mardi 25 novembre 2014

Camilla Läckberg #3: Le Tailleur de Pierre.



Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Après dix jours d'absence (organisation foireuse et crève carabinée), je suis de retour en ce Mardi pour vous proposer de poursuivre notre parcours consacré à l'auteure suédoise Camilla Läckberg. Depuis plusieurs mois, je me suis lancée le défi de relire et de vous présenter les différents tomes de sa saga autour des personnages d'Erica Falck et Patrick Hedström. Après le Prédicateur, c'est donc au Tailleur de Pierre que je me suis attaquée. J'espère que vous êtes prêts à partir en voyage pour le petit village de Fjällbacka, c'est parti! Bonne lecture à tous :)

Camilla Läckberg, c'est qui?
Si vous suivez le blog fréquemment, vous savez que j'aime commencer mes articles par une petite présentation des auteurs dont je présente le travail. Dans le cas de Camilla Läckberg, étant donné que j'ai déjà parlé de deux de ses romans, je vais plutôt vous rediriger vers les deux chroniques en question, sur La Princesse des Glaces et sur le Prédicateur. Il vous suffira de suivre le lien ci-dessous!



Le Tailleur de Pierres:
Résumé:
Pour Erica Falck et Patrick Hedström, la vie a pris un tour nouveau: en effet, Erica a accouché il y a peu d'une petite Maya, et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette naissance chamboule tout dans leur quotidien! Pour Erica, le seul moment où elle arrive à souffler un peu dans une journée, c'est lorsqu'elle est avec Charlotte, son amie elle aussi mère, de deux enfants. Hélas, tout tourne au drame le jour où Sara, la fille aînée de Charlotte, est retrouvée morte par un pêcheur. Même si les apparences laissent penser à un accident, il devient très vite évident que la petite fille a en réalité été assassinée. Patrick, Martin et ses collègues de la police de Fjällbacka se lancent dans l'enquête, entre secrets de famille, conflits de voisinage, et lourd passé.

Deux histoires en une:
Dans le Tailleur de Pierre, Camilla Läckberg choisit de nous raconter non pas une, mais bien deux histoires. D'un côté, nous avons l'histoire qui se passe au moment présent, à savoir l'enquête mené par les policiers pour découvrir ce qui est réellement arrivé à Sara, et de l'autre, nous découvrons une histoire remontant au début du 19ème siècle. Cette histoire, c'est celle d'Anders, tailleur de pierre extrêmement doué mais vivant néanmoins dans des conditions modestes, qui tombe sous le charme redoutable d'Agnes, la fille de son patron, dont le principal passe-temps est de manipuler son entourage pour obtenir tout ce qu'elle veut. Le but de ce genre de narration est évidemment de faire se rejoindre les deux histoires à un moment ou à un autre, idéalement lorsque l'intrigue attend son paroxysme.
Il s'agit d'un système très souvent utilisé en littérature, et Camilla Läckberg l'avait employé de façon un peu différente dans ses précédents romans. Par exemple, dans la Princesse des Glaces, il y avait des flashbacks autour du meurtre de la victime. Dans le Prédicateur, il y avait également des flashbacks. L'utilisation de ces flashbacks reliait néanmoins immédiatement les deux narrations, même si l'identité des assassins n'était pas dévoilée, et on comprenait qu'il s'agissait du même cas, de la même affaire.
Dans le Tailleur de Pierre, c'est une technique un peu différente qu'emploie l'auteure. En effet, ce n'est vraiment qu'à la toute fin du roman que l'on comprend comment et pourquoi ses deux histoires nous sont racontées. Les passages avec Anders et Agnes mettent en place une ambiance et un environnement particuliers dont le rôle ne sera clair que bien plus loin...


Une mort plus que suspecte:
Après un corps gelé dans le premier tome et des squelettes aux os brisés dans le second, la police de Fjällbacka va devoir une nouvelle fois enquêter sur une affaire difficile: la mort d'une petite fille.
Sara, la fille de l'amie d'Erica, est retrouvée par un pêcheur. A première vue, elle s'est visiblement noyée alors qu'elle jouait seule dans les environs. Une mort tragique donc, mais qui semble tout ce qu'il y a de plus accidentel.
Cependant, c'est à l'autopsie que le corps de la petite victime va révéler un terrible secret: Sara ne s'est pas noyée, mais a été assassinée. On retrouve dans ses poumons de l'eau de baignoire, et sur son cou des marques prouvant qu'elle a été maintenue sous l'eau. Le meurtrier aurait ensuite déguisé son acte pour le faire passer pour un accident.
Très vite, les enquêteurs vont devoir faire face à une liste de suspects aussi longue que le bras: le père de Sara lui-même, soupçonné de violences sur ses enfants et adultère, le voisin Kaj qui déteste depuis toujours Lilian, la grand-mère de Sara, son fils Morgan, dont le comportement intrigue, ou encore le grand-père paternel, un homme extrêmement menaçant. Les questions se précipitent: qui aurait pu vouloir s'en prendre à Sara? Quelles sont les étranges particules noires retrouvées dans ses poumons? Est-ce un acte isolé? Patrick Hedström a du pain sur la planche...

Les joies de la maternité:
Camilla Läckberg prend aussi beaucoup le temps de développer ses personnages principaux, Erica et Patrick, ainsi que leur vie de couple. A chaque roman, ils passent une étape: ils se mettent en couple dans la Princesse des Glaces, Erica est enceinte dans le tome deux, et les voilà à présent jeunes parents.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est loin d'être la fête! Erica est débordée depuis la naissance de Maya, elle ne trouve plus le temps de rien, ni de faire le ménage ni de prendre soin d'elle. Elle est au bout du rouleau à force d'entendre Maya hurler toute la journée et de l'allaiter en permanence, et ne se fait pas prier pour tendre la petite à Patrick dès qu'il pose un pied dans la maison. Lorsqu'on regarde l'entourage d'Erica, elle est un peu la dernière à avoir un enfant: sa soeur a déjà accouché deux fois, son amie Charlotte également, et Dan, son meilleur ami, est lui aussi père de famille. L'enjeu du livre pour Erica est d'arriver à s'adapter à une vie à trois.
La maternité est un des grands thèmes du livre, d'une manière plus globale. Tout d'abord parce que la victime est une petite fille: pour beaucoup de parents, voir partir ses enfants avant soi est est à la fois incompréhensible et un traumatisme, ce n'est pas dans l'ordre des choses. Ensuite, en raison de l'éducation: Charlotte et Erica sont constamment reprises par leurs aînées sur la façon dont elles doivent éduquer leurs enfants et gérer le foyer. On a le sentiment que rien de ce qu'elles font n'est bien aux yeux des autres. Les relations mère-enfant sont également capitales, comme dans celle qu'entretient Agnes avec ses enfants, ou la mère de Morgan avec son fils, ou encore les beaux-parents de Charlotte avec leur fils. On peut également noter l'importance du mariage: Agnes est forcée de se marier avec Anders parce qu'elle est enceinte et qu'à l'époque, une femme enceinte (et de bonne famille qui plus est) ne peut l'être hors mariage. Mais cette question est encore présente 80 ans plus tard dans le roman: Martin taquine Patrick pour qu'il fasse d'Erica "une femme respectable" en l'épousant. Il s'agit certes d'une plaisanterie, mais la question reste en fond.
D'une manière plus générale encore, Camilla Läckberg traite aussi de la question de la place des femmes, en passant par le biais de la maternité. C'était un questionnement que l'on retrouvait déjà dans les romans précédents avec le personnage d'Anna, la soeur d'Erica, battue par son mari et qui cherchait à se libérer de son emprise. Ici, on a encore des femmes soumises aux hommes, ou des femmes qui essaient de mettre les hommes sur un plan d'égalité avec elles. C'est une thématique assez importante et que Camilla Läckberg parvient à développer intelligemment dans son enquête.

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous avez déjà lu mes précédentes chroniques sur les romans de Camilla Läckberg, vous savez probablement déjà que je suis très fan de cette auteure et que j'adore son travail. J'ai adoré la Princesse des Glaces tout comme j'ai adoré le Prédicateur, mais en ce qui concerne le Tailleur de Pierre... Et bien je dois dire que ce roman est sans aucun doute mon préféré des trois, un coup de coeur absolu. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Commençons par l'histoire, ou plutôt par les histoires. Comme je l'ai mentionné plus haut, Camilla Läckberg nous gratifie d'un système de deux en un, avec deux intrigues développées en même temps. Je suis souvent sceptique lorsque je vois cette méthode dans un roman, parce qu'il est parfois extrêmement facile de découvrir l'identité de la personne qui se cache derrière les meurtres, ou parce que (comme dirait Sita), ça fait "technique du pauvre" à grands coups de pics à suspense pour nous garder accrochés au récit. Ici, l'auteure est parvenue à être assez subtile. En effet, les deux histoires racontées ont à priori rien à voir l'une avec l'autre: d'un côté nous avons un tailleur de pierre au début du 20ème siècle, et de l'autre le meurtre sordide d'une petite fille. Camilla Läckberg réussit à nous tenir en haleine en créant presque deux romans en un, deux atmosphères et deux univers. Personnellement, je n'ai pas vu arriver la fin, le point où les deux histoires se rejoignent a été pour moi une vraie surprise. Et ça, c'est fort!


Fjällbacka, où se déroule l'action.

En ce qui concerne l'enquête criminelle en elle-même, là aussi c'est très réussi. Il n'est jamais facile de traiter du meurtre d'enfants avec justesse, en parvenant à retranscrire les émotions des parents par exemple, mais je trouve le résultat réussi. L'enquête est passionnante. Le fait que ça se passe dans un petit village y est pour beaucoup aussi: tout comme dans la série Broadchurch, dont le début est assez similaire (un enfant assassiné, un village où tout le monde se connait), on réalise très vite que tout finit par être découvert et que rien ne peut rester caché. Les secrets et les révélations pleuvent dans ce roman, ça n'arrête pas. L'ambiance est très particulière.

Les personnages sont aussi une grande force du Tailleur de Pierre, peu importe le récit. J'ai trouvé Anders et Charlotte extrêmement attachants, et Camilla Läckberg nous propose de découvrir une pluralité de personnages qui ont tous leurs particularités, leurs secrets, leurs faiblesses. J'ai aussi été ravie de retrouver les personnages principaux, qui ont cette force de rester des humains sans tomber dans la caricature: ce ne sont pas des superhéros, mais des gens normaux, et c'est ce qui m'intéresse le plus chez eux.

Enfin, je tenais à souligner le travail de l'auteure au niveau des thématiques. On retrouve des éléments déjà utilisés dans ses romans précédents: le secret, la religion, le couple, mais tout en gardant ces thématiques, elle en développe d'autres qui viennent enrichir son récit. J'ai mentionné la place de la femme et la maternité, mais j'aurais aussi pu parler de la rivalité, de la police en elle-même, ou encore de la paternité, que l'on découvre également à travers les personnages de Patrick ou de son patron.

En bref, le Tailleur de Pierre est le roman que je préfère pour l'instant dans cette saga, et j'ai vraiment hâte de me plonger dans le suivant!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cette chronique vous a plu! N'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me fais un plaisir de vous répondre! On se retrouve d'ici quelques jours pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*



dimanche 16 novembre 2014

Psychic TV présente: Deadpool: La Nuit des Morts-Vivants, de Cullen Bunn et Ramon Rosanas.




Dessiné et Ecrit par Cullen Bunn et Ramon Rosanas
Edition Marvel Zombies
Sorti le 8 Octobre 2014

Pour une fois, je ne vais pas vous parler de cross-over, dans le sens où je vais faire la review d'un comics voyant s'affronter deux « têtes d'affiche » des personnages fictifs issus de licences connues. Non, il sera question aujourd'hui d'une histoire absurde. 
Avec un personnage qui, dans le cas éventuel où un Oscar du personnage fictif le plus barré et imprévisible  devait être crée, serait nommé au moins une fois. Quitte à être multirécidiviste en ce qui concerne l'obtention de la récompense.
Un personnage Marvel moyennement connu, qui n'a hélas pas été adapté de la bonne façon au cinéma, qu'il s'agisse d'un second rôle / Antagoniste dans X-Men Origins : Wolverine qui n'a pas toute la facette délirante du personnage, où alors du projet de film Rated Teen* où le rôle sera tenu par Ryan Reynolds, qui a déjà tenu le rôle dans le film précédemment mentionné. Autant dire que Deadpool n'a pas de chance avec le grand écran. Ca tombe bien, son truc à lui, c'est le comic awareness.

Donc parlons de Wad...
Deadpool : Hé mec ? T'écris quoi en secret sur ma pomme, là ?
PsychicTV : Euh...Je résume cette histoire, là, que j'ai lue. * lui tend le livre*
Deadpool : *feuillette le livre * Blah, blah, blah. Ca manque de chimichangas et de nanas, ton truc !
PsychicTV : Ah, bah y'en avait pas.
Deadpool : Bon, ça m'a gavé ! * jette le bouquin derrière lui * Dis, j'peux dire qui je suis et écrire l'article ?
PsychicTV : Euh...ouais, si tu veux...
Deadpool : Trop sympa, mec !

*dégage PsychicTV de son fauteuil *

Deadpool : Dites, vous savez que Psychic' n'a qu...

*un coup de sabre se fait entendre *
*la tête de Deadpool est tranchée et finit dans la main de Psychic TV *
*PsychicTV dégage le corps de Deadpool du siège et écrit * 

Veuillez m'excuser. Un contretemps.

Deadpool : Mec, j'ai fait quoi ?
PsychicTV : Tu l'ouvres et tu dis n'importe quoi. Laisse moi faire.
Deadpool : Ok ! Tu chies pas sur moi ou je te transformerai en testicule de Modok.
PsychicTV : T'en fais pas, j'ai encore la tête sur les épaules.

Donc. Je disais. Wade Wilson, ancien assassin de la CIA, se verra injecter, par le biais d'un programme militaire secret (Arme X), et également pour tenter de remédier à ses tumeurs, plusieurs substances pour en faire un surhomme. Cela foire, et il sera récupéré par un autre homme (Killbrew) qui mènera d'autres expériences sur lui, le dotant entres autres d'un gène de régénération des tissus
 (le même que possède Wolverine).
Le seul problème, c'est qu'être devenu un cobaye sur qui l'on a fait beaucoup d'exépriences, il est devenu skizophrène, complètement cinglé et imprévisible, avec une peau rongée et craquelée (à l'instar des goules de Fallout 3), et il est conscient d'être dans un comics (le comic awareness). Le quatrième mur vole en éclats, les références pop-culture aussi. Si Deadpool vous demande de stopper la lecture de Playboy et de lire son histoire, c'est normal.

Deadpool : Je rassure les dames, ça n'a rien changé a certaines de mes performances et à mon go...
PsychicTV : Ca ira, merci.

Deadpool est donc un héros assez atypique dans l'univers Marvel. Il est « ami » avec Cable et Wolverine, qui le trouvent agaçant car il ne cesse jamais de parler, d'être ridicule, de faire des conneries qui tranchent avec le côté « Serious Business » d'autres héros. Par ailleurs, il est difficile de savoir s'il est du bon côté ; étant resté mercenaire et indépendant, les contrats qu'il obtient lui font croiser la route d'autres personnages, pour leur plus grand malheur, très souvent, obtenant de lui plus de migraines que de bonne volonté.
A noter qu'il est inspiré de Deathstroke de l'univers DC, qui est lui aussi un mercenaire se battant avec le même type d'armes.

Deadpool : Je suis pas une copie ! Je suis unique ! Regarde ! Y'a même mon numéro de série sur les F....
PsychicTV : CA IRA. MERCI.

Dans cette histoire, Deadpool va se retrouver dans un monde tel « 28 Jours plus tard », se réveillant dans une ville désertée et barricadée, entourée de morts-vivants. Si vous vous demandez comment il a fait pour en arriver là, sachez qu'il est arrivé dans cette situation sans même se rendre compte qu'elle allait apparaître.

Deadpool : Ce restaurant à Chimichangas était trop bon ! Dommage qu'ils ont fermé pour cause d'hygiène. Et qu'ils m'aient enfermé dedans !

Comme toute histoire de morts-vivants, Deadpool rejoindra des survivants. Et si vous vous attendez à des choix moraux, des séquences poignantes, oubliez. Deadpool est le mec dont l'égo est tellement surdimensionné...

Deadpool : Comme ma....
PsychicTV : Tu veux que je la tranche ?
Deadpool : Eh eh ! Du calme, mec !

...qu'il aura du mal à veiller sur les survivants et qu'il fera le gros de ses aventures seul. Après, cela est une histoire de morts vivants classique : On va chercher la cause de l'épidémie, etc...
Sauf que le personnage de Deadpool, et le parti pris graphique où tous les dessins sont assez ternes (en noir et blanc et très sombre), excepté Deadpool qui ressort bien en couleur, montrent bien la différence entre un monde qui meurt, et un abruti qui continue de vivre comme si de rien n'était.




Même si l'histoire est assez courte, sachez que le comic Deadpool: la Nuit des Morts-Vivants a été edité outre Atlantique en 4 comics. Le concept est très drôle, même si Marvel possède une série « Zombies » avec d'autres super-héros. Ici, il s'agit du plus grand idiot armé face aux morts-vivants. Et son rapport à l'infection avec son don de régénération donne des situations intéressantes. Qu'a à craindre d'une meute de zombies un personnage quasi-immortel qui peut reconstituer ses tissus ?

Deadpool : Too badass for you, baby !

Pour conclure, le comic se lit assez vite, on rigole des situations absurdes qui se présentent au héros, le final est réussi et reste dans le ton du personnage. Si vous cherchez une histoire avec un personnage qui est à lui seul un comic relief, dans un univers maintes fois repris à de nombreuses sauces, vous êtes au bon endroit. 

Deadpool : That's all folks !

*Le Rated « ... » est le système de classification des films en Amérique, qu'ils appliquent aussi aux jeux-vidéo. Par exemple, un film comme Saw est un Rated Mature 17+.

Deadpool : the Movie est soi-disant en Rated Teen, soit un 12+. Ce qui est foutrement édulcoré par rapport au comic d'origine et au perso.


Psychic TV. 

vendredi 14 novembre 2014

Stanley Kubrick #6: Full Metal Jacket (1987).




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un tout nouvel article, qui va être l'occasion pour moi de reprendre un rendez-vous laissé de côté au cours des dernières semaines, à savoir le cycle Stanley Kubrick. En effet, j'avais prévu de vous proposer les deux derniers numéros de ce cycle consacré au réalisateur culte au mois de Septembre, et malheureusement, en raison d'un internet capricieux, je n'ai pas pu préparer ces articles dans les temps. Mais si ma connexion n'est pas plus stable, j'ai néanmoins pu voir le film dont on va parler aujourd'hui et que j'avais hâte de vous présenter: Full Metal Jacket, sorti en 1987. Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise! :)

Stanley Kubrick sur le Livroscope:
Avant d'aller plus loin, je tenais à vous informer que si vous souhaitez relire ou découvrir les précédentes chroniques sur Stanley Kubrick, qui portent sur Orange Mécanique, 2001, Lolita ou encore Spartacus, il vous suffit de suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers tous ces articles! :)



La carrière de Stanley Kubrick en 1987:
Commençons, si vous le voulez bien, par faire un petit point sur la carrière de Stanley Kubrick au moment de la sortie de Full Metal Jacket, en 1987. La dernière fois que nous avions parlé du réalisateur, c'était pour son film A Clockwork Orange, sorti en 1971. Seize années se sont donc écoulées entre les deux longs-métrages. Que s'est-il passé pendant ces seize ans?
Après Orange Mécanique, Stanley Kubrick se lance dans la réalisation d'une autre adaptation littéraire mais d'un tout autre genre. En effet, Orange Mécanique se déroulait dans un univers futuriste, tandis que Barry Lyndon, sorti en 1975, est quant à lui un film historique. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de William Makepeace Thackeray, racontant la chute d'un jeune homme irlandais nommé Barry. Barry Lyndon permet à Kubrick de réaliser un film historique, envie qui le tenaillait depuis longtemps puisqu'il souhaitait depuis plusieurs années réaliser un biopic sur Napoléon, projet qui n'a malheureusement jamais pu aboutir. Le tournage de Barry Lyndon demanda près d'un an, et le film fut récompensé de plusieurs prix. 



Ensuite, c'est encore une fois à une adaptation qu'il s'attelle: celle du roman Shining, de Stephen King. L'adaptation arriva sur les écrans en 1980 et reçut un accueil mitigée, notamment de la part de l'auteur lui-même. J'avais déjà parlé il y a pas mal de temps de ce film, donc je ne vais pas trop m'étendre là dessus. 
Ensuite, il décide de réaliser un film de guerre, qui deviendra Full Metal Jacket, et dont nous allons à présent parler!


Full Metal Jacket:
Résumé:
A la fin des années 1960, dans un camp d'entraînement en Caroline du Sud, plusieurs nouvelles recrues, dont Joker, Cowboy ou encore Gomer Pyle, s'entraînent nuit et jour pour devenir des marines hors pairs. Le sergent Hartman, leur entraîneur, utilise les hurlements et les humiliations pour faire d'eux de véritables machines à tuer, faisant tourner l'entraînement au cauchemar... 
Suite à l'entraînement, Joker est envoyé comme plusieurs de ses camarades au Viêt-Nam, où la guerre bat son plein. Il commence par être journaliste de guerre, avant de poursuivre son chemin sur le front, où la violence, les morts et les débris forment un massacre sans nom...

Quelques informations sur le film:
Après avoir réalisé Shining, sorti en 1980, Stanley Kubrick décide de tourner un film de guerre. Il a déjà réalisé ce genre de films par le passé, avec Doctor Strangelove, mais ce dernier se focalisait davantage sur le danger nucléaire et les décisions prises en petit comité que sur les combats au front. Il choisit donc comme sujet pour son long-métrage une guerre encore présente dans tous les esprits et que le cinéma traitera énormément (ne serait-ce que dans Rambo): la guerre du Viêt-Nam. 
En 1983, il commence à collaborer avec Michael Herr, journaliste de guerre pendant le conflit et qui inspirera en partie le personnage de Joker, et avec Gustav Hasford, auteur de Le Merdier, roman sur la guerre au Viêt-Nam. Le titre choisi correspond au nom donné à un certain type de balles.
Le casting est assez impressionnant en raison de l'importante quantité de soldats présents dans le film. On peut néanmoins citer Matthew Modine dans le rôle de Joker, de son vrai nom James Davis, narrateur et fil rouge de l'histoire; Arliss Howard dans celui de Cowboy; Vincent D'Onofrio dans celui de Gomer Pyle (ou la Baleine en français); Adam Baldwin interprète Animal Mother, et enfin Lee Ermey, qui immortalisa à l'écran le sergent Hartman, figure culte du film. 
Le tournage se déroula en partie au Royaume-Uni, comme Kubrick en avait pris l'habitude depuis plusieurs années, et en partie en Californie.
Le film fut un succès commercial, se rentabilisant avec plus de 45 millions de dollars de profit, pour un budget de 30 millions. Au niveau critique, le film est aujourd'hui considéré, comme beaucoup d'autres films de Kubrick, comme un film culte. A l'époque, il reçut de nombreuses critiques favorables, mais on peut tout de même noter le fait que l'armée refusa de soutenir le film en raison de son propos et de sa façon de représenter l'armée.





Un petit point sur la guerre du Vietnam:
Si la guerre a toujours été présente au cours des différentes périodes de l'Histoire, les réalisateurs du 20ème siècle ont néanmoins eu, malheureusement, de nombreuses sources d'inspiration: entre la Première et la Seconde Guerres Mondiales, la Guerre Froide, les conflits coloniaux, et la Guerre du Viêt-Nam, le 20ème siècle connut son lot de génocides, de conflits, de morts et de jours d'horreur. 
Stanley Kubrick a choisi de se pencher, pour Full Metal Jacket, sur un conflit assez récent: la guerre du Viêt-Nam.
La guerre du Viêt-Nam est un conflit qui dura près de 20 ans, et même si je ne suis pas prof d'Histoire, je tenais à revenir brièvement sur ce conflit pour mieux comprendre le contexte de réalisation du film.
La guerre du Viêt-Nam succède en fait à une autre, celle d'Indochine, à laquelle la France prit part, avec une cuisante défaite. Le pays est divisé en deux, avec au Nord un régime communiste, et au sud un régime nationaliste. La Guerre Froide, démarrée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, est loin d'être finie, et les Etats-Unis décident alors de soutenir le régime sudiste, avec une aide militaire pour combattre le régime communiste au Nord. 
Cependant, la Guerre au Viêt-Nam tourna vite à la catastrophe: le conflit s'éternise et la population a de plus en plus l'impression qu'elle ne prendra jamais fin. L'émergence du mouvement hippie ainsi que la prise de position de nombreuses personnalités décrédibilisent cette guerre, on a de plus en plus du mal à comprendre pourquoi les Etats-Unis ont décidé de partir si loin en guerre. Le conflit a également un coût financier et humain de plus en plus important. 
A la fin de la Guerre, au milieu des années 70, les conséquences se prolongent: des milliers de soldats reviennent traumatisés dans leur pays. Ils peinent à se réadapter à leur pays, et de nombreux films se sont penchés sur l'après Guerre du Viêt-Nam, notamment Rambo, l'Echelle du Jacob. 


Ce que j'en ai pensé:
Parmi les différents films que j'ai présentés au cours du Cycle Kubrick, plusieurs d'entre eux étaient des films que je connaissais déjà. C'était le cas d'Orange Mécanique, par exemple, ou de Lolita. Néanmoins, je n'avais encore jamais vu Full Metal Jacket, bien que j'en connaissais l'histoire, le sujet ou certains des personnages, comme le Sergent Hartman. Si je ne l'avais pas vu, c'est pour une raison toute simple: j'ai un peu du mal avec les films (ou les livres d'ailleurs) portant sur la guerre. Non pas que ça m'intéresse pas, au contraire, mais je pense avoir un peu fait une overdose au collège et lycée, puisque la guerre en général et les deux guerres mondiales, la guerre au Viêt-Nam et la Guerre Froide en particulier constituaient le coeur du programme, et j'ai donc passé plusieurs années à lire des livres et voir des films sur la guerre. Du coup, je dois avouer avoir un peu de mal avec ces films ces dernières années. Néanmoins, je ne concevais pas un cycle Kubrick sans parler de Full Metal Jacket. J'ai donc pris mon courage à deux mains, et je me suis plongée dans le film. Au final?

Avec Full Metal Jacket, Stanley Kubrick nous livre un film captivant et au regard assez critique sur la guerre du Viêt-Nam, mais aussi sur l'armée américaine. L'intrigue en elle-même est assez simple à suivre, à comprendre, et à résumer: une première partie au camp d'entrainement, avec le quotidien des soldats qui font des exercices physiques, apprennent à tirer, et une seconde partie au  Viêt-Nam, avec les combats au front et la vie des soldats. Si l'intrigue est assez simple, c'est pour laisser toute la place au psychologique, au développement des personnages.

Lorsque nous découvrons les personnages, ils sont déjà dans l'armée. A part quelques bribes ici et là, nous avons très peu d'informations concernant leur vie, leur passé. Et on cherche à les dépouiller de leur passé, en les renommant avec des surnoms, en les mettant dans un moule. Et c'est lors des climax de chaque partie que nous réalisons les dommages faits à ces soldats. Le film dure deux heures, et en deux heures, on a le temps de s'attacher à ces différents personnages, et leur évolution en est d'autant plus fortes. Les acteurs sont tout bonnement incroyables. On parle beaucoup de Lee Hermey pour son rôle du sergent Hartman, véritable dictateur, mais je tenais aussi à saluer la performance de Vincent D'Onofrio, dont le regard me hantera longtemps, et celle de Matthew Modine, dont la détresse face au combat se ressent particulièrement dans les moments les plus cruciaux. 

La réalisation est également, comme toujours chez Kubrick, extrêmement travaillée, avec des plans recherchés et que l'on sent calibrés au millimètre près. J'ai notamment été impressionnée par les séquences de tirs et de combats, filmées au plus près des acteurs. On a parfois le sentiment d'être nous même sur le terrain, avec ces hommes. Et ce que j'ai apprécié aussi, c'est que ces séquences sont au final assez peu nombreuses mais plus fortes, émotionnellement que dans beaucoup de films de guerre que j'ai pu voir récemment. 



Un autre point important sur lequel je souhaite revenir, et qui est l'un des éléments les plus frappants du film selon moi, c'est la musique. Je mentionne souvent la musique chez Kubrick, et je pourrais franchement faire un article uniquement pour parler de ce sujet dans ses films. Pour Full Metal Jacket, la bande-son est principalement composée de chansons assez catchy, assez dansantes, qui contrastent fortement avec l'ambiance de la guerre et des scènes présentées. C'est par exemple le cas avec la scène d'ouverture: nous y voyons des jeunes hommes, au visage fermé, se faire raser la tête, acte symbolique, sur une musique assez joyeuse en apparence, mais dont les paroles sont en réalité assez sombres puisque le chanteur a peur que la guerre ne se finisse jamais. L'absence de musique est également frappante dans Full Metal Jacket: plutôt que de souligner les combats et les morts par des musiques dramatiques comme c'est beaucoup le cas dans les films de guerre, Kubrick a choisi de miser sur le silence: la musique disparait de ces scènes, ou reste en fond comme un brouhaha de bruits sourds, pour souligner l'intensité de ce qui se passe à l'écran. 

Enfin, ce film pose énormément de questions. Peut-on vraiment qualifier un monde de "libre" lorsque ce même monde endoctrine des hommes et les fait réciter inlassablement les mêmes choses? Quel rôle joue la presse et la photographie dans un conflit? Est-ce qu'être un soldat signifie forcément n'être qu'un tueur, une machine à tuer? La guerre au Viêt-Nam fut une guerre extrêmement impopulaire et énormément critiquée, et avec ce film beaucoup d'éléments de questionnement peuvent être sujets à réflexion chez le spectateur. On peut également mentionner les paradoxes chez les personnages, comme Joker, qui porte à la fois un badge pour la paix et un casque sur lequel est écrit Born To Kill (né pour tuer).

En bref, Full Metal Jacket est un film captivant sur la guerre du Viêt-Nam, et si je n'ai pas non plus eu pour ce film un coup de coeur, je le recommande tout de même à tous ceux qui s'intéressent à la guerre du Viêt-Nam et à la guerre en général. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Normalement, la prochaine et dernière chronique du cycle Kubrick devrait arriver avant la fin du mois, et portera sur Eyes Wide Shut. En attendant, prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*






mercredi 12 novembre 2014

Axolot: Histoires Extraordinaires et Sources d'Etonnement, de Patrick Baud et Collectif (+ Dédicace à Lyon).




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous passez un bon début de semaine! En ce Mercredi, je suis ravie de vous retrouvez pour un article placé sous le signe de la BD. En effet, nous allons parler d'une BD un peu particulière, sortie au début du mois d'Octobre: cette BD, c'est la BD Axolot, fruit du travail de Patrick Baud et d'un collectif de dessinateurs. Mais en plus d'une présentation de la BD, c'est également un article un peu spécial qui vous attend: nous allons  en effet aussi parler de la dédicace de Patrick Baud à Lyon il y a quelques semaines. Et si je dis "nous", c'est bien parce que pour une fois, je ne suis pas seule à rédiger cet article. Car oui, j'ai fait appel à mon Robin personnel (oui, j'aime croire que je suis Batman) pour également lire la BD et m'accompagner à la dédicace: Psychic TV, qui rédige depuis plusieurs mois des chroniques sur des comics improbables sur le blog. J'espère que cet article à quatre mains vous plaira, bonne lecture à tous!


Patrick Baud, alias Axolot:
Commençons d'abord par une petite présentation de l'homme qui se cache derrière le pseudonyme d'Axolot, un pseudonyme pour le moins original.
Patrick Baud, alias Axolot, est né en 1979. Sa passion? Découvrir sans cesse de nouvelles choses étonnantes et étranges, quelque soit le domaine. Après un émission de radio répondant au nom d'Exocet, et la création de son blog Axolot où il consigne ses découvertes, il s'est lancé dans la réalisation de vidéos sur Youtube pour faire partager à un maximum de personnes des anecdotes et histoires toutes plus surprenantes les unes que les autres. Si vous voulez en savoir plus sur des savants prêts à tout pour la science, des reliques et objets improbables, ou encore des îles terrifiantes, n'hésitez pas à aller à la découverte de sa chaîne Youtube ainsi que de son blog!
Pour terminer, sachez également que Patrick Baud avait déjà publié un premier livre, en 2012, L'Homme qui sauva le monde et autres sources d'étonnement.


Marion Montaigne.
Qui sont les dessinateurs qui ont travaillé sur ce livre?
Pour raconter et mettre en image les différentes histoires et anecdotes sélectionnées pour figurer dans le livre, nous avons droit à treize auteurs de talent!
Tout d'abord Marion Montaigne, auteure et dessinatrice qui officie elle-même sur un blog, du nom de Tu mourras moins bête, où elle répond en dessin à tout un tas de questions. Tu mourras moins bête a été adapté en bande-dessinée, et elle compte plusieurs autres publications à son actif.
Ensuite, nous avons Boulet, dessinateur et scénariste notamment connu pour sa série Raghnarok, qui raconte les histoires d'un petit dragon, la Rubrique Scientifique ou encore sa collaboration avec Pénélope Bagieu sur La Page Blanche (que je vous recommande, au passage). 
Auteur suisse, Guillaume Long est né en 1977. Illustrateur, il tient également un blog, A boire et à manger, qui est un blog dédié à la cuisine, où recettes et anecdotes sont présentées via des dessins, avec humour.
Quatrième illustrateur de ce livre: Libon, né en 1972. Il publie de très nombreuses histoires dans des magazines orientés jeunesse, comme Spirou ou le magazine J'aime lire Max. Parmi ses séries, on peut nommer Animal Lecteur ou les Enquêtes de Charlotte Holmes
C'est ensuite un duo que l'on retrouve, duo baptisé Capucine et Sibylline. Elles ont déjà travaillé plusieurs fois ensemble par le passé, notamment sur Premières fois ou Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret.

Tony Sandoval.
Tony Sandoval est quant à lui un illustrateur de BD d'origine mexicaine. Sur son blog Los Monstruos de Tony, vous pouvez découvrir une partie de son travail. Il est l'auteur de plusieurs bandes-dessinées, comme Nocturno ou le Cadavre et le Sofa
Adrien Ménielle, né en 1980, a plusieurs cordes à son arc. Il est non seulement dessinateur, publiant sur son site des histoires courtes pleines d'humour, mais il travaille également pour Golden Moustache, en tant qu'acteur ou scénariste.
Né en 1976, Erwann Surcouf est principalement connu pour ses illustrations dans le milieu jeunesse (j'ai appris que c'était lui qui illustrait les couvertures de Sally Lockhart, que je lisais quand j'étais petite), et il a publié plusieurs ouvrages, comme le Chant du Pluvier
Nancy Pena, originaire de Toulouse, est née en 1979. Elle publie depuis plusieurs années des BDs à l'univers très particuliers (Médée, le Chat du Kimono...), et je vous conseille de visiter son blog pour découvrir son style et sa plume. 
Ensuite, Geoffroy Monde! Né en 1986, ce Lyonnais est à la fois dessinateur et peintre. Sa particularité est de peindre à la fois avec des techniques traditionnelles mais aussi en numérique. Il collabore également à plusieurs fanzines.
Yannick Lejeune est né en 1978. Comme on l'apprend sur son site, il est à la fois "papa, geek, directeur internet, informaticien, marketeur, éditeur de BD", de quoi être bien occupé! Ses précédentes publications sont Papier, et Idées reçues et corrigées. 
Pour terminer, nous avons Camille Moog, dont le tumblr est bourré de dessins pour régaler vos yeux. J'ai trouvé assez peu d'informations sur elle, mais n'hésitez pas à aller découvrir son travail!

Quatrième de couverture:
Enigmes, expériences scientifiques, bestioles incroyables... Donner au réel des airs de fable et installer le fantastique dans les bizarreries de notre monde, tel est le talent de Patrick Baud, brillant conteur et créateur du blog Axolot. Son but: partager son étonnement face à l'étrangeté de l'univers. Boulet, Marion Montaigne et bien d'autres offrent un magnifique écrin à cette anthologie insolite. 



Que trouve t'on dans ce livre:
Mais alors, me direz-vous, que trouve t'on dans cette fameuse BD Axolot, me direz-vous? 
Et bien pas mal de choses! Avec ses 120 pages, la BD nous propose de découvrir énormément de choses: le lecteur a donc droit a des anecdotes et histoires extraordinaires issues du blog et/ou de la chaîne Youtube de Patrick Baud, mises en images par les différents illustrateurs, qui retravaillent parfois l'histoire à leur sauce. Chaque histoire se termine par une petite note explicative de Patrick Baud qui nous donne un peu plus d'informations sur ce qu'on vient de lire. Plusieurs univers sont abordés: la science, le paranormal, les reliques sacrées... De quoi en intriguer plus d'un! 



On a également des rubriques qui reviennent régulièrement à travers le livre: on peut noter par exemples les explications scientifiques de certaines réactions humaines, la présentation d'arbres surprenants, ainsi que des pages intitulées "Cabinet de Curiosités", dans lesquelles sont compilées différentes petites notes pour être encore et toujours plus surpris!

Petite séance de dédicace à Lyon:
Le Samedi 26 Octobre dernier, à Lyon, Patrick Baud alias Axolot venait dédicacer sa BD à Gibert Joseph, à l'espace BD. Psychic et moi étant sur place, nous avons décidé de notre y rendre. J'ai déjà fait plusieurs dédicaces par le passé (comme j'ai pu le présenter sur le blog à plusieurs reprises), mais dans le cas de Psychic, c'était une première!
Nous nous sommes rendus quelques jours avant à Gibert pour repérer les lieux et acheter la BD. J'ai eu le temps de dévorer la BD avant la dédicace, et Psychic de la commencer. Nous étions impatients d'aller à la dédicace et de rencontrer Patrick Baud! Nous le suivions depuis plusieurs mois via Youtube, et nous aimons beaucoup ce qu'il fait, son originalité. 
Le jour J, nous sommes arrivés avec un peu d'avance sur le lieu de la dédicace. Et nous avons bien fait, car il y avait déjà quelques personnes devant nous, et la queue derrière nous a vite pris une sacrée ampleur!
Nous sommes passés parmi les premiers, et sommes ravis de notre rencontre avec Patrick Baud: il a pris le temps de discuter avec nous, il était très sympathique et chaleureux! Nous avons passé un très beau moment et sommes repartis avec une chouette dédicace!
Comme sur la dédicace, il y a nos deux prénoms véritables, je ne peux malheureusement pas vous la montrer, mais voici tout de même une petite photo avec Patrick Baud! :)



Ce que j'en ai pensé:
Je me suis toujours considérée comme quelqu'un d'assez curieux, m'intéressant sans cesse à des sujets toujours plus divers. Néanmoins, je suis loin de connaitre énormément de choses, et c'est pour ça que je passe du temps à lire, mais aussi à écumer internet à la recherche de faits surprenants. Et grâce à Axolot, depuis plusieurs mois, je vais de découverte en découverte. Donc la sortie de la BD Axolot me faisait de l'oeil, et j'avais hâte de la lire! Ce que j'ai fait dès que j'ai pu l'avoir entre les mains, et honnêtement cette BD est une véritable pépite pour tous les curieux et amateurs de choses surprenantes. 

Dans Axolot, nous découvrons plusieurs histoires surprenantes, dont certaines sont touchantes, tristes, drôles ou parfois carrément glauques mais qui ont toutes en commun d'être justement hors du commun. Toutes ces histoires sortent du lot, surprennent et aiguisent notre intérêt. J'ai particulièrement été interpellée par celle du joueur d'échecs qui écrasait tous les joueurs qui l'affrontaient, ayant lu il y a plusieurs années la nouvelle de Poe à ce sujet, ainsi que par celle sur le Docteur fou amoureux de sa patiente et qui refuse que la mort les sépare. J'ai appris énormément de choses avec ce livre, et je n'ai qu'une envie: en apprendre encore davantage!

J'ai aussi beaucoup aimé le fait que la BD ne soit pas constituée uniquement d'histoires qui se suivent (même si ça aurait déjà donné un superbe ouvrage), mais qu'il y ait en plus des petites notes explicatives, les rendez-vous scientifiques et les cabinets de curiosités, petites pépites qui tiennent sur quelques pages. L'ensemble donne une BD vraiment riche et captivante. Si moi je l'ai dévorée comme un ogre affamé, je sais que Psychic a préféré la lire petit bout par petit bout, une histoire après l'autre, puisqu'il est possible de faire régulièrement des pauses grâce au format des histoires courtes. 



Au niveau visuel, cette BD envoie du lourd. J'ai été impressionnée par le nombre d'illustrateurs qui ont participé à la BD, c'est rare d'en voir autant sur un même livre! J'en connaissais certains, comme Boulet, Adrien Ménielle ou Marion Montaigne, et j'ai découvert beaucoup de nouvelles plumes (comme Tony Sandoval, un gros coup de coeur). Les styles sont différents les uns des autres, avec des tons et des univers différents mais qui nous régalent tous de façon égale. La BD est un excellent moyen d'expliquer quelque chose, de faire passer des émotions, et là on est servi. A noter de plus la mise en page soignée avec une très jolie couverture et de belles typographies. 

En bref, si vous aimez être étonnés, Axolot est une BD faite pour vous. L'étonnement est au rendez-vous à chaque page, et j'espère que Patrick Baud nous enchantera longtemps avec son univers! 

Ce que Psychic en a pensé:
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette bande-dessinée.
Le concept lancé par Patrick Baud est une très bonne idée, comme le prouvent toute ces histoires dessinées et "repensées" qui ont pour base les curiosités méconnues de notre monde. 
Qu'il s'agisse d'une épidémie de danse façon invasion de morts-vivants, des strips courts illustrant de manière scientifique et humoristique des réactions humaines étranges ou de petites anecdotes brèves présentées comme dans un cabinet de curiosité, où chaque petit élément nous surprend par sa réalité, aussi farfelu que ça puisse paraître au premier abord. 
Avec un blog, une chaîne Youtube, deux bandes-dessinées et une troisième en préparation (un tome trois serait prévu avec une nouvelle équipe de dessinateurs/auteurs, Axolot risque d'entraîner de plus en plus de personnes dans son univers aussi étrange que réel. 

En bref, nous avons adoré cette BD, nous la recommandons chaudement à tous les curieux! Nous vous remercions d'avoir lu cette chronique, n'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire, et on se retrouve très vite pour un nouvel article!

AnGee Ersatz* et Psychic TV.


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