mercredi 10 janvier 2018

Victorian Bakers (BBC).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Nous nous retrouvons aujourd’hui pour parler non pas de littérature mais d’Histoire : vous le savez peut-être déjà si vous êtes familiers avec le blog, mais ma période historique préférée est l’ère victorienne. Après l’avoir longtemps étudié à la fac, je continue encore à me pencher régulièrement dessus et à faire des recherches sur de nombreux thèmes concernant cette époque. Depuis plusieurs années, la BBC réalise des documentaires autour de cette période sur différentes thématiques : j’ai déjà eu l’occasion de vous parler de Victorian Farm et de Victorian Pharmacy, deux séries mettant en scène des historiens et professionnels dans la peau de victoriens. Cette fois, c’est Victorian Bakers qui nous intéresse ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Victorian Bakers :
Présentation du documentaire:
Plongeons nous dans le monde des Victorian Bakers avec, pour commencer, une petite présentation de l’émission. Comme c’était déjà le cas pour Victorian Farm et Victorian Pharmacy, il s’agit d’une mini-série documentaire réalisée et diffusée par la BBC. Cette édition comprend quatre épisodes (trois normaux et un épisode spécial Noël, que malheureusement je n’ai pas vu) qui dure environ une heure chacun. Pour animer l’émission, nous retrouvons une équipe de six personnes, composée de deux historiens (Annie Gray et Alex Langlands, qui a déjà participé aux précédents programmes de la BBC sur les Victoriens) et de quatre professionnels de la boulangerie/pâtisserie : John Swift, dont la famille travaille dans la boulangerie depuis cinq générations ; John Foster, industriel ; Harpreet Baura, pâtissière ; et Duncan Glendinning, artisan boulanger.
Le documentaire se découpe de la façon suivante : chaque épisode se focalise, chronologiquement, sur une période du règne de Victoria. A chaque époque est liée une version du métier, comme je vous l’expliquerai plus loin.
A travers ces trois épisodes (plus l’épisode de Noël) sont explorés les défis et challenges que devaient relever les victoriens ainsi que l’évolution du métier de boulanger du début à la fin du règne de Victoria.

La boulangerie à l’ère victorienne :
En 63 ans (la durée du règne de Victoria), l’Angleterre a drastiquement changé. D’un pays principalement rural, elle est devenue une puissance mondiale où la population (qui a énormément augmenté) vit majoritairement dans les villes. L’import de marchandises du monde entier ainsi que son pouvoir colonial font de l’Angleterre une forte économique et politique. Autant le dire, la vie des victoriens n’a pas cessé d’évoluer en plus de soixante ans.

Le premier épisode se focalise sur le milieu rural, campagnard des années 1830s/1840s, représentatif de l’Angleterre de l’époque : en effet, bien avant d’envahir les villes, la population était plutôt concentrée dans les campagnes. On trouvait en général un seul office de baker pour toute une population, ce qui évitait la concurrence : cette occupation prenait de plus tellement de temps dans une journée qu’une production maison était compliquée. Les bakers avaient donc toujours de la clientèle et du travail. La même famille travaillait à la préparation du pain : plusieurs mains étaient nécessaires pour mélanger la pâte, préparée dans un grand baquet, puis pour peser les pains avant de les enfourner dans un fourneau qu’il fallait au préalable allumer. La journée ne s’arrêtait pas à ce long travail épuisant car il fallait aussi parcourir de nombreux kilomètres pour aller apporter le pain aux clients et habitants de la région.

Les années 1870s, sujet du second épisode, sont marquées par un premier changement drastique : on passe de la campagne à la ville. Les industries se multiplient à une vitesse folle et il faut pouvoir nourrir tous les travailleurs. Si le processus de préparation du pain n’a en soi pas vraiment changé, les conditions de vie et de travail des bakers sont quant à elles bien moins enviables : souvent relégués dans des caves sans lumière ni aération, ils travaillent pour un salaire de misère. La pâte est également souvent modifiée pour couper les coûts, en remplaçant par exemple une partie de la farine par de la craie.

Heureusement, les années 1900s sont le symbole de temps meilleurs pour les bakers : ils quittent les ateliers sombres et sales des industries pour établir de véritables boutiques et devenir de vrais commerçants. Ils portent des uniformes, composent des vitrines et surtout diversifient grandement leur production pour pouvoir assurer face à la concurrence et attirer les clients fortunés. Gâteaux, pâtisseries, chocolats et tartes aux fruits font leur apparition.

De production familiale et rurale à véritable business aidé par la mécanisation, Victorian Bakers nous montre les incroyables changements de l’un des métiers les plus nécessaires du pays.



Quand la cuisine reflète les conditions sociales :
A travers ses différents épisodes, Victorian Bakers ne se contente pas de nous présenter l’évolution d’un corps de métier : le documentaire s’intéresse aussi grandement à la société qui l’accompagne. Et à travers le portrait des bakers de l’époque, on découvre aussi les conditions sociales parfois terribles de ce temps.
Reprenons l’ordre chronologique des épisodes : à la campagne, la population rencontrait plusieurs défis aux conséquences parfois vitales. La famine rodait souvent et s’abattait sur les familles dès que les récoltes étaient mauvaises. Le pain était la source majeure de calories à l’époque et donc consommé en grande quantité. Pour pouvoir tout de même se nourrir lorsque les finances étaient au plus bas, on s’orientait sur des pains moins chers ou parfois même la nourriture donnée aux poules, le « chicken feed ». 

La précarité devient encore plus problématique avec l’implantation rapide des industries et le développement des villes. Si le travail était déjà difficile à la campagne, les bakers bénéficiaient quand même d’une vie plus saine, avec la possibilité d’avoir le grand air et de produire des compléments utiles pour leur survie (du petit bétail par exemple). Dans les villes, rien de tout ça n’est possible : les bakers, principalement des hommes, travaillent dans des caves qui deviennent de vraies fournaises, transpirant tellement dans la pâte que cela pose des questions d’hygiène pour le consommateur. Les maladies se propagent et avec la dureté des conditions de travail, leur espérance de vie est faible. Les industriels, pour économiser les coûts, n’hésitent pas à exploiter leur main d’œuvre. Tout est insalubre et dangereux. 

Si les bakers appartenaient à la plus basses couches de la main d’œuvre industrielle, parmi les moins payés, ils parviennent à atteindre un tout autre statut au tournant du siècle. En ouvrant leurs propres échoppes, ils deviennent de véritables commerçants de la classe moyenne. Un changement de statut qui s’accompagne d’une apparence bien plus élégante, avec des tenues professionnelles et bien plus hygiéniques. L’activité est facilitée par la mécanisation et diversifiée par des pâtisseries aussi élégantes que « kitsch » à nos yeux. Plus rien à voir avec le pain simple et à but purement nourrissant des débuts…

Ce que j’ai pensé du reportage :
Après avoir adoré le livre de Ruth Goodman, How to be a Victorian, et vu les séries Victorian Pharmacy et Victorian Farm (également des petits coups de cœur), je n’ai pas hésité très longtemps avant de regarder Victorian Bakers. Si le sujet ne parait pas forcément très palpitant à première vue, j’étais sûre que la qualité serait au rendez-vous et que, contrairement aux apparences, j’apprendrais énormément de choses. Trois épisodes plus tard, je peux le dire : j’ai beaucoup aimé Victorian Bakers, un digne successeur de Victorian Pharmacy et Victorian Farm !

Dans cette édition, j’ai particulièrement aimé le casting. Je dois dire que j’étais un peu déçue de ne pas retrouver Ruth Goodman, dont l’humour et la bonne humeur me font toujours beaucoup sourire, mais l’équipe de ce documentaire est tout aussi sympathique. Ce que je trouve réussi, c’est d’avoir pu rassembler des profils différents, ce qui permet d’avoir plusieurs expertises et points de vue. Les historiens, comme ils le disent souvent, apportent les livres et leurs connaissances, tandis que les boulangers utilisent leur savoir et leurs compétences pour faire revivre un morceau d’Histoire.



Cette équipe est donc très dynamique et joue vraiment le jeu : on voit les boulangers travailler d’arrache-pied et se mettre autant que possible dans les conditions de l’époque. Ils malaxent, piétinent, pèsent, coupent, découpent sans répit. On sent aussi que l’expérience est à la fois passionnante et éprouvante pour eux, qu’ils apprennent beaucoup de choses tout en découvrant de nouvelles facettes de leur métier. Pour eux, qui conçoivent du pain tous les jours, c’est une vraie découverte.

Pour ce qui est du spectateur, nous apprenons également énormément avec ce programme. On ne se contente pas de simplement regarder des gens faire une pâte à pain. A travers la réalisation des fournées, nous découvrons les multiples facettes du métier de boulanger, l’évolution qu’a pu connaître cette profession en 60 ans, et aussi, tout simplement, comment est fabriqué le pain. J’ai par exemple trouver le processus pour prélever le « yeast » de la bière vraiment intéressant, c’est quelque chose que je ne connaissais absolument pas. On en apprend aussi sur les coutumes alimentaires de l’époque : le troisième épisode intéressera particulièrement les fans de pâtisseries, avec des préparations victoriennes bien différentes de ce que nous pouvons trouver aujourd’hui en rayon.

Tout l’aspect social qui se cache derrière que je trouve palpitant. Je l’ai déjà dit, mais je suis vraiment passionnée par cette période, et tout ce qu’on peut apprendre dans ces documentaires est le bienvenu. Il est facile de se figurer une version fausse de l’époque victorienne avec des femmes en belles robes et des messieurs au visage austère, parce que c’est ce qu’on nous montre le plus souvent. Cependant, l’ère victorienne est aussi marquée par une population très précaire, une explosion de la criminalité et des conditions de vie terriblement lugubres. 

Pouvoir découvrir un morceau d’Histoire avec un morceau de pain, c’est une idée que j’ai trouvée intéressante. Le pari est réussi pour la BBC qui nous propose une fois de plus un documentaire passionnant et prenant, loin d’être ennuyant. Une petite pépite que je recommande à celles et ceux qui aiment l’Histoire de la cuisine ou l’époque victorienne !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette incursion dans le monde des Victoriens vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

Raison & Sentiments de Jane Austen version Manga (Po Tse).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour mélanger deux univers que j’aime énormément : les classiques de la littérature britannique et le manga. Depuis plusieurs années fleurissent en librairies des adaptations de classiques littéraires en manga, une façon plutôt sympathique de faire découvrir ou redécouvrir un monde à l’autre (et vice-versa) et j’ai souvent été tentée de m’y plonger. J’ai fini par craquer pour une version d’un de mes romans préférés de Jane Austen : Sense & Sensibility, traduit en français sous le titre de Raison & Sentiments. Cette adaptation en manga nous vient de Po Tse, qui a déjà travaillé sur d’autres œuvres de Jane Austen (Orgueil & Préjugés, par exemple). En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Jane Austen sur le Livroscope :
Vous le savez si vous connaissez un peu mes chroniques, j'ai pour habitude de les démarrer avec une petite présentation de l'auteur du jour. Cependant, Jane Austen est un cas un peu particulier car il s'agit d'une habituée parmi les habitués. J'ai souvent eu l'occasion de parler de ses romans ou d'oeuvres qui s'en inspirent et donc de vous parler d'elle. Je vais éviter alors éviter de me répéter et vous laisser retrouver les articles précédemment écrits à son sujet en lien ci-dessous!


Po Tse & Nobi Nobi !:
Intéressons-nous à présent à Po Tse, le mangaka derrière cette adaptation de Raison & Sentiments. Mes recherches sur internet n’ont pas été très fructueuses et j’ai trouvé au final assez peu de choses le concernant : Po Tse serait originaire de Taïwan et vivrait à Hong Kong. On le connait aussi sous le pseudonyme de LemonPo, qu’il utilise sur son blog (que je vous laisse en lien ci-dessous). En France, il est surtout connu pour son travail sur des adaptations de classiques en manga, comme Orgueil & Préjugés ou encore Emma, deux autres romans de Jane Austen.
C’est la maison d’édition nobi nobi ! qui, en France, propose une collection de classiques en manga. Créée en 2010, cette maison (qui appartient au groupe Hachette) a plus d’une corde à son arc : son ambition principale est de promouvoir la culture japonaise auprès du public français et plus particulièrement la jeunesse. Pour y parvenir, plusieurs collections pour petits et grands sont proposées, dont la collection des classiques en manga. On y retrouve notamment du Shakespeare, avec Roméo et Juliette, mais aussi des œuvres françaises (Les misérables ou encore Les trois mousquetaires). Je vous laisse en lien ci-dessous leur site internet !


Raison & Sentiments :
Résumé :
Après la mort de leur père, Eleanor et Marianne Dashwood, accompagnées de leur mère et de leur jeune sœur, sont poussées par l’épouse de leur demi-frère à quitter leur demeure pour aller s’établir à Barton Cottage, loin de tout ce qu’elles ont connu. Mais très vite, les deux sœurs s’intègrent à merveille dans leur nouvel environnement grâce à la compagnie de Sir John Middleton et de Mrs Jennings. Si Eleanor ne peut s’empêcher de penser, en silence, à Edward Ferrars, Marianne s’épanouit quant à elle face à la présence de Willoughby, un jeune homme très charmant dont tout le monde vante les charmes. Tout le monde, sauf le colonel Brandon, qui semble lui vouer une haine féroce…  Edward Ferrars donnera-t’il des nouvelles à Eleanor ? Marianne trouvera-t’elle le bonheur avec Willoughby ? 

Le travail de Po Tse :
Par le passé, j’ai déjà eu l’occasion de me pencher sur Sense & Sensibility, en vous présentant notamment l’adaptation en mini-séries réalisée par la BBC en 2008. Il s’agit de l’un de mes romans préférés de Jane Austen, dans lequel on retrouve plusieurs thèmes importants de son œuvre : les finances, le mariage, le statut social, ou encore des héroïnes féminines importantes. Cette fois, plutôt que de me pencher sur ces éléments, je vous invite à nous intéresser un peu au travail réalisé par Po Tse pour cette adaptation en manga.
On peut qualifier son travail de « détaillé ». Les expressions faciales des personnages, avec leurs yeux immenses bordés de cil à faire pâlir les mannequins des pubs Maybelline, reflètent les sentiments réels ou trompeurs qu’ils ressentent. Marianne et Eleanor portent des robes aux détails soignés, avec des coiffures élégantes qui collent à leur personnalité. Chaque page est garnie de minuscules détails : des fleurs, des volutes, des rubans…



Ce que j’ai pensé de ce manga :
Depuis que je me suis remise à la lecture des manga il y a quelques mois, j’étais très attirée par la collection de classiques version manga proposée par nobi nobi !. Un simple petit tour sur mon blog suffira à vous montrer à quel point j’adore les classiques (il s’agit sans aucun doute du genre que je préfère le plus lire) et j’étais donc intriguée par l’idée de les voir adaptés de la sorte. Tombée sur Raison & Sentiments, j’ai décidé de tenter l’expérience avec cette valeur sûre, un de mes Austen préférés… Et c’était une lecture plutôt originale et que j’ai dans l’ensemble plutôt bien aimée !

Je ne vous le cache pas, j’étais un peu inquiète avant de commencer ma lecture. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’espérais que l’intrigue ne serait pas trop changée : pour avoir lu des réécritures ou adaptations modernes de Jane Austen calamiteuses, mon inquiétude pouvait se comprendre. Mais bonne surprise de ce côté-là : l’intrigue du roman est très bien respectée par Po Tse. Je n’ai pas remarqué de changements notables par rapport à l’œuvre originale, on y retrouve l’histoire de Jane Austen dans son ensemble, du début à la fin. Un bon point que je tenais à mentionner à celles et ceux qui auraient peur de se lancer dans ce manga pour cette raison.

Dans ce manga, on retrouve tous les éléments phares du livre de Jane Austen : tout d’abord, les thèmes chers à son cœur sont bien présents. On peut mentionner l’importance de la famille, représentée par les liens qui unissent Eleanor et Marianne mais aussi par les difficultés d’Edward Ferrars de faire ce qu’il souhaite dans la vie, sa mère s’y opposant. Les finances et les questions d’argent en général font également partie du tableau et ce dès le début, lorsque les Dashwood sont contraintes de quitter leur demeure pour s’établir dans un lieu plus modeste. Enfin, il me faut aussi souligner la présence évidente du mariage, grande question qui revient souvent chez Jane Austen.

J’étais heureuse de retrouver les héroïnes de Raison & Sentiments, que j’aime beaucoup. Je trouve que Po Tse est plutôt bien parvenu à retranscrire leurs différences de caractère. Là où Marianne est vive, animée et très expressive, Eleanor se distingue par son calme, sa douceur et son côté un peu « renfermé » : Marianne affiche des expressions multiples, semble toujours en mouvement, tandis que les sourires d’Eleanor se font plus discrets. Eleanor est un de mes personnages préférés de Jane Austen, alors j’étais très contente de la voir plutôt bien représentée dans ce manga. 

Passons au travail de Po Tse. Je ne connaissais pas ce mangaka avant de plonger dans Raison & Sentiments et je ne savais donc pas à quoi ressemblait son coup de crayon. Au final, mes impressions sont plutôt positives dans l’ensemble. Je trouve qu’il dessine très, très bien, et qu’il est particulièrement doué pour réaliser les personnages : les héroïnes de Po Tse sont très belles, les personnages masculins sont aussi très réussis. Il y a beaucoup de détails et c’est un manga très joli à lire.

Mon seul petit bémol, c’est le côté un peu trop « kitsch » qui ressort de l’ensemble. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres adaptations de classiques en manga, mais j’ai trouvé qu’ici on était souvent dans le « too much », ça frise parfois le ridicule. J’ai déjà vu des adaptations de l’œuvre de Jane Austen où on retrouvait justement ce côté kitschouillard, donc je peux comprendre que ce soit un choix de représenter ainsi l’intrigue mais personnellement ce n’est pas ce que je préfère.

Dans l’ensemble, cette version manga de Raison & Sentiments est une lecture qui a su me plaire. J’ai passé un bon moment avec et je pense me pencher sur d’autres classiques de la collection (je pense par exemple à Sherlock Holmes : vous connaissez mon amour pour Sherlock Holmes). Si vous aimez Jane Austen, n’hésitez pas à jeter un œil à ce livre : on ne sait jamais, il peut peut-être également vous séduire !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Si vous avez des suggestions de classiques transformés en manga, je suis preneuse ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 7 janvier 2018

Women Heroes of World War I de Kathryn J. Atwood.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! En cette nouvelle année, j’ai décidé de vous proposer un nouveau rendez-vous, que j’ai également lancé sur le très super forum Whoopsy Daisy : un rendez-vous mettant en avant les femmes pendant la Première Guerre Mondiale ! Alors que nous commémorons en 2018 la dernière année de la Grande Guerre, j’ai eu envie de me pencher sur les femmes et leur implication pendant le conflit, tant au front qu’à l’arrière. Et pour commencer ce rendez-vous (sur lequel je vous donnerai plus de détails d’ici quelques instants), j’ai choisi de me pencher sur un livre de Kathryn J. Atwood, présentant 16 femmes ayant participé à la guerre : Women Heroes of World War 1. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Les femmes de la Grande Guerre :
Démarrons cette chronique du bon pied, avec un petit point sur le rendez-vous que je vous proposerai de retrouver régulièrement au cours de l’année. Si j’ai étudié comme beaucoup la Première Guerre Mondiale à l’école, je ne peux pas dire que cette période historique était celle qui me passionnait le plus. Devenue adulte, je me suis surtout intéressée à des choses comme l’époque victorienne et la Guerre de Sécession (mes deux périodes « préférées »). C’est lorsque j’ai travaillé en Angleterre que j’ai commencé à vraiment découvrir la Première Guerre Mondiale, alors que je travaillais sur une exposition sur le sujet, et surtout aux rôles des femmes pendant le conflit. Cette thématique me tenant à cœur, j’ai donc décidé de la mettre à l’honneur sur le blog pour 2018 et grâce à un petit rendez-vous sur le forum Whoopsy Daisy. Le but est simple : mettre en avant des femmes, réelles ou fictionnelles, pendant la Première Guerre Mondiale, en vous présentant des romans, documentaires, livres historiques, films ou encore séries. Si vous avez envie de participer, n’hésitez pas à le faire, je serais ravie de voir vos présentations sur le sujet !

Qui est Kathryn J. Atwood ?
Qui est Kathryn J. Atwood, autrice de Women Heroes of World War 1 : 16 Remarkable Resisters, Soldiers, Spies and Medics ? Et bien j’ai trouvé assez peu d’informations à son sujet en faisant mes recherches, mais voici tout de même quelques points qui peuvent vous intéresser. Kathryn J. Atwood a fait ses études à l’université de l’Illinois, à Chicago et s’est fait connaître en publiant plusieurs livres historiques. Son domaine de prédilection : la guerre, et plus particulièrement la Première et la Seconde Guerres Mondiales. Elle se focalise, pour le moment, exclusivement sur les rôles joués par les femmes pendant ces conflits. Elle écrit plusieurs recueils mettant en avant des portraits de femmes pendant la guerre. Je vous laisse consulter ci-dessous son site internet si vous souhaitez en savoir plus à son sujet ! :)



Women Heroes of World War 1 :
Quatrième de couverture :
In time for the 2014 centennial of the start of the Great War, this book brings to life the brave and often surprising exploits of 16 fascinating women from around the world who served their countries at a time when most of them didn’t even have the right to vote. 

Readers meet 17-year-old Frenchwoman Emilienne Moreau, who assisted the Allies as a guide and set up a first-aid post in her home to attend to the wounded; Russian peasant Maria Bochkareva, who joined the Imperial Russian Army by securing the personal permission of Tsar Nicholas II, was twice wounded in battle and decorated for bravery, and created and led the all-women combat unit the “Women’s Battalion of Death” on the Eastern Front; and American journalist Madeleine Zabriskie Doty, who risked her life to travel twice to Germany during the war in order to report back the truth, whatever the cost. These and other suspense-filled stories of brave girls and women are told through the use of engaging narrative, dialogue, direct quotes, and document and diary excerpts to lend authenticity and immediacy. 

Introductory material opens each section to provide solid historical context, and each profile includes informative sidebars and “Learn More” lists of relevant books and websites, making this a fabulous resource for students, teachers, parents, libraries, and homeschoolers.

Quelques portraits de femmes :

Dans ce recueil de Kathryn J. Atwood, nous retrouvons donc seize portraits de femmes qui ont marqué, chacune à leur façon, la Première Guerre Mondiale. Divisé en plusieurs catégories, le livre présente tour à tour des infirmières, soldates, ou encore espionnes. Je ne vais évidemment pas vous spoiler l’intégralité du livre pour vous encourager tout de même à le lire par vous-même, mais voici quelques présentations que j’ai trouvées particulièrement intéressantes.
J’ai tout d’abord été très frappée par le portrait d’Emilienne Moreau, née en 1898. Elle grandit dans le Pas-de-Calais et n’a que seize ans lorsque le conflit éclate. Malgré son jeune âge, Emilienne est décidée à ne se laisser faire et elle se démarque rapidement par un grand courage : alors que la ville dans laquelle elle vit est occupée par les Allemands, elle vient au secours de soldats alliés à plus d’une reprise et de plus d’une façon. Informations, soins, et même combats, elle ne recule devant rien. Pour remotiver la France, on utilise même son histoire dans les journaux. A l’éclatement de la Seconde Guerre Mondiale, elle n’hésitera pas une seconde et se lancera une fois de plus dans la Résistance.
En Russie, on retrouve le personnage de Maria Bochkareva, dont la jeunesse difficile fut un vrai combat. Elle trouve un sens à sa vie en se lançant à corps perdu dans la guerre, obtenant même l’autorisation de fonder un bataillon féminin entraîné selon des règles extrêmement strictes (les soldates devaient par exemple se raser la tête et tout comportement jugé « féminin » était formellement interdit). Elle se démarquera grâce à ses actions au combat avant d’être exécutée en 1920 pour des raisons politiques.
Enfin, je tenais à mentionner Flora Sandes. Cette Britannique s’est fait connaître pour son engagement en Serbie en travaillant d’abord aux soins, dans des ambulances avant d’intégrer l’armée britannique (elle fut d’ailleurs la seule femme britannique à participer officiellement au combat). Ses montées en grade lui permettent d’acquérir une certaine popularité en Angleterre où elle est perçue comme un symbole de courage et de détermination. Après le décès de son mari pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle retourne en Angleterre, où elle passera les dernières années de sa vie.

Ce que j’ai pensé du livre :
Lorsque j’ai pris la décision de me pencher sur les femmes pendant la Première Guerre Mondiale, j’ai commencé par m’établir une petite liste de livres, films, séries et autres choses qui m’intéressaient et que j’avais envie de découvrir. Et comme j’avais aussi envie de proposer ce petit rendez-vous sur Whoopsy Daisy (qui, je le rappelle, est vraiment un super forum), je me suis rendue sur internet pour rechercher des idées d’autres choses à ajouter à cette liste. C’est ainsi que je suis tombée sur Women Heroes of World War I et, intriguée, je l’ai commandé et lu presque dès que je l’ai reçu. J’espérais être séduite par ce recueil et apprendre des choses intéressantes, et je suis ravie de vous informer que c’est effectivement ce qu’il s’est produit !

Il y a un tas de bonnes choses dans ce recueil, si bien qu’il m’est un peu difficile d’organiser mes pensées. Je pense que le gros point fort du livre est sans aucun doute son côté accessible. Il est accessible à plusieurs niveaux et tout d’abord dans le style de Kathlyn J. Atwood, que je découvre avec ce livre. J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire : c’est extrêmement fluide et très, très lisible, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on se penche sur un livre d’Histoire où parfois le style est très lourd et rend la lecture laborieuse. J’ai fini le livre très vite car il est non seulement passionnant mais aussi très bien écrit. Je lirai sans hésiter d’autres livres d’Atwood !

Women Heroes of World War I est un recueil très bien organisé. Après une introduction globale sur la guerre, il se divise en plusieurs parties qui correspondent aux différents rôles tenus par les femmes pendant le conflit. On a donc la résistance, le conflit direct, l’espionnage, le médical. Au sein de chacune de ces parties, tout reste encore bien organisé avec des introductions, les portraits qui se succèdent et de petits encarts pour donner des informations complémentaires au lecteur. Une organisation simple et efficace, je n’ai rien à redire ! 

Pour en revenir au côté accessible du livre, j’ai pu voir qu’il faisait partie d’une collection « Young Adult », ce que je trouve très bien et justifié : c’est un livre qui convient non seulement aux adultes mais aussi aux plus jeunes et je n’hésiterais pas à le recommander à des lycéens intéressés par le sujet. Attention cependant : le livre n’a pour l’instant pas été traduit en français et n’est disponible qu’en anglais (l’anglais y est d’ailleurs assez abordable si vous avez un niveau moyen à bon). 

Grâce à ma lecture de Women Heroes of World War I, j’ai appris énormément de choses. Pas tant sur le conflit en lui-même, que je connaissais déjà assez bien (même si j’ai tout de même découvert des choses sur la façon dont la guerre a pu se passer dans certaines parties du monde, comme en Serbie), mais plutôt sur les femmes. J’ai été absolument fascinée par les seize portraits proposés par Kathryn J. Atwood. J’ai aimé d’abord le fait que nous ayons des profils très différents et qu’elle nous parle de plusieurs rôles : nous avons des jeunes femmes, des femmes mûres, des mères de famille, des soldates patriotes, des infirmières portées par leur vocation… Cela montre bien la variété des profils, un bon point !

On sent que Kathryn J. Atwood a fait beaucoup de recherches pour son livre et pour écrire les différents portraits, ils sont très détaillés au niveau des faits historiques et comprennent à chaque fois une mini-bibliographie pour nous inviter à faire davantage de recherches, ce qui me sera personnellement très utile pour ce rendez-vous 2018. Une bibliographie plus complète termine le recueil.

Vous l’aurez compris, j’ai été passionnée par ma lecture de Women Heroes of World War I. C’est un livre que je ne peux que recommander si le sujet vous intéresse et si vous lisez en anglais. De mon côté, je pense me pencher sur d’autres ouvrages de Kathryn J. Atwood, dont son recueil similaire sur la Seconde Guerre Mondiale. En bref, un petit coup de cœur pour commencer 2018 !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! J’ai déjà hâte de vous présenter de nouvelles héroïnes de la Grande Guerre dans les mois à venir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

Harry Potter & le prisonnier d'Azkaban (version illustrée par Jim Kay).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Laissez-moi commencer cet article en vous souhaitant une excellente année 2018, pleine de bonheur, de bons moments et de belles lectures ! Vous avez été nombreux à me suivre en 2017 et je vous remercie pour votre soutien qui me touche beaucoup ! J’espère que les mois à venir nous réserveront encore de belles découvertures littéraires ensemble. Et pour commencer, j’ai décidé de démarrer l’année avec le monde enchanteur d’Harry Potter de J.K Rowling : pour Noël, j’ai reçu le troisième tome des aventures du sorcier à lunettes illustré par Jim Kay et je n’ai pas attendu longtemps avant de me plonger dedans… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Petite information avant de commencer cet article : j’ai décidé de me récréer un compte Goodreads, l’ancien étant resté à l’abandon trop longtemps… Si vous souhaitez m’y ajouter et discuter lecture, n’hésitez pas à suivre me chercher (mon pseudo : thatmostpeculiarmademoiselle) !

Harry Potter sur le Livroscope :
Lorsque je commence habituellement mes chroniques, j’aime présenter un peu les auteurs et/ou les sagas dont il est question. Mais Harry Potter a très souvent eu l’occasion d’être à l’honneur sur le blog : en grande fan de J.K Rowling, j’ai en effet plus d’une fois parlé d’Harry, de Ron et d’Hermione. Jim Kay, l’illustrateur de cette nouvelle édition, a également fait quelques apparitions dans de précédentes chroniques. Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je vais donc vous laisser suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques si vous souhaitez avoir un peu plus d’informations au sujet de la saga !


Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban :
Résumé :
Après un été un peu compliqué, Harry Potter rentre en troisième année à Poudlard. Une année placée sous le signe du changement : notre jeune héros se lance dans de nouvelles matières à l’école ! Mais la sérénité est loin d’être au rendez-vous car Sirius Black, un dangereux criminel, s’est échappé d’Azkaban, la prison des sorciers. Ancien fidèle de Voldemort, il serait déterminé à retrouver Harry et à lui mettre la main dessus. Poudlard est placée sous la surveillance des Détraqueurs (des créatures terrifiantes) et l’année d’Harry sera loin, très loin d’être reposante…



Le travail de Jim Kay sur ce troisième volet :
Etant donné que j’ai déjà eu l’occasion de me pencher longuement sur Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban ainsi que sur son adaptation en film lors d’une précédente chronique, je ne vais pas m’étendre trop sur le livre et plutôt m’intéresser au travail réalisé par Jim Kay pour cette version illustrée.
Après deux premiers tomes sublimes, j’attendais beaucoup pour cette suite, déjà parce qu’il s’agit de l’un de mes romans préférés de la saga, mais aussi et surtout parce que c’est un tome où J.K Rowling introduit énormément de choses visuellement très intéressantes et qu’il me pressait de voir. 
On peut citer déjà, dans le « matériel », le Magicobus, bus magique (comme le dessin animé) qui se déplace à une allure folle, et qui sert de couverture pour ce troisième tome. De nouveaux personnages, comme la folle Mrs Trelawney ou Lupin et Black, font aussi leur apparition : j’ai d’ailleurs adoré l’illustration réalisée pour la prof de divination, très réussie !
Mais ce sont surtout les créatures magiques qui sont mises à l’honneur par Jim Kay : Lupin fait étudier plus d’une espèce étrange à ses élèves (comme les Strangulots) mais avec Hagrid en prof de Soins aux créatures magiques, on retrouve les incontournables hippogriffes. A noter encore les Détraqueurs, avec de sublimes illustrations de Patronus…
Voici quelques images de ce troisième tome pour vous montrer plus en détail le travail de Jim Kay !

Ce que j’ai pensé du livre :
Cette première chronique de 2018, placée sous le signe des sorciers de J.K Rowling, est plutôt courte en comparaison de ce que j’ai l’habitude d’écrire, non pas parce que j’ai décidé d’être moins bavarde cette année mais surtout parce que, comme j’ai déjà eu l’occasion de parler abondamment du roman lors d’une précédente chronique, j’ai choisi de ne pas trop me répéter et de ne pas trop revenir sur ce que j’ai déjà dit. Déjà séduite par le roman de J.K Rowling à la base, j’espérais qu’il sera sublimé par le travail de Jim Kay, et c’est sans surprise le cas. Ce livre est une vrai petite merveille.

Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban est considéré comme beaucoup comme un premier tournant dans la saga Harry Potter, ou du moins comme une amorce du grand chamboulement qu’est Harry Potter & la coupe de feu. Un tournant tout d’abord car Harry, Ron et Hermione quittent visiblement le monde l’enfance pour devenir des adolescents, ce qui s’en ressent au niveau de leur caractère et des thèmes abordés par J.K Rowling : ils se chamaillent bien plus, s’affirment davantage face aux professeurs… Ce passage à l’adolescence est souligné par la modification de leur éducation, avec des matières supplémentaires ajoutées à leur cursus.

C’est également un tournant en raison de l’apparition de personnages dont le rôle sera capital pour les tomes à venir : je pense bien sûr à Remus Lupin, Sirius Black et Peter Pettigrew. La fin du roman lance le début d’une série d’événements très importants pour la suite, c’est une intrigue charnière pour la saga. L’ambiance est plus sombre et ne cessera de le devenir.

Pour ce troisième tome, Jim Kay réalise un travail vraiment sublime. J’ai tout d’abord apprécié le fait qu’il prenne en compte ce changement de ton et d’ambiance dans ses illustrations. J’aime beaucoup son utilisation différentes des couleurs, par exemple. Déjà vives dans les deux précédents tomes, elles n’ont pourtant pas le même rôle ici : en effet, les couleurs vives et lumineuses dans les deux premiers romans servaient à souligner le côté enchanteur de l’univers d’Harry. Ici, les couleurs restent éclatantes mais entourées d’ombres, avec des fonds foncés, voir noirs. C’est une atmosphère plus inquiétante et mystérieuse qui ressort de ce troisième tome.

Le côté inquiétant est renforcé par quelques bonnes idées au niveau des illustrations : par exemple, le « Sinistros », dont le corps immense apparait sur plusieurs pages, ses membres enserrant le texte comme pour rappeler l’angoisse qu’il fait naître chez Harry. Jim Kay joue beaucoup sur la fluidité des capes des Détraqueurs pour dévoiler un peu les créatures, suffisamment pour nous montrer comme elles sont horribles, sans en faire trop. J’ai beaucoup aimé aussi l’illustration où les personnages rencontrent les Détraqueurs dans le train : plutôt que de mettre en avant la créature elle-même, c’est plutôt la réaction des personnages que l’on aperçoit.



Jim Kay se fait plaisir en dépeignant avec beaucoup de détails les autres créatures de ce roman : les hippogriffes ont droit par exemple à une superbe double page très colorée, que je trouve être vraiment l’une des plus belles de cette version illustrée. J’étais aussi contente de voir le Chevalier du Catogan, probablement le personnage le plus fou de ce troisième opus, avoir son heure de gloire.

Vous l’aurez compris, Harry Potter & le prisonnier d’Azkaban illustré par Jim Kay est une vraie petite pépite que les fans seront ravis d’avoir dans leur bibliothèque. C’est un livre superbe : je le trouve même plus beau que ses deux prédécesseurs ! Et je n’ai qu’un hâte : que le quatrième tome sorte !

Et voilà, c’est tout pour cette première chronique de 2018, j’espère qu’elle vous plait ! N’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous, lisez beaucoup et bonne année ! :)

AnGee.

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