria tout d’abord à Toba Metz en 1951, puis à Ruth Sobotka, et enfin à Susanne Harlan.  

Spartacus:
Informations générales:




Sorti en 1960, Spartacus est un film adapté sur un roman écrit par l’écrivain Howard Fast, publié en 1951. Kirk Douglas, acteur très en vogue à l’époque, décida de l’adapter à l’aide du scénariste Dalton Trumbo. A l’origine, le film devait être réalisé par Anthony Mann, mais après deux semaines de tournage, Kirk Douglas (qui était aussi le producteur) le congédia et appela Stanley Kubrick en remplacement. Pour l’époque, Spartacus était un film gros budget, avec 13 millions de dollars. Mais il fit un carton dans les salles, rapportant presque cinq fois son coût de départ ! Le film remporta plusieurs prix, dont quatre Oscars, récompensant notamment Peter Ustinov, la photographie et les costumes.

Au niveau du casting, on retrouve Kirk Douglas dans le rôle titre, Jean Simmons (Varinia), Laurence Olivier (Crassus), Peter Ustinov (Lentulus Batiatus), Charles Laughton (Gracchus), ou encore Tony Curtis qui interprète Antoninus.




Résumé:
Nous voilà en -73 avant Jésus-Christ. Spartacus, esclave fils d’esclave, est acheté alors qu’il travaille dans une mine par Lentulus qui dirige une école pour former des gladiateurs. Il y découvre la violence du combat, la rudesse de l’entraînement physique, mais aussi l’amour, en la personne de la jolie Varinia, elle-aussi esclave. Un jour, Crassus, riche patricien, rend visite à Lentulus : la mort de l’un des gladiateurs et la vente de Varinia à Crassus déclenchent une révolte menée par Spartacus, qui monte alors une armée d’esclaves, avec le but de quitter l’Italie. Mais à Rome, les patriciens ne l’entendent pas de cette oreille…

Spartacus, un personnage qui fascine:
Comme je l’ai appris en faisant mes recherches sur le film (oui, j’y connais rien en culture antique: merci Wikipédia), Spartacus est un personnage ayant réellement existé. Il est principalement connu pour avoir été l’un des leaders de la Troisième Guerre Servile (autrement dit des rebellions d’esclaves) d’Italie, guerre menée par des gladiateurs entre 73 et 71 avant Jésus Christ. On sait assez peu de choses en ce qui concerne sa vie, mais on peut en revanche dire qu’il est devenu une vraie légende. En effet, Spartacus est devenu une vraie inspiration pour les arts, que ce soit la littérature (théâtre, mais surtout romans, comme celui de Bernard Malon ou celui de Howard Fast), le cinéma (avec six films, dont un inspiré par son fils), ou encore la télévision, avec la série Spartacus qui compte trois saisons.

Un péplum sur la liberté:
Dans Spartacus, on découvre l’histoire (sous forme de fiction, évidemment) de la Troisième Guerre Servile d’Italie, au cours de laquelle les gladiateurs décidèrent de se soulever et de défier le régime de la Rome Antique, très codifiée socialement. Les personnages du film sont principalement issus de trois « classes » : tout d'abord, les gladiateurs et esclaves, sur lesquels on se focalise, comme Spartacus, Antoninus et Varinia. Nous les voyons travailler dans des conditions particulièrement hard : le film s’ouvre sur une scène se déroulant dans une carrière, où les esclaves travaillent sous un soleil de plomb, fouettés et battus à mort. Ils doivent être totalement soumis à leurs maîtres, comme le montre par exemple les allusions sexuelles de Crassus envers Antoninus, ou le défilé des femmes esclaves le soir dans les chambres des gladiateurs. Evidemment, nul besoin de préciser qu’ils ne sont pas payés !

La seconde catégorie, celle des « commerçants », est représentée par le personnage de Lentulus Batiatus, qui achète les esclaves et dirige l’école des gladiateurs. Quasiment toutes ses apparitions sont liées à l’argent, que ce soit dans les actes qu’il effectue (acheter ou vendre) ou dans ses paroles. Son attitude envers les patriciens (dont nous parlerons dans quelques lignes) est stimulée par l’appart du gain et par le pouvoir : il retourne sa veste plusieurs fois au cours du film…




Enfin, au top of the top nous trouvons les patriciens, ici Gracchus et Crassus, vêtus de leur toge blanche. Plusieurs scènes du film sont des séances au sénat pour parler politique, montrant leur pouvoir, décidant de ce qui doit être fait ou pas fait. Ils sont dépeints comme étant manipulateurs, hypocrites, et s’amusant de la souffrance des autres (la scène où les jeunes femmes choisissent les gladiateurs au début du film est assez marquante).
Evidemment, précisons-le tout de même, le trait est forcé pour le bien du film, pour le rendre crédible !


Stanley Kubrick avec Tony Curtis et Laurence Olivier.
Mon avis sur le film:
Comme vous l’aurez compris avec ma petite présentation de Stanley Kubrick, lorsque Spartacus sort en 1960, il avait déjà réalisé pas mal de choses, et j’aurais pu choisir un de ses travaux plus anciens, mais j'ai sélectionné ce film pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que ce film est son premier gros gros gros succès en salles, avec à la clé quatre Oscars ; ensuite, j’avais envie depuis longtemps de regarder un péplum (parce que j’aime bien les péplums, Ben-Hur c’est la vie), et enfin parce que je bavais sur le casting. Au final, je suis assez mitigée sur le film.

Alors attention, je ne dis pas que je n’ai pas aimé. Au contraire, j’ai passé un assez bon moment devant Spartacus. Le film dure environ trois heures, mais je ne les ai pas vues passer ! Je suis entrée dans le film sans trop de problèmes (j'ai adoré le générique) et j’ai eu du mal à le lâcher. Tout d’abord,  j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est très prenante, proposant des rebondissements intéressants et se déroulant avec fluidité. Il est difficile de s’ennuyer : le film comprend beaucoup d’action, des séquences émotions sympathiques entre Spartacus et Varinia, et j’ai trouvé les combats et passages à l’école de gladiateurs plutôt bien chorégraphiés.

On s'éclate, dis donc!

En ce qui concerne les personnages, je n’ai rien à redire : je vous ai dit avoir choisi le film en partie en raison du casting, et c’est vrai. La plupart des rôles principaux sont tenus par des acteurs que j’adore, comme Kirk Douglas (que je trouve super charismatique, il envoie en gladiateur : d’ailleurs vous noterez que son physique n’a rien à voir avec les acteurs bodybuildés qu’on met aujourd’hui dans les films qui se passent à la même époque), Peter Ustinov (hello Hercule Poirot), mais surtout, SURTOUT le duo Tony Curtis et Laurence Olivier, deux de mes acteurs préférés. J’étais ravie de les retrouver dans Spartacus, et c’était vraiment le gros point fort pour moi dans ce film. Les personnages sont plutôt bien réussis : Varinia est particulièrement touchante !

Alors, il est où le problème ? Et bien si je trouve que Spartacus est un bon péplum et un bon film, je n’ai en revanche pas l’impression d’avoir vu un film de Stanley Kubrick. Ses autres films (du moins ceux que j’ai vus jusqu’à présent) se distinguent et possèdent une identité très particulière, tant au niveau des histoires racontées que de l’esthétique, alors que ce n’est pas spécialement le cas ici. Cela peut s’expliquer par le fait que le principal instigateur du projet était Kirk Douglas, et aussi par l’arrivée tardive du réalisateur sur le film, quelques semaines après le début du tournage. J’ai aussi lu un peu partout que ce film était considéré comme étant le moins personnel de son œuvre, et il l’aurait même renié quelques années plus tard.

En bref, si vous cherchez un péplum sympathique à regarder, foncez sur Spartacus ! Par contre, si vous avez envie de voir du Kubrick, je ne suis pas sûre que ce soit le plus approprié…

Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à me laisser vos avis et petits mots en commentaire, notamment si vous avez des envies particulières pour le prochain cycle cinéma (et oui, pensons-y déjà !). On se retrouve d’ici quelques jours pour un nouvel article, qui sera consacré au tome deux de la saga Sœurs Sorcières, à savoir Star Cursed ! En attendant, prenez soin de vous,

AnGee Ersatz*

vendredi 18 avril 2014

Une culture de l'ombre: à la rencontre des Gothiques, de Chris Vilhelm et Guillaume Hantz.




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que votre semaine s'est bien passée, je suis ravie de vous retrouver en ce Vendredi pour une nouvelle chronique! Mais avant de vous parler du sujet du jour, je tiens à vous annoncer une bonne nouvelle: avec mon amie Clélia de la chaîne BrodyBooks (que je vous conseille plus que vivement!), nous allons nous lancer la semaine prochaine dans la lecture d'un roman hyper à la mode en ce moment, à savoir Divergent! Je suis très impatiente de m'y mettre, et sachez que je vous présenterai le résultat de notre lecture commune dans un article! Mais trêves de bavardage, revenons à nos moutons: aujourd'hui, je vous propose de découvrir une nouvelle lecture effectuée grâce à un partenariat avec le site Livraddict, autour d'un livre plutôt original. Il s'agit du livre Une culture de l'ombre: à la rencontre des Gothiques, de Chris Vilhelm et Guillaume Hantz, publié aux éditions Luciférines! Merci à eux et à Livraddict pour leur confiance,  je vous souhaite à tous une bonne lecture à tous :)

Leur logo (que je trouve trop mignon, d'ailleurs)!
Les éditions Luciférines:
Une fois n'est pas coutume, commençons par une petite présentation de la maison d'édition du jour, à savoir les Editions Luciférines. C'est une toute jeune maison d'édition, née fin 2012 et dont le credo (comme vous l'aurez compris à son nom) est de proposer des publications autour d'univers sombres et gothiques. Pour l'instant, le catalogue compte deux livres: A la rencontre des Gothiques dont nous allons parler aujourd'hui; et Nouvelles Peaux, un recueil de nouvelles hommage au grand écrivain Edgar Allan Poe (un concept que je trouve super sympa, étant très fan de l'auteur).

Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur les éditions Luciférines, je vous laisse ci-dessous le lien vers leur site internet, où vous trouverez également les liens vers leurs pages Facebook, Twitter et leur agenda.


Présentation des auteurs:
Maintenant que nous sommes au point concernant la maison d'édition, je vous propose de nous pencher à présent sur les deux auteurs d'Une culture de l'ombre, à savoir Chris Vilhelm et Guillaume Hantz. Amis dans la vie, ils partagent des univers communs, comme ceux de la musique (Guillaume Hantz est membre de deux groupes, et ils animent l'émission l'Antre Goth'Art, dont vous pouvez écoutez les podcasts sur le site de la radio RCN, je vous les conseille!), de l'art (Chris Vilhelm est une artiste peintre dont le travail unique a été exposé un peu partout en France mais aussi à l'étranger), et de l'écriture. C'est donc tout naturellement qu'ils ont décidé d'écrire à quatre mains ce livre consacré à un monde qu'ils connaissent bien, celui des gothiques!



Si vous souhaitez en savoir plus sur eux, je vous conseille de consulter les fiches sur le site des Editions Luciférines:


Une culture de l'ombre: à la rencontre des Gothiques:
Quatrième de couverture:

Beaucoup de choses se disent sur les gothiques. Dans l'imaginaire populaire, le gothique est un être ténébreux, habité par la noirceur et adepte de musiques violentes, trop brutales pour le commun des mortels... Son univers mal compris fascine autant qu'il effraie. En quelques pages, ce livre propose une descente dans l'underground. Sur les pas de Chris Vilhelm et Guillaume Hantz, les idées reçues sont soulevées et démythifiées. Oubliés les adolescents en crise, les messe noires et le métal hurlant, A la rencontre de gothiques revient sur l'histoire musicale, les origines punk, les influences littéraires ou cinématographiques, les thèmes d'un mouvement qui reste, à bien des égards, très marginal. Pourquoi la Mort? D'où vient cette manie de s'habiller en noir? Existe-t'il une proximité avec le satanisme? Les questions que tout le monde se posent auront enfin leur réponse.
Une culture de l'ombre: à la rencontre des gothiques est un petit livre clé pour qui veut se familiariser avec ce monde étrange, souvent déciré, mais plus attachant qu'on ne le pense. Grâce au dessinateur Tim les figures les plus marquantes de la scène (Robert Smith, Marilyn Manson, Boyd Rice...) apparaissent sous un trait décomplexé, sympathique et poétique.
Avis aux amoureux des goths, et des curieux qui pourraient se laisser tenter par un voyage souterrain des plus étonnants.

Ce qu'on y trouve:
Une culture de l'ombre: à la rencontre des Gothiques est un livre d'environ 80 pages, mais avec pas mal de contenu. Il est divisé en plusieurs parties, et aborde des questions très diverses: on a donc des thèmes variés, certains tournant autour du gothique dans la société (comment définir le gothique, les idées préconçues sur le mouvement, la différence entre la France et ses voisins européens,...), du folklore (vous pourrez en apprendre davantage sur des créatures mythiques comme les vampires ou les loups-garous), et de la culture, avec une pléiade de références musicales, cinématographiques et littéraires. On peut citer des références cultes comme Frankenstein de Mary Shelley ou Dracula de Bram Stoker, et des groupes allant de Joy Division et The Cure à Virgin Prunes. 



Les auteurs ont également fait de nombreuses interviews et entretiens avec des personnes issues du milieu gothiques afin de proposer un livre aussi complet que possible. A savoir que le livre contient également plusieurs illustrations!

Elizabeth Bathory
Entretien avec un vampire... ou presque!
En préparant cet article, j'ai décidé de prendre contact avec l'un des auteurs, Chis Vilhelm, avec laquelle j'ai pu communiquer par mail, puis nous avons convenu d'un rendez-vous téléphonique pour parler davantage du livre. Je la remercie donc de sa grande disponibilité, et surtout pour cet échange passionnant au cours duquel j'ai appris énormément de choses!

Tout d'abord, j'ai pu apprendre comment s'était déroulée la conception du livre: il s'agit d'une commande de la maison d'éditions qui a tout d'abord contacté Guillaume Hantz, qui a ensuite proposé le projet à Chris Vilhelm. Ils ont chacun apporté leur patte personnelle, Guillaume Hantz a notamment travaillé le côté musical, et Chris Vilhelm m'a confiée son intérêt pour les personnages comme Elizabeth Bathory, à laquelle elle a d'ailleurs consacrée une émission de l'Antre Goth' Art. Le but était de proposer un livre accessible à la fois à la communauté gothique mais aussi aux personnes qui ne connaissent pas ce milieu. Pour l'instant, les retours ont été très positifs: leurs auteurs ont notamment eu des réactions de parents qui ont pu mieux comprendre leurs ados, ou de gens qui ont été ravis de découvrir les gothiques sous un autre jour. 

Nous avons longuement discuté du regard des gens et la façon dont les gothiques sont considérés en France: que ce soit dans son propre cas ou dans celui de personnes qu'elle a interrogées, les réactions violentes sont malheureusement assez fréquentes, ce qui n'est pas forcément le cas au Royaume-Uni ou en Allemagne, où les différences de look sont mieux acceptées. Le goth fait peur, et les médias n'y sont pas pour rien: l'image véhiculée sur le milieu l'associe souvent au satanisme, à la violence et à d'autres clichés, que le livre a pour but de démonter. 

Elle m'a également confirmé la diversité du gothique au niveau artistique: le gothique est un art multiple, qui combine architecture, littérature, musique, et cinéma, une diversité qui fait que tout le monde peut trouver dans le gothique quelque chose qui lui plait. J'ai beaucoup aimé sa métaphore musicale autour du gothique, qu'elle perçoit comme une corde, la plus intime, d'un violon qui vibre sur un monde inconnu, au-delà de l'au-delà. Une façon très poétique et très belle de le présenter!

Mon avis sur ce livre:
Depuis le lancement du blog, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de vous présenter tout un tas de livres grâce à des partenariats avec le site Livraddict, en essayant de varier autant que possible les genres, les types de livres et les maisons d'éditions, privilégiant l'originalité. Une culture de l'ombre m'a fait de l'oeil pour une raison toute simple: l'univers gothique est un univers qui me plait et m'intéresse énormément. Dans ma courte vie, j'ai eu souvent l'occasion de rencontrer des gothiques, et je suis toujours surprise des réactions parfois très violentes à l'égard des membres de cette communauté. Du coup j'ai eu très envie de voir ce que ce livre allait nous présenter, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé le travail de Chris Vilhelm et de Guillaume Hantz.

Premier point, j'ai trouvé le livre très accessible: il s'adresse à un public très, très accessible, servant à la fois d'introduction au public non-initié et de texte de référence à ceux qui s'y connaissent davantage. Chaque thématique est longuement développée, présentée, décortiquée, et on apprend beaucoup de choses en seulement 80 pages; le livre va vraiment à l'encontre des stéréotypes véhiculés sur les gothiques, en dévoilant à l'inverse toute la richesse de ce milieu. Je pense que c'est un très bon livre pour "rencontrer", comme le titre nous invite à le faire, les gothiques! J'ai d'ailleurs été ravie d'apprendre que des lecteurs avaient changé d'opinion ou s'étaient intéressé d'une autre façon aux gothiques, si c'est un milieu qui vous intrigue, le livre est fait pour vous!

Le contenu, comme je l'ai dit plus haut, est très varié, et je pense que tout le monde peut y trouver son compte. Personnellement je suis passionnée de musique et de littérature gothique, donc j'ai pris soin de noter tout un tas de référence à découvrir grâce à ce livre, et j'ai même été contente de voir que certains groupes ou livres que j'adore sont mentionnés. Je pense par exemple à Virgin Prunes, Kas Product ou encore Joy Division (mon groupe préféré). Une culture de l'ombre est une mine d'or si vous souhaitez découvrir des groupes, des livres ou des films! J'ai également apprécié les interventions des différentes personnes interviewées, dont l'expérience apporte un vrai plus au livre. 



Autre point que je voulais mentionner: au cours de notre conversation, j'ai appris que l'écriture avait demandé assez peu de changements car les deux auteurs avaient une vraie affinité de plume. Et je dois dire que c'est vrai, on ne peut pas vraiment différencier les passages écrits par l'un ou par l'autre, ce qui est très agréable, l'ensemble est totalement fluide et cohérent, on n'a pas du tout l'impression de lire un autre livre, ce qui peut parfois arriver lorsque les auteurs ne se concertent pas ou des styles différents. J'en profite pour remercier une nouvelle fois Chris Vilhelm: j'espère la rencontrer prochainement à Audincourt au Bloody Week-End, car j'ai passé un excellent moment à discuter avec elle!

Pour conclure, je vous recommande Une culture de l'ombre: à la rencontre des Gothiques si l'univers gothique vous intéresse ou vous intrigue, et que vous avez envie d'en apprendre davantage à ce sujet. Je pense me procurer prochainement la nouvelle publication des éditions Luciférines sur Edgar Allan Poe, et je souhaite une longue vie à cette toute jeune maison!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que l'article vous a plu, n'hésitez pas à me laisser en commentaire vos avis, suggestions ou tout autre petit mot, je me fais un plaisir d'y répondre! La semaine prochaine je pars en vacances, mais à priori je ne devrai pas avoir de problèmes pour vous proposer les articles en temps et en heure: nous parlerons cinéma avec le premier volume du Challenge Stanley Kubrick et littérature avec le deuxième tome des Soeurs Sorcières, Star Cursed! En attendant, prenez soin de vous :D

AnGee Ersatz*

lundi 14 avril 2014

Neogicia tome 1: Second Eveil, de Fabien Fournier.




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope pour un tout nouvel article! J'espère que vous allez bien et que votre week-end s'est bien passé. Aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'un livre que j'attendais depuis des semaines, que dis-je!, des mois, avec une fébrilité toujours croissante. Si vous me suivez sur les pages Facebook ou Twitter du blog, vous savez déjà de quel livre je parle: il s'agit du roman Second Eveil, premier tome de la saga Neogicia, nouvel univers né de l'imagination indéniablement fertile du papa de la websérie Noob, Fabien Fournier. J'ai reçu le livre la semaine dernière, et je me suis aussitôt jetée dessus! Je vous souhaite une très bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise! :)


Fabien Fournier, c'est qui?
Commençons, si vous le voulez bien, par parler quelques instants de notre auteur du jour, Fabien Fournier! Ce n'est pas la première fois que ce nom est évoqué sur le blog, car j'avais déjà présenté en Février 2013 (outch, le temps passe trop vite!) son roman la Pierre des Âges, mais à l'époque je ne faisais pas encore de façon systématique une présentation des auteurs.

Pour faire simple, Fabien Fournier (né en 1982) est ce qu'on peut appeler un touche-à-tout. Depuis le début des années 2000, il s'illustre dans l'audiovisuel et plus particulièrement sur internet en réalisant des webséries telles que Lost Levels, Warpzone Project, ou la plus connue, Noob, dans laquelle il joue également l'un des personnages principaux, Fantöm. Mais il ne s'arrête pas là: dans sa volonté de développer ses univers au maximum à travers le crossmédia (dont je parlerai un peu plus loin), il s'est également lancé dans l'écriture de romans et de scénarios BD autour de Noob, et maintenant de Neogicia. Prochainement, il va se charger de l'adaptation de Noob sous forme d'une trilogie de films, qui prend vie grâce au soutien massif des fans lors de la campagne de crownfunding en 2013.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'univers de Fabien Fournier (et plus particulièrement sur Noob), je vous laisse ci-dessous le lien vers l'article sur la Pierre des Âges :).


Neogicia, tome 1: Second Eveil.
Résumé:




A Olydri, vaste territoire magique, la jeune Saly Asigar, la vingtaine, a décidé de faire un choix capital pour sa vie future, celui de devenir néogicienne: grâce à une injection, elle abandonne la maîtrise de la magie au profit de celle de la technologie pour venir en aide à l'Empire, opposé depuis toujours à la Coalition (qui refuse catégoriquement l'emploi de la technologie). Mais tout ne se passe pas comme prévu: en effet, suite à l'injection, Saly développe des pouvoirs psychiques hors du commun pour une néogicienne de sa catégorie, ce qui attire l'attention de l'Empereur, Keynn Lucans: il décide d'en faire sa protégée et de l'envoyer à Memoria, une prestigieuse académie pour néogiciens, où l'attendent des découvertes aussi bonnes que mauvaises...


La superbe Anne-Laure Jarnet en Saly <3
Petite présentation de notre héroïne, Saly Asigar!
L'intrigue de Neogicia, dans ce premier tome, tourne principalement autour de son héroïne, Saly, grâce à laquelle nous découvrons le monde des néogiciens et de la technologie. Penchons nous un peu plus sur cette demoiselle.

Saly Asigar est décrite comme ayant la vingtaine, un joli visage et de longs cheveux rouges qui la rendent facilement identifiable. Si elle est originaire d'Olydri, elle ne vient pas de Centralis, la capitale, ce qui nous permet de découvrir en même temps qu'elle son nouvel environnement. On sait pour l'instant assez peu de choses concernant sa famille, sauf que ses parents sont opposés à sa volonté de devenir néogicienne. Dans sa nouvelle vie, elle est entourée de Loy, son référent qui la soutient dans ses premiers pas de néogicienne, et par sa meilleure amie et colocataire Lorelei Borg.
Extrêmement intelligente et possédant des capacités psychiques extraordinaires, elle se destine à la carrière de néogicienne orientée vers la médecine. Elle doit aussi s'adapter à l'univers de l'académie Memoria, qui accueille des milliers d'élèves et où les nés-néogiciens ne sont pas tendres avec ceux qui le deviennent par injection.
Si tout va bien, le tournage de Neogicia devrait débuter après celui de la trilogie Noob. Il a déjà été annoncé qu'Anne-Laure Jarnet, qui interprète Gaea dans Noob et la jubilatoire Eve Bones dans Warpzone Project, se glissera dans la peau de Saly: je dois dire que je suis assez impatiente de la voir dans ce rôle, je suis sûre que ça lui ira très bien!

Un spin-off de Noob et le crossmédia:
Comme on nous l'explique sur la couverture et dans la préface du roman (signée Anne-Laure Jarnet), Neogicia se présente comme un spin-off (ou série dérivée) de Noob. Pour ceux qui ne connaissent pas, Noob raconte l'histoire de plusieurs joueurs d'un MMORPG nommé Horizon, mêlant scènes de jeux et instants IRL. Au fil des cinq saisons, les spectateurs peuvent découvrir les aventures de Sparadrap, Gaea, Omega Zell, Ystos et beaucoup d'autres. 

Welcome to Olydri!


Neogicia se déroule dans le même endroit que l'histoire de Noob, à savoir le territoire d'Olydri: une partie de l'intrigue se passe à Centralis, l'un des lieux les plus importants de la saga. On retrouve aussi l'opposition entre Empire et Coalition (COALITION! DESTRUCTION!), l'opposition magie-technologie... Et il n'est pas impossible que dans le futur Saly soit amenée à se retrouver face aux héros de Noob!

Avec ce roman, Fabien Fournier réaffirme sa volonté de proposer au public un univers crossmédia. Qu'est-ce que le crossmédia? Et bien c'est tout simplement le développement d'un univers sur plusieurs supports. Attention, je ne parle pas d'adaptation, comme c'est la mode en ce moment: par exemple, l'histoire de Noob est exploitée sous forme de websérie, de plusieurs romans, et de BDs, et ce qu'on lit dans les romans ne se trouve pas dans les épisodes. Avec Neogicia, c'est un tout autre pan d'Olydri que l'on peut découvrir!


Saly par Fanélia!
Le contenu bonus du livre:
Avant de passer (enfin ^^) à mon avis sur Neogicia, je tenais à aborder un dernier point: celui du contenu du livre. Car en plus des premières aventures de Saly Asigar, le lecteur peut découvrir une vingtaine de pages de contenu bonus (du moins dans la version papier: je ne sais pas du tout ce qu'il en est pour la version numérique), un élément assez rare pour être souligné. 

Alors, que pouvons-nous trouver en plus? Tout d'abord, au début du roman, il y a des cartes représentant la géographie d'Olydri, une façon de donner un côté encore plus authentique à l'univers. J'ai également mentionné plus haut la préface d'Anne-Laure Jarnet, qui nous apprend un peu plus sur le processus de création de Neogicia

Quant à la partie "Bonus" elle-même, située à la fin, elle propose beaucoup de visuel: on peut trouver des planches de BD, des détails concernant la conception des personnages (Saly, Lucans, ou encore le Pikouaï!), ce qui est top pour bien se les représenter. Les fans sont aussi représentés, avec de superbes fanarts Neogicia (comme celui, magnifique, réalisé par Fanélia, que je vous conseille de découvrir sur son site). Pour conclure, il y a également une double page réservée aux dédicaces (l'équipe de Noob est très souvent présente dans les festivals et conventions): comme vous pouvez le constater, j'ai déjà une super dédicace de Fabien Fournier himself, ayant acheté le roman en précommande!

TADAAAAA!


Ce que j'en ai pensé:
Dans la vie, je suis une grosse, grosse, grosse consommatrice de séries télévisées et de webséries. Parmi mes préférées, Noob. Autant vous dire que lorsque j'ai appris que Fabien Fournier se lançait dans l'écriture d'un roman spin-off de Noob, j'étais super excitée et impatiente de découvrir l'univers de Neogicia. Je l'ai même acheté en précommande, histoire de pouvoir l'avoir le plus vite possible: à peine déballé, le voilà commencé! Alors, bilan des courses? Et bien ce premier tome de Neogicia a été pour moi une lecture très agréable, et ce pour plusieurs raisons. 

Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé l'histoire: elle peut se distinguer en deux parties, tout d'abord la transformation de Saly en néogicienne, puis sa première année d'études à Memoria. La première permet de découvrir ce qu'est un néogicien, de mettre en place l'idée du conflit entre Empire et Coalition, magie et technologie, ainsi que l'univers global de l'histoire, et la seconde nous fait entrer davantage dans le vif du sujet, un peu comme si on avait le théorique puis la pratique. Personnellement j'ai beaucoup apprécié la première partie, avec ses nombreux détails, parce que j'aime m'imprégner au maximum de l'univers que je découvre (je trouve ça plus réaliste, et là c'est réussi: avec l'utilisation de la première personne en plus, je m'y croyais vraiment!). La seconde est un peu plus intense en terme d'action, et à la fin j'avais déjà très envie de lire la suite! Un bon point! J'aurais quand même aimé en apprendre un peu plus sur les cours suivis par Saly, ou sur l'académie Memoria en elle-même: j'ai trouvé que le passage entre son arrivée et la fin de l'année était ultra rapide en comparaison avec le début, mais ce n'est qu'un détail.

Mon gros coup de coeur va aux personnages, et plus particulièrement à Saly. Voilà un moment que j'avais envie de lire un roman avec une héroïne un peu "badass", et qui ne se cantonne pas à un rôle amoureux! J'ai apprécié son intelligence, sa façon de réfléchir et d'aller au bout des choses (elle a envie de devenir néogicienne, boum, elle y va). Comme pour l'histoire, j'aurais aimé avoir un peu plus de détails sur son passé, mais je pense qu'on en apprendra sûrement plus dans les romans à venir! Je suis curieuse de voir ce qu'elle va devenir dans le futur! J'ai également beaucoup aimé ses relations aux autres personnages, notamment Loy qui s'avère être une sorte de père pour elle, et son amitié avec Loreleï est déjà très forte. 


Enfin, je tiens à souligner le beau travail réalisé au niveau de l'édition: c'est rare que j'en parle dans mes chroniques, mais c'est toujours agréable quand le livre que l'on tient entre ses mains est un "bel" objet. Personnellement, je suis assez fan de la couverture, mais surtout du contenu supplémentaire, qui apporte une valeur ajoutée à l'ensemble.

En bref, Second Eveil m'a fait passer un très bon moment: je suis déjà pressée de lire la suite et de découvrir la version "live" de l'histoir, les visuels me font déjà baver! A savoir qu'il est également possible de lire Neogicia sans connaître l'univers de Noob: à priori, vous ne risquez pas d'être perdus! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours (Jeudi si tout va bien, Vendredi au plus tard!), en attendant n'hésitez pas à me laisser en commentaire vos avis, vos suggestions, un petit mot fait toujours plaisir! N'oubliez pas de prendre soin de vous et de lire encore et encore, 

AnGee Ersatz*

jeudi 10 avril 2014

Pretty Little Liars #9: Heartless, de Sara Shepard.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien! Je vous retrouve en ce Jeudi pour une toute nouvelle chronique pour vous parler d'une nouvelle lecture tirée de la saga Pretty Little Liars, de Sara Shepard, que j'ai commencée il y a presque un an! Après Ali's Pretty Little Lies en Février dernier, je me suis plongée dans le roman Heartless (publié en France chez Fleuve Noir sous le titre Représailles). J'avais très envie de découvrir la suite des aventures de mes quatre héroïnes fétiches, Hanna, Spencer, Aria et Emily: la saison 4 de la série télévisée s'est achevée il y a quelques semaines et je dois dire que je me sens un peu en manque ^^. Je vous rappelle, comme toujours, que l'article peut contenir des spoilers donc faîtes attention! Je vous souhaite une très bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaira!

Pretty Little Liars sur le Livroscope:
Habituellement, je commence mes articles par présenter le ou les auteurs, mais dans le cas présent, on peut dire que Sara Shepard est une habituée du blog, tout comme la saga, d'ailleurs! Donc plutôt que de ressasser les mêmes choses, je vous propose de suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles consacrés à l'univers Pretty Little Liars, série et saga confondues!

Pretty Little Liars sur le Livroscope.


Ce qui s'est passé au tome précédent:
Commençons tout d'abord par nous rafraichir la mémoire en rappelant brièvement ce qui s'était passé au tome précédent, Killer, que je vous avais présenté en Décembre dernier.

Spencer, tout d'abord, avait rencontré Olivia, qu'elle pensait être sa mère biologique. En réalité, la jeune fille s'est retrouvée malgré elle au coeur d'une énorme escroquerie financière, se faisant piquer une énorme somme d'argent placée par ses parents pour son avenir.
Hanna s'est une nouvelle fois bagarrée avec Kate, la fille de sa belle-mère Isabelle qu'elle ne supporte pas, pour les beaux yeux d'un garçon: Mike Montgomery, le frère d'Aria. Mais elle finit par tomber sous son charme et devient sa petite amie.
Aria est de retour à la case "papa et sa copine enceinte", pour fuir le petit ami trop envahissant de sa mère. Elle commence à nouer des liens avec Jason, le frère d'Alison, mais leur relation prend fin brutalement lorsqu'elle découvre le passé psychiatrique de Jason.
Enfin, Emily, malgré les sentiments très forts qu'elle éprouve pour lui, a décidé de rompre avec Isaac, son petit ami avec lequel elle a couché, à cause de la mère insupportable de ce dernier.

Le roman se termine alors que les Liars sont rassemblées dans la grange de Spencer pour parler des machinations de A. La soirée tourne au cauchemar lorsque la grange prend feu...


Heartless:
Résumé:
Grâce à l'intervention rapide des pompiers, nos quatre héroïnes sortent de l'incendie avec simplement quelques contusions. Cependant, les ennuis sont loin d'être finis: persuadées d'avoir vu Alison, elles passent pour des folles auprès des journaux et des habitants de Rosewood.

Spencer renoue pour la première fois avec ses parents, qui lui avouent avoir eu recours à une mère porteuse pour la faire mettre au monde, en raison de problème de santé de sa mère. Elle n'a jamais été aussi proche de sa famille, et s'en réjouit, jusqu'au moment où elle découvre que son père a eu une liaison qui pourrait changer beaucoup de choses...
Le père d'Hanna décide d'envoyer sa fille à la Preserve, une sorte de maison de repos pour adolescents en difficulté. Hanna est persuadée qu'il s'agit d'un nouveau plan de A, mais se résout à y aller. Elle y rencontre Iris, qu'elle pense être sa nouvelle meilleure amie. Mais est-ce vraiment le cas?
La spirituelle Aria, secouée par l'idée d'avoir vu Alison, décide de se tourner vers des méthodes plutôt originales en faisant appel à une médium sur les conseils de Noel Kahn, son ancien crush. Obtiendra t'elle des réponses à ses questions?
Emily, de son côté, accepte une mission de la part de A pour en savoir plus sur Alison. Elle est envoyée dans une communauté Hamish où elle rencontre Laura, qui va lui révéler un secret capital sur l'un des habitants de Rosewood...

Les Liars, seules contre tous:



Vous pensiez que A était le seul ennemi des Liars? Et bien détrompez-vous! En effet, dans Heartless, nos quatre jolies héroïnes se retrouvent confrontées à un nouvel ennemi de taille: les journalistes. Par le passé, elles avaient déjà attiré leur attention à cause de l'histoire d'Alison et de l'accusation de Ian, mais ici la fascination des médias pour elles franchit une nouvelle étape. Coups de téléphone, campements devant les maisons et l'école, caméras et appareils photos, bref, elles sont harcelées de toutes parts et elles font régulièrement les gros titres. Mais pas pour les bonnes raisons: car Aria, Emily, Spencer et Hanna passent en réalité pour au mieux des menteuses, au pire pour des folles. Surnommées les Pretty Little Liars (surnom qui sert de titre à la saga ainsi qu'à la série télévisée), elles doivent être plus soudées que jamais pour affronter cette tempête (voire même cet acharnement) médiatique!

Le rapport avec la série:
Habituellement, lorsque je vous présente un roman tiré de la saga Pretty Little Liars, j'aime vous proposer une petite comparaison avec la série télévisée éponyme. La quatrième saison de cette dernière s'est achevée il y a quelques semaines aux Etats-Unis (la cinquième est déjà en préparation et arrivera cet été sur nos écrans), et si je l'ai trouvée un peu décevante en comparaison des précédentes, elle contenait son lot de rebondissements et de retournements de situation.

Heartless, dans son intrigue, se rapproche un peu des saisons 3 et 4, surtout dans les grandes lignes. Les Liars apprennent des éléments capitaux concernant la mort d'Alison et le soir de sa disparition, comme la possibilité que le corps retrouvé dans le jardin ne soit pas celui d'Alison mais celui d'une autre jeune fille disparue. Spencer découvre également les raisons de la froideur entre sa famille et celle d'Alison, et il y a une intrigue autour d'une maison de repos (Radley dans la série, la Preserve dans Heartless). L'identité de A n'est toujours pas révélée, tout comme dans la série.

Néanmoins, la série s'avère s'éloigner de plus en plus des romans, donc il est tout à fait possible de regarder la série sans vraiment se faire spoiler les livres et inversement. Beaucoup des personnages principaux de la série, comme Ezra, Toby, Paige ou Caleb, sont absents du roman, et inversement: la série n'aborde pas certains éléments de la saga papier, comme la relation entre Mike et Hanna, ou la question de la naissance de Spencer.

Je pense que ces différences sont intéressantes pour plusieurs raisons: tout d'abord, elles permettent de poser la question de l'adaptation entre le livre et la télévision; ensuite, elles enrichissent aussi l'univers Pretty Little Liars car c'est assez sympa de voir les directions que peuvent prendre Sara Shepard et les scénaristes à partir d'un seul plot; enfin, je pense que vous pouvez du coup très bien aimer les livres sans aimer la série!

Mon avis sur le livre:
Après ma lecture de Ali's Pretty Little Lies, qui m'avait laissée un peu mitigée, j'avais hâte de reprendre la saga là où je l'avais arrêtée avec Killer en Décembre dernier. J'ai décidé de me profiter de la "pause" entre la saison 4 et la saison 5 pour me replonger un bon coup dans les aventures papiers des Liars, et avec Heartless, je n'ai pas été déçue! Car, pour être honnête, Heartless est le roman que j'ai préféré jusqu'à présent, et voici pourquoi.



Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé la façon dont se déroule l'intrigue générale et les sous-intrigues dans ce roman. Commençons par l'intrigue générale, autour de A et d'Alison: il se passe vraiment beaucoup de choses, on va de découverte en découverte, et j'ai eu l'impression d'avancer la vérité, sensation qui me manquait lors des derniers épisodes de la série. J'ai fait beaucoup de bonds dans mon siège, j'ai crié "OH MON DIEU C'EST PAS VRAI" à certains moments, et le dénouement m'a un peu frustrée: je veux absolument lire la suite! Ce qui est un bon point pour une saga, non? ;)

Dans le cas des sous-intrigues qui se focalisent sur chacune des héroïnes, là aussi j'ai été séduite. Tout d'abord, j'ai apprécié le fait que le personnage d'Hanna ne se limite pas à une énième bagarre avec Kate (parce que franchement, j'en pouvais plus et j'avais reproché cet aspect lors de ma chronique sur Killer): son envoi à la Preserve apporte des éléments intéressants à l'intrigue, et j'apprécie la relation qu'elle noue avec Mike Montgomery, même si c'est pour l'instant encore peu exploité. Emily a aussi droit à un développement intéressant, avec sa mission pour A: c'est le personnage que j'apprécie le moins, habituellement, mais ses passages me plaisent le plus ici! Je n'ai rien de spécial à relever pour les deux autres: Spencer et Aria poursuivent leurs chemins familiaux et amoureux sans que de grands changements interviennent. 

En ce qui concerne les personnages, je n'ai pas grand chose à dire au sujet des héroïnes en elles-mêmes: je les connais bien maintenant, et il n'y a pas vraiment de changements frappants dans leur personnalité, elles sont fidèles à elles-mêmes. En revanche, j'ai apprécié certains personnages secondaires et les relations qui se nouent avec les héroïnes: je pense à Mike Montgomery, assez différent de celui de la série, qui me fait beaucoup rire par son côté assuré et son obsession au sexe. J'espère que ce personnage sera un peu plus présent dans les romans à venir! 

En bref, cette lecture s'est révélée être très agréable, j'ai dévoré le livre en quelques heures tant j'étais prise dedans! La fin est pleine de suspens, donc je vais me procurer la suite pour vous la présenter dès le mois prochain!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que l'article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique consacrée à l'un des mangas du Baby Challenge. En attendant, n'hésitez pas à me laisser en commentaire vos avis/remarques/suggestions lecture, je réponds toujours :). Prenez soin de vous, 

AnGee Ersatz*

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