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lundi 1 juin 2015

Aux douze coups de minuit, d'Emmanuel Delporte.



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! C'est parti pour un nouveau mois qui, je l'espère, sera un mois ensoleillé de découvertes sur le blog. Avant d'entrer dans le vif du sujet et de vous parler du livre du jour, je tenais à vous remercier pour votre présence et vos commentaires le mois dernier: je ne me lasse pas de vous lire et de vous répondre, et vous êtes toujours plus nombreux, alors merci infiniment! Pour commencer le mois de Juin en beauté, j'ai choisi de vous présenter un recueil de nouvelles au titre et à la couverture évocatrice: Aux douze coups de minuit, d'Emmanuel Delporte! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)


Emmanuel Delporte, c'est qui?
Si vous suivez un peu le blog, le nom d'Emmanuel Delporte vous dit peut-être quelque chose. En effet, j'ai eu l'occasion de présenter ce dernier lors d'une précédente chronique, sur Maisons Hantées, la très chouette anthologie publiée aux Editions Luciférines. Suite à cette chronique, Emmanuel Delporte a décidé de me contacter pour me proposer de lire Aux douze coups de minuit. Il est extrêmement rare que j'accepte des services presses, que ce soit par les maisons d'édition ou par les auteurs, car je préfère les partenariats avec Livraddict ou Babelio. C'est une règle personnelle, à laquelle je déroge uniquement quand le livre proposé m'intéresse vraiment ou correspond à mes goûts. Et comme j'avais adoré Maisons Hantées, j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner ce recueil-ci. 
J'en profite pour préciser que lorsque je reçois un SP (ce qui, encore une fois, est rare) ou un partenariat Livraddict ou Babelio, je reste néanmoins le plus objective possible: si j'ai aimé, je le dis, et à l'inverse si je n'ai pas aimé le livre je le dis aussi :).

Aux douze coups de minuit:
Quatrième de couverture:
Aux douze coups de minuit... les enfants dorment. La lune éclaire le pays des ombres et la mort rôde. Monstres évanescents, croque-mitaines, spectres égarés errent dans les contrées des rêves, prêts à tailler en pièces les voyageurs imprudents et à s'abreuver au comptoir de leurs âmes. En 12 textes, Emmanuel Delporte établit une cartographie du pays de l'horreur, empruntant les chemins du fantastique, de la science-fiction et du polar pour torturer ses personnages et secouer le lecteur. 12 récits imaginaires mais ancrés dans la réalité de vies fragiles, 12 coups de minutieux-delà desquels il traque les démons tapis dans les sombres recoins des maisons humaines. La devise de Stephen King n'a jamais semblé si vraie: les monstres existent. Mais aux douze coups de minuit, ils étalent un reflet terrifiant sur les miroirs brisés: le nôtre. 

Douze coups, douze nouvelles:
A présent, penchons nous un peu plus en détails sur les différentes nouvelles de ce recueil. Comme vous l'aurez compris, il y en a douze, et la première s'intitule "La Cave". Assez courte, elle nous présente un narrateur vivant en captivité dans une cave. Qui est-il? Pourquoi est-il là? Quelques éléments de réponse sont à découvrir dans cette première lecture.
Ensuite, nous avons "La chance des uns", une nouvelle qui, personnellement, m'a fait penser à une version très glauque du film The Island: dans une communauté de gens isolés et traités comme des animaux, certains sont choisi au hasard pour quitter la communauté. Mais pour aller où?
La nouvelle suivante, intitulée "Les reflets brisés", m'a un peu fait penser à l'anthologie Maisons Hantées en raison du lieu où l'intrigue se passe: une maison abandonnée et délabrée, où deux adolescentes se rendent après un pari. 
Dans "Le portrait", un homme contemple le portrait d'une femme, et à travers ce portrait, nous apprenons un peu plus leur histoire.
"Baby sisters" nous entraîne à la rencontre de Naylis. En apparence, cette dernière est la jeune fille modèle par excellence: baby-sitter incroyable, élève modèle qui travaille pour aller en fac de médecine... En réalité, Naylis profite de ses heures de baby-sitting pour fumer, boire et coucher avec son petit ami, une petite frappe. Mais lorsqu'elle va garder Damien et Lilith, la soirée prend une toute autre tournure...
Nous voilà déjà à la sixième nouvelle, qui elle aussi aurait eu sa place dans Maisons Hantées! Après le décès de sa femme, un homme s'installe avec son fils dans une nouvelle maison. Voilà l'intrigue de départ de "De vieux souvenirs". 

Un exemple de calvaire. 
"Diplopie". C'est ce mot peu ordinaire (qui désigne un trouble oculaire qui fait voir les choses en double) qui sert de titre à la septième nouvelle. Franck Rice, ancien basketteur divorcé, s'apprête à passer quelques jours avec ses enfants. C'est alors que d'étranges visions lui apparaissent.
La nouvelle suivante se déroule sur la route. "Impasse" nous emmène suivre Yann Roig, qui croise sur son des calvaires, des signes religieux (le plus souvent des croix ou des représentations du Christ) qui parsèment les routes.
Ensuite, nous pouvons découvrir "Amnésie", une histoire un peu à la Hellblazer, dans laquelle un chasseur de démons va tenter de venir au secours d'une femme possédée par une étrange puissance.
"NRBC", titre étrange, nous entraîne dans un futur post-apocalyptique. Sous la forme d'un journal intime rédigé sur une tablette tactile, une enfant raconte son quotidien dans un univers menacé chaque jour.
Avant-dernière nouvelle du recueil, "Les larmes amères" est une nouvelle qui se déroule dans un milieu scientifique, un laboratoire du futur où d'étranges expériences sont menées sur des êtres humains. 
Pour conclure le recueil, nous avons "Un jeu dangereux". Dans cette dernière nouvelle, nous découvrons Lucie, une adolescente révoltée qui fuit son foyer pour retrouver son copain. Mais comme l'indique le titre de la nouvelle, elle n'est pas à l'abri du danger.

Ce que j'ai pensé du recueil:
En Avril, je vous avais présenté l'anthologie Maisons Hantées, qui comprenait de très nombreuses nouvelles sur le thème de la maison hantée. J'avais beaucoup aimé ce recueil, en raison de son thème mais aussi grâce à la qualité des écrits proposés. J'étais donc curieuse de découvrir un peu plus en détails le travail de l'un des auteurs ayant participé à ce recueil. C'est donc choses faites avec Aux douze coups de minuit, un recueil que j'ai vraiment apprécié.

Le recueil comprend douze nouvelles, et si ces douze nouvelles flirtent toutes de près ou de loin avec le monde de l'effroi et du glauque, on peut tout de même noter une certaine variété, que ce soit dans les thèmes abordés, les univers exploités, ou encore le format: certaines nouvelles sont assez courtes, et d'autres sont beaucoup plus longues. Sur cette même gamme de sentiment, Emmanuel Delporte a composé des histoires très différentes les unes des autres, et j'ai aimé cette impression de variété.


Maisons Hantées, anthologie où apparait Emmanuel Delporte.
Cependant, même si il y a une variété dans les intrigues, on peut remarquer certains thèmes récurrents: la famille, avec "De vieux souvenirs", "NRBC" ou "Baby sisters"; l'adolescence et l'enfance avec des narrateurs issus de ces âges-là; l'utilisation d'un futur inquiétant, ou post-apocalyptique, dans "NRBC" ou "Les larmes amères"... Certains motifs, comme celui de la maison hantée, sont même réutilisés et exploités de différentes façons. 

En ce qui concerne le style d'Emmanuel Delporte, je trouve qu'il apporte un soin particulier à ses descriptions, on voit vraiment l'environnement tel qu'il l'a imaginé: j'ai par exemple eu ce sentiment dans "La cave", où les descriptions m'horripilaient vraiment. J'aime aussi beaucoup sa façon d'utiliser plusieurs façon de raconter l'histoire, avec un enregistrement dans "Amnésie", ou la tablette dans "NRBC". C'est déjà quelque chose qu'on retrouvait dans "Classifié", sa nouvelle de Maisons Hantées, que que j'aime beaucoup.

Il y a douze nouvelles, et il y en a que j'ai particulièrement apprécié. "Baby Sisters" est une nouvelle que j'ai trouvée assez effrayante, avec une sacrée chute! J'ai aussi beaucoup aimé l'ambiance des "Larmes Amères", avec son côté scientifique, et aussi celle d'"Impasse". Mes deux nouvelles préférées sont incontestablement "Amnésie" et "Diplopie". J'ai adoré la première pour le personnage d'Ezequiel et pour le côté un peu Hellblazer, dont je suis super fan: je serai vraiment intéressée par de nouvelles aventures de ce personnage, pourquoi pas dans un recueil complet ou dans un roman! Et pour ce qui est de "Diplopie", j'ai trouvé le concept très original, et je ne suis pas contre une version plus longue!

En bref, Aux douze coups de minuit est un recueil que j'ai vraiment bien aimé, sans qu'il soit non plus un coup de coeur. Si vous êtes friands de ce genre d'atmosphère et d'histoires glauques, je vous le recommande! Par contre, attention si vous êtes un peu sensibles ou impressionnables!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.


lundi 20 avril 2015

Psychic TV présente: Ultimex et les Artistes, de Gad.




Ultimex et les Artistes, par Gad.
Bonus : Glory Owl volume 1 (Gad, Mandrille Johnson, Bathroom Quest...).


Alors que je lisais le prochain ouvrage que je compte chroniquer et qui est « un peu » long et dur à appréhender, j'ai trouvé par le plus grand hasard un ouvrage que je ne pensais trouver autrement que sur Internet.
Je vais donc en faire la chronique, même si vous pouvez lire la BD en ligne, et il s'agit, comme vous l'avez vu dans le titre, de retrouver Ultimex.
Souvenez vous, l'homme au grand Oeil, bagarreur, flambeur, frimeur, aimant à femmes, accompagné de son fidèle sidekick Steve, son « faire valoir » aux penchants bizarres abonné à la friendzone.

Ici, il ne s'agit plus d'une compilation décousue de strips, mais d'une histoire complète qui reprend intégralement la trame de la saison 6 du blog dédié à la BD, appelée donc les artistes. La voici :
Même si vous pouvez donc lire l'intégrale de l'histoire en ligne, j'ai personnellement choisi d'acheter le livre pour ma bibliothèque, autant pour soutenir l'auteur de la BD qu'encourager la publication des potentielles histoires ultérieures.

Au niveau du scénario, Steve est invité à une soirée dans un quartier miteux chez des « artistes », très stéréotypés de l'arty-hipster aux manières condescendantes et faisant de l'art moderne « transgressif et qui est incompris par les béotiens, t'vois... »...Ultimex sera invité, et pendant que Steve se sent prêt à leur financer leur expo, Ultimex, entre deux bons/mauvais coups, flaire l'arnaque créée par Alex, le « chef » de ces artistes...

L'humour y est toujours aussi corrosif, cynique, glauque, avec de nombreux sous entendus plus ou moins explicites. Tout comme la précédente chronique sur Ultimate Ultimex, elle s'adresse au même public averti qui est conscient de ce qu'il va lire ; Egalement, si vous voulez offrir une histoire drôle à quelqu'un ne supportant guère la mentalité de ces artistes, vous avez trouvé le cadeau idéal.

Même si vous pouvez la lire en ligne, le livre est lui même fourni avec une édition de plutôt bonne qualité, et m'a fait beaucoup rire, même si j'avais déjà lu l'histoire il y a un petit bout de temps.
Et comme cette chronique est hélas assez courte à mon goût, étant donné que les arguments sur le style de dessin et l'humour sont presque les mêmes qu'Ultimate Ultimex, je vous parle en plus de Glory Owl, Volume 1, une bande dessinée plus modeste faite par plusieurs artistes dont Gad. 

Des strips à l'humour comparable, avec des personnages revenant parfois (Le Dr.Pute, notamment), même si cela tourne parfois au mauvais goût (je pensais par exemple au Grand-Père et sa petite fille), il y a plusieurs styles et tout s'ancre dans un méli-mélo de strips qui vous feront rire...même si tout le monde n'aurait pas la même réaction.

En ce qui concerne Ultimex et les artistes, il n'y a pas de réelle importance si l'on lit ça avant ou après Ultimate Ultimex. Vous pouvez même lire les deux simultanément.
C'est pareil pour Glory Owl, dont une suite est prévue, me semble t'il. Ce sont des bandes dessinées sans réelle timeline, donc à lire et à relire sans modération !

Pour ma part, je retourne à la lecture pour ma prochaine chronique (et faut que je me motive), et d'ici là, je vous laisse avec Tonton Ultimex qui vous apprendra à survivre aux attaques d'un tueur à gages et qui vous révèlera le succès d'un cocktail à base d'essence, fluides corporels, et vodka.

Psychic TV.

samedi 3 janvier 2015

Ultimate Ultimex, par Psychic TV.




Ecrit et Réalisé par Gad
Aux éditions Vraoum!

Attention : Cette bande dessinée est destinée à un public un peu plus averti que d'habitude. Humour trash, références douteuses, second degré, politiquement incorrect fortement présents.

Aujourd'hui, je vous propose une review spéciale.
Alors, je ne vais pas vous parler de super-héros, ni même de pitchs barrés digne d'une série Z ; même si notre personnage du jour est un sacré bonhomme, possède un certain égo, une force et des capacités martiales / militaires qu'on ne s'attendrait pas à retrouver chez un humain lambda, avec en prime un certain succès auprès des femmes (souvent grâce à certaines substances), il n'a rien d'un héros de comics ou quoi. 
Aujourd'hui, je vais traiter de quelque chose de particulier.

Il ne s'agit pas d'un comic, mais plus d'une bande dessinée regroupant des strips d'une page, ou une mini intrigue qui prend grand max huit pages. Aujourd'hui, c'est ULTIMATE ULTIMEX. Et non, Ultimex n'est pas le nom d'un médicament pour les lendemains difficiles. 

Publiée initialement sur ce site (http://ultimex.over-blog.com) Ultimex (et Steve, le faire-valoir prodige) nous raconte les « histoires » d'Ultimex que l'on peut décrire ainsi : 
  • Un homme ayant un œil géant à la place de la tête (et ça semble choquer personne),
  • Il travaille dans une boîte sans y travailler (il a trouvé comment être payé à rien faire en déléguant le travail à son collègue Aaron)
  • Il adore les biens de richesse extérieure
  • Il apprécie grandement la gent féminine dont il démontre très souvent ses talents de Dom Juan (et la façon dont les histoires se finissent, parfois de manière sordide).
Il est accompagné par Steve, un simplet ayant des tendances pédophiles / néo-nazies / homosexuelles, qui à du mal à conclure, et qui très souvent finit le dindon de la farce. Malgré tout, il reste le compagnon fidèle de beuverie / de bagarre, même s'il finit soit dans de beaux draps, soit dans une situation plus ou moins préférable à ce qui s'est passé 3 cases plus loin.


Ensemble, entre les bars, les anecdotes sur les films burnés des années 80, les discussions douteuses et les femmes, ils vont vivre un tas de péripéties, pouvant aller de la bagarre tout en dégustant un grec, à l'invasion totalement gratuite de l'île de Guernesey avec seulement deux personnes (eux !) et de l'équipement militaire sorti d'on ne sait où.


Malgré cette présentation un peu farfelue, Ultimate Ultimex est donc un recueil de strips de ces deux personnages, et l'humour pourra choquer, indigner, ou mettre mal à l'aise. Il est pas très courant d'entendre un personnage blaguer envers son hôte d'un jour un poil agaçant qu'il a profité de la présence de sa femme dans la cuisine pour la violer, la démembrer, et faire des choses avec le corps humain pour son simple plaisir.
Ou encore cette fameuse réplique :

« Steve, tu connais le dicton : Un ami, c'est quelqu'un que tu peux réveiller à trois heures du mat pour planquer le cadavre d'une pute enroulée dans du papier toilette. »

Je pense que j'ai annoncé la couleur, cette bande dessinée se destine à un public très averti, conscient de ce qu'il va lire. Si vous aimez l'humour très glauque, trash, un poil dérangé et décomplexé, que vous voulez vous marrer avec un humour loin des carcans coincés et politiquement corrects, vous êtes à la bonne adresse.
Le dessin, certes en noir et blanc, est assez sympathique et propose un rendu correct, digne d'un dessinateur sifflant sa troisième bouteille de tord-boyaux en pensant en dessin aux manières de torturer psychologiquement l'amant de sa femme. Et le livre, proposé dans une belle édition (mais que je suppose en tirages limités) est un bon départ pour découvrir ses histoires si vous n'avez pas vu le blog auparavant.



C'est un auteur que je suis depuis quelques années, et à l'annonce de la sortie de cette bande dessinée, je l'ai achetée non seulement pour soutenir l'auteur et sa maison d'édition (qui produit le jeu de cartes « Coups d'un Soir », fortement inspiré par la bande dessinée), mais également pour faire découvrir cela autour de moi. Les réactions vont de la stupeur aux éclats de rires coupables, mais cela ne laisse pas indifférent. 
A vos risques et périls, mais si vous cherchez quelque chose de drôle et de foutrement dérangé, allez-y.

Et si vous n'allez pas y jeter un coup d'oeil, imaginez les interactions que je pourrais faire avec les intestins de votre femme, votre chien, de la sauce Samouraï et un éthiopien souffrant de malnutrition.
-Ultimex


Psychic TV.

Si vous avez aimé...

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