dimanche 13 novembre 2016

The Dressmaker de Rosalie Ham.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique. Après nous êtres penchés sur la poésie d'Emily Brontë, onn se retrouve aujourd'hui pour découvrir ensemble l'une de mes récentes lectures, un roman récemment adapté au cinéma avec, dans le rôle principal, la célèbre actrice Kate Winslet. Ce roman, c'est The Dressmaker, écrit par Rosalie Ham. J'ai lu ce livre il y a quelques jours, et j'ai eu envie de vous en parler. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Rosalie Ham, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, je vous propose de nous pencher un peu sur Rosalie Ham, notre auteure du jour. Née en 1955, Rosalie Ham est une auteure australienne. Elle a grandi avec des parents fermiers en étant très proche de la nature. Après des études littéraires, Rosalie Ham a rapidement attaqué une carrière d'auteure en commençant par du théâtre et des pièces diffusées à la radio. Mais elle s'est vite tournée vers le roman comme genre de prédilection. Elle a pour l'instant publié trois romans: The Dressmaker, récemment adapté au cinéma; Summer at Mount Hope et There should be dancing. C'est sur le premier que nous allons nous pencher aujourd'hui!

The Dressmaker:
Résumé:
Voilà des années et des années que Myrtle Dunnage, qui préfère qu'on l'appelle Tilly, a quitté son village natale, situé en Australie, après une tragédie. Elle a passé de nombreuses années à l'étranger, voyageant en Europe et apprenant l'art de la mode auprès des plus grands. Lorsqu'elle revient et retrouve sa mère, mentalement instable et physiquement fragile, elle devient la coqueluche du village grâce à ses créations. Mais le pire peut aussi se produire...

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous connaissez un peu le blog, vous avez sûrement l'habitude de mes chroniques à rallonge. J'aime écrire de longues chroniques, et parfois quand je suis vraiment inspirée, c'est un peu difficile de me contenir et de ne pas écrire quelque chose de trop long. Néanmoins, comme vous l'aurez peut-être remarqué, cette fois ma chronique est assez courte. Et pour cause: je ne suis pas parvenue à finir ce roman, une grosse déception pour moi...

Avant de lire ce roman, j'avais déjà remarqué que pas mal de gens avaient été déçus lors de leur lecture. Le livre a une note assez basse sur Livraddict, et j'ai lu quelques chroniques très mitigées sur plusieurs blogs et forums. Néanmoins, comme les goûts et les couleurs, ça change d'une personne à l'autre, je m'étais dit que je ne perdais rien à tenter ma chance. 


Ce roman a selon moi plusieurs problèmes. Le premier est sans aucun doute la narration, que je trouve très étrange. Je l'ai trouvée très bancale: arrivée à plus d'un tiers du roman, j'avais l'impression que l'histoire n'avait pas encore commencée. Il y a beaucoup trop d'alternances entre les différents personnages, si bien que ça casse parfois l'action, créant un sentiment de longueur assez désagréable. 

En parlant des personnages, je dois avouer que je n'ai pas vraiment accroché à aucun d'entre eux. Mon problème principal, c'est Tilly: j'ai eu le sentiment de la voir toujours de loin, mais de ne jamais vraiment l'approcher. Je ne sais pas si les cinquante dernières pages de l'histoire nous renseigne davantage sur qui elle est et le pourquoi du comment. J'avoue ne pas avoir l'impression de la connaître ni de comprendre ce qu'elle fait. C'est dommage. 

Je n'ai pas non plus apprécié le style de l'auteure, que je découvre avec ce livre. J'ai trouvé sa façon d'écrire très plate, ça manquait vraiment de densité pour moi. Je garde cependant à l'esprit que ce genre de style peut plaire à d'autres personnes et qu'il s'agit aussi d'un premier roman: sa façon d'écrire a peut-être depuis évolué.

The Dressmaker a été pour moi une grosse déception. J'espérais vraiment aimer ce roman et passer un bon moment avec. Malheureusement, ce livre n'est pas pour moi. Il risque en revanche de plaire à certains d'entre vous, donc si il vous tente, jetez y un oeil. Peut-être que je regarderai son adaptation un jour.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 10 novembre 2016

A Walk on the Moors #3: Cahiers de poèmes, Emily Brontë.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour ma dernière chronique pour le Challenge A Walk on the Moors, un Challenge proposé sur le forum Whoopsy Daisy et consacré aux soeurs Brontë. Après m'être penchée sur Charlotte et Anne, il me paraissait logique de conclure avec Emily dont j'ai lu un recueil de poèmes récemment. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)


A Walk on the Moors, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, penchons nous un peu sur le rendez-vous A Walk on the Moors. Ce Challenge a été lancé sur le forum Whoopsy Daisy, un forum consacré à la culture anglo-saxonne et plus généralement anglophone et sur lequel de nombreux challenges sont organisés au cours de l'année. Il s'agissait cette fois de mettre les soeurs Brontë à l'honneur. J'ai choisi de présenter trois livres et termine donc ma présentation avec cette chronique. Si vous avez envie d'en savoir plus, je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera au forum!


Les soeurs Brontë:
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'ai pour habitude de commencer mes chroniques par une petite présentation de l'auteur du jour. Dans le cas d'Emily Brontë, nous ne sommes pas vraiment face à une inconnue. En effet, j'ai souvent eu l'occasion de présenter les soeurs Brontë au cours de mes chroniques donc pour éviter de me répéter, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous pour vous mener à mes précédents articles sur les Brontë! 


Cahiers de poèmes:
Quatrième de couverture:
La poésie d’Emily Brontë, par sa force retenue, sa vertu exploratrice et son ampleur imaginative, occupe une place à part entière au sein du romantisme anglais. Ce recueil regroupe les poèmes qu’Emily elle-même souhaitait conserver ; ils forment le noyau de son œuvre, éclairant toute son activité créatrice.

Emily Jane Brontë, née en 1818, est une poétesse et romancière britannique, sœur de Charlotte et Anne Brontë. Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), son unique roman, est considéré comme un classique de la littérature anglaise. Elle est décédée à 30 ans, en 1848.

Après la prose, la poésie:
Si on se penche sur Emily Brontë, elle est surtout connue, comme ses deux soeurs, pour un roman: Wuthering Heights, traduit en français sous le titre des Hauts de Hurlevent. C'est son oeuvre phare, plusieurs fois adaptées au cinéma ou en séries télévisées. 
Mais comme ce livre cherche à le montrer, Emily Brontë a aussi touché (là encore comme ses deux soeurs) à d'autres genres et d'autres types littéraires, dont la poésie. C'est un genre avec lequel elle a expérimenté avec ses soeurs et son frère Branwell, créant dans leur adolescence le monde Gondal, un univers avec des textes très variés (articles, légendes, histoires et poèmes en tout genre).
Et si elle est plus connue pour sa prose, Emily Brontë n'a jamais arrêté d'écrire de la poésie, publiant même avec ses soeurs un recueil à trois.
Ce recueil propose de découvrir un aperçu de son oeuvre poétique, avec de nombreux poèmes, proposés en anglais ainsi que dans une traduction française, le tout accompagné de copieuses notes!

Une écriture mélancolique:
Lorsqu'on lit ce recueil de nouvelles, quelque chose saute aux yeux: le langage romantique et très mélancolique de la jeune femme. En effet, nombreux sont les poèmes à évoquer des thèmes comme la nostalgie, l'absence, parfois même le tourment de ses sentiments. Plusieurs éléments qui reviennent souvent sont par exemple l'automne, une saison dont elle parle souvent pour parler de ses sentiments, la nature dont elle semble très proche...  Voici un exemple de ses poèmes pour que vous puissiez vous faire une idée


I am the only being whose doom

No tongue would ask no eye would mourn
I never caused a thought of gloom
A smile of joy since I was born

In secret pleasure - secret tears
This changeful life has slipped away
As friendless after eighteen years
As lone as on my natal day

There have been times I cannot hide
There have been times when this was drear
When my sad soul forgot its pride
And longed for one to love me here

But those were in the early glow
Of feelings since subdued by care
And they have died so long ago
I hardly now believe they were

First melted off the hope of youth
Then Fancy's rainbow fast withdrew
And then experience told me truth
In mortal bosoms never grew

'Twas grief enough to think mankind
All hollow servile insincere -
But worse to trust to my own mind
And find the same corruption there.


Ce que j'ai pensé du livre:
Pour être honnête, ma connaissance de la poésie est assez limitée. J'en lisais beaucoup lorsque j'étais adolescente, au collège et au lycée, puis au cours de mes études supérieures. Néanmoins, ces dernières années, j'en lis beaucoup moins, même si j'apprécie en lire de temps en temps. Lorsque je suis tombée sur ce recueil, je n'ai pas hésité longtemps, ravie de découvrir un peu plus l'oeuvre d'Emily Brontë. Et j'ai beaucoup, beaucoup aimé lire ce livre.

Premièrement, j'ai trouvé l'édition assez bien faite. Tout d'abord, il s'agit d'une édition bilingue: si vous voulez lire en français, vous pouvez, si vous voulez lire en anglais, c'est possible et vous avez même une troisième option, à savoir comparer les deux langues. Personnellement, j'aime lire en VO, mais j'ai tout de même jeté un oeil à la traduction (défaut professionnel ^^) et je l'ai trouvée vraiment excellente.

Un autre avantage de cette édition: les notes. Dans les romans, j'en suis moyennement friande, mais je trouve les notes très utiles pour ce genre de livres. Si vous avez envie d'apprécier le livre et l'écriture d'Emily Brontë pleinement, elles vous intéresseront.

J'ai été vraiment séduite par la poésie d'Emily Brontë. J'ai toujours tendance à dire que je préfère Wuthering Heights à Jane Eyre de sa soeur Charlotte, parce que j'ai été plus séduite par la plume violente et tourmentée d'Emily. C'est ce que j'ai aussi aimé dans ce recueil, j'ai pu me rendre compte qu'on y retrouvait la même mélancolie, la même force.

Ce que j'apprécie aussi, c'est que nous pouvons découvrir un large éventail du travail d'Emily dans ce recueil. Différents aspects, et notamment de ses oeuvres de jeunesse, sont présentées. C'est un recueil très, très complet et que je ne peux que vous recommander si vous souhaitez découvrir l'oeuvre d'Emily Brontë!

En bref, j'ai énormément aimé me pencher sur la poésie d'Emily Brontë. Une belle découverte qui conclut ma participation à ce Challenge!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

La page Facebook.

dimanche 6 novembre 2016

Daisy Miller d'Henry James.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! On se retrouve aujourd'hui pour découvrir ensemble un livre d'un auteur que j'apprécie beaucoup: Henry James. J'ai récemment lu un de ses livres les plus connus, une nouvelle d'une centaine de pages intitulée Daisy Miller, et j'ai eu envie de vous en parler. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Henry James, c'est qui?
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez sûrement que je commence habituellement mes chroniques par une petite présentation de l'auteur dont je parle. Cependant, dans le cas d'Henry James, nous ne sommes pas face à un inconnu, mais à un auteur dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises, notamment pour son roman The Portrait of a Lady. Je ne vais donc pas me répéter, mais à la place je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour en découvrir un peu plus sur Henry James et les livres que j'ai déjà chroniqués sur le blog.


Daisy Miller:
Résumé:
Le jeune Winterbourne, un américain, voyage en Europe, suivant sa tante, une femme fortunée et de haute naissance. Alors qu'il se trouve en Suisse, il fait la connaissance d'une jeune femme, une certaine Daisy Miller, elle aussi américaine. Il tombe tout de suite sous le charme de cette demoiselle, mais apprend très vite qu'elle n'est pas vraiment considérée comme une personne fréquentable: son comportement chamboule les bonnes moeurs de la société et les codes que certains considèrent comme les bases de la bienséance...

Un américain en Europe:
Un motif assez récurrent dans les oeuvres de James (du moins celles que j'ai lues jusqu'à présent), c'est celui de l'américain voyageant en Europe pour visiter un proche. A ce motif s'ajoute celui du statut social, souvent lié à celui de l'argent. Dans Une vie à Londres, l'héroïne, Laura Wing, est une américaine sans le sous se rendant à Londres pour rendre visite à sa soeur. Dans Portrait de femme, nous découvrons Isabelle Archer, une autre américaine désargentée qui découvre l'Europe grâce à une vieille tante. Et ici, nous découvrons donc Winterbourne, traversant l'Europe avec sa tante. Cependant, ce n'est pas vraiment lui qui est en difficulté, mais bien Daisy Miller. Mais je reviendrai là dessus plus loin.
Ce thème de l'américain en Europe est sans aucun doute inspiré par la propre expérience d'Henry James. Américain d'origine, né à New York, Henry James a eu une sorte de wanderlust, d'envie de voyager qui l'a conduit eu Europe. Il y a passé énormément de temps, en particulier en Angleterre, où il a fini par être naturalisé. Cela se comprend donc que ce thème l'ait autant inspiré!

Daisy, envoûtante et peu conventionnelle:
La nouvelle, comme son titre l'indique, s''intéresse à une héroïne portant le nom de Daisy Miller. Une héroïne, assez semblable à d'autres de l'auteur dans en raison de charisme et de sa relation parfois compliquée avec les conventions.
Dès sa première apparition, Daisy est présentée comme une jeune femme très séduisante, attirant immédiatement sur elle le regard de Winterbourne. Il se met aussitôt en posture de séduction et cherche à se rapprocher de la demoiselle. Après l'avoir rencontrée en Suisse et avoir voyagé un peu avec elle, il la retrouvera plus tard en Italie.
La tante de Winterbourne se montre moins séduite par Daisy que son jeune neveu. En effet, elle désapprouve fortement la conduite de la jeune femme qu'elle trouve trop libérée, s'affichant ouvertement avec des hommes sans chaperon...

Ce que j'ai pensé du livre:
Ma première rencontre avec Henry James remonte à il y a quelques années. Dès ma première lecture, j'ai été séduite par son style et ses personnages, et j'ai su que j'avais envie de continuer à découvrir le reste de ses oeuvres. Une découverte que je fais petit à petit. Après avoir lu Portrait de femme, une bon pavé, j'ai décidé de me plonger dans une de ses nouvelles. Et après avoir lu Daisy Miller, je dois avouer avoir été une fois de plus séduite!

Daisy Miller est une petite pépite, un classique que j'ai énormément découvrir. J'ai retrouvé avec énormément de bonheur la plume d'Henry James. C'est un auteur que je trouve d'une très grande qualité, avec des tournures très travaillées et élégantes. Un vrai régal à lire. C'est un auteur classique, mais néanmoins très accessible au niveau de son style, et ce livre le confirme.

Les cent pages passent assez rapidement, si bien que j'ai fini la nouvelle avant de m'en rendre compte. L'histoire tourne à 100% autour des personnages, et il n'y a pas vraiment d'action à proprement parler. Néanmoins, l'intrigue est maîtrisée, et la fin intéressante voire surprenante. 

En parlant des personnages, j'ai trouvé Daisy extrêmement charismatique. On regrette presque qu'elle ne soit là que pour cent pages et j'aurais aimé que son personnage soit développé sur un livre beaucoup plus long! Elle me fait penser aux autres héroïnes d'Henry James, mais en plus expressive, plus joviale, plus "vivace". Pour ce qui est de Winterbourne, il parait plus terne à côté d'elle mais c'est un narrateur intéressant. 

J'aime aussi beaucoup les sujets abordés par Henry James dans ce livre. Comme je l'ai mentionné plus haut, ce sont des thèmes qu'il a l'habitude d'utiliser, puisque présents dans certains de ses autres livres, mais ce sont des sujets que je trouve vraiment très intéressants. L'Europe face à l'Amérique, la bonne société et ses moeurs... On retrouve cela dans les livres d'Edith Wharton, une autre auteure que j'apprécie beaucoup.

Si vous avez envie de vous pencher sur Henry James mais que vous ne savez pas par où commencer et qu'un roman pavé vous fait peur, je vous conseille donc fortement Daisy Miller. Je pense que cette nouvelle peut être une excellente introduction à l'oeuvre de cet auteur. 

En tout cas j'ai passé un excellent moment avec Henry James et sa Daisy Miller. C'est mon troisième livre de l'auteur et ma troisième bonne surprise. Un petit coup de coeur!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

vendredi 4 novembre 2016

The Ultimate Victorian Challenge #4: Le Livroscope en Vadrouille à Osborne House!


Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un rendez-vous que je n'avais pas eu l'occasion de vous proposer depuis un petit moment: une Vadrouille! Je suis actuellement en stage sur l'Île de Wight, une opportunité qui me permet de voyager un peu et de découvrir des endroits magnifiques comme Osborne House, dont je vais vous parler aujourd'hui, maison de vacances de la reine Victoria et d'Albert. En espérant que cette découverte vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Les Vadrouilles:
Lorsque j'ai crée le blog en 2012, j'avais pour objectif principal de vous parler de lecture, ma passion première étant la littérature. Mais comme j'aime aussi beaucoup voyager, je me suis dit que vous proposer de temps à autre des petits articles sur les lieux que je visite (musées, villes, châteaux...) pouvait être sympa. J'ai donc lancé mes petits articles Vadrouilles en essayant d'en faire aussi souvent que possible. Si vous avez envie de découvrir les autres endroits où je suis allée depuis la création du blog, je vous laisse suivre le lien ci-dessous. 


Le Ultimate Victorian Challenge:
Si vous connaissez un peu le blog, vous savez probablement que j'ai une grande fascination pour l'ère victorienne, ma période historique de prédilection. Je suis passionnée par les auteurs, personnages et événements de cette époque. C'est donc pour cela que j'ai décidé de me lancer un Challenge de taille, celui de consacrer 63 chroniques (63 comme le nombre d'années de règne de Victoria) à cet univers que je trouve captivant. J'ai prévu de vous présenter des livres, films, séries et lieux en rapport avec Victoria et son règne. Si vous souhaitez voir mes précédents articles à ce sujet, je vous invite ) suivre le lien ci-dessous.


Osborne House:
Petite histoire du lieu:
Avant de nous pencher plus en détails sur ma visite, je vous propose de découvrir un peu l'histoire du lieu. L'existence d'Osborne House remonte à avant l'arrivée de Victoria et Albert, mais le bâtiment que nous pouvons voir aujourd'hui ne date que de 1845, année durant laquelle le couple achète la propriété. Osborne House devient le projet d'Albert qui souhaite en faire une maison de villégiature. Le bâtiment existant est détruit pour en reconstruire un nouveau sous les ordres de l'architecte Thomas Cubitt, suivant les indications du prince, inspiré par des influences méditerranéennes. Il fallut quelques années pour construire le bâtiment principal et les différentes extensions qui l'accompagnent. Le Swiss Cottage est crée au cours des années 1853 et 1854, conçu comme une demeure pour les enfants royaux. Il s'agit encore une fois d'un projet supervisé par Albert, un projet dont il s'occupe jusqu'à sa mort en 1861. Suite à ce décès, Victoria et ses enfants continuent à se rendre très fréquemment à Osborne House. Elle y est souvent accompagnée de ses serviteurs venus d'Inde, un pays dont les influences peuvent se remarquer dans la salle à manger. 
C'est là qu'elle passe une bonne partie des dernières années de sa vie, notamment accompagnée par l'une de ses filles, Beatrice, dont le mari, Henry de Battenberg, a été nommé gouverneur de l'Île de Wight. Victoria meurt à Osborne House en 1901.
Au cours du 20ème siècle, Osborne est utilisé à des fins très différentes puisque la demeure sert de lieu de convalescence aux soldats pendant les deux premières guerres mondiales. Osborne House est aujourd'hui la propriété de l'English Heritage et se visite, accueillant aussi parfois des tournages.
Si vous avez envie de découvrir un peu plus Osborne House ainsi que d'avoir des informations concernant les tarifs et horaires, je vous invite à aller visiter le site internet.


Ma visite:
C'est avec une de mes amies et collègues que je me suis rendue un samedi à Osborne House. Nous avons décidé d'y aller assez tôt le matin pour en profiter un maximum, sous un beau soleil automnal. Nous sommes arrivées peu de temps après l'ouverte et nous avons décidé de commencer notre visite par le bâtiment principal. Il contient plusieurs étages sur lesquels s'étalent de très nombreuses pièces.
Des choses à voir, il y en a: les couloirs proposent de découvrir des tableaux et de la vaisselle appartenant à la famille royale et mènent aux différentes pièces de la demeure. Certaines étaient destinées à un but social ou politique: salons, salle à manger, bureaux... Victoria et Albert pouvaient recevoir des invités prestigieux ou des ministres et continuer à régner même loin de Londres. Mais Osborne House est surtout une maison familiale, et les étages contiennent de nombreuses pièces destinées à la famille, comme des chambres, la nurserie, et des bureaux. Les tableaux et multiples photographies montrent à quel point la famille était importante, et surtout la force de la relation entre Albert et Victoria: presque tous les meubles portent leurs initiales! Dans ce bâtiment principal, on peut aussi visiter les cuisines et une partie des locaux occupés par les domestiques, et surtout voir l'impressionnante salle à manger inspirée par l'Inde. 
Nous avons ensuite décidé de prendre un peu l'air en nous promenant sur les belles terrasses. Ce qui est magnifique, c'est qu'on peut apercevoir la mer et même, si le temps est beau, Portsmouth, au loin. Une vue superbe qui a dû charmer Victoria et sa famille! Comme il faisait vraiment beau, nous avons marché jusqu'à la mer, pour nous installer pour un petit pique-nique. On trouve sur la plage une petite roulotte nommée "bathing hut" qui servait à Victoria lorsqu'elle souhaitait se baigner. Il est apparemment possible de se baigner l'été, une chouette idée!
Après notre pause déjeuner, nous nous sommes dirigés vers le Swiss Cottage, une petite maison inspirée par les habitations suisses et destinée aux enfants royaux. Elle a été reconvertie en petit musée pour présenter le mode de vie des victoriens ainsi que la famille royale. On trouve à côté un petit musée comprenant des objets très variés ainsi qu'un jardin que les enfants pouvaient cultiver. Il y avait même un petit chantier militaire pour qu'ils puissent jouer à faire la guerre. 
Notre étape suivante a été le jardin. Comme nous sommes en plein automne, il n'y a pas autant de fleurs que pendant le reste de l'année, mais c'est tout de même sympathique de s'y promener. Il y a également des serres avec des plantes un peu plus tropicales. 
Comme nous étions assez fatiguées et que nous avions énormément marché, nous avons décidé d'achever notre journée sur cette note, d'autant qu'il ne restait plus grand chose à voir. Nous avons pris le bus et nous sommes rentrés.

Ce que j'en ai pensé et quelques conseils:
Lorsque j'ai emménagé sur l'Île de Wight, Osborne House faisait partie des choses que je tenais absolument à visiter et découvrir, non seulement en raison de ma passion pour l'ère victorienne mais aussi parce que le lieu avait l'air absolument magnifique. Et après avoir eu l'opportunité d'y aller, je dois le dire: j'ai eu un énorme coup de coeur pour cet endroit. Voici donc pourquoi et quelques conseils si vous avez envie de découvrir Osborne House.

La première chose à savoir, c'est qu'Osborne House est une visite qui peut s'avérer assez couteuse: pour un adulte, comptez 15 £, soit entre 15 et 20 euros, avec le trajet à éventuellement prendre en considération (le bus n'est pas donné sur l'Île de Wight). Néanmoins, malgré le coût un peu élevé, la visite s'avère de très grande qualité et occupe toute une journée. J'ai eu l'impression d'en voir pour mon argent, un bon point.


Il y a énormément de choses à faire, ce qui fait que la visite prend plusieurs heures, toute une journée même. Entre la demeure principale, la plage, les jardins, le cottage et les sentiers de promenade, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Mais ce que j'apprécie c'est que même s'il y a beaucoup de choses à voir, le lieu reste très relaxant, avec de nombreux endroits où on peut se poser et contempler la nature ou la demeure. Osborne House est aussi family-friendly, comme en témoigne le cottage et les nombreuses activités proposées aux enfants. 

Deux choses à vérifier avant votre visite: la météo et vos chaussures! Comme une grande partie de la visite nécessite d'être à l'extérieur et que la maison a été construite suivant une influence méditerranéenne, le soleil sera votre meilleur allié pour profiter pleinement de votre découverte. Et mettez des chaussures confortables car vous risquez de beaucoup, beaucoup marcher! Sachez qu'il y a tout de même un minibus disponible pour faire la navette entre la plage et la maison, ce qui peut être pratique si vous êtes fatigués.

Bon à savoir aussi: il y a plusieurs cafés et points de restauration proposés. Mais si vous voulez, vous pouvez faire comme nous et apporter votre pique-nique!

Osborne House est un trésor d'Histoire, un témoignage superbe de l'ère victorienne, à mille lieux de l'image parfois austère et sinistre qu'on peut se faire de cette époque. L'architecture est splendide, les pièces somptueuses, et j'ai surtout été touchée par les nombreux témoignages de l'amour de Victoria pour Albert. Si vous appréciez cette période de l'Histoire, vous aimerez Osborne House.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite Vadrouille vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! 

AnGee.

Si vous avez aimé...

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