lundi 1 juillet 2013

Challenge Boris Vian #1: Elles se rendent pas compte.




Bonjour à tous, amis lecteurs!

Je suis ravie de vous retrouver en ce jour très spécial qu'est le 1er Juillet! Spécial? Et oui, car non seulement nous allons passer un nouveau mois ensemble (et j'espère qu'il va vous plaire!), mais en plus c'est mon anniversaire, et j'ai décidé pour l'occasion d'inaugurer un tout nouveau Challenge qui me fait de l'oeil depuis plusieurs semaines: il s'agit du Challenge Boris Vian, lancé par l'Oeil qui Fume sur son blog (que je vous conseille!). Pourquoi Boris Vian? Tout simplement parce que je suis une grande fan de cet auteur depuis plusieurs années, et j'ai eu envie de me faire un peu plaisir en participant à ce Challenge. Je vous présenterai une dizaine de livres sur plusieurs mois (le Challenge termine le 1er Avril 2014), et nous allons commencer avec Elles se rendent pas compte. Bonne lecture à tous et à toutes!

Pour plus d'informations pour le Challenge: L'Oeil qui Fume.


Boris Vian: quelques mots sur notre auteur du jour!

Commençons par parler un peu de Boris Vian, afin de savoir un peu à qui on a affaire! 
Né en 1920, Boris Vian cumule les casquettes: on le connait en tant qu'auteur, mais il fut également poète, musicien, parolier, scénariste... Bref, c'est un bosseur!
Passionné de jazz, il se marie en 1941 à Michelle, qui va profondément influencer son travail et avec laquelle il va avoir un garçon.
Niveau écriture, il a essayé un peu de tout: des romans (l'Ecume des Jours, l'Arrache-Coeur), également sous le nom de Vernon Sullivan (voir plus loin), des nouvelles, du théâtre (l'Equarrissage pour tous), la poésie (Je voudrais pas crever)... Certains de ses livres furent de vrais scandales, il a également dénoncé plusieurs conflits, se mettant parfois à part. 
Il meurt dans des circonstances très particulières, le 23 Juin 1959, avant ses quarante ans, lors de la projection du film J'irai cracher sur vos tombes, adaptation de son roman contre laquelle il s'est battu. 


Comment j'ai découvert Boris Vian.
Comme je l'ai dit plus haut, ce Challenge est vraiment un plaisir pour moi, car je suis fan de Boris Vian depuis très longtemps, et j'avais envie de vous raconter un peu comment tout a commencé.



J'ai découvert assez tôt Boris Vian, lorsque j'étais au collège, via la chanson le Déserteur: je cherchais une chanson en français pour le cours de musique (mon prof de l'époque était très "ancienne école", les chansons anglaises avaient sur lui le même effet que la Kryptonite sur Superman), et je suis tombée sur celle-ci. Elle m'a marquée, mais pas au point de me pousser dans les bras de Boris Vian.

C'est en seconde que j'ai lu mon premier roman de cet auteur: il s'agit de l'Arrache-Coeur (à ne pas confondre avec l'Attrape-Coeur, de Salinger), et j'ai été à la fois écoeurée et époustouflée. Ce livre fait désormais parti de mes favoris, et m'a littéralement secouée. J'ai donc commencé à lire touuuuus les livres de Boris Vian, pour mon plus grand plaisir, et je lui avais même consacré une page dans mon recueil de poésie de première ^^. Depuis, Boris Vian ne me quitte pas, et est toujours très bien placé dans mes auteurs préférés...



Elles se rendent pas compte:



Résumé:
Ce 29 Juin, le héros, Francis Deacon s'épile les jambes, se rase la moustache, met un corset... Pourquoi? Tout simplement pour se rendre à la fête de son amie Gaya, espérant la rendre jalouse dans ce costume improbable. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il va découvrir que Gaya se drogue, et pire encore, qu'elle va se marier avec un certain Richard Walcott, dont on comprend dès qu'on le voit que les femmes sont loin d'être sa passion... Francis est prêt à tout pour empêcher ce mariage, même à se mettre en travers du chemin de Louise Walcott, la soeur de Richard, une lesbienne qui dirige un gang effrayant! Heureusement, Francis a deux atouts: son frère Ritchie, prêt à tout pour l'aider, et son travestissement... 

Vernon Sullivan:
Je tenais à apporter une petite précision sur l'origine du roman: à la base l'auteur était Vernon Sullivan. Mais qui est ce Vernon Sullivan? Tout simplement l'autre identité de plume de Boris Vian: vers le milieu des années 1940, Vian a cherché à se diversifier et a décidé de créer ce personnage, un auteur américain spécialisé dans les policiers noirs, dont il se prétendait le traducteur. Il a publié quatre romans sous ce pseudonyme, dont J'irai cracher sur vos tombes, des romans controversés et scandaleux. Je pense vous présenter les quatre Vernon Sullivan, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Mon avis sur ce livre:



J'avais déjà lu ce livre lorsque j'étais plus jeune, lorsque j'avais 16 ou 17 ans, et à l'époque, j'avais tout simplement adoré! Je ne vous le cache pas, dans une ère où la plupart des adolescentes me parlaient de Twilight, j'avais l'impression d'être une rebelle en lisant du Boris Vian, d'autant plus que je trouvais cet auteur incroyablement original et foufou. 

Aujourd'hui, j'ai 21 ans, et j'ai un peu plus de "background" littéraire derrière moi, donc en rouvrant ce roman, je me suis demandée si j'allais aimer autant, ou si mon opinion allait changer après quatre ans de lecture et de changements dans ma vie... La réponse? Mais j'ai encore adoré messieurs dames!

Dès les premières pages, nous sommes entraînés dans les aventures de Francis Deacon, des aventures complètement improbables, folles et barrées. Je pense qu'il est impossible de s'ennuyer avec ce roman: on va de péripéties en péripéties, on passe d'une course-poursuite en bateaux à une bagarre d'une virilité incroyable, le tout à une vitesse folle. Le livre est assez court, mais ce qui s'y passe est dense, et l'intrigue très, très originale!

En ce qui concerne les personnages, j'ai tout de suite accroché à Francis, qui est terriblement drôle, mais aussi à son frère Ritchie: ils forment un vrai duo à la Starsky et Hutch, et même les personnages secondaires (je pense surtout à Louise Walcott ou à Donna) sont accrocheurs. Par contre, je tiens à prévenir: l'image de la femme en prend un coup!

L'humour est également l'un des grands moteurs de ce roman: je fais partie des gens qui sont capables de rire à gorge déployée face aux traits d'humour et aux jeux de mots de Boris Vian, un humour travaillé et intelligent, donc les amateurs se régaleront!

En bref, ce livre est l'un de mes préférés, mais je tiens à apporter une précision: je pense que pour vraiment l'apprécier, il faut être réceptif à l'univers de Boris Vian, et savoir faire un peu faire la part des choses entre littérature et réalité. Par exemple, dans ce roman, les femmes sont assez mal présentées, tout comme les homosexuels, mais il faut le prendre avec humour et recul. Donc si Boris Vian ne vous parle pas à la base, je doute du fait que vous puissiez apprécier ce roman. Les autres, foncez!

La citation Boris Vian:
Nouveauté pour ce Challenge, je vais vous présenter à chaque fois une citation, histoire de varier les plaisirs! La citation du jour, la voilà!

"Ton fiancé, je sais pas d'où elle sort, mais il est vilaine."


Et voilà, j'espère que vous avez aimé cet article! J'ai déjà hâte de vous présenter ma prochaine lecture de Boris Vian, mais ce sera pour le mois prochain. On se retrouve très vite sur le blog, en attendant n'hésitez pas à me laisser votre avis sur ce livre si vous l'avez lu, ou vos suggestions lecture, vos conseils, vos critiques ou autres, c'est toujours un plaisir de partager avec vous! Prenez soin de vous,

A très vite!

AnGee Ersatz*

vendredi 28 juin 2013

Challenge Pretty Little Liars #3: Perfect, de Sara Shepard.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien! Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel article qui n'a rien à voir avec notre thématique du mois, l'Histoire, mais qui, je l'espère, vous plaira! Si vous suivez le blog, vous savez peut-être que je me suis lancée le mois dernier un nouveau défi: celui de lire l'intégralité de la saga Pretty Little Liars, de Sara Shepard, commencée en 2006 et dont la publication est toujours en cours (le treizième tome, Crushed, est d'ailleurs sorti il y a quelques semaines!), ainsi que les livres dits "hors-série". C'est grâce à la série, qui compte actuellement quatre saisons (en cours de diffusion aux Etats-Unis!), que j'ai décidé d'entreprendre cette lecture car j'ai tout de suite accroché aux aventures d'Aria, Spencer, Emily et Hanna. Aujourd'hui, nous allons découvrir Perfect (Rumeurs en français), le troisième tome. Je vous souhaite donc une excellente lecture de cet article!


Ce qu'il s'est passé au tome précédent...

Commençons par un petit résumé de ce qui s'est passé dans Flawless, le second tome de la série. Si vous n'avez pas encore lu ce roman et que vous souhaitez éviter les spoilers, ne lisez pas la suite! Je vais essayer au possible de ne pas en faire mais on ne sait jamais!

Spencer traverse une vraie crise familiale: sa famille a découvert sa relation avec Wren, le petit ami de sa soeur Melissa. Une relation qui avorte lorsque Melissa parvient à remettre le grapin sur le jeune homme, au grand désarroi de Spencer qui, pour se venger de tout ce que son aînée lui fait subir, plagie l'une de ses anciennes copies pour un devoir important.
Emily gère mal la découverte de son homosexualité et ses sentiments naissants mais forts envers la belle Maya. Elle trouve en Toby Cavanaugh un soutien de poids, un nouvel ami.
Aria, elle, fait face à la séparation de ses parents suite à la lettre de A à sa mère, révélant la tromperie de son père. Elle a aussi du mal à oublier Ezra, le beau prof de littérature. Mais sa rencontre avec Sean va tout changer.
Pour finir, Hanna souffre du comportement de son père qui semble obnubilé par sa nouvelle compagne et sa fille. En plus, elle découvre qu'Aria lui a volé Sean!
Les quatre filles, toujours menacées par A, vont avoir un premier suspect pour le meurtre d'Alison: Toby, qui se serait vengé du comportement d'Alison envers lui et sa demie-soeur Jenna, devenue aveugle suite à un mauvais tour de la bande...


Perfect:



Résumé:
L'histoire commence par un flashback: Aria, Spencer, Emily, Hanna et Alison passent un moment ensemble, mais le comportement de cette dernière est assez étrange, elle semble vouloir cacher des choses à ses amies. Aria se lance dans le tournage d'un pseudo talk show avec ses amies, talk show auquel Ian, le petit ami de Melissa, prend part.

Puis, nous voilà de retour dans le présent. Toby Cavanaugh, que les filles soupçonnaient d'avoir tué Alison, s'est suicidé, éloignant encore un peu plus nos héroïnes les unes des autres. Autre événement: le silence radio de A sur plusieurs semaines, qui laissent penser aux filles que toute cette sordide histoire est finie. Mais la diffusion d'une des vidéos d'Aria (décrite plus haut) va relancer la machine...



Spencer, qui se lance dans une thérapie pour surmonter ses problèmes avec Melissa, doit faire face à une situation imprévue: sa copie plagiée sur sa soeur est choisie pour un prestigieux concours et A la menace de tout dévoiler. Dans le même temps, elle se pose de plus en plus de questions sur son implication dans la disparition d'Alison.

La situation pour Aria est aussi très tendue: elle ne parle plus à son père, et sa mère, furieuse des secrets, lui demande de quitter la maison. C'est chez Sean qu'elle trouve refuge, mais elle n'arrive pas à oublier Ezra, son professeur, dont elle est secrètement amoureuse. Secrètement? Non, A le sait.

Dans le cas d'Hanna, c'est son amitié avec Mona qui prend de mauvaises directions: Mona reproche à Hanna de ne pas être assez impliquée dans leur relation, et fait courir d'affreuses rumeurs sur elle. Elle retrouve Lucas, un ringard de l'école, qui l'accepte telle qu'elle est, pour son plus grand bonheur!

Enfin, A va jouer un sale tour à Emily, en dévoilant son homosexualité au grand jour. Ses parents la forcent à suivre un programme pour "la guérir". Mais peut-elle vraiment changer? Peut-elle oublier Maya?

L'identité de A est toujours un mystère, et les filles se sentent de moins en moins en sécurité à cause d'un étrange voyeur qui rôde à Rosewood. Mais A va commettre une erreur...


Les ressemblances et différences avec la série:

Comme je suis aussi la série, j'ai trouvé qu'il était important de relever les ressemblances et différences entre les romans et l'adaptation. Je sais qu'en France, seule la première saison a pour l'instant été diffusée sur D17, donc rassurez-vous, il n'y aura pas de spoilers sur les autres saisons ;).

Commençons par les ressemblances: tout d'abord, on retrouve dans son ensemble l'intrigue du roman dans la série. Mona et Hanna se disputent en effet à cause de la distance qu'Hanna installe de plus en plus, sans le vouloir, dans leur relation; Hanna rencontre effectivement Lucas, avec lequel elle devient très amie. Aria doit effectivement faire face à la séparation de ses parents suite à la lettre de A, et est toujours sous le charme d'Ezra. Quand à Spencer, elle a plagié sa soeur dans la série et dans les livres. Emily souffre aussi des conséquences de son homosexualité dévoilée. La fin du roman, que je ne vais pas vous dévoiler par respect pour ceux qui souhaitent le lire, est aussi très proche de l'un des épisodes.

En revanche, je trouve que la série est beaucoup plus libre concernant les détails: par exemple, Hanna ne s'est pas séparée Sean, même si il y a de l'eau dans le gaz. Le père d'Aria ne s'est pas jeté dans les bras de Meredith pour vivre avec elle, et dans le roman, ce n'est pas Maya, mais Emily qui est menacée d'être envoyée loin de Rosewood à cause de son homosexualité. Dans Perfect, Spencer se rend également chez une psy et subit une séance d'hypnose. Et là encore, comme je l'avais remarqué dans les deux précédents tomes, les filles sont loin de partager la complicité que l'on peut voir à l'écran!


Mon avis sur ce roman:

Si vous suivez mon blog, vous avez peut-être vu mes avis, plutôt positifs, sur les deux premiers romans de la saga. Là, encore une fois, j'ai globalement apprécié Perfect, voici pourquoi!

-Ce que j'aime beaucoup, c'est que Sara Shepard exploite à parts égales ses quatre héroïnes, chacune a ses particularités, ses problèmes, et je pense que chacun peut se retrouver en elles. Le changement fréquent d'héroïnes empêche l'ennui, ce que j'ai beaucoup apprécié. Personnellement, j'aime énormément Spencer, mais je suis plus proche d'Hanna. J'aime globalement les quatre filles!

-Comme vous le savez peut-être, tout tourne autour d'Alison, l'amie décédée des héroïnes. Sara Shepard nous propose de découvrir ce personnage grâce à des flashbacks qui nous permettent de comprendre l'influence qu'elle avait sur ses amies, mais aussi d'avancer, petit à petit, dans la résolution du meurtre d'Alison. A la base, dans la série, Alison ne m'intéressait pas tellement, mais plus le temps passe, plus elle me fascine!

-J'ai mentionné plus haut les différences entre le roman et la série. Je sais que certains aiment la fidélité à fond dans les adaptations, et d'habitude j'en fais partie! Mais là, les différences ne me dérangent pas spécialement, au contraire: j'apprécie de découvrir une version différente des aventures de Spencer, Aria, Hanna et Emily.

Pour finir, je n'ai qu'un petit point négatif à relever, le même que dans les tomes précédents, d'ailleurs: je regrette le manque d'amitié entre les filles, alors qu'à l'écran elles sont très proches. Je trouve qu'elles sont très froides les unes avec les autres dans le roman, et ça gâche un peu l'effet!

En bref, je suis bien décidée à continuer mon Challenge Pretty Little Liars, avec le tome 4! N'hésitez pas à me laisser votre vais sur ce livre si vous l'avez lu, ou sur la série/saga en général en commentaire! On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures, en attendant portez-vous bien!

AnGee Ersatz*


mercredi 26 juin 2013

Hors-Série #7/Destins de Femmes #14: La Fille de l'Archer de Brussolo.



Bonjour à vous, mes Livroscopiens!

Il est temps de sortir les mouchoirs... Car voilà le tout dernier article de Juin et le dernier de notre hors-série spécial Histoire. Je vous remercie d'avoir été aussi nombreux à me rendre visite! Le prochain mois à thème aura lieu en Septembre... Mais en attendant, nous allons finir en beauté avec un roman d'un auteur que j'aime énormément, et qui a été l'un des auteurs de mon enfance, Serge Brussolo! Je suis tombée par hasard sur l'un de ses livres récents, baptisé la Fille de l'Archer, et comme il correspondait totalement à notre thème, j'ai décidé de vous le présenter! Je vous souhaite donc une très bonne lecture :)


Quelques mots sur Brussolo.


Commençons par quelques mots sur notre auteur du jour, Serge Brussolo! Né en 1951, il se passionne très tôt pour la littérature, puisqu'il commence dès l'adolescence à écrire, tout d'abord du fantastique et de la science-fiction, deux genres pour lesquels il se fait vite remarquer du public. Il se diversifie aussi, et propose des romans policiers en travaillant avec la collection le Masque. 

Ces dernières années, il s'est également tourné vers la littérature jeunesse, avec des sagas comme Peggy Sue, ou Sigrid et les Mondes Magiques. 

Il continue toujours écrire, et a reçu plusieurs prix pour son travail. 


La Fille de l'Archer:



Résumé:
France. Moyen-Âge. Règne de Charles VI. Wallah est une toute jeune fille qui a rejoint avec son père, archer hors pair au passé mystérieux, une sorte de cirque itinérant qui gagne sa vie grâce à des déguisements de monstres, des demoiselles pas farouches, et le talent du père de Wallah. Malheureusement, celui-ci, gravement malade, meurt soudainement, laissant la jeune fille sans soutien, paniquée à l'idée de servir elle aussi de prostituée de Bézélios, le chef de la troupe... Mais une rencontre inattendue va changer son destin: celle de la Murée, une sorcière qui lui propose un don, celui de toucher sa cible sans erreur dès qu'elle l'imagine dans sa tête. Le deal est simple: une flèche = un an de sa vie. Wallah accepte, et c'est ainsi qu'elle va entraîner la troupe dans une chasse au monstre sur les terres du comte Ornan, un mystérieux personnage qui vit retranché dans son château...

Une plongée dans le Moyen-Âge.
Ce mois-ci, on parle d'Histoire. Si j'ai pas mal parlé des Lumières, de Louis XIV et tout et tout, je tenais aussi à parler du Moyen-Âge qui est l'une de mes périodes préférées. 
L'intrigue de ce roman prend racine dans le Moyen-Âge de Charles VI, surnommé le Bien-Aimé ou le Fol, de la dynastie des Valois. Brussolo s'intéresse particulièrement à certains éléments de cette époque: tout d'abord, la grande influence de la religion, qui s'immisce dans toutes les sphères de la société; le règne des seigneurs qui traitent les paysans comme des moins que rien; la peur et l'Obscurantisme (on voit par exemple des paysans paniqués à l'évocation du simple nom d'Ornan...)... Une ambiance qui ressort à la lecture!

Mon avis sur ce livre:
Brussolo et moi, c'est une histoire qui commence quand j'étais petite: j'ai découvert cette auteur à l'âge de huit ou neuf ans, avec sa saga désormais très connue, Peggy Sue, qui raconte l'histoire d'une jeune fille qui est la seule à voir des fantômes, fantômes qui lui rendent la vie impossible. Par la suite, j'ai lu Sigrid et les mondes perdus (que j'adore!), et également Elodie, un livre complètement dingue sur une jeune princesse exilée sur Terre. 



Pendant quelques années, je n'ai pas eu le temps ni l'occasion de lire d'autres romans de Brussolo, et j'ai donc sauté sur la Fille de l'Archer lorsque j'ai vu le livre à la bibliothèque. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en ouvrant le roman, et au final, c'est une bonne surprise! Je suis très fan de l'ambiance Moyen-Âge, troubadours et seigneurs impitoyables, aussi j'ai beaucoup aimé l'univers de ce roman. L'intrigue a un pied dans la réalité et dans les mythes et légendes du Moyen-Âge, que ce soit avec la créature que rencontre Wallah, ou avec la peur du monstre qui menace le château d'Ornan. On a vraiment l'impression de lire une épopée médiévale, avec une belle histoire.

Les personnages sont assez plaisants, j'ai particulièrement aimé Wallah, l'héroïne, par sa courage et sa volonté d'échapper au destin de prostituée que la mort de son père lui réserve. Je dois vous l'avouer, son talent est numéro 2 dans ma liste "les pouvoirs que j'aimerais avoir", juste après la capacité de geler des trucs avec mes mains, et avant la téléportation (ouais, j'ai une liste xD), donc j'ai été passionnée par l'utilisation qu'elle en fait, son dilemme (est-ce que cette flèche vaut une vie, ou pas?). J'ai aussi bien aimé Ornan et les autres personnages secondaires qui apportent mine de rien beaucoup à l'histoire! 

Le seul bémol, c'est que Brussolo installe des petits mystères (du genre: d'où vient le père de Wallah?), mais pour l'instant, on n'a aucune information sur une potentielle suite... J'espère vraiment qu'il y en aura une, parce que j'ai peur de rester sur ma faim!

Ce livre me donne envie de reprendre un peu mes lectures de Brussolo, mises entre parenthèses ses dernières années. N'hésitez pas à me laisser des suggestions de lecture en commentaire. Notre mois Histoire se termine donc sur ce roman, je vous remercie encore une fois de votre participation, que ce soit par article (Parthenia), vidéo (Clélia), commentaires, partages, réactions... C'est grâce à vous que ce blog existe! Pour vous remercier, j'ai organisé un concours, donc les règles se trouvent sur Facebook :). On se retrouve dès lundi pour le tout premier article de Juillet! 

Portez-vous bien,

AnGee Ersatz*

lundi 24 juin 2013

Hors-Série Histoire #6/Masse Critique de Babelio: Trash Cancan, de Caroline Guillot.




Livroscopiens, livroscopiennes!

Les vacances approchent à grands pas, les résultats du bac aussi, mais le Livroscope ne chôme pas, au contraire: je peux déjà vous le dire, le programme des vacances est bien chargé et j'espère qu'il va vous plaire! En attendant, je vous propose de finir le mois de Juin avec les deux derniers articles consacrés à l'Histoire avec un grand H et le concours qui va avec (pour plus d'informations, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook, le lien se trouve en fin d'article). Et aujourd'hui, je vais vous présenter un livre que j'ai pu découvrir grâce à l'opération Masse Critique organisée sur Babelio: il s'agit de Trash Cancan: la véritable histoire des rois et des reines de France, de Caroline Guillot. Je remercie donc Babelio et la maison d'édition Chêne de m'avoir choisie, et j'espère que cet article vous plaira! Bonne lecture :)


Tout d'abord... le principe du Masse Critique!

Avant tout, je tenais à expliquer, pour ceux qui ne connaissent pas, le principe de Masse Critique. Il s'agit d'un rendez-vous organisé par le site Babelio (que je conseille, avec Livraddict, aux amoureux de lecture!): le site propose un nombre tout bonnement incroyable de livres à chroniquer, de tous les genres et pour tous les goûts. Pour y participer, c'est bien simple: il faut être membre de Babelio, avoir déjà publié des critiques sur le site (rassurez-vous, vous n'êtes pas obligé de posséder un blog pour cela, ni pour participer au Masse Critique d'ailleurs). 

Le jour venu, il faut arriver tôt sur le site pour être sûr de pouvoir sélectionner les livres de votre choix (personnellement, je me suis un peu fait avoir par le temps!), et le site nous prévient assez vite si l'on est sélectionné. Ensuite, on reçoit le/les livre(s), et on doit le(s) lire et le(s) chroniquer en un mois. 

Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à vous rendre sur la page dédiée au Masse Critique sur Babelio.



Pourquoi j'ai choisi ce livre?
C'est la toute première fois que je participais à ce rendez-vous: la veille, j'avais fait une liste des livres que je rêvais de lire, et le lendemain matin, à 8h45, j'étais sur le site! Malheureusement, en à peine quinze minutes, la grande majorité de ces livres étaient déjà pris... J'ai quand même réussi à sélectionner Trash Cancan, qui me faisait de l'oeil en raison de son titre original, de sa jolie couverture, et du résumé qui tape à l'oeil. Autrement dit, je suis vraiment ravie d'avoir été choisie par le site pour lire ce livre!

Trash Cancan: la véritable histoire des rois et des reines de France.



La petite histoire de Trash Cancan:
En lisant la préface du livre, on apprend beaucoup de choses sur la naissance de Trash Cancan. Je résumé en quelques lignes: Caroline Guillot, l'auteure, est un fait férue d'Histoire de France, mais ne parvenait pas à trouver de livres qui lui conviennent pour la raconter. C'est qu'elle cherchait: du sang, du sexe, du potin, bref, les dessous de l'Histoire. Du coup, elle a crée un blog, baptisée Trash Cancan, qui recense avec ses illustrations toutes les anecdotes les plus improbables et les plus farfelues que l'on puisse imaginer!

En 2012, elle gagne le Golden Blog Awards catégorie Culture Générale, et c'est comme ça qu'elle a pu transformer son blog en livre. Une chouette histoire, en somme!

Pour les intéressés: Trash Cancan, le blog.


La quatrième de couverture:

Qui aurait cru que les valets de Charles 6 étaient obligés de se déguiser en diable pour qu'il accepte de se laver? Ou que Saint Louis avait mené ses grandes croisades alors qu'il était atteint de crises aiguës de dysenterie?

Version papier du célèbre blog de Trash Cancan, cet ouvrage rassemble nombre d'anecdotes croustillantes et de récits saignants sur la vie des rois et des reines de France. De Clovis, premier roi chrétien, à Louis-Philippe, en passant par Louis 14, bâtisseur de Versailles, ou Marie-Antoinette, découvrez les souverains sous un nouveau jour.

Grâce à ses dessins humoristiques, Caroline Guillot présente l'histoire de France de manière inédite et décalée. Une chose est sûre, Trash Cancan ne vous fera pas mourir d'ennui! 


Le principe:

Comme il ne s'agit pas d'un roman, je ne peux pas vous proposer de résumé, mais plutôt une petite explication de la façon dont fonctionne ce livre.

Le lecteur découvre, de façon chronologique, les différentes dynasties de notre Histoire, et Caroline Guillot s'attarde sur quelques membres de chacune d'elles pour nous les présenter de la façon suivante: un petit résumé de sa vie, une anecdote un peu croustillante, des dessins qui racontent des événements importants et, si besoin, une ou plusieurs pages de "rab" qui nous apprennent davantage de choses, ou nous proposent de jouer avec l'Histoire, le tout avec humour! 

Toute l'Histoire y passe, même les rois les moins connus, et c'est donc curieuse que j'ai ouvert ce livre aux trois objectifs: l'apprentissage, l'humour, et le divertissement... 






Ce que j'ai pensé de ce livre:



Autant vous le dire, j'étais très intriguée par ce livre. Même si j'adore l'Histoire et surtout les rois de France (j'ai passé deux années en vacances à visiter les Châteaux de la Loire, François Ier n'a plus de secrets pour moi. Et en plus, j'adore Stéphane Bern!), je ne lis que très rarement des livres "documentaires" sur l'Historie, par manque de temps et d'envie. Mais la promesse de lire un livre "fun" m'a poussée vers ce livre. 

Et je dois le dire, j'ai complètement A-DO-RE Trash Cancan! C'est vraiment une excellente surprise, et voici pourquoi:

-Tout d'abord, d'un point de vue purement esthétique, je trouve que c'est un beau livre. La couverture est attrayante, les dessins à l'intérieur sont beaux, la mise en page est impeccable. C'est le genre de livres que j'aime avoir entre les mains!

-Ensuite, j'ai appris énormément de choses grâce à Caroline Guillot: il y a beaucoup de rois et de reines que je ne connaissais pas, ou alors que de nom; et même sur les rois très connus (Louis XIV, vous connaissez? ^^) j'ai pu approfondir mes connaissances. Le vrai plus, c'est que le style de l'auteure est loin d'être pompeux, au contraire: ce qu'elle nous dit est clair, précis, et intéressant! Moi qui ne supporte pas les phrases à rallonge des bouquins d'Histoire, j'ai été conquise. 

-Les anecdotes "dessous de l'affaire" sont franchement intéressantes et aussi très drôles (je reparlerai de l'humour un peu plus loin). Mes préférées: les valets obligés de se déguiser en diable pour convaincre Charles 6 de prendre son bain, car sinon il irait en enfer; Catherine de Médicis qui clashe (oui, carrément!) Diane de Poitier, la Maîtresse du Roi; la femme de Clodomir qui préfère que ses trois fils se fassent tués plutôt que de les voir tondus... Bref, des anecdotes plus folles que les autres, qui nous montrent à quel point la royauté, c'est pas forcément ce que l'on croit!

-Le livre est également très ludique, l'auteure nous propose très souvent des "mini-dossiers" sur les maîtresses de tel roi, ou sur les lois instaurées par un autre... Mais aussi des jeux! Je crois que les jeux de ce livre sont les plus improbables mais aussi les plus drôles de l'univers: vous rêviez d'un jeu de l'oie spécial Guerres de Religion? Caroline Guillot l'a fait! Vous avez envie de décoder des pamphlets ou de démêler de sordides affaires de cour? Vous pouvez désormais le faire grâce à Trash Cancan! Honnêtement, j'espère un jour voir un jour de sept familles Trash Cancan, ou un jeu de plateau du type "Incarnez Charlemagne dans ses conquêtes!", car j'ai adoré ce qu'a fait Caroline Guillot!

-Pour finir, un petit mot sur l'humour. J'ai trouvé le livre assez drôle, même si certaines blagues ont, comme dirait ma mère "une barbe comme ça!", j'ai ri plusieurs fois, et j'apprécie l'humour un peu Grosses Têtes (oui, Philippe Bouvard, je vous adore!), donc si vous aimez le divertissement, vous vous régalerez!

Le seul petit bémol que j'ai à faire, c'est que j'en aurais voulu encore! J'ai tellement aimé le travail de l'auteure, j'espère une suite! Je conseille donc vivement ce livre à ceux qui aiment l'Histoire, évidemment, qui ont envie d'une lecture originale, rafraîchissante, drôle et avec de belles illustrations! 

En bref, j'ai complètement craqué pour l'humour et l'intelligence de ce livre qui est, selon moi, l'une des façons les plus originales de découvrir les dessous de l'Histoire de France. Je vais suivre avec attention le blog, en espérant que Caroline Guillot proposera d'autres livres aussi frappadingues (oui, ce mot n'existe pas!) que celui-ci! On se retrouve mercredi pour un nouvel article, en attendant, portez-vous bien!

A très vite!

AnGee Ersatz*

Si vous avez aimé...

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