lundi 27 mars 2017

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party #3: The Importance of Being Earnest d'Oscar Wilde.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Vous l'aurez certainement remarqué mais je suis très en retard en ce mois de Mars, mais rassurez-vous, les choses vont désormais rentrer dans l'ordre grâce à mon nouveau travail qui va me permettre d'avoir un bien meilleur rythme. Mais passons à présent à notre sujet du jour: j'ai décidé de vous présenter aujourd'hui un troisième livre pour mon Challenge personnel autour de la web-série Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party. Après un roman et des poèmes, c'est cette fois une pièce de théâtre qui nous intéressera: il s'agit de The Importance of Being Earnest d'Oscar Wilde. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, c'est quoi?
Histoire de commencer cette chronique dans les formes, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge ainsi que la web-série dont il est inspiré. Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party est une web-série en onze épisodes, publiés sur Youtube entre août et octobre 2016. Il s'agit d'une création du collectif Shipwrecked, fondé par Sean et Sinead Persaud, frère et soeur, qui ont déjà travaillé sur des projets comme The Tell-Tale Vlog, Kissing in the Rain ou encore I Ship It, dont j'ai parlé il y a quelques mois. Cette web-série raconte la désastreuse soirée organisée par Edgar Allan Poe pour ses copains auteurs (H.G Wells, Hemingway, ou encore Mary Shelley) qui se transforme en huis-clos meurtrier. J'ai tellement aimé cette série que j'ai décidé d'en faire un Challenge: chaque mois pendant un an, je vous présenterai un auteur présent dans la série ainsi qu'un de ses livres. Cette fois, c’est Emily Dickinson qui nous intéresse, jouée par Sarah Grace Hart. Je vous invite aussi à jeter un oeil au premier épisode d’Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party!




Notre auteur du jour, Oscar Wilde:
Si vous suivez un peu le blog, vous savez que j'ai pour habitude de toujours lancer mes chroniques par une petite présentation de notre auteur du jour. Néanmoins, dans le cas d'Oscar Wilde, il s'agit d'un auteur que j'ai déjà eu l'occasion de présenter par le passé, pour son célèbre roman The Picture of Dorian Gray. Plutôt que de me répéter, je vous invite donc à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques à son sujet! :)


The Importance of Being Earnest:
Résumé:
John Worthing, également surnommé Ernest, s'apprête à demander en mariage Gwendolen Fairfax, dont le cousin, Algernon, est son meilleur ami. Il lui révèle avoir une double identité: Ernest à Londres, et Jack à la campagne, où il est le parrain d'une jeune fille nommée Cecily. Intrigué, Algernon décide de se lancer à la recherche de cette fameuse Cecily... 

Jeu d'identité:
The Importance of Being Earnest est une pièce où le jeu d'identité est au coeur de l'intrigue. Ernest (nous parlerons du jeu de mots entre Ernest et Earnest un peu plus loin) est en effet l'identité que prennent nos deux héros, Jack et Algernon. John "Jack" Worthing est en effet connu par ses amis de Londres sous le nom d'Ernest, c'est ainsi que Algernon et Gwendolen le connaissent. A la campagne, en revanche, c'est bien sous le nom de Jack qu'il officie comme parrain de Cecily. Ernest, au contraire, est le nom qu'il donne à son "frère" disparu. 
Intrigué par cette histoire, Algernon va à son tour utiliser le prénom d'Ernest comme moyen de se rapprocher de la dénommée Cecily. Mais l'utilisation de ce prénom va créer pour les deux hommes un quiproquo des plus délicats. Car n'est pas Ernest qui veut!

Et jeux de mots:

L'un des traits les plus marquants de la pièce et qui en fait sa renommée est sans aucun doute l'humour décapant d'Oscar Wilde, qui teinte chacune des pages. Le titre annonce déjà la couleur: Oscar Wilde nous réserve de nombreux jeux de mots et traits d'esprit. En effet, "Earnest" joue sur la ressemblance entre le prénom Ernest, que les deux personnages masculins utilisent à tour de rôle dans la pièce, et le mot anglais "earnest", qui signifie sincère, honnête, sérieux. Le prénom Ernest est pour les héroïnes synonymes de régularité, d'honnêteté, et il est vu avec beaucoup de bienveillance par les héroïnes. Ce jeu de mots a été repris en français sous la traduction De l'importance d'être constant, le mot constant pouvant également être le prénom Constant. 
Ce titre n'est que l'un des nombreux jeux de mots que nous réserve l'auteur. Entre quiproquo, petites remarques sur le statut social, les évènements et la haute société, c'est des petites piques à presque toutes les phrases...

Ce que j'ai pensé de la pièce:
C'est alors que j'étais une jeune adolescente que j'ai découvert Oscar Wilde, en lisant Le portrait de Dorian Gray, offert par ma maman. Il s'agit encore à ce jour de l'un de mes livres préférés et je le relis régulièrement. Néanmoins, je dois avouer que ma découverte du reste de l'oeuvre d'Oscar Wilde est très limitée. C'est donc avec plaisir que j'ai profité de ce Challenge pour me plonger dans sa célèbre pièce, que j'ai tout bonnement adorée.

J'ai passé un excellent moment de lecture avec The Importance of Being Earnest. La première des raisons réside dans le ton absolument délicieux et grinçant d'Oscar Wilde. C'est un auteur réputé pour son style et pour sa plume, que j'admire beaucoup pour ça. Cette pièce est une démonstration d'humour, de traits d'esprit et de jeux de mots. Je sais que ça peut vite en agacer certains, mais en ce qui me concerne, j'en suis très friande.

Autre bon point: c'est une pièce vraiment rapide à lire et, de surcroit, un classique vraiment accessible. Je sais que certains sont freinés par le style et l'intrigue particuliers de Dorian Gray, alors que cette pièce me parait un peu plus abordable lorsqu'on ne connait pas Oscar Wilde. Pourtant, je ne suis pas fan de théâtre (je préfère le voir que le lire), mais là c'est passé sans aucun problème.

The Importance of Being Earnest est une pièce que j'ai trouvée très divertissante. Il est vrai que l'intrigue n'est pas des plus originale, car on y retrouve des retournements de situations ou des thèmes déjà exploités dans de nombreuses histoires. Néanmoins, malgré un côté un peu prévisible, cette histoire est racontée avec beaucoup de talent, c'est distrayant, bref, on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai du coup très envie de voir une adaptation, que ce soit cinéma ou sur les planches de cette pièce!

Pour ce qui est des personnages, je les ai aussi beaucoup appréciés. Jack Worthing et Algernon forment un duo assez drôle, avec beaucoup de dynamisme et de répondant. Les personnages féminins sont un peu plus effacés mais brillent dans les dernières scènes. Le nombre limité de personnages permet de s'y attacher rapidement et de centrer plus vite les enfants de la pièce. 

Pour conclure, The Importance of Being Earnest a été pour moi une bonne lecture, une petite brise d'air frais entre deux pavés un peu plus copieux. Elle me donne envie de me pencher davantage sur le travail d'Oscar Wilde en tant qu'auteur de théâtre et sur son oeuvre en général. Un petit coup de coeur, donc!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

La page Facebook.

samedi 25 mars 2017

Melanie Martinez's Cry Baby #3: Ce que savait Maisie d'Henry James.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Je vous retrouve aujourd'hui avec la troisième étape de mon Challenge personnel inspiré par l'album de Melanie Martinez, Cry Baby, un challenge qui mêle lecture et musique. C'est le troisième morceau de l'album, Sippy Cup, qui nous intéresse ce mois-ci et pour l'illustrer j'ai choisi de me plonger dans un roman d'un auteur que j'aime beaucoup et que j'ai déjà eu l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur le blog: Henry James. Ce roman, c'est Ce que savait Maisie. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Cry Baby:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Baby, m'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Comme je l'ai mentionné plus haut, c'est le troisième morceau de l'album qui nous intéresse aujourd'hui. Nommé Sippy Cup, il se présente comme la suite logique de Dollhouse, dans lequel nous découvrions la famille loin d'être parfaite de Cry Baby. Un papa trompeur, une maman alcoolique, un frère accro à la drogue... Et au milieu, la pauvre Cry Baby. Sippy Cup raconte une tragédie familiale: le meurtre de son père par sa propre mère, qui n'en pouvait plus de se faire tromper. J'ai choisi de vous présenter Ce que savait Maisie car on y trouve des thèmes similaires: une famille qui se déchire, des adultes à la morale plus ou moins douteuse, des tromperies... Je vous laisse ci-dessous le clip de Sippy Cup pour que vous puissiez avoir un aperçu de ce que ça donne!



Henry James, c'est qui?
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'ai pour habitude de vous présenter les auteurs dont je parle. Dans le cas d'Henry James, nous avons affaire à une superstar du Livroscope, car j'ai souvent eu en effet l'occasion de parler de lui. C'est un auteur que j'aime beaucoup, même si je suis encore loin d'avoir découvert toute son oeuvre, et c'est donc avec plaisir que je parle assez régulièrement de lui sur le blog. Alors plutôt que de me répéter, je vous invite à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera à mes précédentes chroniques sur cet auteur!

Henry James - Le Livroscope.

Ce que savait Maisie:
Quatrième de couverture:
Au divorce de ses parents, Maisie est l'objet d'un jugement de Salomon, " coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires ".

Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d'être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l'égoïsme des adultes.

A travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. 

Ce roman est le tour de force d'un maître en psychologie, la recréation d'une âme enfantine et du monde qui l'entoure, où l'analyse minutieuse des sentiments, d'une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.

Des adultes qui se déchirent autour d'une enfant spectatrice:
Ce que savait Maisie met en scène, comme le titre l'indique, une petite fille nommée Maisie. Dès les premières pages du roman, nous comprenons rapidement que la petite fille est au coeur d'un drame familial assez intense. En effet ses parents se déchirent, séparés, et elle leur sert à la fois de moyen de pression, d'alibi et de messager pour s'échanger leurs insultes, sans vraiment en avoir pleinement conscience. 

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis ma découverte d'Henry James il y a plusieurs années, je découvre dès que je le peux des livres tirés de sa bibliographie. C'est un auteur que j'aime beaucoup, et chacun de ses livres est en général ou un gros coup de coeur ou une bonne surprise. C'est donc plutôt confiante que je me suis lancée dans la lecture de Ce que savait Maisie. Mais, après avoir terminé le livre, je dois avouer que ma plongée dans ce roman me laisse une impression plutôt mitigée, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Démarrons cet avis par quelques bons côtés, à commencer par le style toujours soigné et élégant d'Henry James. C'est une constante dans son oeuvre et je n'ai à présent pas été une seule fois déçue par sa plume qui sublime toujours ses histoires. C'est agréable à lire, et je trouve qu'il a particulièrement bien réussi à retranscrire les pensées et émotions de Maisie, confrontée à des situations pour le moins déroutantes. A ce niveau-là, rien à redire donc!

Les personnages sont également une réussite dans ce roman, qu'il s'agisse des adultes ou de Maisie. On s'attache vite à cette pauvre enfant baladée entre son père, sa mère et ses beaux-parents, qui ne semble pas comprendre l'étendue de tout ce qu'il se passe. Les adultes, eux, paraissent affreux, mettant leur intérêt toujours avant celui de la petite, et la traitant comme un vulgaire boulet dont on ne sait pas quoi faire. Les dialogues sont réussis, les caractères intéressants.

On retrouve aussi dans ce roman des thèmes chers à Henry James et qui personnellement me plaisent beaucoup. Comme dans certains de ses autres livres, on a droit à l'image de la femme, le statut social, la famille, l'argent... J'aime cette impression de fil rouge et sa façon de développer à chaque fois de façon différente ces mêmes sujets.

Là où je suis en revanche plus mitigée, c'est en ce qui concerne l'intrigue du roman. C'est vraiment le gros bémol qui ressort de ma lecture de Ce que savait Maisie. J'ai beaucoup aimé le début, qui ne perd pas de temps et nous plonge tout de suite dans l'intrigue. Néanmoins j'ai trouvé que l'histoire se mettait vite à tourner en rond et que cela manquait de nouveauté, de fraicheur. Maisie ne semble jamais se rendre compte de ce que font les adultes autour d'elle, et eux ne semblent pas vraiment évoluer, ils restent les mêmes du début à la fin. Ce sentiment de stagnation m'ennuie un peu.

J'avoue que ce bémol a beaucoup joué dans ma lecture de Ce que savait Maisie. Je ne regrette pas de l'avoir lu car j'aime beaucoup Henry James, mais ce n'est pas LE roman de cet auteur que je conseillerai en premier. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 22 mars 2017

Piece of Cake #4: The Secret Garden de Frances Hodgson Burnett.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons aujourd'hui pour parler ensemble de littérature jeunesse avec le quatrième numéro du Challenge Piece of Cake, lancé sur le forum Whoopsy Daisy et qui tourne autour de ce genre. Après vous avoir présenté un roman récent (Le Prodigieux), c'est cette fois un classique que j'ai décidé de découvrir, histoire de changer un peu. J'ai choisi de me plonger dans un livre dont j'ai souvent entendu parler: The Secret Garden de Frances Hodgson Burnett. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Qu’est-ce que le Challenge Piece of Cake?
Comme beaucoup de blogueurs et blogueuses, j’aime énormément participer à des Challenges. Le Challenge Piece of Cake a été organisé via le forum Whoopsy Daisy, que je fréquente assidûment et que je vous recommande si vous aimez la culture anglo-saxonne. Le but de ce Challenge est simple: lire et découvrir des livres pour la jeunesse. Moi qui n’en lisais plus beaucoup dernièrement, j’ai trouvé que c’était le bon moyen pour m’y remettre! Je vous invite donc à suivre les liens ci-dessous qui vous mèneront à mes précédentes chroniques ainsi qu’au forum!

Piece of Cake - le Livroscope.

Frances Hodgson Burnett, c'est qui?
Démarrons cette chronique par une petite présentation de notre auteure du jour: Frances Hodgson Burnett! C'est en 1849, en pleine Angleterre victorienne, que Frances vient au monde, dans une famille qui connut d'abord une relative richesse puis la pauvreté, lorsque son père meurt brutalement. Elevée par sa grand mère avec ses frères et ses soeurs, elle se passionne rapidement pour la lecture et se distingue par son imagination débordante. Elle voyagera beaucoup, habitant d'abord aux Etats-Unis avec sa famille, puis en France avec son premier mari, Swan Burnett, médecin dont elle aura deux enfants. Si elle aurait apparement commencé à écrire dès l'enfance, ses premiers écrits sont publiés dans les années 1870. Elle écrit principalement pour la jeunesse et certains de ses romans, comme Little Lord Fauntleroy ou The Secret Garden, sont aujourd'hui considérés comme des classiques. Elle meurt en 1924, aux Etats-Unis, dans l'état de New York.


The Secret Garden:
Résumé:
Mary Lennox n'a jamais connu autre chose que l'Inde, où elle a grandi avec ses parents, mais surtout avec beaucoup de serviteurs. Lorsque ses parents meurent du choléra, la petite fille est envoyée en Angleterre, chez son oncle, un certain Craven. Le choc y est grand: les gens la traitent différemment, les paysages n'ont rien à voir... Mais lorsque Mary découvre dans la demeure de son oncle l'existence d'un jardin secret, que personne n'approche et qui semble inaccessible, elle se passionne pour cet endroit qui la fascine... 

Entre tragédie...
Si vous vous imaginez que roman jeunesse rime avec joie, petits gâteaux et confettis, lire les premiers chapitres de The Secret Garden vous fera vite réaliser à quel point cette image peut être fausse. En effet, Frances Hodgson Burnett nous dépeint l'histoire de Mary, une enfant dont la vie n'est pas des plus drôles. Elle grandit en Inde, élevée par des serviteurs, ne voyant ses parents que de loin. Ceux-ci n'ont envers leur fille que très peu d'affection, et en plus ils meurent, la laissant seule dans un pays à des milliers de kilomètres loin de sa famille. C'est un vrai choc culturel pour cette enfant que son arrivée en Angleterre, où elle ne connait rien et où tout lui est étranger.
Mais Mary n'est pas la seule enfant à l'histoire tragique dans ce roman. Parmi les deux autres protagonistes enfants, Dickon et Colin, ce dernier a aussi une vie que l'on peut qualifier de misérable. Il est le cousin de Mary et tout comme elle, il est orphelin. Sa mère est morte en le mettant au monde et son père est si peu présent que c'est tout comme s'il n'en avait pas. Colin se croit mourant et n'a jamais quitté sa chambre et son lit, il ne connait rien du monde extérieur et a un côté drama queen assez impressionnant. Autant le dire, entre les deux personnages, c'est le concours de celui qui a la vie la plus malheureuse!

... Et bonheur:
Mais rassurez-vous: tout n'est pas aussi noir que je vous le laisse croire. En effet, malgré des premiers chapitres un peu déprimants et sombres, le lecteur commence doucement mais sûrement à s'adapter au monde dans lequel Mary, Colin et Dickon évoluent, tout comme les personnages s'adaptent aussi à leur univers. 
Le jardin de chez les Craven attire et obsède la jeune Mary. Elle ne peut s'empêcher de poser des questions à tout le monde sur cet étrange endroit, elle s'imagine des choses dessus et ne rêve que d'une chose: y entrer et l'explorer. Ce jardin déclenche chez elle un profond changement: la petite fille froide, sèche, au teint jauni et au caractère bien trempé s'adoucit. Elle grandit, prend du poids, l'air frais des environs lui fait du bien et elle devient lentement mais surement amicale avec ceux qui l'entourent. On peut le dire, le jardin secret, c'est aussi le secret du bonheur...

Ce que j'ai pensé du livre:
Parmi les auteurs que je souhaite découvrir depuis longtemps, on trouve en bonne place Frances Hodgson Burnett. J'en ai souvent entendu parler lors de mes études mais je n'ai jamais eu l'occasion de lire un de ses romans. C'est Little Lord Fauntleroy qui me tentait le plus mais c'est finalement sur The Secret Garden que j'ai décidé de jeter mon dévolu. Au final, j'ai plutôt bien aimé cette lecture, que je recommande à celle et ceux qui souhaitent découvrir un classique jeunesse.

Tout d'abord, j'ai énormément aimé le style de Frances Hodgson Burnett. Comme je viens de le dire, je n'avais encore jamais eu l'opportunité de découvrir sa façon d'écrire, et ça m'a beaucoup plu. C'est un classique que je trouve très accessible: ça se lit vraiment très bien, les pages se tournent les unes après les autres. J'ai enchaîné les chapitres à toute vitesse. C'est vraiment plaisant à lire, très abordable même pour ceux qui ont peur des classiques.

Passons maintenant à l'histoire. L'intrigue est plutôt sympathique et assez bien construite. Je ne me suis pas ennuyée un instant, même si je n'ai pas non plus été surprise par le déroulé de l'histoire, au final assez prévisible. En revanche, là où j'ai été surprise, c'est dans le début que j'ai trouvé assez sombre. Je ne m'attendais pas à une telle ambiance maussade, sur fond d'enfants orphelins, de maladie et de déchirements. C'est en lisant quelques informations sur l'auteure que je me suis rendue compte que c'était en partie inspiré par l'histoire de Burnett elle-même, dont l'enfance n'a pas toujours été facile.

Mon autre point positif dans ce roman: les personnages. J'ai énormément apprécié Mary, dont le petit caractère me plait beaucoup. Elle est très dynamique, c'est un personnage assez fort, un très bon point dans ce genre de roman. Elle est à la fois attachante, un peu agaçante, drôle, attendrissante, attentionnée... Elle forme de bons duos avec Dickon et avec Colin. J'ai d'ailleurs trouvé ce dernier très intéressant! 

On trouve dans ce roman de nombreux thèmes passionnants et qui parleront aussi bien à un jeune public qu'à des lecteurs plus âgés. J'ai mentionné quelques éléments plutôt tragiques, comme la maladie, les orphelins, mais de façon plus générale, Frances Hodgson Burnett aborde la famille, l'amitié, la confiance... 

Pour conclure, je dois dire que je suis plutôt conquise par ma lecture de The Secret Garden, que je recommande à celles et ceux qui aiment les classiques, la littérature jeunesse, ou les deux. C'était une belle découverte et je pense pousser plus loin ma découverte de cette auteure! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 16 mars 2017

La cousine Bette de Balzac.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour nous plonger dans l'un des romans d'un célèbre auteur classique français, j'ai nommé Honoré de Balzac! Après m'être longuement penchée sur Zola et ses Rougon-Macquart, j'ai décidé d'accorder un peu de temps à d'autres grands auteurs français, et c'est donc sur Balzac que j'ai jeté mon dévolu. C'est après pas mal d'hésitations que j'ai décidé de m'attaquer à la lecture de La cousine Bette, dont on m'a dit beaucoup de bien. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Balzac, c'est qui?
Démarrons cette petite chronique par une présentation du célèbre Honoré de Balzac. Né en 1799 dans une famille plutôt aisée, il passe néanmoins une partie de son enfance loin des siens, en nourrice puis à l'école. Il démarre des études de droit, mais c'est la littérature qui le passionne réellement. Ses premiers écrits paraissent dans les années 1830, et il se lance rapidement dans un long projet: La comédie humaine, avec lequel il souhaite réaliser une large étude romancée de son temps. C'est un projet long, complexe, comptant près de 90 romans, montrant la prolifique écriture de l'auteur, qui rédige également d'autres romans qui n'ont rien à voir avec cette longue saga. Balzac est également connu pour ses nombreuses maîtresses. Parmi ses romans, on retrouve Le lys dans la vallée, La fausse maîtresse ou encore La peau de chagrin. Il meurt en 1850, laissant derrière lui un impressionnant héritage littéraire.

La cousine Bette:
Quatrième de couverture:

Enfant, Lisbeth tenta d'arracher le nez de sa cousine, Adeline.
L'une était belle et l'autre laide. La jalousie redouble quand Adeline épouse le baron Hulot d'Ervy, un libertin, mais le frère d'un maréchal de France. Reléguée au fond d'un salon Empire défraîchi, cette parente pauvre va ourdir une terrible vengeance. Ayant commencé sa vie " en vraie chèvre affamée ", elle la finit " en lionne ", après avoir ruiné sa cousine, sa nièce Hortense, un jeune et talentueux sculpteur polonais.




Petite présentation de la cousine Bette:
Comme le titre l'indique, nous partons à la découverte de la cousine Bette. Il me semble donc judicieux de vous la présenter un peu plus en détails.
Surnommée Bette, son véritable nom est Lisbeth Fischer. Dès les premières pages, elle est présentée sous un jour peu flatteur. En effet, Balzac nous la dépeint comme une femme sèche, plutôt laide, vêtue de vêtements peu seyants. Vieille fille, elle est entourée par sa famille et plus particulièrement celle de sa cousine Adeline. Et comme le résumé le dit si bien, Adeline semble opposée en tout à sa cousine. Là où Lisbeth est sèche et laide, Adeline est une femme d'une grande beauté, attirant le regard des hommes. Lisbeth vit vieille fille, Adeline est mariée et maman. Lisbeth vit chichement, Adeline a une belle maison et une belle situation. Tout les oppose donc, mais Lisbeth va rapidement faire retourner la situation dans le sens inverse.

Manipulations, argent, hommes:
On pourrait penser, un peu à tort, que chez Balzac tout est gentillet, tout est beau, tout est propre. Et pourtant, La cousine Bette suffit à nous montrer à quel point cette assomption est fausse. Car dans ce roman, on trouve des personnages libertins, des personnages manipulateurs, des menteurs, des menteuses, des profiteurs et des profiteuses. Alors que son aspect misérable laisse penser que la veille femme est inoffensive, il faut se rendre à l'évidence: Lisbeth, alias Bette, possède un esprit plutôt machiavélique. Motivée par la jalousie et la vengeance, elle n'hésite pas à se lancer dans des complots et des plans terribles...
C'est les hommes de son entourage qu'elle utilise pour nuire à Adeline, sa cousine, et la fille de cette dernière, Hortense. Elle manipule tout d'abord le baron Hulot, l'époux d'Adeline, un libertin connu, qui ne sait pas refuser l'appel de la chair malgré des promesses incessantes de se consacrer uniquement à son épouse. Wenceslas Steinbock, comte polonais sans le sous et artiste que Bette a aidé et aimé, a choisi cependant d'épouser sa nièce Hortense. Par vengeance, elle s'en prendra aussi à lui.
L'argent est également au coeur de ce roman. Car pour entretenir les maîtresses exigeantes, les hommes n'hésitent pas à débourser jusqu'au moindre sou, mettant ainsi leur véritable famille en danger... 

Ce que j'ai pensé du livre:
Moi qui apprécie beaucoup les classiques et en lis régulièrement, je me retrouve cependant toujours confrontée à un gros problème lorsque j'ai envie de me plonger dans du Balzac. En effet, il fut tellement prolifique au cours de sa carrière qu'il m'est difficile de choisir quel roman lire. C'est après avoir reçu des avis très positifs sur La cousine Bette que j'ai décidé de me plonger dedans. Au final, j'ai assez bien aimé ce roman, même si je suis loin du coup de coeur espéré. 

Commençons par ce que j'ai préféré: le style. Je sais que beaucoup de gens sont assez déstabilisés ou déroutés par l'abondance des descriptions chez Balzac, et c'est vrai que je connais pas mal de gens qui sont rebutés par autant de longs passages descriptifs. En ce qui me concerne, c'est quelque chose que j'apprécie et aime chez Balzac. J'aime sa façon d'écrire, j'aime son style et j'aime surtout la façon dont il donne vie aux choses et aux personnages. A ce niveau-là, c'est une réussite et j'ai donc été séduite.

L'autre point positif de ce roman: les personnages. Balzac nous propose une histoire avec des personnages hauts en couleur et qui ne sont pas épargnés par les défauts: qu'il s'agisse de Bette, Valérie ou du baron Hulot, de Crével et de Wenceslas, tous sont pourris par le vice, la jalousie... J'ai particulièrement aimé le double jeu de Bette, dont la piètre allure ne laisse pas présager d'un tel esprit machiavélique. Je déplore cependant un peu le fait que les personnages féminins, Adeline et Hortense en particulier, sont un peu trop unidimensionnels, trop dans le côté "femmes éplorées". 

L'intrigue, quant à elle, me laisse un peu plus mitigée. J'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs et que l'histoire peine à démarrer. Je me suis même permise de passer un peu quelques passages de dialogues un peu longuets. Mais une fois qu'elle démarre, on ne s'ennuie pas. Il se passe pas mal de choses et j'ai pris plaisir à suivre l'évolution des aventures des personnages, la descente aux enfers de certains, le bonheur des autres. Il y a quand même, comme pour certains personnages, un côté très caricatural qui me déplait un peu.

Pour conclure mon avis sur ce livre, je tenais à mentionner les thèmes qu'on y trouve et qui peuvent intéresser certains d'entre vous: la jalousie, la vengeance, l'argent, l'amour... Des thèmes assez universels et bien exploités par Balzac dans son roman. Il dépeint un portrait intéressant de ces personnages autour de ces thématiques, et si elles vous intéressent, le roman peut vous plaire!

En bref, La cousine Bette a été pour moi une immersion intéressante dans le monde de Balzac, même si ce n'est pas un roman que j'ai trouvé incroyablement marquant. Il me donne tout de même envie de me pencher davantage sur l'oeuvre de l'auteur et de découvrir davantage son travail.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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