samedi 26 mars 2016

221B, The British Detectives Challenge: Agatha Raisin and the Quiche of Death by M.C Beaton.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Après l’affrontement musclé entre Batman et Superman proposé par Psychic TV il y a quelques jours, je vous propose de nous plonger dans un univers totalement différent, celui des détectives britanniques. Comme vous le savez probablement si vous suivez le blog, j’ai décidé de me lancer il y a quelques temps dans le Challenge 221B : The British Detectives Challenge, un Challenge que j’ai découvert grâce à Whoopsy Daisy. Le mois dernier, j’ai mis à l’honneur Sherlock Holmes, et aujourd’hui j’ai eu envie de découvrir un personnage dont on parle souvent sur Whoopsy Daisy : Agatha Raisin ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! 

Le Challenge 221B :
Pour commencer cette chronique, il me faut dire quelques mots sur le Challenge 221B : The British Detectives Challenge. Il s’agit donc d’un Challenge lancé via le forum Whoopsy Daisy, que je recommande à tous les amateurs du monde anglo-saxon. Le but est simple : mettre à l’honneur des détectives de fiction britanniques, que ce soit à travers des films, des livres, ou encore des séries. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques sur ce Challenge ou de découvrir Whoopsy Daisy, je vous laisse suivre les liens ci-dessous !


M.C Beaton, c’est qui ?
Derrière le personnage d’Agatha Raisin se cache sa créatrice, M.C Beaton, que je vous propose de découvrir à présent. M.C Beaton est l’un des noms de plume de Marion Chesney, née en 1936 à Glasgow en Ecosse. Âgée de 80 ans, Marion Chesney a toujours été passionnée par la littérature et l’écriture. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est extrêmement prolifique ! En effet, sa bibliographie est impressionnante : Marion Chesney est surtout connue pour ses sagas policières, comme Agatha Raisin (qui compte près de 30 romans), les Edwardian Murder Mystery, ou la série Hamish Macbeth (là aussi, on recense plus de 30 romans). En plus de romans policiers, Marion Chesney a aussi écrit des romances. Si vous avez envie d’en savoir plus sur son univers, je vous laisse faire un tour sur son site internet !


Agatha Raisin and the Quiche of Death :
Résumé :
Après une brillante carrière dans les relations publiques, Agatha Raisin a décidé de prendre une retraite anticipée et de réaliser son rêve de toujours : s’installer dans un petit coin de campagne, les Cotswold. Mais alors qu’elle s’attend à y trouver la paix, le calme et une vie paisible, elle se retrouve confrontée à un accueil plutôt froid de la part des habitants. Elle décide alors de participer au concours local de la meilleure quiche, en espérant ainsi s’intégrer à la communauté. Mais lorsque le juge meurt subitement après avoir goûté la quiche qu’elle avait achetée, Agatha se retrouve malgré elle la tête dans les problèmes…



Une intrigue originale :
Après vous avoir présenté deux univers plutôt « sérieux » (la saga Thomas Pitt d’Anne Perry et Sherlock Holmes), j’ai eu envie de me tourner vers quelque chose d’un peu plus loufoque. Et en voyant le titre de ce premier tome d’Agatha Raisin (the Quiche of Death : la quiche de la mort), je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Et il faut bien le dire, le synopsis de ce livre fait un peu penser à un épisode de Barnaby : un petit village avec des personnages hauts en couleur, des commérages entre voisins et surtout une mort un peu improbable. Tué par une quiche, voilà quelque chose qui n’arrive pas tous les jours !
Dès la quatrième de couverture, on comprend que M.C Beaton va nous entraîner dans un monde un peu loufoque, mais où le danger reste présent, une impression qui se confirme dès les premières pages!

Un petit village, beaucoup de secrets:
L’intrigue du livre se déroule dans les Costwold, un milieu que M.C Beaton connait très bien puisqu’elle y vit depuis de nombreuses années. Les Costwold sont décrit comme étant un environnement très rural, où tout le monde connait tout le monde, avec de charmants cottages et des traditions un peu campagnardes.
A la lecture du livre, les Cotswold m’ont surtout fait penser aux petits villages dans lesquels Barnaby (si vous me connaissez un peu, vous connaissez ma grande passion pour l’inspecteur Barnaby) enquête.
Agatha arrive dans un univers qu’on croirait être d’un calme à tout épreuve : les maisons sont jolis, les gens plutôt accueillants (mais pas trop quand même), il y a un pasteur et des petites compétitions. Mais sous cet aspect lisse et brillant se cache une montagne de commérages et de secrets. Lorsque notre héroïne décide d’enquêter un peu sur la mort mystérieuse du juge de la compétition, elle découvre que tout le monde a des secrets, plus ou moins reluisants…

Ce que j’ai pensé du livre :
Depuis que je me suis inscrite sur le forum Whoopsy Daisy, en plus d’avoir rencontré des personnes passionnantes, j’ai aussi découvert un grand nombre de références littéraires. Et Agatha Raisin en fait partie : je ne connaissais absolument pas cet univers avant de venir sur le forum, et histoire de ne pas mourir idiote, j’ai décidé de me pencher sur les aventures de cette héroïne un peu particulière. Ce Challenge était l’occasion parfaite pour cela ! Que dire donc de ma lecture de The Quiche of Death ? Et bien j’ai passé un très bon moment de lecture avec Agatha Raisin et M.C Beaton, et le livre est même pour moi un petit coup de cœur.

Mon premier coup de cœur va sans aucun doute aux personnages de ce livre, qui sont vraiment hauts en couleur. Agatha est un personnage que l’on découvre petit à petit, mais qui est attachante dès le début grâce à son caractère. Sa ténacité qui vire parfois à l’acharnement, ses tentatives pour manipuler ceux qui l’entourent, voilà des choses qui me plaisent dans ce personnage. Mais les personnages secondaires sont tout aussi intéressants : Bill Wong, Roy, les voisins d’Agatha… M.C Beaton les a tous réussis ! Gros point positif pour les personnages !

Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’ambiance particulière de ce livre. On sent que l’auteure connait bien l’univers qu’elle dépeint, et pendant la lecture on a presque l’impression de sillonner les routes avec Agatha. Mais au-delà de ça, c’est surtout le côté « Barnaby » qui me plait énormément. Je l’ai mentionné plusieurs fois dans cette chronique, mais j’adore l’association enquête + petit village, donc si vous aimez aussi les trucs comme la série L’inspecteur Barnaby, vous allez vous régaler avec ce livre.

En ce qui concerne l’intrigue, là aussi je suis séduite, même si c’est là-dessus que je mettrais un petit bémol. Je ne me suis pas du tout ennuyée en lisant ce livre, que j’ai trouvé très distrayant et très rythmé. La petite enquête d’Agatha se suit avec plaisir, et le seul petit truc que je reproche au livre, c’est le fait que le dénouement est quand même un peu prévisible : je l’ai vu venir très vite, et je n’étais donc pas très surprise en terminant le roman.

Dans l’ensemble, The Quiche of Death a été pour moi une lecture rafraichissante, qui fait du bien et que j’ai vraiment beaucoup aimée. Je la recommande particulièrement aux amateurs de petits villages anglais et d’enquêtes à la Barnaby. J’ai désormais très envie de lire la suite et aussi de voir l’adaptation !

Et voilà c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que cette chronique vous plait ! N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup !

AnGee.


mercredi 23 mars 2016

Psychic TV présente: Batman vs Superman (ou presque).




Bonjour et bienvenue dans un nouvel article, que j'écris à l'occasion de la sortie en salles de Batman vs. Superman. Il est vrai que j'ai fait la review de nombreux comics, mais je n'ai jamais réellement su où commencer avec ces deux là, pour découvrir le meilleur de ce qui a été produit en comics. J'ai essayé de découvrir cet univers par moi même, et je suis tombé tantôt sur du très bon (Superman : Red Son), comme du décevant (Président Lex Luthor). Et même parfois, sur du délire en barres (cf. mes reviews des cross-over avec Alien et Predator.) Je vous invite à aller voir ces articles si ce n'est pas déjà fait.

Si j'ai déjà appréhendé l'homme de Krypton sur ce blog, je n'avais pas encore parlé du Justicier Noir, et c'est pour cela qu'il sera un tout petit peu plus présent dans cet article. Je remercie également chaleureusement un ami proche qui m'a offert les trois premiers comics présentés ici, que je vous recommande aujourd'hui. Quatre lectures, que je vous recomm- pardon, je vous ordonne de lire pour découvrir ou approfondir l'univers de Batman et Superman. Et j'espère que mes retours vous démontreront pourquoi.

> Kingdom Come, par Mark Waid et Alex Ross

Kingdom Come part du postulat que la Ligue des Justiciers est en sommeil, que les « vieux » Super-Héros sont devenus de la pop-culture, et qu'une nouvelle génération de Super-Héros fait justice de manière violente et désordonnée, pendant que Superman vit reclus dans sa ferme familiale. Nous suivons l'histoire du point de vue d'un pasteur, pris de visions sur une Apocalypse imminente. Il sera aidé par Le Spectre, qui lui permettra de voyager dans le temps et les lieux pour suivre Superman et la Ligue des Justiciers, et d'assister en spectateur silencieux aux conflits internes et externes des justiciers et vilains, de l'ordre du monde, et de l'avenir de l'humanité. Rien que ça.

Et punaise, tout comme Watchmen qui prenait une vision peu héroïque et détachée de l'héroïsme, Kingdom Come vous mettra une claque qui vous fera interroger sur le sens biblique (beaucoup de références) des Super-Héros, tout comme la réelle inflence qu'ils ont sur le monde. Destructeurs ? Sauveurs ? Vous le saurez bien en suivant toutes les questions auxquelles doit répondre Superman, et en assistant peu à peu à un destin tragique de tout ce beau monde. Et le tout avec des illustrations, des super héros et vilains, à ne plus savoir où poser ses yeux.

> Batman : Year One, par Frank Miller et David Mazzucchelli

L'histoire suit en parallèle deux personnages : James Gordon, fraîchement débarqué à Gotham, découvrant malgré lui une ville rongée par la corruption, le crime, et la violence.
Pendant ce temps, Bruce Wayne revient d'un long hiatus, et trouve un sens à sa vie, en devenant peu  à peu le Batman, depuis ses échecs jusqu'aux réussites.

Une double histoire racontée en basculant d'un point de vue à l'autre, s'achevant sur les réels débuts de la collaboration entre les deux hommes qui ont su trouver leurs marques à Gotham. Une dualité rondement menée, avec un dessin certes rétro, mais retranscrivant parfaitement les débuts des deux hommes de Gotham.

> Killing Joke, par Alan Moore et Brian Bolland

Ce comics, je vais décider de ne pas dévoiler le synopsis. Il n'est pas réellement important. Pas qu'il est mauvais, mais que ce comic à un autre objectif. Il pourrait être la parfaite définition de ce qu'est le Joker. En d'autres termes, Killing Joke illustre (à tous les sens du terme) en 48 pages qui est le Joker. Qui il était. Comment il est devenu ce qu'il est. Pourquoi il agit ainsi, et ses raisons.
Et peut-être qu'a la fin, ce dernier vous fera décocher un rire. Car au final, il est peut être sain d'esprit, et c'est vous qui êtes fou, parmi tous ces fous. Et que tout comme le Batman, ces deux hommes constamment opposés sont la même face d'un homme, et que la moindre sale journée peut transformer le plus innocent et équilibré des hommes en quelque chose de complètement différent. Ce qui est assez drôle, quand on y pense.



> Arkham Asylum, par Grant Morrison et Dave McKean

Acheté par simple curiosité, Arkham Asylum vous marquera tout d'abord par une chose qui a motivé mon achat : Le dessin. Ce n'est absolument pas dessiné comme un comics. 
C'est crayonné, pas colorisé comme un Killing Joke ou n'importe quel comics. On dirait un carnet de croquis couleur. Ou quelqu'un habitué à illustrer des ouvrages de Lovecraft à qui l'on a confié d'illustrer une double histoire, celle du fondateur de l'Asile d'Arkham et sa biographie, ainsi qu'une aventure du Batman enfermé dans l'Asile d'Arkham, parmi les fous, où un simple jeu du Joker va se transformer en psychanalyse morbide.
Et cela suit parfaitement bien Killing Joke. Entre Arkham qui raconte sa dévotion pour soigner la folie (et se soigner lui-même), l'aventure de Batman l'interroge sérieusement sur sa santé mentale. Quitte à s'interroger, peut-être, si sa place n'est pas dans cet asile.


C'est sur ces quatre lectures fantastiques que je vous recommande que je conclus cet article ; A défaut d'aller voir le film, vous aurez ici quatre comics qui sont clairement des chefs d'oeuvre. A une prochaine lecture !


Psychic TV.

samedi 19 mars 2016

Faites vos jeux de Julia Richard.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour parler d’une petite nouveauté que j’avais hâte de découvrir, car il s’agit de la dernière publication en date d’une maison d’édition que je suis depuis quasiment le début : les Luciférines ! Quelques mois après le très original Qui part à la chasse…, les Luciférines viennent de publier un nouveau roman : Faites vos jeux de Julia Richard. J’ai eu la chance de recevoir ce livre, et j’en remercie la maison d’édition (même si vous savez tous que mon avis reste toujours objectif). En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture !

Les éditions Luciférines :
Pour commencer, je tenais à vous présenter les éditions Luciférines, maison d’édition que je suis activement depuis presque deux ans. Les Luciférines sont une maison d’édition crée en 2014. Cette maison d’édition s’intéresse aux cultures plutôt underground. Depuis sa création, six livres ont été publiés : on trouve du recueil de nouvelles, des romans, ainsi que du documentaire. Des publications variées, mais toutes liées par un univers commun. Si vous avez envie d’en savoir plus sur cette maison d’édition, je vous conseille de découvrir leur site internet, ainsi que le lien vers mes précédentes chroniques.


Julia Richard, qui est-ce ?
Il est maintenant temps de nous occuper un peu de notre auteure du jour, Julia Richard. Cette jeune femme est née en 1990. Pendant son enfance, elle voyage beaucoup, et elle découvre assez tôt l’écriture, une passion qui la suit depuis ses huit ans. Elle participe notamment à plusieurs concours de nouvelles et entreprend d’écrire ses premiers romans. Julia Richard commence l’aventure Faites vos jeux en 2010, un projet sur lequel elle travaillera jusqu’à sa publication début 2016. En plus de sa passion pour l’écriture, Julia Richard apprécie aussi le dessin : c’est elle qui a réalisé la couverture du livre, ainsi que le design des marques-pages qui vont avec ! Si vous avez envie d’en savoir plus sur cette auteure, je vous conseille d’aller jeter un œil au site des Luciférines, ainsi qu’à sa page Facebook.


Faites vos jeux :
Quatrième de couverture :
Huit personnes très différentes se réveillent dans une maison sans fenêtres. Il n’existe qu’une seule issue, et pour sortir il faut posséder le code. L’un des prisonniers est l’organisateur de l’expérience. Il est le seul à connaître la combinaison. Mais pour débloquer la porte, il faut être deux, et deux seulement. Le but du jeu ? Éliminer les innocents pour rester avec le plus susceptible d’être un psychopathe. Quand la logique est inversée, les règles classiques du huis-clos ne tiennent plus, il faut protéger « le loup ». Jusqu’où iriez-vous pour récupérer le code sans devenir une cible ? Pour son premier roman, Julia Richard propose un thriller cruel où elle explore avec finesse la complexité des rapports humains. Un programme idéal pour satisfaire les pires dérives voyeuristes d’une société-spectacle.

Huit personnes, un loup :
Le roman de Julia Richard met en scène huit personnages, huit personnages assez différents les uns des autres et qui n’ont apparemment aucun lien entre eux, si ce n’est de tous se retrouver enfermés dans ce huis-clos pesant. L’un d’entre eux est le loup : mais lequel ?
Avant d’éviter les spoilers sur le livre, je ne vais pas vous présenter chaque personnage dans le détail. Ils sont donc huit : quatre hommes et quatre femmes. Et les profils sont très différents les uns des autres : on a un architecture, un ancien militaire, une adolescente surdouée, une psychologue… Chaque personnage a son propre passé et ses propres caractéristiques, qui peuvent être ou des atouts ou des défauts…
L’intrigue repose sur un postulat très simple : il ne peut en rester que deux (un peu comme Highlander. Mais pas vraiment). Julia Richard a pris soin d’installer dans son univers des règles précises, qui peuvent ou non être détournées, et des pouvoirs que les personnages doivent apprendre à apprivoiser s’ils veulent avoir une chance de s’en sortir…

Ce que j’ai pensé du livre :
Faites vos jeux. Voilà un livre que j’ai eu envie d’ouvrir dès que je l’ai vu. J’ai été attirée par la couverture assez étrange avec ce regard à moitié malicieux et à moitié angoissant, et le titre intrigue. En plus de ça, comme j’ai les huis clos, j’étais curieuse de voir ce que livre pouvait donner. Et très franchement, je n’ai pas été déçue : ce livre a été pour moi un petit coup de cœur, que je conseille aux amateurs de huis-clos angoissants !

Commençons par un point important : ce livre est très, très prenant ! Je l’ai dévoré en quelques jours, et j’étais vraiment frustrée de ne pas pouvoir m’y consacrer plus dans la journée. Dès les premières pages, Julia Richard installe avec succès un suspens efficace, et qui ne nous quitte pas jusqu’à la fin. Voilà un petit moment que je n’avais pas lu un livre aussi prenant. Un très bon point donc pour la gestion de la tension et du suspens !

L’intrigue, quant à elle, me plait aussi beaucoup. Il se passe beaucoup de choses, je ne me suis pas ennuyée (même si quelques passages m’ont paru un peu longs) et à chaque fois que je pensais avoir deviné quelque chose, je me rendais vite compte que j’avais tort ! J’ai néanmoins pu percer un ou deux mystères du livre, mais dans l’ensemble je n’ai pas eu la mauvaise surprise que j’ai parfois en lisant certains livres, c’est-à-dire de deviner la fin dès le début.

Pour ce qui est des personnages, je trouve que Julia Richard a choisi la bonne option en utilisant 8 personnages : 10, ça aurait été trop ; moins ça aurait été moins rythmé. Les personnages sont plutôt intéressants, malgré le fait que je trouve que certains étaient un peu « stéréotypés ». Mais plus on avance dans le livre, plus on découvre qu'ils ont une certaine profondeur. Les relations qu'ils ont les uns avec les autres sont très intéressantes et constituent l'une des forces du roman. Je me suis particulièrement attachée à Jenna, que j'ai trouvée passionnante. 

Je souhaite terminer sur l'ambiance du livre. Dans un tel roman, il est important d'avoir une ambiance forte, qui prend aux tripes. Et ici, c'est plutôt réussi: Julia Richard a réussi à installer une ambiance très puissante, qui nous donne presque l'impression d'être coincés dans ce livre... Un bon point!

Et comme deux avis valent mieux qu'un, je vous conseille aussi la vidéo de Flo Bouquine (que j'aime beaucoup!):




 Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 15 mars 2016

Masse Critique Babelio: Randall de Jonathan Gibbs.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article ! Aujourd’hui on se retrouve pour une lecture que j’ai découverte grâce à une Masse Critique de Babelio, un événement que je ne rate jamais. Le livre en question, c’est le roman de Jonathan Gibbs, intitulé Randall, et qui est sorti récemment. Je remercie Babelio pour sa confiance, et en espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture !

La Masse Critique Babelio, c’est quoi ?




Démarrons cette chronique avec un petit mot sur ce qu’est la Masse Critique de Babelio. Il s’agit d’un événement qui a lieu environ une fois par mois sur le site Babelio, un site que les amoureux de lectures connaissent bien. A chaque session, de nombreux livres très variés sont proposés aux membres. Le principe : en échange d’un livre, il faut rédiger une chronique sur le site. Tous les membres du site peuvent participer, et il y a même parfois des Masses Critiques spéciales. Si vous avez envie d’en savoir plus sur Babelio et sa Masse Critique, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous !

Masse Critique – Babelio.

Quelques mots sur Jonathan Gibbs :
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteur du jour, Jonathan Gibbs ! Décidément, en ce moment, je n’ai pas de chance avec les auteurs que je présente sur le blog, car là aussi j’ai trouvé assez peu d’informations le concernant. Originaire du Royaume-Uni, il a étudié à l’University of East Englia et a obtenu en doctorat en creative writing. Il a pendant longtemps été journaliste, mais la fiction a toujours été une partie importante de son travail. Randall est son tout premier roman, publié dans sa version originale en 2014. Le livre a depuis été traduit dans plusieurs langues, et publié en France début 2016. Si vous avez envie de découvrir un peu plus l’univers de cet auteur, je vous conseille d’aller faire un tour sur son site internet.


Randall :
Quatrième de couverture :
Que se serait-il passé si Damien Hirst n’avait jamais existé ? Si le jeune artiste britannique le plus célèbre et le plus influent des trente dernières années avait été quelqu’un d’autre ? Quelqu’un d’encore plus provocateur, plus scandaleux et de beaucoup, beaucoup plus drôle ?
C’est le scénario que met en scène Randall, formidable premier roman campé dans le Londres des années 1990, de la « Cool Britannia », et de l’émergence des « Young British Artists ».
Randall retrace la trajectoire de son héros éponyme – un subversif et génial artiste contemporain –, depuis son diplôme d’école d’art jusqu’aux somptueuses soirées financées par de richissimes banquiers de la City. L’intrigue se noue autour de la découverte, par la veuve et le meilleur ami de Randall, des années après sa mort, d’une cache de dessins et peintures pornographiques qui compromettent l’ensemble des acteurs du monde de l’art et de la finance de l’époque. Que faire de ces brûlots estimés à des millions de dollars et qui révolutionneront sans aucun doute l’histoire de l’art contemporain ?
Intrigant portrait d’artistes en devenir, histoire d’amour et d’amitié s’il en est, Randall propose une plongée dans un moment clé de l’histoire de l’art et relate avec humour et cruauté la folie financière contemporaine et l’explosion d’une société où ne fait plus sens que ce qui s’achète, et s’achète cher.

Ce que j’ai pensé du livre :
Lorsque j’ai reçu un mail pour participer à la Masse Critique spéciale autour de Randall, j’étais plutôt intriguée. Tout d’abord, la couverture attire le regard avec sa couleur jaune flash, j’étais curieuse de découvrir le fameux « Randall », et la quatrième de couverture laissait penser qu’on allait se retrouver face à une intrigue un peu décalée. Mais malheureusement, je dois bien avouer que j’ai trouvé la lecture de ce roman extrêmement laborieuse, si bien que j’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout… C’est d’ailleurs pour cela que ma chronique est un peu plus courte que d’habitude….

Mon premier gros problème avec ce livre concerne la façon dont le thème important de l’art contemporain est traité. Je vais être honnête avec vous : ce n’est pas un milieu que je connais très bien, ni que je comprends. Néanmoins, comme je suis curieuse, j’étais plutôt intéressée par un livre là-dessus. Le problème, c’est que j’ai vraiment l’impression que le livre s’adresse à des gens qui sont déjà des connaisseurs d’art contemporain : non seulement l’auteur nous balance plein de noms et de références, mais en plus je n’ai pas trouvé sa façon d’en parler très accessible. J’avais un peu le sentiment d’être tenue à l’écart, et je n’ai donc pas réussi à me plonger dans l’univers du roman, un premier problème.

Ensuite, pour ce qui est de l’intrigue, je suis assez mitigée. J’ai plutôt bien accrochée à la partie « présent » avec la narration à la troisième personne et les personnages de Justine et de Vincent : on sent qu’il y a un vrai enjeu ! En revanche, la partie à la première personne était à mes yeux très longuette. J’ai eu l’impression, à plus de la moitié du livre, qu’il ne s’était encore rien passé. On passe donc de moments assez intenses à des moments assez ennuyants… Dommage…

Mon troisième problème, c’est sans aucun doute les personnages. J’ai assez bien aimé Justine et Vincent, qui ont une relation plutôt intéressante l’un à l’autre. En revanche, je n’ai pas adhéré au groupe de Randall dans la narration au passé. Encore une fois, j’avais clairement l’impression d’être complètement mise à l’écart, et de regarder des gens que je ne comprends pas vraiment faire des choses que je ne comprends pas non plus.

Pour ce qui est du style de l’auteur, là aussi je suis partagée. J’ai une fois de plus plutôt bien aimé la partie à la troisième personne, assez dynamique, mais j’ai nettement moins accroché à la partie à la première personne, au style un peu moins travaillé selon moi.

En fait, dans ce livre, j’ai préféré la partie « présent » à la partie « passé ». Je pense que ce livre m’aurait davantage plu si je m’y connaissais davantage en art contemporain, mais je trouve ça dommage de ne pas faire en sorte que le livre soit un plus accessible à tous (peut-être avec des notes de bas de page, par exemple).

En bref, Randall plaira à celles et ceux qui aiment l’art contemporain et les romans contemporains. En revanche, si ce n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin ! A noter aussi que le langage peut être parfois un peu cru et que certains passages peuvent mettre un peu mal à l’aise.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup !

AnGee.


Si vous avez aimé...

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