jeudi 11 juin 2015

Challenge Ecosse #2: La mort dans l'âme, de Ian Rankin.



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! On se retrouve aujourd'hui pour une toute nouvelle chronique dans laquelle je vous présenterai ma seconde lecture pour le Challenge Ecosse lancé par Gilwen via Livraddict! J'avais choisi de démarrer ce Challenge par une présentation d'un classique, Le Monde Perdu d'Arthur Conan Doyle. Aujourd'hui, j'ai choisi de me pencher sur un auteur contemporain assez connu: Ian Rankin, auteur notamment des séries Inspecteur Rebus et Malcolm Fox. C'est d'ailleurs à l'inspecteur Rebus que nous allons nous intéresser, avec le roman La mort dans l'âme, publié en version originale en 1999. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Challenge Ecosse:
Pour commencer cette chronique, petit rappel sur ce qu'est le Challenge Ecosse. Crée par Gilwen, ce Challenge en est à sa deuxième édition, et a pour but de mettre en valeur l'Ecosse: les participants sont invités à chroniquer des livres d'auteurs écossais, mais aussi toute oeuvre (BD, roman, ou autre) qui se passe en Ecosse ou met en avant des personnages écossais. Nous sommes également invités à ne pas nous arrêter à la littérature, car il est possible de présenter de la musique, des films, ou même de la cuisine (MIAM). Si vous souhaitez en savoir plus sur le Challenge et découvrir les avis des autres participants, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera au topic Livraddict du Challenge!


Ian Rankin, qui est-ce?
Histoire de bien démarrer cette chronique, penchons nous un peu sur notre auteur du jour, Ian Rankin! Né en 1960 à Cardenden en Ecosse, il fait des études de littérature à l'université, où il se penche en particulier sur la littérature américaine et écossaise. Ensuite, après avoir obtenu son diplôme, il commence à écrire, et passe notamment quelques années en France où il rédige les premières aventures de l'inspecteur Rebus. Au fil des années, Ian Rankin devient de plus en plus célèbre et gagne une certaine notoriété dans le milieu de la littérature policière. Marié et père de deux enfants, il continue de publier régulièrement des romans, dont les plus célèbres sont les histoires de l'inspecteur Rebus et de Malcolm Fox. Si vous souhaitez plus d'informations sur l'auteur, je vous conseille d'aller faire un tour sur son site internet!



La mort dans l'âme:
Résumé:
Edimbourg. Pour John Rebus, inspecteur de police, les temps ne sont pas faciles: l'un de ses collègues, un père de famille à priori tout ce qu'il y a de plus heureux, vient de se suicider. Une situation compliquée qui s'envenime lorsque Rebus se retrouve avec plusieurs affaires sur les bras: tout d'abord, la disparition du fils de deux amis d'enfance, une disparition mystérieuse qui inquiète beaucoup les parents du jeune homme. Mais Rebus doit aussi surveiller un criminel qui a décidé de revenir au pays après avoir passé plusieurs années en prison aux Etats-Unis, ainsi qu'un pédophile en liberté conditionnelle que l'on a installé près d'un jardin d'enfants. En bref, Rebus a du pain sur la planche!



Un roman de la série Inspecteur Rebus:
Comme vous l'aurez compris avec le résumé, nous sommes face ici à l'un des romans que Ian Rankin a écrits pour sa série autour du personnage de l'inspecteur Rebus. Commencée en 1987 avec L'étrangleur d'Edimbourg, cette série compte actuellement plus d'une quinzaine de titres, parmi lesquels on retrouve donc La mort dans l'âme, paru en 1999. Il s'agit du dixième tome de la saga. 
Qui est l'inspecteur Rebus? Et bien Rebus est né et a grandi en Ecosse. A l'âge adulte, il décide de rejoindre l'armée où il reste quelques temps avant d'intégrer la police d'Edimbourg. Il connait bien la ville, les différents quartiers et les habitants, ce qui l'aide pour résoudre les enquêtes les plus compliquées. Il entretient des relations parfois conflictuelles avec ses supérieurs, et a un côté flic torturé, porté sur la boisson. Il est également père de Samantha, à qui il rend souvent visite.

Sale ambiance à Edimbourg:
Avec La mort dans l'âme, Ian Rankin entraîne une fois de plus les lecteurs de l'inspecteur Rebus en Ecosse, et plus précisément à Edimbourg, dans des quartiers qu'on peut qualifier de difficiles, pour suivre les enquêtes de son inspecteur. Et comme le titre du livre l'indique, l'ambiance est plutôt morne. Morne, tout d'abord en raison des événements qui se produisent: j'ai mentionné la mort brutale du collège de Rebus, mort qui choque toute la police et qui en fait douter certains. Morne à cause du retour de Cary Oakes, qui a purgé sa peine en prison aux Etats-Unis, et dont l'arrivée à Edimbourg est à la fois un événement médiatique important et une source d'inquiétude pour la police: surtout qu'entre Cary Oakes et Rebus, un jeu malsain de traque mutuelle commence à se mettre en place... Morne parce que Rebus se retrouve à enquêter pour le compte d'un couple d'amis d'enfance, dont la femme ne le laisse pas insensible et lui rappelle des souvenirs particuliers. Morne à cause du cas de Darren Rough, un pédophile en liberté conditionnelle auquel Rebus ne fait absolument pas confiance... 
En bref, soyez prévenus: La mort dans l'âme porte bien son nom!

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous suivez le blog, vous connaissez probablement mon amour passionné pour la littérature britannique en général (et pour la littérature britannique classique en particulier), même si j'avoue que mes connaissances se portent davantage sur l'Angleterre que sur le reste du Royaume-Uni. Le Challenge Ecosse de Gilwen est donc pour moi l'occasion de découvrir davantage non seulement la littérature écossaise, mais aussi la littérature inspirée par l'Ecosse. Ian Rankin est un auteur que je voulais découvrir depuis longtemps, et que je connaissais de réputation. Qu'ai-je donc pensé de La mort dans l'âme? Et bien je dois dire que ma lecture me laisse une impression mitigée...

Penchons nous d'abord sur l'intrigue. C'est l'un des points qui me laissent le plus perplexe. En commençant le roman, j'étais un peu inquiète mais aussi emballée: lorsque j'ai lu la quatrième de couverture et que j'ai vu toutes les histoires qui nous attendaient (la disparition, le pédophile, le criminel qui revient, le suicide...), je me suis dit que le livre risquait d'être un peu brouillon, ou alors d'être super rythmé (ce qui est un bon point). Heureusement, j'ai trouvé que le livre n'était pas brouillon, mais malheureusement il n'est pas rythmé non plus. L'impression que je retire le plus de ma lecture est une sensation de stagnation: si l'auteur nous plonge la tête la première dans l'intrigue dès les première pages, je dois avouer avoir trouvé le reste du roman long, très long. On passe d'une affaire à l'autre sans vraiment avancer pendant la majeure partie du livre, et j'ai lutté pour ne pas décrocher. C'est dommage, car le roman partait bien.

Cette impression de stagnation est aussi véhiculée par les personnages. Commençons par un bon point: je les ai trouvés dans l'ensemble tous intéressants: Rebus est un personnage qui intrigue, et que j'ai eu envie de suivre dans ses enquêtes. J'aime beaucoup ses relations aux autres personnages. Par contre, là où ça coince pour moi, c'est qu'il y a bien trop de personnages. Je m'y suis perdue un peu, surtout qu'on passe d'une intrigue à l'autre en permanence. Certains passages sont aussi narrés du point de vue de personnages secondaires, comme Jim Stevens, journaliste, mais j'ai trouvé que ces passages ralentissaient encore davantage l'intrigue... 

Là où je suis plus positive, c'est en ce qui concerne l'ambiance et le style de l'auteur. Je trouve que Ian Rankin a une plume efficace et plutôt agréable à lire, et on sent qu'il a travaillé l'ambiance de son récit. Il y a une atmosphère très particulière qui se dégage de La mort dans l'âme, une atmosphère que je trouve réussie et qui est l'un des points forts du roman. A noter aussi les très nombreuses références musicales qui raviront les amateurs de musique des années 60-70!



En bref, je pense que le livre a pour principal problème une impression de lenteur qui peut évidemment plaire à certains lecteurs, mais qui, en ce qui me concerne, me perd. Cependant, comme chaque roman de la série Inspecteur Rebus a son enquête propre, je tenterai peut-être de lire un autre roman de cette dernière!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, j'y réponds avec plaisir! D'ailleurs, si vous avez des livres qui iraient pour le Challenge, n'hésitez pas à me les indiquer. On se retrouve d'ici quelques jours avec une chronique sur le deuxième volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.


samedi 6 juin 2015

Cinq Classiques #4: écrits par Jane Austen!



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert le monde plein de magie d'Harry Potter il y a quelques jours, je vous propose aujourd'hui de retrouver le quatrième numéro des Cinq Classiques, rendez-vous que j'ai mis en place il y a plusieurs mois. Jusqu'à présent, nous avons parlé de science, de mariage et de femmes, et aujourd'hui, nous allons rester dans une thématique un peu similaire à ces deux dernières, car le sujet du jour n'est autre que Jane Austen! Depuis des années, j'adore Jane Austen, et j'avais vraiment de lui consacrer une petite chronique sur le blog. Et quoi de mieux pour cela qu'une édition de Cinq Classiques? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Cinq Classiques, sur le Livroscope:
Avant d'entrer dans le vif du sujet, commençons par une petite présentation rapide du rendez-vous Cinq Classiques: passionnée de littérature dite "classique" depuis toujours, j'ai toujours essayé de garder une place pour ce genre de littérature sur le blog à travers mes chroniques. J'ai donc décidé il y a quelques mois de mettre en place un rendez-vous pour mettre en avant cinq classiques en particulier, en choisissant à chaque fois un thème précis. Le but: essayer de donner envie de lire des classiques, qui font souvent assez peur, et vous apporter quelques pistes de lecture! :) Si vous souhaitez découvrir les précédents numéros des Cinq Classiques, je vous laisse suivre le lien ci-dessous:


Pourquoi avoir choisi Jane Austen?
Entrons à présent dans le vif du sujet, avec Cinq Classiques écrits par Jane Austen! Mais pourquoi, me direz-vous, avoir choisi Jane Austen? Et bien il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord parce que récemment est sorti un inédit de Jane Austen, intitulé Du fond de mon coeur: il s'agit d'un recueil de lettres inédites, qui fera plaisir aux fans de l'auteure, et cette sortie me paraissait être l'occasion parfaite pour nous pencher un peu sur sa bibliographie. Ensuite, j'ai lu récemment un recueil d'essais par Virginia Woolf, que j'avais présenté sur le blog, et dans lequel elle parle longuement de Jane Austen: j'ai eu très envie de me replonger dans son oeuvre! Pour conclure, je trouve que les romans de Jane Austen sont des classiques assez accessibles, bourrés d'humour et de finesse et aux histoires savamment construites. En plus de ça, il existe de très nombreuses adaptations de ses oeuvres, donc même si vous êtes plus friands de cinéma ou de séries que de littérature, il vous est tout de même possible de découvrir son univers!

Cinq Classiques écrits par Jane Austen:

1) Sense and Sensibility (Raison et Sentiments), 1811.
De quoi ça parle?
Entrons dans le vif du sujet avec un premier roman, le célèbre Sense and Sensibility, traduit en français sous le titre de Raison et Sentiments. Publié en 1811, ce roman raconte l'histoire de la famille Dashwood: après la mort du père, sa veuve et ses trois filles (Elinor, Marianne et et Margaret), se retrouvent écartées de la maison où elles vivaient depuis toujours par l'épouse de leur demi-frère, et doivent s'accommoder d'un petit cottage et d'une petite rente. C'est dans ce cottage qu'Elinor pense à Edward Ferrars, le frère de sa belle-soeur, et que Marianne rencontre John Willoughby, ainsi que le Colonel Brandon. Mais à qui faire confiance? Doit-on se laisser guider par le coeur ou par la raison?

Qu'est-ce que ça donne?
En préparant ma petite liste de livres à vous présenter pour cette chronique, je n'ai pas hésité longtemps avant de mettre Raison et Sentiments: non seulement il s'agit de l'un de mes romans préférés toutes catégories confondues, mais ce livre est également le premier roman de Jane Austen que j'ai lu en VO. J'y suis donc particulièrement attachée! Raison et Sentiments est un roman que j'aime beaucoup pour plusieurs raisons: le premier point concerne les personnages, et plus particulièrement Marianne et Elinor, qui forment un duo intéressant en raison de leurs attitudes et réactions assez différentes l'une de l'autres. Les autres personnages sont hauts en couleur, et j'aime les interactions qu'ils ont les uns avec les autres. L'intrigue est bien ficelée, avec des rebondissements, et on ne s'ennuie pas! En plus de cela, le roman a été adapté de très nombreuses fois à la télévision ou au cinéma: je vous recommande en particulier la version télévisée pour la BBC, qui date de 2008 et que j'avais présentée sur le blog il y a plusieurs mois.

2) Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés), 1813.
De quoi ça parle?
Passons à présent au roman qui est sans aucun doute le roman le plus connu de Jane Austen: Orgueil et Préjugés, publié en 1813! Extrêmement célèbre, ce roman raconte l'histoire des soeurs Bennet, dont la mère cherche à les marier. Parmi les cinq soeurs, nous retrouvons Elizabeth, une jeune femme au caractère bien trempée et à l'humour acéré. Lorsqu'elle rencontre Darcy, présenté comme un beau parti mais au sale caractère, on peut le dire, ça fait des étincelles! 

Qu'est-ce que ça donne?
Orgueil et Préjugés étant incroyablement célèbre, il est difficile de dire quelque chose sur ce livre qui n'a pas déjà été dit. Ce roman tourne autour de la thématique du mariage, un thème qu'on retrouve souvent dans les romans de Jane Austen, mais l'élément le plus important est certainement cette question de jugement de l'autre, représentée par Darcy et Elizabeth. Le livre nous présente une galerie de personnages savamment peints par l'auteure, au style toujours efficace, même plus de 200 ans après la publication du roman. Elizabeth et Darcy, mais aussi les Bingley, Mr. Collins et beaucoup d'autres sont à découvrir au fil des pages. Orgueil et Préjugés a également été adapté de très, très, TRES nombreuses fois (Colin Firth, bonjour!), mais il existe aussi plusieurs réécritures du roman, comme le très surprenant Orgueil et Préjugés et Zombies (si, je vous jure) de Seth Grahame-Smith, dont une adaptation filmique devrait arriver bientôt sur nos écrans...





3) Emma (1815).
De quoi ça parle?
Passons à présent à notre troisième roman de cette sélection 100% Jane Austen: Emma, publié en 1815. Et très franchement, je me voyais mal passer à côté de celui-ci, car Emma est sans aucun doute mon héroïne préférée! En parlant d'Emma, nous découvrons ici son histoire: cette jeune femme vit avec son père, qui aime son petit confort et n'est pas franchement ce qu'on peut appeler un aventurier. Pour s'occuper, Emma a une passion, celle de fonctionner comme une agence matrimoniale à elle toute seule, une occupation qui a le don d'agacer son ami de toujours, Mr. Knightley. Emma est tellement obnubilée par ce passe-temps qu'elle ne se rend pas toujours compte de ce qu'elle fait, et surtout, elle ne se rend pas compte de ce qu'ELLE veut. 

Qu'est-ce que ça donne?
Vous cherchez un classique agréable à lire cet été? Une bouffée d'air frais dans la chaleur étouffante? Mon conseil: Emma, de Jane Austen. Une héroïne à la fois attachante mais aussi agaçante, des échanges piquants avec Mr. Knightley, des personnages hauts en couleur, le charme de la campagne anglaise, les bals et les promenades en campagne, voilà ce que l'on peut trouver au menu de ce roman. Néanmoins, si Emma est un roman en apparence léger, qui fait passer un bon moment, le lecteur y trouvera cependant des questionnements intéressants: l'évolution d'Emma, qui change beaucoup depuis le début du roman; la question du choix amoureux; les différences sociales entre les personnages... A noter également l'adaptation par la BBC, sortie en 2009, que j'ai trouvée très bien!


4) Northanger Abbey (1817).
De quoi ça parle? 
Nous voilà déjà à l'avant-dernier roman de notre sélection! Northanger Abbey est un roman publié de manière posthume, c'est à dire après la mort de Jane Austen survenue quelques temps plus tôt. L'histoire de Northanger Abbey est la suivante: Catherine Morland, 17 ans, est en train de devenir une jeune et jolie jeune femme. Amatrice de lecture, elle est surtout passionnée des romans gothiques, comme les célèbres Mystères d'Udolphe, par l'auteure anglaise Ann Radcliffe et publiés à la fin du 18ème siècle. Une passion si débordante, que son arrivée à l'abbaye de Northanger lui fait s'imaginer qu'elle se trouve elle-même dans un roman gothique...  

Qu'est-ce que ça donne?
Parmi les différents romans écrits par Jane Austen, Northanger Abbey n'est pas le plus connu aujourd'hui. Je pense que cela est dû au fait que les romans gothiques n'ont pas la même popularité qu'à l'époque, où ce genre de littérature se vendait très bien et où les gens se les arrachaient. Cependant, c'est cet aspect qui fait selon moi l'intérêt du roman: Northanger Abbey nous parle d'une expérience de lecture si forte, si poussée, que la lectrice en perd presque la notion du réel. Ce roman nous montre une facette un peu différente de Jane Austen, et je le recommande donc chaudement! Je n'ai pas encore eu le temps de voir d'adaptations de Northanger Abbey, mais si jamais vous en avez une à conseiller, n'hésitez pas en parler dans les commentaires! :)

5) Persuasion (1818).
De quoi ça parle?
Pour terminer cette petite sélection, voici un autre roman publié à titre posthume: Persuasion, sorti en 1818. Dans ce roman, nous découvrons Anne Elliot. A 19 ans, elle s'était fiancée à un certain Frederick Wentworth, dont elle était très amoureuse. Cependant, pour sa famille et notamment son père, au caractère très snob, cette relation était loin d'être satisfaisante, et les fiançailles furent rompues. Huit ans plus tard, Anne, toujours célibataire, retrouve à nouveau sur sa route Frederick, qu'elle n'avait pas vu pendant des années. Devenu riche, il cherche une épouse. Pourra-t'il pardonner à Anne? 

Qu'est-ce que ça donne?
Persuasion de Jane Austen est un roman que j'ai lu assez récemment, il y a quelques mois. Il était l'un des rares romans de l'auteure que je n'avais pas encore dévorés, et j'étais curieuse de voir ce qu'il pouvait donner. On y retrouve des thématiques présentes dans le reste de son oeuvre, comme le mariage ou le statut social. Néanmoins, Persuasion est pour moi un roman un peu plus mature, un peu plus mélancolique que les précédents. En effet, nous ne sommes plus face à des jeunes femmes qui se chamaillent avec de beaux partis, mais face à une femme qui approche la trentaine, un âge où, à l'époque, être célibataire apparait plus que jamais comme une préoccupation de plus en plus importante. On a la question du regard des autres, celle du statut social est encore plus poussée, et celle de l'arrangement matrimonial (c'est à dire le fait que le mariage doit apporter des avantages autre que l'amour, comme de l'argent, un titre...) y est centrale. Je vous conseille aussi la très bonne adaptation de 2007 par la BBC, un téléfilm avec Rupert Penry-Jones et Sally Hawkins. 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait! Le prochain numéro de Cinq Classiques arrivera dans deux mois, en attendant on se retrouve très vite pour une nouvelle chronique! Prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.


jeudi 4 juin 2015

LC Potterhead Forever #1: Harry Potter à l'école des sorciers, de J.K Rowling (+ film de Christopher Colombus, 2001).



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! Je suis ravie de vous retrouver une fois de plus sur le Livroscope pour une nouvelle chronique. Et pour être franche avec vous, cette chronique, j'avais hâte de l'écrire! En trois ans de blog, j'attendais le moment où j'aurais enfin un prétexte pour vous parler de cette saga si importante pour énormément de lecteurs, qui a été la saga d'une génération: Harry Potter, saga en sept tomes par J.K Rowling. J'ai découvert l'univers d'Harry Potter quand j'étais très jeune (j'avais huit ans) et je ne l'ai pas quitté depuis. C'est donc sans hésitation que j'ai décidé de participer à la grande lecture commune organisée par LadyChouxx via Livraddict, avec pour objectif de vous présenter les sept tomes de la saga. Et sans plus attendre, commençons par Harry Potter à l'école des sorciers!



Cette chronique entre dans le cadre de ma participation au challenge LEAF de Psylook!

Présentation de la Lecture Commune:
Pour commencer, quelques mots s'imposent sur la Lecture Commune. Elle a été lancée par LadyChouux via Livraddict, et s'étendra de Juin à Décembre 2015. Le but: lire les sept romans de la saga de J.K Rowling! Il peut s'agir d'une première découverte ou d'une re-re-re-relecture de la saga. Et pour ceux qui sont intéressés, LadyChouux propose également de lire trois autres livres autour de l'univers d'Harry Potter: Les Contes de Beedle le Barde, Les Animaux Fantastiques et Le Quidditch à travers les âges. En ce qui me concerne, je pense me focaliser sur la saga uniquement. Si vous souhaitez avoir d'autres informations sur la Lecture Commune, je vous laisse suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera jusque vers le topic Livraddict! :)


J.K Rowling, c'est qui?
Normalement, lorsque je présente un livre, j'essaie de vous proposer une petite biographie de son auteur. Néanmoins dans le cas de J.K Rowling, j'ai déjà eu l'occasion de la présenter à plusieurs reprises sur le blog. Je vous propose donc à la place de suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera aux différentes chroniques à son sujet.


Harry Potter à l'école des sorciers:
Résumé:
Harry Potter, à bientôt onze ans, est un jeune garçon aux cheveux noirs impossibles à coiffer, aux lunettes abimées, et avec une cicatrice à l'étrange forme d'éclair sur le front. Orphelin depuis son plus jeune âge, il a été élevé par son oncle et sa tante, les Dursley, et a grandi avec son cousin, Dudley, qui  le brutalise. Une enfance pas très joyeuse, mais qui est soudainement chamboulée lorsqu'Harry apprend qu'il est en réalité un sorcier et qu'il devra faire ses études à Poudlard, l'école de sorcellerie. Il apprend également qu'il est le seul à avoir survécu aux attaques d'un sinistre mage noir, dont on ne doit jamais prononcer le nom. Un nouvel univers, plein de magie, de robes de sorciers et de cours étranges attendent le jeune orphelin, mais le danger se profile aussi à l'horizon...

D'orphelin délaissé à sorcier:
Harry Potter à l'école des sorciers s'ouvre sur une scène très particulière: deux sorciers et un demi-géant viennent déposer dans un quartier tranquille un petit baluchon, où se trouve un bébé: ce bébé, c'est Harry Potter, dont les parents viennent d'être tué par Voldemort, un sorcier maléfique. Malheureusement pour le jeune garçon, les problèmes sont loin d'être finis: Petunia et Vernon, sa tante et son oncle, ne portent pas le petit dans leur coeur, et lui font bien comprendre. Harry devient vite le souffre-douleur familial, qui se charge des tâches ménagères, vit dans le placard à balais, et se fait en plus martyriser par Dudley, son cousin pourri gâté et qui n'a pas de limite.
Et bien, voilà que le destin s'en mêle. Depuis toujours Harry a provoqué, sans jamais savoir comment, une succession d'événements étranges autour de lui, ce qui avait le don d'énerver encore plus sa famille. En réalité, ces événements ont été causés par les pouvoirs magiques du jeune garçon. Comme Harry l'apprend de la part d'Hagrid, un demi-géant envoyé par Poudlard, il est en réalité un sorcier, et comme tous les sorciers, il doit suivre une éducation particulière, pour apprendre l'art des potions, la métamorphose, les sortilèges, ou encore comment voler en balais. Rien à voir avec l'orthographe, les mathématiques et la biologie! Tout, dans ce nouveau monde, est différent de celui des "moldus", des non-magiques, dans lequel Harry a grandi: les gourmandises, les échecs, les magasins, le train... Nous voilà dans un univers bien différent!



Poudlard, l'école de sorcellerie:
A travers ce premier roman, le lecteur est amené à découvrir en particulier trois lieux où la magie est présente: le Chemin de Traverse, où Harry va acheter ses fournitures scolaires (matériel pour faire des potions, livres, baguette); la gare King's Cross où les sorciers traversent un mur pour accéder à leur quai; et enfin Poudlard, l'école de sorcellerie.

Poudlard a été fondé il y a plus de mille ans par quatre grands sorciers, qui ont chacun donné leur nom à l'une des maisons: Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard. Les élèves, qui doivent suivre sept années de cours à Poudlard, sont repartis entre ces quatre maisons le jour de leur arrivée, grâce au Choixpeau magique. L'école est dirigée par Albus Dumbledore, un sorcier à l'impressionnante barbe blanche.
L'école est un château dans lequel les élèves dorment, mangent, et prennent leurs cours. Il y a les cours d'Histoire de la magie, par le soporifique professeur Binns; ceux de Botanique par le professeur Chourave; le professeur Flitwick s'occupe des sortilèges; la sévère McGonagall est en charge des cours de Métamorphose; Severus Rogue apprend aux élèves l'art des potions; le timide professor Quirrell est le professeur de Défense contre les Forces du Mal; et enfin, Mme Bibine donne les cours pour apprendre à voler en balais.

L'école est aussi entourée d'une grande forêt, la Forêt Interdite, près de laquelle vit Hagrid, qui fait office de garde-chasse, ainsi que d'un terrain de Quidditch, sport pratiqué par les sorciers.
C'est donc dans ce cadre que se déroule la première aventure d'Harry Potter!

Quelques-uns des personnages:
Pour terminer avec la présentation de ce premier tome, je tenais à me pencher quelques instants sur certains des personnages que l'on y rencontre. Evidemment, je ne peux pas mentionner tout le monde, mais en voici quelques-uns!
Nous avons déjà mentionné à plusieurs reprises Harry au cours de cet article. Harry, à son arrivée à Poudlard, va se faire des amis, et les deux plus importants sont sans nul doute Ron Weasley et Hermione Granger. Ron est un jeune garçon roux, avant dernier enfant d'une fratrie de sept: plusieurs de ses frères, comme Percy ou les jumeaux Fred et George, sont aussi à Poudlard. Comme il a grandi dans une famille de sorciers, il est le mieux placé pour donner des conseils ou répondre aux questions de Harry. La famille de Ron est aussi très modeste, un élément qui reviendra souvent à travers la saga. En ce qui concerne Hermione, elle a grandi dans une famille de moldus: il arrive que des enfants de moldus soient aussi des sorciers, et c'est le cas d'Hermione. Excellente élève, elle dévore une grande quantité de livres et veut faire ses preuves. Elle se démarque donc par une grande intelligence, mais qui a aussi le don d'irriter ses camarades.
Parmi les autres élèves, on retrouve aussi le détestable Drago Malefoy. Elève de Serpentard, maison en rivalité avec Gryffondor, Drago est méprisant envers les autres élèves. Toujours accompagné par Crabe et Goyle, ses deux fidèles sidekicks, Drago aime ennuyer Harry et les autres élèves. Parmi ces derniers, on retrouve aussi Neville Londubat, ) Gryffondor: Neville se caractérise par une très grande maladresse qui lui joue souvent des tours...
Dans les prochaines chroniques sur la saga, je vous présenterai d'autres personnages qui rejoindront les rangs de l'école!

Ce que j'en ai pensé:
Bon. Autant vous le dire tout de suite, vous allez avoir sept chroniques sur l'univers d'Harry Potter, et il y a de très grandes chances pour que ces sept chroniques aillent à peu près toutes dans la même direction en ce qui concerne les livres, tout simplement parce que cette saga est sans conteste parmi mes préférées, et que chacun des romans est pour moi une madeleine de Proust. Je vais néanmoins tenter d'être un peu plus précise et de vous expliquer pourquoi j'aime tant ces livres, à commencer par Harry Potter à l'école des sorciers.

L'un de mes éléments préférés de ce premier tome est sans aucun doute l'intrigue. Il se passe beaucoup de choses dans ce premier tome, entre Harry qui découvre la magie, son arrivée à Poudlard et ses premières aventures dans l'école. On ne s'ennuie pas car il se passe toujours quelque chose! Il y a beaucoup de rebondissements, et j'aime la tournure que prend l'histoire vers la fin: J.K Rowling nous propose déjà, à l'horizon, quelque chose de plus poussé que les aventures d'un sorcier à l'école. Et ce que j'apprécie aussi, c'est que rien n'est laissé au hasard: plusieurs éléments qui peuvent paraitre des détails s'avèrent être d'une grande importance à travers le roman. On sent que l'intrigue est travaillée, et on a envie de découvrir la suite!

En ce qui concerne les personnages, J.K Rowling en introduit déjà beaucoup dans ce premier roman. J'ai une préférence ici pour le trio de tête, Harry, Ron et Hermione, qui sont les personnages que l'on suit le plus. Je les trouve tous les trois attachants, et j'aime le fait qu'ils aient chacun leur caractère, leur histoire: j'ai pris plaisir à les suivre dans cette première aventure, et j'aime déjà beaucoup la relation qu'ils ont les uns envers les autres. C'était aussi une bonne idée de faire du héros quelqu'un qui ne connait rien au monde des sorciers, car nous pouvons le découvrir en même temps que lui. J'ai aussi beaucoup aimé les différents professeurs, avec une préférence pour McGonagall, qui pète la classe! En tout cas, ce premier tome est une bonne introduction à ces différents personnages, que l'on a envie de découvrir davantage. 

L'auteure développe déjà ici plusieurs thématiques intéressantes, et que le lecteur pourra retrouver dans les tomes suivants: par exemple, une certaine opposition entre monde de la sorcellerie et monde des "moldus", notre monde à nous; la rivalité entre les maisons; la théorie de l'élu avec Harry; la relation entre Harry et Dumbledore... Il y a de quoi faire!


Pour finir, je tenais à souligner le travail fait sur l'univers d'Harry Potter en lui-même, qui est lui aussi très travaillé dès ce premier tome. J.K Rowling a crée tout un monde pour son héros, dont on découvre ici de nombreux éléments: un monde caché par la magie aux yeux des non-sorciers, avec des dérivés de ce qu'on peut trouver dans notre monde, comme les photos, les échecs ou les confiseries, à la sauce sorciers. Mais aussi des inventions comme le Quidditch, le sport des sorciers, avec ses règles, son terrain, son fonctionnement. L'élément le plus marquant de cet univers est représenté ici pour moi par Poudlard: elle a crée une école entière, avec son histoire, sa légende, son mode de fonctionnement, la division en maison, les différents cours et années... 

En bref, j'adore Harry Potter à l'école des sorciers qui est une bonne entrée en matière à l'univers d'Harry Potter. C'est l'un des livres qui ont forgé mon identité de lectrice, que j'ai ensuite fait lire à ma soeurs, et que je ferai sûrement lire à mes enfants si j'en ai un jour! 

Le film de Christopher Colombus (2001):
A présent que nous sommes au point sur le livre, parlons de son adaptation, sortie en 2001. Après le succès mondial des aventures d'Harry Potter, l'idée d'une adaptation arriva très vite. Steven Spielberg devait au départ s'en charger, mais au final c'est à Christopher Colombus, producteur, réalisateur et scénariste américain, que revint le travail de réalisation. J.K Rowling supervise de nombreux aspects du film, notamment le casting (elle insiste pour que les acteurs soient britanniques). Dans les rôles titres, on retrouve les jeunes Daniel Radcliffe (Harry Potter), Emma Watson (Hermione Granger) et Rupert Grint (Ron Weasley). D'autres jeunes acteurs rejoignent le casting, comme Tom Felton (Drago Malefoy), Matthew Lewis (Neville Londubat), ainsi que des acteurs prestigieux tels Alan Rickman, Maggie Smith, ou encore Richard Harris dans le rôle d'Albus Dumbledore. Le tournage eu lieu entre la fin 2000 et Avril 2001, pour une sortie à la fin de l'année. Le film fut un énorme carton, avec un budget de 125 millions de dollars et près de 975 millions de dollars récoltés au box office. Je vous laisse ici la bande-annonce du film. 



Ce que je pense du film:
J'ai découvert Harry Potter quand j'étais au primaire, lorsque les livres commençaient à vraiment devenir extrêmement populaire en France. Très vite, je suis devenue une Potterhead acharnée: j'avais le sac à dos Harry Potter, le stylo-plume Harry Potter, le classeur Harry Potter, l'agenda Harry Potter, et très franchement, j'aurais même acheté le papier toilette Harry Potter si on trouvait ça à l'époque. Autant vous dire que l'un des meilleurs souvenirs de mon enfance a été d'assister à une avant-première du film Harry Potter à l'école des sorciers dans mon coin de province (il n'y avait pas d'acteurs du film, ça restait la province, évidemment, mais j'étais vraiment hystérique). Depuis, j'ai revu de très nombreuses fois le film, et je ne m'en lasse pas.

En ce qui concerne l'intrigue, je l'ai personnellement trouvée fidèle au livre, même si quelques éléments ont été modifiés. Tout comme dans le livre, il se passe beaucoup de choses et on ne s'ennuie pas! Il y a de l'action, de l'humour, du suspens, des retournements de situation... Bref, le film est assez rythmé, avec une intrigue intéressante et plutôt respectueuse du livre. 

En ce qui concerne le casting, je n'ai pas grand chose à redire: je trouve la majeure partie des acteurs très bons dans ce premier film! Je sais que beaucoup ont critiqué les talents d'acteurs des jeunes Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint, mais à l'époque de mon premier visionnage, j'étais loin d'être une experte de l'acting (et je ne le suis toujours pas aujourd'hui): je les trouvais très convaincants, et si maintenant, en re-re-gardant le film, je me rends effectivement compte qu'ils ne jouent pas toujours super juste, je suis incapable d'imaginer d'autres acteurs à leur place. Pour les acteurs plus âgés, j'ai adoré les performances de Robbie Coltrane, Alan Rickman et Maggie Smith, qui s'éclatent dans leur personnage! 

Enfin, j'adore l'ambiance du film: Poudlard est magnifique, la musique est splendide, les costumes sont soignés... Autant vous dire que j'avais qu'une envie: aller à Poudlard!



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette première chronique pour la LC vous plait, n'hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire! On se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee. 


lundi 1 juin 2015

Aux douze coups de minuit, d'Emmanuel Delporte.



Bonjour à tous et à toutes!

Je vous souhaite la bienvenue sur le Livroscope! C'est parti pour un nouveau mois qui, je l'espère, sera un mois ensoleillé de découvertes sur le blog. Avant d'entrer dans le vif du sujet et de vous parler du livre du jour, je tenais à vous remercier pour votre présence et vos commentaires le mois dernier: je ne me lasse pas de vous lire et de vous répondre, et vous êtes toujours plus nombreux, alors merci infiniment! Pour commencer le mois de Juin en beauté, j'ai choisi de vous présenter un recueil de nouvelles au titre et à la couverture évocatrice: Aux douze coups de minuit, d'Emmanuel Delporte! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)


Emmanuel Delporte, c'est qui?
Si vous suivez un peu le blog, le nom d'Emmanuel Delporte vous dit peut-être quelque chose. En effet, j'ai eu l'occasion de présenter ce dernier lors d'une précédente chronique, sur Maisons Hantées, la très chouette anthologie publiée aux Editions Luciférines. Suite à cette chronique, Emmanuel Delporte a décidé de me contacter pour me proposer de lire Aux douze coups de minuit. Il est extrêmement rare que j'accepte des services presses, que ce soit par les maisons d'édition ou par les auteurs, car je préfère les partenariats avec Livraddict ou Babelio. C'est une règle personnelle, à laquelle je déroge uniquement quand le livre proposé m'intéresse vraiment ou correspond à mes goûts. Et comme j'avais adoré Maisons Hantées, j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner ce recueil-ci. 
J'en profite pour préciser que lorsque je reçois un SP (ce qui, encore une fois, est rare) ou un partenariat Livraddict ou Babelio, je reste néanmoins le plus objective possible: si j'ai aimé, je le dis, et à l'inverse si je n'ai pas aimé le livre je le dis aussi :).

Aux douze coups de minuit:
Quatrième de couverture:
Aux douze coups de minuit... les enfants dorment. La lune éclaire le pays des ombres et la mort rôde. Monstres évanescents, croque-mitaines, spectres égarés errent dans les contrées des rêves, prêts à tailler en pièces les voyageurs imprudents et à s'abreuver au comptoir de leurs âmes. En 12 textes, Emmanuel Delporte établit une cartographie du pays de l'horreur, empruntant les chemins du fantastique, de la science-fiction et du polar pour torturer ses personnages et secouer le lecteur. 12 récits imaginaires mais ancrés dans la réalité de vies fragiles, 12 coups de minutieux-delà desquels il traque les démons tapis dans les sombres recoins des maisons humaines. La devise de Stephen King n'a jamais semblé si vraie: les monstres existent. Mais aux douze coups de minuit, ils étalent un reflet terrifiant sur les miroirs brisés: le nôtre. 

Douze coups, douze nouvelles:
A présent, penchons nous un peu plus en détails sur les différentes nouvelles de ce recueil. Comme vous l'aurez compris, il y en a douze, et la première s'intitule "La Cave". Assez courte, elle nous présente un narrateur vivant en captivité dans une cave. Qui est-il? Pourquoi est-il là? Quelques éléments de réponse sont à découvrir dans cette première lecture.
Ensuite, nous avons "La chance des uns", une nouvelle qui, personnellement, m'a fait penser à une version très glauque du film The Island: dans une communauté de gens isolés et traités comme des animaux, certains sont choisi au hasard pour quitter la communauté. Mais pour aller où?
La nouvelle suivante, intitulée "Les reflets brisés", m'a un peu fait penser à l'anthologie Maisons Hantées en raison du lieu où l'intrigue se passe: une maison abandonnée et délabrée, où deux adolescentes se rendent après un pari. 
Dans "Le portrait", un homme contemple le portrait d'une femme, et à travers ce portrait, nous apprenons un peu plus leur histoire.
"Baby sisters" nous entraîne à la rencontre de Naylis. En apparence, cette dernière est la jeune fille modèle par excellence: baby-sitter incroyable, élève modèle qui travaille pour aller en fac de médecine... En réalité, Naylis profite de ses heures de baby-sitting pour fumer, boire et coucher avec son petit ami, une petite frappe. Mais lorsqu'elle va garder Damien et Lilith, la soirée prend une toute autre tournure...
Nous voilà déjà à la sixième nouvelle, qui elle aussi aurait eu sa place dans Maisons Hantées! Après le décès de sa femme, un homme s'installe avec son fils dans une nouvelle maison. Voilà l'intrigue de départ de "De vieux souvenirs". 

Un exemple de calvaire. 
"Diplopie". C'est ce mot peu ordinaire (qui désigne un trouble oculaire qui fait voir les choses en double) qui sert de titre à la septième nouvelle. Franck Rice, ancien basketteur divorcé, s'apprête à passer quelques jours avec ses enfants. C'est alors que d'étranges visions lui apparaissent.
La nouvelle suivante se déroule sur la route. "Impasse" nous emmène suivre Yann Roig, qui croise sur son des calvaires, des signes religieux (le plus souvent des croix ou des représentations du Christ) qui parsèment les routes.
Ensuite, nous pouvons découvrir "Amnésie", une histoire un peu à la Hellblazer, dans laquelle un chasseur de démons va tenter de venir au secours d'une femme possédée par une étrange puissance.
"NRBC", titre étrange, nous entraîne dans un futur post-apocalyptique. Sous la forme d'un journal intime rédigé sur une tablette tactile, une enfant raconte son quotidien dans un univers menacé chaque jour.
Avant-dernière nouvelle du recueil, "Les larmes amères" est une nouvelle qui se déroule dans un milieu scientifique, un laboratoire du futur où d'étranges expériences sont menées sur des êtres humains. 
Pour conclure le recueil, nous avons "Un jeu dangereux". Dans cette dernière nouvelle, nous découvrons Lucie, une adolescente révoltée qui fuit son foyer pour retrouver son copain. Mais comme l'indique le titre de la nouvelle, elle n'est pas à l'abri du danger.

Ce que j'ai pensé du recueil:
En Avril, je vous avais présenté l'anthologie Maisons Hantées, qui comprenait de très nombreuses nouvelles sur le thème de la maison hantée. J'avais beaucoup aimé ce recueil, en raison de son thème mais aussi grâce à la qualité des écrits proposés. J'étais donc curieuse de découvrir un peu plus en détails le travail de l'un des auteurs ayant participé à ce recueil. C'est donc choses faites avec Aux douze coups de minuit, un recueil que j'ai vraiment apprécié.

Le recueil comprend douze nouvelles, et si ces douze nouvelles flirtent toutes de près ou de loin avec le monde de l'effroi et du glauque, on peut tout de même noter une certaine variété, que ce soit dans les thèmes abordés, les univers exploités, ou encore le format: certaines nouvelles sont assez courtes, et d'autres sont beaucoup plus longues. Sur cette même gamme de sentiment, Emmanuel Delporte a composé des histoires très différentes les unes des autres, et j'ai aimé cette impression de variété.


Maisons Hantées, anthologie où apparait Emmanuel Delporte.
Cependant, même si il y a une variété dans les intrigues, on peut remarquer certains thèmes récurrents: la famille, avec "De vieux souvenirs", "NRBC" ou "Baby sisters"; l'adolescence et l'enfance avec des narrateurs issus de ces âges-là; l'utilisation d'un futur inquiétant, ou post-apocalyptique, dans "NRBC" ou "Les larmes amères"... Certains motifs, comme celui de la maison hantée, sont même réutilisés et exploités de différentes façons. 

En ce qui concerne le style d'Emmanuel Delporte, je trouve qu'il apporte un soin particulier à ses descriptions, on voit vraiment l'environnement tel qu'il l'a imaginé: j'ai par exemple eu ce sentiment dans "La cave", où les descriptions m'horripilaient vraiment. J'aime aussi beaucoup sa façon d'utiliser plusieurs façon de raconter l'histoire, avec un enregistrement dans "Amnésie", ou la tablette dans "NRBC". C'est déjà quelque chose qu'on retrouvait dans "Classifié", sa nouvelle de Maisons Hantées, que que j'aime beaucoup.

Il y a douze nouvelles, et il y en a que j'ai particulièrement apprécié. "Baby Sisters" est une nouvelle que j'ai trouvée assez effrayante, avec une sacrée chute! J'ai aussi beaucoup aimé l'ambiance des "Larmes Amères", avec son côté scientifique, et aussi celle d'"Impasse". Mes deux nouvelles préférées sont incontestablement "Amnésie" et "Diplopie". J'ai adoré la première pour le personnage d'Ezequiel et pour le côté un peu Hellblazer, dont je suis super fan: je serai vraiment intéressée par de nouvelles aventures de ce personnage, pourquoi pas dans un recueil complet ou dans un roman! Et pour ce qui est de "Diplopie", j'ai trouvé le concept très original, et je ne suis pas contre une version plus longue!

En bref, Aux douze coups de minuit est un recueil que j'ai vraiment bien aimé, sans qu'il soit non plus un coup de coeur. Si vous êtes friands de ce genre d'atmosphère et d'histoires glauques, je vous le recommande! Par contre, attention si vous êtes un peu sensibles ou impressionnables!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :)

AnGee.


Si vous avez aimé...

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