samedi 18 février 2017

Le Livroscope en Vadrouille: Exposition Disney: Le mouvement par nature à Art Ludique - Le musée!


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article... Vadrouille! Et oui, une fois n'est pas coutume, vous avez droit ce mois ci à non pas un, mais bien deux articles Vadrouille. Après vous avoir présenté une petite visite dans un grand musée londonien, j'ai cette fois décidé de vous partager ma découverte d'une exposition qui me faisait très envie et que je suis allée voir avec l'une de mes super amies il y a quelques jours. Cette exposition se tient au musée d'Art Ludique à Paris et se nomme Disney: le mouvement par nature. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Les Vadrouilles du Livroscope:
En créant le blog il y a presque cinq ans (si vous saviez le coup de vieux que je prends à chaque fois que je me dis ça…), j’avais pour projet de parler non seulement de littérature mais aussi de vous faire découvrir des voyages, expositions et sorties un peu sympathiques. Même si je ne peux pas le faire autant que je le voudrais pour des questions de budget et d’emploi du temps, j’essaie de faire mon maximum pour vous faire voyager un peu. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques Vadrouille, je vous invite à suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera vers mes précédentes destinations!


Art Ludique - le musée.
Comme c'est à Art Ludique - le musée que se tient l'exposition Disney: le mouvement par nature, je trouvais important de vous parler un peu de ce musée et de son histoire. La genèse du musée remonte au début des années 2000: Jean-Jacques Launier, anciennement directeur artistique et grand spécialiste de pop-culture et surtout de cinéma, crée en 2003 une galerie d'art nommée Arludik, qui accueille des expositions inspirées par des univers graphiques modernes, comme la bande-dessinée, les comics, les mangas ou encore les jeux vidéo. Avec son épouse Diane, il organise plusieurs expositions en France sur ces thématiques et décide d'ouvrir en 2013 le musée Art Ludique, dont le fil rouge reste ces mondes de l'imaginaire et le travail d'animation. Plusieurs expositions se sont déjà tenues dans ce musée, notamment des expositions consacrées à Pixar, Marvel ou encore les studios Ghibli. Pour la fin d'année 2017, ce seront les superhéros de DC Comics qui seront à l'honneur. Je vous invite à aller faire un petit tour sur le site internet du musée, posté ci-dessous, pour en savoir plus!

Art Ludique - le musée. 

Disney, le mouvement par nature:
Présentation de l'exposition:
Depuis les années 1920, les studios Disney enchantent des générations du monde entier avec des histoires devenues cultes et qui sont entrées dans l'imaginaire collectif. Bambi, Pinocchio, Aurore, Blanche-Neige, Mickey et Donald ne sont que quelques-uns des mille et uns personnages sortis des cerveaux des studios, et Disney est aujourd'hui synonyme de rêve pour beaucoup d'entre nous.
L'exposition Le mouvement par nature propose de se pencher, à travers une collection impressionnante de dessins sur papier ou numérique, sur le travail réalisé sur les films Disney. Ce qui est mis en avant est le travail d'animation, de recherche, et d'études sur le mouvement. Des scènes mythiques sont décortiquées image par image pour nous faire comprendre comment elles ont été conçues, des dessins préparatoires pour les personnages nous montrent l'évolution des héros que nous connaissons par coeur, des petits films présentent le travail des animateurs des studios.
C'est plus de 400 oeuvres qui sont rassemblées dans cette exposition, de Steamboat Willie à Moana, le petit dernier des studios Disney. Une attention particulière est portée aux premiers films, notamment Blanche-Neige, Pinocchio, ou encore Alice au pays des merveilles, mais les films plus récents sont aussi à l'honneur, comme Raiponce ou Les mondes de Ralph.

Quelques informations utiles:
Avant de passer à ce que j'ai pensé de cette exposition, je tenais à mentionner quelques éléments qui peuvent vous aider si vous avez l'intention d'aller faire un tour à cette exposition ou à Art Ludique en général.
Art Ludique est ouvert tous les jours sauf le mardi, avec des horaires variables et consultables sur le site internet. Il est situé dans le treizième arrondissement de Paris, pas très loin de la gare d'Austerlitz et est accessible assez facilement via les transports en commun. Et vous le repérerez de loin grâce à son architecture colorée et originale!
Au niveau des tarifs, l'exposition vous coûtera entre 11 euros pour des enfants (moins de 12 ans) à 16,50 euros si vous n'avez pas de tarifs réduits. Bon à savoir: un audioguide est compris dans le prix du billet!
Il est possible d'acheter le billet sur place ou en ligne pour éviter d'avoir la queue. Je vous conseille d'y aller plutôt en semaine pour éviter la foule des week-ends, et sur le temps de midi, idéalement, pour être sûr de profiter au mieux de l'exposition. Une boutique à la fin vous propose d'acheter quelques objets de Disney: le mouvement par nature ou d'anciennes thématiques. 

Ce que j'ai pensé de cette exposition:
C'est avec une de mes meilleures amies que je me suis rendue à l'exposition Disney: le mouvement par nature. Nous sommes toutes les deux de grande fan de Disney, comme vous l'aurez constaté en suivant le blog, et je ne voulais pas passer à côté de cette exposition. Dès que nous avons eu une journée de repos, nous nous y sommes rendues avec bonheur. Au final, nous avons toutes les deux beaucoup aimé cette exposition, même si j'ai un ou deux petits bémols à émettre.

Cette exposition est une superbe découverte pour tous les fans de Disney. En ce qui me concerne, je dois avouer ne pas avoir appris grand chose en ce qui concerne les techniques d'animation parce que je suis un peu du genre à éplucher les making-offs, les sites internet et les anecdotes, mais j'ai adoré découvrir tous ces dessins originaux. C'était vraiment incroyable de voir ces oeuvres uniques et de voir comment des films qui comptent parmi mes préférés ont pu être réalisés.

J'en profite aussi (déformation professionnelle: j'ai travaillé dans plusieurs musées et c'est un truc auquel je fais toujours attention maintenant) pour souligner le joli travail de muséographie. Chaque film est associé à un code couleur élégant et sobre, dans des tons pastels. C'est très élégant et ça m'a bien en valeur les oeuvres présentées!

Nous avons choisi de faire la visite sans audioguide et nous sommes restées environ 1H-1H30 dans le musée. Avec l'audioguide, la visite aurait sûrement duré plus longtemps. Nous avons vraiment pris le temps de tout regarder et de tout lire!

Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'exposition très riche, même si je trouve qu'elle est assez "inégale". Par là j'entends que les premières salles sur les premiers longs-métrages étaient vraiment très, très fournies, avec beaucoup de dessins et d'informations, mais plus on avançait dans le temps, moins il y avait d'oeuvres présentées et on passait parfois plusieurs années. Par exemple, je m'attendais à voir plus de choses sur Le livre de la jungle, notamment grâce à tout le travail pour animer les animaux.

On pourra aussi regretter l'absence de certains films, comme Aladdin ou Hercule, mais il est évidemment difficile d'arriver à tout caser. En revanche, j'ai été enchantée des salles sur La petite sirène, très intéressante, ou celle sur Les 101 dalmatiens.

En bref, Disney: le mouvement par nature est une exposition que j'ai adorée découvrir et que j'ai trouvée vraiment très chouette. Elle plaira à tous les amateurs de l'univers Disney mais aussi à celles et ceux qui s'intéressent au cinéma d'animation en général! Je la recommande chaudement.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite excursion vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article où nous parlerons à nouveau de livre, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

mercredi 15 février 2017

Cycle Sept Films, Sept Découvertes #7: Elizabeth de Shekhar Kapur (1998).




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous avez passé un excellent week-end! Une nouvelle semaine démarre et quoi de mieux pour la commencer qu’une nouvelle chronique? Aujourd’hui, je vous propose de terminer ensemble le cycle Sept Films, Sept Découvertes qui nous accompagne depuis plusieurs mois. Après Truman Capote, j’ai décidé de me pencher à nouveau sur une figure ayant réellement existé: la reine Elizabeth I. C’est en effet le célèbre Elizabeth, sorti en 1998, que j’ai choisi de regarder pour conclure ce cycle. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Sept Films, Sept Découvertes:
Pour démarrer cette chronique du bon pied, il me faut vous présenter un peu le cycle Sept Films, Sept Découvertes. Depuis plusieurs années maintenant, j’ai décidé d’inclure dans mes chroniques mensuelles des articles cinéma, non seulement pour développer un peu ma culture cinématographique mais aussi et surtout pour vous proposer un contenu un peu plus varié. J’organise donc régulièrement des cycles cinéma comprenant sept films, avec à chaque fois un fil rouge. Il peut s’agir d’un cycle consacré à un acteur, autour d’un thème, ou encore pour présenter la filmographie d’un réalisateur. Cette fois, j’avais choisi un sujet plus light, à savoir de tout simplement découvrir sept films que je n’avais pas encore vus et que je devais voir depuis des années. Nous terminons donc ce cycle avec Elizabeth, mais si vous avez envie de relire mes précédentes chroniques, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Elizabeth:
Quelques informations sur le film:
C’est avec Elizabeth, sorti en 1998, que je vous propose de clôturer ce cycle cinéma. Elizabeth est donc un film réalisé par Shekhar Kapur, réalisateur né en 1945 en Inde, dont le travail met très souvent en avant des personnages féminins forts. Ce film est considéré comme le film qui a révélé Cate Blanchett au grand public. Elle y tient le rôle titre et elle est accompagnée d’un casting très prestigieux. On y retrouve notamment Geoffrey Rush (Pirates des Caraïbes) dans le rôle de Francis Walsingham, Christopher Eccleston (Doctor Who) dans celui de Thomas Howard, Joseph Fiennes (Shakespeare in Love) joue Robert Dudley… On retrouve aussi James Frain et quelques acteurs français, comme Vincent Cassel en Duc d’Anjou, Fanny Ardent ou encore Eric Cantona HIMSELF. Daniel Craig dans un de ses premiers rôles apparaît également à l’écran. Le tournage a eu lieu en majeure partie en Angleterre, et plus précisément dans le Northumberland et à Durham. A sa sortie, le film fut un grand succès tant au niveau critique que commercial. J’ai mentionné un peu plus haut qu’Elizabeth avait fait exploser la carrière de Cate Blanchett (sur laquelle je reviendrai plus loin avec un peu plus de détails) et elle a reçu de nombreux prix pour sa performance, notamment un BAFTA et un Golden Globe, et le film a été nominé dans de très nombreuses cérémonies comme les Oscars. Au niveau commercial, le film a rapporté plus de 82 millions de dollars pour un budget de 30 millions, déclenchant la réalisation d’une suite sortie en 2007 (Elizabeth: The Golden Age) avec le projet de finir en trilogie, mais pour l’instant il n’y a pas vraiment d’informations sur la possibilité d’un troisième film.
Je vous laisse ci-dessous un aperçu du film, pour que vous puissiez vous faire une idée de ce que ça donne!



Résumé:
1558. Mary Tudor, fille aînée d’Henry VIII, a ramené à grands coups de massacre et d’arrestation la religion catholique en Angleterre. Mais lorsqu’elle meurt sans laisser de succession et que sa jeune soeur Elizabeth, fille d’Anne Boleyn, monte sur le trône, les conflits de religion sont loin d’être finis. Ce n’est encore qu’une jeune femme mais Elizabeth va devoir faire face, au cours de ses premiers de reine, à de grands dangers et prendre des décisions qui changeront à jamais le cours de l’Histoire...

Focus sur Cate Blanchett:
Etant donné que le film repose majoritairement sur les épaules de Cate Blanchett, je trouvais important de faire un petit aparté pour vous parler d’elle et de son travail.
Cate Blanchett est née en 1969 en Australie, où elle grandit dans une famille de trois enfants. Elle y passe sa jeunesse et y démarre sa carrière dans les années 90, d’abord au théâtre. Ses prestations la font remarquer et l’année 1997 marque un tournant dans sa carrière: elle fait ses premières grosses apparitions au cinéma et est choisie pour jouer Elizabeth dans le film éponyme, un rôle qui la propulsera sur le devant de la scène. Elle poursuit depuis sa carrière avec brio. Au cinéma, elle alterne entre des films tout public, comme la trilogie du Seigneur des Anneaux où elle joue Galadriel ou le film live Cendrillon, et des films comme Carol ou Blue Jasmine. Elle parvient à jongler entre les tournages et une carrière sur les planches, et elle a été à maintes reprises récompensée par de prestigieux prix: elle a notamment trois BAFTAS, trois Golden Globes et deux Oscars. Mariée depuis 20 ans au dramaturge Andrew Upton, elle est aussi mère de quatre enfants.

Politique, religion et complots:
A travers ce film, ne vous attendez pas à découvrir l’intégralité du règne d’Elizabeth, car ce sont seulement les premières années suivant son sacre qui sont présentées. Et quelles années riches en événéments!
De nombreux sujets sont abordés au cours du film. Le premier, c’est la grande question du mariage. Elizabeth est connue dans l’Histoire comme la “reine vierge” car elle n’a jamais voulu se marier malgré de nombreux prétendants et alliances qui lui furent proposés. Pourtant, ne vous laissez pas avoir par ce surnom trompeur, car des amours, elle en a eus! Ici, c’est son histoire avec Robert Dudley qui est abordée, ainsi que la possibilité d’un mariage avec le duc d’Anjou, afin de créer une alliance avec la France.
La religion est également très importante dans ce film. Comme vous le savez peut-être si vous êtes familiers avec l’Histoire des Tudors, Henry VIII a pris la décision radicale de se séparer de l’Eglise de Rome afin de divorcer de Catherine d’Aragon pour épouser Anne Boleyn, créant ainsi la religion anglicane, assez proche des idéaux protestants en vogue à l’époque. Mary, fille de Catherine, fut élevée dans la foi catholique et ne se remit jamais de l’abandon de sa mère par son père. Aussi, lorsqu’elle monta sur le trône, elle eut à coeur de faire revenir la religion catholique en Angleterre. Elle acquit le surnom de Bloody Mary en raison de la forte répression sanglante qu’elle fit régner sur le pays à l’encontre de celles et ceux qui refusaient de se convertir. Elizabeth, en revanche, de confession anglicane, provoqua un nouveau chamboulement religieux en remettant les idées protestantes en avant, mais elle chercha aussi à instaurer la paix entre catholiques et protestants. Ces conflits sont une part importante de l’intrigue du film qui fut d’ailleurs beaucoup critiqué de la part d’associations catholiques en raison du portrait peu flatteur fait des catholiques...

Ce que j’ai pensé du film:
Ce ne sera pas une surprise pour vous si vous connaissez un peu le blog, mais j’ai toujours eu une grande passion pour les Tudors, au point de leur consacrer régulièrement des chroniques sur le blog. Pourtant, malgré ma fascination pour cette dynastie, je n’avais pas encore eu l’occasion de voir Elizabeth, et j’ai donc décidé de réparer cette lacune. J’avais un peu peur car j’ai entendu tellement de bien sur ce film, mais au final je n’ai absolument pas été déçue.

J’ai toujours énormément aimé Cate Blanchett, même si je suis loin d’être une grande experte de sa filmographie. Je la trouve toujours très investie dans ses rôles, et c’est tout à fait le cas ici. Elle est tout bonnement royale, avec une présence incroyable surtout quand on pense qu’il s’agit de l’un de ses premiers rôles au cinéma. Je la trouve particulièrement touchante dans les quelques scènes face caméra, où elle donne un visage très humain à Elizabeth.

Le reste du casting n’est pas en reste, avec des performances très marquantes, notamment de Geoffrey Rush. J’étais ravie de voir que les personnages français étaient joués par des français, et Vincent Cassel est irrésistiblement agaçant dans son rôle de duc d’Anjou. Mais mon bébé, mon chéri, mon amour, c’est Joseph Fiennes, encore en pleine période Shakespeare in Love. Je pense que Joseph Fiennes 1997-1999 sera à jamais mon crush absolu, et ça me désole qu’il soit moins présent sur les écrans ou au milieu de controverses pas trop cool. Mais j’étais contente de le voir dans ce film.

Je dois bien l’avouer, j’étais un peu déçue que le film n’aille pas plus loin dans le temps pour nous présenter davantage du règne d’Elizabeth, mais ce focus sur ses premières années est très bien réalisé. Il y a évidemment des incohérences historiques, cependant le film parvient à montrer de vrais enjeux de l’époque, comme la religion ou la question du mariage. Je pense donc regarder The Golden Age rapidement pour en voir davantage. En tout cas le film est passionnant, on ne s’ennuie pas un moment. A noter cependant la présence de quelques scènes un peu “intenses” visuellement (torture…), donc âmes sensibles, prenez garde!

Enfin, je tenais à mentionner la réalisation de Shekhar Kapur, que je découvre avec ce film. J’ai vraiment beaucoup aimé sa façon de filmer. C’est un film avec une identité visuelle et de bonnes idées de réalisation. Par exemple, les différentes étapes de la relation Dudley-Elizabeth sont rythmées par des danses. Les plans face caméra sont selon moi LA bonne idée du film, car ils permettent vraiment d’humaniser Elizabeth: on la voit s’énerver, balbutier, perdre ses moyens, s’agacer. Un dernier exemple pour vous parler de la réalisation: les scènes où on cherche à tirer les vers du nez à un personnage, principalement pour des questions religieuses, sont filmées de façon à ce qu’on voit le personnage en question de façon à montrer le malaise ressenti, sur des plans resserrés, en vue de haut en général.

J’aimerais pour conclure parler de la beauté des costumes et des toilettes, absolument somptueux, et les décors sont vraiment magnifiques.

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par Elizabeth et je ne peux que chaudement recommander ce film. J’ai passé un excellent moment et si l’Histoire anglaise vous passionne, foncez!

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. J’en profite pour vous informer que le prochain cycle cinéma qui démarrera le mois prochain portera sur la Science-Fiction! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.



samedi 11 février 2017

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party #2: The Complete Poems of Emily Dickinson.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! Nous nous retrouvons aujourd’hui pour un nouvel article, à savoir la deuxième étape de mon Challenge personnel inspiré par la web-série Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party. Après m’être penchée sur la romancière anglaise Charlotte Brontë, c’est cette fois une poétesse américaine que je vais vous présenter: il s’agit de la célèbre Emily Dickinson, avec un recueil intégral de ses poèmes. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party, c’est quoi?
Histoire de commencer cette chronique dans les formes, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge ainsi que la web-série dont il est inspiré. Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party est une web-série en onze épisodes, publiés sur Youtube entre août et octobre 2016. Il s'agit d'une création du collectif Shipwrecked, fondé par Sean et Sinead Persaud, frère et soeur, qui ont déjà travaillé sur des projets comme The Tell-Tale Vlog, Kissing in the Rain ou encore I Ship It, dont j'ai parlé il y a quelques mois. Cette web-série raconte la désastreuse soirée organisée par Edgar Allan Poe pour ses copains auteurs (H.G Wells, Hemingway, ou encore Mary Shelley) qui se transforme en huis-clos meurtrier. J'ai tellement aimé cette série que j'ai décidé d'en faire un Challenge: chaque mois pendant un an, je vous présenterai un auteur présent dans la série ainsi qu'un de ses livres. Cette fois, c’est Emily Dickinson qui nous intéresse, jouée par Sarah Grace Hart. Je vous invite aussi à jeter un oeil au premier épisode d’Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party!



Emily Dickinson, petite présentation:
Parmi les nombreux personnages de la web-série, nous retrouvons Emily Dickinson, une auteure relativement peu connue en France. Née en décembre 1830, Emily Dickinson passa toute sa vie (ou presque) au Massachusetts, où sa famille jouissait d’une position sociale assez importante car elle descendait de pionniers européens. Après avoir reçu une bonne éducation, Emily, qui possède de solides connaissances littéraires, commence à écrire des poèmes. Elle est particulièrement prolifique au cours du début des années 1860. Mais la mort de plusieurs proches suite à des maladies comme la tuberculose et le typhus affaiblit considérablement la jeune femme, elle aussi d’une santé fragile. Elle acquiert une réputation d’originale, ne portant que du blanc et vivant majoritairement recluse. Elle meurt en 1886, probablement des suites d’une insuffisance rénale, et elle est aujourd’hui considérée comme une poétesse américaine majeure du 19ème siècle, étudiée par les écoliers américains.

The Complete Poems of Emily Dickinson:
Résumé:



Au cours de ses années d’écriture, Emily Dickison a été extrêmement prolifique, écrivant près de 1800 poèmes, dont seule une petite portion fut publiée de son vivant. Il est désormais possible de découvrir l’intégralité de son oeuvre dans des éditions rassemblant tout son travail, un travail riche et passionnant. A travers ses poèmes, on découvre une célébration de la nature, de la nostalgie et du poétique en général, mais aussi et surtout le travail fascinant d’une femme dont l’histoire est aussi passionnante que son oeuvre.

Quelques poèmes que j’ai aimés:
Sur le blog, il est assez rare que je parle de poésie, tout d’abord parce que j’en lis assez peu mais aussi parce que j’ai toujours du mal à écrire des chroniques dessus. Je suis plus à l’aise pour parler de romans. Mais un truc que j’aime bien faire, c’est vous présenter quelques poèmes que j’ai aimés. En voici donc quelques-uns qui ont marqué ma lecture!

Glory is that bright tragic thing
That for an instant
Means Dominion -
Warms some poor name
That never felt the Sun,
Gently replacing
In oblivion -




Will there really be a morning?

Is there such a thing as day?

Could I see it from the mountains

If I were as tall as they?



Has it feet like water-lilies?
       
Has it feathers like a bird?

Is it brought from famous countries

Of which I have never heard?

 

Oh, some scholar! Oh, some sailor!

Oh, some wise man from the skies!
       
Please to tell a little pilgrim

Where the place called morning lies!




Quels thèmes récurrents:
Si je connaissais déjà Emily Dickinson de nom, je n’avais en revanche jamais eu l’occasion de me pencher sur son travail. Découvrir ce recueil a donc été pour moi le moment de la découvrir, et j’ai donc noté quelques éléments qui peuvent éventuellement vous intéresser concernant sa façon d’écrire.
Tout d’abord, j’ai été assez frappée par le fait que les poèmes sont quasiment tous relativement courts. Emily Dickinson privilégie en effet une forme courte, très axée sur le ressenti ou d’elle-même ou du personnage qu’elle crée pour son poème, et on a presque toujours le sentiment qu’elle s’adresse directement à nous à travers son texte.
Même si elle varie souvent les sujets ou la façon d’en parler, certains thèmes restent particulièrement importants dans son oeuvre. La nature en fait sans aucun doute partie: de nombreux poèmes célèbrent la nature sous toutes ses formes, s’attardant sur les saisons, les fleurs et les émotions qui les accompagnent. Et il est vrai que les émotions sont aussi au coeur de l’écriture d’Emily Dickinson, car elle parle beaucoup du ressenti, de la nostalgie, de l’amour, des impressions… C’est une poésie très sensitive et sensorielle.
J’ai aussi remarqué que de nombreux textes parlaient de religion et de foi, et j’ai donc fait quelques recherches pour savoir si Emily Dickinson était affiliée à une religion ou un mouvement religieux particulier, comme c’était fréquemment le cas dans l’Amérique d’avant la guerre de Sécession, mais je n’ai rien trouvé de probant à ce sujet.
Bien évidemment, il s’agit d’une très mince analyse de son oeuvre, donc si jamais vous en connaissez davantage sur Emily Dickinson et son travail, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire!

Ce que j’en ai pensé:
Avant de vous donner mon avis détaillé sur ce recueil de poèmes, je voulais vous raconter une petite anecdote un peu marrante. Comme beaucoup de gens, je découvre en général de nouvelles lectures ou de nouveaux auteurs grâce au bouche-à-oreille, aux blogs ou en discutant avec mon libraire. Mais dans le cas d’Emily Dickinson, j’ai entendu son nom pour la première fois dans un épisode de Buffy contre les vampires (si, si, je vous jure), lorsque Buffy essaie de séduire un fan de la poétesse. Par la suite, j’ai régulièrement eu envie de me plonger dans son travail mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le faire. Maintenant que j’ai lu les oeuvres complètes d’Emily Dickinson, je peux le dire: c’est une poétesse que j’aime énormément.

Dès les premières pages du recueil, j’ai accroché à la façon d’écrire d’Emily Dickinson. J’ai toujours eu tendance à préférer les poèmes plutôt courts aux longs pavés, mais c’est bien sûr une question de goût personnel. L’avantage de ces poèmes courts, c’est que même s’ils sont très nombreux (près de 1800 poèmes, c’est énorme), ils se lisent rapidement et du coup on a vraiment le sentiment d’avancer vite dans la lecture. Mais bien sûr, vous pouvez aussi prendre plus de temps et parsemer les poèmes entre des lectures plus intenses!

En plus du format, j’aime aussi énormément sa façon d’écrire. On sent que c’est très personnel, et elle parvient merveilleusement bien à véhiculer ses impressions et ses sentiments. Je me suis sentie touchée personnellement plus d’une fois au cours de ma lecture, ce qui m’arrive rarement à ce point là.

Les thèmes abordés peuvent paraître simplets: elle parle de la nature, de son environnement, de ce qu’elle connaît et de ce qu’elle vit. Mais c’est formidablement bien exécuté et maîtrisé, elle pourrait parler de sa liste de courses qu’elle ferait à la perfection.

Au delà d’une découverte littéraire, ce recueil est aussi a surtout été pour moi l’occasion de découvrir une fascinante figure littéraire. J’ai désormais envie de me pencher avec davantage de sérieux sur son oeuvre mais aussi sur sa vie, qui me paraît être réellement intéressante. J’ai vu qu’un biopic lui avait été récemment consacré, donc je vais essayer de le trouver prochainement.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette chronique vous plaît, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.



mardi 7 février 2017

Deadpool: L'art de la guerre (Collectif).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! J’ai l’impression que ça fait des millénaires que je ne vous ai pas présenté un bon petit comics et j’ai donc décidé de reprendre mes chroniques mensuelles sur nos amis de Marvel, DC et compagnie. Et pour nous y remettre du bon pied, quoi de mieux que le roi de la punchline et du brisage de quatrième mur, notre bien aimé Deadpool? J’ai récemment lu un comics le mettant en scène, L’art de la guerre, que je voulais vraiment vous présenter. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Deadpool, mon chouchou:
Depuis que j’ai décidé de me relancer dans l’écriture d’articles sur les comics, j’ai essayé de vous présenter des univers et des personnages assez différents: j’ai parlé d’Harley Quinn, de Superman, de Wonder Woman ou encore de Spider-Gwen, mais dans mes lectures, un personnage revient très souvent. Ce personnage, c’est Deadpool, le plus barré des X-Men et même des personnages de Marvel ET de l’univers entier. Comme c’est mon petit chouchou et qu’il a déjà eu droit à plusieurs chroniques sur le blog, j’ai créé un libellé pour que vous puissiez toutes les retrouver. Donc si après cet article vous avez encore envie de Deadpool, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


L’art de la guerre:
Résumé:



Parmi les livres les plus connus du monde, on retrouve le célèbre L’art de la guerre, écrit par le chinois Sun Tzu. Cet ouvrage, considéré comme le plus ancien livre de stratégie militaire au monde, détaille les différents aspects nécessaires pour mettre à mal son adversaire, avec notamment beaucoup de psychologie. Alors que se passe-t’il quand Wade Wilson, alias Deadpool, mutant immortel, briseur de quatrième mur professionnel et punchliner surentraîné, décide de détourner ce classique à sa manière? C’est ce que Deadpool: L’art de la guerre nous propose de découvrir!

Deadpool de retour avec une aventure barrée:
Si j’apprécie autant le personnage de Deadpool, c’est parce qu’avec lui on peut vraiment s’attendre à tout, et surtout à n’importe quoi. Aucune limite ne lui est imposée, et c’est un personnage qui se permet tout. Je l’ai mentionné plusieurs fois, mais Deadpool est par exemple connu pour le fait qu’il brise régulièrement le quatrième mur, c’est à dire qu’il casse les codes de narration pour s’adresser directement au lecteur: il a conscience d’être un personnage de fiction et nous fait profiter de ses commentaires humoristiques et parfois un peu douteux. C’est une spécificité qui a été particulièrement bien reprise dans le film Deadpool sorti en 2016.
En plus de cette capacité qui rend le personnage déjà très drôle, Deadpool est également connu pour son côté très violent. Armé de ses katanas (ou d’autres armes), il n’hésite pas à s’en servir et ses aventures dégoulinent en général d’hémoglobine.
A l’inverse, le classique de Sun Tzu, L’art de la guerre, est un livre reconnu pour les conseils stratégiques et sa grande analyse de la psychologie des adversaires. Même s’il s’agit d’un ouvrage militaire, beaucoup conseillent tout de même de le lire aujourd’hui tant ce livre est devenu un classique, dont la rigueur est toujours impressionnante.
Alors quand on met une liste de conseils et de règles, de la stratégie, de la réflexion et de la patience face à quelqu’un d’aussi borderline que Deadpool, forcément, ça fait des étincelles!

Ce que j’ai pensé de ce comics:
Depuis le succès un peu surprise du film Deadpool l’an passé, ce personnage est ressorti un peu des oubliettes pour revenir sur le devant de la scène, et de nombreux titres le mettant en scène sont venus fleurir les étagères des librairies. En cherchant une aventure de Deadpool à lire, je suis tombée sur L’art de la guerre, dont la superbe couverture a immédiatement attiré mon attention. J’ai donc craqué et j’ai bien fait, car j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre.

Tout d’abord, je voudrais mentionner un point qui peut en intéresser plus d’un: ce comics est un one shot, ce qui veut dire qu’un tome suffit pour raconter toute l’histoire. Donc si vous avez un budget restreint ou que vous n’aimez pas vraiment les histoires à rallonge, ou que vous avez envie de découvrir Deadpool sans risquer de vous lancer dans un truc interminable, ce livre peut vous tenter.

Une tentation d’autant plus forte que L’art de la guerre est vraiment un comics très divertissant. Comme toujours avec ce héros improbable, c’est bourré d’action du début à la fin. On ne s’ennuie pas un instant, et j’ai trouvé le rythme, donné par le livre de Sun Tzu, particulièrement dynamique. L’histoire est originale, sympa, et très bien menée. J’en suis vraiment ravie!

Le dessin est également une grande réussite dans ce comics. On alterne entre des dessins assez classiques des comics, très colorés et dynamiques, et des pages sur le modèle de la couverture, inspirées par l’art chinois, à l’encre, avec des traits fluides et des tons plus gris. J’ai apprécié ces changements de style, un petit plus.

C’est le concept de ce livre qui est le gros, gros point fort selon moi. J’avais envie depuis longtemps de lire L’art de la guerre, ce que je ferai un jour, et ce comics parvient à le résumer et à l’illustrer de façon à la fois drôle et intelligente. Je pense que je le relirai après ma découverte du livre de Sun Tsu.

Enfin, ce livre m’a fait plaisir parce que c’est une aventure de Deadpool comme je les aime, drôle, décalée, originale, avec un Deadpool foufou au possible. J’aime tellement ce personnage que je pourrais en parler pendant des heures!

En bref, donc, L’art de la guerre a été pour moi une formidable lecture, un super moment passé avec un de mes personnages préférés. Je recommande chaudement ce comics qui est sans aucun doute un de mes coups de coeur dans ce domaine!

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette chronique vous plaît, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.


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