dimanche 10 novembre 2013

Challenges Pretty Little Liars #6 et Read In English #5: Wicked de Sara Shepard.



Bonjour à tous et à toutes, les Livroscopiens!

J'espère que vous allez bien, que vous êtes formes, et prêts à découvrir un nouvel article, dans la bonne humeur! Après un petit détour chez les classiques, je vous propose de poursuivre notre parcours à la découverte de la saga Pretty Little Liars, que j'ai commencée il y a quelques mois. Aujourd'hui, nous allons commencer la deuxième cycle avec le roman intitulé Wicked, que j'étais très impatiente de lire: je me demandais en effet comment l'auteure allait parvenir à relancer l'intérêt des lecteurs dans cette suite. Je précise tout de suite que cet article risque de contenir des spoilers pour ceux qui souhaitent lire les romans, mais aussi pour ceux qui regardent la série et n'ont pas encore vu les saison 2 et 3. Sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne lecture!

Cinquième lecture du Challenge Read In English d'Avalon.






Ce qui s'est passé dans les tomes précédents...
Le premier cycle de la saga se terminait avec Unbelievable, roman dans lequel on découvrait l'identité de A, dont l'ombre pesante planait dès le premier tome, qui se trouvait être Mona (la meilleure amie d'Hanna) ainsi que celle de l'assassin d'Alison, Ian (le petit ami de Melissa au moment des faits), le tout dans un final plein d'action!          
Ensuite, j'avais lu Pretty Little Secrets: ce livre, publié bien après la fin du premier cycle, sert néanmoins de charnière entre Unbelievable et Wicked. On y découvre d'autres aventures des héroïnes, sans incidence aucune cependant sur la suite. Vous pouvez donc passer directement de l'un à l'autre, sans problème.





Wicked:
Résumé:
Le roman commence, une fois de plus, par un flashback qui nous ramène plusieurs années en arrière. Nos héroïnes admirent Alison de loin, mais ne sont pas encore ses amies. La scène se passe le jour d'un lancement d'un jeu de piste à l'école, jour qui est plus important qu'il n'y paraît...



A Rosewood, le cauchemar que vivent depuis plusieurs mois Hanna, Aria, Emily et Spencer semble enfin se terminer: A, leur mystérieux persécuteur, a été démasqué, et l'assassin d'Alison, Ian, arrêté. Elles n'attendent plus qu'une chose pour tourner la page: le procès.
Mais les problèmes n'ont pas disparu pour autant. Spencer, qui ne supporte plus le rejet de ses parents, commence à se demander si elle n'a pas été adoptée; Hanna se rapproche de sa belle-soeur Kate, au grand désespoir de Lucas, son petit ami, qu'elle délaisse; Aria rencontre un garçon qui lui plait sauf que... c'est le nouveau petit copain de sa mère; et Emily, après avoir lutté pour faire accepter son homosexualité, tombe sous le charme... d'un garçon!
Et malgré la mort de Mona, A n'a pas disparu. Au contraire, A est plus menaçant que jamais...

L'évolution des personnages:
Nouveau cycle oblige, je vous propose de revenir un peu sur le parcours de nos quatre héroïnes pour dresser un petit bilan de leur évolution.

Commençons par Spencer. Dans le premier roman, Spencer est la fille dont le nom est synonyme de réussite. Un peu comme sa version télévisée, elle est inscrite à une pléiade de clubs, participe à toutes les manifestations possibles et imaginables, a les meilleures notes dans toutes les matières, et en plus de ça, elle est bonne (non, excellente!) en sport. Bref, rien ne semble pouvoir l'ébranler. Et pourtant, le bonheur de Spencer est surtout de façade: sa famille passe son temps à encenser à sa soeur aînée Melissa. Spencer envie sa soeur, qui a les beaux garçons, les attentions de tout le monde, et qui est la perfection incarnée. C'est cette envie qui la pousse à commettre l'irréparable (piquer une ancienne copie de sa soeur) et qui va précipiter sa chute. Au début de ce deuxième cycle, Spencer est probablement la plus vulnérable: sa famille l'ignore ostensiblement et l'éloigne de toutes les activités familiales, elle pense même être adoptée. En plus de ça, son accusation envers Ian n'arrange rien, puisqu'il était le petit ami de sa soeur... Beaucoup d'interrogations donc pour ce second cycle: est-elle adoptée? Va t'elle réussir à retrouver la confiance des personnes autour d'elle? Va t'elle se rebeller? 




Passons à présent à Emily, la nageuse sportive. Sara Shepard nous la décrit, au début, comme une jeune fille timide, et plutôt discrète. Sa famille est croyante, et sa vie bien réglée, entre repas en famille et entraînements de natation. Elle a aussi un petit copain, Ben, qui (que c'est surprenant!) fait aussi de la natation. Elle a peur de sortir de ce quotidien, et elle est extrêmement émotive et sensible. Sa rencontre avec Maya, une belle jeune fille, chamboule son existence: elle découvre l'homosexualité, le rejet de sa famille, puis enfin elle s'assume pleinement. Dans Wicked, Emily est plus apaisée, elle est (selon moi) celle qui a vraiment fait un parcours plutôt complet. Pour la suite, j'avoue que je ne me pose pas encore trop de questions la concernant pour l'instant...



Alors, qu'en est-il concernant Aria? Aria est la fille un peu bizarre, avec un look chelou, une passion pour l'art contemporain et la poésie. Problème: elle tombe sous le charme de son professeur, évidemment plus âgé qu'elle. Le premier cycle nous montre surtout l'écroulement de sa famille, la découverte de la séparation, supporter les nouvelles relations de ces parents... J'avoue ne pas trop savoir sur quel pied danser avec Aria: globalement, elle garde la même conduite, le même comportement... Néanmoins, j'ai l'impression, avec Wicked, que d'autres interrogations sont mises en place: l'évolution de sa relation avec sa mère, celle avec son père... Ayant vécu une situation similaire, j'ai hâte de voir comment Aria va gérer tout ça!



Pour finir, passons à Hanna, notre dernière Liar! Cela va peut-être vous paraître paradoxal, mais l'évolution d'Hanna s'est majoritairement déroulée avant le début de l'histoire. Lorsque celle-ci commence, on apprend qu'Hanna est passée de l'affreux petit canard, boulotte, "dorky", à la reine des abeilles, celle qui fait et défait les modes et les réputations. Néanmoins, tout le premier cycle tourne autour de sa difficulté à rester au top alors que là où elle se sen mieux, c'est dans les bras de Lucas, qui ne la juge jamais. Personnellement, je trouve Hanna tourne un peu en rond, même si le final de Wicked m'intrigue. Elle vit le dilemme d'être ou ce qu'elle est, ou ce que les autres veulent d'elle.

Vous constaterez que je ne fais pas, ce mois-ci, j'ai décidé de ne pas faire de rapport avec la série: tout simplement parce que la série diffère de plus en plus des livres, tout en gardant quand même en toile de fond l'histoire d'Alison et des menaces de A. Et j'ai vraiment envie de vous encourager à lire la saga ;).

Mon avis sur ce livre:
Voilà plusieurs mois que je me suis lancée dans la lecture de cette saga. Après les quatre tomes composant le premier cycle et le hors-série Pretty Little Secrets, j'étais vraiment très, mais alors très impatiente de découvrir ce second cycle avec Wicked: comment l'histoire allait-elle rebondir? Qu'allait-il arriver à nos héroïnes? Et surtout, allais-je toujours aimer? Et bien la réponse à cette dernière question est un beau oui positif!



Ma première et principale crainte, c'était de ne pas retrouver l'intérêt éprouvé lors des premiers romans. J'appréhendais sincèrement ce début de second cycle. Et Sara Shepard réussit le pari de relancer l'intrigue. L'histoire est très différente de celle que vous pouvez trouver dans la série, du coup j'ai été surprise à plusieurs reprises, par les rebondissements, et surtout par le final qui est époustouflant et relevé. On nous laisse sur un cliffhanger de fou: que va t'il se passer pour la suite? Je n'ai qu'une envie, la lire!


Autre point que j'apprécie: les flashbacks. Je les aime aussi dans la série, mais vraiment je les trouve bienvenus dans les romans. Ils nous apprennent énormément de choses sur Alison et leurs relations entre elle et ses amies, et j'apprécie particulièrement ces passages. Cela m'encourage le livre consacré uniquement à Alison prochainement!

J'ai également apprécié l'évolution des héroïnes, qui se perçoit déjà maintenant. Emily me plait de plus en plus, je suis curieuse de voir son parcours futur; Spencer est celle qui me touche le plus, j'ai l'impression que Sara Shepard lui accorde un peu plus d'importance qu'aux autres (je me trompe peut-être, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai). En revanche, en ce qui concerne Aria et Hanna, je trouve qu'on tourne quand même un peu en rond... A voir donc pour la suite!

Pour conclure, je vais terminer par un sujet qui m'intéresse particulièrement dans la saga, à savoir la famille. Sara Shepard exploite vraiment ce sujet en proposant plusieurs variantes, entre divorces, familles soudées ou recomposées, relations parents-enfants... Bref, très intéressant!

Vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment avec ce livre: la saga est clairement relancée, et je suis impatiente de lire la suite! C'est vraiment la lecture parfaite pour se détendre entre deux pavés de Zola ou livres de cours. Je n'ai pas grand chose de négatif à dire pour le coup ;)

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! On se retrouve la semaine avec deux nouveaux articles, que j'ai hâte de vous présenter. N'hésitez pas, en attendant, à me laisser une petite trace de votre passage avec un petit commentaire, ça me fait plus que plaisir de discuter et d'échanger avec vous!

Prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



mercredi 6 novembre 2013

Challenge Read In English #4: The Scarlet Letter, de Nathaniel Hawthorne.














Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien malgré le froid qui commence à s'installer, et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Comme vous le savez probablement si vous suivez le blog avec régularité, je me suis inscrite le mois dernier au Challenge Read In English lancé par Avalon via Livraddict, challenge qui consiste à lire le maximum de livres dans la langue de Shakespeare en un an. Comme l'anglais, c'est ma grande passion, j'ai décidé d'y participer et de vous présenter le plus de livres possibles. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir ma quatrième lecture du Challenge, un roman assez connu et qui plus est classique américain (alors oui, surprise, on va parler classique américain, ce qui est plutôt rare sur ce blog, je vous l'accorde!), à savoir The Scarlet Letter, ou la Lettre Ecarlate en français, de Nathaniel Hawthorne! Bonne lecture à tous ;)


Mais qui est donc Nathaniel Hawthorne?
Commençons sans plus attendre par une petite présentation de notre auteur du jour, Nathaniel Hawthorne!
Né en 1804 à Salem, ville du Massachusetts connue aujourd'hui pour ses procès de sorcières, Nathaniel grandit dans une famille puritaine. Très proche de celle-ci (et plus particulièrement de ses soeurs), il est obligé de s'en éloigner pour poursuivre ses études. Il commence par travailler dans le monde du journalisme, tout en écrivant des nouvelles. Il tombe sous le charme d'une demoiselle nommée Sophia Peabody, avec laquelle il fera une expérience assez particulière: à l'époque, plusieurs communautés souhaitant instaurer un nouveau mode de vie, loin de la ville, apparurent. Nathaniel et Sophia rejoignirent celle de Brook Farm (l'une des plus connues), mais peu convaincus, ils ne restèrent pas longtemps. Le couple eut trois enfants.
Nathaniel, ayant rencontré ce futur président lors de sa jeunesse, bénéficia de la sympathie de Franklin Pierce tout au long de sa vie, et plus particulièrement lors des moments difficiles, et il écrivit également la biographie de celui-ci.
Malade lors des dernières années de la vie, il mourut en 1864. Il est aujourd'hui principalement connu pour ses romans comme The Marble Faun, The Blithedale Romance, et surtout The Scarlet Letter.


The Scarlet Letter:
Résumé:



1642. Dans une petite ville puritaine, tous les habitants se massent pour assister à une punition publique, celle d'Hester Prynne, une jeune femme reconnue coupable d'adultère. Elle a en effet accouché d'une petite fille, Pearl, dont le père n'est pas son mari, parti depuis plusieurs années. Pour son crime, elle doit porter en évidence un écusson écarlate désignant la lettre A (pour adultère) afin que personne n'oublie son acte. Hester est bien décidée à l'assumer et à élever sa fille. Mais le retour de son mari, Roger, change la donne: celui-ci n'a qu'à but, découvrir qui est le père de Pearl...

Quelques points importants:
Comme je trouve les résumés assez limités pour vous présenter un livre, voici quelques points importants qui ressortent de The Scarlet Letter.

Hester, seule contre le monde entier... Mais courageuse jusqu'au bout.
Dans ce roman, Nathaniel Hawthorne choisit de nous présenter l'histoire d'une femme adultère, choix plutôt audacieux, il faut le souligner, vu le contexte de l'époque. Vous l'avez lu plus tôt, Nathaniel Hawthorne a grandit dans une famille puritaine, dans un milieu puritain, à la morale plutôt carrée et aux idées bien arrêtées concernant les femmes. Hester est jugée non pas pour avoir volé quelque chose, ni pour avoir tué quelqu'un, mais parce qu'elle a commis l'adultère, et jugée non seulement par la justice mais aussi par toute la communauté dans laquelle elle vit puisqu'elle doit s'exhiber en public avec l'objet du crime (sa fille) et passer sa vie avec cette lettre écarlate accrochée à sa robe.

On pourrait croire à première vue que l'auteur cherche à condamner lui aussi cette femme, avec une morale du genre "ouiiiii jeune lectrice, fais attention à ce que tu fais avec tes ovaires, tout se sait". Cela serait cohérent avec son éducation, le milieu d'où il vient. Mais en fait, non, il s'agit davantage d'une critique de la société dans laquelle Hester évolue. Dans les premières pages, il décrit longuement la mise en place des habitants de la ville, qui se serrent (au fond de cette boîte), les commérages. Loin d'être une représentation de la justice, cette scène nous montre avant tout le rôle de la morale publique, de la bienséance. Attention, l'adultère, c'est loin d'être cool (je peux vous dire que mon mec me trompe, il finit en pièces détachées au fond d'un coffre de voiture), ne me faites pas dire ce que j'ai dit. Le fait est qu'ils viennent tous là pour bitcher sur cette femme adultère, mais pas un n'est capable de reconnaître son mari (pourtant à deux mètres d'eux), preuve qu'ils ne connaissent décidément rien à sa vie, mais qu'en revanche ils cherchent à se rassurer sur la leur. Le mariage "forcé" est évidemment au milieu de tout ça!
Ce qui est intéressant, c'est la façon dont Hester réagit, tout au long du livre: si on devait définir la fierté avec un personnage de fiction, ce serait elle. Elle ne se démonte pas, se tient droite face aux regards de toutes ces personnes. 
Autre problème soulevé par le roman, la question de la responsabilité. Hester est celle qui est punie, celle qui est traînée en place publique. Et pourtant, pour commettre l'adultère, il faut être... deux. Mais où est donc le père de Pearl? Qui est-il? Personne ne semble se poser la question, et voir cet homme puni. Le seul à vouloir le découvrir, c'est le mari d'Hester. Mais pourquoi personne d'autre ne réagit à ça? Probablement parce qu'Hester est une femme.

Les héroïnes de Nathaniel Hawthorne:
L'année passée, j'ai pu étudier en cours un autre roman de Nathaniel Hawthorne, intitulé the Blithedale Romance (traduit sous le titre de Valjoie... voilà). Dans ce roman, l'auteur introduit une autre héroïne, nommée Zenobia, une jeune femme au caractère bien trempé, féminine et sensuelle, qui cultive son originalité et défend souvent la cause des femmes, notamment pour tout ce qui concerne la culture et leur droit à écrire. 

Zenobia, tout comme Hester, sont deux héroïnes aux antipodes de l'image voulue de la femme. A l'époque, on attendait de la femme d'être une épouse modèle, qui reste à la maison, la fée du logis, qui tient le ménage propre et qui attend sagement son petit mari. Elle doit se tenir à l'écart de tout ce qui est politique, évidemment, mais aussi culturel. On ne peut même pas dire que c'était l'idée du "sois belle et tais-toi", parce qu'en ce qui concerne la beauté, là aussi, elle devait éviter tout ce qui pouvait attirer l'oeil, tout ce qui pourrait être sensuel. 

Les héroïnes d'Hawthorne sont à l'opposé de cette image de l'ange du foyer. Une façon de mettre en avant des femmes plus indépendantes? 

Mon avis sur ce livre:
Je l'ai dit un peu plus haut, j'ai déjà eu l'occasion de lire du Hawthorne pour les cours (The Blithedale Romance, livre qui s'inspire de son expérience à Brook Farm) et j'avais assez bien aimé, même si j'étais loin d'être complètement transportée. Du coup, je me suis dit que ce serait bien de lire son roman le plus connu si je tombais dessus. Qu'en-ai je donc pensé? Globalement, j'ai assez bien aimé ce livre. J'ai lu assez peu de livres qui tournaient autour du thème de l'adultère, donc j'appréhendais un peu de voir ce que ça allait donner.

La première chose que j'ai aimé, c'est l'héroïne. J'avais déjà apprécié Zenobia dans The Blithedale Romance (même si elle est un peu énervante), et du coup j'étais contente de retrouver un personnage de ce genre: Hester est une femme volontaire, qui assume son acte, et qui n'a pour but que d'élever sa fille. J'ai d'ailleurs bien aimé sa relation avec Pearl, mais aussi le fait qu'elle cherche à se débrouiller financièrement en utilisant son talent à l'aiguille. Elle est assez différente des personnages féminins de l'époque que j'ai pu découvrir et qui étaient un peu "fades".

L'histoire est assez intéressante, il y a plusieurs rebondissements et retournements de situation qui rendent l'intrigue vivante. Alors certes, parfois c'est un poil tiré par les cheveux, ce qui peut surprendre, mais j'avais déjà remarqué ça dans l'autre roman de Nathaniel Hawthorne. Le livre est de plus assez court et se lit assez vite, et moi qui ai l'habitude de lire des pavés, ça m'a fait du bien: il est court, mais j'ai quand même eu le sentiment de lire quelque chose de complet. L'intrigue s'étale sur plusieurs années, j'ai pu m'attacher aux personnages et à leur histoire. 

Les thèmes abordés sont plutôt particuliers et encore une fois intéressants (l'adultère, le mouton noir pointé du doigt): personnellement je connais assez peu le contexte de l'histoire, si tout ce dont Hawthorne parle est véridique, mais ça m'a donné envie de creuser un peu et de me renseigner, ce qui est plutôt positif, non? 

Le style de l'auteur est plaisant aussi, ça se lit bien. Mais attention quand même: je l'ai lu en VO, et je dois dire qu'il est pas franchement très accessible, donc si vous avez un petit niveau d'anglais ou que vous ne le sentez pas, préférez la traduction française!

Je n'ai pas grand chose de plus à dire sur ce livre, j'ai passé un bon moment de lecture avec, même si encore une fois je suis loin du coup de coeur explosif. Hawthorne a écrit d'autres romans, donc si je les trouve à la bibliothèque à l'occasion, je pense les lire en espérant passer un moment aussi sympathique!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que l'article vous a plu! N'hésitez pas à me laisser, comme toujours, votre avis en commentaire, vous lire est vraiment un plaisir. On se retrouve en fin de semaine avec un autre article, qui sera consacré au premier tome du second cycle de la saga Pretty Little Liars, intitulé Wicked. En attendant, faîtes vous plaisir, lisez des livres!

Prenez soin de vous,

AnGee Ersatz*



dimanche 3 novembre 2013

Challenge United Kingdom #14/ Challenge Littérature Victorienne #1: Agnes Grey, d'Anne Brontë.






Bonjour à tous et à toutes!!!

How are you? J'espère que vous allez bien, que vous êtes en forme, et que vous avez bien fêté Halloween! On se retrouve pour le deuxième article du mois (et oui, déjà), dans le cadre du Challenge United Kingdom lancé par Vashta Nerada via Livraddict, et auquel je participe depuis presque un an. Il s'agit de ma 14ème lecture, l'avant-dernière, et pour ces deux dernières lectures, j'ai décidé de me mettre en mode pouvoir des trois (voilà voilà, petite référence à Charmed placée comme il faut!) en lisant deux livres écrits par les deux soeurs Brontë qui n'ont pas encore été présentées sur le blog, Emily et Anne. On commence sans plus attendre avec Anne et son roman le plus connu, Agnes Grey! Bonne lecture à tous!

A noter: il s'agit aussi de ma première lecture pour le Challenge Littérature Victorienne lancé par chasse-mouche sur Livraddict! Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à cliquer ICI.

Anne Brontë: who's that girl?



Ayant déjà présenté les soeurs Brontë lors d'un précédent article, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous pour en savoir plus sur elles!



Agnes Grey:
Résumé:
Agnes est une jeune fille tout ce qu'il y a de plus heureuse: elle vit dans une famille qui, si elle est modeste, est très aimante. Elle adore passer du temps avec son père, sa soeur et sa mère qui a renoncé à un gros héritage pour épouser l'homme qu'elle aime. Mais ce bonheur est gravement menacé lorsqu'un revirement de situation aggrave la situation familiale. Agnes est prête à tout pour sortir ses proches de ces difficultés: elle décide donc de devenir gouvernante auprès de riches familles et d'éduquer leurs enfants, sans savoir qu'elle va rencontrer un grand nombre d'obstacles, le premier étant le caractère odieux des enfants dont elle doit s'occuper...

Une héroïne déterminée:
Comme l'a fait sa soeur avec Jane Eyre, Anne décide d'utiliser la première personne du singulier pour raconter son histoire. L'expérience, nous la vivons à travers la toute jeune Agnes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Agnes est une héroïne avec une sacrée détermination!
Agnes nous est présentée comme une jeune fille, à peine sortie de l'adolescence, et plutôt "banale", ou même "moyenne" si vous me permettez l'expression. Je m'explique: Agnes est loin de vivre dans le luxe, comme l'auteure nous le rappelle fréquemment, mais elle a quand même pu bénéficier d'une bonne éducation qui lui permet de prétendre au métier de gouvernante (comme Jane Eyre!); elle exerce son métier aussi bien qu'elle le peut, mais elle n'est pas non plus la gouvernante de l'année (elle se fait quand même renvoyer de son premier emploi; elle est assez douée en peinture, mais sa soeur est meilleure. Une fille banale, à laquelle nous pouvons toutes nous identifier. 
Néanmoins, ce qui fait d'elle une vraie héroïne, c'est sa grande détermination à vouloir travailler, à ne pas se laisser faire, à se faire respecter, malgré le statut un peu compliqué de gouvernante (dont je parlerai un peu plus tard). A plusieurs reprises, là où beaucoup auraient baissé les bras, et où elle-même hésite à le faire, Agnes continue pourtant à se battre, et à se battre pour sa famille.

La famille avant tout:
En parlant de famille, ce point est extrêmement important. Si Agnes fait tout ce qu'elle fait, c'est pour sa famille, qui traverse de durs moments. Elle ne veut pas être un poids pour eux, elle veut leur venir en aide. Elle est extrêmement proche de son père, de sa mère et de sa soeur: elle échange de très longues lettres avec eux, et ils sont une vraie bouée de sauvetage lors des moments difficiles, même si elle ne les voit pas autant qu'elle le voudrait.

Dansons tous ensemble main dans la main...


Ce qui est intéressant, c'est le traitement qu'Anne Brontë fait de la famille, par rapport à ses soeurs. Un traitement radicalement différent! Dans Jane Eyre, l'héroïne est une orpheline qui est maltraitée par sa tante et ses cousins. Quitter sa "famille" est un vrai soulagement. Dans Wuthering Heights, Emily Brontë nous présente une famille complètement disloquée, bouleversée, où la violence règne. Bref, on ne peut pas dire que ce soit la joie chez les Brontë! Anne, de son côté, préfère nous montrer une famille unie même dans les difficultés, une famille soudée où les différentes membres peuvent compter les uns sur les autres. 

Ce qui est paradoxal, c'est que si l'héroïne grandit dans une famille aimante, les enfants ont une conception toute différente de leurs parents: capricieux, colériques, exigeants, ils sont réellement les rois de leur petit univers. Leurs parents les laissent faire tout ce qu'ils veulent, exigent d'Agnes de se faire obéir mais sa marge de manoeuvre est extrêmement réduite puisqu'ils s'opposent à toutes ses tentatives. Ils ne veulent pas s'occuper de leurs enfants, mais refusent qu'on s'en occupent pour eux...

Mon avis sur ce livre:
Je vous l'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog, mais je suis étudiante en Anglais, et parmi les différentes matières que j'étudie, il y a bien évidemment la littérature britannique. Mes différents professeurs m'ont donc très fréquemment tanné parlé des soeurs Brontë, véritables icônes littéraires; néanmoins, on nous parlait toujours de Jane Eyre, de Wuthering Heights, d'Emily et de Charlotte, tandis qu'Anne restait un peu en retrait, simplement mentionnée en passant. Du coup, si j'ai lu Jane Eyre et Wuthering Heigts il y a bien longtemps, je n'avais pas encore ne serait-ce qu'eu l'idée d'ouvrir Agnes Grey. Mais en le trouvant à la bibliothèque, je me suis dit qu'il était temps de combler mes lacunes... Je ne vous le cache pas, j'appréhendais un peu de le lire. Je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai tellement aimé les livres de ses soeurs que j'ai eu un peu peur que le résultat ne soit pas au niveau de mes attentes. Et au final, j'ai passé un bon moment avec ce livre! 

Dur dur d'être gouvernante...
Anne Brontë nous propose une histoire à la première personne, à l'héroïne très attachante: je pense qu'il est important, dans ce genre de récit, de se sentir proche du narrateur, surtout lorsqu'il est le protagoniste principal. Ici, le pari est réussi: je me suis identifiée à Agnes, qui m'a touchée par sa détermination et par son amour à sa famille, deux points qui me parlent particulièrement. J'ai aimé son caractère, et le fait qu'elle ne se laisse jamais abattre, chose que je devrais faire plus souvent. Gros plus donc pour l'héroïne! Les autres personnages, qui sont assez nombreux, sont assez intéressants aussi: ce qui m'a le plus plu, c'est les relations qu'ils entretiennent avec Agnes, et la façon dont cette dernière les décrit. On voit les personnages à travers le prisme de son regard, ce que j'ai beaucoup aimé.

En ce qui concerne l'histoire, j'ai un peu eu au début le sentiment de lire une sorte de Jane Eyre 2: Jane et Agnes sont toutes deux gouvernantes. J'appréhendais donc de relire Jane Eyre au lieu de découvrir une nouvelle histoire. Mais au final les deux livres sont assez différents: là où Jane Eyre se focalise plus sur la relation entre elle et Rochester, Agnes Grey nous parle davantage du métier de gouvernante. On voit les relations entre l'héroïne et les enfants, entre l'héroïne et les parents... J'ai apprécié cet aspect, qui nous montre la façon dont l'auteure percevait la société de l'époque. Le roman est d'ailleurs plutôt court, et est assez fluide: je ne me suis pas ennuyée en le lisant, et si la fin est un petit peu prévisible, il se passe quand même beaucoup de choses. Le style d'Anne Brontë est vraiment plaisant, c'était très agréable à lire!



Agréable à lire, mais pas forcément à vivre: d'après les quelques informations que j'ai trouvées sur internet, Anne Brontë a elle-même travaillé en tant que gouvernante alors qu'elle avait à peine 19 ans. Elle s'est inspirée de sa propre expérience pour écrire son roman, même si il est difficile de savoir où s'arrête la réalité et où commence la fiction!

En bref, j'ai passé un bon moment avec ce livre, même si je n'ai pas été autant emballée que par ma lecture de Wuthering Heights (mon Brontë préféré). Si vous cherchez une lecture classique sympathique, je vous conseille ce roman! De mon côté je vais maintenant m'attaquer aux oeuvres moins connues des soeurs Brontë, en espérant faire encore de belles découvertes!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! On se retrouve très vite (cette semaine si tout va bien!) pour de nouveaux articles, avec au menu du classique américain. J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir, et à rejoindre les Livroscopiens sur Facebook et Twitter!

Prenez soin de vous,

AnGee Ersatz*



vendredi 1 novembre 2013

Masse Critique Babelio: le Guide des Amateurs de Littérature à Paris, de Sophie Herber.


















Bonjour tout le monde!

Et oui, je vous ai à peine quittés que me revoilà déjà! Novembre commence et je peux vous dire que nous n'allons pas chômer ce mois-ci: dix articles sont prévus, comme tous les mois, et je suis impatiente de vous les présenter! Aujourd'hui, pour démarrer en beauté, je vous propose un petit article dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, à laquelle j'ai déjà pu participer par le passé. J'ai été sélectionnée pour vous parler d'un livre assez particulier, puisqu'il ne s'agit pas d'un roman (ce que je présente la plupart du temps sur le blog) mais d'un guide: le Guide des Amateurs de Littérature à Paris, de Sophie Herber. Merci encore à Babelio de me faire confiance, et bonne lecture à vous!



Parigramme:
Une fois n'est pas coutume, parlons un peu de la maison d'édition qui a publié ce livre, Parigramme! Je ne connaissais pas cette maison d'édition avant de le recevoir, et j'ai donc décidé de faire quelques petites recherches pour la connaître un peu mieux!
Sur leur site internet - plutôt bien fait d'ailleurs - on apprend que Parigramme est née en 1993 (elle fête ses vingt ans cette année, bon anniversaire!), et qu'elle ne publie que des livres consacrés à la belle capitale française. A première vue, ça peut paraître un peu restreint comme thème, mais en réalité Paris inspire bon nombre d'auteurs! Le catalogue est assez fourni, il y a des livres sur tout un tas de sujets, de la cuisine aux livres jeunesse, en passant par les guides et l'histoire.




Si la maison d'édition vous intéresse, je vous conseille d'aller faire un petit tour sur leur site internet:


Le Guide:
Quatrième de couverture:

Rencontrer ses auteurs préférés, écouter de la poésie autour d'un verre, mettre ses pas dans ceux de Proust ou de Tardi, partager ses bonheurs de lecture avec d'autres ou encore développer ses talents d'écrivain au sein d'ateliers stimulants: le Paris des lettres est plus vivant que jamais!
Un guide pour tous ceux que les mots inspirent!

Ce qu'on y trouve:
Le livre est divisé en cinq parties, et chacune d'entre elles proposent au lecteur de découvrir une facette différente de la lecture à Paris. Il y a les classiques clubs et cercles de lecture: l'auteure nous présente les plus anciens, les plus connus, ou encore les plus intimistes, avec à chaque fois un petit historique de leur création et surtout toutes les informations pour les contacter! 
Sophie Herber traite aussi des expériences qu'il est possible au lecteur de faire à Paris: se lancer dans le slam, entretenir une correspondance, visiter la capitale sur fond de découvertes littéraires... Tout est fait pour nous donner envie de sortir de notre livre pour découvrir la littérature sous un nouveau jour!


Mon avis sur ce livre:
Dans la vie, j'ai plein de passions: la littérature et Paris (où je suis énormément allée pendant un temps) en font partie! Aussi, lorsque j'ai appris que j'étais choisie pour recevoir ce livre, j'ai sauté de joie! Certes, je ne vis pas à Paris, et je n'y vais plus très souvent, mais j'y retourne quand même de temps en temps, et je connais plusieurs personnes, elles aussi passionnées de littérature, qui y habitent. J'étais donc très impatiente de découvrir ce petit guide pratique... Qu'en ai-je donc pensé? Et bien, dans l'ensemble, je l'ai trouvé très intéressant!



Commençons par les points positifs! Tout d'abord, j'ai été assez surprise par son contenu: en voyant le livre, qui fait à peine plus d'une centaine de pages, je ne pensais pas trouver autant de choses, autant de lieux à découvrir, de clubs à côtoyer... Le découpage en cinq parties est plutôt bien pensé, j'ai apprécié les quelques feuilles de notes à la fin (parfait pour inscrire quelques bonnes adresses supplémentaires) ou encore l'index, qui permet de retrouver facilement le nom d'un lieu ou d'une association.

En ce qui concerne le détail de ce que l'on trouve dans le livre, là aussi j'ai trouvé que c'était plutôt bien construit: chaque lieu/association/club est présenté, avec un petit descriptif, quelques éléments intéressants, et les informations pratiques (site, numéro de téléphone, tarif...). Les présentations sont très alléchantes et il y en a pour tous les goûts, pour toutes les bourses. J'ai découvert certaines pratiques que je ne connaissais pas ou mal (par exemple des détails sur le bookcrossing, dont j'avais déjà entendu parler mais dont j'ignorais beaucoup de choses), et quelques passages (je pense à celui parlant des communautés de lecteurs) s'adressent non seulement aux Parisiens mais aussi à tous.

Je pense que le but de ce guide est atteint: j'ai vraiment envie de découvrir certains des lieux mentionnés dans le livre lors de mes prochains passages à Paris, par exemple le Musée des Lettres et des Manuscrits, ou de visiter la capitale avec l'oeil de la passionnée de lecture (Sophie Herber consacre une partie du livre aux visites guidées qu'il est possible de faire, et plusieurs d'entre elles me tentent beaucoup!). Je ne connaissais pas non plus la maison d'édition Parigramme, mais un petit tour sur leur site m'a donné envie de lire d'autres de leurs publications (celle sur la mode, par exemple).

En bref, je pense que c'est le genre de livres à emporter lorsque l'on part en vacances à Paris et qu'on a envie de passer un peu de temps la tête dans les livres! J'aimerais beaucoup voir des guides de ce genre mais consacrés à d'autres villes ou régions sortir, parce que la littérature française, ce n'est pas que Paris (rappelons-le!)! Petit bémol: l'absence d'illustrations. Quelques petites photos auraient été bienvenues!



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu. Je vous présenterai très prochainement un autre avis pour la Masse Critique, ayant été retenue lors de l'édition jeunesse d'Octobre. Je vous retrouve dès ce dimanche avec un nouvel article, consacré au roman Agnes Grey d'Anne Brontë! En attendant, prenez soin de vous et n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire!

AnGee Ersatz*


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