dimanche 22 décembre 2013

Read in English #9: The Time Machine, de H.G Wells.















Hello, Livroscopians!

J'espère que vous allez bien, et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Bon, je vous l'avoue, je suis un peu en retard ce mois-ci: entre les partiels, les révisions, et Noël, j'ai un peu du mal à m'en sortir... Mais rassurez-vous, fidèles lecteurs, je vais tout faire pour parvenir à boucler le planning de Décembre, et pour cela je vous propose de découvrir un livre dont je vous parle depuis plusieurs semaines, un classique de la littérature, un livre culte, il s'agit de The Time Machine, de H.G Wells. Je l'ai lu en VO, dans le cadre du Challenge Read In English de mon amie Avalon (il s'agit de ma neuvième lecture, d'ailleurs). Je vous souhaite une bonne lecture de cet article!


H.G Wells, l'un des maîtres de la science-fiction:
Commençons, comme toujours, par parler un petit peu de notre auteur du jour, un monstre de la littérature SF, H.G Wells. H.G, ça signifie Herbert George, et l'ami Herbert est né en 1866 dans le Kent, en Angleterre. Il vient d'une famille plutôt modeste, son père gagne sa vie grâce au sport (il était joueur de cricket) mais à l'époque les sportifs ne gagnaient pas des millions et les enfants Wells se lancent rapidement dans le monde du travail. Herbert, qui se passionne pour l'écriture depuis des années, écrit ses premières histoires. Il connut assez rapidement le succès, et sa bibliographie, très prolifique, contient des titres tels que l'Île du Docteur Moreau (qui a notamment inspiré le livre l'Etrange Cas de Juliette M, dont j'ai parlé il y a quelques mois sur le blog), l'Homme Invisible, la Guerre des Mondes, et bien sûr la Machine à Explorer le Temps.
Marié deux fois, il eut également plusieurs aventures amoureuses, fut très engagé politiquement, et est aujourd'hui considéré comme l'un des maîtres ultimes de la SF avec ses livres repoussant toujours plus loin les limites de ce que l'homme est capable de faire.
Il meurt en 1946 à Londres, laissant derrière lui un héritage littéraire impressionnant qui inspire toujours des auteurs aujourd'hui: on peut citer le livre la Carte du Temps de Félix J. Palma.

The Time-Machine:
Résumé:




Nous voilà à Londres, à la fin du 19ème siècle. Plusieurs hommes sont rassemblés dans la maison d'un de leurs amis, appelé Traveller (le Voyageur), qu'ils attendent tous avec impatience. Car cet homme prétend avoir conçu une machine incroyable capable d'explorer le temps.
Lors de son arrivée, il raconte son voyage temporel jusqu'à l'an 802 701 où il a rencontré le peuple des Eloïs, dont il tente de comprendre le mécanisme, le langage et les manières. C'est un peuple simple, simplet, et harmonieux. Cependant, il découvre la disparition de sa machine. Alors qu'il la cherche, il se rend compte qu'un autre peuple, beaucoup plus inquiétant, les Morlocks, habitent sous la terre... 

Un travail de longue haleine:
Je l'ai mentionné plus haut, la bibliographie de H.G Wells est tout simplement impressionnante. On ne peut pas lui reprocher d'avoir été paresseux pendant sa carrière! Néanmoins, la quantité n'empêche pas la qualité: l'édition que j'ai nous raconte la longue conception de l'histoire de The Time Machine, histoire démarrée en 1888. The Time Machine est, grosso modo, le premier "gros" projet littéraire de H.G Wells, projet qu'il travaillera jusqu'à sa version définitive en 1924. Il existe donc plusieurs versions du roman de H.G Wells, même si l'histoire a surtout retenu la dernière.


La Terre, dans le futur:
Parlons un peu de la façon dont le futur est décrit dans ce roman. L'Homme, de façon générale, a tendance à espérer et à imaginer le futur comme un monde incroyable, où la technologie a fait ses preuves, où les voitures volent et où on peut communiquer par la pensée.

Néanmoins, c'est un peu la douche froide pour notre héros: pas de grandes avancées technologiques, bien au contraire, la nature a repris ses droits. Les Eloïs sont dépeints comme un peuple peu avancé, avec un vocabulaire très limité que le narrateur parvient à apprendre en quelques jours à peine. Craintifs, ils vivent simplement de fruits et sont quand même plutôt oisifs. A l'inverse, les Morlocks vivent dans des souterrains, et sont beaucoup plus violents: incapables de se déplacer en plein jour, ils sont plus portés sur la viande et ont dû s'adapter à leur mode de vie souterrain.

Ce qui est intéressant, c'est de constater que ces deux peuples très opposés sont des références à la société victorienne: les Eloïs représentent la bourgeoise, les hautes classes de la société, tandis que les Morlocks sont les descendants de la classe ouvrière et minière. Le livre peut donc se lire à plusieurs niveaux, comme une critique de la société où H.G Wells.



La fascination des voyages dans le temps:
Vous l'aurez compris rien qu'avec le titre du livre, son sujet principal est évidemment les voyages dans le temps. Et on peut le dire, ce thème fascine et nourrit encore aujourd'hui l'imagination de l'homme. Pourquoi? Tout simplement parce que l'homme est captivé par ce qui se trouve "en dehors" de ses limites, au delà de son contrôle. S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas contrôler, c'est évidemment le temps et le futur, d'où le succès des livres/films/séries qui portent là-dessus.

Au cinéma, outre les adaptations de The Time Machine (dont je parle un peu plus loin), on peut par exemple citer tout un tas de films. Parmi mes préférés, Minority Report de Steven Spielberg, dans lequel une police PréCrime arrête des individus avant même qu'ils ne commettent l'irréparable, ou Total Recall, où souvenirs côtoient monde futuriste. On peut noter que les deux films sont des adaptations d'oeuvres de Philip K. Dick.



En parlant de littérature, on peut noter le succès des dystopies ces dernières années avec par exemple The Hunger Games, mais surtout les livres de Ray Bradbury comme Fahrenheit 451 et les Chroniques Martiennes.

Pour finir par les séries, les fans du Visiteur du Futur pourront bientôt découvrir la saison 4 (baptisée Neo-Versailles, si je ne dis pas de bêtises), et Doctor Who a fêté ses 50 ans cette année, tout en étant au top niveau popularité. Le Fossoyeur de Films a d'ailleurs consacré une vidéo à la série, que voici:




Les adaptations cinématographiques:
Comme beaucoup de monuments de la littérature, The Time Machine a eu droit à ses adaptations cinématographiques. La première, et la plus connue, date de 1960. Réalisée par George Pal, cette version a reçu l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, et est devenue culte: la série Big Bang Theory propose d'ailleurs un épisode à son sujet, lorsque les héros achètent la machine du film.

La seconde version est beaucoup plus récente, elle date de 2002 et a été réalisée par l'arrière petit-fils de H.G Wells, Simon Wells. Son succès en salles fut plutôt modéré, et le film fut plutôt une déception. Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse avec le Pourquoi J'ai Raison et Vous Avez Tort par Durendal à son sujet.


Mon avis sur ce livre:
En travaillant pour cette chronique, je me suis rendue compte que j'avais posté, au final, très peu d'avis sur des livres de Science-Fiction, alors que c'est l'un des genres que je préfère, et que j'en lis beaucoup. Je vais essayer de combler cette lacune dans les mois à venir, et pour cela, rien de mieux que H.G Wells! J'ai découvert cet auteur lorsque j'étais au collège, avec le livre la Guerre des Mondes, livre que j'avais adoré. Depuis, je me suis beaucoup intéressée à lui, bien décidée à découvrir son oeuvre de plus près. Qu'ai-je donc pensé de The Time-Machine? Et bien ce livre est une bonne découverte.

Commençons par l'histoire: l'une des choses qu'il faut savoir, c'est que le roman est construit avec un récit enchâssé, notre narrateur fait partie d'un groupe venu écouter les pérégrinations du Traveller (ou Voyageur en français) à travers le temps. Je sais que beaucoup de lecteurs ne sont pas fans de ce système d'écriture, qui peut paraître lourd, mais personnellement je n'ai pas de problème avec ça: je trouve au contraire que cela apporte un côté "témoignage" qui rend le tout plus réaliste. Quant au coeur de l'intrigue, celle du voyage dans le futur, j'ai été captivée par le parcours du personnage, par sa découverte de ce nouvel univers. L'immersion était totale pour moi, je m'y suis crue!

Ce qui est, selon moi, le plus impressionnant dans ce livre, c'est la conception et la construction de ce futur: plutôt qu'un futur glorieux couronnant les avancées de l'homme, nous voilà face à un monde en pleine dégénérescence. L'auteur s'est inspiré de la situation sociale de son époque: la société victorienne, qui a tendance à être pas mal idéalisée ou fantasmée de nos jours, était en proie à des conflits sociaux importants, notamment en ce qui concerne la place et le rôle de la classe ouvrière. The Time Machine est une oeuvre qui peut se lire à plusieurs niveaux, ce qui la rend d'autant plus intéressante.



Pour conclure sur les points positifs, je dois également souligner le fait que le livre est assez court et plutôt accessible: j'ai bien aimé le choix de nommer les personnages principalement en fonction de leur métier, ce qui définit rapidement leur caractère, et surtout celui d'expliquer la démarche et les étapes scientifiques du projet du Voyageur. 

Je n'ai pas vraiment de points négatifs à relever sur ce livre, si ce n'est la présence de quelques passages un peu moins entraînants que le reste. The Time Machine est un bon roman, qui m'a fait passer un excellent moment de lecture, et que je recommande donc à ceux que ça intéresse!

Bref, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je réponds à tout le monde! La semaine prochaine, c'est Noël, mais je vous prépare néanmoins quelques chroniques pour fêter ça. Je vous souhaite une très bonne fin de week-end à tous, et prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*




10 commentaires:

  1. Encore un très bel article :)
    Tu m'as donné envie de découvrir cet auteur et ce livre!!

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  2. J'adore le thème des voyages dans le temps ! C'est vrai que ton analyse sur le thème est intéressante : si ça fascine c'est parce que le temps est l'une des rares choses qu'on ne peut pas contrôler. Mais perso, ce n'est même pas ça, c'est juste que j'adorais pouvoir voyager dans les époques, résoudre les grands mystères de l'histoire (genre est ce que Anastasia a véritablement été tuée ou qu'est il vraiment arrivé à Toutankhamon ? Qui était Jack l'Eventreur ?) Et participer aux grands événements de l'histoire, ce serait tellement kiffant non ?
    Je note ce bouquin en tout cas (voyage dans le temps oblige XD)
    Biz ma Angee ^^

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    1. Tu as raison, ça serait fascinant :D il y a plein de choses que j'aimerais savoir aussi!!!

      Gros bisous à toi :)

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  3. J'ai justement ce livre dans ma liseuse, mais je ne sais quand je pourrai me plonger dans sa lecture !
    J'avais vu à la télé il y a très très très longtemps une de ses adaptations cinématographiques... assez kitsch mais plaisante quand même... :)
    Héhéhé, je vois qu'on a les mêmes goûts pour Minority Report et Total Recall... ;)

    Passe un très bon réveillon de Noël, AnGee !:))

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    1. Aha effectivement ^^.

      Bonnes fêtes de fin d'année!!

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  4. Un livre que j'ai lu il y a un moment (j'étais au collège), et tout ça me donne envie de le relire :) ! (Une fois que j'aurais un peu vidée ma PAL ^^ !)

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    1. Bon courage, je suis en train d'essayer de faire la même chose xD

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  5. C'est un livre que j'ai lu il y a déjà un moment.
    J'avais mis beaucoup de temps à me décider à le commencer parce que j'avais peur d'être déçue par la vision de H.G. Wells des Morlocks (grande fan à l'époque des X-Men où l'on retrouve des parias mutants dans les égouts portant le nom de Morlocks)
    Finalement, je l'avais lu en espérant trouver une motivation des Morlocks pour vivre sous terre... ben non, je les ai trouvé violents et primitifs. C'est le seul détail qui m'a déçu dans ce livre, j'ai bien aimé le reste :)
    Par contre, j'ai trouvé très intéressante ce que tu soulignes (la représentation Eloïs = classe victorienne / Morlocks = classe ouvrière), ça donne une dimension autre au livre ^_^

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    1. Les Elois aussi sont primitifs au final, tout le monde a régressé! Je note le parallèle avec X-Men ^^

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