lundi 23 mai 2016

DisneyOscope #5 : Le monde de Narnia : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique d’Andrew Adamson (2005) + roman de C.S Lewis.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Aujourd’hui, en ce début de semaine pluvieux, on se retrouve pour un cinquième numéro du DisneyOscope, le rendez-vous mettant à l’honneur un film Disney. Après avoir abordé deux films d’animation (Peter Pan et Le roi lion), j’ai eu envie de vous parler aujourd’hui d’un film live. Le film en question, c’est le premier volet de la saga Le monde de Narnia, intitulé Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, sorti en 2005 et réalisé par Andrew Adamson. J’en profiterai pour vous parler aussi du roman qui a servi de base au film, écrit par C.S Lewis. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

DisneyOscope ?
Pour commencer cette chronique, il me faut dire quelques mots sur ce qu’est le DisneyOscope. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que je suis une grande fan de Disney, et j’ai donc décidé de consacrer un peu de place à cette passion sur le blog à travers une présentation mêlant cinéma et littérature. Chaque mois, je vous propose de découvrir un film Disney ainsi qu’un livre qui a servi soit de support d’adaptation, soit ayant un rapport avec le film présenté. L’idée : vous présenter des films Disney et vous donner des idées de lecture ! Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques autour des films Disney, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous.


Le monde de Narnia : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique :
Quelques informations sur le film :
Sorti en 2005, Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique (titre original The Lion, the Witch and the Wardrobe) est le premier volet de la trilogie Le monde de Narnia. Adapté du roman éponyme de C.S Lewis (dont nous reparlerons un peu plus loin), le film a été réalisé par Andrew Adamson. Andrew Adamson est né en 1966 en Nouvelle-Zélande, et il est principalement connu pour son travail sur les films Shrek.
En raison du succès de la saga de C.S Lewis, considérée comme classique aujourd’hui, cela faisait déjà quelques années qu’une adaptation était envisagée. Au final, c’est le succès d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux qui finit par convaincre les producteurs et les studios Disney (qui produisent le film) de se lancer dans l’aventure.
Au niveau du casting, les enfants Pevensie sont joués par William Moseley (qui joue à présent dans la série The Royals), Anna Popplewell (Reign), Skandar Keynes et Georgie Henley (que l’on a pu voir dans la série Jane Eyre). Liam Neeson prête sa voix au lion Aslan et l’incroyable Tilda Swinton interprète Jadis, la sorcière blanche.
Le tournage a eu lieu en Nouvelle-Zélande en 2004 pour une sortie en Décembre 2005 (c’était la grande mode à l’époque de sortir des films comme Narnia ou Harry Potter vers la période de Noël). Le film dure plus de deux heures, et fut un joli succès en salles, rapportant 745 millions de dollars pour un budget d’environ 180 millions. En France, le film fut vu par plus de 5 millions de personnes, un succès moindre par rapport au premier volet d’Harry Potter (plus de 9 millions d’entrées en France) mais honorable. Suite à ce succès, deux suites furent réalisées : Le prince Caspian et L’Odyssée du Passeur d’Aurore, dont je reparlerai dans des prochaines chroniques.
Si vous avez envie de voir ce que le film peut donner, je vous laisse découvrir la bande-annonce ci-dessous.



Résumé :
Nous voilà en pleine Seconde Guerre Mondiale. A Londres, où les bombardements mettent en danger la vie de la population, les enfants sont envoyés à la campagne. C’est le cas des quatre enfants Pevensie : Peter, Susan, Edmund et Lucy. Ils se retrouvent placés chez un vieil intellectuel, avec pour seule compagnie une tutrice pas très aimable. Un jour, Lucy, la plus jeune des quatre enfants, découvre dans une armoire un passage vers Narnia, un monde magique et peuplé de créatures et d’animaux qui parlent. Mais Narnia est depuis des années et des années sous le joug de Jadis, la sorcière blanche, qui sème la terreur sur son passage. Cependant, l’arrivée des quatre enfants Pevensie réveille les souvenirs d’une prophétie de paix et de prospérité. Les quatre enfants arriveront-ils à sauver Narnia ?

Une adaptation du roman éponyme :
Comme je l’ai mentionné un peu plus haut, ce premier volet du Monde de Narnia est l’adaptation du roman éponyme de C.S Lewis, paru en 1950.
C.S Lewis (son nom complet étant Clive Staples Lewis) est un auteur britannique né à Belfast en 1898. Il est connu pour avoir fait partie du groupe des Inklings, dont faisait aussi partie J.R.R Tolkien. Les deux auteurs étaient extrêmement proches, même si des divergences d’idées finirent par affaiblir leur amitié avec les années.
S’il est surtout connu pour la saga du Monde de Narnia (qui comprend sept tomes), il a aussi écrit d’autres romans et de la poésie. La religion, qui était un aspect important de sa vie personnelle, se remarque aussi dans ses œuvres et beaucoup d’analyses s’intéressent souvent au lien entre la religion et les histoires qu’il invente. Il est mort en 1963 à Oxford.
Le monde de Narnia est donc une saga en sept tomes, dont l’ordre de publication ne correspond pas forcément à l’ordre du récit. Ainsi, Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique fut le premier tome à être publié, mais l’intrigue se déroule après celle du Neveu du magicien, publié en 1955. Il existe aujourd’hui des éditions comprenant les sept tomes de la saga.
Le monde de Narnia est considéré comme l’une des œuvres phares de la littérature jeunesse du 20ème siècle, et les adaptations des années 2000 ont contribué à raviver sa popularité.


Ce que je pense du livre :
Comme beaucoup de gens de ma génération (je suis née en 1992), j’ai découvert Le monde de Narnia grâce au film de 2005. J’avais donc à l’époque lu le livre qui avait servi de support d’adaptation, et j’avais même lu le reste de la saga. Depuis, j’ai relu à plusieurs reprises Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, qui est un de mes livres jeunesse préférés.

Même si je préfère d’autres sagas jeunesse comme Harry Potter ou Les Orphelins Baudelaire, je garde une tendresse particulière pour Le monde de Narnia. L’une des raisons de cet attachement est sans nul doute l’univers en lui-même : je trouve que le monde de Narnia est fascinant, avec des descriptions très visuelles qui donnent l’impression d’y être, et tout un univers avec son histoire, ses personnages, son folklore… On sent que C.S Lewis a pris soin de créer un monde très détaillé, qui s’étoffe avec les tomes mais déjà très bien exploité dans ce premier roman. Et je trouve qu’aujourd’hui ce soin du détail se perd un peu.


Les personnages sont aussi très attachants. Les différents enfants ont chacun leur caractère, ce qui fait qu’on peut s’identifier à l’un d’eux. J’aime particulièrement Susan, dont je me sens proche. Edmund me fait un peu de la peine aussi, on sent bien que c’est un garçon certes agaçant, mais surtout en souffrance. Je trouve aussi les personnages animaliers réussis, en particulier Aslan. En revanche, j’ai toujours été très agacé par le faune, Mr.Tumnus. Je sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais réussi à l’apprécier !

L’intrigue de ce premier tome est très réussie. Il se passe beaucoup de choses, on ne s’ennuie pas, tout en prenant le temps de découvrir l’univers de Narnia. On peut y noter une certaine « violence » (les batailles, la façon dont la sorcière blanche s’occupe de ses prisonniers) mais qui est bien dosée et apporte du dramatique à l’intrigue. La fin donne envie de découvrir la suite.

Ayant lu le reste de la saga, je dois dire que je l’apprécie dans l’ensemble, même si certains tomes me semblent plus réussis et plus intéressants que d’autres. J’ai un peu du mal aussi avec le traitement de certains personnages, comme Susan, qui passe pour une espèce de gourgandine, et avec le sous-texte religieux qui, s’il est pertinent la plupart du temps, est parfois vraiment lourd.

Si vous aimez les sagas jeunesse et que Le monde de Narnia n’est pas encore passé entre vos mains, je vous recommande d’y jeter un œil !

Ce que je pense du film :
Lorsque j'ai décidé de me lancer dans ce Challenge, j'étais assez impatiente d'aborder certains films en particulier. Il s'agit quasiment uniquement de films d'animation, ceux avec lesquels j'ai grandi, mais il me tardait aussi d'aborder certains films live. La trilogie du Monde de Narnia en faisait partie. J'étais donc ravie de pouvoir revoir le premier film en préparation de cette chronique, car c'est un film que j'aime beaucoup.

Premier point auquel je m'intéresse souvent face à ce genre de film: la qualité de l'adaptation. Et je dois dire que dans l'ensemble, le film respecte bien le roman original. On retrouve les personnages et l'intrigue, sans grand changement (du moins rien que j'ai trouvé choquant). J'ai particulièrement apprécié le travail pour rendre aussi bien que possible l'univers particulier qu'est le Monde de Narnia. Les avancées technologiques en matière d'effets spéciaux du début des années 2000 y sont pour beaucoup, et je trouve le film vraiment beau pour ce qui est des décors, du costume et de l'ambiance générale. Un bon point donc.

Pour ce qui est de l'intrigue, je trouve que le film souffre de quelques longueurs, un reproche que je ferai aussi aux deux films suivants, donc je reparlerai dans d'autres chroniques. Mais malgré ces quelques longueurs, il se passe quand même beaucoup de choses, et l'ennui est très passager. J'ai aimé le fait de prendre un peu de temps avant la découverte de Narnia, qui arrive suffisamment tard pour avoir le temps de mettre en place les personnages, et suffisamment tôt pour ne pas qu'on s'ennuie. 

Je suis en revanche un peu plus mitigée pour ce qui est de l'acting. Les acteurs adultes sont très convaincants, en particulier Tilda Swinton qui s'éclate à fond dans son rôle de méchante sorcière: elle fait vraiment froid dans le dos, et je me souviens qu'elle me faisait bien peur lorsque j'étais plus jeune. En revanche, je trouve la qualité du jeu plus incertaine chez les jeunes acteurs. Si à certains moments ils jouent plutôt bien, je trouve que parfois les expressions sont vraiment trop forcées. Mais comme il s'agit d'enfants, il faut rester clément!

Pour conclure, je trouve que le film a plutôt bien vieilli. On remarque quelques effets spéciaux un petit peu mal réalisés, mais dans l'ensemble je lui trouve toujours le même charme que lorsque je l'ai vu la première fois. 


Le monde de Narnia, qu'il s'agisse du film ou du roman original, est une oeuvre que j'apprécie fortement et que je recommande à celles et ceux qui cherchent des films ou des livres jeunesse pour eux ou pour leurs enfants. J'ai déjà hâte de revoir la suite et de vous en parler!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite sur le blog, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

dimanche 22 mai 2016

La dame aux camélias, Alexandre Dumas fils.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, en ce dimanche, on se retrouve pour parler de l'une de mes dernières lectures. Je n'avais au départ pas prévu d'en parler sur le blog, mais j'ai tellement été chamboulée par ce livre que j'ai finalement décidé de bousculer un peu mon planning (oui, je suis du genre à faire des planning pour le blog). Ce livre, c'est le classique La dame aux camélias, écrit par Alexandre Dumas fils. En espérant que cette chronique vous plaise et vous donne (peut-être!) envie de lire ce livre, je vous souhaite une bonne lecture! :)


Alexandre Dumas fils, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteur du jour, Alexandre Dumas fils! Si je précise fils, c'est bien pour éviter les confusions avec son célèbre père, Alexandre Dumas, auteur de grands classiques de la littérature française, comme Les trois mousquetaires, Le comte de Monte-Cristo, ou La Reine Margot. Un peu moins connu que son père, Alexandre Dumas fils est né en 1824. Sa mère était la voisine d'Alexandre Dumas, mais si les deux hommes partagent le même nom, ils n'ont jamais été très proches. Alexandre Dumas fils fréquenta de nombreux artistes et de nombreuses personnalités de son temps, comme Jules Verne. Il fut l'amant de plusieurs femmes, dont la princesse Narychkine, mère sa fille Colette. Il écrivit de nombreux romans ainsi que plusieurs pièces, mais son oeuvre la plus connue est sans aucun doute La dame aux camélias, publié en 1848, et dont nous allons parler à présent!

La dame aux camélias:
Résumé:
Armand Duval est un jeune homme plutôt aisé, vivant à Paris dans une certaine quiétude jusqu'au jour où il rencontre Marguerite Gautier, une courtisane très connue et prisée de la capitale. Surnommée la dame aux camélias, en raison des fleurs qu'elle arbore tous les jours, la jeune femme souffre également de tuberculose. Armand tombe fou amoureux d'elle, un amour réciproque mais compliqué: en effet, Armand ne supporte pas que sa chère et tendre puisse avoir d'autres amants, tandis que celle-ci doit quand même maintenir son train de vie et éviter les créanciers. Armand et Marguerite parviendront-ils malgré tout à vivre leur histoire d'amour?

Armand Duval et Marguerite Gautier:
Le roman nous propose de découvrir deux personnages cultes de la littérature française, qui forment un couple dont j'avais déjà entendu parler avant même de lire ce roman: Armand Duval et Marguerite Gautier.
Armand Duval est présenté comme un ami du narrateur, qui le rencontre au début du roman. Armand est un jeune homme décrit comme ayant une certaine fortune grâce à son père, lui permettant de vivre dans l'oisiveté, mais qui est insuffisante pour combler tous les besoins de Marguerite. Il tombe fou amoureux de la jeune femme, une passion dévorante qui lui fait découvrir les affres de la tristesse, de la jalousie mais aussi le bonheur. Armand aime tant Marguerite qu'il n'hésite pas à la faire passer avant tout.
Marguerite, quant à elle, est décrite comme une courtisane ayant du succès. Possédant de nombreux amants, elle bénéficie à travers eux d'un train de vie plus que confortable. Elle a une vie très mondaine, sortant au théâtre et vivant la nuit. Elle est sans cesse entourée de camélias, tantôt blancs, tantôt rouges pour une raison assez évidente à comprendre lorsqu'on lit le livre, mais que je ne vous spoilerai pas ici. Pour ajouter à la dimension dramatique du personnage, elle souffre également de tuberculose, une maladie qui évolue à travers le roman.
En faisant des recherches sur le roman, j'ai découvert qu'Alexandre Dumas fils se serait apparemment inspiré de sa propre histoire avec Marie Duplessis, une courtisane dont la vie rappelle en effet celle de Marguerite Gautier.




Manon Lescaut, une référence:
A travers La dame aux camélias, Alexandre Dumas ne cesse de faire des références à un autre grand classique de la littérature française: Manon Lescaut. Publié entre 1728 et 1731, Manon Lescaut est un roman de l'Abbé Prévost racontant l'histoire du chevalier Des Grieux, qui tombe sous le charme de Manon Lescaut, une jeune femme belle et séduisante qui se fait entretenir par de riches amants. Malgré la vie dissolue menée par Manon, Des Grieux en reste passionnément amoureux, et leur histoire aura de lourdes conséquences.
Les références à Manon Lescaut sont nombreuses dans le roman. Tout d'abord, le livre est déjà physiquement présent dans l'intrigue, puisqu'Armand en offre un exemplaire à Marguerite. Tout un symbole! Ensuite, Armand est souvent dépeint et qualifié de Des Grieux, tandis que Marguerite est ouvertement comparée à Manon.
On peut noter aussi des similitudes entre les deux romans, au niveau de l'intrigue (la présence de riches amants âgés, par exemple), mais aussi dans la façon dont ils sont écrits. Alexandre Dumas fils a par exemple utilisé le principe du récit enchâssé, que l'on retrouve aussi dans Manon Lescaut, pour raconter son histoire.

Ce que j'ai pensé du livre:
Aimant beaucoup les classiques, j'avais depuis longtemps envie de découvrir La dame aux camélias. De plus, je suis une grande fan d'Alexandre Dumas (Le comte de Monte-Cristo fait partie de mes livres préférés), j'étais donc très curieuse de découvrir ce que son fils pouvait bien écrire d'intéressant. J'ai reçu La dame aux camélias lors d'un Secret Santa (où j'avais été très gâtée!) et j'en ai donc profité pour enfin me plonger dedans. Et comme je l'ai annoncé dès le début, j'ai énormément aimé ce roman, que je conseille à tous les amateurs de classiques.

Dès les premières pages du livre, j'ai été séduite par La dame aux camélias. Tout d'abord, j'ai énormément, mais alors énormément aimé le style de l'auteur. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, n'ayant jamais rien lu d'Alexandre Dumas fils. Et même si j'aime énormément le travail du père, 1) le talent ne se transmet pas forcément de génération en génération, 2) Alexandre Dumas aurait utilisé un "nègre" à plusieurs reprises, donc bon. Et au final j'ai beaucoup aimé la plume d'Alexandre Dumas fils: c'est très travaillé, élégant, mais sans être inaccessible. C'est l'un des classiques les plus abordables que j'ai lus ces derniers temps, ça se lit sans aucun problème!

Pour ce qui est de l'intrigue, je dois dire qu'elle me plait aussi beaucoup. Elle me parait un peu cousue de fil blanc et un peu prévisible, mais elle est très bien racontée, donc je pardonne ce petit bémol. De plus, j'ai trouvé intéressant tous les liens entre ce livre et Manon Lescaut que j'ai étudié au lycée, il y a quelques années. Je pense que si vous souhaitez lire La dame aux camélias, lire Manon Lescaut ou du moins un résumé du livre vous permettra de l'apprécier encore davantage. 

Les personnages sont très attachants. Ce que j'ai aimé en particulier, c'est qu'ils sont humains, et par là j'entends qu'ils sont loin d'être parfaits. Que ce soit Marguerite ou Armand, ils ont des défauts, des secrets qui leur donnent de la dimension. J'ai trouvé leur histoire touchante et j'ai aimé les suivre à travers le récit. Je suis curieuse de voir une adaptation du roman pour voir ces personnages à l'écran!

Pour finir, j'aimerais revenir sur ce que j'ai dit plus haut: La dame aux camélias est un classique abordable. Le livre est assez court, ne part pas dans des sous-intrigues et le style est vraiment abordable. Je vous en reparle parce que je sais que pas mal de gens hésitent à se lancer dans des classiques, mais celui-ci est vraiment, selon moi, abordable. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

mercredi 18 mai 2016

Challenge Tudors #3: The Lady in the Tower: The Fall of Anne Boleyn de Alison Weir.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique. Après les petites lectures en vrac de Psychic TV, je vous propose de poursuivre notre parcours pour le Challenge Tudors lancé par Titine75 et Shelbylee de Whoopsy Daisy. Le mois dernier, je vous avais présenté le livre de Liliane Crété, Les Tudors. Et aujourd'hui j'ai eu envie de me pencher sur un personnage en particulier: la célèbre Anne Boleyn, seconde épouse d'Henry VIII et mère de la reine Elizabeth I. J'ai donc lu le livre The Lady in the Tower: The Fall of Anne Boleyn d'Alison Weir. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Tudors:
Pour commencer cette chronique, il me faut dire quelques mots sur le Challenge Tudors. Il s'agit d'un Challenge crée par Shelbylee et Titine75, deux blogueuses et membres de Whoopsy Daisy qui ont décidé de mettre en avant leur passion pour cette fascinante dynastie. Illimité dans le temps, ce Challenge vous propose de parler des Tudors soit à travers des chroniques de livres (d'Histoire ou de romans), mais aussi de séries, films et documentaires autour d'Henry VIII, Elizabeth I, et autres personnages de cette époque.
Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce Challenge, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera non seulement vers mes précédentes chroniques pour ce Challenge mais aussi vers les blogs de Shelbylee et Titine75.



Alison Weir, qui est-ce?
Entrons à présent dans le vif du sujet avec une petite présentation de notre star du jour: Alison Weir! Alison Weir est née en 1951, à Londres. Elle se passionne pendant l'adolescence pour l'Histoire, ce qui lui donne envie de devenir professeur d'Histoire. Elle étudie notamment à la North Western Polytechnic dans ce but. Néanmoins, elle décide de ne pas faire ce choix de carrière et devient à la place auteure. Si elle est principalement connue pour des livres d'Histoire, elle a également écrit quelques livres de fiction. Son dada: l'Histoire britannique, avec une prédilection pour la Guerre des Deux-Roses et pour la dynastie des Tudors. Mariée et mère de deux enfants, elle a à ce jour écrit plus d'une vingtaine de livres. Si vous avez envie d'en savoir plus sur cette auteure, je vous conseille de faire un petit tour sur son site internet!



The Lady in the Tower:
Résumé:
Si vous vous intéressez un peu à l'Histoire britannique, le nom d'Anne Boleyn vous est peut-être familier. Seconde épouse du célèbre roi Henry VIII, Anne Boleyn a bouleversé non seulement la vie du monarque mais aussi de son pays et du reste de l'Europe. Par ce mariage, Henry VIII a détaché à jamais l'Angleterre de l'autorité du pape, et a défié les traditions. Anne Boleyn fut la mère de l'une des reines les plus connues du monde, Elizabeth I, mais eut aussi une vie tragique: elle fut en effet décapitée en 1536, et Henry VIII épousa peu après Jane Seymour. Alison Weir, à travers ce livre, vous propose de découvrir la chute d'Anne Boleyn. Comment cette femme, qui était au sommet du royaume, s'est-elle retrouvée sur l'échafaud? Etait-elle réellement coupable de ce dont on l'accuse? Qui se cache derrière la chute d'Anne Boleyn? Si vous vous posez ces questions, ce livre est fait pour vous!

Anne Boleyn, une femme fatale:
Lorsqu'on se penche sur Anne Boleyn, sur ce qu'on sait d'elle et sur la façon dont elle est représentée, la seconde épouse du roi Henry VIII apparait souvent comme une sorte de femme fatale, une femme pour laquelle le roi n'a pas hésité à renverser les traditions et à changer la face religieuse de l'Angleterre. Des oeuvres comme la série The Tudors jouent par exemple de cette image de séductrice, avec la talentueuse (et magnifique) actrice Natalie Dormer pour l'interpréter.
Peut on dire qu'Anne Boleyn était une femme fatale? La percevoir et la représenter uniquement sous cet angle est en réalité un peu réducteur. Anne Boleyn, comme le montre Alison Weir à travers son livre, était dotée d'un esprit quelque peu calculateur, et qui cherchait à manier le mieux possible ses atouts aussi bien physiques qu'intellectuels pour les faire jouer en sa faveur. Aidée de sa famille ainsi que de Cromwell, personnage important de l'Histoire des Tudors et qui deviendra ensuite l'un des pires ennemis d'Anne Boleyn, la jeune femme a réussi à grimper les marches jusqu'au trône. Mais son ambition sera peut-être aussi sa perte...

Et un destin fatal:
Car l'histoire d'Henry VIII et des Tudors, c'est aussi une histoire assez sanglante, mine de rien. Alors qu'on sort d'une période de guerre civile (la Guerre des Deux-Roses, dont je parle assez régulièrement en ce moment sur le blog), les Tudors ne sont pas épargnés par les morts tragiques et les passages à l'échafaud.
Anne Boleyn en est un très bon exemple. Son mariage avec Henry VIII, attendu et espéré pendant plusieurs années, n'a pas été très long: après seulement trois ans d'union officielle, Anne fut accusée de plusieurs crimes et après un procès très rapide, elle fut décapitée. Anne n'est pas la seule épouse d'Henry VIII à connaitre une telle fin, puisque Catherine Howard, sa cinquième femme, fut quant ) elle pendue pour adultère... Le livre d'Alison Weir vous propose donc de découvrir plus en détails la chute d'Anne Boleyn.




Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque j'ai commencé à participer au Challenge organisé par Titine75 et Shelbylee, j'ai rapidement inclus dans ma liste de livres à lire The Lady in the Tower. Ce livre m'intéressait non seulement en raison des avis plutôt positifs à son sujet sur Whoopsy Daisy, mais aussi parce que le personnage d'Anne Boleyn me fascine. J'étais donc curieuse de découvrir un livre consacré uniquement aux derniers mois de sa vie et de comprendre un peu plus comment elle est passée du trône à l'échafaud. Que dire alors de The Lady in the Tower? Et bien c'est un livre que j'ai dans l'ensemble beaucoup apprécié, mais si j'ai quelques réserves à émettre.

Le plus gros point positif de ce livre, selon moi, est la qualité du travail d'Alison Weir, un travail vraiment très impressionnant. On sent dès les premières pages que l'auteure maîtrise son sujet à fond, et qu'elle a vraiment poussé ses recherches. Elle nous livre ainsi un livre extrêmement détaillé, riche de sources et d'informations. Je n'ai pas cessé d'apprendre des choses au cours de ma lecture, alors que je pensais être quand même bien au point sur Anne Boleyn. On peut avoir un aperçu du travail réalisé par l'auteure dans les annexes très fournies à la fin de l'ouvrage.

En plus de la qualité de son travail, j'ai aussi apprécié la qualité de la plume d'Alison Weir. Son style est fluide, travaillé, soigné, et elle raconte très bien l'histoire d'Anne Boleyn. J'ai tout de même noté quelques longueurs et répétitions, mais rien de bien méchant. J'ai du coup très envie de lire d'autres livres par cette auteure car j'ai vraiment été conquise par son travail.

Autre point positif: la qualité de l'édition. J'ai lu ce livre en VO chez Vintage (je ne crois pas qu'il soit traduit pour le moment), et cette édition proposait de nombreuses illustrations, un élément que j'apprécie toujours beaucoup dans les livres d'Histoire pour pouvoir mettre un visage sur un nom. J'ai déjà mentionné plus haut les annexes, mais je vous le redis, elles sont très riches!

Ma seule petite réserve face à ce livre, c'est que je pense qu'il n'est pas accessible à tout le monde. Par là j'entends qu'il ne s'agit pas d'une présentation générale des Tudors, ni même d'une biographie d'Anne Boleyn, mais d'un livre d'Histoire très poussé se focalisant sur une période très précise. Je pense donc qu'il faut avoir une certaine connaissance de l'histoire d'Anne Boleyn et des Tudors pour ne pas se sentir perdu à la lecture de ce livre.

Mais si les Tudors vous passionnent et que vous vous intéressez à Anne Boleyn, je ne peux que vous recommander ce livre. De mon côté, j'ai prévu de lire d'autres ouvrages par Alison Weir, donc ne vous étonnez pas de la revoir bientôt sur le blog!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite sur le blog pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! 

AnGee.

vendredi 13 mai 2016

Psychic TV présente: Des lectures en vrac, partie 1.



Salutations ! Désolé de l'absence d'articles récemment, mais j'ai beaucoup d'impératifs en ce moment. Qu'il s'agisse de paperasse administrative, de recherche de boulot, de tests de jeux, et de lectures, j'en ai presque rallongé ma pause prévue de deux mois avant de continuer les lectures sur Doctor Who. Peut être qu'elle sera de trois, rien n'est sûr, tout comme mon prochain article qui ne sera pas sur Doctor Who, mais sur un genre de la science-fiction que je tiens à détailler et dont je me fais un cycle sur un an.

Donc, aujourd'hui, ce sera des lectures en vrac, de nombreux achats faits et qui n'ont pas eu droit à des reviews. Sans plus attendre, la liste des ouvrages présentés :

Partie 1.
-Deadpool Kills Deadpool
-Deadpool : Le Retour du Deadpool-Vivant.
-Adventure Time Tome 3.
-Adventure Time Tome 4.
-Joker.
-Mad Love.
-Harley Quinn Volume 1 : Complètement Marteau.

Partie 2.
-Descender
-All You Need Is Kill
-MPH
-Do Androids Dream of Electric Sheep ?


Deadpool Massacre Deadpool.
par Cullen Bunn et Salva Espin.



Deadpool massacre Deadpool, ou le troisième volet du triptyque de la massacrologie de Wade Wilson, qui pour rappel a massacré l'ensemble des super-héros Marvel, puis de l'Idéaverse contenant tous les héros de la littérature qui ont inspiré les super-héros.
Cette fois, on suit l'histoire d'un Deadpool rejoignant malgré lui un groupe de mercenaires Deadpool (dont une Lady Deadpool, Pandapool...) combattant d'autres groupes de Deadpool. Pourquoi ? Deadpool, dans sa frénésie meurtrière, est devenu l'alpha et l'oméga de toute création. Et pour mettre fin à cela, il doit se supprimer lui même.

L'histoire se conclut donc de la manière la plus débile possible, sur plusieurs chapitres de combat absurde avec toutes les idées combinées sauce Deadpool. Je vous passe les détails, mais tout le comics est un festival de délires des créateurs de ce comic, combinant des personnages existants avec Deadpool pour en faire des personnages grotesques et hilarants. Le dessin ainsi que l'histoire sont plutôt prenantes, même si le final est prévisible. Ca se sent que c'est l'acte final, et Bunn / Espin livrent ici l'épilogue de leur massacrologie délirante.

Deadpool : Le retour du Deadpool-Vivant.
par Nicole Virella et Cullen Bunn.

Autre ambiance, autre histoire : La suite de l'aventure de Deadpool dans un monde infesté de zombies continue.
Après un précédent épisode où Deadpool a fait un choix aux grandes conséquences, on suit l'aventure d'un Deadpool recueilli par des survivants. Il est amnésique, plutôt conscient et réfléchi (et non pas 100% idiot, mais pas 100% sérieux aussi), et découvre un monde où les zombies sont une menace pour l'humanité, mais également les clans de Deadpool, encore plus dangereux que les zombies !

Entre ça et la Massacrologie, ces deux histoires en plusieurs tomes de Deadpool sont tout à fait hilarantes. Elles se répondent, peut être lues à la suite, entre un volet délirant et un volet « apocalypse zombie » sauce Wilson.
Avec un style de dessin rappelant le travail de Robert Kirkman si Walking Dead était passé chez Marvel, ce second volet de Deadpool Zombies est à recommander. Je passe volontairement sur le scénario, bien plus intéressant que la massacrologie surtout faite pour délirer, mais n'hésitez pas, si le cœur vous en dit, à vous procurer ces deux sagas !

Sortons de Deadpool, et passons à quelque chose de plus mignon : Adventure Time avec la review des volumes 3 et 4 à la suite.

Adventure Time : Tome 3 et 4.
par Braden Lamb, Shelli Paroline, Ryan North, Pendleton Ward.


Adventure Time, le dessin animé de Cartoon Network reprenant l'univers heroic fantasy, jeux de rôle, et jeux d'aventure dans un monde parodique adorable et à l'humour à double lecture, revient une nouvelle fois de plus, avec le Tome 3 paru depuis quelques temps, et le Tome 4 sorti assez récemment en France.

J'avoue avoir une légère préférence pour le troisième livre, pour une simple et bonne raison : Pixel-Art (je rassure : pas tout le temps). En effet, le Tome 3 met Finn , Marceline et Jake face à un jeu vidéo qu'a téléchargé le petit BMO. Mais hélas, le jeu était hacké, et Finn / Marceline / Jake vont chercher le responsable de la défaillance de BMO. Une fantastique aventure, pleine de références, qui vous expliquera aussi l'origine du Monde de Ooo où se déroule Adventure Time. Ce qui peut être toujours intéressant pour ceux l'ignorant, mais je vous en laisse la surprise !

Le Tome 4 comprend là aussi une aventure avec le duo Jake et Finn, accompagné du Roi des Glaces. Cette fois, le Roi des Glaces revisite avec ses nouveaux « amis » un donjon qu'il a laissé à l'abandon, qu'il avait crée lors d'une réunion de méchants. De nouvelles aventures complètement loufoques, des trésors à trouver, et tout ça dans la joie et la bonne humeur !

Les deux volumes comprennent une histoire, ainsi que quelques pages annexes avec des mini histoires, et des galeries d'illustrations toujours aussi jolies et variées (beaucoup d'artistes différents).
Adventure Time en comics, c'est très franchement un très beau cadeau pour les fans de la licence : Un prix stable pour chaque tome, des histoires respectant tout à fait le dessin animé, et des illustrations aussi adorables que réussies. Une valeur sûre, de tome en tome.



Joker.
par Brian Azzarello et Lee Bermejo.


Fans du Joker, j'espère que vous avez aimé la trilogie de Nolan. Et plus particulièrement The Dark Knight, et la prestation de Heath Ledger. Car ici, ce n'est pas un Joker cartoonesque et complètement zinzin. Ici, il sort d'Arkham. Et la ville ne lui appartient plus. Et ça ne lui plaît pas trop. Il est psychopathe, et compte bien reprendre ce qui lui revient de droit.

Le Joker a un look très ressemblant au film mentionné, d'où mon avertissement. Je pensais voir une histoire du Joker mais non. Je pensais voir une aventure de l'univers de Batman mais il apparaît très peu. J'ai l'impression de lire une histoire de criminels tiré des meilleurs films sur le banditisme. Joker est un comic très spécial, qui ne vous donnera pas l'impression de lire du Batman. Mais dans ce traitement, on a ici une des facettes possibles du Joker, beaucoup moins drôle et plus dangereux ; A peu près le même type de Joker qu'interprétait feu Ledger, avec un style de dessin très marqué et différent de mes DC habituels, faisant ressortir l'atmosphère crasseuse et ultraviolente du milieu du crime de Gotham. A réserver si vous êtes curieux, en ayant conscience que cela tranche avec du DC Comics habituel.

Mad Love.
par Paul Dini et Bruce Timm.

Deux légendes qui ont fait les beaux jours du dessin animé Batman dans les années 90 (d'ailleurs le comics a le même rendu en dessin, qui est cartoonesque et fun) illustrent ici la romance...compliquée entre Harleen Quinzel et le Joker. Entre les interventions de Batman, l'histoire suit les origines d'Harley Quinn, et de sa rencontre avec celui pour qui elle sombrera dans la folie et dans un amour fou.

Cartoonesque, délirant, avec un rendu qui nous renvoie aux heures de ce dessin animé que je regardais quelquefois étant enfant : Mad Love est très clairement un comic à posséder, et pas seulement parce que Vertigo fait des éditions comprenant illustrations et planches dessinées en sus du comic colorisé. D'ailleurs, j'achète très souvent des comics provenant de Vertigo.
Revenons en à Mad Love : C'est clairement, avec Killing Joke, deux bons comics détaillant l'histoire de deux antagonistes principaux de l'univers de Batman.



Harley Quinn, volume 1 : Complètement marteau

Obtenu à l'issue d'une journée de la BD, ce premier volet d'une série de comics dédiée à Harley Quinn m'a quelque peu surpris. En plusieurs volumes, cela sous-entend une longue histoire dont elle est l'héroïne. L'histoire d'une fille folle à lier et insouciante, qui règle souvent ses problèmes avec charme et violence, grâce à son énorme marteau.

Harley Quinn est un comics qui m'a d'abord surpris par le parti pris d'une histoire complètement folle loin de Batman (et du Joker), d'un premier chapitre qui cherche le style graphique du comic (au sens propre) , et même si quelques incursions de l'univers Batman se font (Poison Ivy, par exemple), cela reste assez « a part » dans son propos.

C'est simple : Le comic part tellement en sucette qu'il n'a pas vraiment correspondu à mes attentes, et sans le trouver décevant (ce qui n'est pas le cas, j'ai beaucoup ri de certaines situations), ce comic serait un spin-off « Batman » à la sauce Deadpool. Ca part dans tous les sens, c'est décousu, complètement con, et c'est ça qui fait tout son sel. A voir si vous aimez ou pas, mais soyez prévenus : Cela pourrait porter un tout autre nom qu'Harley Quinn, cela ne gênerait pas l'histoire. Ne vous attendez pas à du DC.

La suite au prochain épisode!

Psychic TV.

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