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jeudi 31 août 2017

Robots, Tech & Stuff #6: Valerian de Luc Besson.


Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Et voilà, ça y est, Août touche à sa fin, la rentrée approche à très grands pas. Et pour conclure ce mois en beauté, je vous propose de nous pencher sur le sixième film de mon petit cycle cinéma consacré à la science-fiction. Après un petit tour dans le passé avec le célèbre film Men in Black, c'est aujourd'hui un film très récent qui nous intéresse: Valerian & la cité des mille planètes du (lui aussi) très célèbre Luc Besson. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur Luc Besson:
Pour démarrer cette chronique, penchons-nous un peu sur Luc Besson, réalisateur de Valerian. Né en 1959, Luc Besson est un cinéaste français multi-casquette: il est à la fois réalisateur, scénariste, producteur, ou encore écrivain (et parfois, ça lui arrive de dormir aussi). Il démarre sa carrière en travaillant sur plusieurs films en France et à l'étranger avant de se lancer dans la réalisation. Son film Le grand bleu, inspiré en partie par sa passion pour la plongée sous-marine, le fait connaître du grand public: c'est un succès incroyable, qui se poursuivra pour le reste des années 1990. Ses films suivants (Leon, Nikita, ou encore Le cinquième élément) contribuent à asseoir sa réputation, tant en France qu'aux Etats-Unis. Après un passage par le cinéma d'animation jeunesse avec la trilogie Arthur & les Minimoys (un univers comprenant également trois romans), il connait à nouveau un immense succès avec Lucy. Valerian, son dernier film en date, vient de sortir. Côté vie privée, Luc Besson a été marié à plusieurs reprises, notamment avec des actrices et cinéastes (Maïwenn, Mila Jovovich), et il vit à présent avec Virginie Silla, productrice, avec laquelle il a trois enfants. Luc Besson est également connu pour la Cité du Cinéma, qui a ouverte en 2012, un lieu servant à la fois de site de tournage, de production, de post-production ou encore d'école. 

Valerian:
Quelques informations sur le film:
Intéressons-nous de plus près à l'univers de Valerian.  Valerian & la cité des milles planètes est un film réalisé donc par Luc Besson et adapté d'une série de bandes dessinées par Jean-Claude Mézières et Pierre Christin. Cette BD a vu le jour à la fin des années 1960 et compte actuellement une vingtaine de tomes. Le film s'inspirerait de plusieurs volumes pour ses personnages, son intrigue et son univers. Le casting est éclectique, comprenant autant des acteurs qui ont déjà une belle carrière derrière eux que des vedettes montantes. Les rôles principaux de Laureline et Valerian sont tenus respectivement par Cara Delevingne, mannequin reconvertie dans le cinéma, et Dane DeHaan, connu pour son travail dans le cinéma plutôt indépendant ou pour avoir joué Harry Osborn dans The Amazing Spider-Man. On retrouve également des acteurs plus célèbres, comme Clive Owen, Ethan Hawke ou même notre Alain Chabat national. La touche glamour du film est apportée par Rihanna, interprétant une alien métamorphe et actrice sur les bords. Le budget de Valerian est énorme pour le cinéma français: 200 millions de dollars environ, sans compter les importants frais marketing et communication. Vous l'aurez sûrement vu dans la presse, le film a été un four aux Etats-Unis et un joli succès en France, mais il compte actuellement sur le marché asiatique pour se rentabiliser. Je vous laisse regarder la bande-annonce si dessous pour avoir un aperçu du film!



Résumé:
2740. Valerian et Laureline sont les meilleurs agents spatio-temporels en action. Ils accomplissent toutes sortes de missions hautement dangereuses et risquées, traversant les galaxies d'un bout à l'autre. On leur demande d'intervenir sur Alpha, une immense station spatiale composée de milliers d'espèces différentes et qui se targue d'être un modèle de civilisation sans égale. Le commandeur Fillitt a détecté d'étranges radiations qui laissent supposer que la station risquerait d'être victime d'une terrible attaque. Valerian et sa partenaire se lancent alors dans une enquête qui révélera bien des secrets...

Valerian & Laureline:
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, Valerian & la cité des milles planètes est tiré d'une bande-dessinée française (et oui!) née dans les années 1960. Publiée chez Dargaud et dans le magazine Pilote, un journal extrêmement populaire chez les amateurs de BD et qui a disparu en 1989. Elle met en scène les aventures spatiales de Valerian et Laureline, mêlant enquête, science-fiction et espionnage. Un peu comme si James Bond rencontrait Kirk de Star Trek.
Le côté science-fiction est évidemment très présent dans le film et ce dès les premières minutes, avec le montage montrant le développement de la station Alpha. Cette station sera explorée longuement par nos héros et nous en découvrirons de nombreuses facettes. Le film démarre également par une longue course-poursuite dans Big Market, un énorme marché géant où on trouve de tout et où il faut s'équiper de lunettes spéciales pour voir les échoppes et les vendeurs. 
Pour ce qui est de l'enquête, nos héros vont suivre le déroulement globalement assez standard de n'importe quelle mission similaire: interrogatoire, rassemblement de preuves, mission d'infiltration... Tout y passe!

Ce que j'ai pensé du film:
Possédant une carte UGC illimitée, je me rends très souvent au cinéma. J'ai donc souvent eu l'occasion de voir des bandes-annonces pour Valerian et je dois avouer avoir été immédiatement intéressée par le film, dont les images me paraissaient vraiment magnifiques. Je suis donc allée le voir à sa sortie, un peu refroidie tout de même par les critiques américaines qui descendaient copieusement le long-métrage. Au final, que dire de Valerian? Et bien que même si ce n'était pas le film du siècle, c'était quand même pas trop mal non plus. Voyons tout cela plus en détails.

Commençons par le casting. Selon moi, c'est le gros problème du film, et c'est un élément qui revient souvent dans les chroniques presse et spectateurs comme point négatif. Je ne trouve pas, malheureusement, le casting très bon. J'ai trouvé que le duo principal manquait profondément d'alchimie: c'est difficile de croire qu'une relation quelconque existe entre eux. Dane DeHaan, que je ne connaissais pas avant ce film, joue avec une conviction proche du néant. Cara Delevingne, que je n'avais déjà pas aimée dans Suicide Squad, est là aussi terriblement fade. Clive Owen est tellement caricatural que c'en est ridicule.

La seule bonne petite surprise du casting est, à mes yeux, Rihanna. Je ne suis pas spécialement fan d'elle et je n'attendais pas grand chose de sa prestation, mais je l'ai trouvée assez rafraichissante. Son personnage était sympathique et attachante, et elle s'en sort plutôt bien. Ce n'est pas la meilleure actrice du monde, mais sa présence est appréciable.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai assez bien aimé l'histoire racontée par Luc Besson. Ce n'est pas d'une grande originalité, il faut le reconnaitre: on voit arriver les retournements de situation, c'est un petit peu prévisible... Mais c'est bien raconté, ça tient la route. Il y a de l'action, ça bouge beaucoup, c'est rythmé, un bon plus.

La sous-intrigue amoureuse est cependant pour moi vraiment de trop. Je pense que ça rejoint mon point précédent sur le manque d'alchimie entre les acteurs principaux. On peine à s'y intéresser et c'est too much pour être crédible une seconde.

Le gros, gros point fort du film réside selon moi dans son univers. Luc Besson avait déjà montré avec par exemple Arthur & les Minimoys qu'il pouvait créer un monde complexe et bien organisé, et c'est une fois de plus réussi ici. C'est un monde chargé, cohérent, avec de nombreux détails et vraiment fascinant. Tant d'espèces, de lieux... 

C'est visuellement magnifique aussi: les animations et les effets spéciaux sont très réussis. J'ai trouvé le film superbe à regarder, tant pour la fluidité que l'originalité. Les couleurs sont belles, et la réalisation met bien en valeur tout cela. Je pense en particulier à plusieurs scènes d'action très rythmées et harmonieuses. Mention spéciale aussi aux character designs, vraiment superbes.

Pour résumer, j'ai passé un assez bon moment devant Valerian. C'est un film divertissant avec un bel univers et beaucoup d'action. Certes, il y a quelques défauts, mais je trouve le backlash reçu par le film et Luc Besson un peu injuste. Il y a franchement des films bien pires que ça qui sortent toutes les semaines. Dans tous les cas, je vous invite à vous faire un avis par vous-même! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très, très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #5: Men in Black de Barry Sonnenfeld (1997).



Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro de mon cycle cinéma consacré à la Science-Fiction. Après un mois placé sous le signe de Tom Cruise qui passe une sale journée en boucle, je propose cette fois de partir à la découverte d'un classique de la fin des années 1990 qui mêle extra-terrestres, costumes noirs et humour: Men in Black, réalisé par Barry Sonnenfeld. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Men in Black:
Quelques informations sur le film:
Avant de nous pencher plus en détails sur l'intrigue du film, commençons d'abord par une petite présentation de Men in Black! Sorti en 1997, le film est une adaptation de comics assez peu connus en France. Il a été réalisé par Barry Sonnenfeld: si ce nom en lui même ne vous dit rien, il se cache pourtant derrière des films comme La famille Addams et sa suite (Les valeurs de la famille Addams) ou, plus récemment, la série Netflix A Series of Unfortunate Events. Le film met en scène un duo désormais culte: Kay joué par Tommy Lee Jones (vu dans environ un milliard de films, dont Lincoln et Jason Bourne) et Jay, alias Will Smith, au top du top de sa carrière. On retrouve aussi Rip Torn dans le rôle de Zed. Avec un budget de 90 millions de dollars, Men in Black fut un ENORME succès au box office, récoltant près de 600 millions de dollars de recettes. Un succès porté aussi par la bande-originale composée par Danny Elfman (le copain de Tim Burton) et surtout la chanson éponyme de Will Smith. Deux suites racontant de nouvelles aventures de Kay et Jay verront le jour par la suite. Je vous laisse ci-dessous le fameux clip de Will Smith, histoire de danser un peu sur le Livroscope!




 Résumé:
James Edwards travaille pour la police de New York. Un job qui, comme on peut l'imaginer, ne manque pas de piquant. Ses journées sont loin d'être ennuyantes, mais sa vie bascule lorsqu'il se retrouve nez à nez avec une créature on ne peut plus étrange. Grâce à K (Kay), il découvre l'existence des Men in Black, des hommes dont le travail est de s'occuper de la cohabitation entre les humains et les extra-terrestres et surtout de faire en sorte que les premiers oublient l'existence des seconds. Le jeune homme rejoint cette équipe d'agents on ne peut plus particuliers, prenant son rôle d'agent J très au sérieux...

Ce que j'ai pensé du film:
Aaaaah, Men in Black! Voilà un film culte qui, vingt ans après sa sortie, reste toujours aussi populaire! Entre ses deux suites, sa musique catchy, ses citations célèbres, le film qui a contribué à faire décoller la carrière de Will Smith me paraissait comme un incontournable pour ce cycle cinéma autour de la SF. Car SF ne veut pas forcément dire que l'humour est à bannir, loin de là, et c'est pour cela que j'ai eu envie de me replonger dans cet univers à la fois loufoque et tout à fait cohérent.

Revoir Men in Black, maintenant que j'ai 25 ans, c'est un peu comme faire une plongée dans mon enfance. Je suis née au tout début des années 90, et les Men in Black ont sans aucun doute bercé mes cinq ans. Entre la chanson de Will Smith et la flopée de merchandising qui a suivi la sortie du film, il est indéniable de dire que les hommes en noir ont marqué la décennie.


Alors, vingt ans plus tard, revoir le film m'a fait vraiment très plaisir. Et ce pour plusieurs raisons: tout d'abord, Men in Black est un film très divertissant, qui prend le temps de poser son ambiance. Après une première scène qui pose très bien les bases du film (l'humour, les extra-terrestres, les Men in Black), nous découvrons davantage de choses, en même temps que Jay.
Le film propose un juste équilibre entre humour, action et développement d'univers. On n'est pas dans de la parodie mais vraiment dans une comédie SF, avec son identité bien marquée. Et c'est ce que j'apprécie beaucoup dans son film: son esthétique. Les costumes noirs, sobres, les lunettes, qui se détachent du fond blanc des bâtiments du MIB, l'argenté de la technologie... 

Il y a une vraie richesse aussi en ce qui concerne les extra-terrestres: les espèces sont très nombreuses, leurs capacités aussi. Le film vaut le coup d'être vu ne serait-ce que pour l'important "bestiaire" qu'on y retrouve. 

L'intrigue, sans toute assez classique, tient la route et est menée intelligemment par la réalisation de Barry Sonnenfeld. Je ne me suis pas ennuyée, et j'ai particulièrement apprécié les scènes d'action que j'ai trouvées assez bien gérées. On notera tout de même des effets spéciaux qui vieillissent assez mal mais qui étaient à la pointe de la technologie de l'époque. Personnellement, j'arrive à faire abstraction de ce genre de détails, mais je préfère le mentionner au cas où les effets moches vous piquent les yeux.
Je trouve que les acteurs sont également très bons. Alors je sais qu'avec Will Smith, ça passe ou ça casse, et que beaucoup ont du mal avec cet acteur et ses petites manières. Personnellement, j'adore (presque tout le temps) Will Smith, et ce depuis le Prince de Bel-Air. Je trouve qu'il forme un très bon duo avec Tommy Lee Jones, on sent une vraie alchimie entre eux. Un bon point qui contribue à la réussite du film.
En bref, j'ai adoré revoir ce film, un vrai feel good SF pour moi. Je ne peux que vous le recommander si vous cherchez un film sympa à voir et que vous n'avez pas encore eu l'occasion de le regarder! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez apprécié cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

dimanche 25 juin 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #4: Edge of Tomorrow (2014).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons en cette fin de week-end pour parler ensemble d'un film que j'ai récemment vu pour mon cycle cinéma autour de la science-fiction. Ce film, c'est Edge of Tomorrow et sorti en 2014, dans lequel on retrouve le célèbre Tom Cruise, que nous avions déjà croisé le mois passé pour Minority Report. J'espère que cette nouvelle chronique vous plaira et je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Edge of Tomorrow:
Quelques informations sur le film:
Démarrons cette présentation de Edge of Tomorrow par quelques informations basiques sur le film. Edge of Tomorrow, sorti dans les salles en 2014, est une adaptation du light novel (format de romans nés au Japon et qui se destine surtout à des lecteurs adolescents/jeunes adultes et qui se popularise depuis quelques années en France) All You Need is Kill de Hiroshi Sakurazaka, dont c'est l'oeuvre la plus connue. C'est peu après la parution de la version traduite aux Etats-Unis qu'un projet de film se met en place. Il est réalisé par Doug Liman, un américain dont le nom ne vous évoque peut-être rien mais qui se cache derrière plusieurs films d'action célèbres comme Mr & Mrs Smiths, les Jason Bourne ou, plus récemment, le film The Wall. Le casting est alléchant: on retrouve Tom Cruise dans le rôle principal, celui de Bill Cage; l'actrice Emily Blunt (qui tourne actuellement un nouveau Mary Poppins) dans celui de Rita, Noah Taylor ou encore Bill Paxton. Le film a été un joli succès au box-office, rapportant plus de 350 millions de dollars pour un budget de 178 millions. Une suite est actuellement en préparation, avec le même casting. Je vous laisse découvrir ci-dessous la bande-annonce de Edge of Tomorrow.


Résumé:
2020. Depuis cinq ans, la terre est envahie par d'étranges aliens, les "mimics", qui se propagent sur terre et tuent ceux qu'ils croisent sur leur passage. Après des années à lutter en vain contre ces créatures, la United Defense Force vient de remporter une première victoire inespérée, à Verdun, grâce à Rita Vrataski. Une nouvelle offensive est prévue et Bill Cage, qui n'a pourtant aucune expérience des combats, est envoyé sur le front. La journée se déroule dans un chaos absolu, les mimics tuant soldat après soldat. Mais alors que Bill meurt juste après être parvenu à tuer l'une des créatures, il se réveille brutalement. Il réalise alors qu'il vit le même jour, encore et encore... 

Des aliens étranges...
Edge of Tomorrow nous propose de découvrir d'étranges aliens portant le nom de "mimics". Ces aliens possèdent une apparence particulière: ils évoquent à la fois la nature, avec des corps aux membres longs et tortueux semblables à des branches d'arbres, mais ils ont aussi un côté bien plus métallique, de par leur couleur notamment. Les mimics sont rapides, meurtriers et imprévisibles. Ils s'organisent en une hiérarchie très simple à comprendre: les mimics de base, qui forment le gros de leur peuple, et dont le rôle majeur consiste à tuer tout ce qui bouge. Au dessus de ces éléments communs, on retrouve des alphas: bien plus rares, ces alphas sont plus dangereux et ils sont mentalement liés au big boss, le mimic omega, qui gère toutes les stratégies de combat. Lorsqu'un alpha meurt, cela relance systématiquement le jour pour reprendre à zéro et employer une nouvelle technique pour tenter d'asseoir leur domination sur le monde. 

...Une journée qui recommence:
Normalement, la capacité de recommencer une journée encore et encore est réservée aux mimics. Pourtant, Bill Cage, après sa première virée sur le front, se retrouve capable de recommencer à volonté le jour de l'offensive. C'est très simple: à chaque fois qu'il meurt, tout repart de zéro. Une situation, on n'en doute pas, extrêmement perturbante pour notre héros qui ne comprend tout d'abord pas ce qu'il lui arrive. Jusqu'à ce qu'il s'allie avec Rita, celle qui a changé le cours de la guerre à Verdun. Car elle aussi a vécu une situation similaire. Ensemble, ils vont joindre leur force pour utiliser ce pouvoir dans un but bien précis: faire reculer les mimics pour de bon.

Ce que j'ai pensé du film:
Comme j'aime plutôt Tom Cruise et la science-fiction, j'avais beaucoup hésité à aller voir Edge of Tomorrow en salle lors de sa sortie. Malheureusement, je n'avais pas trouvé le temps d'y aller mais je l'avais noté dans ma tête au cas où. Ce cycle de cinéma SF était donc l'occasion parfaite de vous en parler, et c'est donc avec curiosité que je me suis penchée sur ce film, dont j'ai souvent entendu beaucoup de bien. Au final, après avoir regardé Edge of Tomorrow, je dois dire que j'ai passé un assez bon moment, malgré quelques bémols.



Commençons par le positif, et je pense que Doug Liman est un point que je me dois de mentionner. J'ai trouvé la réalisation plutôt pas mal sur ce film, avec notamment des scènes d'action bien maîtrisée et un montage très accrocheur, qui donne beaucoup de rythme à l'intrigue. Pour avoir vu quelques films de Doug Liman, je sais que c'est un réalisateur qui connait bien le domaine de l'action et ça s'en ressent dans le film, qu'on ne voit pas passer. 

Toujours dans les points positifs, le casting est plutôt très bon dans l'ensemble. J'aime bien Tom Cruise, il sait proposer un juste milieu entre action et acting, et c'est le cas avec son personnage de Bill Cage. Il parvient à donner à ce héros dont le principal rôle est de tuer des méchants un peu plus de profondeur. J'ai aussi beaucoup aimé la prestation d'Emily Blunt, très badass en Rita. J'ai envie de la voir dans plus de rôles de ce genre! Par contre, j'ai été assez étonnée par l'accent britannique de certains acteurs, que j'ai trouvé à la limite de l'exagération, surtout après les avoir entendus en interview. Mais c'est vraiment pas un point capital!

L'intrigue, quant à elle, est bien gérée. Le principe du "jour sans fin" est un élément qu'on a déjà vu et revu dans pas mal de films, principalement de SF, pourtant Edge of Tomorrow arrive à raconter sa version du jour qui se répète avec une touche d'originalité, de façon à ce qu'on ne s'ennuie pas. Cependant, je dois avouer que si j'ai beaucoup aimé les trois quarts du film, les dix dernières minutes et en particulier le dénouement me laissent un peu sur ma faim. J'aurais préféré une fin différente, plus proche de celle du livre original.

En parlant du livre, je n'ai pas eu l'occasion de le lire, mais je souhaite le faire prochainement. Ce que j'ai pu en lire sur internet m'intrigue beaucoup, surtout cette fameuse fin. Je dois d'ailleurs préciser que dans les bémols que je tiens à soulever sur ce film, l'américanisation du héros m'agace un peu. C'est un problème qui s'est récemment reproduit avec Ghost in the Shell, où l'héroïne est interprétée par Scarlett Johansson, que j'adore, tout comme Tom Cruise. C'est dommage de ne pas employer des acteurs asiatiques ou d'origines asiatiques.

Pour ce qui est de la SF, j'ai trouvé qu'il y avait de bonnes idées, comme le design des armures des soldats et leurs capacités, très intéressantes, le principe du jour sans fin déjà mentionné plus haut, ainsi que l'aspect des "mimics", vraiment original. Par contre, je trouve dommage que nous n'ayons pas plus de détails sur ces créatures. Il est vrai que moins on sait, plus ça peut faire peur, mais ici je trouve qu'on n'en connait vraiment pas grand chose. J'aurais aimé plus d'informations sur ces personnages!

Au final, Edge of Tomorrow est un film que j'ai trouvé divertissant, avec de bonnes idées et une réalisation intéressante. Ce n'est pas mon film préféré du genre mais il a le mérite de me donner envie de me pencher sur All You Need is Kill. Si j'ai l'occasion de le lire, je vous en parlerai! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, ainsi qu'à me laisser vos suggestions pour de prochains films à présenter. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 30 avril 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #2: Signs de M. Night Shyamalan (2002).




Bonjour tout le monde!

Comment allez-vous? Je suis AnGee du Livroscope et je suis ravie de vous accueillir aujourd'hui sur le blog pour le dernier article de ce mois d'Avril. Pour conclure ce doux mois printanier, je vous propose de nous pencher ensemble sur le second film que j'ai regardé pour mon Cycle cinéma personnel autour de la Science-Fiction. Après avoir beaucoup hésité quand au film à regarder, j'ai décidé de me lancer dans un film dont on m'a énormément parlé (plutôt en mal qu'en bien): Signs de M. Night Shyamalan, sorti en 2002. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Parlons un peu de M. Night Shyamalan:
Mais qui est M. Night Shyamalan? Né en 1970 en Inde, Manoj Nelliyattu Shyamalan passera son enfance aux Etats-Unis, en Pennsylvanie. Il fait des études à la Tisch School of the Arts, à New York, un établissement connu pour avoir formé de nombreux acteurs et réalisateurs, comme Martin Scorsese ou Woody Allen. Ses études témoignent de sa passion pour le cinéma et c'est vers la réalisation qu'il se tourne dès le début des années 1990. Après deux films passés plutôt inaperçus, Shyamalan (qui a changé son nom en M. Night en lançant sa carrière) explose avec Sixième Sens, film mettant en scène Bruce Willis. Le film est un énorme succès commercial et propulse le réalisateur au statut de star. Son film suivant, Incassable, toujours avec Bruce Willis, le conforte dans cette position, tout comme Signes. Rien ne semble pouvoir l'arrêter jusqu'à l'échec critique puis commercial de ses films suivants, notamment The Last Airbender et surtout After Earth. Cependant, après quelques années de passage à vide, il semble à nouveau reprendre la voie du succès: son dernier film en date, Split avec James McAvoy, fut un gros succès en salles et une suite serait déjà en préparation.

Signs:
Quelques informations sur le film:
Sorti en 2002, Signs est le cinquième film réalisé par M. Night Shyamalan. Mais il ne se contente pas de le réaliser, puisqu'on le retrouve aussi à la production et à l'écriture du film, ainsi que dans un des seconds rôles (et oui, ce type est multitâche). Le casting est mené par Mel Gibson, acteur extrêmement en vogue dans les années 80 et 90 et qui a décidé de travailler davantage sur des projets plus personnels depuis le début des années 2000. Il interprète Graham Hess, le héros principal du film. Joaquin Phoenix, acteur qui tourne aussi bien dans des blockbusters que dans des films un peu plus confidentiels, joue son frère, Merrill. Les enfants de Graham, Morgan et Bo, sont campés par Rory Culkin (le frère de Macaulay himself) et Abigail Breslin, connue pour Little Miss Sunshine ou, plus récemment, la série Scream Queens. Avec un budget de 72 millions de dollars, le film fut un gros succès commercial, rapportant plus de 400 millions de dollars. Si les critiques furent plutôt positives à l'époque, le film est souvent critiqué sur internet ces dernières années, notamment par le Nostalgia Critic. Je vous laisse ci-dessous la bande-annonce du film!


Résumé:
Prêtre désabusé après la mort de sa femme, Graham Hess vit dans sa ferme avec Merrill, son frère ancienne star du baseball, et ses deux enfants, Morgan et Bo, une petite fille aux habitudes bien particulières. La vie de la famille est soudainement chamboulée lorsque d'étranges crop circles apparaissent dans les champs de la ferme. Et lorsqu'ils comprennent que ce n'est pas un canular mais bien le signe d'une invasion extra-terrestre, les Hess vont devoir être plus soudés que jamais...

Crop circle et foi:
Dans Signs, deux mondes assez distincts se croisent: celui de la religion et celui des extraterrestres. Commençons par la religion: Graham Hess a longtemps été pasteur, un titre sous lequel tout le monde le connait. Mais la mort de sa femme, particulièrement violente, a complètement chamboulé sa façon de percevoir le monde et de percevoir la religion, au point qu'il a décidé de s'en détacher. Il refuse qu'on lui rappelle ses anciennes croyances et il a banni de sa maison les prières et ce qui les accompagne. 
Le film traite également bien évidemment des extraterrestres, avec l'apparition, dès les premières minutes, des fameux crop circles. Ces formes géométriques, souvent circulaires, qui apparaissent de façon inexpliquées dans les champs sont souvent associées à des thèses d'invasion extraterrestre même s'il s'agit pour la plupart du temps de canulars orchestrés par quelques plaisantins. 
Au final, aussi différents qu'ils soient, ces deux thèmes s'entrecroisent et se retrouvent. En effet, nos héros se retrouvent confrontés au fait de croire à des êtres surnaturels, à quelque chose qui semblait impossible. En lisant un livre, qui fait office de bible sur les extraterrestres, Bo et Morgan énoncent toute une liste de possibilités concernant ces êtres. Le pasteur retrouvera-t'il le chemin de Dieu?

Ce que j'ai pensé du film:
Signs, c'est un film avec lequel j'ai une relation un peu particulière. En effet, avant de me lancer dans la rédaction de cette chronique, je l'avais vu sans l'avoir vu. Regardant des types comme Karim Debbache ou le Nostalgia Critic, j'avais déjà vu des vidéos sur ce film et j'en connaissais l'histoire et les reproches qu'on pouvait lui faire. Mais j'ai décidé de le regarder enfin par moi-même, pour voir si j'allais l'apprécier ou au contraire le détester. Au final, je dois avouer être assez mitigée par ce film, que je trouve assez particulier.

Démarrons par l'histoire. Alors oui, je n'ai pas vraiment été surprise car je la connaissais déjà en raison des critiques que j'en avais vues, donc je m'attendais déjà aux retournements de situation ou au dénouement. Néanmoins, j'ai plutôt apprécié l'ensemble de l'intrigue, assez divertissante et plutôt bien construite. En revanche, comme beaucoup, j'ai trouvé que la fin comportait de nombreuses incohérences et des trucs un stupides. Dommage, car j'ai plutôt bien aimé le reste!

Pour ce qui est des personnages, j'ai, à ma grande surprise, beaucoup aimé les enfants, surtout Morgan. Les différents membres de la famille fonctionnent bien ensemble et les caractères s'équilibrent bien. J'ai entendu pas mal de critiques concernant le côté assez apathique des acteurs mais personnellement j'ai assez bien aimé ce côté un peu "ahuri" que Mel Gibson et Joaquin Phoenix ont. Et les enfants jouent plutôt bien, surtout Rory Culkin.

Le côté SF est principalement porté par les extraterrestres. Ils sont quasiment absents pendant tout le film, tenus à l'écart et apparaissant par des sons, des bruits, des ombres avant d'être vraiment visibles. A vrai dire, je préfère mille fois quand on ne les voit pas, car ils créent une atmosphère de tension, de stress très efficace. Par contre, une fois qu'on les voit, et bien ils sont plutôt décevants...

J'ai assez bien aimé les différents thèmes du film, notamment le parallèle entre religion et événements extraterrestre. L'histoire de Graham est intéressante, bien menée, le background assez bien géré. C'est intéressant de voir comment un homme peut passer d'un extrême à l'autre et comment les événements de notre vie peuvent jouer un rôle important sur notre façon de percevoir les choses. 

Au final, Signs est loin d'avoir été la déception à laquelle je m'attendais. Au contraire, j'ai trouvé la première heure très divertissante, très agréable et ce n'est que les quinze dernières minutes qui me laissent un peu mitigée, comme beaucoup. Je suis contente d'avoir vu ce film pour de bon!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

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