lundi 10 août 2015

Chasse aux Vampires #17: Dead as a Doornail (La Communauté du Sud #5) de Charlaine Harris.



Bonjour à tous et à toutes!

Laissez moi vous souhaiter la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un rendez-vous désormais bien connu sur le blog: le Challenge Chasse aux Vampires! J'y participe depuis plusieurs mois maintenant et on approche de plus en plus de l'objectif des vingt-et-une lectures. Pour ma dix-septième chronique, j'ai choisi de poursuivre ma lecture d'une saga vampirique très connue: la Communauté du Sud de Charlaine Harris (que je continuerai à chroniquer même après avoir fini ce Challenge). Aujourd'hui, c'est le cinquième tome qui nous intéresse: Dead as a Doornail, traduit en français sous le titre de La morsure de la panthère. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture :).

Le Challenge Chasse aux Vampires:
Pour commencer, un petit point sur le Challenge Chasse aux Vampires! Ce challenge, illimité dans le temps, a été lancé par leelys via Livraddict. Avec plusieurs paliers, le Challenge a pour but de lire et présenter des livres (mangas, romans, essais ou autres) avec ou sur des vampires. En ce qui me concerne, j'ai décidé de tenter le plus haut palier (Maître vampire, avec vingt-et-un livres lus), un palier que j'espère atteindre prochainement. Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur le Challenge, découvrir les chroniques des autres participants mais aussi lire ou relire mes précédentes chroniques, je vous conseille de suivre ces liens ci-dessous :).


Charlaine Harris et la Communauté du Sud:
Si vous suivez le blog assez régulièrement, vous savez probablement que j'ai pour habitude de commencer mes chroniques par une petite présentation de l'auteur dont je parle. Cependant, dans le cas de Charlaine Harris, la maman de la Communauté du Sud, j'ai déjà eu l'occasion de la présenter auparavant, ayant chroniqué les premiers tomes de la saga. Pour éviter de me répéter, je vous conseille donc de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera à mes premières chroniques sur la saga!


Dead as a Doornail:
Résumé:
L'histoire reprend directement là où elle s'était arrêtée. Jason, le frère de Sookie, a été mordu par un panthère-garou. C'est la première pleine lune depuis sa morsure, et il va donc se transformer pour la première fois. Autant dire que Sookie est morte d'inquiétude pour son frère. Mais ses problèmes ne vont pas s'arrêter là: en effet, à Bon Temps et aux alentours, plusieurs changeurs de forme et panthères-garous se font tirer dessus. Sam, le patron de la jeune femme, est une des victimes, et doit donc être remplacé au bar par un vampire envoyé par Eric. En plus de ça, elle se retrouve à cause d'Alcide, le loup-garou, au milieu d'un conflit de loups-garous et "were-animals", et son amie Tara est menacée par un vampire extrêmement violent. Décidément, la vie de Sookie est loin d'être de tout repos, même sans Bill Compton dans sa vie!

La communauté des changeurs de forme et "were-animals" menacée:
Si les premiers tomes de la saga tournaient principalement autour des vampires, Charlaine Harris a décidé de se consacrer davantage ici à d'autres créatures: les changeurs de forme, comme Sam, ou les "were-animals" (loups-garous, panthères-garous, fourmis-garou... Bon, ok, il n'y a pas de fourmis-garous), dont Alcide est le plus mis en avant.

Les changeurs de forme sont des humains capables de se transformer en animaux: le plus souvent, comme Sam, ils ont un animal de prédilection, mais ils peuvent devenir aussi bien un chien qu'un oiseau. Cette transformation peut avoir lieu n'importe quand. 
On peut noter des ressemblances entre les changeurs de forme et les were-animals: tout comme les premiers, les were-animals ont la capacité de se transformer en un animal. Cependant, ils n'ont pas de choix en ce qui concerne l'animal en question, ils ne se transforment qu'en un animal très précis (ce qui est déjà pas mal). En plus de ça, leur transformation est beaucoup plus réglementée que celle des changeurs de forme. J'entends par là qu'ils ne peuvent se transformer (pour la plupart) que pendant la période de la pleine-lune, ni avant, ni après. Une autre différence entre les were-animals et les changeurs de forme réside dans le fait que les were-animals vivent en communauté, ils appartiennent à une meute, à un groupe, tandis que les changeurs de forme peuvent vivre seuls.
Malgré ces différences, ce sont bien ces deux groupes qui se retrouvent attaqués dans Dead as a Doornail: ils sont pris pour cible par un mystérieux tireur qui cherchent à les éliminer. La grande question est de savoir pourquoi... 

Jason et Sookie: les Stackhouse:
L'un des personnages importants de ce roman (et de la saga en général), c'est Jason Stackhouse, le frère de Sookie, notre narratrice et héroïne.



Comment définir Jason? Et bien Jason est un personnage qu'on peut trouver assez caricatural. Si Sookie vit dans la maison de sa grand-mère, Jason a quant à lui hérité de la maison de ses parents, où il vit seul depuis plusieurs années. Il n'est pas franchement très malin, il fait assez facilement confiance aux gens, et se retrouve souvent dans des situations embarrassantes, voire dangereuses à cause de ça (c'est par exemple le cas dans ce tome, mais aussi dans le précédent, où Jason se retrouvait enlevé, ou encore dans le tout premier volume, dans lequel il était soupçonné de meurtres). Jason est également un coureur de jupon invétéré, et a très souvent de nouvelles conquêtes à son bras (ou dans son lit), ce qui lui attire là aussi bien des problèmes. Il est assez proche de sa soeur Sookie, qui est la seule famille qui lui reste. Jason n'a pas les mêmes capacités que sa soeur, c'est à dire qu'il n'est pas capable d'entendre les pensées des gens. Cependant, dans ce cinquième tome, il acquiert définitivement une capacité hors du commun, celle de se transformer à la pleine lune. Il devient donc un were-animal. 
Dans la série, il est interprété (très bien d'ailleurs) par Ryan Kwanten. 

Ce que j'en ai pensé:
Si vous suivez un peu ce blog et que vous avez déjà vu mes précédentes chronique sur la saga La Communauté du Sud, vous savez probablement que j'aime beaucoup cette saga, et que j'ai grand plaisir à la lire et à la chroniquer pour ce Challenge. On me demande d'ailleurs souvent si j'apprécie la série True Blood, qui est adaptée de La Communauté du Sud, et la réponse est oui (je suis d'ailleurs en train de la regarder, je termine la saison 2 en ce moment). J'étais donc impatiente de lire ce cinquième tome pour découvrir la suite des aventures de Sookie, Jason, Eric, Bill, Sam et les autres. Malheureusement, je dois avouer que ce cinquième tome a été pour moi une lecture mitigée, voire presque décevante... 

Commençons par le premier point qui me pose problème: l'intrigue. Je ne comprends pas vraiment ce que Charlaine Harris a voulu faire dans ce roman. Habituellement, les romans de la saga tournent autour d'une intrigue principale, avec quelques petites sous-intrigues secondaires. Ici, j'ai eu l'impression que le roman partait dans tous les sens, sans véritable direction. On se perd donc en sous-intrigues multiples et variées: Jason, Tara et le vampire, le barman, les conflits entre leader, le tireur mystérieux... Difficile de s'y retrouver! En plus de ça, je n'ai pas trouvé ces différentes sous-intrigues vraiment intéressantes, probablement parce qu'il y en avait trop et qu'elles n'étaient pas suffisamment poussées, et du coup je me suis parfois un peu ennuyée. 

En ce qui concerne les personnages, là aussi je suis un peu mitigée. Dans le positif, j'étais contente que le point négatif que j'ai relevé la dernière fois (le fait que l'UNIVERS ENTIER semble vouloir faire l'amour avec Sookie) était ici un peu moins présent. J'ai d'ailleurs trouvé Sookie un poil moins agaçante dans ce roman. J'aime bien la relation qu'elle a avec son frère, et du coup j'étais heureuse de les retrouver les deux. Par contre, les autres personnages me laissent un peu de marbre: Alcide ne me passionne vraiment pas, et les autres were-animals non plus...

J'en viens donc ainsi à mon troisième problème: les were-animals. Vous le savez, j'adore les vampires, ce sont mes créatures préférées. Et d'ailleurs, je crois que ce sont les seules créatures surnaturelles qui m'intéressent, car les autres m'ennuient assez lourdement: je n'ai jamais aimé les loups-garous, ou les zombies, ou les autres créatures du même genre. Donc même si les vampires sont toujours présents dans ce roman, ils sont très honnêtement relégués au second plan au profit des loups-garous et panthères-garous. Et comme ces créatures ne me passionnent pas spécialement, j'ai donc eu plus de mal à accrocher au roman. 




En bref, j'ai été un peu déçue par Dead as a Doornail, qui n'est pas à la hauteur selon moi des premiers tomes de la saga. Je compte néanmoins lire la suite prochainement, et je vous en parlerai dans une chronique le moment venu!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

dimanche 9 août 2015

Lecture Commune: La voleuse de livres de Markus Zusak.



Bonjour à tous et à toutes!

Laissez moi vous souhaiter la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien, que vous passez une bonne semaine (voire de bonnes vacances), mais surtout que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un roman que j'ai lu récemment, grâce à une Lecture Commune lancée via Livraddict. Ce livre, c'est La voleuse de livres de Markus Zusak, publié en 2005 et adapté au cinéma par Brian Percival (qui a également travaillé sur Downton Abbey) en 2013. J'avais très envie de lire ce livre depuis longtemps car j'ai souvent lu des avis très positifs à son sujet, donc j'ai fini par craquer! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture :).



Cette chronique compte pour le Challenge LEAF du Manège de Psylook: 7/50.

Quelques mots sur la Lecture Commune:
Pour commencer, je tenais à vous donner quelques informations sur la Lecture Commune! Cette LC a été lancée par sianaxoxo du blog Le blog littéraire de Siana via Livraddict. Et le but est très simple: lire le roman et le présenter! Nous avons jusqu'à fin Août pour cela. Si vous souhaitez en savoir plus sur la LC mais aussi découvrir les avis des autres participants (car plusieurs avis valent toujours mieux qu'un), je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera au topic Livraddict à son sujet!


Qui est Markus Zusak?
Entrons à présent dans le vif du sujet avec une petite présentation de notre auteur du jour, j'ai nommé Markus Zusak!
Markus Zusah est un auteur d'origine australienne, né en 1975 à Sydney, d'une mère allemande et d'un père autrichien. Il grandit dans une famille nombreuse et se passionne dès son plus jeune âge pour la littérature et l'écriture. Il fait d'ailleurs des études de lettres et d'Histoire. Il publie son premier livre en 1999, et a depuis publié plusieurs romans. Parmi ceux-ci, on retrouve d'ailleurs la série Underdogs et son plus célèbre, La voleuse de livres, publié en 2005 en version originale puis en 2007 en France avant d'être adapté au cinéma. Il a été plusieurs fois récompensé pour son oeuvre et est traduit dans de très nombreuses langues.  

La voleuse de livres:




Dans ce roman, c'est une narratrice particulière qui nous accueille: la Mort elle-même. Et elle nous entraîne en 1939. Dans l'Allemagne nazie, nous suivons Liesel, une petite fille qui a été laissée par sa mère à une famille d'accueil, les Hubermann, famille dans laquelle elle grandit et vit la guerre: elle connait le durcissement des conditions de vie, la privation, les jeunesses hitlériennes, les juifs qui se cachent ou sont envoyés dans des camps, les hommes d'Hitler qui surveillent tout le monde. Dans cette atmosphère de guerre, Liesel a un réconfort et une passion: les livres, qu'elle vole et qu'elle dévore avec son père adoptif...

Une narration très particulière:
En commençant ma lecture de La voleuse de livres, j'ai tout de suite été frappée par un point important qui se démarque par son originalité: la narration. En effet, Markus Zusak a décidé de sortir un peu des sentiers battus en choisissant, comme narratrice pour son histoire, un personnage unique (et qui nous parle à la première personne): la Mort, connue aussi sous le nom de la Grande Faucheuse. 
Dès les premières pages et jusqu'à la fin du roman, nous découvrons donc l'histoire de Liesel mais aussi des autres personnages à travers les yeux de la Mort. La Mort devient non seulement la narratrice du livre, mais aussi un personnage à part entière, que nous suivons au fil du livre. Cependant, elle reste tout de même un entité immatérielle, statut qui lui permet de voyager à travers le temps et l'espace, d'un personnage à l'autre de façon extrêmement fluide. Il faut l'avouer, ce passage d'un moment à l'autre de l'intrigue est assez surprenant au début, et peut dérouter, mais ne manque pas d'originalité!

Au coeur de l'Allemagne nazie:
Vous l'aurez compris en lisant le résumé du livre: La voleuse de livres se déroule dans un univers très particulier, celui de l'Allemagne nazie, au coeur de la Seconde Guerre Mondiale. Cette guerre, qui compte parmi les conflits les plus meurtriers de l'Histoire, est un thème souvent utilisé en littérature, et nombreux sont les exemples de romans qui parlent, d'une façon ou d'une autre, de la Seconde Guerre Mondiale.
Pour La voleuse de livres, Markus Zusak a choisi de parler de la guerre du point de vue de l'arrière et non pas du front. Et c'est l'arrière allemand qui nous intéresse en particulier. L'auteur nous raconte donc la vie quotidienne des familles modestes des quartiers populaires: Liesel et son ami Rudy Steiner vivent dans un milieu très modeste, où les privations se font vite sentir. Se procurer des produits de première nécessité devient très difficile, voire impossible, et les gens doivent se priver. Les attaques envers les juifs et les opposants au régime comme les communistes sont des drames quotidiens. Plus les jours passent, plus l'angoisse monte, plus les craintes se multiplient. Le père adoptif de Liesel, par exemple, est menacé par le parti nazi. Personne n'est à l'abri..

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis plusieurs années, j'entends très souvent parler de La voleuse de livres. C'est un livre qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, surtout depuis son adaptation cinématographique (que je n'ai pas encore vue, car je préfère lire le roman avant de voir le film). La lecture commune était donc l'occasion parfaite de me mettre enfin à ce roman que je voulais découvrir, et je n'ai donc pas hésité longtemps avant de décider à m'inscrire. Qu'ai-je donc pensé de ma lecture de La voleuse de livres? Et bien ce roman a été une bonne surprise!

Commençons par l'intrigue. Une fois passée la surprise de la narration (dont je reparlerai dans un instant), je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'intrigue. On se laisse prendre dans l'histoire, et les pages se tournent toutes seules. Je n'avais qu'une envie: découvrir la suite, et j'avais vraiment du mal à reposer le livre. Une lecture prenante, où les événements s'enchaînent sans répit. Il se passe beaucoup de choses, je ne me suis pas ennuyée. C'était vraiment un livre que j'avais du mal à quitter!



Ensuite, je me suis beaucoup intéressée aux différents personnages. J'avoue avoir un peu eu du mal à apprécier Liesel au début, car je la trouvais un peu effacée, mais petit à petit j'ai commencé à davantage l'aimer. Markus Zusak nous présente une galerie de personnages variés: des enfants, comme Liesel ou Rudy; des adultes; Max, l'ami juif de la famille... Ce qui est le plus intéressant, ce sont les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Mon personnage préféré est sans nul doute le père adoptif de Liesel, très attachant. 

Un autre point que j'aime bien dans ce livre: le style de l'auteur. Markus Zusak a vraiment une plume que je trouve originale, et agréable à lire. Elle est assez déroutante au début, cependant on s'y fait petit à petit. J'ai trouvé qu'il y avait des idées très intéressantes, comme la narration qui peut dérouter. 

Pour finir, le livre aborde de très nombreux thèmes: la vie en période de guerre, à l'arrière, la lecture, l'écriture, la famille... Si vous vous intéressez à la Seconde Guerre Mondiale et que vous n'avez jamais lu La voleuse de livres, ce livre risque de vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir! On se retrouve très vite pour un nouvelle article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 6 août 2015

Les lectures estivales de Psychic TV #2.



Second volet de mes lectures estivales ! Trêve de bavardages et de taquineries, aujourd'hui je vais parler de la suite d'une BD lue la dernière fois, et d'un petit extra pour ce blog, qui concilie jeu vidéo  et lecture !
Rentrons en détail dans le sujet, sans plus attendre, alors que les derniers jours de l'Eté approchent !

Le premier livre d'aujourd'hui est Adventure Time: Tome 2, toujours en parution chez Vertigo Comics « Indies », qui nous renvoie une fois de plus dans le Monde de Ooo.
Le prologue de l'histoire principale est plutôt drôle, et l'histoire narrée ici est un peu plus drôle et inattendue que celle du précédent tome, et j'ai adoré ! Il y a même des références drôles à la série et au précédent tome.

Le comics comprend, comme le précédent, des petites histoires et illustrations en plus. C'est un nouveau tome, un « second jet » que je trouve un poil plus réussi que le premier tome dont l'intrigue ne m'a pas plus passionné que ça. Ici, il est question de cupcakes, de réalité alternative, et de voyages dans le temps. Géronimo !

Le second livre.... alors ...je serais un menteur si je disais qu'il s'agit d'un livre. Mais toutefois, il s'agit bel et bien d'une histoire à texte, mais sous une forme interactive. On va parler des « Romans Visuels » ou « Visual Novels. » Et vu qu'il s'agit d'un média virtuel et ludique et non d'un support papier plus classique, j'ai discuté avec AnGee pour l'ajouter, ce qu'elle a gentiment accepté.



Très répandus au Japon, sur des thèmes divers et variés, les Visual Novels ne sont ni plus ni moins que des jeux vidéo racontant une histoire, avec des décors, des illustrations. Il en existe plein, de nombreuses sortes, et qui mêlent les genres et les jouabilités. 
Par exemple, la série de jeux de Rôle Shin Megami Tensei : Persona comprend une composante Visual Novel avec ses nombreuses discussions illustrées en dehors de sa composante de jeux de rôle ; la série des Ace Attorney - Phoenix Wright, par exemple, mêle Visual Novel et jeu d'enquête où l'on joue un jeune avocat.

C'est clairement un genre de jeu où l'on ne doit pas avoir peur de se farcir des lignes de dialogue, avec des illustrations pour intégrer la situation et les personnages. Hélas, à ma connaissance, je ne connais aucun visual novel « Français » ou écrit / traduit dans notre langue hormis Phoenix Wright. La plupart sont des jeux étrangers, souvent japonais, et la traduction anglaise est déjà un miracle en soi. Anglophobes, passez donc votre chemin.



Pour ma part, ces derniers mois ont été illustrés par une licence dont j'ai entendue beaucoup de bien, qui est un mélange entre Phoenix Wright (Enquête) et Battle Royale (Manga où des étudiants sont envoyés sur une île pour se battre à mort pour leur liberté.) Cela s'appelle Danganronpa, dont les épisodes sortis sur Playstation Portable sont jamais sortis du Japon, mais ont été réedités sur Playstation Vita, ET traduits en Anglais. 

Danganronpa : Trigger Happy Havoc et Danganronpa 2 : Goodbye Despair sont donc les deux premiers épisodes logiques de cette licence qui à su me charmer et me tenir en haleine avec un scénario barré et bien écrit tout au long des 50 heures cumulées pour les compléter.


Le postulat est le même dans les deux jeux, et je vais éviter de trop en dire : On joue un étudiant qui arrive à la Hope's Peak Academy, une école dont seules les « élites » dans un domaine peuvent entrer, sur enquête interne de l'école pour leur recrutement. On a par exemple le Chef Cuistot d'Elite, l'Athlète d'Elite, l'Auteur d'Elite, mais aussi des choses plus étranges comme le Créateur de Fan Fiction d'Elite...
Le héros a pour spécificité qu'il n'est pas une « élite » dans un domaine précis, mais un étudiant lambda, qui peut profiter d'une loterie annuelle et / ou d'un concours interne à l'Ecole pour être admis. La réputation de l'Etablissement veut que quiconque entre sera l'espoir du futur de l'humanité, et aura une carrière toute tracée.

Toutefois, dès le premier jour de cours, notre héros s'évanouit mystérieusement et se réveille, avec 15 autres de ses camarades, sans se souvenir de quoi que ce soit. Ils sont accueillis par Monokuma, un ours bicolore qui, non content d'avoir complètement coupé l'école du monde extérieur sans espoir de fuite, les force à participer à un jeu de meurtriers : 
-Quiconque tue un autre étudiant est éligible à réussir son année et gagner sa liberté. 
-Toutefois, à l'issue d'un procès et d'un vote, s'il est effectivement démasqué, il est exécuté. 
-Si le vote se conclut sur le mauvais meurtrier, tout le monde est exécuté sauf le meurtrier qui gagne sa liberté.

L'histoire se fait donc en chapitres, entre vie étudiante avec beaucoup de scénario et de rebondissements, et enquête, où l'on cherche des indices pour le procès.
Le procès est pour le coup la partie moins « lecture » et plus « jeu » avec des épreuves illustrant les plaidoiries, contradictions, hypothèses.

Ce fut en tout cas très passionnant à faire, a lire, et même si chaque épisode m'a retourné la tête, il s'agit d'un plutôt bon Visual Novel assez barré mais très bien écrit. Voici d'ailleurs le lien, pour ceux intéressés, de critiques plus « vidéoludiques » de ces deux jeux.


P.S : Ce volet a aussi été adapté en série animée, et suit exactement l'histoire du jeu.

Critique de Danganronpa 2 – Goodbye Despair : http://www.senscritique.com/jeuvideo/Danganronpa_2_Goodbye_Despair/critique/49125336 

Si, toutefois, cela ne vous intéresse guère, il y a également Steins: Gate qui a été réedité sur plusieurs supports, parlant cette fois de jeunes tokyoïtes trouvant un moyen de voyager et d'influencer le temps. J'ai entendu beaucoup de bons avis sur celui-ci, et je le ferai avant la fin de cette année.




Ce sera tout pour moi, j'espère que cette parenthèse sur le Visual Novel aura pu vous intéresser, car mélanger l'interactif et la lecture n'est pas très connu du grand public, même si ce genre remonte à bien plus longtemps qu'on le croit !

Psychic TV.

dimanche 2 août 2015

Doctor Who #9: A travers l'espace et le temps, Collectif (Masse Critique Babelio).



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à découvrir un nouveau mois de chroniques littéraires sur le blog! Avant de vous présenter le livre du jour, je tenais à vous remercier une fois de plus pour vos nombreuses visites et commentaires le mois dernier, qui m'ont fait chaud au coeur! J'espère que le programme d'Août vous plaira tout autant! Et pour commencer, j'ai choisi de vous parler d'un livre que j'ai reçu lors de la dernière Masse Critique organisée par Babelio et qui tournait autour des BDs, comics et mangas: ce livre, c'est un des nombreux comics inspirés par l'univers de Doctor Who intitulé A travers l'espace et le temps. J'en profite donc pour signer ainsi ma neuvième chronique pour le Challenge Doctor Who. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

La Masse Critique Babelio:
Pour commencer, un petit mot sur ce qu'est la Masse Critique Babelio. Il s'agit d'un rendez-vous organisé environ une fois par mois par le célèbre site Babelio, une opération grâce à laquelle les membres du site peuvent recevoir un livre gratuitement. En contrepartie, il faut rédiger une chronique sur le site pour donner notre avis sur le site en question. La dernière fois, c'étaient donc les comics, BDs et mangas qui étaient à l'honneur, mais le site propose aussi des romans, des livres jeunesse, des polars...  Si vous souhaitez en savoir plus sur ce rendez-vous, je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera au site Babelio.


Le Challenge Doctor Who:



Autre petit point sur lequel je voulais revenir avant de rentrer dans le vif du sujet: le Challenge Doctor Who. Il s'agit d'un Challenge crée par Elarinya via Livraddict, et dont le but est de chroniquer non seulement des livres autour de l'univers de Doctor Who (il existe non seulement des romans, mais aussi des comics ou des encyclopédies, des livres audio...), mais aussi des livres écrits par des personnages que le Docteur rencontre vraiment (Charles Dickens, Agatha Christie...) ainsi que des séries ou films dans lesquels apparaissent les différents acteurs de la série. Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur le Challenge, je vous laisse suivre le lien ci-dessous pour découvrir le topic Livraddict du Challenge.


A travers l'espace et le temps:
Quatrième de couverture:
Le Docteur, dernier survivant d'une race appelée les Seigneurs du Temps, voyage avec ses compagnons, à bord du TARDIS, le célèbre vaisseau à l'apparence d'une cabine de police londonienne.
Suivez le Docteur dans des aventures inédites qui vont le conduire à la rencontre de nouvelles races, parfois amicales, comme dans Autopia, parfois hostiles, comme dans Guerre de sang-froid. Mais quoi qu'il arrive, les rebondissements et les surprises sont au rendez-vous, avec des grands noms du comics aux commandes de cet opus, comme Ben Templesmith (30 jours de nuits), ou encore Gary Russell (production de la série Doctor Who).

Présentation des différentes histoires:
Comme ce comics comprend plusieurs histoires (six en tout), il me semble important de vous présenter un peu plus en détails chacune d'entre elles.
Le livre s'ouvre sur La galerie des soupirs. Le Docteur et Martha, l'une de ses compagnes de voyage, se retrouvent dans une étrange galerie où sont exposés des portraits de Grattiens, une espèce extra-terrestre. La particularité de ces portraits, c'est que les personnes peintes sont défuntes, et que le visiteur peut entendre les derniers mots de chacune d'entre elles. Et lorsque le Docteur voit le portrait de Grayla, qu'il connaissait bien, il décide d'enquêter pour savoir ce qui lui est arrivé...
La seconde histoire s'intitule Machination Temporelle. Cette fois, c'est vers le passé que le Docteur nous entraîne, seul. L'année: 1889. Le lieu: Londres. Il y retrouve H.G Wells, qui n'est alors pas encore le célèbre auteur que nous connaissons maintenant, dans une intrigue qui fait appel à l'institut Torchwood.
Dans Autopia, troisième histoire de ce recueil, c'est Donna que nous retrouvons en compagnie du Docteur. Ils se rendent sur Autopia, une utopie automatisée, où tout est contrôlé à la perfection. Mais peut-on contrôler tout, jusqu'aux sentiments?
Donna est encore présente dans la quatrième aventure, nommée Guerre de sang-froid. L'intrigue se déroule sur la planète Draconia, qui est en situation de crise. Plusieurs thèmes, comme la politique et surtout la place de la femme (interdite de parole), sont mis en avant dans cette histoire.
Chambre avec déjà-vu est le titre de l'histoire suivante. Le Docteur est seul cette fois-ci. Répondant à un signal de détresse, il se retrouve à côtoyer différentes espèces pour tenter de résoudre le problème d'une mystérieuse épidémie...
Pour terminer ce livre, nous avons Peste noire, paradis blanc, une autre aventure où la médecine joue un rôle important. Accompagné de Martha, le Docteur se retrouve en 1669, alors qu'une épidémie de peste décime la population. Mais est-ce vraiment la peste?

Donna et Martha, les compagnes de ce comics:
Dans les précédentes chroniques que j'ai faites sur l'univers de Doctor Who, j'ai souvent parlé de certaines compagnes et de certains compagnons du Docteur, comme Rose, Amy ou Rory. Dans ce comics, deux compagnes sont mises en avant: Donna et Martha, toutes deux compagnes du Dixième Docteur.

Commençons par une petite présentation de Martha. De son nom complet Martha Jones, elle apparait pendant la troisième saison de la série. Elle est jouée par Freema Agyeman. Martha, jeune médecin, rencontre le Docteur dans l'hôpital où elle travaille et où se produisent des événements étranges. Elle décide ensuite de partir avec lui pour explorer le temps et l'espace. Elle éprouve très rapidement des sentiments très forts pour le Docteur, ce qui complique un peu plus son existence. Par la suite, Martha apparait également dans la série Torchwood.



La seconde compagne que les lecteurs peuvent découvrir dans ce comics n'est autre que Donna Noble, jouée par l'excellente Catherine Tate. Elle apparait une première fois au début de la troisième saison, mais ce n'est que dans la saison suivante qu'elle devient officiellement la compagne du Docteur. Donna a un fort caractère: elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et ses échanges avec le Docteur sont souvent explosifs! Mais ce tempérament de feu cache surtout un manque de confiance en soi...



Ce que j'en ai pensé:
Il faut le lire: les sélections de livres pour les Masses Critiques sont toujours impressionnantes et il est difficile de ne pas avoir envie de tout cocher! Pour cette session dédiée aux comics, BDs et mangas, de nombreux titres m'intéressaient, dont le comics que je vous présente aujourd'hui. Si vous connaissez un peu le blog, vous savez que j'adore Doctor Who, et j'étais donc très heureuse d'apprendre que j'étais sélectionnée pour A travers l'espace et le temps! Mais qu'en ai-je donc pensé? Et bien j'ai vraiment bien aimé ce comics, même si ce n'est pas un coup de coeur!

Premièrement, j'ai beaucoup aimé les différentes histoires proposées. Effectivement, nous voyageons à travers l'espace et le temps: différentes planètes, dans le passé, dans le futur... Le titre ne ment pas! J'ai bien aimé les différentes intrigues, que j'imagine assez bien transformées en épisodes pour la série. Mes préférées sont sans aucun doute Autopia, avec son univers très particulier, et Peste noire, paradis blanc, pour son dénouement. J'ai retrouvé l'ambiance de la série, et c'est un bon point! 

Ensuite, j'étais très contente de retrouver les différents personnages utilisés. Tout d'abord, le Dixième Docteur, qui est mon Docteur préféré (Tennant Forever): c'est un plaisir de suivre ses aventures! Ensuite, j'étais ravie d'enfin lire quelque chose avec Donna et Martha comme compagnes. Jusqu'à présent, je n'ai lu que des livres mettant en scène Amy, Rory et Rose. J'aime énormément Donna, qui était l'une de mes compagnes préférées, et si Martha me plait un peu moins, j'aime tout de même beaucoup ce personnage. Les différentes histoires retranscrivent plutôt bien la personnalité de chacune d'elles: le caractère particulier de Donna, et les connaissances médicales de Martha sont par exemple mis en avant. 

J'ai aussi beaucoup aimé les différents thèmes abordés dans ces histoires. J'ai par exemple mentionné plus haut le fait que la médecine était présente dans plusieurs d'entre elles, et j'ai trouvé que c'était un thème intéressant à exploiter. On a aussi les questions de la place de la femme, des sentiments, du contrôle... Ce sont des thèmes qu'on retrouve aussi dans la série.

Mon seul bémol, qui fait que ce comics n'est pas un coup de coeur, c'est le style graphique. Je n'ai vraiment pas accroché au style graphique utilisé dans ce recueil, je trouve qu'on avait parfois du mal à reconnaitre les personnages. Ce genre de choses dépend énormément des goûts de chacun, donc je ne doute pas que ce style puisse plaire à d'autres personnes! :)

En bref, si vous cherchez un comics Doctor Who avec des histoires intéressantes et qui reprend bien l'ambiance de la série, je vous recommande ce livre!



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cette chronique vous plait! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve d'ici quelques jours avec une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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