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lundi 30 octobre 2017

Livroscope's Villains #6: Le prix du sang de Tanya Huff.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article Halloween ! Maintenant que j’en ai fini pour de bon avec Pennywise et ses machinations, j’ai décidé de me pencher sur un autre type de monstres, tout aussi effrayant : les vampires. Si vous connaissez le blog, vous connaissez aussi ma passion pour ces créatures nocturnes déclinées de mille façons. Je vous parle souvent de Buffy, True Blood et autres univers remplis de dents pointus et de buveurs de sang. Aujourd’hui, j’ai eu envie de me lancer dans une série que je ne connaissais que très peu ( et de nom seulement) : les Blood Books de Tanya Huff, mettant en scène l’intrépide Vicki Nelson. C’est le premier tome, Le prix du sang, que je vous invite à découvrir dans cette chronique. En espérant qu’elle vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Livroscope’s Villains, le rendez-vous Halloween :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Les vampires du Livroscope :
Vous aimez les vampires ? Et bien ça tombe bien, moi aussi ! Depuis plusieurs années je me passionne pour ces créatures qui font peur, qui fascinent et qui furent très, très à la mode il y a quelques années (la hype est un peu retombée, me semble-t-il).  Comme les vampires + moi = amour, j’ai souvent consacré des chroniques à des livres ou films les mettant en scène. Si vous avez envie de découvrir tous ces articles, j’ai créé un libellé uniquement pour ça ! Je vous laisse le raccourci en lien ci-dessous si jamais vous avez envie de plus de vampires !


Qui est Tanya Huff ?
Penchons-nous à présent sur notre autrice du jour : Tanya Huff ! Tanya Huff est une autrice canadienne née en 1957. Elle grandit entre Toronto et Ontario, se passionnant dès le plus jeune âge pour l’écriture. Son imagination débordante la pousse non seulement à coucher sur le papier ses histoires, mais aussi à poursuivre des études dans ce domaine. Tanya Huff travaille tout en menant en parallèle une carrière d’autrice. Sa bibliographie impressionnante montre qu’elle aime toucher à plusieurs genres (le policier, le surnaturel), même si la fantasy urbaine reste son genre de prédilection. Elle est connue pour plusieurs de ses sagas, dont Blood Books (cinq romans et un recueil de nouvelles) est la plus célèbre. Cette dernière a même été adaptée à la télévision (la série Blood Ties, 22 épisodes, avec Christina Cox et Kyle Schmid au casting). Tanya Huff continue toujours d’écrire.

Le prix du sang :
Résumé :
Pendant plusieurs années, Vicki Nelson a brillé dans la police canadienne. Etats de service impeccables, missions réussies haut la main, elle a gravi les échelons avec témérité et méthode. Pourtant, elle a été obligée de quitter son métier qu’elle adorait : de gros problèmes de vue l’handicapaient. Elle n’avait pas le choix : partir ou se retrouver au placard. Devenue détective privée, Vicki se retrouve au cœur d’une enquête sur une série de meurtres extrêmement dérangeants : plusieurs personnes sont en effet retrouvées vidées de leur sang. Aidée de son ancien amant et collègue Mike Celluci et de l’étrange romancier Henry Fitzroy, Vicki tente de comprendre et de découvrir qui se cache derrière ces morts atroces. Qui… Ou plutôt quoi ?

Petite présentation des personnages :
A travers cinq romans, Tanya Huff nous raconte l’histoire de Vicki Nelson, ex policière reconvertie en détective spécialisée dans le surnaturel. Comme nous serons amenés à côtoyer souvent les héros de cette série, je trouvais important de vous les présenter un peu plus en détails.

Commençons par Vicki, notre héroïne. Vicki est présentée comme une jeune femme blonde, assez sportive mais qui adore les cookies et les gâteaux apéritifs. Elle a passé de longues années dans la police et adorait son métier : il est souvent dit qu’elle était particulièrement douée dans ce qu’elle faisait et qu’elle se distinguait par son intuition et sa méthode. Cependant, sa vue s’est mise à décliner de façon dramatique. Quasiment aveugle la nuit, elle est obligée de porter des lunettes et peine à voir normalement. Autant le dire, sa carrière dans la police s’en est donc retrouvée fortement compromise. Soit on la plaçait sur un poste beaucoup moins intéressant et dans lequel elle se serait mortellement ennuyée, soit elle quittait la police. Ce qu’elle a décidé de faire. Mais elle n’a pas quitté le milieu de l’enquête pour autant : reconvertie en détective privée, elle doit se faire la main. Mais elle ne cesse de penser à la police…

Son ancien collègue, Mike Celluci, a eu du mal à accepter son départ. Non seulement parce qu’il trouvait qu’elle était une policière exceptionnelle, mais aussi parce que les deux anciens collègues entretenaient des relations plus personnelles. D’abord amis pendant plusieurs années, ils furent également amants pendant quatre ans. La flamme n’est d’ailleurs pas complètement éteinte entre eux. Mike est le policier chargé de l’enquête pour résoudre la violente série de meurtres à laquelle Vicki se retrouve elle aussi mêlée. Arriveront-ils à passer au-dessus de leurs problèmes pour le bien de l’enquête ?

Le troisième et dernier personnage important de ce roman, et que l’on retrouvera apparemment dans les tomes à venir, c’est Henry Fitzroy. Jeune romancier au physique agréable, c’est un séducteur né. Mais Henry n’est pas qu’un simple écrivain. Non, c’est également un vampire, dont l’origine (que je ne vais pas vous dévoiler) remontre à loin, très loin. Il a traversé les siècles sans que son identité ne soit compromise. Cependant, l’arrivée d’une créature meurtrière dans sa ville risque de mettre en danger toute la communauté surnaturelle dont il fait partie. Il n’a alors qu’un seul but : mettre la main sur celui qui perpètre ces crimes horribles.

Ce que j’ai pensé du livre :
C’est en me rendant récemment à la Foire du livre de Belfort (incontournable pour les amateurs de livres d’occasion : je pourrais dépenser tout mon salaire là-bas si je n’avais pas un loyer à payer) que je suis tombée sur le premier tome des aventures de Vicki Nelson. Jusqu’alors, je n’avais quasiment jamais entendu parler de cette saga, si ce n’est pour son adaptation en série télévisée, que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir. Intriguée par le résumé et encouragée par le bas prix du livre, j’ai décidé d’y jeter un œil. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’attendais absolument rien de ce roman. Et j’ai finalement été plaisamment surprise par ma lecture.

Première surprise : le style. Je ne connaissais pas du tout Tanya Huff avant de me plonger dans ce livre et je ne savais donc pas à quoi m’attendre. Au final, j’ai trouvé ce roman bien écrit. Le style est fluide, clair, ça se lit très bien et Tanya Huff sait créer du suspens pour son lecteur. J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir sa plume et je pense donc me pencher sur ses autres romans (de la saga Blood Books ou ses autres écrits) pour l’y retrouver !

Mon gros, gros coup de cœur du roman, c’est le personnage de Vicki. J’ai vraiment adoré cette héroïne et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que je la trouve très forte : elle a un petit côté badass que j’apprécie énormément, elle réfléchit beaucoup et n’a pas peur de mettre les deux pieds dans le danger. Mais elle est aussi loin d’être agaçante comme peuvent l’être les héroïnes habituelles de ce genre de roman. Son intérêt premier n’est pas ni le sexe ni ses boyfriends, mais bien le fait de résoudre son enquête. D’ailleurs, j’ai également aimé le fait que Tanya Huff se focalise sur les qualités de son héroïne plutôt que sur son physique ou sur ses relations sexuelles avec les personnages masculins du roman. C’est agréable et ça change !

Pour ce qui est des autres personnages, j’ai plutôt bien aimé Henry, ne serait-ce que pour son origine que j’ai trouvée… originale, du coup. C’est un personnage qui est aussi assez différent des vampires classiques, dans le sens où il ne se la joue pas mystérieux ou torturé. Ses rapports avec Vicki sont intéressants et je suis curieuse de voir ce que ça va donner à l’avenir ! Mike, quant à lui, est beaucoup plus secondaires, si bien que je n’ai pas vraiment d’avis sur ce personnage pour l’instant.

Que dire de l’intrigue ? Ce n’est pas l’histoire la plus originale que j’ai lue dans ma vie, mais elle est cependant divertissante et captivante. Comme je l’ai dit plus haut, Tanya Huff parvient à apporter de la tension et du suspens à son histoire, si bien que je ne me suis pas ennuyée du tout. Il y a pas mal de rebondissements et à certains moments, on se demande ce qu’il va se passer ! Je pense que c’est l’intrigue parfaite pour poser les bases de son univers et ça me donne vraiment envie de pousser un peu plus loin pour voir comment les choses évolueront !

Après ma lecture du Prix du sang, j’avais l’impression que le côté surnaturel était au final assez peu présent, mais en y réfléchissant bien je me suis rendue compte qu’on avait pas mal de choses entre les vampires, les démons, la magie… Il y a de la matière pour la suite ! 

Au final, j’ai été plutôt séduite par ce premier tome des Blood Books et j’espère me procurer rapidement la suite pour pouvoir la découvrir ! Je ressors contente de cette lecture, qui m’a fait du bien après deux gros pavés et qui me donne envie de retourner un peu plus à mes amis les vampires, délaissés dernièrement. En tout cas si vous cherchez une saga vampirique à lire, jetez-y un œil !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! Je vous retrouve très vite pour un autre article Halloween qui (petit spoiler) portera aussi sur les vampires. En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

samedi 5 août 2017

The Handmaid's Tale de Margaret Atwood.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Avant de nous pencher sur notre sujet du jour, je tenais à vous remercier d'avoir été une fois de plus si nombreux à visiter le blog en Juillet. Malgré les vacances d'été et le beau temps, vous avez répondu présents. Une fidélité que je tiens à récompenser, comme le montre le concours organisé dans l'onglet "Concours des cinq ans" du blog (n'hésitez pas à participer!). Pour commencer ce mois d'août en beauté, je vous propose de nous intéresser à un roman dont on parle beaucoup en ce moment: The Handmaid's Tale, ou La servante écarlate en version française, de Margaret Atwood. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Quelques mots sur Margaret Atwood:
Avant d'aborder plus en détails l'univers unique de The Handmaid's Tale, je vous propose de nous intéresser à son autrice, Margaret Atwood. Née en 1939 à Ottawa, au Canada, elle est très attachée à son pays où elle grandit, étudie et vit encore aujourd'hui. C'est dès l'enfance qu'elle se passionne pour l'écriture, avec la certitude inébranlable qu'elle veut en vivre. Après ses études à l'université de Toronto, elle exercera le métier de prof ici et là, pendant quelques années, mais l'écriture reste toujours sa principale occupation. Après un premier roman publié à la fin des années 1960, elle ne cesse de publier: à ce jour, sa bibliographie compte plus de quarante romans, une large collection de poésie, mais également de nombreux essais. Son travail a été plus d'une fois récompensé par de prestigieux prix, comme le Booker Prize qu'elle a obtenu cinq fois. Margaret Atwood est considérée comme l'un des écrivains les plus célèbres du Canada et du vingtième siècle, avec des romans comme The Edible Woman ou Surfacing. Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour découvrir le site internet de l'autrice!



The Handmaid's Tale: 

Résumé:
Suite à une révolution qui a bouleversé la société en profondeur, les Etats-Unis n'existent plus. A la place, il y a Gilead, un monde où les femmes ne travaillent plus, n'ont plus de droits. Elles sont réparties en trois groupes: les épouses qui gèrent le foyer, les "Martha" chargées des activités domestiques comme la cuisine ou le ménage, et les servantes, vêtues de rouge. Ces dernières, dont Offred, la narratrice, fait partie, n'ont qu'un but. Celui de servir à la procréation, pour le développement des générations futures... 


Quelle place pour la femme?
Etant donné que la place de la femme est l'un des thèmes majeurs (si ce n'est LE thème principal) de The Handmaid's Tale, il me semblait important de vous en parler un peu plus en détails.
A travers le récit d'Offred, nous découvrons un aperçu de ce qu'était la société avant la révolution, une société assez similaire à la notre et qui ressemble aux Etats-Unis à l'époque de la rédaction du roman. Les mœurs sont plutôt libres, les femmes travaillent, ont de l'argent, vivent globalement comme elles l'entendent.



Rien à voir avec Gilead, où leurs moindres faits et gestes sont contrôlés. Les femmes n'ont plus de compte en banque, ne travaillent plus et sont divisées en plusieurs catégories: les "Wives" ou épouses légitimes, vêtues de bleu, qui évoquent un peu les matrones victoriennes chargées d'organiser des thés avec leurs amies et de la bonne tenue de la maison. Les "Martha", en vert, sont les femmes plus âgées, qui ne peuvent plus procréer, et qui sont affectées aux tâches domestiques: elles cuisinent, nettoient, balaient... Enfin, on trouve les "Handmaids", symbolisées par la couleur rouge: rouges de la tête aux pieds, leur corps sert à la procréation. Tout ce qu'elles font est contrôlé: elles n'ont pas le droit de parler aux autres, doivent garder une attitude pleine d'humilité. Les "Aunts", qui évoquent des nonnes sévères, leur forment, leur apprennent leur rôle. Elles n'ont qu'un but: mettre au monde des enfants...


L'adaptation en série:
Si vous surfez souvent sur la blogosphère ou sur Booktube, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques mois The Handmaid's Tale est un livre plutôt en vogue. Et ce renouveau de popularité peut s'expliquer en partie par une récente adaptation du roman en série télévisée. Au printemps, le service de streaming Hulu (qui fonctionne un peu comme Netflix) proposait au public de découvrir l'histoire d'Offred à travers une série de 10 épisodes. Le casting était on ne peut plus alléchant: Offred est jouée par Elisabeth Moss, qui a vu sa carrière décoller grâce à la série Mad Men. On retrouve aussi Joseph Fiennes (mon crush de Shakespeare in Love) ou encore Alexis Bledel de Gilmore Girls. 
Le succès de The Handmaid's Tale a été vif, avec énormément de critiques positives sur cette adaptation. Une seconde saison, prévue pour 2018, est déjà prévue. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore eu l'occasion de voir cette série, j'attendais d'avoir lu le livre pour m'y mettre. Mais c'est sans aucun doute l'une de mes priorités pour les semaines à venir! 


Ce que j'ai pensé du livre:
C'est lorsque j'étais étudiante en troisième année de licence LCE que j'ai découvert Margaret Atwood. Elle faisait partie des auteurs à étudier pour le cours de littérature nord-américaine et, on peut le dire, cette première rencontre ne s'était pas très bien passée. J'avais eu énormément de mal à accrocher avec le roman à analyser, Surfacing, et malgré mon envie de lire The Handmaid's Tale dont on m'avait énormément parlé, la perspective d'une nouvelle déception m'en a longtemps tenue à l'écart. J'ai décidé de franchir enfin le cap cette année pour regarder ensuite son adaptation en série. Et j'en suis heureuse car j'ai adoré ce roman. 

The Handmaid's Tale n'a pas été pour moi une lecture facile. Non pas à cause du style de Margaret Atwood (sur lequel je reviendrai plus tard), mais à cause de l'univers et des thèmes abordés. C'est un livre "pesant", terrifiant même, qui nous met face à une version alternative de notre monde angoissante. J'ai souvent vu ce livre qualifié de "dystopie", dans le sens où on y présente l'inverse d'un monde utopique, c'est exactement ça. Avec un côté que j'ai trouvé très réaliste. 

C'était pour moi une lecture si prenante et passionnante que j'ai bien eu mal à lâcher le livre, mais aussi à passer à autre chose par la suite, ce qui est plutôt rare quand on me connait. Il m'a fallu plusieurs jours pour digérer ce roman, et je pense que ce sera la même chose lorsque je commencerai à regarder la série.

L'intrigue est absolument captivante. C'est l'un des gros points forts du livre. Au final, il y a assez peu d'actions: on se contente de suivre Offred dans ses activités quotidiennes, de découvrir sa vie de servante. Mais c'est justement ce côté un peu "contemplatif" que je trouve particulièrement réussi. The Handmaid's Tale prouve qu'un livre n'a pas besoin de dix mille retournements de situation pour être un page-turner. 

Le gros point fort vient de la narration. On alterne entre des passages au présent, racontant ce que Offred endure au quotidien. Elle parle de sa vie de tous les jours, les courses, les regards, ce qu'elle doit et ne doit pas faire, et des passages au passé. Le passé proche, où elle a appris à devenir une servante, et le passé un peu plus lointain, avant Gilead. On découvre petit à petit l'histoire d'Offred, ce qui a conduit à la révolte... 

Autant je n'avais pas accroché avec le style de Margaret Atwood dans Surfacing, autant j'ai été ici séduite par sa façon de raconter les choses. C'est suffisamment détaillé pour qu'on ne soit pas sur notre faim, mais il y a en même temps un côté presque "pudique" donné à la narration d'Offred, qui ne s'attarde pas sur certains détails de sa vie passé ou présente, comme pour les préserver ou éviter de trop y penser. C'est raconté avec justesse, un résultat poignant.

Pour ce qui est des personnages, on les découvre davantage pour leur fonction que leur personnalité. On sait qui tient quel rôle, mais on sait au final assez peu de choses personnelles sur chacun d'entre eux. Comme si la révolution avait effacé leur identité pour leur en donner une nouvelle, plus caricaturale. Grâce à ça, Offred apparait comme une femme assez universelle, représentant tout le monde et personne à la fois.

The Handmaid's Tale est un livre bouleversant comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. J'ai été passionnée de la première à la dernière page par ma lecture et ne peux que la recommander fortement. Un énorme coup de coeur, une lecture dont je me souviendrai longtemps. Je suis désormais impatiente de voir la série. 


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup :)



AnGee.

mercredi 19 avril 2017

Piece of Cake #6: Anne of Green Gables de L.M Montgomery.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! On se retrouve aujourd'hui en ce début de semaine pour une nouvelle chronique pour le Challenge lancé par Whoopsy Daisy autour de la littérature jeunesse, le Challenge Piece of Cake! Pour ma sixième lecture, j'ai décidé de me pencher sur un classique de la littérature canadienne (et oui, c'est rare sur le blog): le roman Anne of Green Gables de L.M Montgomery, publié en 1908. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


L.M Montgomery, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteur du jour, j'ai nommé L.M Montgomery: de son nom complet Lucy Maud Montgomery, elle est née en 1874 au Canada, où elle a passé toute sa vie. Après la mort de sa mère, Lucy Maud est élevée par ses grands-parents et elle grandit dans un univers plutôt rural, qui nourrira son oeuvre. Après des études pour devenir enseignante, un mariage avec un révérend et trois enfants, elle se lance dans la rédaction de romans et nouvelles. L.M Montgomery est principalement connue pour sa saga mettant en scène Anne Shirley, dont le premier tome est Anne of Green Gables, paru en 1908. Ce livre est aujourd'hui considéré comme un classique de la littérature jeunesse et a été traduit dans plus de vingt langues, conférant à son auteur un statut d'auteure culte au Canada et à l'étranger.

Anne of Green Gables:
Résumé:
Matthew et Marilla Cuthbert, frère et soeur, vivent à la campagne. Ni l'un ni l'autre n'a d'enfants, et avec l'âge les travaux de la ferme deviennent de plus en plus difficiles pour Matthew, qui décide alors d'adopter un petit garçon pour l'aider. Mais, surprise, au lieu du petit garçon tant attendu, c'est la jeune Anne Shirley, petite fille rousse et pleine d'imagination, qui se retrouve chez les Cuthbert. Ils vont tous les deux devoir apprendre à vivre avec cette petite fille au caractère bien trempé... 

 Les malheurs de Sophie à la canadienne:
Dans ce premier tome des aventures d'Anne Shirley, nous découvrons Anne alors qu'elle est encore une enfant. Orpheline depuis longtemps, elle est enfin adoptée par le duo formé par Matthew et Marilla qui, après quelques péripéties, se décident à la garder. 
Le schéma suivi par ce roman est très simple: chaque chapitre raconte un épisode particulier dans l'enfance d'Anne autour d'un thème. Il peut s'agir d'une aventure se déroulant à l'école, à la ferme, ou avec son amie Diana. A chaque fois, le chapitre contient l'intrigue complète, du début à la fin, même si le roman suit tout de même une progression chronologique cohérente. 
Que ce soit dans sa construction ou dans son principe de base (raconter l'histoire d'une petite fille), je n'ai pas pu m'empêcher de rapprocher ce livre d'un autre roman pour la jeunesse: Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur. Dans cet autre livre, on retrouve en effet une petite fille aux parents absents, évoluant avec d'autres enfants de son âge, et qui traverse de multiples petites aventures enfantines.
Néanmoins, contrairement à Sophie, qui se montre parfois mauvaise et qui est la première à faire des bêtises, Anne se démarque plutôt par son caractère intrépide et sa maladresse. Son imagination débordante prend souvent le dessus sur sa raison, ce qui la conduit à faire ou à dire des erreurs parfois un peu stupides.

Une héroïne très populaire:
Probablement parce que je ne suis pas une grande experte en littérature jeunesse et encore moins en littérature jeunesse canadienne, je n'avais jamais entendu parler d'Anne of Green Gables jusqu'à il y a quelques semaines, lorsque j'ai vu des publicités pour la série qui sera prochainement diffusée sur Netflix. Et en faisant quelques recherches sur le livre, je me suis aperçue que Anne est une héroïne extrêmement connue, non seulement au Canada mais aussi à l'étranger.
Les aventures d'Anne ont fait de L.M Montgomery une auteure très populaire dans son pays, avec notamment le développement d'un tourisme autour du personnage et de ses aventures. Mais sa popularité se remarque surtout dans le grand nombre d'adaptations qui en découlent. Il existe par exemple une comédie musicale Anne of Green Gables, et plusieurs films (le premier remontant à 1919). Si des pièces et des séries à la radio en sont tirées, c'est surtout la télévision que le roman attire avec de nombreux téléfilms et séries. Trois téléfilms sont actuellement préparés au Canada, le premier est sorti en 2016 et la diffusion se poursuivra jusqu'à 2018. Enfin, c'est Netflix qui proposera prochainement une série en huit épisodes sur sa plateforme.
Pour conclure, j'ai aussi été assez surprise d'apprendre qu'Anne est une héroïne très populaire au Japon, où ses aventures sont apparemment étudiées à l'école. Il existe donc des versions anime d'Anne of Green Gables, ce qui peut vous intéresser si les animes Japonais, c'est votre truc!

Ce que j'ai pensé du livre:
Je l'ai dit un peu plus haut, Anne of Green Gables était pour moi, jusqu'à il y a peu, un roman inconnu. Je ne suis pas très calée en littérature canadienne, ni en littérature jeunesse, mais j'ai très envie de voir la série qui arrivera prochainement sur Netflix, et c'est donc pour cela que j'ai décidé de tenter la lecture de ce roman. Au final, Anne of Green Gables est un livre que j'ai apprécié, mais... 

Commençons par le positif: Anne. Je comprends la popularité de cette héroïne, que j'ai trouvée extrêmement attachante. Anne transpire un mélange d'innocence et de douceur, combiné à une très grande imagination. Son côté parfois un peu sanguin et sa forte personnalité me plaisent beaucoup et on comprend que les autres personnages du roman puissent l'apprécier. Là où d'autres héroïnes jeunesse paraissent fades et unidimensionnelles, Anne parvient à se démarquer. 

J'ai plutôt bien aimé les autres personnages, d'ailleurs, en particulier Matthew et Marilla. On sent l'affection qu'ils portent à Anne, surtout celle de Matthew. Il s'attache très vite à la petite fille et fait parfois office de tampon entre elle et Marilla, qui cherche à être plus "sévère" avec elle. L'amitié entre Anne et Diana est l'un des moteurs du livre et elle est très touchante. C'est un duo qui fonctionne très bien ensemble!

Pour ce qui est de l'intrigue, je dois avouer qu'il s'agit sûrement de mon gros bémol. J'ai vraiment beaucoup aimé le début de ma lecture, lorsqu'Anne arrive chez Marilla et Matthew. Le premier tiers du roman constitue pour Anne la découverte de son environnement, de ses amis, de la famille, et je ne me suis pas ennuyée. En revanche, une fois que tout cela est bien installé, j'ai trouvé que le roman tombait dans une routine un peu ennuyeuse, avec son système de "un chapitre, une aventure". Je me suis parfois un peu lassée et j'ai zappé ici et là quelques paragraphes. En revanche, la fin donne au livre une tournure dramatique que je n'avais pas vue venir et qui laisse présager d'une suite intéressante. 

Ce livre a été également pour moi l'occasion de découvrir L.M Montgomery, que je ne connaissais pas avant de me plonger dans ce roman. Sa façon d'écrire est très plaisante, et je trouve qu'elle réussit particulièrement bien les "monologues" d'Anne, qui lui confèrent toute sa personnalité. Les descriptions sont aussi très jolies et rendent bien le côté très coloré de la campagne environnante. On s'y croirait presque!

Au final, Anne of Green Gables a été pour moi une lecture assez sympathique, que j'ai appréciée malgré un côté un peu répétitif. Je ne pense pas lire la suite, du moins pas tout de suite, mais en tout cas je regarderai la série sur Netflix à sa sortie! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 27 février 2017

Piece of Cake #3: Le Prodigieux de Kenneth Oppel.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour l'avant-dernier article du mois, à savoir le troisième volet pour le Challenge Piece of Cake lancé via le superbe forum Whoopsy Daisy et qui porte sur la littérature jeunesse. J'ai choisi de découvrir et de vous présenter un roman qui m'intriguait beaucoup: Le Prodigieux de Kenneth Oppel. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Qu’est-ce que le Challenge Piece of Cake?
Comme beaucoup de blogueurs et blogueuses, j’aime énormément participer à des Challenges. Le Challenge Piece of Cake a été organisé via le forum Whoopsy Daisy, que je fréquente assidûment et que je vous recommande si vous aimez la culture anglo-saxonne. Le but de ce Challenge est simple: lire et découvrir des livres pour la jeunesse. Moi qui n’en lisais plus beaucoup dernièrement, j’ai trouvé que c’était le bon moyen pour m’y remettre! Je vous invite donc à suivre les liens ci-dessous qui vous mèneront à mes précédentes chroniques ainsi qu’au forum!


Kenneth Oppel, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur sur notre auteur du jour, Kenneth Oppel. Né en 1967, Kenneth Oppel est un auteur d'origine canadienne. Il a beaucoup voyagé et a commencé à écrire lors de ses études (il est diplômé de l'université de Toronto).Ses premiers écrits paraissent au milieu des années 1980, et il n'a pas cessé d'écrire depuis. Son dada: la littérature jeunesse. Il est notamment connu pour ses sagas Airborn et Silverwing ainsi que la série Barnes & Brains. Marié et père de trois enfants, Le Prodigieux est l'un de ses derniers romans en date, publié en 2015. Je vous laisse découvrir ci-dessous le lien vers son site internet pour le découvrir un peu plus!


Le Prodigieux:
Quatrième de couverture:
Gens du cirque et créatures de légendes ; dignitaires et bandits, tous se côtoient sur Le Prodigieux, une véritable ville sur rails. Will Everett s'y embarque lors du voyage inaugural, mais lorsqu'il est témoin d'un meurtre et qu'il entre en possession de la clé d'un wagon rempli de trésors, une poursuite mortelle s'engage. L'aide de Maren, jeune funambule et reine de l'évasion, et de Dorian, propriétaire d'un cirque aux numéros spectaculaires, sera-t-elle suffisante pour que Will s'en sorte vivant ?

Un train, un rêve:
Comme vous l'autre compris en lisant la quatrième de couverture, le titre du livre vient directement du nom donné au train, l'élément central de l'intrigue: le Prodigieux. Le Prodigieux est un train unique en son genre, crée en pleine conquête de l'Ouest. Mr. Everett, le père de Will, travaille à la construction de la voie de chemin de fer et du train, le plus long qu'il existe. Le Prodigieux est constitué de dizaines et de dizaines de wagons, servant non seulement aux voyageurs (première et deuxième classes) mais il abrite aussi des choses plutôt étranges à bord d'un train: une bibliothèque, par exemple, mais aussi et surtout une compagnie de cirque qui propose des spectacles uniques. Funambules, lanceurs de couteaux, clowns, tous sont rassemblés à bord du Prodigieux pour un voyage dont William Everett se rappellera longtemps...

Le monde du cirque:
Ce n'est pas la première fois que je lis un roman dans lequel une compagnie de cirque voyage à bord d'un train. En effet en commençant Le Prodigieux, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un autre livre: De l'eau pour les éléphants, qui raconte sur fond de cirque et de tournées à bord d'un train l'histoire d'amour entre un jeune homme et une performeuse de cirque. 
Dès les premières pages du roman, le cirque apparait comme un élément important de l'intrigue: Will n'est qu'un enfin lorsqu'il rencontre Maren, elle aussi une jeune fille aux talents incroyables. Elle est funambule et ses dons lui permettent de rejoindre la prestigieuse compagnie de Mr. Dorian, qui se produit à bord du Prodigieux.
A travers son aventure, Will est donc amené à côtoyer régulièrement Maren mais plus généralement le monde du cirque: les artistes, les numéros, la dissimulation, un monde entier s'ouvre à lui!



Ce que j'ai pensé du livre:
Alors que je cherchais une idée de roman à lire pour ce Challenge, je suis tombée, un peu par hasard, sur Le Prodigieux dans les rayons de ma bibliothèque. Intriguée par la couverture et le résumé, qui me paraissait prometteur, j'ai décidé d'y jeter un oeil. Je ne connaissais pas du tout Kenneth Oppel, et j'ai plutôt bien aimé ce roman, même s'il ne s'agit pas d'un coup de coeur! Je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Démarrons par quelques points positifs. Le premier, à mes yeux, c'est le style de Kenneth Oppel, que je ne connaissais pas. J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé sa façon d'écrire. On sent que c'est quelqu'un qui maîtrise ce genre et il propose quelque chose d'agréable à lire, avec de jolies descriptions qui permettent de bien visualiser le Prodigieux et surtout le monde du cirque. J'ai vraiment envie de me plonger davantage dans son oeuvre après cette première découverte!

Toujours dans les bons points, l'atmosphère du livre est plutôt bien réussie. C'est une histoire assez originale avec un cadre qui l'est tout autant: le train le plus surprenant du monde. C'était une bonne idée de combiner cirque, grand ouest américain, et un petit côté un peu steampunk. Une atmosphère unique est donc créée! J'aurais aimé que l'auteur aille peut-être un peu plus loin dans ce qu'il invente car je pense qu'il y avait davantage de potentiel. Mais c'est très sympa!

Pour ce qui est des personnages, j'ai trouvé Will assez attachant, notamment grâce à la relation qu'il a avec Maren. Ils forment un bon duo, et j'ai aimé leur passion pour le dessin et le cirque. J'aurais tout de même apprécié qu'ils soient un peu moins "stéréotypés", mais c'est vraiment un petit bémol! Les autres personnages sont assez intéressants, notamment le fameux Dorian.

Je n'ai pas encore mentionné l'intrigue, et je pense que c'est surement le point sur lequel je suis le plus mitigée. Non pas qu'elle était mauvaise, loin de là. L'histoire est intéressante, bien menée et avec originalité, mais je m'attendais tout de même à quelque chose de "plus". Plus surprenant, plus unique, plus fou peut-être. Il y a aussi quelques longueurs, par exemple au début, qui cassent un peu le rythme. 

Mais à l'exception de ce léger bémol sur l'intrigue, j'ai trouvé que Le Prodigieux est un chouette roman jeunesse, plutôt destiné aux enfants à partir de 10-12 ans, et qui propose un univers unique. Je pense me pencher davantage sur Kenneth Oppel en espérant être autant séduite par ses autres romans!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite (dès demain en fait) pour la dernière chronique du mois, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

vendredi 5 septembre 2014

Challenge Tous Risques #1: De l'eau pour les éléphants, de Sara Gruen.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! C'est avec un grand plaisir que je vous retrouve aujourd'hui pour une toute nouvelle chronique, par laquelle je vais inaugurer un Challenge tout beau tout neuf auquel je me suis inscrite récemment. Depuis quelques temps, je n'avais pas eu l'occasion de m'inscrire à de nouveaux challenges, tout simplement parce que j'ai déjà bien du mal à gérer ceux auxquels je participe ainsi que mes défis personnels, mais un nouveau challenge a su attirer mon attention: il s'agit du Challenge Tous Risques, que je vais vous présenter d'ici quelques instants. Et pour ma première participation à ce Challenge, j'ai lu un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, à savoir De l'eau pour les éléphants, de Sara Gruen! Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :).


Le Challenge Tous Risques, qu'est-ce que c'est?
Histoire de commencer cet article dans les formes, je vous propose de tout d'abord découvrir un peu plus en détails ce qu'est ce fameux Challenge Tous Risques.
Ce Challenge a été crée par la talentueuse blogueuse Aaliz (dont je vous conseille fortement le blog: elle a des lectures très enrichissantes et présente des livres qu'on ne voit pas partout) il y a quelques semaines. Le but de ce Challenge est de sortir un peu de notre zone de confort et de prendre un risque littéraire. En effet, avec ce Challenge, les participants doivent à chaque session (qui dure environ un trimestre) trouver en bibliothèque ou en librairie un livre d'un auteur qu'ils ne connaissement pas encore. Personnellement, j'ai remarqué que j'ai tendance à me diriger souvent vers les mêmes auteurs ou du moins des auteurs que je connais déjà, ce qui laisse peu de place aux découvertes. Du coup ce Challenge est l'opportunité de découvrir des auteurs nouveaux et de faire peut-être de bonnes découvertes!

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce Challenge, je vous conseille de suivre le lien suivant qui vous permettra de découvrir les modalités et chroniques des autres participants!


Qui est Sara Gruen?
Il est à présent temps de nous pencher sur le roman du jour, De l'eau pour les éléphants, et pour commencer en beauté je vous propose de découvrir d'un peu plus près son auteur, à savoir Sara Gruen!
Née en 1969 à Vancouver, elle grandit au Canada entre l'Ontario et Ottawa. Après des études en littératures, elle déménagea aux Etats-Unis. Peu de temps après, elle commence à écrire des oeuvres de fiction où les animaux, dont elle est une vraie passionnée, tiennent un rôle très important.
Elle a pour l'instant publié quatre romans: les deux premiers, La Leçon d'équitation et Parcours sans faute, tournent autour de l'univers de l'équitation. Le dernier date de 2010 et s'intitule La maison des singes. Le plus connu est De l'eau pour les éléphants, sorti en 2006.
Si vous voulez en savoir plus sur elle, je vous laisse découvrir son site internet ci-dessous!




De l'eau pour les éléphants:
Résumé:
De l'eau pour les éléphants nous transporte dans les Etats-Unis des années 1930, en pleine période de la prohibition. Jacob Jankowski est un jeune homme qui étudie pour devenir vétérinaire. Mais juste avant de passer son examen final, il apprend la mort subite de ses parents: complètement désorienté, Jacob se retrouve par hasard dans le train d'un cirque ambulant, le cirque des Frères Benzini, également appelé "Le plus grand spectacle du monde". Grâce à ses connaissances vétérinaires, il parvient à se faire embaucher, et plonge alors dans un univers à part: celui du cirque. Entre découvertes spectaculaires, désillusions et coup de coeur naissant, Jacob va aller d'expérience en expérience...

Bienvenue dans le monde du cirque!
Comme je l'ai mentionné plus haut, Sara Gruen est une vraie passionnée des animaux, qu'elle met à l'honneur dans ses différents romans. Dans De l'eau pour les éléphants, c'est encore une fois le cas puisqu'elle nous emmène dans un univers où les animaux sont très importants: le cirque!



La majeure partie de l'intrigue se déroule dans le cirque des Frères Benzini où notre héros, Jacob, atterrit un peu par hasard. Les animaux sont au coeur du roman, comme le montre tout d'abord le titre, mais aussi la fonction que Jacob occupe au sein du cirque: il devient en effet le vétérinaire du cirque, soignant les animaux et gérant les problèmes de santé de chacun d'eux. Dans un cirque, les animaux sont très importants puisqu'ils constituent l'un des attraits pour le public: il y a les animaux d'espèces rares, ou encore les spectaculaires numéros de dressage. Dans De l'eau pour les éléphants, nous avons droit aux deux. L'éléphant Rosie est acheté en raison de sa rareté, tandis que Marlène assure des numéros de dressage exceptionnels que beaucoup admirent.

Mais le cirque, ce n'est pas uniquement des animaux, et c'est ce que le roman nous montre. Jacob, en travaillant chez les Frères Benzini, rencontre des clowns, des danseuses orientales, la femme la plus grosse du monde... Des numéros exotiques et spectaculaires! C'est également l'occasion de découvrir les coulisses, beaucoup moins glorieuses que le glamour et les paillettes du show: il y aussi ceux qui s'occupent de la sécurité, du montage du chapiteau, et c'est un monde où alcool, crasse, et violence se mêlent...

A noter que dans le roman, on trouve régulièrement des photos en noir et blanc de cirque d'époque!

Jacob et Marlène:
De l'eau pour les éléphants n'est uniquement un livre sur le cirque ou sur les animaux, c'est aussi un roman qui nous raconte une histoire d'amour. Jacob, comme il le répète souvent au début du roman, est un jeune homme qui n'a pas franchement une grande expérience des femmes: il est vierge, et contrairement à certains de ses camarades de classe il a décidé de ne pas recourir aux services d'une prostituée. 



Lorsqu'il arrive dans le cirque, son attention est directement attirée par une femme en particulier: la belle Marlène, une blonde jeune femme spécialisée dans le dressage de chevaux. Elle y est très attachée, et partage donc avec Jacob un fort amour des animaux. Les deux personnages nouent une forte relation, mais très vite un obstacle de taille se dresse entre eux. Cet obstacle, c'est le mari de Marlène, August, également membre du cirque. Marlène a quitté sa famille pour lui, et August semble très amoureux d'elle. Il est également très jaloux, et a un caractère loin d'être simple à vivre, comme Jacob va le découvrir en le côtoyant... 


L'adaptation cinématographique:



Après la publication du livre en 2006 et le succès qu'il rencontra, il fut décidé de l'adapter en film. C'est en 2011 qu'il sortit sur les écrans. Il fut réalisé par Francis Lawrence, qui s'occupe actuellement de la réalisation de la saga Hunger Games. D'une durée de deux heures, il fut tourné entre Mai et Août 2010. Il connut un joli succès en salles, rapportant plus de 115 millions de dollars pour un budget initial de 38 millions. Il fut nominé plusieurs fois dans des cérémonies de prix, notamment aux People's Choice Awards où il reçut le prix du meilleur film dramatique. 
Au niveau du casting, on retrouve Robert Pattinson dans le rôle de Jacob. Reese Witherspoon interprète Marlène, et Christoph Waltz joue August. 

N'ayant pas vu l'adaptation pour l'instant, je ne peux pas vous donner un avis dessus. Néanmoins, je vous laisse tout de même avec la bande-annonce!



Ce que j'ai pensé du livre:
En m'inscrivant au Challenge d'Aaliz, j'étais extrêmement motivée à l'idée de découvrir de nouveaux auteurs (j'ai toujours cette motivation, je vous rassure!). Mais lorsqu'est venu le moment, à la bibliothèque, de choisir un auteur que je n'avais encore jamais lu, j'ai réalisé que j'allais avoir du mal à choisir: même si j'avais décidé de me focaliser sur les romans, il y avait tout de même un paquet d'auteurs, de livres, et je ne savais pas par quel bout commencer. Du coup j'ai utilisé une technique ancestrale: j'ai fermé les yeux, et j'ai pris à tâtons le premier livre que mes doigts ont rencontré. Ce livre, c'était De l'eau pour les éléphants, et ça tombait bien, parce que j'en avais beaucoup entendu parler. Bilan d'après lecture? Et bien malheureusement ce fut une lecture en demi-teinte pour moi...


Commençons par les points positifs. Le premier concerne l'originalité du livre, et plus particulièrement le choix de placer l'intrigue dans un cirque: personnellement, j'ai toujours été fascinée par le cirque(même si, je l'admets, c'est plus pour le côté "glauque", à la American Horror Story. Je me prépare mentalement à pleurer de peur dans quelques semaines), du coup la perspective de lire un roman se déroulant dans ce milieu me tentait beaucoup. Sara Gruen parvient à brosser un portrait du cirque qui n'est ni tout blanc, ni tout noir, et j'ai trouvé ça réussi. Petit plus à noter pour les photos!

Ensuite, j'ai dans l'ensemble apprécié les personnages que Sara Gruen nous présente. Par exemple, j'ai vraiment adoré Jacob, le héros, que j'ai trouvé à la fois très touchant et humain. Il a une volonté d'aider ceux qui l'entourent, humains ou animaux. C'est un héros qui me plait beaucoup! Marlène aussi est touchante en raison de son histoire et de ce qu'elle traverse, et j'ai trouvé que les personnages étaient tous hauts en couleur et intéressants. Encore un bon point donc!

Là où le livre n'a pas su me convaincre par contre, c'est dans son histoire et dans sa narration. J'ai vraiment trouvé que le livre était long, malgré un début prometteur. J'ai honnêtement eu du mal à m'accrocher, et j'ai parfois songé à laisser tomber le roman... Il y a des rebondissements et des passages intéressants, mais aussi beaucoup de longueurs à mes yeux. Par exemple, j'ai eu du mal à m'intéresser aux passages consacrés à Jacob-vieux (je n'ai pas mentionné ça plus haut, mais la narration se découpe entre des passages dans le cirque avec Jacob lorsqu'il est jeune, et d'autres dans la maison de retraite où il vit, alors qu'il est vieux): ils cassaient le rythme de l'intrigue et n'apportaient pas grand chose selon moi... 

Du coup, c'est vraiment péniblement que je suis parvenue à la fin. Je me suis vraiment accrochée jusqu'au bout, et du coup je ressors de De l'eau pour les éléphants avec une impression mitigée. Je suis contente de l'avoir lu, parce qu'il me tentait depuis longtemps, mais malgré quelques points intéressants je reste un peu déçue. Dommage! 

J'attends donc avec impatience le prochain "round" du Challenge Tous Risques, pour découvrir une fois de plus un nouvel auteur! Cette première expérience était très intéressante, surtout pour le moment du choix. N'hésitez pas à aller vous inscrire au Challenge, en attendant le prochain round on se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique! Prenez soin de vous ;)

AnGee Ersatz*



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