samedi 16 août 2014

La chronique de Psychic TV: Superman VS Predator, de David Michelinie et Alex Maleev.





Date de Première Parution : 2001
Publié par DC Comics
Auteur(s) : David Michelinie / Alex Maleev

En m'aventurant dans une boutique de comics traditionnelle, qui possède un tel choix que je me retrouve comme dans un cabinet de curiosités à chaque visite, quelques oeuvres ont retenu mon attention. Parmi elles, vous avez lu le titre, il y a Superman vs. Predator.
Alors autant les cross-over peuvent tourner très facilement dans le fan-service creux et sans saveur, autant certaines tentatives (et je parle là du principe de cross-over en général, tous médias et licences confondus) peuvent attirer ma curiosité. C'est assez aléatoire, mais ça donne surtout des situations assez cocasses.
Et, ayant développé un appétit progressif pour les univers kitsch, les situations improbables pour partant d'entrée avec un pitch qui nous fait dire « Bon ok, on sent que l'inspiration est venue après 3 verres », je me suis attelé à la lecture de ce comics en édition intégrale (je préfère obtenir les comics sous ce format là qu'en plusieurs petits tomes).

Présentons les personnages.
Vous connaissez sûrement Superman, le héros emblématique des comics DC, un natif de la planète Krypton qui fut envoyé alors qu'il était bébé sur Terre dans une capsule de détresse. Recueilli par des fermiers, il développa ses pouvoirs, fut élevé comme un humain, et se rend peu à peu compte de ses pouvoirs surhumains, dont il se servira pour protéger les citoyens de Metropolis. Le pitch est connu et loin d'être nouveau, et il est réutilisé ici.

En ce qui concerne le « Predator », surnom de la créature de la 20th Century Fox connue pour un film d'anthologie avec Schwarzy, ces extraterrestres, de la race des Yautja, sont caractérisés par une chasse aux « trophées » dans une culture très martiale et guerrière. Chaque mâle Yautja est un « chasseur », équipé d'armes combinées à une technologie avancée (camouflage optique, canon à l'épaule à visée automatique, masque à visions multiples...), et doit notamment, comme il nous est appris dans les films qui l'ont vu apparaître, prouver sa valeur en récupérant les crânes de ses victimes et/ou en chassant les Aliens (Le film Aliens vs. Predator suit l'histoire d'un groupe de Yautja venus tuer une Reine Alien sur Terre, par exemple).
Les « Predators » sont donc des tueurs assez redoutables ayant au final un rapport assez conflictuel avec l'Humain (ils n'hésitent pas à les tuer et faire exploser leurs installations pour laisser aucune trace des Yautja sur Terre) mais quelquefois, il nous a été montré que les Yautja sont assez neutres, voir légèrement coopératifs avec l'Humain.


Un Yautja sans son masque.


Et comment fusionner ces deux univers ? Prenez un pitch digne de Predator. Une Jungle, paumée loin de toute civilisation, où des scientifiques de Star Labs vont enquêter. Sur quoi ? Ils ne le savent pas trop, jusqu'à découvrir l'élément perturbateur : une sorte d'engin de secours amarré, recouverte par de la végétation, qui semble pas humain.
Pendant ce temps, Superman, qui vit sa vie de journaliste / super-héros avec Lois Lane, entend cette découverte et part enquêter. Il découvre le fameux appareil qu'il ouvre et explore, et commence à sentir ses pouvoirs faiblir. Kryptonite ? Non. Quelque chose d'inconnu qui l'affaiblit progressivement. De tout nouveau.

Les scientifiques et Superman sont retrouvés par des militaires, qui les emmènent dans une gigantesque montagne cachant un temple qui cache un labo, dirigé par un scientifique fou ayant trouvé ici une technologie extraterrestre dont il va se servir pour détruire toute tare génétique de l'humanité, leurs hôtes y compris, afin de purifier la race humaine.



Oui, je pouvais pas m'en empêcher.


Hélas pour nos chers humains, l'ouverture de la capsule a alerté un vaisseau Yautja, qui envoie un chasseur éliminer toute trace de leur technologie. Et ce dernier va se rendre compte que la chasse sera plus compliquée que prévu, avec notamment un surhomme qui pourrait constituer un trophée conséquent pour sa collection...

Sur un pitch qui semble totalement d'inspiration « Predator » (Jungle / Alien / Chasse à l'Homme), vient se greffer une histoire de savant fou, que seul le surhomme peut arrêter.
Avec son quota de sidekicks stéréotypés, de soldats porte-flingue, le comic nous narre l'espèce de cache cache que se livrent le Chasseur et Superman. Sans réellement s'affronter à mort, les deux têtes d'affiche mènent chacun leur quête, qui finiront par s'entrecroiser pour résulter en quelque chose que je vous laisse découvrir si vous êtes intéressé.
A ce propos, c'est justement ma surprise : J'ai eu l'impression de lire un comics Predator. Superman est à 10% tout le long du comic, il est affaibli, parfois inutile, et le vrai « surhumain » qui se dégage ici est le Predator, dangereux au possible, accomplissant son objectif sans grande résistance.
D'ailleurs, le final, qui est expédié un peu rapidement à mon goût, donne une solution un peu « facile » pour soigner Superman (vous savez, le truc qui vous fait dire « Comme par hasard ! »)


Par ailleurs, le style de dessin est très correct, comme vous pouvez le voir.






En gros ? Si vous n'avez pas peur des pitchs barrés, ce comic est à lire. Il se trouve que j'apprécie le personnage du Predator qui est aussi classe que dangereux (et celui de ce comic a un certain sadisme, aussi), et Superman est assez...humain. Car oui, il fallait bien que les deux soient sur un pied d'égalité, et je me doute bien qu'un Yautja ne ferait pas le poids contre Superman si ce dernier est à 100% de ses capacités.

Donc voilà. J'ai eu l'impression de lire un comics Predator. Le titre aguicheur me donnait envie de rire, et malgré l'aspect un peu prévisible du scénario, j'ai passé un bon moment. Mais c'est clairement pas quelque chose de culte : c'est le genre de comics qui vous fait rire sur le principe si vous êtes intéressé par les lectures au potentiel nanardesque (hors certains « ouvrages » de bit-lit et de littérature érotique qui sont à leur média ce que Uwe Boll est au cinéma) qui vous divertit le temps de sa lecture, et qui une fois fini, vous fait dire que les Cross-over, à défaut d'être géniaux ou une perte de temps...C'est tellement barré que c'est rafraîchissant et bien.

Psychic TV.

Le Mois Sherlock #3: The Red Headed League d'Arthur Conan Doyle (1891) + Adaptation de 1985.

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Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous avez tous passé un bon 15 Août, et je suis ravie de vous retrouver en ce Samedi pour une toute nouvelle chronique! Après une petite escapade au Japon, je vous propose de reprendre le cours de notre mois Sherlock avec un troisième article consacré au célèbre détective. Jusqu'à présent, je me suis surtout concentrée sur Sherlock Holmes à l'époque actuelle, avec une présentation de la série BBC Sherlock et une chronique sur une réécriture de l'une de ses aventures, mais aujourd'hui j'ai décidé de remonter à l'ère victorienne et de me pencher sur l'une des nouvelles écrites par Arthur Conan Doyle. Cette nouvelle, c'est The Red Headed League (connue en français sous le titre de La ligue des rouquins), publiée en 1891. Cependant, comme cette nouvelle est très courte, j'ai également choisi de vous présenter l'une de ses adaptations, réalisée en 1985! Bonne lecture à tous :)

Le Mois Sherlock et Arthur Conan Doyle sur le blog:
Si vous n'êtes pas passé sur le blog récemment ou si vous le découvrez à l'instant, vous ne savez peut-être pas que j'ai décidé de consacrer en grande partie ce mois d'Août à l'oeuvre d'Arthur Conan Doyle et plus particulièrement à Sherlock Holmes. De nombreux articles sont prévus dans ce but, et si vous souhaitez découvrir mes précédentes chroniques à ce sujet, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous:


J'ai aussi pour habitude de commencer mes articles par des présentations des auteurs dont je chronique les livres, mais comme Arthur Conan Doyle est un invité récurrent du blog, j'ai déjà eu l'occasion de parler de lui. Si vous vous intéressez à lui, suivez le lien ci dessous!









The Red Headed League:
Résumé:



Alors que le Docteur Watson, qui vit désormais avec sa femme, rend visite à son ami Sherlock Holmes, il tombe sur le détective en pleine écoute d'un client: Jabez Wilson, prêteur sur gage à l'entreprise plutôt modeste, vient le consulter pour un problème assez particulier. Il y a quelques semaines, il a intégré sur les conseils de son assistant la ligue des rouquins, ligue fondée par une riche homme roux qui, à son décès, a décidé de venir en aide à ses semblables capillaires. En échange de quelques heures de son temps quotidien, Jabez Wilson recevait une compensation financière qui l'aidait à mettre du beurre dans les épinards. Mais soudain, du jour au lendemain, sans être prévenu, il apprend la dissolution de la ligue. Pourquoi a t'elle été dissoute? Où sont partis ses dirigeants? Pourquoi n'a t'il pas été prévenu? Voilà les questions auxquelles Sherlock Holmes doit répondre...

Une bien étrange ligue...
Après nous avoir entraîné dans une histoire de chantage, dans la course à un vieil héritage et à la découverte d'une vengeance longuement médité, Arthur Conan Doyle a choisi de nous présenter un tout autre univers dans The Red Headed League: celui des ligues et clubs.

Si aujourd'hui le terme "ligue" est assez peu utilisé et est associé en majeure partie avec le milieu sportif, il faut savoir qu'à l'époque victorienne les ligues étaient très nombreuses, en particulier à Londres. Le but de ces ligues était de marquer une appartenance à un certain milieu, qu'il soit social (la bourgeoisie, par exemple), politique, intellectuel, artistique...

Dans The Red Headed League, Arthur Conan Doyle nous fait découvrir une ligue plutôt originale et un peu farfelue, puisqu'elle est réservée uniquement aux hommes roux! D'après ce qu'en apprend Jabez Wilson dans la petite annonce du journal et lors de son entretien à la ligue, elle a été créée afin de rassembler les hommes roux et de les soutenir financièrement, d'assurer l'avenir de la population rousse. Un but très précis donc mais qui peut se comprendre: les personnes rousses sont souvent, même encore aujourd'hui, victimes de préjugés dus à leur couleur de cheveux. A travers l'histoire, certains ont même été persécutés, vus comme des créatures démoniaques ou des sorcières.

Mais l'originalité de cette ligue ne s'arrête pas au public qu'elle concerne, non, ça va plus loin: en effet, afin de pouvoir toucher sa contrepartie financière, Jabez Wilson doit effectuer quotidiennement un travail bien précis. Ecrire des articles ou des essais sur les roux? Non. Faire des affiches pour la ligue? Non plus. En fait, il doit recopier à la main une encyclopédie, page après page... Un travail bien curieux, mais bien rémunéré, selon monsieur Wilson!

Ce que j'ai pensé de cette nouvelle:
Lorsque l'on se penche sur le canon de Sherlock Holmes, on se rend compte qu'il est en grande partie constitué de nouvelles. Cela s'explique en partie par le fait que les nouvelles étaient beaucoup plus populaires à l'époque qu'elles ne le sont aujourd'hui, notamment parce que beaucoup d'auteurs (dont Arthur Conan Doyle) faisaient publier leurs travaux dans des magazines et journaux (The Strand, dans le cas de Sherlock Holmes). Je me devais donc de (re)lire ces nouvelles pour le mois à thème, une besogne qui me réjouissait d'avance étant donné que j'adore les nouvelles. Et The Red Headed League est une nouvelle que j'ai adoré re-découvrir: je l'avais lue pour la première fois il y a fort longtemps et je ne m'en souvenais presque plus.

Ma relecture m'a permis de passer une nouvelle fois un très bon moment en compagnie de mon personnage adoré Sherlock Holmes, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour l'histoire: en seulement quelques pages, et c'est un talent qu'Arthur Conan Doyle a indéniablement, l'auteur parvient à installer et à résoudre son intrigue, sans nous donner le sentiment de rester sur notre faim. La nouvelle est assez courte, mais intense: il se passe beaucoup de choses, et j'ai donc reposé le livre en ayant le sentiment d'avoir eu une bonne dose de rebondissements, de déductions et d'actions.

Les personnages sont fidèles à eux-mêmes, le duo formé par Holmes et Watson est toujours aussi efficace. Personnellement, je ne me lasse pas des démonstrations de logique dont fait preuve Sherlock Holmes à la fois à son ami, aux policiers et à ses clients, je suis toujours aussi fascinée par sa rapidité et son talent!

J'ai mentionné plus haut le talent d'Arthur Conan Doyle pour arriver à me séduire en quelques pages, et je me dois de mentionner également le style: je trouve son écriture toujours plaisante et agréable, c'est vraiment un auteur dont je ne me lasse pas en raison de son efficacité, de son imagination et de sa simplicité. The Red Headed League a également un petit côté humoristique et rafraichissant qui me semble moins présent dans les premières aventures de Sherlock Holmes, et cet aspect comique apporte à la lecture un petit plus.

Vous l'aurez compris, The Red Headed League est une nouvelle que j'ai appréciée relire, et j'ai déjà hâte de me plonger dans la suivante! Si vous avez l'occasion de la lire, n'hésitez pas à y jeter un oeil :).

The Red Headed League à la télévision (1985):
Quelques informations sur l'adaptation:



Dans les articles précédents sur Sherlock Holmes, j'ai plusieurs fois évoqué le fait qu'il existait de nombreuses adaptations des aventures du détective: ce qu'il faut savoir, c'est que les histoires d'Arthur Conan Doyle comptent parmi les plus adaptées de l'histoire de la fiction, que ce soit à la télévision, au théâtre ou au cinéma. Le célèbre détective attire toujours les scénaristes, réalisateurs et producteurs, comme le montrent des projets comme Sherlock, Elementary, ou les films de Guy Ritchie. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir l'une des adaptations de The Red Headed League, datant de 1985 et réalisée pour la télévision. 

De 1984 à 1985, une nouvelle série adaptée de Sherlock Holmes et comprenant treize épisodes d'une durée d'environ une heure fut diffusée sur les écrans de télévision britanniques. Baptisée The Adventures of Sherlock Holmes, elle est en fait la première de plusieurs séries dédiées au héros d'Arthur Conan Doyle. Cette première série comprend des adaptations de A Scandal In Bohemia, The Speckled Band, ou encore The Red Headed League, l'avant dernier épisode.

Dans cet épisode, on retrouve dans le rôle de Sherlock Holmes l'acteur Jeremy Brett (dont je parle un peu plus en détails plus loin), David Burke dans celui de John Watson, et Roger Hammond interprète le roux Jabez Wilson. On a également au casting Richard Wilson, que l'on connait aujourd'hui entre autres pour son rôle de Gaius dans Merlin. Il a été réalisé par John Bruce, qui s'était chargé de quelques-uns des épisodes, et qui a également travaillé sur Hercule Poirot.

En France, la série a été diffusée à la fin des années 1980.

Jeremy Brett, l'un des interprètes de Sherlock Holmes:
Pour conclure cette petite présentation de The Red Headed League, je tenais à vous parler un peu plus en détails de Jeremy Brett, l'acteur qui interprète Sherlock Holmes dans cet épisode. Je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas simple de jouer un tel personnage, et je trouve donc important de faire quelques recherches sur les acteurs qui s'y sont collés.

Né en 1933 à Warwickshire, en Angleterre, Jeremy Brett est le fils d'un officier. Après des études ratées à Eton, il se tourna vers le théâtre et décida de devenir acteur. Il commença par des débuts très prometteurs sur les planches, qui lui permirent de se faire connaitre, puis arriva sur les petits et grands écrans. Il fut même à un temps pressenti pour interpréter un autre grand personnage culte de l'histoire de la fiction: James Bond! Il participa à de très nombreux projets, notamment des adaptations d'oeuvres classiques.

C'est en 1984 que sa carrière prit un tournant capital: en effet, il fut choisi pour interpréter Sherlock Holmes dans la série The Adventures of Sherlock Holmes, et il devint donc LE visage de Sherlock Holmes pour la fin du 20ème siècle. Il joua le personnage pendant plusieurs années, depuis 1984 jusqu'à 1994, peu de temps avant son décès en 1995. 

Si le travail de Jeremy Brett vous intéresse, sachez que David Stuart Davies (dont j'ai parlé il y a quelques temps pour son roman Un certain docteur Watson), un de ses proches, lui a consacré un livre en 1996: Jeremy Brett as Sherlock Holmes.

Mon avis sur cette adaptation:
Afin d'être le plus renseignée possible sur Sherlock Holmes et de ramasser le plus d'informations possibles sur l'univers du héros, j'ai décidé de regarder le plus d'adaptations possibles de ses aventures. Petite, j'avais vu quelques épisodes de The Adventures of Sherlock Holmes, la série mentionnée plus haut, mais je n'en avais pas gardé un grand souvenir. Aussi je n'ai pas hésité lorsque j'ai eu l'opportunité de regarder un épisode de cette série, pour me faire une idée de ce que ça pouvait donner. Que dire de cette adaptation de The Red Headed League?

Et bien j'ai plutôt bien aimé cette épisode! Commençons par le côté adaptation: à part une petite différence (les scénaristes ont fait le choix d'introduire le personnage de Moriarty, choix que j'ai compris en voyant le listing des épisodes) qui n'est pas très gênante, l'adaptation est extrêmement fidèle à l'oeuvre originale, même au niveau des répliques. Un très bon point donc, puisque la plupart du temps j'aime que les adaptations soient le plus fidèles possibles. 

Je n'ai donc pas eu de surprises au niveau de l'histoire, puisque je la connaissais déjà, mais elle est bien racontée, bien menée, et il se passe beaucoup de choses. L'épisode dure 51mn, et honnêtement ça passe extrêmement vite! Je n'ai pas vu le temps défiler. On retrouve le mélange de mystère et d'humour que j'appréciais dans l'oeuvre originale, on rit, on réfléchit, on pense, on s'amuse, bref, c'est divertissant!

J'ai aussi découvert Jeremy Brett et David Burke, que je connaissais assez peu, et leur performance est rafraichissante. On sent une chouette alchimie entre les acteurs qui rend les personnages assez attachants (à un moment, Watson rembarre quelqu'un qui critique Sherlock: c'est à mourir de rire!). Jeremy Brett campe un Sherlock convaincant, et il me donne envie de me pencher davantage sur son travail.

La série a un poil vieillie et a un petit côté kitsch assez sympathique (la grosse musique pour te dire "attention, lui c'est un méchant!" avec des plans du méchant mais uniquement de dos, j'adore), mais à part ces petits détails elle est vraiment sympathique à regarder. Je pense donc voir prochainement le reste des épisodes pour parfaire ma culture!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique! En attendant, n'hésitez pas à me laisser en commentaires vos impressions, avis et suggestions, je me fais un plaisir de vous lire! Prenez soin de vous les lapins :)

AnGee Ersatz*



jeudi 14 août 2014

Un Café Maison, de Keigo Higashino.



Bonjour à tous et à toutes, mes amis Livroscopiens et Livroscopiennes!

J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! On se retrouve en ce Jeudi pluvieux (enfin, chez moi il pleut. Et chez vous?) pour une toute nouvelle chronique littéraire qui, je l'espère, vous plaira! Même si nous sommes en plein mois Sherlock, comme les deux dernières chroniques du blog le montrent, je vous propose aujourd'hui un article qui n'a rien à voir avec cette thématique. Aujourd'hui, nous allons partir en voyage destination l'Asie, et plus particulièrement le Japon! J'avais déjà essayé de vous y emmener il y a quelques semaines avec le tome 1 du manga One Piece, mais le livre dont je veux vous parler est très différent: il s'agit d'un roman policier/polar, qui répond au doux nom de Un café maison, dont l'auteur n'est autre que Keigo Higashino. Bonne lecture à tous :)

Qui est Keigo Higashino?
Commençons par le commencement,à savoir par une présentation de notre auteur du jour, à savoir Keigo Higashino.
Keigo Higashino est né en Février 1958 à Osaka, l'une des villes les plus peuplées et les plus influentes du Japon. Il commence par travailler dans un milieu assez loin de la littérature, en devenant ingénieur. Dans le même temps, il se met à écrire, et rencontre assez rapidement le succès avec ses romans. Depuis, il est fréquemment récompensé par des prix comme le Edogawa  Rampo Award, ou le Mystery Awards of Japan Award. Son travail est alors traduit et publié à l'étranger, notamment en France.
Ses livres les plus connus sont ceux la série atour du personnage de Yukawa, physicien dont les connaissances sont utiles pour résoudre des affaires criminelles très compliquées: Un café maison en fait partie, tout comme le Dévouement du suspect X. Son roman la Maison où je suis mort autrefois est également très connu en France.


Un café maison:
Résumé:



Tokyo. En apparence, le couple Mashiba a tout pour être heureux: Yoshitaka est gérant d'une entreprise qui marche plutôt bien, et sa femme Ayané (épousée il y a un an) connait un certain succès dans le domaine du patchwork. Et pourtant, Yoshitaka décide d'annoncer à Ayané qu'il la quitte car elle n'est toujours pas enceinte. Ayané part alors en vacances chez ses parents pour quelques jours. Mais quelques jours après son départ, son mari est retrouvé mort, empoisonné par du café. L'équipe de l'inspecteur Kusagani doit enquêter sur cette mort suspecte, et très vite deux suspectes se distinguent: la femme de la victime à l'alibi solide (elle n'était pas là lors du meurtre) et Hiromi, sa maîtresse qui a retrouvé le corps... Qu'est-il vraiment arrivé à Yoshitaka? Qui était réellement cet homme? Quels secrets cachent victime et suspects? Le professeur Yukawa parviendra t'il à résoudre cette affaire?
  
Un mort, deux suspectes:
Dans Un café maison, Keigo Higashino ne perd pas de temps et nous balance un meurtre en quelques pages. Le ton est donné: une mort mystérieuse, digne d'un roman d'Agatha Christie (du poison dans du café, la boisson favorite de la victime!). Le but: retrouver les assassins. 

Très vite, les soupçons se tournent vers deux personnes en particulier. Ces deux personnes sont très proches de la victime: la première, c'est Hiromi. Cette jeune femme, assistante de Madame Mashiba, a retrouvé le corps de la victime et a appelé la police. On apprend très vite qu'elle n'était pas seulement une connaissance de monsieur Mashiba, mais qu'ils étaient en fait bien plus proches. En aurait-elle eu marre d'attendre qu'il rompe avec sa femme? Plusieurs éléments jouent en sa défaveur.

L'autre suspecte n'est autre que la femme de la victime. Elle a également plusieurs motifs qui pourrait expliquer une volonté de tuer son mari: le fait d'avoir la pression, peut-être savait elle aussi qu'il avait une maitresse... Le problème, c'est qu'elle était à des kilomètres du lieu du crime, et ne pouvait matériellement pas commettre le meurtre. 

Mais plus on avance dans l'enquête, plus on découvre des choses sur le passé de monsieur Mashiba, et plus on se rend compte que d'autres personnes pourraient lui en vouloir...

Une femme dans la police japonaise:
Même si je suis loin d'être une experte dans ce domaine, j'ai quand même lu quelques polars/policiers made in Japan. Et un truc qui m'intriguait dans mes lectures (et c'est un truc que j'ai constaté dans des romans d'un peu partout, pas seulement au Japon), c'est que la plupart du temps les policiers sont quasiment toujours des hommes. Du moins c'est le cas dans ceux que j'ai lus: à l'inverse, les femmes sont souvent des journalistes ou des personnes externes qui apportent un éclairage au héros.



Mais dans Un café maison, l'auteur a décidé de mettre dans l'équipe d'investigation une femme, Kaoru. Ce qui est intéressant, c'est que les autres personnages, notamment ses collègues, insistent beaucoup sur le fait qu'elle appartient à la gent féminine. Son chef reprend parfois ses collègues en expliquant que son avis est aussi intéressant que celui des hommes, et dit souvent à Kaoru qu'elle ne doit pas se sentir gênée d'être une femme. Les suspects et témoins ont également une attitude différente vis à vis d'elle, en comparaison avec ses homologues masculins. 

Ces manifestations particulières autour de l'investigatrice reflètent en fait un point de vue plus général sur la façon dont les différents personnages se comportent par rapport aux femmes. On peut évidemment mentionner la victime, Yoshitaka Mashiba. Dès le début, on apprend qu'il a un plan de développement personnel, et que sa femme avait une date limite pour remplir certains critères: une attitude assez spéciale, et on en découvre davantage avec l'avancée de l'enquête. 

Les inspecteurs, en particulier Kusanagi, agissent également avec les suspectes avec un certain ménagement: ils ne cessent de s'excuser de les déranger, ils les ménagent beaucoup. On a parfois l'impression qu'ils ont peur d'enquêter!

Mon avis sur ce livre:
Depuis la création du blog, j'essaie de vous proposer au maximum des chroniques sur des livres venant de tout un tas d'horizon, de genres et d'époques. J'essaie de vous parler de classique, de contemporain, de romance, de BD, de manga, de comics, de roman, de biographie, bref, d'un peu de tout, et ce à la fois pour avoir un contenu aussi varié que possible sur le blog mais aussi parce qu'en tant que lectrice je suis curieuse et que j'ai envie de découvrir plein de choses. Néanmoins, je dois admettre que mes connaissances en matière de polars/policiers sont assez limitées: pendant très longtemps, je n'en lisais tout simplement pas, ou alors uniquement d'auteurs que j'appréciais déjà, comme Camilla Läckberg. Le déclic est venu lorsque je suis allée aux Quais du Polar en Avril: grâce à cet événement, j'ai retrouvé un intérêt nouveau pour ce genre et j'ai découvert des auteurs super, comme Cathi Unsworth. J'ai donc aussi voulu vous proposer davantage de chroniques sur cette thématique sur le blog.

En ce qui concerne Keigo Higashino, je l'avais découvert il y a environ un an et demi, deux ans grâce à la Maison où je suis mort autrefois, livre que j'avais apprécié. Je n'ai donc pas hésité lorsque je suis tombée sur Un café maison, et j'ai bien fait. Pourquoi? Tout simplement parce que j'ai dévoré ce livre en une seule journée, et que je l'ai adoré! Un café maison, un mini coup de coeur en ce mois d'Août.

Ce que j'attends d'un polar, c'est d'être aspirée dans l'intrigue, d'être captivée dès les premières pages. Et là, c'est le cas: avec son ambiance de non-dit, et son début assez direct, Un café maison ne perd pas de temps et nous entraîne tout de suite dans l'action. Keigo Higashino a bien rythmé son histoire, il se passe pas mal de choses, on découvre de nouveaux éléments en permanence, et c'est difficile de décrocher! Le livre est assez court (environ 300 pages) et se lit très vite: j'étais vraiment captivée et j'ai eu du mal à lâcher le livre avant de l'avoir fini. Les rebondissements sont assez réussis et nous tiennent en alerte, un bon point!

J'ai aussi beaucoup apprécié les personnages, dans l'ensemble. Que ce soit les inspecteurs (en particulier Kaoru, très vive et intelligente) ou les suspects, ils m'intriguaient tous: Keigo Higashino réussit même à développer des éléments autour de chacun, que ce soit au niveau personnel ou relationnel, ce qui n'est pas forcément simple avec autant de personnages. Alors évidemment, ne vous attendez pas à quelque chose d'ultra complexe, mais ça reste quand même sympathique. J'ignorais que Keigo Higashino avait écrit plusieurs romans avec le physicien Yukawa comme personnage, et du coup j'ai envie d'en savoir plus sur lui et de découvrir ses autres aventures.

Enfin, le dernier point qui a su me plaire, c'est l'ambiance du livre. J'ai mentionné plusieurs fois l'importance des apparences et du non-dit, et personnellement c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup. Un café maison a une ambiance assez lourde, on a l'impression d'être entouré par un épais brouillard qui se dissipe petit à petit, se resserre, avant de disparaître. Keigo Higashino a un style vraiment plaisant et agréable (ce que j'avais déjà noté pour La maison où je suis mort autrefois), et j'aime beaucoup sa plume. Malheureusement, je ne peux pas lire en japonais (mes connaissances à ce niveau sont limitées au vocabulaire de la cuisine), ce que je regrette parce que je voudrais voir ce que ça donne en langue originale. 

Le seul petit truc qui fait que ce coup de coeur n'est pas non plus une explosion mais un mini coup de coeur, c'est que la fin reste un poil prévisible. Mais comme il y a beaucoup de rebondissements et de retournements de situation, d'autres thématiques (la place de la femme, le suicide, la relation policier-suspect) développées, ça reste un petit problème surmontable!


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que ce nouvel article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en me laissant un petit commentaire! Je suis toujours ravie de vous lire et de vous répondre. On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous! :)

AnGee Ersatz*



mardi 12 août 2014

Le Mois Sherlock #2: Un certain Dr Watson, de David Stuart Davies.

Bannière par Psychic-TV.

Bonjour à tous et à toutes, mes amis lecteurs!

J'espère que vous allez bien et que ce début de semaine commence bien pour vous! Je suis ravie de vous retrouver en ce mardi pour une nouvelle chronique, la deuxième de notre mois consacré au détective le plus célèbre de la fiction, j'ai nommé Sherlock Holmes! Après un petit détour par la série BBC Sherlock, dont la modernité et l'originalité expliquent en partie le succès, je vous propose de nous pencher aujourd'hui sur un livre un peu spécial. Pourquoi spécial? Parce qu'il s'agit d'une aventure de Sherlock Holmes, mais qui n'a pas été écrite par Arthur Conan Doyle: depuis la mort de l'auteur, nombreux sont les écrivains qui ont repris ce héros, que ce soit pour écrire des parodies, ou des suites. Le livre du jour, c'est Un certain Dr. Watson, de David Stuart Davies, une réécriture des premières aventures de Sherlock Holmes. Bonne lecture à tous :)

Les articles Sherlock sur le blog:
Depuis quelques temps, j'ai décidé de me replonger dans l'oeuvre d'Arthur Conan Doyle autour de Sherlock Holmes, et aussi de consacrer à ce personnage un mois à thème. Vous pouvez donc déjà retrouver plusieurs articles à ce sujet sur le blog, articles que je vous invite à retrouver grâce au lien ci-dessous!



David Stuart Davies, c'est qui?
Commençons cette chronique par un point important: l'auteur! Comme je l'ai mentionné plus haut, notre auteur du jour, ce n'est pas Arthur Conan Doyle, papa de Sherlock Holmes, mais David Stuart Davies.
Né en 1946, David Stuart Davies s'est d'abord tourné vers le professorat pour enseigner la littérature. Cette dernière est pour lui une véritable passion, et c'est donc tout naturellement qu'il se lance dans l'écriture et la publication. Mais attention, il n'écrit pas n'importe quoi, non, il a décidé de se consacrer en partie à Sherlock Holmes. Il est en effet fou du détective, et écrit donc des livres autour de son univers: des romans, sous le titre de "The Further Adventures of Sherlock Holmes" (The Veiled Detective, The Scroll of the Dead, ou celui que nous allons aborder aujourd'hui), ainsi que des essais, notamment autour des adaptations de Sherlock Holmes.
En France, certains de ses romans sont publiés chez Fetjaine.


Un certain Dr Watson:
Résumé:



1880. Pour John Walker, la vie n'est pas vraiment rose. Ce médecin militaire vient de se faire renvoyer de l'armée pour faute grave, et est obligé de rentrer en Angleterre, déshonoré, fauché, et désespéré. Pendant le trajet en bateau qui le ramène dans son pays natal, il rencontre un homme avec lequel il sympathise, et qui lui promet de l'aider. En réalité Walker est tombé entre les mains de l'un des sous-fifres du Professeur Moriarty, un incroyable cerveau criminel qui gère tout un réseau de vols, arnaques manipulations et autres affaires frauduleuses. Moyennant une nouvelle réputation et une rémunération, Walker devient Watson et doit espionner un jeune homme au génie prometteur qui pourrait mettre à mal les plans de Moriarty: Sherlock Holmes...


Un retour aux sources:
Holmes et Watson. Watson et Holmes. Un duo incontournable de la littérature. Il est rare de penser à l'un sans penser à l'autre. Ces deux héros se sont rencontrés pour la première fois dans A Study In Scarlet, alors que chacun cherchait un colocataire afin de payer un loyer moins élevé. Une rencontre bienheureuse entre un médecin sympathique et un détective aux méthodes uniques qui allait se transformer en une amitié solide qui traverse les années sans cesser d'exister.

David Stuart Davies nous propose, avec Un certain Dr Watson, de revenir en arrière et de reprendre avant le début de la relation que nous connaissons. Son postulat: et si le docteur Watson avait été une personne légèrement différente? Un Watson au passé et aux motivations plus troubles que le personnage original. Le but de ce changement est de proposer une version alternative de la relation entre Sherlock Holmes et John Watson, et de donner à l'ensemble un ton un peu plus dramatique, plus noir. 

John Watson apparait donc sous une première identité, celle de John Walker. Son nom sera ensuite modifié pour devenir le John Watson que nous connaissons si bien ("Elementaire, mon cher Watson"). L'intrigue démarre alors qu'il est en Afghanistan, en pleine guerre: en tant que médecin militaire, il se doit de soigner les soldats blessés au combat. Dans le canon original, Watson est lui-même blessé et rapatrié en Angleterre. Ici, l'histoire de Watson est un peu moins glorieuse: à cause de certains événements que je vous laisse découvrir, il est renvoyé de l'armée pour faute grave et expédié comme un moins que rien dans son pays natal. Le background du personnage est déjà un peu terni par rapport à ce qu'on en connait. Mais cela ne s'arrange pas lorsqu'il rencontre un "méchant" culte de l'univers de Sherlock Holmes: Moriarty.

Moriarty, génie du crime:
Aaaaaaah Moriarty! Si vous vous intéressez un peu à l'oeuvre de Arthur Conan Doyle, ou que vous avez vu quelques unes des adaptations des enquêtes de Sherlock Holmes, il est fort probable que vous connaissiez ce personnage. 

Dans le canon original, Moriarty est un personnage qui apparait bien plus tardivement que dans le roman de David Stuart Davies, et même si on a l'impression, en raison de sa renommé, qu'il est PARTOUT, il est en fait présent dans un petit nombre seulement d'histoires. Néanmoins, son importance reste grande.

James (ou parfois Jim) Moriarty est surnommé dans l'oeuvre de Arthur Conan Doyle "le Napoléon du crime". Extrêmement intelligent, cultivé et calculateur, il a choisi de mettre son génie au service du crime en montant un réseau criminel des plus impressionnants. C'est, en gros, l'inverse de Sherlock, sa nemesis: certains spécialistes de Sherlock Holmes avancent même l'hypothèse selon laquelle notre héros aurait en fait été schizophrène et qu'il était à la fois Moriarty et Sherlock Holmes. Une théorie intéressante! 

James Moriarty est assez fréquemment présent dans les adaptations de Sherlock Holmes puisqu'il est reconnu comme étant THE BEST VILLAIN de l'univers de la galaxie. Je vous ai déjà parlé d'Andrew Scott dans Sherlock, mais j'ai aussi appris que Natalie Dormer (qui est une actrice qui pète un peu la classe. Franchement. J'adore cette actrice. VRAIMENT) l'interprétait aussi dans Elementary

Mon avis sur ce livre:
Bon. Vous l'aurez peut-être remarqué si vous passez sur le blog depuis quelques mois, je suis prise ces derniers temps d'une folie Sherlock. Mi par passion mi par obligation. Du coup, dès que mon regard tombe sur le moindre objet faisant référence de près ou de loin à Sherlock Holmes, à Arthur Conan Doyle ou les détectives, je fonds dessus tel un rapace qui crève de faim. Autant vous dire que lorsque ma mamie adorée m'a offert Un certain Dr Watson, j'étais ravie! J'avais hâte de le lire, et le garder en prévision du mois Sherlock Holmes fut difficile. Enfin, après des semaines d'attente, j'ai pu me plonger dedans! Qu'en ai-je pensé? Et bien... Bof. Je dois avouer être plutôt déçue de ma lecture d'Un certain Dr Watson, malgré un gros potentiel. Voici pourquoi.

Au tout début de ma lecture, j'étais plutôt enthousiaste. L'idée de découvrir une histoire plus centrée sur Watson que sur Holmes me plaisait bien: c'est un personnage que j'apprécie beaucoup, et je trouve que parfois son importance est un peu sous-évaluée. Watson est important à plein de niveaux: il est le narrateur de la plupart des histoires de Sherlock Holmes, il est son plus proche ami et l'aspect relationnel entre les deux personnages est capital. Le point de départ du livre me parlait, et j'étais curieuse de voir cette version "et si Watson était un imposteur" avec en tête cette idée qu'on connait Watson pour sa loyauté envers Sherlock.

Le problème, c'est que cet aspect prometteur en reste, pour moi, là. Le début est assez entraînant et donne envie de découvrir la suite, mais au bout de quelques pages, le rythme retombe. J'ai vraiment eu une sensation de lenteur pendant la première partie du livre, j'avais du mal à avancer dans ma lecture. Je pense que cela vient du fait qu'il y a plusieurs narrations en même temps: nous avons deux récits à la troisième personne, celui autour de Sherlock, et celui autour de Watson. A cela, on ajoute les extraits du journal du Watson, qui répètent un peu des éléments qu'on connait déjà, ce qui crée un effet de redondance pas super agréable. On a l'impression de ne pas avancer...

Et cet effet de redondance, on le retrouve aussi dans le reste du livre. David Stuart Davies a choisi de ré-écrire les premières aventures de Sherlock Holmes et Watson, à savoir entre autres A Study In Scarlet. Ayant relu ce livre il y a peu, j'ai vraiment eu encore une fois l'impression de ne pas avancer, de ne pas découvrir quelque chose et de nouveau, bref, je n'ai pas eu de grosses surprises avec ce livre.

Encore une fois, c'est dommage, parce que le potentiel était grand au départ! En y réfléchissant, je pense que j'aurais davantage apprécié le livre avec un autre système de narration, en reprenant peut-être la narration à la première personne de Watson, typique des récits de Arthur Conan Doyle.

Ce n'est pas un livre que je regrette d'avoir lu, parce qu'il a quand même le mérite de proposer une vision un peu différente du personnage de John H. Watson, un point que je trouvais intéressant. Mais pour le reste, je n'ai pas été conquise. Je sais que David Stuart Davies a écrit d'autres romans pour sa saga des nouvelles aventures de Sherlock Holmes: je me tâte pour en lire un autre, peut-être The Scroll of the Dead, histoire de voir ce que ça donne...

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! Si vous avez lu ce livre, ou un autre roman de David Stuart Davies, n'hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique! En attendant, prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*




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