dimanche 7 décembre 2014

Chasse aux vampires #6: Le seigneur des bas-fonds, de Nancy Holder.




Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui, c'est Dimanche, et pour fêter cela, le Livroscope vous propose de découvrir une nouvelle chronique! Après la petite escapade chez Marvel par Psychic TV hier, nous allons à présent nous attaquer à une nouvelle lecture dans le cadre du Challenge Chasse aux vampires organisé par Leelys via le site Livraddict. Pour ma sixième lecture, j'ai choisi de me plonger dans un roman issu d'une de mes séries préférées: Angel, le spin-off de la série Buffy. Comme c'est également le cas pour Buffy, plusieurs romans inspirés par la série furent publiés au moment de sa diffusion. J'ai choisi de me plonger dans l'un d'eux, baptisé Le Seigneur des bas-fonds, écrit par Nancy Holder. En espérant que cet article vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture!

La Chasse aux vampires sur le Livroscope:
Avant d'aller plus loin, je tenais à préciser à celles et ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir les articles déjà rédigés dans le cadre du Challenge Chasse aux vampires qu'il est possible d'y accéder en suivant le lien ci-dessous! :)



Qui est Nancy Holder?
Commençons tout d'abord par une petite présentation rapide de notre auteure du jour, à savoir Nancy Holder! Née en août 1953, Nancy Holder est une auteure californienne s'est d'abord tournée vers la danse avant de commencer à écrire. Ses romans sont principalement orientés vers l'horreur et le vampirique, et elle remporta plusieurs fois des prix (dont le prix Bram Stoker) pour son travail. Avec le succès de la série Buffy, Nancy Holder fut à plusieurs reprises sollicitée pour écrire des romans tirés de Buffy ainsi que de son spin-off Angel. Elle a notamment collaboré avec Christopher Golden, dont j'avais parlé pour son roman La Pluie d'Halloween, autour de Buffy contre les vampires. Elle a récemment travaillé sur la saga Wolf Spring Chronicles avec Debbie Viguié.

Le seigneur des bas-fonds:



Résumé:
A Los Angeles, Angel, Cordélia et le démon Doyle sont toujours prêts à prêter main-forte à ceux qui ont besoin d'aide pour résoudre des mystères que la police ne peut comprendre. Et justement, des mystères, ce n'est pas ce qui manque! En effet, une succession d'incendies étranges et de morts par combustion spontanée inquiète la police. L'inspectrice Kate Lockley est chargée de l'enquête, mais les pistes sont maigres... Dans le même temps, nous suivons Jusef, un riche héritier d'origine indonésienne qui cherche à faire revenir Latura, dieu de la mort...


Angel, spin-off de Buffy:
Sur le blog, j'ai fréquemment parlé de la série Buffy contre les vampires, créée par Joss Whedon, dont je suis très fan. Aujourd'hui, il est temps que je vous parle de son spin-off, Angel, dont la première saison fut diffusée en 1999.
Angel, dont je reparlerai plus loin, est à l'origine un personnage principal de la série Buffy contre les vampires. Il s'agit d'un vampire aidant l'héroïne à combattre le mal. A la fin de la saison 3, Angel quitte Sunnydale pour se rendre à Los Angeles, et c'est à ce moment là que le spin-off démarre. Il a été crée par Joss Whedon et David Greenwalt, un scénariste, producteur et réalisateur de séries, et compte cinq saisons, la dernière ayant été diffusée en 2004. L'histoire, même si elle est toujours axée sur la chasse aux créatures démoniaques mais avec un angle un peu différent, puisqu'Angel décide d'ouvrir une sorte de cabinet où les gens peuvent faire appel à lui.
On retrouve au casting plusieurs acteurs de la série originale, comme (évidemment) David Boreanaz dans le rôle d'Ange, Charisma Carpenter dans celui de Cordélia, ou encore Alexis Denisof dans celui de Wesley. La série apporte également son lot de personnages nouveaux, comme Doyle, Gunn ou Fred (jouée par la talentueuse Amy Acker).
La série fut plusieurs fois récompensée et nominée pour divers prix, et est depuis continuée en format comics, tout comme Buffy.

Quelques mots sur le personnage principal:
A présent, penchons nous un peu sur Angel, le héros qui donne son nom à cette série. Qui est-il?
Et bien Angel (dont le nom de naissance est en réalité Liam) est un vampire d'origine irlandaise. Né au 18ème siècle, il mène une vie de débauche jusqu'au jour où il rencontre Darla qui le transforme en vampire, et avec laquelle il va semer la mort et la désolation dans toute l'Europe. Il forme, sous le pseudo d'Angelus, avec elle, Drusilla et Spike, un quatuor terrifiant. Mais son destin bascule une nouvelle fois lorsqu'il est maudit par une famille de bohémiens qui lui rendent son âme. Angelus découvre alors l'étendue de ses massacres, et décide de se tourner vers le bien, trop hanté par ce qu'il a pu commettre par le passé. Il devient Angel, et rencontre Buffy. Ils entretiennent un temps une relation amoureuse très forte (connue par les fans sous le nom de Bangel), mais elle devient trop compliquée car Angel est damné à ne jamais pouvoir connaitre un seul moment de bonheur. Il finit par quitter Sunnydale pour tenter de l'oublier.
Angel est joué par l'acteur David Boreanaz, qui joue depuis dans la série Bones.

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous suivez le blog, vous savez peut-être déjà que j'adore profondément Buffy contre les vampires. C'est une série que j'aime énormément, elle compte parmi mes séries préférées, et j'essaie de lire de temps en temps l'un des romans Buffy. En ce qui concerne la série Angel, je l'ai également regardée, car j'aimais énormément le personnage d'Angel dans la série originale. Si je l'ai appréciée, elle ne m'a néanmoins pas autant convaincue que Buffy. Je n'avais encore jamais lu de romans Angel, du coup lorsque j'ai trouvé celui-ci en brocante, je n'ai pas hésité! Bilan des courses: et bien je dois dire que je suis plutôt pas mal mitigée par ma lecture, voire même déçue...


L'intrigue, en premier lieu, me laisse assez perplexe. L'idée de départ est plutôt intéressante et originale, en toute franchise, et ça partait plutôt bien, avec les incendies, les meurtres, le côté "mystérieux"... Hélas, j'ai vite été ennuyée par un gros point: la construction de l'intrigue. Nancy Holder a fait le choix d'utiliser non seulement le point de vue de plusieurs personnages (Angel, Cordélia, des personnages secondaires), mais en plus de cette technique narrative, elle a également décidé d'incorporer un grand nombre de flashbacks qui nous entraîne à des époques différentes. Je ne suis ni contre l'utilisation de plusieurs points de vue, ni contre les flashbacks, mais il faut savoir les doser: j'ai vraiment trouvé le nombre de flashbacks impressionnants. Ils cassent le rythme de l'intrigue, et dans un roman aussi court (moins de 200 pages), ils appesantissent l'histoire plus qu'autre chose. Je pense que ça passerait mieux à l'écran, pour une série, mais là trop, c'est trop. D'autant plus que la fin de l'intrigue est donc rushée, se terminant de façon même un peu brutale... Dommage...

L'autre point qui me gêne  beaucoup: les personnages. J'ai mentionné plus haut le fait que j'adore Angel. Et c'est vrai: j'ai accroché à l'univers de Buffy en partie grâce à lui. Je sais que beaucoup de fans le trouvent énervant, à geindre sans cesse, mais en ce qui me concerne, j'apprécie ce personnage. Angel a une histoire captivante, que l'on découvre dans des épisodes spéciaux, que ce soit dans Buffy ou dans son spin-off, et je trouve le dilemme entre son envie de bonheur et sa malédiction très intéressant. Du coup, j'espérais retrouver ces aspects dans ce roman. Malheureusement, le roman met vraiment Angel au second plan: on passe plus de temps avec Cordélia, ou avec des personnages secondaires. Alors attention, je n'ai rien contre Cordélia: au contraire, j'aime l'évolution qu'elle traverse entre Buffy et Angel, la maturité qu'elle gagne,... Le problème, c'est qu'ici elle est réduite à pleurer sur son compte en banque qui boude et sur son incapacité à pouvoir faire du shopping... Quant à Doyle, et bien on le voit très peu... C'est vraiment dommage, j'espérais un peu plus de profondeur et une exploitation plus importante des relations entre les personnages.

Un autre élément qui me gêne un peu concerne l'intrigue autour de Latura. Il n'est pas rare que Buffy ou Angel (ou d'autres séries et romans issus de ses séries) fassent appel à des créatures issues de folklores et légendes venus du monde entier. Personnellement, c'est un point que j'aime bien, car j'ai tendance à faire pas mal de recherches pour me renseigner sur les légendes utilisées. Néanmoins, dans le cas de Latura, je ne suis pas parvenue à trouver quoi que ce soit. J'ai eu beau chercher pendant près d'une heure, à l'exception de fiches de lecture et de chroniques du roman, je n'ai rien trouvé autour de Latura. Je ne suis pas experte de l'Indonésie et de ses dieux, et j'ai peut-être mal cherché, mais j'ai la sensation que c'est un truc crée de toutes pièces, ce qui me chiffonne un peu... Si jamais vous avez entendu parler de Latura, merci de me le faire savoir!

On peut tout de même noter un ou deux points positifs: le style de Nancy Holder est assez fluide, ça se lit vite et bien. 

En bref, je n'ai pas été très convaincue par ce roman Angel. Néanmoins, je sais que la qualité des romans Buffy varie grandement d'un roman à l'autre, donc avec un peu de chance, peut-être que les autres romans Angel me plairont davantage!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Si jamais vous avez des suggestions de romans Angel, je suis preneuse! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



samedi 6 décembre 2014

Psychic TV présente: Deadpool massacre Marvel (volume 1).




Deadpool massacre Marvel (Volume 1)


De Cullen Bunn et Dalibor Talajic
Publié aux éditions Panini Comics 
Note : En France tout comme outre-Atlantique, l'histoire est en plusieurs volumes. Il s'agit ici de la review du volume 1.

Bon, eh bien...depuis ma précédente review où Deadpool est venu s'incruster, j'ai lu quelques ouvrages. Et j'ai notamment lu une autre histoire qui adopte un point de vue intéressant et très jouissif, celui d'un Deadpool...

(Entend le tocsin de la ville)

Que se passe t'il ? On n'est pas Mercredi !

(Allume la Radio)

« A tous les civils ! Restez chez vous ! Un psychopathe en Rouge et Noir est en liberté ! Il a déjà assassiné nos héros et nos protecteurs les plus valeureux ! Priez ! Priez pour qu'on nous vienne en aide ! »

Bon ! Eh bien au moins, ce sera raccord avec le comic d'aujourd'hui !
Pour définir la situation de base de Deadpool massacre Marvel, c'est très simple. Imaginez que toutes les personnalités de Deadpool aient été regroupées en une seule, puis mises au fin fond de sa mémoire.
Et qu'à la place, la personnalité active de Wade « Deadpool » Wilson soit celle d'un nihiliste psychopathe beaucoup moins délirant qui va éliminer tous ceux qui l'ont vu comme un rat de laboratoire, l'ont décrié, pris pour un fou.

C'est avec ce postulat qu'on aborde cette histoire, en plusieurs tomes certes, mais dont le premier volume annonce déjà la couleur. 
La massacrologie de Cullen Bunn comprend par la suite Deadpool massacre les classiques (Tom Sawyer, Scrooge, Sherlock Holmes..) puis Deadpool massacre Deadpool ; toutefois, on aborde ici le Massacre Marvel.



Alors que Deadpool est emmené dans un hôpital psychiatrique par Wolverine, afin d'être soigné de ses accès de folie, il est automatiquement pris en charge par le docteur en psychiatrie chargé de l'Etablissement. Mais après quelques interrogatoires, ce Docteur se trouve être un puissant télépathe qui va sévèrement altérer la psyché de Deadpool : Ses personnalités se groupent pour rester enfermées dans son esprit, laissant la place à un Deadpool « sérieux », sadique, psychotique, bien déterminé à éliminer tout sur son passage, y compris le Gardien, personnage qui nous narre l'histoire depuis moins de 30 pages.  

Les X-Men, Spiderman, les Avengers au complet, The Punisher, et même le Taskmaster subiront son courroux, dans une débauche de sang et de folie. Y compris le Professeur Xavier, qui sera tué d'une manière assez.....surprenante.

Du coup, l'histoire, qui semble passer par moments au second plan (motivations réelles de Deadpool), laisse place à des situations qui feront rire ou pleurer les fans Marvel. Voir tous leurs héros massacrés par un fou furieux qui semble prendre un malin plaisir à répandre le chaos peut sembler surréaliste, mais le degré de violence et de sang répandu nous rappellent que malgré tout, on suit ici l'histoire d'un Deadpool qui est passé du mauvais côté.
Même si le comic se lit rapidement, il aboutit sur un final un peu délirant (qui peut légitimer la suite de la massacrologie) et nous tient en haleine tout du long. Est-ce que Deadpool reprendra sa conscience ? Redeviendra t'il normal ? Ou bien, qui sera le suivant ? Je vous laisse découvrir cette aventure de meurtres en série.

Au niveau du dessin, il est comparable au précédent comic Deadpool que j'ai commenté, en étant évidemment plus coloré, plus rouge, plus....Deadpool-esque. Et reste bien illustré et écrit dans l'ensemble. Mais du coup, il est BEAUCOUP moins drôle qu'un comic Deadpool. Pas de comic awareness ou de blagues vaseuses tout du long. Mais des têtes coupées et des balles qui fusent, oui.
Et si vous cherchez une histoire originale de Deadpool à lire après celle des morts-vivants, je vous conseille celle-ci. Vous aurez certainement votre dose de sang pour un petit moment.
Et ce sera peut-être pas la dernière chronique de cet anti-héros mercenaire complètement fou qu'est Deadpool. Mais promis, la prochaine review parlera d'un autre personnage.  

Bon, c'est pas tout ça, je vais voir ce que l'autre idiot à fait dehors...

Psychic TV.

jeudi 4 décembre 2014

Les dames en noir #1: Les Morsures de l'Ombre, de Karine Giébel.




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! Je suis ravie de vous retrouver en ce Jeudi pour une toute nouvelle chronique pour inaugurer un tout nouveau challenge que vous pourrez retrouver très fréquemment sur  le blog, à savoir le Challenge les Dames en noir, crée par Zina et auquel je me suis inscrite via Livraddict! Le but: lire des polars, thrillers et policiers écrits par des femmes. Et pour ma première lecture, j'ai décidé de m'attaquer à une auteure qui est devenue en quelques années une référence dans ce domaine en France: Karine Giébel! Ma maman m'a prêté les Morsures de l'Ombre, que je vous propose de découvrir sans plus attendre! C'est parti!


Les dames en noir, qu'est-ce que c'est?
Avant d'aller plus loin, je tenais à vous donner quelques informations sur le Challenge en lui-même! Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, ce Challenge a été crée par Zina, du blog les Pipelettes en parlent. Le but de ce challenge est de découvrir et de faire découvrir des auteures françaises ou étrangères de polars, thrillers et autres romans policiers car, si elles sont de plus en plus nombreuses à exceller dans ce domaine, le polar reste pour beaucoup un univers très masculin. Il est possible de s'inscrire à ce Challenge soit via le topic Livraddict qui lui est consacré, soit via le blog de Zina, dont les liens seront postés ci-dessous.
En ce qui me concerne, j'ai choisi de m'attaquer à ce Challenge pour une raison toute simple: je suis loin d'être une experte en polar, j'en ai lus très peu dans ma vie, qu'ils soient écrits par des hommes ou par des femmes. Du coup, ce Challenge est l'occasion pour moi de découvrir un peu plus cet univers (dont ma mère raffole, d'ailleurs: je sens qu'elle va beaucoup me conseiller!). 
Mon objectif pour ce Challenge est de lire treize romans, soit un par mois d'ici la fin du Challenge (le 31 Décembre 2015), et d'essayer de faire en sorte que chacun de ces romans soit d'une auteure différente! Un sacré challenge en perspective! 


Quelques mots sur Karine Giébel:
Commençons, si vous le voulez bien, par une petite présentation de notre auteure du jour: Karine Giébel, devenue en quelques années une référence dans le monde du polar francophone.
Née en 1971 dans le Var, Karine Giébel a d'abord fait des études de droits avant de se lancer dans l'écriture de romans. En 2004, elle publie son premier livre, Terminus Elicius. Dès lors, sa carrière est lancée, et elle a publié depuis huit romans qui s'arrachent en librairies: le dernier en date, Satan était un ange, est sorti tout récemment. Elle a aussi collaboré à plusieurs recueils de nouvelles, et elle reçoit fréquemment des prix pour ses ouvrages, comme le Prix Polar du meilleur roman français. Plusieurs de ses romans ont été traduits à l'étranger. 
Si vous souhaitez avoir davantage d'informations sur Karine Giébel et sur ses romans, je vous conseille de visiter son site internet que vous trouverez juste ici! :)





Les Morsures de l'Ombre:
Résumé:
Pour Benoît Lorand, commandant de police, tout va pour le mieux: il est marié à Gaëlle, avec laquelle il a un petit garçon, s'épanouit dans son métier, et en plus de ça, ce séducteur chevronné est adoré par ses maîtresses! Bref, il est heureux, jusqu'au jour où tout bascule: il se réveille dans une cave, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Il découvre qu'il est séquestré par une séduisante jeune femme, Lydia. Pendant des jours, il va être torturé, dans le froid et la faim. Pourquoi Lydia le tient-elle prisonnier? Que cherche t'elle? Les collègues de Benoît Lorand vont-ils réussir à le sauver à temps? 

Ben vs Lydia:
On retrouve de très nombreux personnages dans ce roman, mais un duo ressort principalement: Benoît Lorand et Lydia. C'est une relation très particulière qui unit ces deux personnages, qui à priori n'ont rien à voir l'un et l'autre. D'un côté, nous avons Benoît, policier, marié, socialement actif, et de l'autre nous avons Lydia, une jeune femme qui a l'air assez solitaire, renfermée, au lourd passé. L'un est le torturé, l'autre la tortionnaire. 
C'est une sorte de dialogue de sourd qui s'installe entre ces deux personnages. Lydia est en quête de vengeance, en quête de réponses, tandis que Benoît (surnommé Ben) est lui en quête d'un moyen de fuir et de retrouver sa famille. 
Mais la relation qui s'établit entre les deux personnages est très particulière. D'un côté, ils sont en conflit, ils s'insultent et se détestent, il y a une violence verbale et physique assez intense (Benoît est affamé pendant plusieurs jours, est enfermé dans une pièce sombre et glacée). Et de l'autre, on constate qu'il y a une sorte d'attraction entre les deux personnages, une tension sexuelle palpable, qui s'installe dès le début. Une relation très particulière, qui vire parfois au syndrome de Stockholm, et qui est plutôt bien ficelée et réussie, grâce à Karine Giébel!

En parallèle, l'enquête policière:
Le roman se découpe en deux intrigues, qui se suivent en parallèle. Nous avons dans un premier lieu la captivité de Ben et les tentatives de Lydia de découvrir la vérité. En même temps, nous découvrons également l'enquête menée par les collègues de travail de Benoît pour le retrouver: l'alerte de sa disparition est très vite donnée par sa femme, et sa disparition est prise au sérieux immédiatement. Nous avons donc les investigations de Djamila et Fabre, qui interrogent toutes les personnes susceptibles de pouvoir les aider ou de cacher des choses. Autant dire que des secrets, ils vont en découvrir! Tout le monde cache des choses dans cette histoire, et ils vont aller de rebondissements en rebondissements: l'enquête ne va cesser de prendre des virages différents. Une maîtresse jalouse? Une épouse blessée? Un ancien détenu en cavale? Un tueur à gages? Qui pourrait en vouloir à Benoît Lorand au point de le faire disparaître? Les pistes se multiplient à chaque jour qui passe...

Ce que j'ai pensé de ce roman:
Ce n'est pas la première fois que je lis un roman de Karine Giébel. En effet, il y a plus d'un an, j'avais lu un de ses livres les plus connus, Meurtres pour rédemption, que j'avais trouvé vraiment passionnant, sombre et bien écrit. Néanmoins, ma connaissance de cette auteure restait limitée à ce roman, et j'avais envie d'en découvrir un autre. Ma mère étant très (TRES) fan de Karine Giébel, elle a bien voulu me prêter les Morsures de l'Ombre. Bilan de cette lecture? Et bien même s'il ne s'agit pas d'un coup de coeur, j'ai passé un bon moment avec ce roman! Voici pourquoi.


Commençons par un point qui peut paraître assez anecdotique pour beaucoup, mais qui moi m'a fait super plaisir: le cadre. En effet, l'intrigue se déroule entre Besançon et Dijon, et étant franc-comtoise, j'ai été plus que ravie de retrouver des références à cette partie de la France que je connais. Je pense que ça m'a permis de mieux m'immerger dans l'histoire, puisque je voyais dans ma tête où ça se passait, et ça donnait une impression supplémentaire de réalisme. Bon point, donc!

Passons maintenant à l'intrigue. Le roman est assez court et se lit donc plutôt vite (en ce qui me concerne, je l'ai dévoré d'une traite dans le train, j'étais à fond dans le livre ^^), mais cela n'empêche pas le fait qu'il soit assez intense. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans l'intrigue, on découvre en même temps que Benoît sa captivité et les raisons de celle-ci. Un suspens s'installe au fil des pages, et petit à petit on découvre des choses, mais d'autres deviennent plus floues. Plus on avance plus l'ambiance devient pesante, et on se demande comment Benoît va pouvoir s'en tirer. La fin du roman est réussie, selon moi, un dernier rebondissement qui est très efficace. 

Les personnages sont intéressants aussi, il n'y a pas vraiment de héros ni de méchants. Chacun des personnages que l'on découvre a des secrets, des failles, qui font que ce sont des humains. Benoît est certes à première vue la victime, mais ce n'est pas un saint non plus, et Lydia est un personnage en souffrance, plus complexe que juste la tortionnaire. J'ai aussi aimé les personnages secondaires, comme Djamila. Ce roman nous montre que les apparences sont trompeuses, et qu'on ne connait pas forcément les gens comme on le pense.

J'ai aussi beaucoup aimé l'ambiance du roman, entre tension morbide et tortionnaire, et l'espoir du Noël approchant. C'est une atmosphère très particulière et que j'avais déjà adoré dans Meurtres pour rédemption!

En bref, j'ai passé un bon moment avec ce livre et j'ai été ravie de découvrir un peu plus l'oeuvre de Karine Giébel! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, et aussi à jeter un oeil au Challenge, qui promet d'être passionnant! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



lundi 1 décembre 2014

Cinq classiques sur #1: La science.



Hello, hello, amis lecteurs et amies lectrices!

Bienvenue sur le Livroscope! Le mois de Décembre commence enfin, Noël approche à grands pas (et pourtant il fait toujours un temps plus que radieux chez moi. Logique), et avec lui de nouveaux articles! En ce premier Décembre, je vous retrouve sur le blog pour inaugurer non seulement un nouveau mois, mais aussi un tout nouveau rendez-vous que je prépare depuis un petit moment. Ce rendez-vous (que vous pourrez retrouver tous les deux mois environ) porte le nom de "Cinq classiques", et sera une présentation rapide de cinq classiques autour de thématiques diverses et variées. Pour ce premier numéro, j'ai choisi de vous parler science, c'est parti! Bonne lecture à tous :)


Cinq classiques: petite présentation du rendez-vous.
Avant d'aller plus loin et de commencer la présentation des cinq livres choisis pour ce premier numéro, je tenais à vous expliquer un peu plus en détails le pourquoi du comment de ce rendez-vous. 
Si vous me connaissez un peu, vous savez probablement que j'aime beaucoup lire des classiques. J'en présente assez souvent sur le blog, et j'essaie d'en découvrir toujours plus. 
Cependant, j'ai pu remarquer fréquemment dans les commentaires que je reçois que pas mal de gens ont peur ou ont été dégoutés des classiques, notamment au collège ou au lycée. On me dit souvent "ce livre a l'air super, mais je ne pense pas être capable de le lire", ou "j'ai détesté lire des classiques au lycée, je ne pense pas pouvoir en lire à nouveau". 
Avec ce rendez-vous, mon but sera de vous présenter rapidement et simplement cinq classiques autour de thématiques comme la science, la religion, l'industrie ou que sais-je encore, mais aussi (pourquoi pas) autour d'auteurs ou de mouvements littéraires particuliers, pour peut-être vous permettre de découvrir sous un jour nouveau des classiques.
J'essaierai de faire en sorte que les listes et thématiques soient aussi variées que possible, mais vous êtes bien évidemment invités à laisser en commentaire des suggestions supplémentaires! 

Cinq classiques autour de la science et de la médecine:
Pour cette première édition, j'ai choisi de vous parler de cinq classiques (trois viennent de Grande-Bretagne, deux sont made in France) autour des thématiques de la science. Le classement est tout simplement chronologique: les cinq livres sont tous issus du 19ème siècle, période où la science se développe à vitesse grand V en Europe, devenant un sujet de choix pour les auteurs qui y mêlent des thématiques variées, comme la religion ou l'hérédité. 

1) Frankenstein, ou le Prométhée Moderne de Mary Shelley (1818).
Pour commencer, commençons avec un roman anglais, à savoir Frankenstein de Mary Shelley (1797-1851). Epouse du poète Percy Shelley, elle a écrit de nombreuses oeuvres dont Frankenstein, qu'elle a écrit alors qu'elle n'avait pas encore 20 ans (en 1816), est son plus connu. 

De quoi ça parle?
Frankenstein raconte, à travers des récits enchâssés, l'histoire de Victor Frankenstein. Passionné dès l'enfance par la science, il découvre le moyen de donner la vie grâce à la science et assemble donc lui-même un être qu'il parvient à faire vivre. Cependant, horrifié par sa création, il décide de l'abandonner. La créature se lance alors à sa poursuite, semant la mort sur son passage...

Un petit point rapide: 
Avec Frankenstein, Mary Shelley place la science et le scientifique au coeur de questionnements que l'on retrouve beaucoup au 19ème siècle. L'un de ces questionnements concerne le rapport entre science et religion. Comme l'indique le sous-titre, Frankenstein est une réécriture du mythe de Prométhée, qui défia les dieux. Dans le roman, c'est également ce que fait le héros, qui donne la vie à la place de Dieu par la science. Quelle limite la science doit elle avoir? Si vous vous intéressez au rapport religion-science, le roman peut vous intéresser.
Un autre élément intéressant est l'utilisation de récits enchâssés, qui permettent d'avoir le point de vue de Victor Frankenstein, mais aussi de la créature, qui s'avère être bien plus qu'un tas de chair, puisqu'elle est également un être pensant. 
A savoir qu'il est possible de trouver de nombreuses adaptations plus ou moins fidèles du roman!

2) La recherche de l'absolu, d'Honoré de Balzac (1834).
Notre second roman nous entraîne en France, et est l'oeuvre d'un auteur classique extrêmement célèbre, Honoré de Balzac (1799-1850), connu pour sa Comédie Humaine et ses très nombreux romans, comme le Colonel Chabert, Honorine, ou encore le Lys dans la Vallée. 

De quoi ça parle?
Dans La recherche de l'absolu, nous découvrons une famille flamande bourgeoise, les Claës, une famille heureuse jusqu'au jour où le patriarche, Balthazar, se lance à corps perdu dans des recherches scientifiques et chimiques pour découvrir "l'absolu", pour décomposer la matière. Obnubilé par ses recherches, il va s'éloigner petit à petit de sa famille qui cherche à le tirer d'une spirale infernale et incessante d'essais et d'expériences. 

Un petit point rapide:
La recherche de l'absolu porte merveilleusement bien son nom et résume bien l'intrigue du roman! Ici, nous découvrons le scientifique complètement fasciné, captivé par ses recherches, au point d'être incapable d'en sortir. Tout comme dans le roman de Mary Shelley, La recherche de l'absolu pose la question du lien entre science et religion, puisque le personnage principal en oublie ses devoirs religieux, mais ce qui est surtout intéressant ici, c'est la relation qu'il entretient avec sa famille. Famille qui ne comprend pas son obsession et dont il s'éloigne complètement. La science est pour Balthazar comme une addiction. La question de l'argent est également importante, car le matériel et les recherches coutent de l'argent, beaucoup d'argent. 
Honoré de Balzac a tendance à rebuter les lecteurs par ses longues descriptions. Si le livre en contient, il reste néanmoins assez accessible. Si l'image du scientifique obsessionnel et les relations familiales vous intéressent, peut-être que ce roman vous intéressera!


3) L'étrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, de R.L Stevenson (1886).
Retournons, pour notre troisième lecture, en Grande-Bretagne, chez l'Ecossais Robert Louis Stevenson. Ce célèbre auteur, que l'on connait aussi pour L'Île au trésor, a publié en 1886 la version définitive du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, qui fut par la suite adaptée de nombreuses fois au cinéma.

De quoi ça parle?
Mr. Utterson est un notaire londonien, qui se charge des affaires de son ami le Docteur Jekyll. Cependant, il se rend compte que la santé de son ami ne cesse de s'affaiblir, il ne sort quasiment plus et est devenu extrêmement taciturne. Dans le même temps, un étrange personnage du nom de Mister Hyde se fait remarquer pour ses actes violents. Lorsqu'Utterson découvre que Jekyll et Hyde se connaissent, il décide de découvrir ce qui se passe...

Un petit point rapide:
Dans cette nouvelle rapide à lire (moins de cent pages selon les éditions), R.L Stevenson nous propose un récit autour d'un scientifique qui perd le contrôle. Entre querelles entre confrères sur la science et expériences qui tournent mal, Docteur Jekyll et Mister Hyde a pour thématique centrale la lutte entre le bien et le mal, lutte qui remonte à la nuit des temps. Mêlant surnaturel et horreur, la nouvelle pose aussi la question du dédoublement de la personnalité, à travers les personnages de Jekyll et Hyde. 
Encore une fois, la nouvelle est assez courte, se lit vite, et elle est de plus d'un anglais assez accessible pour les amateurs de VO!


4) Le Docteur Pascal, d'Emile Zola (1893).
Après avoir mentionné Balzac plus haut, je vous propose de nous pencher sur une autre figure culte de la littérature française: Emile Zola (1840-1902), auteur prolifique qui a notamment accouché des vingt tomes de la saga des Rougon-Macquart. Le Docteur Pascal en est le vingtième et dernier tome, paru en 1893.

De quoi ça parle?
Pascal Rougon, médecin, travaille depuis plusieurs décennies sur un projet de grande envergure: un immense travail sur l'hérédité et la transmissions de maladies et vices d'une génération à l'autre. Et pour ce travail, quoi de mieux que sa propre famille? Cependant, sa mère ne voit pas ce projet d'un bon oeil et est déterminée à s'en débarrasser coûte que coûte, aidée de Clothilde, la nièce du Docteur, et de la bonne. Néanmoins Pascal veille pour protéger ses précieux travaux.

Un petit point rapide:
Avec ce vingtième tome des Rougon-Macquart, Emile Zola propose une conclusion qui clôture à la fois l'histoire de cette famille et son propre travail d'écriture. Le Docteur Pascal, tout comme l'entièreté de la saga, propose une étude sur la famille, sur la folie, et sur la transmission de cette folie mais aussi de l'alcoolisme, de la violence.. Il est encore tôt à l'époque de Zola pour parler de génétique, mais l'idée est là. Encore une fois, comme dans La recherche de l'absolu, la famille joue un rôle essentiel dans ce livre, en tant qu'objet de recherche, mais aussi en tant qu'élément perturbateur, puisque le héros a peur de finir comme certains de ses membres.
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu l'intégralité de la saga pour lire et apprécier ce vingtième tome, chaque livre pouvant être lu indépendamment des autres, et c'est l'un des plus accessibles de la saga selon moi. Si l'hérédité est un thème qui vous intéresse, pourquoi ne pas jeter un oeil à ce roman? :)


5) L'homme invisible de HG. Wells (1897).
Pour terminer notre périple littéraire et scientifique, retournons en Angleterre pour découvrir Herbert George Wells (1866-1946), auteur d'une liste impressionnante, dont La machine à explorer le temps ou L'île du Docteur Moreau. Il est considéré par beaucoup comme l'un des pionniers de la science-fiction. 

De quoi ça parle?
Le petit village d'Iping est secoué par l'arrivée d'un étrange personnage, un scientifique résidant dans l'auberge du coin et qui est très mystérieux: en effet, il cache en permanence l'intégralité de son corps et de son visage, laissant penser qu'il est atteint d'une maladie étrange. Mais les habitants découvrent très vite que Griffin, ce scientifique, est en réalité devenu invisible après une expérience scientifique!

Un petit point rapide:
H.G Wells est ce qu'on peut appeler un pro pour raconter des histoires de scientifiques ou docteurs un peu bizarres. J'aurais pu vous parler par exemple de La Machine à explorer le temps, par exemple, où le héros met au point une incroyable machine pour faire des voyages temporels. L'homme invisible mêle humour et terreur pour raconter la descente aux enfers d'un scientifique ruiné et dont l'invisibilité est à la fois un fardeau et un cadeau. Si le roman est assez court, il propose néanmoins des thématiques intéressantes: l'invisibilité, en elle-même, et les limites et perspectives qu'elle offre. La question de l'argent, également, et avec elle celle du vol, mais aussi et surtout la question des croyances et de l'effet de masse, que l'on découvre avec les habitants d'Iping. A noter que L'homme invisible est assez court et plutôt rapide à lire.

Et voilà, c'est tout pour ce premier numéro de Cinq Classiques! J'espère que ce premier numéro autour de la science vous a plu. Comme vous avez pu le constater, même si la science est au coeur de chacun des livres, ils développent des thématiques et des univers bien particuliers. N'hésitez pas à laisser, en commentaire, vos impressions ou d'autres suggestions de lectures, je suis toujours ravie de vous répondre! A très vite,

AnGee Ersatz*



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