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samedi 26 août 2017

Big Little Lies de Liane Moriarty.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Au menu du jour, j'ai décidé de me pencher sur un roman dont on a beaucoup entendu parler ces derniers mois, notamment grâce à son adaptation par la HBO: Big Little Lies, de Liane Moriarty. Séduite par le résumé, je n'ai pas hésité longtemps avant de m'y plonger. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Liane Moriarty, c'est qui?
Avant de nous intéresser de plus près à Big Little Lies, je vous propose de nous pencher d'abord sur son autrice: Liane Moriarty. Née en 1966 en Australie, elle grandit dans une grande famille de cinq filles et un garçon. Une famille plutôt portée sur l'écriture, d'ailleurs, puisque deux de ses soeurs font également carrière dans ce domaine: Jaclyn Moriarty, par exemple, est connue pour ses romans Young Adult. Liane, quant à elle, travaille dans l'édition et la publicité avant de se lancer au début des années 2000 dans l'écriture. Après quelques romans, elle se fait connaître du grand public avec d'abord The Husband's Secret puis Big Little Lies, paru en 2014. Un gros succès de librairie transformé cette année en mini-séries pour HBO (nous en reparlerons plus loin). Son dernier roman en date, Truly Madly Guilty, vient de paraitre. Vivant à Sydney avec son mari et ses enfants, elle écrit également des livres pour les plus jeunes (la série Space Brigade). Je vous laisse aller faire un petit tour sur son site internet pour en savoir plus!

Big Little Lies:
Résumé:
Lorsque Jane, maman célibataire d'un petit Ziggy, emménage dans une nouvelle ville, elle espère prendre un nouveau départ. Un départ qui commence bien, car elle fait la connaissance de la pétillante Madeline et de son amie Celeste. Toutes trois n'ont en commun que le fait d'avoir des enfants dans la même classe, et pourtant elles vont se lier d'amitié. Mais sous le vernis éclatant de leur vie se cachent des drames insoupçonnés...

Une, deux, trois:
Big Littles Lies. Trois mots pour un roman mettant en scène trois héroïnes bien différentes les unes des autres, mais qui, cependant, deviennent de très bonnes amies. Intéressons nous un peu à ces personnages.
Tout d'abord, il y a Madeline. Le roman s'ouvre alors qu'elle fête ses quarante ans. Madeline a trois enfants: Abigail, 14 ans, née d'une première union avec Nathan, puis Fred et Chloe, de son remariage avec Ed. Vive, énergique et un peu fofolle, Madeline voit son quotidien compliqué par la présence lourde de son ex-mari et de sa nouvelle femme, Bonnie, fana de yoga, méditation et relaxation, dont la petite fille va elle aussi entrer à l'école, la même année que Chloe. 
Madeline est amie avec Celeste: ancienne avocate, Celeste a un train de vie plutôt dorée grâce à Perry, son mari fortuné. Maman de jumeaux, deux petits garçons toujours à fond, Celeste cache pourtant sous son joli visage les souffrances de la violence conjugale dont elle subit les coups tous les jours. 
Enfin, nous avons Jane, la plus jeune des mamans de l'école: elle n'avait pas vingt ans lorsqu'elle est tombée enceinte de Ziggy, après une relation d'un soir. Elle n'en parle pas, mais cette rapide rencontre l'a profondément bouleversée... Elle espère commencer un nouveau chapitre de sa vie avec son fils en déménageant.

Quelques mots sur l'adaptation:
Après un joli succès à sa sortie en 2014, Big Little Lies est revenu au top des ventes de livres ces derniers mois grâce à la diffusion de son adaptation télévisée. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la regarder (je voulais finir le roman d'abord), mais voici quelques informations à son sujet.
Mini-séries en sept épisodes, Big Little Lies est produite et diffusée sur HBO, la chaîne qui héberge par exemple Game of Thrones ou, il y a quelques années, True Blood. On y retrouve un joli casting composé d'acteurs et d'actrices très célèbres, ayant déjà fait leurs preuves à la télévision ou au cinéma.
Nicole Kidman et Reese Witherspoon incarnent respectivement Celeste et Madeline, aux côtés de Shailene Woodley, jouant la jeune Jane. Le super sexy Alexander Skarsgard, alias Eric dans True Blood, enfile des chemises élégantes pour interpréter Perry, tandis qu'Adam Scott joue Ed. On retrouve encore Zoë Kravitz dans le rôle de Bonnie.
Big Little Lies a été une belle réussite pour HBO et une seconde saison, avec une histoire écrite par Liane Moriarty, est actuellement en préparation. Elle est déjà nominée dans de nombreuses catégories pour les Emmy Awards qui se dérouleront en Septembre prochain.

Ce que j'ai pensé du livre:
Jusqu'à il y a quelques mois, j'ignorais l'existence de Liane Moriarty tout comme celle de Big Little Lies. C'est en voyant les NOMBREUX articles parus sur la série et les nombreux blogueurs et blogueuses qui ont décidé de se mettre à la lecture du roman que, de façon terriblement prévisible, j'ai eu envie de m'y plonger aussi. J'en attendais beaucoup et, au final, même si c'est une lecture que j'ai trouvée sympathique, je dois avouer que j'en attendais un peu plus.

Focalisons nous d'abord sur le positif. Je tiens en premier lieu à mentionner le fait que j'ai été très séduite par le style de Liane Moriarty. C'est un roman très plaisant à lire, au style agréable. Elle parvient vraiment bien à donner une personnalité à chacun des personnages avec ses mots. J'ai particulièrement aimé les petites phrases tirées des interviews de l'enquête à la fin des chapitres, un petit piment supplémentaire bienvenu.

Toujours dans le positif, j'ai trouvé l'ensemble de l'histoire très intéressant. J'ai dévoré les presque 500 pages de ce roman avec plaisir, retrouvant dès que possible les héroïnes de Liane Moriarty. Elle sait créer une atmosphère, une ambiance, et un suspens qui nous donne envie de poursuivre notre lecture dès qu'on termine un chapitre.

Il y a de nombreuses sous-intrigues, mais ce que j'ai apprécié c'est que tout soit bien réglé lorsqu'on termine le livre et surtout que ces sous-intrigues sont vraiment intéressantes: elles apportent un vrai plus dans le développement des personnages et sont toutes liées à l'histoire principale. Pas de tortillage inutile, donc!

Je n'ai pas regardé l'intégralité de cette série donc je me trompe peut-être, mais l'univers de Big Little Lies me fait un peu penser à celui de Desperate Housewives dans le côté "les apparences sont trompeuses". On est face à un monde plutôt doré, à de la bonne société, mais les choses en coulisse sont moins reluisantes. Le côté "guerre des mamans" à l'école est aussi assez sympa et fait parfois sourire quand on voit comment certaines mamans agissent!



Pour ce qui est des personnages, je dois avouer être un peu mitigée. J'ai plutôt bien aimé tout le monde, qu'il s'agisse des personnages principaux ou secondaires, on les suit avec intérêt, mais je trouve tout de même qu'ils sont vraiment caricaturaux, ou du moins qu'ils manquent sincèrement d'originalité. C'est un peu dommage, je trouve!

Ensuite, j'ai été très déçue par la fin du roman. Là où on avait quelques rebondissements bien choisis ici et là dans l'intrigue, la fin se révèle en revanche être très prévisible, si prévisible que je n'imaginais pas que Liane Moriarty puisse terminer son livre ainsi. C'est difficile d'en dire plus sans vous spoiler, mais j'ai trouvé ça très plat en comparaison du reste du livre.

Cependant, malgré cette fin que j'ai vraiment trouvée décevante, j'ai plutôt bien aimé Big Little Lies. Ce n'est pas un gros coup de coeur, plus une découverte sympathique, et j'ai bien envie non seulement de regarder son adaptation mais aussi de m'intéresser de plus près à Liane Moriarty. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.

dimanche 13 novembre 2016

The Dressmaker de Rosalie Ham.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique. Après nous êtres penchés sur la poésie d'Emily Brontë, onn se retrouve aujourd'hui pour découvrir ensemble l'une de mes récentes lectures, un roman récemment adapté au cinéma avec, dans le rôle principal, la célèbre actrice Kate Winslet. Ce roman, c'est The Dressmaker, écrit par Rosalie Ham. J'ai lu ce livre il y a quelques jours, et j'ai eu envie de vous en parler. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Rosalie Ham, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, je vous propose de nous pencher un peu sur Rosalie Ham, notre auteure du jour. Née en 1955, Rosalie Ham est une auteure australienne. Elle a grandi avec des parents fermiers en étant très proche de la nature. Après des études littéraires, Rosalie Ham a rapidement attaqué une carrière d'auteure en commençant par du théâtre et des pièces diffusées à la radio. Mais elle s'est vite tournée vers le roman comme genre de prédilection. Elle a pour l'instant publié trois romans: The Dressmaker, récemment adapté au cinéma; Summer at Mount Hope et There should be dancing. C'est sur le premier que nous allons nous pencher aujourd'hui!

The Dressmaker:
Résumé:
Voilà des années et des années que Myrtle Dunnage, qui préfère qu'on l'appelle Tilly, a quitté son village natale, situé en Australie, après une tragédie. Elle a passé de nombreuses années à l'étranger, voyageant en Europe et apprenant l'art de la mode auprès des plus grands. Lorsqu'elle revient et retrouve sa mère, mentalement instable et physiquement fragile, elle devient la coqueluche du village grâce à ses créations. Mais le pire peut aussi se produire...

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous connaissez un peu le blog, vous avez sûrement l'habitude de mes chroniques à rallonge. J'aime écrire de longues chroniques, et parfois quand je suis vraiment inspirée, c'est un peu difficile de me contenir et de ne pas écrire quelque chose de trop long. Néanmoins, comme vous l'aurez peut-être remarqué, cette fois ma chronique est assez courte. Et pour cause: je ne suis pas parvenue à finir ce roman, une grosse déception pour moi...

Avant de lire ce roman, j'avais déjà remarqué que pas mal de gens avaient été déçus lors de leur lecture. Le livre a une note assez basse sur Livraddict, et j'ai lu quelques chroniques très mitigées sur plusieurs blogs et forums. Néanmoins, comme les goûts et les couleurs, ça change d'une personne à l'autre, je m'étais dit que je ne perdais rien à tenter ma chance. 


Ce roman a selon moi plusieurs problèmes. Le premier est sans aucun doute la narration, que je trouve très étrange. Je l'ai trouvée très bancale: arrivée à plus d'un tiers du roman, j'avais l'impression que l'histoire n'avait pas encore commencée. Il y a beaucoup trop d'alternances entre les différents personnages, si bien que ça casse parfois l'action, créant un sentiment de longueur assez désagréable. 

En parlant des personnages, je dois avouer que je n'ai pas vraiment accroché à aucun d'entre eux. Mon problème principal, c'est Tilly: j'ai eu le sentiment de la voir toujours de loin, mais de ne jamais vraiment l'approcher. Je ne sais pas si les cinquante dernières pages de l'histoire nous renseigne davantage sur qui elle est et le pourquoi du comment. J'avoue ne pas avoir l'impression de la connaître ni de comprendre ce qu'elle fait. C'est dommage. 

Je n'ai pas non plus apprécié le style de l'auteure, que je découvre avec ce livre. J'ai trouvé sa façon d'écrire très plate, ça manquait vraiment de densité pour moi. Je garde cependant à l'esprit que ce genre de style peut plaire à d'autres personnes et qu'il s'agit aussi d'un premier roman: sa façon d'écrire a peut-être depuis évolué.

The Dressmaker a été pour moi une grosse déception. J'espérais vraiment aimer ce roman et passer un bon moment avec. Malheureusement, ce livre n'est pas pour moi. Il risque en revanche de plaire à certains d'entre vous, donc si il vous tente, jetez y un oeil. Peut-être que je regarderai son adaptation un jour.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 13 janvier 2016

DisneyOscope #2: Mary Poppins (1964) + livre de P.L Travers. (LEAF)



Hello, tout le monde!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, on se retrouve pour un second numéro du DisneyOscope, mon petit Challenge personnel autour de l'univers Disney. Le mois dernier, vous avez été nombreux à m'encourager pour ce nouveau projet, et après Alice au pays des merveilles, j'ai décidé de me pencher  sur un autre classique Disney: Mary Poppins, sorti en 1964 et qui a marqué des générations d'enfants. Je vais également en profiter pour vous parler un peu du livre qui a servi de base à ce film, à savoir le roman Mary Poppins de P.L Travers publié en 1934. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)



Cette chronique compte pour le Challenge LEAF organisé par Psylook: 16/50.


Le DisneyOscope, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter un peu ce petit Challenge personnel. Grande amoureuse de l'univers de Disney, j'avais envie depuis un petit moment de vous en parler un peu davantage. Mais je tenais tout de même à garder un aspect littéraire pour mes chroniques, et j'en suis venue à l'idée suivante: présenter chaque mois un film Disney avec en plus un livre, soit qui a servi de base pour le film, soit qui a un rapport de près ou de loin avec lui. Si vous souhaitez relire mes précédentes chroniques sur Disney, je vous encourage à suivre le lien ci-dessous!

Disney sur le Livroscope.

P.L Travers, c'est qui?
Il est temps de nous pencher sur notre auteure du jour: P.L Travers! Pamela Lyndon Travers, de son vrai nom Helen Lyndon Goff, est née en Australie en 1899. Elle commence à écrire à l'adolescence et prend son nom de plume. Après des études à Sydney, elle déménage en Angleterre au milieu des années 20, avec pour objectif de devenir auteure. Elle se fait connaître avec Mary Poppins, un grand succès littéraire à travers le monde. Suite à ce succès, elle écrit d'autres tomes des aventures de Mary Poppins, ainsi que d'autres romans. Elle adopte un petit garçon, et meurt en 1996 à l'âge avancé de 96 ans. Son histoire a été partiellement racontée dans le film Dans l'ombre de Mary, qui montre le travail effectué sur le tournage du film Mary Poppins par les studios Disney.

Mary Poppins, le livre:
Résumé:
Dans l'allée des cerisiers vit la famille Banks. Monsieur et Madame Banks ont quatre enfants: Jane et Michael et les jumeaux John et Barbara. Et lorsque la nurse quitte la maison, fatiguée par l'attitude des enfants, les parents se demandent comment la remplacer. C'est alors qu'arrive, venue avec le vent, une certaine Mary Poppins: une nurse qui a un plus d'un tour dans son sac et qui va chambouler le quotidien de la famille Banks. Un voyage à travers le monde grâce à une boussole magique, un tableau qui devient une après-midi mémorable, du pain d'épice, voici quelques uns des éléments que vous pourrez découvrir dans ce roman!

Ce que j'ai pensé du livre:
Je dois l'avouer avec un peu de honte: jusqu'à il y a quelques mois, j'ignorais que Mary Poppins était un roman. Je ne connaissais que le film, vu lorsque j'étais enfant, et je ne savais pas du tout qu'il s'agissait d'une d'adaptation. Et lors du swap Marvel VS Disney, j'ai reçu de la part de Psylook ce roman, que j'avais très envie de découvrir. Que dire alors de Mary Poppins par P.L Travers? Et bien j'ai beaucoup aimé me plonger dans ce roman, que j'ai trouvé très agréable à lire!

J'ai aimé en premier lieu la façon dont le livre est présenté: chaque chapitre raconte une petite histoire différente. Pour les enfants, c'est pratique, car ça facilite la lecture, et en ce qui me concerne j'ai trouvé ça agréable aussi de lire une ou deux aventures par soir. Ce livre a été un bon moyen de faire des pauses régulières dans une autre lecture un peu plus lourde. C'est un point qui peut paraître secondaire, mais que j'ai vraiment apprécié.

Les aventures racontées sont un autre élément que j'ai aimé dans ce livre. Si chacune est différente des autres, on y retrouve quand même toujours ce petit grain de magie et de folie typique de Mary Poppins: un voyage dans un tableau, une boussole magique, un oncle qui flotte de rire... On ne sait jamais ce que l'on va découvrir dans le chapitre suivant! Ce petit côté inattendu me plait beaucoup. Les différentes aventures sont divertissantes, je ne me suis pas ennuyée, et c'était une lecture rafraichissante.

En revanche, j'ai été un peu surprise en découvrant les personnages. Comme je connaissais bien le film, j'avais une vision de ce à quoi les personnages ressemblaient, et c'est vrai que certains sont un peu différents au final: Mary Poppins, par exemple, est bien plus sévère que la prestation de Julie Andrews le fait suggérer. Monsieur Banks est aussi plus effacé, moins présent que dans le film. Mais dans l'ensemble, j'ai aussi beaucoup aimé les personnages.

J'ai également découvert la plume de P.L Travers, qui est fluide, agréable à lire, et un peu piquante dans certaines situations. Je trouve son imagination débordante, et j'ai été très contente d'enfin pouvoir la découvrir.

Dans l'ensemble, cette lecture a été pour moi un petit coup de coeur. Je lis assez peu de livres jeunesse, mais celui-ci a su me séduire! :)

Mary Poppins, le film:
Quelques informations sur le film:




A présent, penchons nous un peu sur l'adaptation de Mary Poppins, sortie en 1964! Il faut le dire, adapter Mary Poppins n'a pas été une tâche facile: en effet, P.L Travers s'est longtemps opposée aux projets d'adaptation de son roman, car elle avait peur qu'une adaptation ne rende pas justice à ses personnages et à son travail. Finalement, le tenace Walt Disney parvint à obtenir les droits pour faire de Mary Poppins le film que nous connaissons aujourd'hui. Le film a été réalisé par Robert Stevenson, qui a notamment travaillé sur la série Zorro, ou sur le film Un amour de coccinelle. Au casting on retrouve la célèbre Julie Andrews, connue également pour La mélodie du bonheur, qui interprète Mary Poppins. Dick Van Dyke joue son ami Bert; David Tomlinson et Glynis Johns jouent les parents Banks. Quant à Michael et Jane, ils sont interprétés par Matthew Garber et Karen Motrice. A sa sortie, le film a rencontré un grand succès, notamment dans les cérémonies de remise de prix: Julie Andrews a remporté plusieurs prix pour la récompenser de sa prestation.
Si vous avez envie d'avoir un petit aperçu du film, je vous laisse découvrir la bande-annonce ci-dessous! 



Un film où la musique est importante:
Lorsqu'on parle de Mary Poppins, il faut absolument mentionner l'importance de la musique. Dans les Disney, les musiques jouent souvent un rôle: les personnages chantent, et nombreuses sont les chansons Disney qui sont devenues cultes. Et la bande originale de Mary Poppins en fait partie!
Mary Poppins est un film musical, c'est à dire qui comprend plusieurs scènes chantées. Julie Andrews est une experte dans ce domaine, grâce à son expérience dans de nombreuses comédies musicales. Plutôt qu'un long discours, j'ai eu envie de vous partager quelques-unes de ces chansons cultes! :)




Ce que j'ai pensé du film:
Aaaah, Mary Poppins! Voilà un film que j'avais hâte de vous présenter dans ce parcours spécial Disney! Je n'avais pas eu l'occasion de le revoir depuis plusieurs années, et j'ai gardé un souvenir ému de ce film. C'était un peu LE film des vacances de Noël, qui passait tout le temps à la télévision lorsque j'étais petite. J'ai donc enfin revu Mary Poppins pour préparer cette chronique, et j'ai passé un très bon moment devant ce film!



Commençons par l'intrigue. Ce que j'aime dans Mary Poppins, c'est qu'il se passe beaucoup de choses: le film dure deux heures, mais on ne s'ennuie pas, le spectateur est emmené de surprise en surprise, comme Jane et Michael. Il y a de l'action, de l'émotion, un peu d'humour, et un soupçon de merveilleux qui font du film un divertissement très réussi. Maintenant que j'ai lu le livre, je peux également parler du travail d'adaptation: étant donné le nombre assez conséquent d'aventures dans l'oeuvre originale de P.L Travers, je comprends le fait que certains passages aient été coupés. Néanmoins, j'ai apprécié le fait que le film faisait référence à ces passages: on évoque le pain d'épice, on voit le petit chien à qui P.L Travers dédie tout un chapitre... Un bon point donc!

Les personnages sont aussi bien réussis. On retrouve dans l'ensemble l'essence des personnages de P.L Travers, même si on peut tout de même noter quelques petites différences: Mary est effectivement plus aimable que dans le livre, Bert est plus présent, et Monsieur Banks aussi. Mais ces petites différences rendent les personnages un peu plus vivants selon moi. Dans l'ensemble, les performances des acteurs sont réussis: je trouve que les enfants surjouent un peu, mais il faut garder à l'esprit qu'ils étaient très jeunes au moment du tournage, mais Julie Andres et Dick Van Dyke forment un superbe duo! 

J'aime aussi tout le travail de réalisation autour du film: il y a eu un vrai travail au niveau des décors, des costumes, un mélange animation-live, et surtout un travail assez impressionnant pour l'époque pour ce qui est des effets spéciaux. 

Pour finir, un mot sur la musique: si vous n'aimez pas les films musicaux, je pense que le plus simple est de passer votre chemin. Mais si vous êtes comme moi, vous allez vous régaler devant les performances des différents acteurs!

En bref, Mary Poppins est un film culte, à voir et à revoir sans modération! Si vous êtes un fan du film, je vous conseille aussi la lecture du roman de P.L Travers qui vous plaira sûrement!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette nouvelle chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 29 septembre 2015

1990s Vampires VS 2010s Vampires #4: Fright Night de Craig Gillespie.



Bonjour à tous et à toutes!

Laissez moi vous souhaiter la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Je suis heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour découvrir un nouveau film du cycle cinéma 1990s Vampires VS 2010s Vampires! Pour ce quatrième numéro, nous quittons enfin les années 90 pour nous aventurer dans le monde merveilleux des années 2010. Dans les mois à venir, je vais vous présenter quatre films sortis ces dernières années avec du vampire dedans. Et pour commencer, j'ai choisi un film qu'il me tardait de vous présenter: Fright Night, sorti en 2011 et réalisé par Craig Gillespie. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite à tous une très bonne lecture! :)

1990s Vampires VS 2010s Vampires:
Pour commencer cette chronique, un petit mot sur ce qu'est le cycle cinéma en question. Depuis deux ans maintenant, je vous propose régulièrement des cycles portant non pas sur la littérature, mais sur le cinéma, une autre de mes passions. Pour ce cycle, j'ai choisi de me focaliser sur un thème, celui de la représentation des vampires dans les années 90 et des années 2010. Si vous voulez (re)découvrir mes précédentes chroniques, je vous laisse suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera vers les anciens films présentés!

VampirOscope.

Craig Gillespie, c'est qui?
Entrons dans le vif du sujet avec quelques mots sur le réalisateur qui va nous accompagner aujourd'hui. Il s'agit de Craig Gillespie, réalisateur né en 1967 en Australie. Il a vécu plusieurs années à Sidney avant de partir pour New York, où il commence à s'intéresser au métier de réalisateur. Il devient réalisateur pour des publicités, et rencontre un joli succès dans le domaine. En 2007, il s'oriente vers le cinéma et commence à réaliser ses premiers films. Il travaille aussi pour la télévision en travaillant sur des séries télévisées. Fright Night, le film dont nous allons parler aujourd'hui, est sorti en 2011.  En 2016 sortira son nouveau film, The Finest Hours, avec Chris Pine et Casey Affleck.

Fright Night:
Quelques informations sur le film:
Fright Night, sorti en 2011, est donc un film réalisé par Craig Gillespie. Il s'agit en fait d'un remake d'un film s'appelant également Fright Night, et qui date quant à lui de 1985. Durant un peu moins de deux heures, le film propose un casting mêlant grosses pointures à de jeunes acteurs. On retrouve par exemple dans le rôle principal de Charley l'acteur Anton Yelchin, qui a depuis joué dans Star Trek into Darkness; le célèbre Colin Farrell joue le rôle de Jerry; Christopher Mintz-Plasse, alias Red Mist dans Kick-Ass, interprète Ed tandis que David Tennant se voit confier le rôle de Peter Vincent. On retrouve aussi Dave Franco (le frère de James), ou encore Imogen Poots. Le film a été principalement tourné à Las Vegas et a rencontré un succès critique et commercial modéré, avec 41 millions de dollars de recettes pour un budget de 30 millions. Je vous laisse ci-dessous la bande-annonce du film pour que vous puissiez vous faire un avis.



Résumé:
Pour Charley, ancien geek qui tournait des films amateurs avec ses amis, le vent tourne: il sort avec Amy, l'une des plus belles filles du lycée et dont il rêvait depuis toujours. Il a tout pour être heureux, jusqu'au jour où s'installe à côté de chez lui un étrange et charismatique personnage: Jerry, que son ancien ami Ed soupçonne d'être un vampire. Mais Charley le sait, les vampires, ça n'existe pas, ou du moins que dans les livres et les films! Jusqu'au jour où Jerry se met à agir très étrangement et que des disparitions mystérieuses se produisent dans les environs... Y aurait-il du vrai dans les croyances d'Ed? 

Vampires et chasseurs de vampires:
Grosso modo, Fright Night mouture 2011 reprend l'histoire du film original de 1985. On retrouve dans ce film deux éléments importants en ce qui concerne le vampire: du vampire d'un côté (oui, c'est évident), mais aussi du chasseur de vampires. Il s'agit de deux camps qui se distinguent très clairement l'un de l'autre.
Commençons par le vampire et la façon dont il est représenté. Nous pouvons voir plusieurs vampires à travers le film, le plus important étant sans aucun doute Jerry. Jerry est présenté comme un être très charismatique, un homme sexy qui fait envie aux femmes qu'il rencontre qui ne sont pas insensibles à son charme. Il est beau, charmeur et sait plaire. Mais ne vous fiez pas à son air enjôleur: Jerry est un prédateur, un vrai. Le vampire est beau pour pouvoir attraper sa proie. Une fois celle-ci piégée, il devient un vrai psychopathe, violent et agressif, ne reculant devant rien pour boire du sang. Jerry est présenté comme étant un vampire appartenant à une race très ancienne et très puissante. Il est capable d'engendrer d'autres vampires et présente des faiblesses comme le soleil, le feu ou l'argent. Néanmoins, c'est un vampire très puissant!
De l'autre côté, nous avons les chasseurs de vampires. Dès le début du film, nous découvrons Ed, l'ami de Charley. Ou plutôt ancien ami, puisque les deux ados ne se fréquentent plus beaucoup. Ed est persuadé que les vampires existent: grâce à des recherches sur internet et aux spectacles de Peter Vincent (dont je reparlerai dans une seconde), il enquête sur des disparitions dans les environs de Las Vegas et se balade avec une foule d'armes pour se défendre. Plus loin dans le film, nous découvrons Peter Vincent, un soi disant expert en forces du mal, au look proche du magicien Criss Angel. La grande question, c'est où s'arrête la magie et où commence la réalité... 

Ce que j'en ai pensé:
En préparant la sélection pour le cycle cinéma spécial vampires, j'ai pas mal hésité pour choisir quels films intégrer dans cette sélection. Parce qu'il faut le dire: les films de vampires, ce n'est pas ce qui manque! Pourtant, je n'ai pas mis longtemps avant de décider à intégrer Fright Night. Parce que Fright Night est un film que j'aime beaucoup, mais qui se fait souvent descendre. Je vais donc essayer de le réhabiliter à travers cette chronique, tout en lui reconnaissant certains défauts (parce que même si je l'adore, si je suis honnête, je dois bien admettre qu'un ou deux trucs coincent). 

Pour commencer, je tiens à préciser que je n'ai vu que des extraits du film original de 1985. D'après ce que j'en ai vu, les grandes lignes de l'histoire et les personnages sont repris dans le remake, mais les deux films peuvent être très différents l'un de l'autre!

Commençons par l'intrigue. Globalement, l'intrigue est plutôt sympathique: on entre assez rapidement dans l'histoire, il y a beaucoup de rebondissements, et on a envie de découvrir ce qu'il va se passer ensuite. Elle est assez bien construite, tient la route, et je ne me suis pas ennuyée devant le film! Cependant, il faut tout de même reconnaitre qu'elle reste assez prévisible et manque un peu d'originalité. On comprend très vite qui va faire quoi et qui va jouer quel rôle (même si j'ai eu une ou deux surprises en regardant le film), ce qui est un peu dommage. 

Ce même reproche peut être fait aux personnages, qui sont un peu clichés: la jolie fille, le magicien en carton, le héros sympa, le geek, la tête à claque... Des personnages stéréotypés comme on en trouve dans beaucoup de films du genre. Pourtant, j'ai tout de même trouvé ces personnages attachants, probablement grâce aux acteurs qui interprètent plutôt bien les différents rôles. J'ai évidemment ADORE David Tennant (pour changer) mais aussi Colin Farrell, que j'aime beaucoup. En bref, si les personnages ne sont pas franchement originaux, ils tiennent tout de même la route et on s'y attache! 

Un point que j'aime bien également dans ce film, c'est la représentation du vampire. Ici, il est présenté sous le double visage assez classique et convenu du beau gosse/prédateur. Mais quand il dit être un prédateur, il est convaincant! Les scènes d'action sont très réussies selon moi grâce à ce côté prédateur qu'on ne peut pas stopper. 



Le film aborde d'autres thèmes, qui sont souvent liés au monde adolescent: les premiers émois amoureux, l'évolution des goûts, les amitiés qui se font et se défont... Fright Night se retrouve donc avec un petit côté film teenage qui peut déplaire, mais qui personnellement ne me dérange pas.

Fright Night est un film que j'aime beaucoup. C'est un peu un film doudou que je regarde quand je suis malade, le corps couvert d'une couette et dans un pyjama confortable. Ce n'est pas un film incroyable, mais si on le prend pour ce qu'il est, on peut s'amuser!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire. On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup!

AnGee.

dimanche 9 août 2015

Lecture Commune: La voleuse de livres de Markus Zusak.



Bonjour à tous et à toutes!

Laissez moi vous souhaiter la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien, que vous passez une bonne semaine (voire de bonnes vacances), mais surtout que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un roman que j'ai lu récemment, grâce à une Lecture Commune lancée via Livraddict. Ce livre, c'est La voleuse de livres de Markus Zusak, publié en 2005 et adapté au cinéma par Brian Percival (qui a également travaillé sur Downton Abbey) en 2013. J'avais très envie de lire ce livre depuis longtemps car j'ai souvent lu des avis très positifs à son sujet, donc j'ai fini par craquer! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture :).



Cette chronique compte pour le Challenge LEAF du Manège de Psylook: 7/50.

Quelques mots sur la Lecture Commune:
Pour commencer, je tenais à vous donner quelques informations sur la Lecture Commune! Cette LC a été lancée par sianaxoxo du blog Le blog littéraire de Siana via Livraddict. Et le but est très simple: lire le roman et le présenter! Nous avons jusqu'à fin Août pour cela. Si vous souhaitez en savoir plus sur la LC mais aussi découvrir les avis des autres participants (car plusieurs avis valent toujours mieux qu'un), je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera au topic Livraddict à son sujet!


Qui est Markus Zusak?
Entrons à présent dans le vif du sujet avec une petite présentation de notre auteur du jour, j'ai nommé Markus Zusak!
Markus Zusah est un auteur d'origine australienne, né en 1975 à Sydney, d'une mère allemande et d'un père autrichien. Il grandit dans une famille nombreuse et se passionne dès son plus jeune âge pour la littérature et l'écriture. Il fait d'ailleurs des études de lettres et d'Histoire. Il publie son premier livre en 1999, et a depuis publié plusieurs romans. Parmi ceux-ci, on retrouve d'ailleurs la série Underdogs et son plus célèbre, La voleuse de livres, publié en 2005 en version originale puis en 2007 en France avant d'être adapté au cinéma. Il a été plusieurs fois récompensé pour son oeuvre et est traduit dans de très nombreuses langues.  

La voleuse de livres:




Dans ce roman, c'est une narratrice particulière qui nous accueille: la Mort elle-même. Et elle nous entraîne en 1939. Dans l'Allemagne nazie, nous suivons Liesel, une petite fille qui a été laissée par sa mère à une famille d'accueil, les Hubermann, famille dans laquelle elle grandit et vit la guerre: elle connait le durcissement des conditions de vie, la privation, les jeunesses hitlériennes, les juifs qui se cachent ou sont envoyés dans des camps, les hommes d'Hitler qui surveillent tout le monde. Dans cette atmosphère de guerre, Liesel a un réconfort et une passion: les livres, qu'elle vole et qu'elle dévore avec son père adoptif...

Une narration très particulière:
En commençant ma lecture de La voleuse de livres, j'ai tout de suite été frappée par un point important qui se démarque par son originalité: la narration. En effet, Markus Zusak a décidé de sortir un peu des sentiers battus en choisissant, comme narratrice pour son histoire, un personnage unique (et qui nous parle à la première personne): la Mort, connue aussi sous le nom de la Grande Faucheuse. 
Dès les premières pages et jusqu'à la fin du roman, nous découvrons donc l'histoire de Liesel mais aussi des autres personnages à travers les yeux de la Mort. La Mort devient non seulement la narratrice du livre, mais aussi un personnage à part entière, que nous suivons au fil du livre. Cependant, elle reste tout de même un entité immatérielle, statut qui lui permet de voyager à travers le temps et l'espace, d'un personnage à l'autre de façon extrêmement fluide. Il faut l'avouer, ce passage d'un moment à l'autre de l'intrigue est assez surprenant au début, et peut dérouter, mais ne manque pas d'originalité!

Au coeur de l'Allemagne nazie:
Vous l'aurez compris en lisant le résumé du livre: La voleuse de livres se déroule dans un univers très particulier, celui de l'Allemagne nazie, au coeur de la Seconde Guerre Mondiale. Cette guerre, qui compte parmi les conflits les plus meurtriers de l'Histoire, est un thème souvent utilisé en littérature, et nombreux sont les exemples de romans qui parlent, d'une façon ou d'une autre, de la Seconde Guerre Mondiale.
Pour La voleuse de livres, Markus Zusak a choisi de parler de la guerre du point de vue de l'arrière et non pas du front. Et c'est l'arrière allemand qui nous intéresse en particulier. L'auteur nous raconte donc la vie quotidienne des familles modestes des quartiers populaires: Liesel et son ami Rudy Steiner vivent dans un milieu très modeste, où les privations se font vite sentir. Se procurer des produits de première nécessité devient très difficile, voire impossible, et les gens doivent se priver. Les attaques envers les juifs et les opposants au régime comme les communistes sont des drames quotidiens. Plus les jours passent, plus l'angoisse monte, plus les craintes se multiplient. Le père adoptif de Liesel, par exemple, est menacé par le parti nazi. Personne n'est à l'abri..

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis plusieurs années, j'entends très souvent parler de La voleuse de livres. C'est un livre qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, surtout depuis son adaptation cinématographique (que je n'ai pas encore vue, car je préfère lire le roman avant de voir le film). La lecture commune était donc l'occasion parfaite de me mettre enfin à ce roman que je voulais découvrir, et je n'ai donc pas hésité longtemps avant de décider à m'inscrire. Qu'ai-je donc pensé de ma lecture de La voleuse de livres? Et bien ce roman a été une bonne surprise!

Commençons par l'intrigue. Une fois passée la surprise de la narration (dont je reparlerai dans un instant), je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'intrigue. On se laisse prendre dans l'histoire, et les pages se tournent toutes seules. Je n'avais qu'une envie: découvrir la suite, et j'avais vraiment du mal à reposer le livre. Une lecture prenante, où les événements s'enchaînent sans répit. Il se passe beaucoup de choses, je ne me suis pas ennuyée. C'était vraiment un livre que j'avais du mal à quitter!



Ensuite, je me suis beaucoup intéressée aux différents personnages. J'avoue avoir un peu eu du mal à apprécier Liesel au début, car je la trouvais un peu effacée, mais petit à petit j'ai commencé à davantage l'aimer. Markus Zusak nous présente une galerie de personnages variés: des enfants, comme Liesel ou Rudy; des adultes; Max, l'ami juif de la famille... Ce qui est le plus intéressant, ce sont les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Mon personnage préféré est sans nul doute le père adoptif de Liesel, très attachant. 

Un autre point que j'aime bien dans ce livre: le style de l'auteur. Markus Zusak a vraiment une plume que je trouve originale, et agréable à lire. Elle est assez déroutante au début, cependant on s'y fait petit à petit. J'ai trouvé qu'il y avait des idées très intéressantes, comme la narration qui peut dérouter. 

Pour finir, le livre aborde de très nombreux thèmes: la vie en période de guerre, à l'arrière, la lecture, l'écriture, la famille... Si vous vous intéressez à la Seconde Guerre Mondiale et que vous n'avez jamais lu La voleuse de livres, ce livre risque de vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir! On se retrouve très vite pour un nouvelle article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 6 août 2014

La Vérité sur Anna, de Rebecca James (Partenariat Livraddict).




Bonjour à tous et à toutes!

Comment allez-vous aujourd'hui? Et oui, me revoilà après un mois de Juillet un peu chaotique! Pour faire court, entre ma panne internet qui a duré près d'une semaine et mes vacances, j'ai eu du mal à tenir l'objectif de dix chroniques. Mais pour me rattraper, j'ai décidé de mettre les bouchées doubles en Août et de vous proposer quatorze chroniques au lieu des dix habituelles! Après l'article comics d'hier, j'ai choisi aujourd'hui de m'attaquer à un roman que j'ai lu récemment, et que j'ai reçu grâce à l'un des partenariats organisés via Livraddict (j'en profite pour remercier une nouvelle fois la team de sa confiance). Mes dernières lectures effectuées grâce à ce système étaient davantage des recueils ou livres thématiques, j'ai donc voulu varier un peu avec un roman. Et ce roman, c'est la Vérité sur Anna de Rebecca James! J'ai eu l'occasion de beaucoup voir ce roman en magasin, et j'étais très intriguée de voir ce qu'il pouvait donner... Bonne lecture à tous! :)

Si vous souhaitez en savoir plus sur les partenariats Livraddict et sur les livres lus grâce à eux, je vous conseille de suivre le lien juste ici!


Qui est Rebecca James?
Commençons, si vous le voulez bien, par une petite présentation de notre auteure du jour, à savoir Rebecca James, à ne pas confondre avec la sportive du même nom!
Rebecca James est née en 1970 à Sydney, en Australie (pays qu'elle utilise d'ailleurs comme lieu de l'action dans la Vérité sur Anna). Au cours de sa vie, elle a exercé différents métiers, assez différents les uns des autres: elle a travaillé comme serveuse, comme prof d'anglais ou encore comme designer. C'est au début des années 2010 qu'elle se lance dans l'écriture, avec un premier roman baptisé Beautiful Malice (connu en français sous le titre la Beauté du Mal). Ce premier roman connait un joli succès grâce à son intrigue mêlant amitié et trahison.
Sweet Damage (ou la Vérité sur Anna) est son deuxième roman publié en France. Il est sorti en 2013 en VO avant d'arriver il y a quelques mois chez nous.
Si vous souhaitez avoir davantage d'informations sur Rebecca James et sur son travail, je vous conseille d'aller faire un petit tour sur la page de sa maison d'éditions!




La Vérité sur Anna:
Résumé:
Nous voilà en Australie. Tim est un jeune homme qui se cherche encore un peu: il travaille au restaurant de son père, et dort sur le canapé de son ex-copine. Alors que celle-ci lui fait comprendre que sa présence est plus que pesante, il tombe sur l'affaire du siècle: une colocation dans une superbe et immense demeure, pour un prix dérisoire. En contrepartie de ce faible loyer, Tim doit juste s'occuper de quelques affaires pour sa nouvelle colocataire, Anna, une jeune femme très fragile, agoraphobe et en proie à de nombreux troubles. Mais alors que Tim commence à percer petit à petit la timidité et la réserve d'Anna, des événements de plus en plus étranges se produisent dans la maison. Anna est-elle plus gravement malade qu'elle ne le croit? La maison est-elle hantée? Qui est Benjamin? Quel est le véritable secret d'Anna?

Tim et Anna, deux héros assez différents:
Dans la Vérité sur Anna, Rebecca James nous propose de découvrir deux héros, qui servent également de narrateurs.

Tout d'abord, nous avons Tim, avec une narration à la première personne. Tim est un jeune homme plutôt gentil, plutôt simple. Il travaille comme cuisiner dans le restaurant de son père, est passionné par le surf, et entretient une relation plutôt compliquée avec son ex-copine, Lilla, entre amitié et difficulté à tourner la page. Son entourage semble le trouver encore un peu trop immature et voudrait le voir prendre davantage de responsabilités. Tim est serviable, travailleur, plutôt ouvert d'esprit, gentil, bref, une bonne nature qui découvre ici un monde très différent de ce qu'il connaissait jusqu'alors.

Anna a elle aussi droit à ses passages de narration, mais rédigés cette fois à la troisième personne et plus courts que ceux de Tim. Dès qu'on la découvre, on comprend que c'est une jeune femme en souffrance. Blonde et très svelte, elle ressemble à quelqu'un qui pourrait s'envoler au moindre coup de vent. On apprend très vite qu'elle vit seule suite au décès soudain de ses parents, et qu'elle souffre d'agoraphobie. Cependant, ces premiers problèmes ne sont que le sommet de l'iceberg! Comme on le découvre au fil des pages, Anna a beaucoup de démons à combattre... On le constate grâce aux nombreux flashbacks auxquels elle a droit. Néanmoins, la rencontre de Tim a sur elle des effets plutôt bénéfiques...



A première vue, rien ne prédestine ces deux héros, très différents l'un de l'autre, à s'entendre. Tim est un personnage plutôt sociable, sportif, qui aime sortir et voir du monde, tandis qu'Anna reste cloitrée chez elle. Mais comme on le dit, les opposés s'attirent!

Une maison bien étrange:
L'intrigue se passe dans ce super pays qu'est l'Australie, mais plutôt que situer ses scènes dans des paysages paradisiaques, l'auteure a choisi de nous entraîner, comme dans un huis clos, dans la demeure d'Anna, où le gros de l'histoire se passe.

Cette maison immense et qui coupe le souffle à tous les personnages du livre s'appelle Fairview. D'après la description faite au lecteur, elle ressemble à un incroyable manoir, avec un portail en fer, une succession de pièces, des salons, plusieurs chambres et un grand jardin. En gros, c'est davantage le genre de demeures qu'on s'attend à trouver à la lisière d'une forêt en Angleterre qu'en Australie!

Anna a hérité de la maison environ deux ans auparavant, après le décès de ses parents, et rien dans la maison n'a bougé depuis. Elle n'a touché à rien, donnant à la maison un côté à la fois nostalgique et ancien, mais aussi un peu morbide/glauque. Une atmosphère que Tim ressent en découvrant la maison: c'est un peu un mélange de majesté et de glauquitude (laissez moi inventer des mots. Merci). Et lorsqu'on voit ce qui s'y passe, on comprend d'où vient ce sentiment de malaise!

La thématique de la maison bizarre, ce n'est pas nouveau. On retrouve ça dans The Shining, avec Jack qui devient fou à cause de l'Overlook ou, en littérature, dans Lady Hunt dont je vous avais parlé il y a quelques mois. En série, nous avons aussi la Murder House de American Horror Story! C'est une thématique souvent utilisée mais avec tellement de variations possibles!

Mon avis sur ce livre:
Habituellement, lorsque je choisis un roman, je me base sur le résumé, sur les avis de mes camarades lecteurs, ou parfois sur le nom de l'auteur (si je le connais ou que j'ai envie de le découvrir). Mais dans le cas de la Vérité sur Anna, j'ai été intriguée par une chose principalement: la couverture. Je la trouve assez hypnotisante, et c'est typiquement le genre de couverture qui attrape l'oeil. Du coup, en voyant que le résumé collait bien à ce que j'attendais de la couverture, j'ai décidé de postuler pour le partenariat. Bilan des courses après ma lecture? Et bien je dois dire que la Vérité sur Anna a été pour moi une très bonne découverte.

Commençons par le commencement: l'intrigue. Dès les premières pages, j'ai été comme absorbée dans le livre, dans le mystère du passé d'Anna et de la maison. J'ai eu vraiment beaucoup de mal à lâcher le roman, au point de le dévorer en une journée seulement! Les pages se tournaient à une folle allure, et plus j'avançais, plus je voulais en savoir plus! L'histoire nous propose pas mal de rebondissements, avec une fin pleine d'action, et des sous-intrigues intéressantes. Au delà de l'histoire d'Anna, on découvre aussi celle de Tim (en particulier autour de sa relation avec son ex-copine), la question de la relation parents-enfant, père-fille, mère-fille et père-fils, un aspect que j'ai vraiment apprécié. Le point de départ, celui de découvrir le passé d'une fille agoraphobique cloitrée dans sa maison, me plaisait beaucoup, et le reste a suivi!

En ce qui concerne les personnages, là aussi je dois dire que je suis plutôt conquise. Au début, j'ai eu peur de ne pas apprécier Tim, qui est loin d'être le genre qui m'intéresse habituellement, mais au final je l'ai trouvé attachant grâce à sa simplicité et à sa gentillesse. Anna de son côté a une faiblesse touchante, et un passé qui rend le personnage plus complexe qu'il n'y parait au départ. Ils forment un duo de personnages que j'ai aimé découvrir, et auquel je me suis très vite attachée. Les autres personnages, comme Lilla et Fiona sont assez intéressants, mais sans plus!

Il y a d'autres points que j'ai appréciés. Tout d'abord, le style de Rebecca James: c'est très fluide, plaisant, et ça contribue grandement pour moi au fait que j'ai dévoré le livre si vite. Un bon point! Je n'avais jamais lu ce qu'elle avait écrit auparavant, donc j'ai été séduite! J'ai aimé aussi les thématiques abordée, et franchement ma lecture a été très plaisante.

Cependant, j'ai noté un petit point négatif qui a un peu gêné ma lecture. En effet, j'ai trouvé que même si il était chargé en émotions, le dénouement était un peu prévisible à mon goût. C'est dommage, parce que le reste de l'intrigue avait des rebondissements bien ficelés. Un petit bémol donc, mais rien de grave!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! En ce qui me concerne, j'ai prévu de lire l'autre roman de Rebecca James, qui me fait très envie! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



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