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jeudi 27 avril 2017

Melanie Martinez's Cry Baby #4: Madame Hemingway de Paula McLain.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler ensemble d'une de mes dernières lectures, un roman que j'ai choisi de vous présenter comme quatrième étape de mon Challenge personnel autour de l'album Cry Baby de Melanie Martinez. Il s'agit du livre Madame Hemingway de Paula McLain, paru en version originale sous le titre de The Paris Wife. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Melanie Martinez's Cry Baby Challenge, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Babym'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Pour notre quatrième étape, c'est la cinquième chanson de l'album qui va nous intéresser. Oui, oui, vous avez bien lu: la cinquième chanson. J'ai en effet inversé l'ordre des chansons en préparant mon planning. Carousel sera donc à l'honneur le mois prochain, et c'est donc Alphabet Boy qui nous servira de bande-son pour Avril. Alphabet Boy (que je vous laisse découvrir ci-dessous) raconte l'histoire d'amour malheureuse de Cry Baby avec un garçon qui la malmène. Mon but était donc de trouver un roman racontant une histoire d'amour compliquée! 



Qui est Paula McLain?
Née en 1965 à Fresno, Californie, Paula McLain n'a pas eu une vie des plus faciles. En effet, elle et ses deux soeurs furent abandonnées et elles ont passé leur vie à errer entre plusieurs familles d'accueil. Paula enchaîne les petits boulots pour subvenir à ses besoins avant de se lancer dans sa véritable passion: l'écriture. Elle écrit des essais, mais aussi un livre témoignage sur son enfance. C'est pour ses romans qu'elle est la plus connue. Le premier se nomme A Ticket to Ride, mais c'est The Paris Wife, traduit en français sous le nom de Madame Hemingway, qui lui apporte une certaine notoriété. Elle a depuis publié un autre roman, Circling the Sun (L'aviatrice en version française). Je vous invite à faire un petit tour sur son site internet pour en apprendre davantage sur Paula McLain!

Paula McLain, le site. 

Madame Hemingway:
Résumé:
1920. Hadley Richardson a 28 ans, elle vit chez sa soeur mariée, et sa mère vient de mourir. Alors qu'elle rend visite à son amie Kate, elle rencontre Ernest Hemingway. Il a huit ans de moins que la jeune femme et ambitionne de devenir auteur. Malgré les réticences de sa famille et de certains de ses proches, Hadley décide d'épouser Ernest et le jeune couple s'envole pour Paris, où il espère percer. Madame Hemingway raconte les années parisiennes d'Hadley et Ernest, entre voyages à l'étranger et rencontres avec Gertrude Stein, Ezra Pound, ou encore les Fitzgerald. Mais le couple tiendra-t'il? Ernest parviendra-t'il à écrire son chef d'oeuvre? 

Petite présentation d'Hadley Hemingway:
Que ce soit dans sa version originale (The Paris Wife) ou en français, Madame Hemingway le montre dès le titre: la figure centrale du roman sera Hadley Richardson/Hemingway.
Mais qui était Hadley? Hadley est née en 1891 dans le Missouri, où elle a passé une enfance plutôt compliquée. En effet, suite à un accident, elle restera longuement immobilisée, ce qui l'affectera physiquement mais aussi mentalement, car sa mère se montrera dès lors très possessive avec elle. La série des malheurs continue lorsque son père se suicide après avoir perdu beaucoup d'argent, puis avec la mort de l'une de ses soeurs dans un incendie. C'est après la mort de sa mère, auprès de laquelle elle est restée, qu'elle rencontre Hemingway. L'attirance est mutuelle et immédiate et quelques mois seulement s'écoulent avant leur mariage en 1921. Ernest a huit ans de moins qu'elle, et a été profondément marqué par la guerre. C'est aussi un homme qui attire les femmes et qui souffre de blessures amoureuses, tandis qu'Hadley est plus sage. 
Après leur mariage, le couple part vivre à Paris. Ernest enchaîne les journées de travail avec des soirées arrosées avec sa femme et leurs amis. Ils voyagent aussi beaucoup en Suisse, en Espagne ou encore à Toronto où Hadley accouche de leur fils,John, surnommé Bumby, en 1923. Ils finissent par divorcer en 1927 pour des raisons que je ne vais pas vous spoiler, et Hadley épousera en secondes noces Paul Mowrer, un journaliste du Chicago Daily News, en 1933. Elle part avec lui vivre aux Etats-Unis et meurt en 1979, 18 ans après le suicide d'Hemingway.

La folie parisienne: 
Le roman se focalise sur les années 1920 à 1925, débutant au moment où Hadley rencontre Ernest. L'objectif de Paula McLain est de centrer son action sur les années que passèrent le couple à Paris, en plein dans les années folles. 
Lorsque le roman démarre, Ernest nourrit le projet de partir à Rome. On lui a conseillé la capitale italienne comme étant LE lieu où son imagination pourrait se développer et où il pourrait écrire de grandes choses. Puis, on lui recommande Paris, où de nombreux artistes grouillent, et c'est là que le duo choisit de s'exiler.
Paula McLain nous fait découvrir la vie menée par Ernest et sa femme, entre journées studieuses à écrire et soirées où l'alcool coule à flots. La liste des grands noms qu'ils fréquentent est longue et on retrouve aussi bien James Joyce, Ezra Pound que Gertrude Stein et Don Passos. Et on croise aussi le couple des Fitzgerald, avec la pétillante Zelda.

Ce que j'ai pensé du livre: 
Si vous me connaissez un peu, vous savez que mes auteurs préférés sont, en grande partie, des anglais morts depuis longtemps, des Victoriens pour la plupart. Mais certains auteurs américains ont également mes faveurs: Edgar Allan Poe en tête, J.D Salinger mais aussi et surtout Hemingway. J'aime énormément ses romans et il fait partie des rares auteurs que je relis très souvent. J'étais donc très intriguée par ce livre qui promettait de m'apprendre des tas de choses sur son premier mariage. Au final, j'ai assez bien aimé ce roman, malgré quelques bémols. 

Ce que j'ai préféré dans ce roman, c'est la façon d'écrire de Paula McLain. Je n'avais encore jamais lu quoi que ce soit de sa main, donc ce roman a été pour moi l'occasion de la découvrir, et j'ai énormément aimé sa plume. La chaleur écrasante des corridas, l'atmosphère lourde d'alcool de Paris ou la douceur des vacances au ski, elle parvient à retranscrire avec émotions les différentes ambiances que découvre son héroïne. Je suis très tentée par L'aviatrice, son autre roman, qui promet d'être intéressant!

J'ai également appris beaucoup de choses concernant Hemingway. Je dois avouer être davantage connaisseuse de son oeuvre que de sa vie et j'ai donc découvert un peu l'histoire de son premier mariage et de sa relation avec les femmes. Paula McLain a dit avoir fait beaucoup de recherches avant d'écrire ce roman et ça se sent, c'est assez documenté et plutôt fidèle à la réalité d'après ce que j'ai pu voir. Un bon point supplémentaire!

Pour ce qui est des personnages, j'ai assez bien aimé notre couple principal. Ernest et Hadley forment un couple intéressant à suivre, en raison de ce qui les unit comme ce qui les sépare. Leur entourage joue aussi un grand rôle, notamment Gertrude Stein, et j'ai aimé voir tous ces grands noms de la culture se fréquenter ainsi. J'aurais cependant aimé que les Fitzgerald soient plus présents, mais c'est un léger bémol.

En fait, mon gros problème avec le livre réside dans son sujet, ou peut-être dans la façon dont il est exploité. Je ne trouve pas Hadley Richardson/Hemingway vraiment fascinante ou passionnante, comme l'est par exemple Zelda Fitzgerald. Son personnage est extrêmement passif et ne semble rien faire d'autre qu'attendre Ernest chaque jour. Sa passion pour le piano est très secondaire, et elle me parait très "fade" face aux autres personnages. Là où je me rappelle encore de Z, le roman de Zelda, j'ai bien peur d'oublier assez rapidement Hadley Richardson...

Un autre point un peu gênant (mais loin d'être dramatique), c'est que quelques chapitres sont racontés du point de vue d'Ernest. Le problème, c'est que ces passages sont très rares et tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, un peu sorti de nulle part... C'est assez dommage! Soit il aurait fallu en faire plus et établir la narration d'Ernest comme un parallèle de celle d'Hadley, soit il ne fallait pas en faire, selon moi;

Mais malgré ces bémols, j'ai beaucoup aimé ma lecture. J'ai trouvé le roman très divertissant et j'ai envie de découvrir davantage et Paula McLain et la vie d'Hemingway. Je pense lire L'aviatrice dès que possible.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

samedi 25 mars 2017

Melanie Martinez's Cry Baby #3: Ce que savait Maisie d'Henry James.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Je vous retrouve aujourd'hui avec la troisième étape de mon Challenge personnel inspiré par l'album de Melanie Martinez, Cry Baby, un challenge qui mêle lecture et musique. C'est le troisième morceau de l'album, Sippy Cup, qui nous intéresse ce mois-ci et pour l'illustrer j'ai choisi de me plonger dans un roman d'un auteur que j'aime beaucoup et que j'ai déjà eu l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur le blog: Henry James. Ce roman, c'est Ce que savait Maisie. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Cry Baby:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Baby, m'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Comme je l'ai mentionné plus haut, c'est le troisième morceau de l'album qui nous intéresse aujourd'hui. Nommé Sippy Cup, il se présente comme la suite logique de Dollhouse, dans lequel nous découvrions la famille loin d'être parfaite de Cry Baby. Un papa trompeur, une maman alcoolique, un frère accro à la drogue... Et au milieu, la pauvre Cry Baby. Sippy Cup raconte une tragédie familiale: le meurtre de son père par sa propre mère, qui n'en pouvait plus de se faire tromper. J'ai choisi de vous présenter Ce que savait Maisie car on y trouve des thèmes similaires: une famille qui se déchire, des adultes à la morale plus ou moins douteuse, des tromperies... Je vous laisse ci-dessous le clip de Sippy Cup pour que vous puissiez avoir un aperçu de ce que ça donne!



Henry James, c'est qui?
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'ai pour habitude de vous présenter les auteurs dont je parle. Dans le cas d'Henry James, nous avons affaire à une superstar du Livroscope, car j'ai souvent eu en effet l'occasion de parler de lui. C'est un auteur que j'aime beaucoup, même si je suis encore loin d'avoir découvert toute son oeuvre, et c'est donc avec plaisir que je parle assez régulièrement de lui sur le blog. Alors plutôt que de me répéter, je vous invite à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera à mes précédentes chroniques sur cet auteur!

Henry James - Le Livroscope.

Ce que savait Maisie:
Quatrième de couverture:
Au divorce de ses parents, Maisie est l'objet d'un jugement de Salomon, " coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires ".

Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d'être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l'égoïsme des adultes.

A travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. 

Ce roman est le tour de force d'un maître en psychologie, la recréation d'une âme enfantine et du monde qui l'entoure, où l'analyse minutieuse des sentiments, d'une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.

Des adultes qui se déchirent autour d'une enfant spectatrice:
Ce que savait Maisie met en scène, comme le titre l'indique, une petite fille nommée Maisie. Dès les premières pages du roman, nous comprenons rapidement que la petite fille est au coeur d'un drame familial assez intense. En effet ses parents se déchirent, séparés, et elle leur sert à la fois de moyen de pression, d'alibi et de messager pour s'échanger leurs insultes, sans vraiment en avoir pleinement conscience. 

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis ma découverte d'Henry James il y a plusieurs années, je découvre dès que je le peux des livres tirés de sa bibliographie. C'est un auteur que j'aime beaucoup, et chacun de ses livres est en général ou un gros coup de coeur ou une bonne surprise. C'est donc plutôt confiante que je me suis lancée dans la lecture de Ce que savait Maisie. Mais, après avoir terminé le livre, je dois avouer que ma plongée dans ce roman me laisse une impression plutôt mitigée, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Démarrons cet avis par quelques bons côtés, à commencer par le style toujours soigné et élégant d'Henry James. C'est une constante dans son oeuvre et je n'ai à présent pas été une seule fois déçue par sa plume qui sublime toujours ses histoires. C'est agréable à lire, et je trouve qu'il a particulièrement bien réussi à retranscrire les pensées et émotions de Maisie, confrontée à des situations pour le moins déroutantes. A ce niveau-là, rien à redire donc!

Les personnages sont également une réussite dans ce roman, qu'il s'agisse des adultes ou de Maisie. On s'attache vite à cette pauvre enfant baladée entre son père, sa mère et ses beaux-parents, qui ne semble pas comprendre l'étendue de tout ce qu'il se passe. Les adultes, eux, paraissent affreux, mettant leur intérêt toujours avant celui de la petite, et la traitant comme un vulgaire boulet dont on ne sait pas quoi faire. Les dialogues sont réussis, les caractères intéressants.

On retrouve aussi dans ce roman des thèmes chers à Henry James et qui personnellement me plaisent beaucoup. Comme dans certains de ses autres livres, on a droit à l'image de la femme, le statut social, la famille, l'argent... J'aime cette impression de fil rouge et sa façon de développer à chaque fois de façon différente ces mêmes sujets.

Là où je suis en revanche plus mitigée, c'est en ce qui concerne l'intrigue du roman. C'est vraiment le gros bémol qui ressort de ma lecture de Ce que savait Maisie. J'ai beaucoup aimé le début, qui ne perd pas de temps et nous plonge tout de suite dans l'intrigue. Néanmoins j'ai trouvé que l'histoire se mettait vite à tourner en rond et que cela manquait de nouveauté, de fraicheur. Maisie ne semble jamais se rendre compte de ce que font les adultes autour d'elle, et eux ne semblent pas vraiment évoluer, ils restent les mêmes du début à la fin. Ce sentiment de stagnation m'ennuie un peu.

J'avoue que ce bémol a beaucoup joué dans ma lecture de Ce que savait Maisie. Je ne regrette pas de l'avoir lu car j'aime beaucoup Henry James, mais ce n'est pas LE roman de cet auteur que je conseillerai en premier. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

vendredi 24 février 2017

Melanie Martinez's Cry-Baby #2: La colline aux esclaves de Kathleen Grissom.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour le second numéro de mon Challenge personnel et littéraire inspiré par la chanteuse Melanie Martinez et son album Cry Baby. Après m'être penchée sur la chanson éponyme le mois dernier, c'est cette fois le morceau Dollhouse qui nous intéressera. Pour illustrer cette chanson sur les secrets de famille et les non-dits, j'ai choisi de m'attaquer à un roman qui me tentait depuis longtemps: La colline aux esclaves de Kathleen Grissom. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Cry Baby:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Baby, m'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Ce mois-ci, c'est donc la seconde chanson de l'album Cry Baby qui nous intéresse. Elle se nomme Dollhouse et elle s'accompagne d'un clip mettant en scène le personnage de Cry Baby et sa famille dans une maison de poupée. Le thème de la chanson est simple: les apparences sont trompeuses. Là où on s'imagine trouver une famille unie et heureuse se cache en réalité une vie rythmée par les mensonges et les secrets. Cry Baby doit vivre avec son père qui trompe sa mère alcoolique, un frère qui se drogue, alors que tout le monde s'imagine qu'ils sont les plus heureux du monde. J'ai donc décidé de trouver un livre inspiré par le thème de la chanson! Je vous laisse ci-dessous le clip de Dollhouse pour que vous puissiez vous faire un avis dessus et vous mettre dans l'ambiance! :)


Kathleen Grissom, c'est qui?
A présent, penchons nous un peu sur Kathleen Grissom, notre auteure du jour! Je dois avouer ne pas avoir trouvé beaucoup d'informations sur Kathleen Grissom, mais après avoir fait un petit tour sur son site internet, voici ce que j'ai trouvé: Kathleen Grissom est née au Canada, où elle a grandi. Elle a par la suite déménagé avec son mari en Virginie. Ce déménagement l'a poussée à s'intéresser à l'Histoire locale et plus particulièrement à l'histoire de l'esclavage. Elle a donc décidé d'y consacrer un livre, un roman, nommé The Kitchen House et traduit en français sous le titre de La colline aux esclaves. Un second roman, Glory over Everything, est sorti il y a quelques années. Je vous laisse ci-dessous le lien vers son site internet, n'hésitez pas à y jeter un oeil!

Kathleen Grissom - le site.

La colline aux esclaves:
Quatrième de couverture:
À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.
La maison aux secrets:
Dans La colline aux esclaves, nous découvrons l'histoire de la jeune Lavinia. Elle n'est qu'une petite fille lorsqu'elle arrive dans une plantation de Virginie, confiée aux bons soins d'une des familles d'esclaves travaillant sur place. Elle grandit dans cette famille, participant elle aussi aux activités de la plantation. Alors que les années passent et qu'elle devient une jeune adulte, sa couleur de peau la différencie doucement mais sûrement du reste des esclaves: elle se voit attribuer une bonne éducation et des opportunités uniques, que les autres n'ont pas en raison de leur origine.
La plantation est surtout un lieu bourré de secrets, tous plus lourds les uns que les autres. Aussi bien entre les esclaves qu'au sein de la famille de propriétaires, tout le monde cherche à cacher des choses. 
C'est pour cela que j'ai choisi ce roman pour illustrer Dollhouse, j'y ai retrouvé des éléments similaires à ceux de la chanson. On retrouve des thèmes proches: l'addiction, les secrets de famille, le malheur... 

Ce que j'ai pensé du livre:
J'ai découvert La colline aux esclaves il y a déjà plusieurs années, lors de sa sortie en grand format aux éditions Charleston. De nombreuses amies blogueuses à moi en avaient parlé et, intriguée, je l'avais noté dans ma WL. Néanmoins, j'ai attendu sa sortie en poche pour me lancer dedans, curieuse de découvrir ce chef d'œuvre dont on m'a tant parlé... Et au final, je dois avouer que je suis assez déçue par ma lecture de La colline aux esclaves. J'ai d'ailleurs eu bien du mal à terminer cette chronique! Je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Commençons par l'intrigue avec en premier lieu un compliment pour le travail visible de recherches effectué par Kathleen Grissom. Je trouve qu'elle retranscrit très bien l'ambiance particulière d'une plantation, et que l'ensemble est globalement réaliste. Il est expliqué sur son site internet qu'elle a fait un sacré travail en amont de l'écriture de son livre, et ça se ressent. Un bon point donc! Malheureusement, malgré la qualité de l'ambiance et des descriptions, j'ai trouvé l'intrigue de plus en plus longuette alors que le livre avançait. Il s'agit déjà d'un petit pavé, mais les longueurs rendent la lecture n'aident pas.

En plus de ça, j'ai trouvé que certains points de l'intrigue étaient vraiment gros et pas franchement crédibles. J'ai du mal à croire que personne ne se doute de certains éléments, ou que certaines choses soient si bien "cachées". Soit les personnages font preuve d'une grande naïveté ou stupidité, soit il y a un autre problème!

Parlons-en des personnages. Mon dieu, je n'ai pas arrêté d'être agacée par les personnages de ce roman. Je crois que je ne suis pas arrivée à aligner dix pages sans soupirer ou grogner parce qu'un personnage faisait quelque chose de stupide ou d'énervant. La palme va sans aucun doute pour moi à Lavinia, que je ne suis pas arrivée du tout à prendre en pitié. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit si naïve! Ses actions me rendaient dingues et je ne suis pas parvenue à la comprendre. Je vous jure, j'étais incroyablement agacée tout au long de ma lecture.



Par contre j'ai plutôt bien aimé le système de narration. Passer d'un personnage à l'autre est une façon assez dynamique de raconter l'histoire et c'est plutôt bien maîtrisé par Kathleen Grissom. Je n'ai donc rien à redire à ce niveau-là!

En bref, comme vous l'aurez compris, j'ai énormément eu de mal au cours de ma lecture de La colline aux esclaves. J'ai senti que l'auteure essayait de s'inspirer un peu de classiques comme Gone with the wind, mais en ce qui me concerne ça n'a pas été une réussite. Néanmoins, je tiens à préciser que beaucoup de lecteurs et lectrices ont adoré ce roman. Ce n'est pas parce que pour moi ça n'a pas été le cas que vous ne l'aimerez pas! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

La page Facebook.

vendredi 6 janvier 2017

Melanie Martinez's Cry Baby #1: Je m'appelle Mina de David Almond.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article pour inaugurer un petit challenge personnel qui nous accompagnera tout au long de cette année. Et ce challenge est un peu particulier, car il est inspiré d'un album que j'ai découvert il y a quelques semaines et que j'ai énormément aimé, au point de décider d'y consacrer des chroniques. Cet album, c'est Cry Baby de Melanie Martinez, et pour cette première chronique, j'ai décidé de vous parler du roman Je m'appelle Mina de David Almond. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cry Baby Challenge:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter ce Challenge qui nous accompagnera pendant les mois à venir. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'aime beaucoup me lancer des petits défis régulièrement grâce à des petits challenges personnels (lire les vingt tomes des Rougon-Macquart, par exemple). Cette fois, c'est un truc inédit que je vous propose puisque ce Challenge va allier musique et lecture. En effet, je suis tombée sous le charme de la chanteuse Melanie Martinez dont le premier album-concept, Cry Baby, m'a énormément plu. Il raconte l'histoire d'une fille nommée Cry Baby, qui pleure en permanence, très émotive et à l'histoire familiale compliquée. Chaque mois, en suivant la tracklist, je vous proposerai un livre en rapport avec le thème de la chanson. J'espère que ce nouveau Challenge vous plaira!

La chanson du mois:
Nous allons ouvrir ce Challenge avec la première chanson de l'album de Melanie Martinez, qui s'intitule, tout comme l'album, Cry Baby. Cette chanson d'ouverture sert à présenter le personnage de Cry Baby, en se focalisant sur son caractère très émotif et sur le fait qu'elle est différente des autres. J'ai donc choisi, comme consigne correspondant à cette première lecture, de parler d'un roman mettant en scène un personnage à part, unique et Je m'appelle Mina tombe bien dans cette catégorie selon moi. Je vous laisse ci-dessous un aperçu de l'univers de Melanie Martinez avec le clip de Cry Baby.



David Almond, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur le livre du jour. Il s'agit de Je m'appelle Mina, écrit par David Almond, un auteur britannique. Né dans le nord de l'Angleterre en 1951, il rêve dès l'enfance (marquée par la perte d'une de ses soeurs et de son père) de devenir auteur. Après ses études, il exerce le métier de professeur pendant quelques années avant de décider de se consacrer à l'écriture. David Almond commence à publier ses premiers romans dans la seconde moitié des années 1980. Il se fait une réputation d'auteur jeunesse, et gagne plusieurs prix pour récompenser son oeuvre. Je m'appelle Mina est sorti en 2010, avant d'être traduit en français en 2012.

Je m'appelle Mina:
Résumé:
Mina, c'est une adolescente qui décide de se lancer dans l'écriture de son journal intime. En soi, rien de très surprenant: nombreuses sont les ados à écrire leurs pensées, à les coucher sur du papier. Pourtant, Mina n'est pas une une adolescente comme les autres. C'est une jeune fille à l'histoire unique, à l'enfance improbable, au caractère bien trempé, qui se démarque de la plupart de ses petits camarades par une poésie et un univers unique. Partez à sa découverte dans Je m'appelle Mina!


Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous me suivez sur Facebook, vous aurez peut-être remarqué que je vous demande de temps en temps de me donner vos suggestions de lecture. Il y a presque deux ans, on m'avait conseillé de lire Je m'appelle Mina, et intriguée, je l'avais noté dans ma WL. C'est seulement il y a quelques semaines que j'ai pu le trouver en bibliothèque et j'ai donc décidé de le découvrir. Comme il correspondait bien à la consigne de cette première chronique, pourquoi ne pas le présenter? Au final, j'ai trouvé ce roman assez original et très sympathique, mais je suis loin du coup de coeur espéré. 

Commençons par les points positifs. Premièrement, j'ai découvert David Almond avec ce roman, et j'ai été séduite par sa façon d'écrire. Je comprends sa bonne réputation d'auteur jeunesse et je suis intriguée par son univers. J'ai vraiment envie de le découvrir davantage! J'ai été particulièrement soufflée par sa façon de "disparaitre" derrière le personnage de Mina, qui prend presque vie sous nos yeux. 

Autre point que j'ai aimé: l'originalité de la mise en page. Tout a été fait pour nous donner l'impression de vraiment lire un journal intime. Les polices qui varient, les tailles d'écriture, les changements de couleur... J'ai trouvé que c'était assez bien réalisé et ça nous immerge encore plus dans le livre. Cela peut paraitre un détail, mais je tenais à la mentionner tout de même.

J'ai pas mal parlé de David Almond comme d'un auteur jeunesse à travers cette chronique mais je dois tout de même mentionner que ce livre n'a rien d'enfantin. Je m'appelle Mina peut être lu par tout le monde, aussi bien par les ados que les adultes, car les thèmes abordés sont universels. Je peux le conseiller à tous!

En revanche, je dois avouer être un peu déçue par le personnage de Mina. Je m'attendais à être plus séduite par ce personnage car on m'en avait dit beaucoup de bien, et j'ai eu un peu de mal à m'attacher à cette héroïne. Non pas parce qu'elle n'est pas intéressante, mais parce que j'ai eu le sentiment qu'elle était trop "loin" de moi. C'est ce qui fait que je n'ai pas réussi à avoir un coup de coeur pour ce livre.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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