jeudi 2 juillet 2015

Parce que le Livroscope cuisine aussi: Le Gastronogeek de Thibaud Villanova et Maxime Léonard.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Je suis ravie de vous retrouver sur le Livroscope pour un avis un peu particulier, qui va combiner deux de mes grandes passions: la lecture et la cuisine. Je ne crois pas en avoir déjà parlé sur ce blog, mais j'adore la cuisine depuis des années. J'adore cuisiner, j'adore apprendre de nouvelles recettes et aussi regarder des émissions de cuisine (je regarde avec ferveur chaque édition du Meilleur Pâtissier), et Psychic TV, mon copain et auteur de petites chroniques mensuelles sur ce blog, l'a bien compris: à Noël 2014, il m'a offert le Gastronogeek, un livre de cuisine inspiré par des univers dits "geek" (Doctor Who, le Seigneur des Anneaux, Superman...). Une belle façon de me demander de lui faire à manger plus souvent  de me dire qu'il m'aime! Du coup, après testé plusieurs recettes et avoir bien épluché le livre, je me suis dit qu'il serait sympa de vous en faire une petite review! En espérant que ça vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Gastronogeek, c'est quoi?
Commençons par quelques précisions sur ce qu'est le Gastronogeek. Sorti en 2014, le Gastronogeek est un livre de cuisine réalisé par Thibaut Villanova et Maxime Léonard. Le but est de combiner deux mondes à priori bien loin l'un de l'autre: celui de la cuisine, et celui des univers dits "geeks". En effet, les médias ont souvent tendance à véhiculer l'image du geek stéréotypé, qui ne se nourrit que de fast food entre deux parties de World of Warcraft ou pendant le générique de Game of Thrones. Or, comme le Gastronogeek essaie de le montrer, la cuisine et les geeks, ça va beaucoup plus loin que cette image plutôt négative!
Dans de nombreuses oeuvres (films, jeux vidéos, séries, dessins animés), la cuisine est souvent présente, avec des mets typiques comme les Lembas du Seigneur des Anneaux. On a tous rêvé un jour ou l'autre de se faire un banquet spectaculaire à la Harry Potter, ou de dévorer des ramen avec les héros de Dragon Ball, One Piece ou Fairy Tail. Le Gastronogeek est donc là pour nous aider, avec 42 recettes allant de l'entrée au dessert, mais aussi de nombreux conseils sur les techniques et ustensiles à utiliser. Un deuxième numéro du Gastronogeek est actuellement en préparation!



Des recettes inspirées d'univers très variés:
Sur 150 pages environ, Thibaut Villanova et Maxime Léonard nous présentent 42 recettes venues d'univers très variés. Le livre est très bien construit, car il est divisé en plusieurs catégories: Science-Fiction, Mangas, Comics... Et dans chacune de ces catégories, trois oeuvres sont mises en avant avec à chaque fois trois recettes par oeuvre. Ces trois recettes correspondent à une entrée, un plat, un dessert: de quoi faire un repas à thème de A à Z! Voici ce qu'on peut trouver dans ce Gastronogeek.
Tout d'abord, la section Science-Fiction met à l'honneur deux sagas cinématographiques et une série télévisée culte. Star Wars, la saga de George Lucas, ouvre le bal avec trois recettes inspirés par des lieux bien connus des fans, comme Mos Eisley ou Endor. Ensuite, on nous entraîne dans les aventures de Marty McFly, le héros de la trilogie Retour vers le futur, avec des recettes qui fleurent bon la cuisine américaine. Enfin, les fans de Doctor Who (dont je fais partie) pourront se régaler avec un impossible soufflé et d'autres gourmandises inspirées par les péripéties de notre Docteur préféré.
La seconde section se penche sur la Fantasy, avec pour commencer Le Seigneur des Anneaux, une étape obligée: les recettes choisies rappellent la campagne et le terroir! Viennent ensuite trois recettes influencées par la saga Harry Potter de J.K Rowling, qui évoquent les banquets de Poudlard, avec par exemple une crème brulée d'Helga Poufsouffle. Pour finir cette partie sur la Fantasy, on découvre comment Conan le Barbare entretient ses muscles, avec des recettes pleines de testostérone!



Ensuite, c'est dans le monde des Mangas que nous sommes invités à festoyer. Trois classiques du genre sont proposés pour nous faire déguster des mets inspirés du Japon: Dragon Ball, le monde tout doux de Candy-Candy, et celui des pirates de One Pièce.
La quatrième section est dédiée à l'Horreur et au Fantastique: des recettes surprenantes pleine d'hémoglobines, donc! Les mythes de Cthulhu, souvenirs de Lovecraft, nous accueillent. Puis, on nous propose de passer un peu de temps dans La nuit des morts-vivants, avant de terminer cette promenade culinaire chez Dracula.
Pour conclure, le Gastronogeek propose une section consacrée aux Comics, avec encore une fois du culte: Superman nous fait découvrir ses recettes préférées venues de Krypton ou de la Terre; Thor nous convie à un banquet scandinave; et enfin, le monde d'Hellboy contient trois recettes, dont des pyropancakes qui mettront le feu!

Mes tentatives culinaires:
Jusqu'à présent, je n'avais jamais présenté un livre de cuisine sur le blog, mais il me semblait important de tester quelques recettes avant d'en faire une chronique, pour pouvoir vous montrer un aperçu de ce que le livre propose. Sur les 42 recettes que contient le Gastronogeek, j'ai pour l'instant testé cinq d'entre elles et uniquement des desserts (on voit ma passion pour le sucré).

Tout d'abord, j'ai testé une recette inspirée par Retour vers le futur: le McFly Cheesecake. J'ai choisi d'essayer cette recette car j'avais déjà réalisé des cheesecakes par le passé, et je connaissais donc à peu près la technique et la tête que ça devait avoir. En plus de ça, ma mère et moi adorons les cheesecakes! La recette était très simple à suivre, facile à réaliser, et j'étais plutôt contente de moi. Le résultat était vraiment bon, et plutôt joli visuellement (je n'ai pas gardé de photo, j'ai tout mangé avant d'y penser...). Un bon point pour ce dessert!

Ensuite, je me suis lancée dans la préparation de L'oeil de Sauron, un sabayon à la pulpe d'orange et chocolat noir. Là, je me suis un peu plus aventurée dans l'inconnu, car je n'avais jamais tenté de faire un sabayon. J'ai eu un peu plus de mal pour cette recette, et au final ma tartelette avait un sale tête (la préparation à l'orange a diminué drastiquement de volume à la cuisson, on aurait dit que les tartelettes étaient vides). Néanmoins, c'était plutôt bon. Je pense que l'aspect esthétique un peu raté vient du fait qu'il s'agissait d'une première tentative: avec de l'entrainement, je ne doute pas y arriver!

Mes macarons, très laids.
Troisième recette que j'ai essayée: les macarons inspirés par Candy-Candy, surnommés les Baisers sucés de Terry. Les macarons, là aussi, c'est quelque chose que je maîtrise bien et que j'ai déjà testé plusieurs fois. Je crois qu'il s'agit de la recette avec laquelle j'ai eu le plus de mal. La recette indique qu'on doit arriver à faire 16 macarons: pourtant, en respectant les quantités, je me suis retrouvée avec trois fois plus de macarons, pourtant de taille "standard". En plus de ça, mon appareil était extrêmement grumeleux et difficile à cuire: sur les côtés, les macarons commençaient à noircir et le coeur n'était pas cuit! Du coup, je me suis retrouvée avec des macarons un peu mous... Ma famille a bien aimé, mais j'étais un peu déçue: j'ai déjà fait des macarons par le passé, et je n'avais jamais eu du mal comme ça. A réessayer donc!

Passons aux deux dernières recettes que j'ai essayées, toutes deux dans la catégorie Horreur Fantastique. Et franchement, il s'agit des deux recettes que j'adore le plus! Tout d'abord, il y a l'Indicible délice d'Hastur: c'était une recette originale, assez facile à faire et que j'ai adorée! Je l'ai déjà refaite plusieurs fois tellement j'en suis fan. Le visuel est spécial, avec les petites graines, mais c'était vraiment très, très bon! Pour conclure, mon chouchou absolu: le Coeur de saigneur, qui est un moelleux au chocolat au coeur coulant de fruits rouges. Rien que l'intitulé fait envie! Cette recette est une tuerie: j'avais déjà fait plusieurs fois des moelleux au chocolat, mais celui-ci est sans aucun doute le meilleur que j'ai fait dans ma vie! C'était savoureux, c'était moelleux, et chaud c'est encore meilleur! 



En bref, parmi les cinq recettes que j'ai essayées, je dois dire que je suis plutôt contente: j'ai testé des choses nouvelles, raté quelques trucs (mais ça fait partie du jeu), et gouté des recettes délicieuses!

Qu'ai-je pensé du Gastronogeek?
Pour terminer cette chronique un peu spéciale, je tenais à donner un avis plus global sur ce livre. Je dois dire que je ne suis pas une grande habituée des livres de cuisine: habituellement, je vais chercher mes recettes sur internet. Je ne possède que deux livres de cuisine (sans compter ceux sur les techniques de cuisine): le Nathalie Cookbook illustré par Dreamy, et le Gastronogeek

Le premier point que j'aime dans le Gastronogeek est le travail de mise en page et tout le côté visuel. C'est un très, très beau livre de cuisine. La couverture est sublime, on a envie d'ouvrir ce livre; et les recettes sont accompagnées de très belles photos qui mettent en valeur les plats (mais qui me donnent l'impression d'être une grosse nulle quand ma présentation est un peu moche), donc on a envie de les essayer! C'est un livre très soigné et que j'ai plaisir à utiliser et à regarder: un bon point!

Le moelleux au chocolat: une tuerie!
Ensuite, j'ai trouvé le livre très bien construit: la division en catégories et sous catégories est bien faite et permet de passer d'un monde à l'autre, d'une ambiance à une autre. Les recettes sont variées et il y a de quoi faire (42 recettes, je trouve ça pas mal du tout). On peut organiser des repas à thème, prendre juste un plat, un dessert... J'ai particulièrement aimé le fait qu'on sent le travail derrière la conception des recettes: les auteurs ont vraiment essayé de s'inspirer d'oeuvres variées et de proposer des recettes sophistiquées tout en correspondant à l'univers dont elles sont inspirées. 

Je n'ai pas encore tout testé et j'aimerais essayer des plats et des entrées, histoire de varier un peu. J'ai tout de même noté que certains ingrédients n'étaient pas simples à trouver (du moins pour moi, qui habite à la campagne) et que certaines recettes demandaient une maîtrise un peu plus poussée de la cuisine que mes connaissances actuelles. Cependant, je trouve que c'est une bonne chose d'avoir des recettes "simples" et d'autres plus compliquées, comme ça tout le monde peut y trouver son compte.

A noter aussi que le livre contient pas mal de petits "bonus": des informations sur les techniques, sur les ustensiles, qui sont bienvenues et qui peuvent donner un coup de main pendant la préparation!

En bref, je ne me suis pas mécontente d'avoir le Gastronogeek à ma disposition. J'aimerais tester davantage de recettes et j'ai plutôt été convaincue par celles que j'ai essayées. Je pense me procurer le tome deux lorsqu'il sortira, si les univers me tentent. En tout cas, je suis contente de ma plongée dans la cuisine "geek"!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! N'hésitez pas à me laisser vos avis sur cette chronique un peu spéciale et à me conseiller des livres de recettes sympathiques! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! 

AnGee.


mercredi 1 juillet 2015

Masse Critique Babelio: Les enfants de l'Hermione de Laurence Caillaud-Roboam.




Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à découvrir un nouveau mois de chroniques sur le blog. Avant tout, je tenais à vous remercier d'être encore venus si nombreux pendant le mois de Juin, ça me touche énormément et ça m'encourage à poursuivre mes chroniques. J'espère que Juillet vous plaira tout autant! Et en parlant de Juillet, il est temps de démarrer cette chronique, qui va porter sur un roman historique que j'ai reçu grâce à une Masse Critique organisée par le site Babelio. Ce roman, c'est Les enfants de l'Hermione, par Laurence  Caillaud-Roboam, que je vous propose de découvrir sans plus attendre! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture :). 

La Masse Critique Babelio:



Pour commencer, un petit point sur ce qu'est la Masse Critique Babelio. Il s'agit d'une opération mensuelle organisée par le site de passionnés de lecture Babelio dont le but est simple: un livre = une chronique. Chaque mois, une liste impressionnante de titres est proposée aux membres du site (parfois, ces listes peuvent être à thème: jeunesse, BD, policier...), et en échange d'un livre, il faut donc rédiger une chronique. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'opération Masse Critique, je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous donnera plus d'informations sur l'opération.



Laurence Caillaud-Roboam: qui est-ce?
Entrons à présent dans le vif du sujet, avec une petite présentation de notre auteure du jour, Laurence-Caillaud-Roboam. Née en 1968 à Niort, dans le Poitou-Charentes, elle fait ses études à l'université de Poitier. Elle devient professeur de français et enseigne actuellement dans un lycée de Niort. Les enfants de l'Hermione n'est pas son premier ouvrage, puisqu'elle a travaillé avec le dessinateur Plantu sur deux livres: Les figures de style, et Arts, lettres, chansons, cinéma... dans les dessins de Plantu. Passionnée par l'Hermione et son histoire, elle décide de lui consacrer un roman, qui a été publié il y a peu: Les enfants de l'Hermione, dont nous allons parler aujourd'hui!


Les enfants de l'Hermione:
Quatrième de couverture:
3 destins que tout oppose avec pour seul point commun la frégate l'Hermione. 
1960. Rochefort-sur-Mer. Un nacelier du Pont Transbordeur tombe amoureux d'une jeune inconnue alors qu'elle traverse la Charente, tous les dimanches. Il parvient à glisser discrètement une lettre dans son sac. Fraîchement arrivée à Boston, elle ne se souvient pas de lui mais décide pourtant de lui répondre. Que vient-elle faire en Amérique?
2012. Paris. Un jeune femme de 22 ans vient participer à une émission de radio où les candidats racontent une histoire qui leur est arrivée un jour dans une station de métro. Fébrile, elle attend le moment où son tour viendra de s'exprimer. Mais quelle est la véritable raison de sa présence? Qu'est-elle venue chercher?
1780. Rochefort-sur-Mer. Un jeune garçon de 14 ans embarque clandestinement à bord de l'Hermione, engagée pour l'indépendance de l'Amérique. Le commandant de La Touche-Tréville et le marquis de La Fayette rencontrent ce jeune impertinent. Pourquoi a-t-il quitté ses terres natales? Que deviendra-t-il?
Entre la France et les Etats-Unis, la narratrice nous guide vers trois destins. Se rejoindront-ils? 

Quelques mots sur l'Hermione:
Dès le titre, le ton est donné: on va parler de l'Hermione, célèbre frégate française. Il me semble donc important de donner quelques informations sur ce qu'est l'Hermione.
En 1775 éclate en Amérique ce qu'on appelle désormais la Guerre d'indépendance des Etats-Unis. Ces colonies créées par des Européens, décident de prendre leur indépendance face à l'Europe et de rompre avec le vieux continent et en particulier avec la Grande-Bretagne, dont les décisions politiques et commerciales ne leur conviennent pas. En 1776, la Déclaration d'indépendance voit la naissance officielle des Etats-Unis, mais la guerre se poursuit encore plusieurs années, car la Grande-Bretagne n'est pas trop d'accord à l'idée de laisser tomber ces colonies. 
La guerre prend un nouveau tournant lorsque la France, ennemi de longue date de la Grande-Bretagne, entre dans le conflit pour soutenir les Etats-Unis. La Fayette est le symbole le plus marquant de cette union franco-américaine. En 1780, c'est à bord de l'Hermione, frégate française construite à l'arsenal de Rochefort (en Charente-Maritime) qu'il se rend à Boston pour annoncer l'arrivée de renforts. L'Hermione est donc un élément important dans la Guerre d'Indépendance.



A la fin des années 1990, un énorme projet fut lancé à Rochefort: celui de construire une réplique de l'Hermione. Le chantier fut lancé en 1997 et terminé en 2014. En 2015, l'Hermione accomplit une traversée de l'Atlantique pour se rendre aux Etats-Unis, retraçant le parcours de son prédécesseur, et participera aux célébrations du 4 Juillet, fête nationale américaine. 
Il y a quelques années (en 2011 si mes souvenirs sont bons), j'avais eu l'occasion de visiter le chantier de construction de l'Hermione. C'est donc très émouvant de savoir ce bateau achevé! 

Un livre, trois destins:
A travers le roman, Laurence Caillaud-Roboam nous propose de découvrir trois intrigues différentes. 
La plus ancienne date de 1780: Théophile est un jeune garçon de 14 ans, issu d'une famille apparement noble et très respectée. Il a été chassé de chez lui par son père, auquel il écrit, et se cache dans les cales de l'Hermione qui vogue en direction de l'Amérique, où il espère arriver en un seul morceau. A travers les pages, Théophile raconte la traversée, sa rencontre avec les marins mais surtout avec le marquis de La Fayette, lui aussi à bord, et son amitié avec l'un des marins répondant au nom de Marcello. Il nous livre un journal de bord narrant la traversée, rendue parfois difficile par les intempéries. 
La seconde histoire date de 1960, et nous est racontée grâce à un échange de lettres entre deux personnages. D'un côté, nous avons Germain, nacelier à Rochefort et excellent dessinateur; de l'autre nous avons Jeanne, partie vivre aux Etats-Unis avec sa mère, jeune étudiante. Pendant plusieurs mois, ils s'échangent des lettres, grâce auxquelles ils apprennent à se connaitre, échangent autour de leurs passions, mais aussi racontent leurs vies parfois compliquées. Vont-ils se retrouver un jour? 
Enfin, nous voilà en 2012. Une jeune fille, assez mystérieuse, se rend à Paris pour assister à Metrofabula, une émission de radio très populaire qui a pour thème le métro parisien. On sent qu'elle est impatiente de raconter son histoire et qu'elle a un secret qui la lie au présentateur de l'émission... Mais quel est-il? 

Ce que j'ai pensé du livre:
En consultant la liste des ouvrages proposés lors de la Masse Critique de Babelio, mon regard a été attiré par ce titre: Les enfants de l'Hermione. Depuis quelques mois, on entend beaucoup parler de l'Hermione, cette reconstitution spectaculaire partie sur les traces de la frégate historique. Et comme je l'ai mentionné un peu plus haut, j'ai eu l'occasion de me rendre sur le chantier de construction de l'Hermione il y a plusieurs années (j'en profite pour faire coucou aux gens de Rochefort que je connaissais), et je me souviens avoir été très impressionnée par le travail accompli. J'étais donc assez curieuse de voir ce que pouvait donner un roman sur l'Hermione. Qu'ai-je donc pensé de ma lecture? Et bien si ce roman n'a pas été un coup de coeur, j'ai tout de même passé un très bon moment avec Les enfants de l'Hermione.

Commençons par le premier point que j'ai beaucoup aimé: le style de l'auteure. Je n'avais encore jamais lu quoi que ce soit de Laurence Caillaud-Roboam, donc c'était un peu la découverte, et j'ai apprécié sa façon d'écrire. Elle a une plume fluide, très agréable, et on sent qu'elle a cherché à donner à chacun de ses personnages une voix propre. Les chapitres courts donnent beaucoup de rythme au livre, et j'ai trouvé son style travaillé et plaisant. Un bon point, donc!

Ensuite, passons à l'intrigue. Ou plutôt aux intrigues, puisque nous sommes invités à découvrir non pas une, mais trois histoires. Lorsque j'ai commencé à lire le livre, j'ai compris qu'à un moment ou à un autre, ces trois intrigues allaient finir par se rejoindre: cependant (et c'est un bon point), le dénouement du livre est parvenu à me surprendre, et les cent dernières pages contiennent pas mal de retournements de situation. J'ai particulièrement aimé l'échange épistolaire entre Germain et Jeanne, et le journal de bord de Théophile, auquel je me suis beaucoup attachée. En revanche, j'ai un peu moins accrochée à la troisième intrigue, qui met davantage de temps à démarrer.

En ce qui concerne les personnages, j'ai adoré suivre les différents destins que présentent l'auteure. Comme je viens de le mentionner, j'ai adoré la partie avec Théophile, et j'ai vraiment apprécié ce personnage, qui fait preuve d'une grande maturité malgré son jeune âge (on pourrait presque oublier qu'il n'a que 14 ans!): ses relations avec les différents personnages et en particulier avec Marcello et le marquis de la Fayette sont également très touchantes et intéressantes! En ce qui concerne Germain et Jeanne, là aussi j'ai passé un très bon moment en leur compagnie: ce sont des personnages touchants, attachants et on a envie de les suivre et d'apprendre à les connaitre! J'attendais avec impatience de lire les chapitres les concernant. Enfin pour ce qui est de Sarah, l'héroïne du segment 2012, je dois dire que là encore je n'ai pas spécialement accroché avec elle.

En bref, Les enfants de l'Hermione est un livre avec lequel j'ai passé un bon moment et que je ne regrette pas d'avoir lu. J'ai eu une préférence assez forte pour les intrigues se déroulant en 1780 et 1960! A noter cependant une coquille sur la date de l'arrivée du Mayflower (1620 et non pas 1920). Si vous aimez ce genre de romans historiques, Les enfants de l'Hermione peuvent vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me fais un plaisir de répondre à tout le monde! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.


lundi 29 juin 2015

1990s Vampires VS 2010s Vampires #1: Dracula de Francis Ford Coppola (1992).

Bannière par Psychic TV.


Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope en cette fin de Juin! Nous nous retrouvons aujourd'hui pour la toute dernière chronique du mois avant d'attaquer le planning de Juillet (qui, je l'espère, vous plaira), et pour cette dernière chronique j'ai choisi d'inaugurer enfin le nouveau cycle cinéma du blog. Après Johnny Depp, Stanley Kubrick et Kirsten Dunst, j'ai décidé de me tourner cette fois non pas vers un réalisateur ou un acteur mais vers un thème. Ce thème: la représentation des vampires au cinéma, dans les années 90 et dans les années 2010. Et pour démarrer ce thème, quoi de mieux que Dracula! C'est parti pour le Dracula réalisé par Francis Ford Coppola, sorti en 1992! En espérant que cet article vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture :).


Pourquoi ce cycle cinéma?
Pour commencer cette chronique, je tenais à vous expliquer pourquoi j'ai choisi de passer sept mois (comme toujours, il y aura sept articles, septième art oblige) avec des vampires. Tout d'abord, j'avais envie de varier un peu par rapport à ce que j'ai fait jusqu'à présent avec mes cycles cinéma: j'ai présenté la carrière de deux acteurs (Johnny Depp et Kirsten Dunst) et d'un réalisateur (Stanley Kubrick). Je voulais donc me pencher non pas sur des personnes travaillant dans le monde du cinéma, mais sur une thématique plus globale. Les vampires se sont imposés assez naturellement: premièrement, parce que j'adore les vampires (et je pense que vous le savez déjà si vous suivez le blog), et ensuite parce qu'il existe une quantité incroyable de films mettant en scène des créatures vampiriques. Sur le Livroscope, j'ai surtout parlé des vampires via le prisme de la littérature, et je voulais donc explorer une autre facette de leur représentation. Mais comme il existe énormément de films avec des vampires et ce depuis des décennies et des décennies, j'ai décidé de me focaliser sur des périodes précises: les années 90 et les années 2010. A travers ce cycle cinéma, j'espère vous présenter sept films, sept représentations du vampire, qui va de la créature mélancolique au monstre sanguinaire. Pour ceux que ça intéresse, voici donc la liste des films que je vais traiter dans les mois à venir (j'ai essayé d'avoir une sélection aussi variée que possible, avec des films très connus, des films d'action, ou des films d'auteurs): Dracula par Francis Ford Coppola, que nous allons découvrir aujourd'hui; From Dust Till Dawn de Robert Rodriguez; Blade de Stephen Torrington; Fright Night de Craig Gillespie; The Moth Diaries de Mary Harron; Abraham Lincoln, Vampire Hunter de Timur Bekmanbetov; et Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch. N'hésitez pas à me laisser votre avis sur ce programme dans les commentaires!


Francis Ford Coppola, qui est-ce?
Entrons à présent dans le vif du sujet, avec une petite présentation de notre réalisateur du jour, Francis Ford Coppola. Né en 1939 à Détroit dans le Michigan, il grandit dans une famille d'origine italienne dont le père est un musicien renommé. Il découvre le théâtre et le cinéma pendant son enfance, et c'est vers cette voie qu'il se tourne: il étudie le cinéma, et se lance dans la réalisation au cours des années 1960. Il rencontre notamment George Lucas, avec lequel il collabore. C'est dans les années 1970 que Coppola explose, avec le succès spectaculaire des deux premiers volets du Parrain (1972 et 1974). Cependant, sa carrière connait par la suite des hauts et des bas, avec des succès critiques et commerciaux, mais aussi de sacrés échecs. Depuis les années 90, il se consacre davantage à la production de films (notamment de sa fille Sofia), mais réalise tout de même de temps en temps un nouveau long-métrage. Ses films les plus célèbres sont la trilogie du Parrain, Apocalypse Now, ou encore Dracula, dont nous allons parler aujourd'hui. 

Dracula:
Résumé:



1462. Vlad Dracula combat les Turcs dans une guerre religieuse sans merci. Mais à son retour, victorieux, il découvre que sa femme qu'il chérit plus que tout, Elisabeta, s'est donnée la mort, le pensant tué sous le coup de ses adversaires. Fou de chagrin, Dracula se détourne alors de Dieu et devient un vampire. 
1897. Jonathan Harker est un jeune homme à l'avenir prometteur. Alors qu'il doit épouser Mina, sa fiancée, il est envoyé par son employeur en Roumanie, chez le très particulier comte Dracula, un vieil homme très étrange qui souhaite acheter des domaines à Londres. Jonathan se retrouve alors prisonnier du comte, qui n'est autre que Vlad Dracula, le vampire. Lorsque celui se rend à Londres, physiquement rajeuni et déterminé à mettre la main sur Mina, le portrait vivant de sa défunte épouse, Jonathan comprend qu'un lourd danger pèse sur celle qu'il aime et ses proches... 

Quelques informations sur le film: 
D'une durée d'environ deux heures, Dracula (intitulé en version originale Bram Stoker's Dracula) est un film sorti à la fin de l'année 1992. C'est Winona Ryder qui proposa le projet à Francis Ford Coppola, qui accepta de le réaliser. Le casting, on peut le dire, est prestigieux: on retrouve Gary Oldman dans le rôle de Dracula, Winona Ryder dans celui de Mina, Keanu Reeves dans celui de Jonathan Harker, Anthony Hopkins dans celui du professeur Van Helsing... 
Avec un budget de 40 millions de dollars, le film fut un joli succès, avec plus de 200 millions de recettes. Il remporta également plusieurs prix. Je vous laisse ici la bande-annonce du film, pour vous donner une idée de ce que ça donne!





Une image riche du vampire: 
Etant donné que le vampire est au coeur de notre cycle, il me semble capital de nous pencher sur cette créature et sur la façon dont elle est représentée dans ce film. Ici nous nous attaquons à un gros morceau, puisque le film tourne autour de la figure de Dracula, personnage du célèbre roman de Bram Stoker, dont l'histoire a été adaptée encore et encore, pas toujours avec succès.
Dracula est interprété par l'acteur Gary Oldman, et est ici constitué de très nombreuses facettes. L'un des premiers éléments que le film nous présente concernant la figure du vampire est son rapport à la religion. Dans l'image populaire, on voit souvent le vampire être vaincu ou du moins repoussé par des instruments religieux, en particulier la croix. Dans Dracula, la relation vampire-religion est plus complexe que cela. Au début du film, notre vampire (alors encore humain), est présenté comme un guerrier combattant pour son Dieu, pour la chrétienté. Ensuite, c'est la religion elle-même qui le poussera à se détourner de Dieu, lorsqu'il comprend que l'âme d'Elisabeta est damnée en raison de son suicide. On notera le parallèle entre le sang du Christ et le sang bu par les vampires. 
Le film détaille aussi plusieurs capacités de Dracula. Tout d'abord, Dracula a plusieurs visages: nous le découvrons vieux, rabougri, presque repoussant avec ses grands ongles sales; puis c'est un Dracula rajeuni, séduisant, attrayant qui apparait à l'écran. Il a également un grand pouvoir de régénération, que l'on voit notamment dans les scènes où il dort dans son cercueil. Le vampire peut se métamorphoser en créature proche du loup-garou, notamment lorsqu'il boit du sang humain. En parlant de loup, on notera la proximité du vampire et des loups, qu'il chérit (encore une fois, on va à l'encontre de l'image véhiculée ces dernières années selon laquelle vampires et loups-garous sont opposés et se font la guerre). Enfin on peut mentionner son grand pouvoir de manipulation, ce qui se voit par exemple avec le personnage de Renfield, le prédécesseur de Jonathan Harker.
Pour finir, une autre facette du vampire mise en avant dans ce film, c'est le vampire amoureux, amant, le vampire sensuel. Cet élément est plutôt absent du roman original, mais ici il est capital. Dès les premières minutes du film, on découvre la relation très forte unissant Dracula et son épouse, une relation si forte qu'il se montrera prêt à faire n'importe quoi pour retrouver son double, Mina. L'aspect sexuel est très important (mais j'en reparlerai plus loin) dans ce film. Bien avant Twilight et True Blood, les vampires étaient déjà sexy!

Quelques autres thématiques:
En plus de la figure du vampire, Dracula aborde de nombreuses autres thématiques. On peut par exemple mentionner la thématique du double, très importante, et que l'on découvre à plusieurs reprises à travers le film: le double le plus évident est celui que l'on retrouve entre les personnages de Mina et d' Elisabeta, qui partagent non seulement un physique mais aussi des souvenirs (Mina, si elle ne connait pas Vlad, a l'impression tout de même de l'avoir déjà rencontré, elle se souvient de sa voix). Anthony Hopkins, qui joue Van Helsing, joue également le rôle de l'un des prêtres que l'on voit au tout début du film, un parallèle intéressant. Le personnage de Dracula joue lui aussi sur le double: vieux, on le voit devant un portrait de lui-même, plus jeune, que Jonathan prend pour un ancêtre; arrivé à Londres, il se trouve une autre identité: de comte Dracula, il passe à prince Vlad pour aborder Mina. 
J'ai mentionné plus haut la sexualité, qui est sans aucun doute l'un des thèmes les plus forts du film. L'attaque vampirique est assimilée à un acte sexuel: les victimes gémissent, semblent atteindre l'orgasme, et partager son sang est mis en avant comme un acte charnel, intime, qui procure jouissance à ceux qui participent à ce rituel. Les représentations féminines sont particulièrement importantes: il n'y a que deux personnages féminins majeurs, à savoir Lucy et Mina. La sexualité fait partie d'elles et est mise en avant: les deux femmes sont entourées de plusieurs prétendants (Jack, Quincey et Arthur pour Lucy; Jonathan et Dracula pour Mina), elles exposent leur corps et leur féminité, ce qui tranche avec l'ambiance victorienne corsetée de l'époque. A noter que beaucoup ont également vu dans ce film un parallèle avec le fléau du SIDA et les vampires. 


Pour terminer,  je tenais à parler de la place de la médecine. De nombreux éléments, que ce soit entre les personnages scientifiques (Jack ou le professeur Van Helsing) ou par la mise en avant d'éléments médicaux comme la transfusion sanguine, ou l'intégration d'images de cellules sanguines dans certaines scènes.

Ce que j'ai pensé du film:
Lorsque j'ai préparé la liste des films que je voulais inclure dans ce nouveau cycle cinéma, je me suis aperçue qu'il y avait plusieurs films sortis au début des années 1990 qui auraient pu servir d'ouverture: par exemple le film Buffy contre les vampires, que j'ai hésité à inclure dans le cycle. Mais au final, le premier film s'est imposé comme une évidence: Dracula, sorti en 1992. Pourquoi? Tout d'abord parce que je trouvais que parler de ce film constituait une excellente entrée en matière, car il parle d'un vampire culte, le vampire parmi les vampires, et qu'en plus il s'agit d'une adaptation d'un roman que j'aime énormément. Ensuite, Dracula est un film intemporel, encore exceptionnel près de 23 ans après sa sortie.

Commençons par l'intrigue. Pour ceux qui connaissent l'oeuvre originale de Bram Stoker et qui se demandent ce que ce film vaut au niveau adaptation, je dois dire qu'on retrouve dans les grandes lignes l'intrigue de l'oeuvre originale: certains aspects sont tout de même modifiés ou changés, mais ça fait évidemment partie du travail d'adaptation du livre à un autre support. L'intrigue est bien ficelée, intéressante, et on la suit avec intérêt. Le film est très rythmé, avec quelques petites longueurs (rien de bien dramatique): l'action monte sans cesse, avec un dénouement tout en tension. On ne s'ennuie pas une seconde.

L'autre point fort du film est le casting. Les personnages sont joués par des acteurs de talents: Gary Oldman est grandiose et tient à merveille son rôle de vampire. Winona Ryder campe une Mina incroyable, et sa prestation me fait me demander pourquoi cette actrice est si sous-employée par l'industrie du cinéma (elle est aussi géniale dans Beetlejuice, Edward aux mains d'argent ou Le temps de l'innocence). J'ai particulièrement aimé la richesse des interactions entre les différents personnages, et la mise en avant des personnages féminins. Mon seul bémol: Keanu Reeves, qui est d'un plat incroyable...

En ce qui concerne la réalisation, le film est d'une grande richesse. On notera la splendeur des costumes, très travaillés et soignés, qui collent aux personnages et aux scènes: par exemple l'armure de Dracula dans la première scène, ou la robe de nuit rouge de Lucy, flamboyante. La musique est un élément capital du film, avec des morceaux iconiques, qui habillent Dracula d'une ambiance unique. Certains effets, comme l'utilisation de teintes rouges et vertes très marquées, contribuent également à cette ambiance. On peut évidemment trouver à redire quant aux effets spéciaux qui ont parfois vieillis ou paraissent kitsch, mais il faut garder à l'esprit que nous sommes dans les années 90 et que beaucoup de technologies que nous avons maintenant n'existaient pas à l'époque!

En bref, Dracula est non seulement un très bon film avec des vampires, il est également un très bon film tout court, que je recommande chaudement. Attention cependant si vous êtes jeunes ou un peu sensibles!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que ce premier article de ce nouveau cycle cinéma vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour le premier article de Juillet, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.


vendredi 26 juin 2015

Les Dames en Noir #7/ Camilla Läckberg #4: L'Oiseau de Mauvais Augure.




Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle chronique sur le blog, l'avant-dernière du mois de Juin! Après un petit détour du côté des vampires avec le livre de Jean-Paul Bourre, je vous propose aujourd'hui de poursuivre notre découverte des auteures de polars, policiers et thrillers, grâce au Challenge Les Dames en Noir lancé par Zina. Pour cette sixième chronique, j'ai décidé de vous présenter une auteure bien connue sur le blog: Camilla Läckberg, dont je relis actuellement la saga policière autour des personnages d'Erica et de Patrick. Le roman que je vous présente aujourd'hui est L'Oiseau de Mauvais Augure! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture :).

Le Challenge Les Dames en Noir:
Pour commencer, un rapide rappel sur ce qu'est le Challenge Les Dames en Noir. Ce Challenge a été lancé fin 2014 par Zina, du blog Les pipelettes en parlent. Se terminant en Décembre 2015, ce Challenge a pour objectif de mettre à l'honneur les femmes auteures de polars, policiers ou thrillers, qui sont souvent considérés comme des univers plutôt masculins. En ce qui me concerne, j'ai l'intention de publier treize chroniques (on est presque à la moitié, déjà!), soit une par mois. Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur le Challenge mais aussi (re)découvrir mes chroniques précédentes, je vous conseille de suivre les liens ci-dessous! 


Camilla Läckberg, qui est-ce?
Comme je l'ai mentionné plus haut, j'ai déjà au l'occasion de parler à plusieurs reprises de l'oeuvre de Camilla Läckberg sur le blog, puisque je me suis dans une relecture de sa saga policière. Je vais donc éviter de me répéter ici, et à la place je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour découvrir les précédentes chroniques autour de Camilla Läckberg! :)


L'Oiseau de Mauvais Augure:
Résumé:
Pour Patrick et Erica, la vie est plutôt compliquée en ce moment. Anna, la soeur d'Erica, est venue s'installer avec ses deux enfants chez eux après la mort de son mari, qui la battait, et elle est loin d'être au top de sa forme. Gérer trois enfants au lieu d'un est donc compliqué pour Erica, mais en plus de ça elle doit également s'occuper des préparatifs de son mariage qui approche à grands pas. Malheureusement, elle ne peut pas vraiment compter sur l'aide de Patrick, qui se retrouve à enquêter sur la mort suspecte d'une femme dans un accident de voiture, et sur celle assez violente d'une jeune femme participant à une téléréalité qui s'est installée près de chez eux... 


La téléréalité s'installe à Tanumshede:
A chacun de ses romans, Camilla Läckberg nous introduit de nouvelles thématiques et de nouveaux personnages. Ici, elle nous propose de partir pour un milieu assez particulier: celui de la téléréalité.
Depuis le début des années 2000, les téléréalités ont le vent en poupe non seulement en France mais aussi dans toute l'Europe: les différents pays s'échangent des concepts, des idées, des émissions, et on se retrouve avec tout un tas de programmes, allant de l'école de futures stars à l'émission d'aventure ou d'enfermement. La Suède n'est pas épargnée, et Camilla Läckberg a donc décidé d'inclure dans son histoire ce phénomène de société que sont les téléréalités. 
La téléréalité de L'Oiseau de Mauvais Augure met en scène différents candidats venus de plusieurs autres émissions, et les filme dans leur quotidien festif mais aussi dans la société, puisque les candidats doivent trouver un travail dans la ville où se déroule l'émission, Tanumshede. 
Parmi les candidats, on retrouve des profils assez caricaturaux: la blonde sexy à l'apparence née de multiples opérations de chirurgie et surnommée Barbie; la jeune mal dans sa peau; la brute épaisse macho; la mauvaise chanteuse en quête de gloire; celui qui se demande s'il a fait les bons choix dans sa vie en participant à une émission de télévision...
L'arrivée d'une téléréalité est vue par beaucoup d'un mauvais oeil, car les candidats sont réputés pour leur sale caractère et leur attitude désagréable. Mais personne n'aurait imaginé que ça irait jusqu'au meurtre...


Deux affaires en une:
Dans L'Oiseau de Mauvais Augure, Camilla Läckberg a décidé d'entraîner son lecteur dans non pas une, mais bien deux enquêtes! Comme je l'ai mentionné à l'instant, nous avons tout d'abord un meurtre qui se déroule au sein de la téléréalité: l'une des candidates est retrouvée, après une fête très arrosée, violemment assassinée. L'événement est extrêmement couvert médiatiquement, en raison de la popularité de l'émission de téléréalité, mais aussi très complexe: les inspecteurs ont peu d'informations pour les aider, et les autres participants de l'émission ne sont pas vraiment communicatifs (ils sont en fait plutôt agressifs). 
Mais en plus de cette première affaire, Patrick et ses collègues vont également devoir gérer une seconde enquête, celle autour de la mort très suspecte de Marit, une commerçante du coin, dans un accident de voiture. A priori, il ne s'agit que d'un accident. Pourtant, plusieurs éléments donnent l'impression aux inspecteurs que ça va bien plus loin: Marit a un impressionnant taux d'alcool dans le sang, alors qu'elle ne buvait jamais, et son ex-mari vit très mal le fait qu'elle refasse sa vie avec une femme... Alors, s'agit-il d'une mort accidentelle ou d'un véritable meurtre? Là réside toute la question.

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous me connaissez un peu, vous n'êtes pas sans savoir que je suis une grande fan de la littérature classique. Pourtant, je lis tout de même souvent des romans contemporains, et parmi les auteurs actuels, certains comptent dans mes préférés. C'est le cas par exemple de Camilla Läckberg, dont j'adore les romans, et que je ne me lasse pas de lire. Les trois premiers romans de sa saga policière ont été pour moi des coups de coeur. Est-ce également le cas de L'Oiseau de Mauvais Augure? Et bien pas vraiment: même si j'ai passé un bon moment avec ce livre, je suis néanmoins un peu plus mitigée. 



Commençons par le premier point: l'intrigue. Déjà ici, je suis un peu mitigée. Pour ce qui est du positif, je trouve que Camilla Läckberg parvient une fois de plus à nous proposer une intrigue riche, avec beaucoup d'événements et de rebondissements. Je ne me suis pas du tout ennuyée entre les deux enquêtes, il n'y a pas de temps morts. Le lecteur est entraîné dans des successions de retournements de situation et chamboulements du début à la fin. En revanche, c'est justement la fin qui me pose un peu problème: en effet, j'ai trouvé que le dénouement était un peu forcé, voire même tiré par les cheveux. C'est dommage, car Camilla Läckberg nous a habitué à des fins assez surprenantes, mais toujours cohérentes, alors qu'ici la fin part un peu n'importe comment.

Dans les autres points positifs, on retrouve les thèmes abordés. J'ai trouvé que c'était une bonne idée (de plus une idée originale) de faire tourner une partie de l'intrigue autour de la téléréalité. Ainsi, l'auteure exploite plusieurs idées intéressantes: la reconversion professionnelle, la vie privée et la vie publique, le travail, mais aussi la question de l'identité lorsqu'on est sans cesse sous le feu des projecteurs. Le choix de la téléréalité n'est pas un choix uniquement décoratif, mais aussi un moyen d'explorer des sujets plutôt intéressants. 

En ce qui concerne les personnages, je suis en revanche, comme pour l'intrigue, un peu mitigée. Dans l'ensemble, j'ai été ravie de retrouver les différents personnages de l'univers de Camilla Läckberg: j'aime beaucoup Martin et Patrick (et surtout leur alchimie), et surtout le personnage d'Anna. Elle connait ici une évolution que j'ai trouvée bien organisée, et que j'ai envie de suivre dans la suite des romans. C'est un personnage auquel j'étais très attachée dès le début! Par contre, là où ça coince, c'est pour le personnage d'Erica.

Dans le premier tome, Erica jouait un rôle dans l'histoire. Elle participait, à sa façon, à l'enquête menée par Patrick, et était un personnage clé pour la résolution de celle-ci. Elle était donc loin d'être un personnage dispensable ou secondaire. Cependant, dans les tomes suivants, son rôle a commencé à changer: Patrick et elle s'installent ensemble, ont un enfant, et prévoient de se marier. Et donc, Erica se transforme en femme au foyer parfaite, qui s'occupe du ménage, de la cuisine, de leur fille. Je trouvais déjà ça un peu dommage de la voir beaucoup moins impliquée dans l'aspect "enquête", et dans ce quatrième tome, je trouve que son implication absente: elle gère les enfants, prépare son mariage, essaie des robes... C'est très bien, mais j'aurais aimé retrouver l'Erica des premiers tomes...

En bref, ce quatrième tome, même s'il reste vraiment agréable à lire et que j'ai passé un bon moment, est pour moi un peu en dessous des autres. Ce n'est pas celui que je préfère dans la saga!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petit chronique vous aura plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, et aussi à me laisser vos suggestions de lecture. On se retrouve très vite pour le dernier article du mois, dans lequel je vais lancer le nouveau cycle cinéma du blog! Prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.


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