jeudi 5 mai 2016

Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet.


 


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un livre sorti tout récemment chez une maison d'édition que j'aime beaucoup: Charleston! Il y a quelques semaines, Charleston a publié le roman Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet que j'ai eu la chance de gagner lors d'un concours. J'étais donc super excitée à l'idée de découvrir ce roman, qui promettait d'être drôle, avec une héroïne haute en couleur. Je n'ai donc pas mis longtemps avant de me plonger dans Tout est sous contrôle, que je vous propose de découvrir dans la suite de cette chronique! En espérant que cette chronique vous plait, je vous souhaite une bonne lecture :).

Sophie Henrionnet, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, il me faut vous parler de notre auteure du jour: Sophie Henrionnet! A 36 ans, Sophie Henrionnet est maman de quatre enfants mais aussi de plusieurs romans. Elle a arrêté sa profession de dentiste pour se consacrer à l'écriture. Depuis son premier roman, Drôle de Karma, publié en 2014, elle s'est montrée plutôt prolifique avec deux autres romans, le livre M comme Maman a bien mérité un petit Mojito, ainsi qu'un livre jeunesse. Si vous avez envie d'en savoir un peu plus sur Sophie Henrionnet, je vous conseille d'aller faire un petit tour sur son site internet, ainsi que sur son blog, Sixinthecity!


Tout est sous contrôle:
Quatrième de couverture:
Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu'à moitié, une fille de 12 ans bien plus mature qu'elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l'appelle chaton. Lorsqu'elle perd son job, elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques aux assurances de l'embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l'équipe de détectives à une condition : elle ne devra s'occuper que des affaires les plus simples. Bien entendu, Olympe n'est pas assez raisonnable pour respecter les consignes et l'appel des commissions versées à chaque résolution d'affaires est trop fort pour qu'elle garde ses fesses confortablement posées sur le siège de sa voiture... Mais que va-t-il se passer quand les cadavres commencent à s'accumuler et que l'on cherche à l'éliminer à son tour ?

De photographe à détective:
Olympe McQueen, notre héroïne, approche de la quarantaine et se retrouve malgré elle à changer de vie du jour au lendemain. Un matin, alors que cette photographe culinaire s'apprêtait à partir au travail, elle se décide à sauver la vie d'un homme qui cherchait à se suicider. Mais sa bonne action se retourne contre elle: elle finit dans la Seine, couverte de vase, et elle perd son travail. Heureusement, elle parvient à convaincre son meilleur ami, Hugo, de l'embaucher pour des filatures. 
Mais Olympe comprend vite que le fantasme d'être détective est très différent de la réalité. Elle qui s'imaginait poursuivre des criminels se retrouve à attendre des heures dans une voiture, à guetter de potentiels fraudeurs de la sécurité sociale. Sauf qu'Olympe a un problème: la patience ce n'est pas, mais alors PAS DU TOUT, son truc. 

La vraie Barbara Cartland.
Des personnages déjantés:
L'autre point fort du livre, ce sont les personnages. Sophie Henrionnet nous propose une intrigue bourrée de personnages hauts en couleur, hilarants. Olympe est déjà à elle seule une héroïne qui attire les situations improbables et cocasses, et dont le quotidien ressemble parfois à un film de Pierre Richard. Mais si Olympe vous fait déjà sourire, attendez de voir son entourage...
En plus de ses amies à son image, la famille d'Olympe se montre absolument unique: une mère qui passe son temps à comparer Olympe et sa soeur mais se défend de faire du favoritisme, un père passionné de bridge (ou de backgammon, on s'y perd), un grand-père qui terrifie la maison de retraite, une soeur qui passe ses week-ends en compétition de danse de salon, une fille plus mature qu'elle... Et surtout, SURTOUT, le personnage que j'ai préféré dans tout le livre: la grand-mère d'Olympe, surnommée Barbara Cartland. C'est une femme à la repartie plus cinglante qu'un coup de fouet, qui fait tourner son monde en bourrique et qui m'a personnellement fait mourir de rire à plusieurs reprises! 

Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque j'ai reçu dans ma boîte aux lettres Tout est sous contrôle suite au concours organisé par Charleston, j'étais très heureuse à l'idée de pouvoir découvrir ce roman. Lorsque le printemps arrive, j'aime particulièrement me plonger dans des histoires mêlant humour, personnages mémorables et plume agréable. J'espérais trouver tout cela dans Tout est sous contrôle, et je n'ai donc pas mis longtemps avant de me plonger dedans. J'ai ouvert le livre... J'ai adoré!

Tout est sous contrôle est mon coup de coeur de ce printemps. J'ai passé un excellent moment avec ce livre, qui me donne envie de découvrir un peu plus l'univers de Sophie Henrionnet. La couverture et le résumé promettaient un livre bourré d'humour, de personnages délirants et d'action, et Tout est sous contrôle tient pleinement ses promesses.

Mon gros, gros coup de coeur du livre: les personnages. On pourra leur reprocher d'être un poil stéréotypés ou trop caricaturaux, mais c'est ce qui fait, selon moi, leur charme. Olympe, pour commencer, est une héroïne que j'ai trouvée très attachante et que j'ai aimée suivre à travers les pages. En plus de cette héroïne, Sophie Henrionnet a crée une famille complètement décalée, complètement loufoque (mais dont certains membres me rappellent quand même des gens de mon entourage. Dois-je m'inquiéter?). J'ai explosé plusieurs fois de rire en lisant les échanges des uns avec les autres! Mention spéciale pour Barbara Cartland, qui mérite un livre pour elle toute seule. 

J'ai aussi beaucoup aimé l'intrigue. Je m'attendais à une enquête, mais celle-ci fait au final partie d'un ensemble de différentes petites intrigues: nouveau travail, nouveau voisin, retrouvailles avec une connaissance de collège, enquête, gestion de sa famille, un meilleur ami qui cache des secrets... Il se passe pas mal de choses et on ne s'ennuie pas. La fin laisse présager d'une suite, ce qui me fait plaisir! J'aurais préféré que l'aspect "enquête" soit plus poussé, mais c'est un détail.

Le style de l'auteure me plait aussi beaucoup. Je ne connaissais pas Sophie Henrionnet avant de me plonger dans ce livre, et j'ai découvert avec Tout est sous contrôle son style. Et j'ai vraiment beaucoup aimé sa façon d'écrire, il y a beaucoup d'humour, c'est très fluide est vraiment agréable. J'ai du coup très envie de découvrir ses autres romans, car là je suis déjà convaincue!

A noter aussi pour celles et ceux qui apprécient ce genre de petites surprises: une nouvelle est également offerte à la fin du livre! N'aimant pas le numérique, je n'ai pas eu l'occasion de me pencher là-dessus, mais je tenais à le mentionner!

En bref, je recommande Tout est sous contrôle à celles et ceux qui cherchent une lecture rafraichissante pour les mois à venir. C'est un livre qui fait du bien et avec lequel j'ai passé un très bon moment!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

dimanche 1 mai 2016

The Martian, Andy Weir (LEAF).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Cette année, le 1erMai tombe un dimanche, mais pour nous consoler, quoi de mieux qu’un nouvel article ? Pour inaugurer ce mois de Mai, j’ai eu envie de vous parler d’un livre que j’ai lu récemment et que je voulais partager avec vous. Ce livre, c’est The Martian d’Andy Weir qui a été adapté il y a quelques mois en film. Cette lecture compte pour le Challenge LEAF de Psylook ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture !

(Petits remerciements aussi à toutes les personnes qui sont venues visiter et commenter les articles du blog au mois d’Avril, votre soutien me touche toujours autant !).

Le Challenge LEAF :
Pour commencer cette chronique, j’avais envie de vous parler un peu du Challenge LEAF qui pourrait intéresser certains d’entre vous. Ce Challenge a été lancé il y a déjà un petit moment par Psylook du Manège de Psylook. Illimité dans le temps, ce Challenge est simple : il suffit de chroniquer des livres qui ont été adaptés en films ! Et quand on voit le nombre d’adaptations qui sortent chaque année, il y a de quoi se faire plaisir. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce Challenge ou de découvrir les livres que j’ai déjà chroniqués, je vous laisse suivre les liens ci-dessous !




Ce livre compte pour le Challenge LEAF : 19/50. 



Andy Weir, qui est-ce ?



Après cette petite présentation, je vous propose de nous pencher à présent sur notre auteur du jour : Andy Weir. Andy Weir est né en 1972, en Californie. Dès son plus jeune âge, il a été entouré par la science (son père est physicien) et il a développé très tôt une passion pour la science-fiction et ses auteurs incontournables comme Asimov. Il a travaillé comme programmateur informatique dans le monde du jeu vidéo, une expérience dont il se sert un peu dans son livre avec des descriptions de programmation. Son premier et unique roman, pour le moment, est The Martian, paru en 2011 en version originale, et en 2014 en France. 

The Martian :
Résumé :
La mission Ares III lancée par la NASA devait être on ne peut plus simple : l’équipage ne devait rester que quelques semaines sur Mars et repartir. Mais une tempête de sable vient tout chambouler : l’équipage repart en catastrophe et laisse, à contrecoeur, le corps de Mark Watney, mort pendant la tempête.
Sauf qu’en fait, Mark n’est pas mort. Mark est bel et bien vivant, simplement blessé, contrairement à ce qu’a cru le reste de l’équipage. Et Mark a un gros, gros problème : il est seul sur Mars, avec des provisions limitées et des chances de survie on ne peut plus faibles… La NASA se rendra-t’elle compte que Mark est en vie ? S’en sortira-t’il dans ce milieu hostile ? Parviendra-t’il à survivre, seul sur Mars ? 

Une mission spatiale qui tourne mal:
S’il y a bien quelque chose qui a toujours fasciné les hommes et les femmes, c’est l’espace, comme en témoigne l’intérêt pour l’astronomie et l’astrologie, qui remonte à loin. Et avec l’arrivée des progrès technologiques, le rêve d’aller dans l’espace est passé de rêve à réalité.
La fiction s’est souvent emparée de la conquête spatiale et des voyages spatiaux pour proposer des histoires à base de fusées, de découvertes et de catastrophes spatiales. On peut citer par exemple les films 2001 : A Space Odyssey, Armageddon, ou plus récemment Interstellar.
The Martian reprend cette thématique de la catastrophe spatiale : une mission qu’on pourrait qualifier « de routine » prend une tournure dramatique lorsque l’équipage doit s’enfuir et laisse derrière elle un cadavre pas vraiment mort. Nous suivons donc les tentatives de Mark Watney pour survivre dans un milieu qui n’a pas grand-chose à voir avec la Terre. La grande question : que ferions-nous à sa place ?

L’adaptation cinématographique :
Si vous aimez suivre l’actualité cinématographique, vous savez probablement déjà que The Martian (ou Seul sur Mars) a été récemment adapté au cinéma. Je n’ai pas encore vu le film (je tenais à lire le livre en premier), mais voici quand même quelques informations à son sujet.
Le film a été réalisé par un spécialiste des films qui se passent dans l’espace : Ridley Scott, qui a réalisé le culte Alien, mais aussi d’autres films célèbres comme Thelma et Louise et Blade Runner. The Martian tourne principalement autour du personnage de Mark, joué par le célèbre Matt Damon, et on retrouve pour le reste du casting des acteurs très connus comme Jessica Chastain, Sean Bean, ou encore Sebastian Stan. 
Le film fut un beau succès commercial, rapportant plus de 630 millions de dollars pour un budget de 108 millions. En France, plus de 2,5 millions de personnes sont allées voir ce film. 
Le succès fut aussi dans une certaine mesure critique, puisque le film a été dans l’ensemble bien accueilli par la presse, et il a été également nominé dans plusieurs cérémonies comme les Oscars ou encore les BAFTA. Matt Damon a d’ailleurs remporté un prix pour son interprétation de Mark Watney aux Golden Globes. 
Si vous avez envie de voir à quoi ressemble le film, je vous laisse découvrir la bande-annonce !



Ce que j’ai pensé du livre :
A la sortie du film Seul sur Mars, j’étais très tentée d’aller le voir. Déjà parce que j’aime bien Matt Damon, et ensuite parce que Ridley Scott est un réalisateur dont j’apprécie en général le travail (même si je n’ai franchement pas compris Prometheus). Et puis, lorsque j’ai appris qu’il s’agissait d’une adaptation, j’ai décidé de d’abord lire le roman en premier, parce que je préfère lire avant de voir (même si ça m’arrive parfois de faire l’inverse). Au final, que dire de The Martian ? Etait-ce une bonne lecture ? Et bien oui, j’ai beaucoup aimé ce roman, qui me donne du coup très envie de voir le film.

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu de science-fiction : depuis quelques mois, j’ai un peu du mal à lire certains genres (SF et Fantasy, principalement), car je n’arrive plus à rentrer dedans. J’avais peur d’avoir ce même problème avec The Martian, mais au final ça n’a pas du tout été le cas. Dès les premières pages du roman, j’ai été captivée par l’histoire que nous propose Andy Weir, et je l’ai dévorée en deux jours seulement.



Commençons par l’intrigue. Elle tourne autour d’une idée unique : comment survivre seul sur Mars ? Mais à partir de cette idée, Andy Weir nous livre une histoire avec beaucoup de rebondissements, beaucoup d’action, et dans laquelle on ne s’ennuie pas. C’est une histoire qui présente de nombreux aspects : c’est de la SF mais que j’ai trouvée assez réaliste (c’est probablement parce que je suis une nouille en science et que du coup je ne peux pas dire « ah, mais ça c’est scientifiquement IMPOSSIBLE), mais c’est aussi une histoire de survie, une histoire humaine, et une histoire où les choix de chaque personnage ont des répercussions sur le reste. Quelques passages étaient un peu longuets, cependant ils participent au côté « réaliste » de la vie de Mark sur Mars : il ne peut pas faire des trucs de fou tous les jours. 

Pour ce qui est des personnages, je me suis beaucoup attachée à Mark, que je trouve vraiment drôle et touchant. C’est un personnage qui m’est sympathique et que j’ai aimé suivre. J’aime son sens de l’humour et sa façon de parler, et j’ai particulièrement aimé la partie « journal » du livre (que je préfère au reste du récit). J’imagine tout à fait Matt Damon dans ce rôle ! Pour ce qui est des autres personnages, je dois avouer qu’ils ne m’ont pas autant marquée, si ce n’est Lewis. 

Le style d’Andy Weir est assez plaisant, et le livre se lit facilement. Je trouve la partie « journal » plus réussie, même si certains reprochent à ces passages sa grossièreté : on croirait presque lire vraiment le journal de quelqu’un qui se retrouve pour de vrai dans cette situation. Un bon point ! En revanche, j’ai trouvé que le reste du récit, qui se passe principalement sur terre, manquait du dynamisme du journal et était parfois un peu mou. Mais comme le livre est principalement raconté par Mark, on fait vite abstraction du reste.

Mon seul petit bémol, c’est que j’ai trouvé le vocabulaire scientifique et spatial très obscur. Je ne connais pas grand-chose dans les domaines de la science et de l’espace, donc certains passages me paraissaient franchement très flous. Quelques notes de bas de page auraient été les bienvenues (ayant lu la version originale, je ne sais pas s’il y en a dans la version française).  

En bref, je recommande The Martian aux amateurs de SF et d’histoires catastrophes. Si vous avez vu le film et que le livre vous tente, n’hésitez pas non plus à y jeter un œil ! En ce qui me concerne, j’ai maintenant hâte de pouvoir découvrir le film…

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup !

AnGee.

samedi 30 avril 2016

Le cycle Avengers #4: Zodiac de David Fincher (2007).




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour la dernière chronique de ce mois d'Avril, un mois avec beaucoup de coups de coeur et de découvertes sur le blog! Pour conclure ce mois en beauté, je vous propose d'avancer dans notre cycle mettant à l'honneur les Avengers: en Mars, nous nous étions penchés sur Black Widow, interprétée par Scarlett Johansson, avec le film The Prestige, et aujourd'hui (même si je suis et resterai Team Cap for ever and always) nous allons nous intéresser à Iron Man, alias Robert Downey Jr. J'aurais pu vous présenter n'importe quel film de son impressionnante filmographie, mais j'ai choisi Zodiac, sorti en 2007 et réalisé par David Fincher! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le cycle Avengers:
Pour commencer, je voulais vos dire quelques mots sur le cycle Avengers. Depuis plusieurs années maintenant, j'essaie de partager avec vous, en plus de mon amour pour la lecture, ma passion pour le cinéma avec des cycles à thème. Depuis quelques mois, j'ai choisi de mettre à l'honneur les acteurs des films Avengers. J'ai choisi sept acteurs et sept films pour explorer un petit peu leur filmographie. Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce cycle, je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques! 



David Fincher, c'est qui?
Zodiac, notre film du jour, a été réalisé par un personne culte du cinéma: David Fincher. Né en 1962 dans le Colorado, David Fincher se passionne très tôt pour le septième art et il commence à réaliser ses propres petits films dès l'enfance. Il est embauché dans les années 80 par Industrial Light & Magic, une société spécialisée dans les effets spéciaux. Ensuite, il commence sa carrière comme réalisateur et réalise des films devenus cultes, comme le mythique Fight Club, ou encore L'étrange histoire de Benjamin Button, The Social Network ou encore plus récemment le très bon Gone Girl. David Fincher a également travaillé sur des séries télévisées comme House of Cards, ou des clips. Il a souvent été nominé et récompensé pour son travail. 

Zodiac:
Quelques informations sur le film:
Penchons nous à présent sur Zodiac le film! Sorti en 2007, le film se base sur des faits réels, à savoir les meurtres commis par le Zodiaque, un tueur en série américain des années 60 et 70. Le film se base d'ailleurs sur le livre écrit par Robert Graysmith sur le sujet. David Fincher est chargé de la réalisation du film, dans lequel on retrouve un casting très intéressant: Jake Gyllenhaal joue le rôle de Graysmith; Mark Ruffalo (alias Hulk, dont nous avons parlé il y a deux mois) joue le rôle de l'inspecteur Toschi; Robert Downey Junior, notre Avenger du jour, interprète le journaliste Paul Avery. Le film dure plus environ 2h30, et a été un petit succès, avec environ 85 millions de dollars de recettes pour un budget de 65 millions. Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce film, je vous laisse regarder le trailer ci-dessous!



Résumé:



Fin des années 60. En Californie, un couple est tué le soir de la Fête de l'Indépendance par un homme mystérieux qui revendique ensuite le meurtre, se faisant appeler le Zodiac. Suivent alors des années de traque policière et médiatique, notamment pour Robert Graysmith, dessinateur pour un journal, qui se retrouve obsédé par l'affaire. Avec l'inspecteur Toschi et le journaliste Paul Avery, il est déterminé à trouver la véritable identité du Zodiac... Arriveront-ils à découvrir qui se cache derrière ces différents meurtres? Sortiront-ils indemnes de cette traque? 

Robert Downey Jr dans le film:
Etant downey (aha, un peu d'humour ne fait pas de mal) que notre Avenger du jour est Robert Downey Junior, alias RDJ, alias Iron Man, il me semble logique de nous pencher un peu sur son rôle dans le film. 
Robert Downey Junior interprète dans Zodiac le rôle de Paul Avery. Paul Avery est un journaliste travaillant, au début du film, pour le San Francisco Chronicle. Avec son super brushing et sa dégaine, il est présenté comme la sorte de star du journal. Spécialisé dans les affaires criminelles, il se charge de l'affaire du Zodiac pour le journal, mais tout comme Robert Graysmith (interprété par Jake Gyllenhaal), il va se retrouver pris dans l'engrenage. 
Robert Downey Junior se met dans la peau d'un homme qui sert à la fois de mentor et de modèle pour Robert Graysmith, qui semble l'admirer, mais aussi qui trouve dans le Zodiac un adversaire de poids. Dans sa prestation, RDJ montre avec une certaine justesse l'évolution d'un homme du sommet de sa carrière à sa chute. 

Ce que j'en ai pensé:
Au risque de me faire casser la gueule par certains, je dois avouer que Robert Downey Jr et moi, c'est une relation un peu compliquée. Si je l'adore dans certains rôles (dont celui d'Iron Man), j'ai en revanche plus de mal avec d'autres films, comme les Sherlock Holmes (oui oui, je fais partie de ces gens qui trouvent que RDJ n'est pas un bon Sherlock). Dans tous les cas, c'est un acteur qui m'intrigue, et j'étais donc curieuse de voir Zodiac, dont on m'a pas mal parlé, d'autant plus que j'aime beaucoup David Fincher et Jake Gyllenhaal. Alors que dire de ce film? Qu'ai-je pensé de Zodiac? Et bien j'ai plutôt bien aimé le film, même si j'ai quelques petits bémols à émettre. 

Lorsque j'ai commencé le film, je me suis tout de suite retrouvée happée par l'intrigue, mon premier point positif. Je ne connaissais pas l'histoire du Zodiac, et j'ai donc découvert cette affaire avec le film. J'ai trouvé le début très rythmé, avec des moments assez stressants et intenses. J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'évolution de l'histoire à travers le film, les frustrations, les avancées, les déceptions et ce cercle sans fin qu'était l'enquête. J'ai bien envie de lire le livre écrit par Robert Graysmith pour avoir plus d'informations sur l'histoire du Zodiac.



Pour ce qui est du casting, je trouve que les acteurs ont été bien choisis pour les différents rôles. J'aime beaucoup Jake Gyllenhaal et j'apprécie de plus en plus Mark Ruffalo, que j'étais contente de découvrir aussi dans ce film. Les différents personnages sont vraiment très intéressants et assez bien travaillés. J'ai particulièrement aimé Toschi! Pour ce qui est de Robert Downey Jr, je trouve qu'il livre une bonne performance et que le rôle de Paul Avery lui va comme un gant. Bon point aussi donc, pour les acteurs.

Autre petit coup de coeur: j'ai trouvé la réalisation vraiment soignée et travaillée, quelque chose que j'apprécie beaucoup. David Fincher est un réalisateur que j'aime beaucoup, même si je suis loin d'être une experte. J'ai trouvé dans ce film des éléments de réalisation que j'appréciais aussi dans certains de ses autres films comme Gone Girl: une lumière soigneusement dosée, des plans travaillés... J'ai beaucoup aimé! A noter aussi une bande originale vraiment sympa!

Si dans l'ensemble, j'ai donc beaucoup aimé ce film, il y a quand même quelques points que j'ai un peu moins aimés, par contre: tout d'abord, j'ai trouvé que le film comprenait quand même beaucoup de longueurs... J'ai trouvé la dernière heure particulièrement longue, et j'ai failli m'endormir à plusieurs reprises. Petit bémol aussi pour la fin, que j'ai trouvé un peu frustrante.

Cependant, Zodiac a été dans l'ensemble une bonne découverte. Si vous aimez les films à suspens, je vous recommande chaudement ce film, qui risque de vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 27 avril 2016

Challenge Doctor Who: Othello de Shakespeare (In Love with Shakespeare).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Après un petit détour à Gruissan pour le Festival de la BD, je vous propose de nous retrouver aujourd’hui pour un Challenge que j’avais mis un peu de côté depuis quelques mois : le Challenge Doctor Who d’Elarinya ! La dernière fois, je vous avais présenté un roman, Apollo 23, mettant en scène le Onzième Docteur. Pour cette chronique, pas d’aventures du Docteur, mais une œuvre écrite par l’un des personnages qu’il a rencontrés dans la série : William Shakespeare ! Comme nous célébrons actuellement les 400 ans de sa mort, il me semblait judicieux de le mettre à l’honneur. J’ai donc choisi l’une de ses pièces emblématiques, Othello. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Le Challenge Doctor Who :



Qu’est-ce que le Challenge Doctor Who ? Il s’agit d’un Challenge illimité dans le temps, lancé par Elarinya via Livraddict. Ce Challenge met à l’honneur un de mes héros préférés, le célèbre, le seul et l’unique Docteur. De nombreuses choses sont proposées : lire et chroniquer des livres autour du Docteur (il existe beaucoup de livres dérivés de la série de la BBC) ; voir et chroniquer des séries ou films avec des acteurs présents dans la série ; et aussi (la catégorie qui nous intéresse aujourd’hui) lire et chroniquer des livres écrits par des personnages que le Docteur rencontre à travers les épisodes. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce Challenge, je vous laisse suivre les liens ci-dessous.


Shakespeare, c’est qui ?
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que je commence habituellement mes chroniques par une présentation de l’auteur du jour. Dans le cas de Shakespeare, cependant, il ne s’agit pas vraiment d’un inconnu : j’ai souvent eu l’occasion de parler du dramaturge sur le blog ! Donc plutôt que de me répéter, je vous propose de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera aux précédentes chroniques à son sujet ! 


Othello :
Résumé : 



La pièce raconte l’histoire d’Othello, un Maure dont la valeur a été prouvée de nombreuses fois à l’armée. A Venise, il a su capturer le cœur de Desdemona, une belle jeune fille qui devient son épouse. Mais Othello ne suscite pas uniquement l’amour et l’admiration sur son passage : il est aussi détesté et dédaigné par beaucoup. C’est notamment le cas de Iago, son enseigne, jaloux après qu’Othello ait décidé de promouvoir le jeune Cassio à sa place. Aidé de Roderigo, Iago décide de semer la zizanie dans la vie d’Othello en lui faisant croire que Desdemona lui est infidèle…

Jalousie, trahison, amour et pouvoir :
Comme dans ses autres drames emblématiques, Shakespeare aborde plusieurs thématiques clés autour desquelles toute l’intrigue se joue. Il serait difficile de toutes les citer et de toutes les développer en une chronique, mais voici quand même quelques éléments à retenir d’Othello.
Tout d’abord, s’il y a bien un thème qui me parait capital dans cette pièce, c’est celui de la jalousie. Dès le début de la pièce, la jalousie fait son apparition et s’installe comme clé de voute de l’intrigue. Nombreux sont les personnages qui, dans Othello, se font dévorer par « le monstre aux yeux verts ». La jalousie prend différente forme : il peut s’agir de la jalousie amoureuse, d’abord éprouvée par Roderigo, amoureux de Desdemona et qui est furieux d’apprendre son mariage avec notre personnage principal ; personnage principal qui se retrouve lui aussi dans la position de l’amant jaloux lorsque Iago lui fait penser que son épouse le trompe. Une jalousie qui précipitera la fin de l’intrigue. 
La jalousie est aussi d’ordre « professionnelle » : Iago est furieux de voir Cassio s’élever plus haut que lui, et c’est l’un des éléments qui le conduisent à comploter contre Othello.
Autour de ce thème central s’articule d’autres éléments : l’amour, qui joue un rôle important dans la pièce puisque de nombreux personnages (Cassio, Desdemona, Othello…) sont motivés par l’amour pour leurs actions.
On peut aussi mentionner le thème de la trahison, représenté ici par Iago, personnage tout aussi célèbre qu’Othello. Du début à la fin, Iago n’aura qu’un but : pousser Othello vers la chute. Le mensonge et l’élaboration de plans mesquins sont comme une seconde nature pour lui. Il parvient très bien à embobiner ceux qui se trouvent autour de lui, et sa fourberie parait encore plus éclatante parce qu’Othello a une confiance aveugle en lui.  
Un autre thème, sur lequel de nombreux articles ont été publiés, fait d’Othello une pièce particulière dans l’œuvre de Shakespeare : les origines d’Othello. En effet, Othello est un Maure, et on peut y voir (un peu comme dans The Merchant of Venice) une dénonciation du racisme à l’époque : nombreux sont les personnages qui se montrent méprisants ou méfiants envers Othello en raison de ses origines. Le père de Desdemona, par exemple, déclare dès le moment où on lui parle du mariage de sa fille, que celle-ci est victime d’un maléfice lancé par Othello. Ses victoires et sa bravoure ne suffisent pas à le faire accepter, et la méfiance règne autour de lui…

Ce que je pense de la pièce :
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que Shakespeare est un de mes monuments littéraires préférés. J'ai eu la chance de pouvoir l'étudier pour mes études, et c'est un auteur dont j'adore le travail. J'avoue avoir une préférence pour ses drames. Et pourtant, Othello est longtemps resté LA pièce de Shakespeare que je voulais lire, mais que je n'osais pas commencer. Je ne sais pas vraiment pourquoi, d'ailleurs! Et bien je me suis enfin lancée dernièrement, pour un cours en ligne sur Shakespeare auquel je participais. Et j'ai énormément aimé cette pièce, que je conseille aux amateurs de drame et à ceux qui veulent du grand Shakespeare.

Je connaissais déjà l'intrigue, car même sans avoir lu la pièce, j'en ai énormément entendu énormément parler en cours. Néanmoins, pendant ma lecture, c'était comme si je découvrais l'intrigue pour la première fois. Il se passe beaucoup de choses: j'ai été absorbée dès le début, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Il y a une vraie ascension dans la trahison, dans la fourberie de Iago, et la fin est vraiment tragique. Si vous aimez les drames de Shakespeare, cette pièce ne peut que vous plaire.



Les personnages sont aussi très réussis. Leurs interactions jouent un rôle considérable dans le déroulement de l'histoire, J'ai beaucoup aimé Desdemona et Othello, mais j'ai surtout été impressionnée par Iago. Je comprends mieux pourquoi ce personnage est si populaire dans l'oeuvre de Shakespeare. Je trouve que c'est le personnage le plus "captivant" de la pièce, même si évidemment les autres personnages ne sont pas en reste. 

Comme j'ai essayé de le montrer plus haut, la pièce comprend son lot de thématiques passionnantes. C'est une lecture qui fait réfléchir, avec un traitement intéressant de la jalousie et de la trahison. J'aurais vraiment beaucoup aimé étudier cette pièce à l'université, car je pense que ça aurait été vraiment très enrichissant! 

La plume de Shakespeare est aussi toujours aussi travaillée et belle. On ne trouve pas dans cette pièce des monologues aussi puissants que dans Hamlet ou dans Macbeth, mais on a tout de même droit à des échanges très réussis entre Iago et Othello. Je trouve la fin particulièrement poignante. 

Mes chroniques sur les oeuvres de Shakespeare se ressemblent au final un peu toutes, car je ne cesse pas d'encenser Shakespeare. Cela veut dire une chose: lisez du Shakespeare! :)

L’épisode The Shakespeare Code :
C’est dans le second épisode de la troisième saison de la nouvelle série Doctor Who que nous voyions apparaître Shakespeare. Cet épisode, intitulé en version originale The Shakespeare Code, met en scène notre héros, le Docteur (interprété ici par David Tennant), accompagné de Martha. Martha est une compagne assez particulière pour ce Dixième Docteur : elle passe en effet après Rose Tyler que le Docteur a du mal à oublier. Martha est une jeune docteure, très intelligente, qui tombe très vite sous le charme du Docteur. 
Dans cet épisode, Martha et le Docteur arrivent à Londres en 1599, en pleine Angleterre élisabéthaine. Ils rencontrent Shakespeare, qui est poursuivi par trois sorcières (une référence à Macbeth), et ils décident de leur échapper.
Ce n’est pas la première fois que Shakespeare fait une apparition dans l’univers de Doctor Who : un épisode de la première série lui été déjà consacré. Cependant, il s’agit d’un personnage tellement emblématique qu’il parait difficile de ne pas en reparler dans cette nouvelle série !
Personnellement, j’aime assez bien cet épisode, tout d’abord parce que j’adore le Dixième Docteur (je ne vous reparlerai pas de mon amour pour David Tennant, promis), ainsi que Shakespeare. Je trouve ça judicieux de l’utiliser pour une intrigue, et j’ai aimé la façon dont son œuvre est utilisée dans l’épisode. En revanche, j’ai trouvé ce personnage un peu fade, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus… spectaculaire ? Mais ce n’est qu’un mini point négatif !

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plaira! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

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