mercredi 12 octobre 2016

Hello Halloween #4: The Woman in Black de Susan Hill.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour le quatrième numéro de notre mois spécial Halloween, qui parlera de créatures que nous n'avons pas encore abordées ce mois-ci: les fantômes! J'ai récemment lu le roman The Woman in Black de Susan Hill publié en 1983 et qui est revenu sur le devant de la scène il y a quelques années grâce à son adaptation avec Daniel Radcliffe. Je tenais à lire ce livre avant de voir le film. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Hello Halloween:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous donner quelques informations sur le rendez Hello Halloween. Grande fan de cette fête depuis longtemps, j'ai décidé dès la création du blog de lui consacrer chaque année un mois complet en Octobre. Un mois, dix chroniques pour nous préparer à la venue de cette fête! Cette année, j'ai décidé de mettre en avant les sorcières tout en parlant aussi d'autres créatures, comme les vampires ou les fantômes. Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce rendez-vous, je vous invite à suivre le lien ci-dessous.


Susan Hill, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteur du jour, Susan Hill. Née en 1942 dans le Yorkshire du Nord, cette romancière anglaise a toujours été passionnée par la littérature. Après ses études, elle devient journaliste et commence à écrire. Elle se montre très influencée et inspirée par les classiques noirs et la littérature gothique, comme le montre son roman le plus connu, The Woman in Black, traduit en français sous le titre La dame en noir. Susan Hill a également écrit plusieurs autres romans, dont une série d'enquêtes policières. Si vous souhaitez découvrir son travail plus en détails, je vous encourage à faire un petit tour du côté de son site internet.


The Woman in Black:
Résumé:
Nous voilà en Angleterre. Le vingtième siècle commence, et pour Arthur Kipps, la vie semble pleine de promesse. Travaillant pour un cabinet londonien, l'avoué est envoyé en mission à la campagne pour mettre en ordre les documents d'une certaine Mrs Drablow, qui vient de mourir. Mais très vite, Arthur réalise que cette tâche risque d'être très compliquée: les habitants des alentours de la maison de Mrs Drablow lui déconseillent d'y rester trop longtemps, et il se met à apercevoir des choses très inquiétantes, notamment la silhouette d'une femme vêtue de noir. Qui est-elle? Quels secrets cache la vieille demeure?

Une histoire dans la tradition des ghost stories:
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, Susan Hill porte un amour très visible aux classiques noirs et aux romans gothiques. La dame en noir en est un bon exemple. 
Tout d'abord, l'intrigue se passe au tout début du 20ème siècle. Une période assez intéressante, puisque c'est un moment mêlant progrès scientifiques et fascination pour l'occulte. Si les premières ghost stories et les premiers romans gothiques ont été publiés bien longtemps avant cette période, elle reste fortement empreinte de cet héritage. 
Le récit est de plus assez court (environ 150 pages selon les éditions), à mi chemin entre la nouvelle et le roman. Je ne sais si elle s'en est vraiment inspirée, mais ça m'a fait fortement penser à certaines histoires d'Edgar Allan Poe. 
Enfin, on retrouve de nombreux ingrédients présents dans les histoires classiques de fantômes: l'incrédulité, la méfiance des habitants, une histoire tragique... 

Notre héros enquête:
Nous suivons le personnage d'Arthur Kipps, un homme d'un certain âge qui décide de nous raconter une histoire qui lui est arrivée alors qu'il était encore un jeune homme à l'avenir prometteur. Arthur travaille pour un cabinet londonien, et a l'espoir de progresser dans sa profession. La mission de son employeur (celle de mettre de l'ordre dans les papiers de Mrs Drablow) lui apparait comme un bon moyen de prouver ses compétences. Même si pour cela il doit donc quitter temporairement sa fiancée Stella. 
La mission d'Arthur prend très vite la tournure d'un mystère d'une autre dimension. Car la maison de Mrs Drablow contient de nombreux mystères: des bruits étranges, des apparitions angoissantes dans la lande, portes qui grincent... Arthur est persuadé qu'il parviendra à comprendre le mystère de la dame en noir en se penchant sur ce qu'il trouvera dans la maison.



Ce que j'ai pensé du livre:
Comme beaucoup d'entre vous je pense, j'ai découvert The Woman in Black il y a quelques années, lorsque Daniel Radcliffe a joué dans l'adaptation du livre au cinéma. Je n'avais pas encore eu l'occasion de livre ni de voir le film, mais ça me tentait depuis longtemps. Alors, lorsque j'ai trouvé le livre en bibliothèque, je n'ai pas hésité très longtemps. Que dire de The Woman in Black? Et bien c'est une lecture assez sympathique, surtout en cette période, mais je ne suis pas totalement convaincue.

Démarrons par les points que j'ai appréciés. Tout d'abord, j'ai été assez séduite par la plume de Susan Hill, que je découvre avec ce livre. Elle parvient à créer une atmosphère très proche des classiques noirs et gothiques, ce que j'ai apprécié. C'est fluide, bien écrit, et j'ai aimé le fait qu'elle joue surtout sur les effets (bruits, sensations) plutôt que sur des apparitions spectaculaires. J'ai envie de lire d'autres livres de sa main. 

Je trouve qu'elle a aussi plutôt bien réussi l'histoire dans son ensemble. J'ai particulièrement apprécié le début ainsi que la fin, deux moments vraiment bien gérés selon moi. Comme le livre est assez court, il se lit vite et on n'a pas franchement le temps de s'ennuyer. Il se passe de plus beaucoup de choses, notamment lorsqu'Arthur est dans la maison.

En parlant d'Arthur, je trouve que c'est un personnage sympathique. On s'attache à lui et on suit avec intérêt son histoire. Néanmoins, j'avoue que son comportement n'est pas toujours le plus futé du monde, et il y a plusieurs moments où je me suis demandée ce qu'il faisait. J'ai aimé la relation qu'il établit avec la chienne Spider, un autre point que je voulais mentionner. 

En revanche, je trouve que le livre manque cruellement d'un facteur important dans ce genre d'histoire: la peur. Je n'ai pas eu peur du tout en lisant ce livre, je n'ai même pas ressenti un peu d'angoisse ou de stress. Pourtant, je ne pense pas être immunisée face aux situations effrayantes! C'est dommage, car le livre possède pas mal de qualité, mais pour moi, il manque vraiment quelque chose ici.

Néanmoins, The Woman in Black est une lecture que je recommande si vous cherchez un livre sympa et rapide à lire pour Halloween. N'ayant pas encore vu le film, je ne peux vous donner un avis dessus, mais j'espère pouvoir le voir prochainement.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait! N'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 9 octobre 2016

Hello Halloween #3: Anita Blake, Vampire Hunter, book 1: Guilty Pleasures part 1.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article de notre mois spécial Halloween! Nous nous sommes quittés il y a quelques jours avec les héroïnes du film The Craft, et je vous propose de nous pencher aujourd'hui sur une autre héroïne, que certains connaissent sûrement. Pas vraiment de sorcières au rendez-vous, mais une chasseuse de vampires: Anita Blake, célèbre personnage de Laurell K. Hamilton. J'ai décidé de découvrir les comics inspirés par la série de romans, et j'ai donc lu le premier tome, que je vous propose de découvrir à présent. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Hello Halloween:
Pour commencer, il me faut vous parler un peu du rendez vous Hello Halloween. Grande fan de cette fête et de son ambiance depuis longtemps, j'ai eu l'idée dès la création du blog de me lancer chaque année dans un mois complet consacré à Halloween. Cette année marque la cinquième édition du Hello Halloween. J'ai décidé de me focaliser sur les sorcières pour 2016, même si d'autres créatures sont au rendez-vous comme en témoigne cette chronique. Si vous avez envie de relire mes précédentes chroniques Halloween, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Anita Blake, c'est qui?
Penchons nous d'abord sur Anita Blake, l'héroïne du comics que j'ai décidé de vous présenter aujourd'hui. Anita Blake est un personnage crée par Laurell K. Hamilton. Née en 1963 dans l'Arkansas, Laurell K. Hamilton a fait des études d'anglais et de biologie. Elle est mère d'une fille nommée Trinity, et elle s'est fait connaître à partir de la fin des années 90 et du début des années 2000 pour ses livres. Sa saga Anita Blake est extrêmement populaire et compte plus d'une vingtaine de romans. Ses romans font l'objet d'une adaptation en comics, et elle est aussi connue pour d'autres écrits comme sa saga Merry Gentry. Mais focalisons nous sur Anita Blake: Anita vit dans le Missouri, dans une Amérique qui connait l'existence des créatures surnaturelles. Son boulot: tuer les vampires. Elle assiste aussi la police pour résoudre des enquêtes impliquant des vampires ou autres monstres. C'est un personnage assez populaire, notamment en France, où ses aventures sont publiées chez Milady.

Anita Blake, Vampire Hunter, book 1: Guilty Pleasures part 1:
Résumé:
Entre Anita Blake et les vampires, c'est une histoire compliquée. La jeune femme est chasseuse de vampires, un véritable job qui occupe tout son temps. Elle vient aussi en aide à la police pour les aider à régler des enquêtes complexes. Mais lorsqu'elle se voit obligée d'enquêter sur la mort suspecte de plusieurs vampires, Anita se voit malgré elle contrainte de côtoyer ceux qu'elle tue au quotidien...


Ce que j'ai pensé de ce comics:
Si vous me connaissez un peu, vous savez que j'ai depuis toujours une passion pour les vampires, qui sont incontestablement mes créatures préférées. Cependant, je n'ai pas encore eu l'occasion de me lancer à la découverte de la saga Anita Blake: je dois avouer que le nombre assez impressionnant de tomes me fait un peu peur et que je voulais vraiment terminer mes sagas en cours avant d'en entamer une autre. Pouvoir avoir un aperçu de l'univers d'Anita Blake en comics me semblait une bonne idée. Mais malgré une lecture assez sympathique, je ne suis pas non plus très emballée...

Commençons par un point important lorsqu'on s'intéresse au comics: le dessin. Je suis déjà assez mitigée par cet élément. Dans l'ensemble, je trouve le dessin assez dynamique et avec des couleurs très accentuées qui donnent une atmosphère particulière au livre. Beaucoup de rouge, de gris, de couleurs vives à côtés de nuances sombres... En revanche, je ne trouve pas les personnages très réussis, à l'exception d'Anita, qui reste assez expressive: les autres personnages, en particulier les personnages masculins, semblent tous bâtis sur le même modèle, ce qui fait que c'est assez difficile de reconnaitre qui est qui.

En ce qui concerne l'intrigue, je l'ai dans l'ensemble assez bien aimé. Ce premier tome finit sur une sorte de petit cliffhanger qui incite à lire la suite pour découvrir ce qu'il va se passer. Il y a pas mal d'action, il se passe beaucoup de choses et la lecture se fait assez vite. En revanche, je regrette qu'il n'y ait pas eu une ou deux pages pour situer un peu l'histoire, car lorsqu'on ne connait pas l'univers ou le personnage d'Anita Blake, on peut se sentir un peu perdu.

Je pense que c'est le gros problème de ce comics: il s'adresse aux gens qui connaissent déjà la saga et ses personnages. Si on est, comme moi, un novice dans l'univers de Laurell K. Hamilton, on se retrouve un peu propulsé au milieu de nulle part, sans trop comprendre les motivations des personnages ou la composition de ce monde. C'est vraiment dommage, à plusieurs moments je me suis vraiment sentie perdue. C'est d'ailleurs pour cela que la chronique est beaucoup, beaucoup plus courte que d'habitude: je ne savais pas quoi dire de plus...

Pour ce qui est des personnages, je ne les connais pas encore suffisamment pour me prononcer de façon définitive, mais je suis intriguée par la relation entre le vampire Jean-Claude et Anita. Anita, d'ailleurs m'intéresse aussi: on sent que les vampires, même s'ils sont son gagne-pain, représentent quelque chose de très complexe, entre une certaine fascination, la colère et la peur. C'était intéressant de voir ses réactions à travers l'histoire.

Malgré mon impression finale mitigée, ce comics a le mérite de me donner envie de découvrir pour de bon Anita Blake. Je vais d'abord finir d'autres séries, et je m'y lancerai donc!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

mercredi 5 octobre 2016

Hello Halloween #2: (Cycle Sept Films, Sept Découvertes #3) The Craft d'Andrew Fleming (1996).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour notre second numéro du Hello Halloween. Après un petit détour dans l'univers de Deborah Harkness, je vous propose de rester dans la thématique des sorcières avec un film que je voulais voir depuis longtemps et que j'ai décidé d'inclure dans mon cycle cinéma Sept Films, Sept Découvertes. Ce film, c'est The Craft (ou Dangereuse Alliance en français), sorti en 1996. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Hello Halloween:
Commençons cette chronique avec quelques petites précisions sur ce qu'est le rendez-vous Hello Halloween. Grande fan d'Halloween depuis des années, j'ai lancé dès la création du blog un rendez-vous annuel autour de cette fête. Nous en sommes à la cinquième édition! Au cours du mois, je vous proposerai donc dix chroniques autour d'Halloween. Si vous avez envie d'en savoir plus, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous pour retrouver toutes mes chroniques des précédentes années.


Cycle Sept Films, Sept Découvertes:
Autre point dont je voulais parler: le Cycle Sept Films, Sept Découvertes. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de développer un peu ma culture cinématographie. Avant de me motiver, je vous propose régulièrement des petits cycles cinéma comprenant sept films, autour de thèmes différents (des acteurs, réalisateurs, ou encore des thèmes plus généralistes). Cette fois, j'ai voulu faire baisser ma liste de films à voir en me concentrant sur des films que j'ai prévus de voir depuis longtemps. Si vous avez envie de voir quels films sont traités, suivez le lien ci-dessous! :)


The Craft:
Quelques informations sur le film:


Il est à présent temps de nous pencher sur notre film du jour: The Craft, sorti en 1996. Intitulé en français Dangereuse Alliance, le film a été réalisé par Andrew Fleming, né en 1963. Cet américain est connu pour son travail de réalisation et d'écriture sur d'autres films et séries, comme dernièrement Arrested Development. L'intrigue se focalise sur les quatre héroïnes principales: Sarah est jouée par Robin Tunney, Nancy par Fairuza Balk, Bonnie par Neve Campbell et enfin Rochelle par Rachel True. Les quatre actrices ont par la suite continué une carrière cinématographie ou audiovisuelle, avec plus ou moins de succès. Avec 15 millions de budget et un tournage assez rapide, The Craft s'est retrouvé à être un assez gros succès au box office, rapportant plus de 55 millions de dollars. Aujourd'hui considéré comme culte, ce film a également inspiré d'autres oeuvres, comme, d'une certaine façon, la série Charmed dont le générique est une chanson que l'on retrouve dans The Craft. Si vous avez envie de voir à quoi le film ressemble, je vous encourage à regarder quelques images.

Résumé:
San Francisco. Sarah, une ado tourmentée aux tendances suicidaires, vient d'emménager avec son père et sa belle-mère. Elle sympathise avec trois filles que pourtant tout le monde cherche à éviter: Nancy, Rochelle et Bonnie. Et si tout le monde cherche à les éviter, c'est parce qu'on raconte qu'elles sont des sorcières. Ensemble, les quatre filles explorent les frontières de leurs pouvoirs magiques, en profitant pour se venger de ceux qui leur font du mal. Mais à force d'utiliser la magie à des fins personnelles, le retour de baton risque d'être violent... 


Teenage movie...
The Craft est ce qu'on appelle un teenage movie. C'est à dire un film réalisé à destination des adolescents, avec des héros adolescents dont les problèmes ou les centres d'intérêt parlent au public concerné. Si on trouve déjà des teenage movies au cours des années 80, les années 90 voient l'explosion du genre. Il y en a absolument partout et à toutes les sauces. On a des adaptations de classiques sauce teenage (Clueless ou Cruel Intentions), de la romance (She's all that), ou même du film d'horreur comme I know what you did last Summer. 
The Craft est un exemple parfait de teenage movie. Déjà, les quatre héroïnes sont des adolescentes. Et de plus, ce sont des adolescentes qu'on peut qualifier de marginales, mises à l'écart par leurs camarades pour plusieurs raisons. Nancy a un look et une attitude qui peuvent effrayer, une mauvaise réputation. Bonnie a une bonne partie du corps couverte de cicatrices, et Rochelle est tout simplement noire. Pour chacune de ces raisons, ces trois personnages sont des sortes de parias qui attirent Sarah, elle aussi en souffrance. 
L'intrigue se concentre sur des problèmes rencontrés par les ados, que nos héroïnes tentent de régler par la magie: les premiers émois amoureux, les complexes physiques, une quête d'identité... Des éléments qui expliquent le succès du film à sa sortie!


...Et sorcellerie:
Comme je l'ai mentionné à plusieurs reprises, The Craft parle évidemment de magie. Le titre du film vient d'ailleurs d'un livre de magie que les héroïnes achètent au début de l'histoire. 
Deux formes de magie semblent se présenter au cours de l'intrigue: la magie de Sarah, qui possède des dons naturels, et celle des trois autres filles, qui semble s'épanouir grâce à Sarah et leurs forces combinées. 
Un autre point intéressant est la combinaison des rituels avec des demandes qu'on pourrait penser futiles. Les quatre héroïnes préparent chaque rituel avec soin, utilisant de nombreux objets qui donnent un côté sacré à ce qu'elles sont en train d'accomplir. Dague, coupe, animaux, cercle, bougies, flammes, tout y est! Mais dans le même temps, elles prennent soin de réaliser chacun de ces rituels pour des demandes qui ne sont pas forcément, à première vue, si importantes que d'autres choses comme la faim dans le monde ou la paix. Non, elles veulent la beauté, la vengeance ou l'amour. Ce qui finit par avoir de lourdes conséquences.
La magie s'accompagne aussi d'une esthétique particulière. Si les héroïnes ont déjà (et en particulier Nancy) un look assez marqué au début film, à mesure que l'intrigue avance et que leurs pouvoirs se développent, elles se parent de tenues évoquant de plus en plus des sorcières: vêtements noirs, accessoires multiples, chaussures pointues, maquillage... 

Ce que j'ai pensé du film:
Même si je suis née dans les années 90, je n'ai pas été une adolescente avant le début/milieu des années 2000. J'ai donc énormément de lacunes en ce qui concerne les films de cette époque, et j'ai décidé il y a quelques temps de découvrir un peu plus de teenage movies des années 1990. The Craft figurait en bonne position sur ma liste, car j'étais très intriguée par le sujet. J'ai donc fait exprès de me mettre le film de côté pour ce mois Halloween. Et que dire de The Craft? Et bien j'ai adoré, mais vraiment adoré ce film que je pense revoir prochainement.

Ce que j'ai préféré, tout d'abord, c'est l'atmosphère particulière qui se dégage du film. Entre la musique rock qui sied très bien à l'intrigue et qui est très 90s, l'esthétique légèrement gothique, et les personnages d'adolescentes tourmentées, j'ai pris un vrai plaisir à voir le film. J'ai particulièrement aimé le soin apporté aux scènes de magie, avec les rituels soigneusement présentés et les nombreux détails.

L'intrigue est ensuite assez intéressante. On peut lui reprocher d'être un peu prévisible et convenue, mais je la trouve très bien menée, avec pas mal de rebondissements et une fin très sympathique. Il se passe de plus beaucoup de choses, si bien qu'il n'y a pas de temps mort. Personnellement, je ne me suis pas ennuyée une seconde devant The Craft. C'est un film très divertissant: il y a une montée en puissance, d'abord assez discrète, puis de plus en plus forte à mesure que les personnages jouent avec la magie. 

Les personnages sont une autre réussite du film. Chaque fille a sa personnalité, ses problèmes, ses envies et son rapport à la magie. Il est évident que Sarah et Nancy se présentent comme les héroïnes les plus importantes en raison de leur caractère, Bonnie et Rochelle étant un peu plus secondaires. Je me suis attachée à Sarah, qui est sans doute la plus sympathique. Nancy est réussie aussi, mais elle me fait vraiment flipper. En tout cas, les actrices s'en sortent vraiment très bien. 



Je ne suis absolument pas experte en magie, wicca ou autres choses de ce genre, mais j'ai bien aimé la façon dont la magie est représentée dans ce film. Le rituel, les incantations, le côté féminin, le magasin... ça me donne envie de me pencher un peu plus là dessus et d'en découvrir davantage. J'ai particulièrement apprécié les scènes où les filles testent leurs pouvoirs, car on sent que parfois elles restent des adolescentes avant tout.

The Craft est un très bon teenage movie, à réserver aux amateurs du genre et à ceux qui aiment les histoires de sorcières. Si en revanche vous n'aimez pas du tout les histoires d'ados à problèmes, le film risque de ne pas vous plaire! En tout cas moi, je l'ai adoré!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 


lundi 3 octobre 2016

Hello Halloween #1: Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Et ça y est, nous y voilà: Octobre, mon mois préféré de l'année! Comme tous les ans depuis la création du blog, je vous propose un mois spécial consacré à ma fête favorite: Halloween! Après plusieurs sessions centrées sur les vampires, j'ai eu envie de changer un peu cette année et de parler surtout d'un autre sujet: les sorcières, maléfices et autres sortilèges. Pour démarrer le mois en beauté, je vous propose une chronique sur un livre que je voulais découvrir depuis longtemps: Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Hello Halloween:
Histoire de bien commencer cette chronique, il me semble important de vous présenter un peu Hello Halloween, un rendez-vous que j'ai instauré à la création du blog et qui connait cette année sa cinquième (si je ne me trompe pas) édition. Halloween étant ma fête préférée, il me tenait à coeur de proposer en Octobre un mois spécial dédié à des univers angoissants, effrayants et flippants. Après plusieurs éditions principalement axées sur les vampires, mes créatures de prédilection, j'ai décidé de varier un peu de me vous proposer des chroniques autour des sorcières. Je parlerai aussi de vampires, fantômes et autres créatures angoissantes. Si vous avez envie de voir ce que donnait le rendez-vous au cours des années précédentes, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Le livre perdu des sortilèges:
Résumé:
Les sorcières, démons et autres créatures que nous pensions fictives existent. Et Diana Bishop est l'une d'entre elles. Héritière d'une longue lignée de sorcières, elle a pourtant décidé de vivre une vie des plus normales et de ne jamais utiliser ses pouvoirs. Jusqu'au jour où, en étudiant un manuscrit, elle réveille une force puissante. Elle attire alors autour d'elle toutes sortes de créatures, qui ne lui veulent pas toutes du bien. Parmi ceux qui s'approchent d'elle, Matthew Clairmont, un vampire connu pour son histoire tourmentée et craint de tous. Mais entre Matthew et elle, une puissante attirance nait. Diana pourra t'elle continuer à vivre comme si la magie n'existait pas?

Eviter le passé...
Dès le début du roman, nous découvrons le personnage de Diana Bishop. Une jeune femme présentée comme extrêmement brillante, professeure reconnue dont les conférences attirent beaucoup de monde. Pendant son temps libre, elle s'adonne à sa passion du sport. Une vie à priori très tranquille, si ce n'est que Diana est hantée par une histoire qu'elle cherche à tout prix à éviter.
Car Diana est une sorcière, un héritage familial qui remonte sur plusieurs générations. Et si elle pourrait facilement utiliser ses pouvoirs au quotidien, elle a prit la décision radicale de ne jamais, jamais sans servir. Marquée par une histoire familiale lourde, elle accuse la magie d'avoir causé la mort de ses parents alors qu'elle était enfant.
Mais vivre sans magie n'est pas simple pour la jeune femme. En effet, elle doit chaque jour lutter contre ses pouvoirs, une force parfois si puissante qu'il lui est difficile de ne pas s'y abandonner. Et malgré sa détermination, elle se retrouve de plus en plus confrontée à son héritage magique lorsqu'elle touche le fameux manuscrit qui chamboule sa vie et le monde surnaturel.

...Une histoire d'amour compliquée:
En plus d'une histoire de magie, Le livre perdu des sortilèges nous présente un autre élément qui a son importance: une histoire d'amour. Et une histoire d'amour bien compliquée en plus: celle de Matthew et Diana.
Dès la première apparition de Matthew, on comprend que ce personnage jouera un rôle très important auprès de Diana. C'est un personnage présenté comme étant assez complexe: vampire, il représente une certaine menace. Nombreuses sont les créatures à le craindre, et il dégage une aura assez inquiétante. Diana ne sait pas vraiment comment se positionner par rapport à lui au départ, mais rapidement il se montre près à la protéger des dangers qui entourent la jeune femme.
C'est alors que l'attirance entre Diana et Matthew devient de plus en plus forte. Pourra-t'elle résister?



Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis la sortie du roman il y a quelques années, Le livre perdu des sortilèges est présent sur énormément de blogs. Ce livre a été un sacré succès et j'ai souvent vu de nombreux avis très positif à son sujet. J'avais envie de le lire depuis longtemps, et j'ai fini par craquer lorsque j'ai fini par le trouver en bibliothèque. Et que dire? Et bien pour être honnête, j'ai assez bien aimé ce roman, mais je dois admettre que je m'attendais à quelque chose de différent.

Je vais commencer par les points positifs. Tout d'abord, le début du roman me plait énormément. Il est vraiment très réussi, nous mettant dans l'ambiance et nous exposant les différents problèmes rencontrés par notre héroïne. Deborah Harkness prend le temps d'installer une ambiance tout en nous gardant intéressés par plusieurs éléments narratifs. J'étais très enthousiaste en lisant le début du roman.

J'ai aussi beaucoup aimé Diana Bishop. Je trouve que c'est une héroïne assez attachante, assez fouillée, dont le passé intrigue. On a envie, tout comme elle, de découvrir ce qu'il est vraiment arrivé à ses parents. Je trouve en particulier intéressant son rapport compliqué à ses pouvoirs et à la magie en général. Elle refuse obstinément de s'y confronter tout en l'étudiant d'un point de vue académique. Sa famille est aussi assez intéressante et plaisante.

Le style de Deborah Harkness est plutôt agréable. Elle sait conduire son histoire et se montre détaillée et précise. J'aimerais beaucoup lire d'autres romans de sa plume, car je pense qu'elle a du potentiel. De plus, je pense qu'elle a beaucoup d'imagination et que l'univers du Livre perdu est plutôt original.

Malheureusement, d'autres aspects du livre ont été pour moi décevants. A commencer par l'histoire d'amour. Mon dieu, qu'est-ce qu'elle est prévisible cette histoire d'amour... Dès que Matthew apparait, on la voit venir à 100 mètres. Et ça va vraiment beaucoup trop vite, de nombreux éléments ne sont pas crédibles. Par exemple, il me semble que Diana continue de vouvoyer Matthew bien après le début de leur relation amoureuse, ce qui manque de spontanéité. Il peut peut-être s'agir d'une erreur de la traduction. Mais dans l'ensemble j'ai trouvé cette relation poussive et pas franchement réussie.

Ensuite, j'ai trouvé que malgré un bon début le livre s'engonce très vite dans une histoire d'élue au final assez commune. Il y a beaucoup de longueurs, et je me suis parfois beaucoup ennuyée. J'ai même un peu lu la fin en diagonale, étant un peu lassée. Le livre étant de plus un petit pavé, ça n'aide pas!

En bref, je m'attendais à quelque chose de différent. Ce n'est pas un mauvais roman, et je l'ai trouvé sympathique, mais j'en espérais davantage. Je ne pense donc pas lire la suite...

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article Halloween, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.


Si vous avez aimé...

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